Je ne suis pas d’accord avec vous (II), par Dominique Temple

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Je ne suis pas d’accord avec vous (I)

Les intellectuels et les empiristes

Nombreux sont les critiques qui se réfèrent à leur pratique du quotidien pour opposer leur recherche de la “vie bonne”, au pouvoir qui leur fait obstacle, tandis que les autres, beaucoup moins nombreux, font appel à une réflexion théorique sur les fondements de l’économie. Mais les premiers récusent leur approche dite “intellectuelle”. Les seconds accusent les premiers de toujours recommencer les mêmes erreurs parce que prisonniers d’une expérience immédiate.

Le pessimisme vis-à-vis de la théorie (et surtout vis-à-vis des thèses marxistes) se justifie par une constatation indiscutable : les idéologies et en particulier les idéologies marxistes ont toutes échoué. Et il est juste évidemment de récuser les systèmes qui ont fait faillite. Alors chacun fait état de sa seule conscience censée dicter un comportement juste ou vrai, une vérité mise à l’épreuve avec succès dans une pratique quotidienne (les jardins partagés, les monnaies locales, les associations : chorales, sports, conférences-débats, etc.). Ces relations créent immédiatement les sentiments d’amitié, de confiance, de responsabilité, voire de justice, et l’espoir naît naturellement que, en se coalisant, ils puissent donner un visage humain à un système économique dont, par ailleurs, on ne souhaite pas perdre les acquis. Conclusion, il faut corriger ses dysfonctionnements, et aménager l’environnement. Cet empirisme est limité au local et dès lors nul ne se sent plus responsable que la terre soit mise en péril d’asphyxie ou de mort biologique – lorsque la question du profit est en jeu –, à l’échelon national ou international. Tout le monde se sent justifié par son impuissance.

La question se pose toutefois : que signifie l’attitude hostile de tout le monde pour la théorie ? Est-ce seulement que la complexité et la puissance du système capitaliste soient hors de portée du contrôle démocratique ? Il y a une raison plus profonde encore qui nous est révélée aujourd’hui par les sciences cognitives. La réaction du sentiment précède toujours celle de l’argumentation, qui vient le plus souvent expliquer la décision prise au niveau de l’affect pour la soumettre à l’utilité que suggère l’idéologie ou la représentation que l’on se fait du monde, scientifique, critique ou autre. Du moment que la raison est inféodée à l’utilité des choses pour la croissance du capital et l’aliénation humaine, le sentiment des opprimés ou des démunis est révolutionnaire lorsqu’il s’élève spontanément contre ce qui fait injure à la dignité de l’homme. Mais voilà : l’idéologue propose une explication pour encadrer, assujettir, encastrer tout sentiment à un ordre des choses déjà donné ou préétabli. La récupération du sentiment par la raison utilitaire transforme le sentiment de celui qui perçoit cette trahison, en colère ! On comprend alors le mépris des empiristes pour les doctrinaires. Mais pire, le pouvoir parvient par ses provocations à excéder la colère et à terroriser ses adversaires, les voue à la violence et les transforme en terroristes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des Juifs ont été appelés terroristes, et des Résistants ont été appelés terroristes, puis des Vietnamiens, puis des Algériens et aujourd’hui des Peuls, des Kurdes, des Talibans. La stratégie de la terreur est celle de la fabrication des terroristes puis de leur élimination physique.

Et lorsque le crime prend la proportion qu’il a pris aujourd’hui, le cerveau ne peut pas en prendre la mesure : il n’est pas fait pour ça, de même que la génération de nos parents n’a pu concevoir que l’on puisse gazer industriellement et brûler des millions d’êtres humains. Devant l’effort qu’il faudrait accomplir pour prendre la mesure de la monstruosité, le cerveau affolé cherche désespérément une issue. Et aujourd’hui, les conseillers en communication offrent en moins d’une seconde une solution psychologique infaillible. Ils effacent l’image d’une réalité impensable par l’image d’une réalité pensable. Il faut une jeune fille comme Greta Thunberg pour avoir les paroles limpides, instantanées et justes qui les prennent de vitesse à la hauteur de la tragédie. Lorsque je cite Greta Thunberg, je pense aussi à Jean Palach et à Anas K. qui ont somatisé le crime du pouvoir dans leur suicide afin de le mettre à la portée immédiate de tout le monde. Greta Thunberg avec son cri à la limite de la folie et du génie, traduit une force affective incroyable pour toute une humanité meurtrie : le cri du silence qui dit la vérité nue : le “Grand Cri”…

