Étiquette : marché

  • Je ne suis pas d’accord avec vous (III), par Dominique Temple

    Ouvert aux commentaires.

    Je ne suis pas d’accord avec vous (I) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (II)

    Je ne suis pas d’accord avec vous (III)

    Roméo et Juliette ou le verbe réciproque

    Comment donne-t-on une assise universelle aux sentiments que tous les hommes invoquent pour se justifier de leurs choix ? Pour rester empirique : le sentiment que j’éprouve vis-à-vis de quelque chose ou de quelqu’un est le produit d’une interaction entre moi et cet objet, entre le sentant donc, le sujet, et le senti, l’objet, ce pourquoi on la dit relation d’objet, et cette expérience est immédiatement traduite par un verbe transitif, par exemple j’aime la pomme, qui fait du ressenti la qualité de l’objet mais la propriété du sujet (j’aime).Lire la suite…

  • Donald Trump et Marine Le Pen : Le Peuple abandonné réclame au fond du désespoir le retour de l’État !

    Un article sur le site américain The Week : « How an obscure adviser to Pat Buchanan predicted the wild Trump campaign in 1996 », par Michael Brendan Dougherty, analyse la course triomphale de Donald Trump dans la primaire républicaine des élections présidentielles du 8 novembre.… Lire la suite…

  • LE PRIX : ÉVALUER LE RAPPORT DE FORCE

    Un petit clin d’œil à ceux d’entre vous qui avez lu mon livre Le prix (2010), et en particulier le passage (à la page 321) où j’explique :

    Ce qui caractérise ce marché à l’amiable du « Pan Coupé » [P.J. à Lorient] par rapport à la criée, c’est que, même si l’on peut rater son coup, comme ce fut le cas pour Jean-Yves le 3 août, le pêcheur a le sentiment qu’il peut y défendre sa marchandise, d’« homme à homme », dans une enchère descendante qui autorise le marchandage. Ainsi, dans les termes d’un autre pêcheur : « On connaît tout le monde : il y a toujours une petite conversation.

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  • LA DETTE PRODUIRAIT-ELLE DU LIEN SOCIAL ? La leçon de Maître Rabelais, par Bertrand Rouziès-Léonardi

    Billet invité

    Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de poser ceci : le Marché n’échappe pas à la morale. D’abord, démythifions à gros traits le Moloch. Le Marché est un ensemble d’opérations et d’opérateurs économiques. Certes, les ressorts de ces opérations sont cryptiques pour une large part du public et des économistes eux-mêmes. Celles-ci n’en reposent pas moins sur des hommes, faillibles et mortels, et des machines, complexes autant que fragiles, puisqu’une pression sur un bouton peut les arrêter à tout instant. Quant aux opérateurs, on peut les situer, voire, à l’occasion, les rencontrer. En tant que citoyens et justiciables, ils sont comptables et responsables de leurs actions.… Lire la suite…

  • TRANSFORMER LE CAPITALISME AVEC L’ACCORD DE TOUS

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    On a financé le spéculateur plutôt que l’entrepreneur. On a laissé sans aucun contrôle les agences de notation et les fonds spéculatifs. On a obligé les entreprises, les banques, les compagnies d’assurance à inscrire leurs actifs dans leurs comptes aux prix du marché qui montent et qui descendent au gré de la spéculation. On a soumis les banques à des règles comptables qui ne fournissent aucune garantie sur la bonne gestion des risques mais qui, en cas de crise, contribuent à aggraver la situation au lieu d’amortir le choc. C’était une folie dont le prix se paie aujourd’hui !

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  • SORTIR LA FINANCE DE LA NUIT CONCEPTUELLE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Zebu a témoigné de son adoption du concept d’option comme matrice du prix juste. Cedric Mas lui a emboité le pas en définissant le nominal de l’option d’économie juste. Pour parfaire cet édifice de la valeur réelle de la démocratie, il faut poser la règle d’évaluation de la prime d’option d’économie juste. Cette règle est le produit de la démocratie à la condition de différencier par la discussion la réalité conceptuelle de la réalité physique. La discussion de la réalité est un choix moral, c’est à dire une option, et non un fait donné indiscutable en soi.… Lire la suite…

  • Aristote explique la production de valeur, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    La monnaie mathématiquement complexe

    La monnaie est l’effet du choix de numération de la valeur. La monnaie peut être la matérialisation de la valeur du travail seulement physique au présent ou aussi métaphysique en passé, présent et futur. Dans la matérialité de l’objet monétisable, de l’objet mesurable par la monnaie sur le marché, le sujet conçoit librement le prix de son travail comparé à celui des autres. La décision du travail signifie un sujet qui commence dans son imaginaire à offrir ce qu’il demande. S’il se voit capable de produire par lui-même ce qu’il veut, il va consommer directement le fruit de son travail.… Lire la suite…

  • Argent : on a perdu le mode d’emploi, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Nature juridique de l’argent

    Paul Jorion rétablit dans L’argent, mode d’emploi la distinction entre argent et reconnaissance de dette, fondamentale pour comprendre la crise. Argent et dette sont conceptuellement différents mais matériellement liés. Schématiquement : Pierre prête un objet de valeur à Paul contre sa promesse non pas de lui rendre mais de lui rembourser la mesure, le prix. Pierre et Paul sont en confiance, se reconnaissent réciproquement comme dignes de confiance et sont d’accord sur la mesure d’équivalence entre ce que l’un prête et l’autre remboursera. A ce stade il y a dette mais pas d’argent. La relation entre Pierre et Paul n’a aucune utilité directe pour la société et le marché.… Lire la suite…