À cela, les raisonneurs répondent par un argument tout aussi décisif. Ils observent que tout sentiment est a priori absolu, qu’il soit de plaisir ou de douleur, de joie ou de tristesse, fou ou de génie. Si le sentiment est le critère de vérité, la diversité des conditions d’existence et des sentiments qui leur correspondent conduit à leur affrontement. Il n’y a aucun espoir d’échapper à la violence de l’affectivité lorsqu’elle s’affronte avec une autre affectivité. Si l’on veut que l’affect des uns ne puisse interférer par la violence avec l’affect des autres, il faut convenir par la loi d’une distance institutionnelle irréductible qui permette à chacun d’être à l’abri de la violence d’autrui ; la démarcation de cette distance a justifié la privatisation de la propriété, qui met l’absolu de chaque conscience affective hors de l’emprise de quiconque. Et tant pis si celle-ci conduit à la privation de la propriété des plus faibles : il suffira de les intégrer dans la production sociale, dont ils partageront les avantages moyennant l’aliénation de leur travail. L’économie capitaliste est ainsi un moindre mal…

On voit où le bât blesse : faute d’argumentation rationnelle, les partisans de la conscience affective, qui voudraient donner valeur de vérité à leur expérience de l’amitié ou de la solidarité ou de la compassion sont conduits à l’impasse dès que l’expérience qu’ils ont choisie selon leurs capacités ou leurs dons ne correspond plus à celle des autres ou n’est plus compatible avec celle que d’autres ont choisie en sens contraire. L’incompatibilité des humeurs reconduit à la privatisation de la propriété, et non pas à la propriété individuelle ordonnée par sa fonction sociale aux besoins de la communauté mais à la propriété privée qui permet à chacun (ou chaque collectif) de décider de son action en fonction de son intérêt propre. Combien d’expériences de solidarité se terminent par la lutte des égocentrismes. Cette difficulté est démultipliée lorsque les nouvelles générations, qui profitent de la redistribution de la richesse acquise par la précédente, n’entendent pas s’interroger sur la source de ce dont elles jouissent. Elles apprivoisent les nouvelles techniques et les tournent à leur avantage en réfutant les abus de leurs prédécesseurs ; mais si elles sont prêtes à tourner la page sans état d’âme en promouvant de nouvelles normes de travail, c’est à condition qu’elles pérennisent leurs avantages. La frontière entre la compromission et la collaboration avec le capitalisme est alors très floue, comme pendant la Seconde Guerre mondiale vis-à-vis du national-socialisme. (En fait, tout le monde est compromis pour être né dans l’économie capitaliste et pour avoir subi son conditionnement, mais peu sont des collaborateurs déclarés : il n’empêche que l’hypocrisie camoufle bien des situations indécises). Dès lors, les théoriciens reprochent aux praticiens de reproduire les commencements du système avec d’autres moyens parce qu’ils en ignorent les principes.

L’impasse est donc la suivante : la raison est inféodée au pouvoir par nécessité d’affranchir la société du corps à corps meurtrier des affects. La légitimation du plus fort comme garant de la paix civile par la privatisation de la propriété soumet la raison à la force, et cette trahison est réfutée spontanément par le sentiment de dignité de tout être humain. Mais nous avons dit que ce sentiment humain d’abord universel dévie rapidement en égocentrisme.

Comment sortir de l’impasse ? Eh bien, nous disons d’abord que la théorie doit permettre en priorité à la recherche empirique et spontanée de parer à sa disgrâce annoncée. La théorie n’a plus la prétention de lui substituer une idéologie ou un imaginaire, mais de lui donner des armes pour se déployer sans risque de la déchéance dans le capitalisme ou le fascisme.

La question peut alors être posée de façon à recevoir une réponse positive et pas seulement défensive : comment se construit le caractère universel d’un sentiment humain, qu’il soit d’amitié, de confiance, de liberté, de justice ou de responsabilité ? Si nous savions produire de tels sentiments, la raison ne serait plus au service de l’égotisme mais permettrait de subordonner toute activité économique aux besoins réels de l’humanité. C’est-à-dire que l’économie politique remplacerait naturellement et sans heurt l’économie capitaliste.

(à suivre…)

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45 réflexions sur « Je ne suis pas d’accord avec vous (II), par Dominique Temple »

  1. Sous un angle un peu différent, la construction d’un commun est facilitée, suivant Dardot et Laval notamment, en se basant sur une « praxis ».

    Celle-ci ne fait pas émerger de « grande structure » alors que la propriété individuelle peut, elle « se sommer » dans un grand Kapital,
    sans froisser les ego des actionnaires, qui peuvent ainsi, par action (share) interposée, agir en commun.

    Une contrepartie « virtuelle » (« numérique ») pourrait elle pallier cela ? Je pense au pont aux ânes « wikipedia » comme « objet commun »,
    objet logiciel privé de support physique perceptible toutefois. Sauf à ce que cela soit le pur avenir.

  2. [ …]L’incompatibilité des humeurs reconduit à la privatisation de la propriété, et non pas à la propriété individuelle ordonnée par sa fonction sociale aux besoins de la communauté mais à la propriété privée qui permet à chacun (ou chaque collectif) de décider de son action en fonction de son intérêt propre. Combien d’expériences de solidarité se terminent par la lutte des égocentrismes. Cette difficulté est démultipliée lorsque les nouvelles générations, qui profitent de la redistribution de la richesse acquise par la précédente, n’entendent pas s’interroger sur la source de ce dont elles jouissent.[…]
    Cela pointe bien deux difficultés qui s’opposent à une organisation socialiste de la société, en l’occurrence, le domaine du logement pour lequel il est admis d’en posséder plusieurs et profiter ainsi des incitations gouvernementales sous la forme d’avantages fiscaux si ces logements sont ensuite proposés à la location, devenant ainsi des véhicules de profits.
    Dans un second temps, ces possessions se transmettront aux héritiers de ces propriétaires-investisseurs qui ne cherchaient que leurs profits, sans aucune considération sociale.
    Il faut malheureusement constater que la gratuité en matière de logement sera très difficile à appliquer telles que sont les structures actuelles de l’Europe, car il faut savoir que les actions en justice d’associations de propriétaires immobiliers, initiées il y a quelques années aux Pays-Bas, se répandent en Europe et en France même.
    La notion de ‘propriété’ devrait pour le moins être revue et en tous cas fortement limitée dans son périmètre, tout comme la gestion des héritages.

    1. @ Bernadette, pardon d’avoir zappé votre commentaire concernant votre mère.
      La fin de vie semble être parfois parfois une plus grande souffrance pour ceux qui restent que pour ceux qui partent ( souvent inconscients) .
      Se retrouver désemparé à ce point est une épreuve qui marque à jamais.
      Il faut , je crois , tenter d’obtenir le droit d’être là pour les derniers instants .
      Quand on a la chance de pouvoir tenir la main de celui qui part , le deuil est moins lourd à porter.
      Pour beaucoup , cela sera chose impossible.
      Si vous êtes croyante , la prière ou la pensée peuvent aider.
      On ne fait que ce qu’on peut dans la vie.

      1. @Bernard Bonsoir,
        Ma maman est très handicapée, elle a 90 ans 1/2. Je ne pense pas que la croyance à quoi? puisse changer son
        désir de mourir. Elle a laissé entendre qu’elle ne voulait plus vivre dans cette société. De plus, elle réside face à l’église romane entourée du cimetière. La commune a réhabilité le presbytère et en a fait 4 logements. Actuellement en soins de réadaptation, il semblerait qu’elle va un peu mieux.

  3. J’ai beau essayé de traduire cet article avec deepL , le programme me demande toujours la langue d’origine …

      1. Pourquoi les personnes âgées vulnérables ne peuvent elles pas mourir comme elle le souhaitent ?
        Elles souffrent énormément parce que la psychologie n’est pas adaptée. Elles refusent tout ce qui pourraient leur permettre de mieux vivre ; la nourriture, la toilette., la marche. Leur cerveau ne fonctionne plus. Se rebellent avec leur proche environnement.
        Que puis je faire pour ma maman qui s’est mis à l’arrêt de tout ce qui pourrait lui être utile ?
        Oh mes seigneurs accepterez de la
        Laisser mourir comme elle le souhaite ou comme le souhaite un petit morceau de cerveau ?

      2. @juan
        « La propriété et le dogme catholique?« 

        Ne nous méprenons pas l’un sur l’autre .Vous me coller l’uniforme de chrétien catholique mais je ne suis qu’un athée en voix de conversion.Je ne suis pas performant en matière de connaissance des dogmes catholiques.
        Ce qui me fascine , c’est la personnalité du Christ .Pour tout dire , mon cheval d’orgueil s’est cabré devant lui , et j’essaie jour après jour de marcher à pied.Pas facile de ne pas repartir au galop.

        La « propriété «  évoquée dans la religion chrétienne se résume, de mon point de vue, à quelques éléments essentiels : ne pas convoiter ce qui n’est pas à soi , ne pas poursuivre l’accumulation irrationnelle de biens terrestres en faisant de l’argent le but ultime de sa vie , partager le plus possible.

      3. Soyez plus « clair  » et disert , pourtant, car la subtilité est en l’occurrence un peu trouble et plus confuse qu’un texte d’intellectuel .

      4. Vous tenez la ligne du pape actuel , dont les « propriétés » et les prérogatives ont pris de méchants coups .

        Mais relisez mieux l’histoire des rapports de l’église avec le pouvoir temporel ( et les rois de cette France , fille de l’église ) , et vous verrez que la propriété , au delà la nécessité de la partager , a vite été implicitement et parfois explicitement le moyen pour le dogme catholique d’assurer que le temporel ne risque pas d’asservir le spirituel et de polluer le domaine dont dieu est seul maitre et propriétaire .

      5. @Bernard
        Entre « Jésus chassant les marchands du Temple » et l’histoire de l’église catholique, il y a un monde. Que dis-je, un univers.

      6. @Arkao
        L’histoire de l’église catholique est ce qu’elle est , des hauts , des bas …comme toute histoire humaine.

        On ne peut résumer cette histoire à une victoire des marchands du temple , ce serait malhonnête.
        L’essentiel à mes yeux est son évolution . Et avec le pâpe actuel , écologiste et soucieux des pauvres, je suis confiant dans son avenir même sI , comme l’humanité, elle doit faire face à des épreuves, comme souvent .
        Une église sans possession m’irait très bien , mais la vérité est que ce n’est pas les richesses qui ont un sens mais ce qu’on en fait . Soit la propriété asservit , soit elle reste un moyen , tout comme l’argent.

      7. @Bernard :

        Vous irez expliquer que la propriété c’est des hauts et des bas , aux catho lyonnais par exemple ou dans nos campagnes …..

      8. @ Juanessy et Bernard : j’ai eu beau fouiller, je n’ai pu trouver la source de votre dialogue. (Ci dessous Bernard à 16h08 semble répondre à Juan… introuvable. ce n’est pas grave) . Eglise et propriété.
        Concrètement, la société tertiaire (Piketty) se (re)fonde en 950 après les grandes invasions. Les familles seigneuriales pouvant se réclamer des cours carolorégiennes se taillent des territoires (contre les petits seigneurs locaux qui ont assuré la défense) et créent des paroisses dont ils sont détenteurs (pour manipuler le « tiers »). Les évèques prétendent que les seigneurs détiennent ces terres sous leur autorité supérieure, qu’ils les leur ont « octroyées » (Isarn de Grenoble) en remerciement d’avoir chassé l’infidèle (sic). Longtemps propriété seigneuriale et épiscopale est mêlée (évèques simoniaques, etc). Tout évêque est un fils de famille noble élu par ses pairs (chanoines) et souvent pas ecclésiastique reconnu avant son élection. Les familles nobles donnent ‘à l’Eglise’ des terres qu’ils confient en fait à un des leurs, chanoine, qui en tire sa subsistance et les refilera à son neveu remplaçant comme chanoine. La « réforme » dite grégorienne cherche à reprendre la main : elle exige des seigneurs de « rendre » (sic) les paroisses à l’Evèque, à ne pas détenir les biens donnés et à les respecter. Ce qui donne l’accord de « La paix de Dieu » : les enclos religieux sont des lieux protégés d’envahissement, sans arme, havres de paix pour le voyageur (outre : on ne fait pas la guerre le dimanche) etc. Cela ne suffit pas vraiment pour tenir l’appétit de conquête compétitive du milieu aristocrate, ce qui donnera comme autre tentative l’appel aux croisades, la fuite en avant qu’on sait. Concrètement (bis), il y a une question de pouvoir avant une question de propriété ecclésiastique séparée. Et cette lutte d’un milieu des « prélats » pour s’autonomiser des préoccupations territoriales, pour avoir un pouvoir supérieur et recevoir des dons de vastes domaines qu’ils mettront en exploitation par les religieux indignes d’être frères (nobles) et donc convers, va durer quelques siècles. En même temps la corruption ne sera pas étrangère à ce milieu à divers moments de l’histoire de France… François Ier demande un cadastre des fortunes d’abbayes pour mieux les distribuer à ses obligés de cour… et les huguenots révoltés contre cette pétaudière se serviront du cadastre pour mieux ruiner les trésors, les bâtiments conventuels et les lieux de culte…
        Tout le reste (dont les textes sacrés) est littérature…

    1. C’est pourtant assez clair , et ça reprend l’opposition de deux approches déjà exposées dans la partie I en les nommant cette fois ci « Empiristes et intellectuels » , ce qu’il m’est arrivé de repérer de mon coté comme « pensée » anarchiste » et  » pensée du philosophe » .

      J’avais pour ma part conclu tout seul dans mon coin , en mon for intérieur , que , pour utiliser positivement ces deux forces incontournables , il fallait mettre entre elles la notion de Responsabilité , responsabilité s’entendant comme accepter d’être mis en demeure de réparer l’impact de ses actes et d’en subir une « sanction » par la loi et la force commune .

      Sur la notion de propriété privée , vous devriez aussi vous sentir interpellé en tant que chrétien apparemment catholique , dans la mesure où pour l’église catholique , comme pour le libéralisme philosophique , ladite propriété est considérée comme la  » garantie » que le pouvoir temporel des états ne peut pas être exagérément attentatoire à la liberté spirituelle . Cette fameuse propriété  » sacrée » .

      Bref , moi ces deux premiers numéros me donnent faim pour le troisième , mais je serai un peu déçu s’il ne constitue qu’une conclusion à l’aspect évident de la démarche de l’auteur ( « évolution consciente balisée « ), sans en donner de premiers exemples et pistes positives à l’œuvre chez ces  » nombreux qui y travaillent » .

      1. Clair pour vous peut-être, je ne m’aventurerai pas à parler du fond car mon cerveau s’est arrêté à la forme qui m’a tout simplement empêché de comprendre quoique ce soit au sujet. De trop haut niveau littéraire sûrement pour ma modeste personne.

    2. @ Juan …
      Amusant ce «  c’est pourtant clair « .
      Même votre traduction me fait l’effet d’un acte notarié.
      Reste une question de fond :
      Pourquoi les érudits prendraient le temps de s’exprimer simplement si ce n’est pour faire accroire , peut être inconsciemment , que les affaires de ce monde ne relèvent que de leurs seules compétences ?
      Pas si «  clerc » que ça ?

      Prenez un jeu d’échec .Simple et pourtant source de grande complexité tant les combinaisons sont nombreuses. Alors pourquoi complexifier les choses avec un vocabulaire d’initié ?
      Un « cheval » ? Que nenni , un equus ferus caballus ongulé à sabot unique au 32 paires de chromosomes.

      1. Bon , on va demander à Dominique Temple d’introduire un canasson dans son volume III .

        PS 1: je ne suis pas certain d’avoir  » traduit » la pensée de l’auteur par le rappel de mon approximation anarcho-philosophique , mais il saura protester si je me suis planté dans  » le rapport de la valeur de la mesure à l’erreur absolue  » . J’aurais d’ailleurs pu illustrer , dans votre expression équine , anarchiste vs philosophe , en schématisant par Clo Clo vs Dominique Temple , mais ce serait peut être faux si le volume III montre que cette opposition a une issue .

        PS 2 : rien à dire sur la propriété et le dogme catholique ?

    3. @ juannessy
      Vos raccourcis ne sentent pas bon le préjugé. Feindre de ne pas comprendre la notion de haut et de bas qui balise toute vie , c’est pas à la hauteur de votre intellect. Tout ça parce que vous prenez votre pied à bouffer du catho , ou du musulmans si j’ai bien compris un de vos posts sur les femmes voilées?
      Dommage surtout de laisser polluer son intelligence par de la haine facile , celle qui stigmatise sans connaître vraiment , celle qui préfère l’amalgame pour se donner raison.
      Vous m’avez demandé de développer … je dÄ—veloppe .
      Vous êtes mal tombé avec moi , je suis catho, d’origine lyonnaise , je vis à la campagne .Et je suis propriétaire d’une baraque que j’ai mis une carrière à payer en soulevant , de mes petits bras musclés , l’équivalent de quelques Tour Eiffel , avec des levers à 4 h du mat et des retours de boulots à 20h30.
      Mais je m’en fout des possessions , ce qui est important , c’est ce qu’on en fait .J‘ai acheté juste pour avoir un toit , parce louer ( comme pour tout le monde) me serait revenu plus cher qu’acheter , et qu’une famille , il faut la faire vivre.
      Ça devrait être inscrit dans les droits de l’homme d’avoir un toit .J.ai connu l’impossibilité de pouvoir se loger parce que des revenus trop bas, et vous ?

      Faites moi plaisir de visionner «  le dérapage «  sur Arte .
      Parce que là , je serre les dents à lire votre dernier commentaire.

      Pour conclure :
      La tolérance , c’est pas votre truc , finalement hein? L’humanisme , c’est juste en potes ? Je comprend , peut être à tort , que vous préférez reprocher à tous les cathos les erreurs de quelques uns. Et bien moi , je ne vous ferait pas la messe . La vie s’en chargera , du moins je l’espère vraiment pour vous.

    4. En espérant que ce post se logera au bon endroit et en réponse à « Vous irez expliquer que la propriété c’est des hauts et des bas , aux catho lyonnais par exemple ou dans nos campagnes …« 
      @ juannessy
      Vos raccourcis ne sentent pas bon le préjugé. Feindre de ne pas comprendre la notion de haut et de bas qui balise toute vie , c’est pas à la hauteur de votre intellect. Tout ça parce que vous prenez votre pied à bouffer du catho , ou du musulmans si j’ai bien compris un de vos posts sur les femmes voilées?
      Dommage surtout de laisser polluer son intelligence par de la haine facile , celle qui stigmatise sans connaître vraiment , celle qui préfère l’amalgame pour se donner raison.
      Vous m’avez demandé de développer … je dÄ—veloppe .
      Vous êtes mal tombé avec moi , je suis catho, d’origine lyonnaise , je vis à la campagne .Et je suis propriétaire d’une baraque que j’ai mis une carrière à payer en soulevant , de mes petits bras musclés , l’équivalent de quelques Tour Eiffel , avec des levers à 4 h du mat et des retours de boulots à 20h30.
      Mais je m’en fout des possessions , ce qui est important , c’est ce qu’on en fait .J‘ai acheté juste pour avoir un toit , parce louer ( comme pour tout le monde) me serait revenu plus cher qu’acheter , et qu’une famille , il faut la faire vivre.
      Ça devrait être inscrit dans les droits de l’homme d’avoir un toit .J.ai connu l’impossibilité de pouvoir se loger parce que des revenus trop bas, et vous ?

      Faites moi plaisir de visionner « le dérapage « sur Arte .
      Parce que là , je serre les dents à lire votre dernier commentaire.

      Pour conclure :
      La tolérance , c’est pas votre truc , finalement hein? L’humanisme , c’est juste en potes ? Je comprend , peut être à tort , que vous préférez reprocher à tous les cathos les erreurs de quelques uns. Et bien moi , je ne vous ferait pas la messe . La vie s’en chargera , du moins je l’espère vraiment pour vous.

      1. J’avais pas vu dans la bousculade des billets .

        Si prétendre que l’église catholique a historiquement fait de la propriété ( qui préexistait à ladite religion ) un élément de sa sécurité pour éviter d’être asservie au pouvoir temporel et pour « garantir » sa liberté de pensée spirituelle , c’est être intolérant , alors je dois être intolérant .
        C’est une histoire qu’elle partage avec le Libéralisme philosophique ,où la liberté vient là aussi s’adosser à cette  » garantie » ….sacrée , jusque dans la DDHC . Si on gratte bien , on verra d’ailleurs que chaque pouvoir qu’il soit temporel ou spirituel est confronté , peu ou prou, à cet os .

        On peut aussi remarquer qu’en système capitaliste le pouvoir temporel des états , et les pouvoirs spirituels ont de plus en plus tendance à être soumis au pouvoir de la propriété et de l’argent, car on ne sait plus bien quels intérêts sont vraiment défendus , quand les limites deviennent floues , les « shadows » envahissantes et les endettements colossaux .

        Par souci de réciprocité , je vous indique que je suis aussi propriétaire de mon 2 pièces cuisine , d’une 206 Peugeot de 2004 au garage depuis 10 mois ., et que c’est ce qui devrait payer , par la vente , les dernières années d’EHPAD avec ma femme ( ou en tous cas les siennes car elle est plus en forme que moi ), sans être à charge de mes enfants qui savent d’ores et déjà qu’ils n’hériteront que de nos gènes ( en fait ils s’en foutent de savoir s’ils hériteront !)

        Accessoirement , j’ai de très bons amis cathos qui reconnaissent volontiers que l’église catholique n’est pas encore au net avec la propriété , et vous m’accorderez que j’ai toujours écrit ici que c’était , avec le pouvoir , deux chantiers universels du siècle qui interpellent toute notre société….humaine sinon humaniste .

        Je vous confirme que la vie s’est chargée de pas mal de choses pour me faire , sinon la messe , mais un apprentissage , forcément inachevé sans doute .

        PS : je n’ai pas saisi : « L’humanisme , c’est juste en potes ? » .

  4. Mourir dans la dignité devrait faire partie intégrante dans la constituante.
    A 90 ans, les personnes âgées ont besoin d’exprimer leur volonté pour leur fin de vie.

    1. Si vous êtes candidate en 202? , avec ce point de programme .. je voterai pour vous.
      A remarquer sur ce sujet qui sera « vécu » par 100% d’entre nous , l’hypocrisie (généralisée?… particulièrement visible me semble-t’il en cette période tragique de décès à la pèle dans l’isolement total masqué par un silence médiatique assourdissant , surtout dans les EPHADS mais pas que.. , et à la merci de la « bonne volonté » des interlocuteurs « autorisés ».. ) en France de 2020 est littéralement incompréhensible.
      Résignation? Couardise?Chape de plomb organisée?…?

      1. L’hypocrisie correspondante était déjà là avant la pandémie .

        Echo décalé : de ce que j’entends remonté dans les quelques EHPAD ou maison de retraite que je peux connaitre , si les personnels sont bien sur stressés par le risque pandémique , ils sont ( ou étaient jusqu’à ce jour ) plutôt soulagés de ne pas être sans cesse dérangés dans l’organisation de leur travail , par les visites et les exigences des familles visiteuses .

      2. @Juannessy
        En effet et l’organisation des visites, de nouveau autorisées, s’accompagne d’un protocole (justifié) sacrément chronophage, gourmand en paperasses et en personnel.

  5. Les points sur l’indicible des monstruosités pour nos cerveaux (« effacer l’image d’une réalité impensable » et l’effet/affect Thunberg) ou notre compromission avec le capitalisme sont magnifiques (être né quelque part).
    Je devine le dilemme posé : intellectuels et empiristes, intellectuels contre empiristes.
    Mais est-il possible en réalité d’opposer théoriciens et praticiens ? J’ai l’intuition qu’en sciences nul n’est purement l’un ou l’autre mais oscille dans sa démarche entre théorie et pratique (ou du moins à l’échelle du groupe des acteurs, l’un utilisant la pratique de l’autre pour construire sa théorie et réciproquement)
    En politique, comme expliqué pour le marxisme, c’est net. Ne peut-on imputer l’échec de l’URSS au fait que les Bolchéviques et Lénine ont éliminés (sous prétexte de théorie mais au fond par pulsion de pouvoir) les Soviets d’où effectivement naissait une praxis politique spontanée et innovante ?
    (Incidemment je me pose la question de l’échec de Corbyn : programme parfait mais « imposé ». D’ailleurs pourquoi ce silence gêné à gauche sur cet échec, comme passé aux oubliettes de l’histoire ? )
    Les expressions « construire un caractère universel » ou « produire un sentiment » me tracassent dans leur formulation même… ou alors dois-je attendre le § III ? J’en suis impatient.

  6. Réflexion très intéressante sur le blocage actuel. Mais qu’est ce qui manque à la théorie ou à l’affect pourpermettre

    1. … Permettre de dépasser l’opposition constater ? Est ce un biais cognitif. Culturel ? Cette question n’a t’elle jamais été abordée ? Vivement le 3eme volet et les suivants.

      1. Notre comportement donne selon moi déjà une réponse , car « l’opposition » est à la fois en nous même et dans nos rapports aux autres .

        Si notre hôte et la neurobiologie ont raison , la réponse du corps ( « l’empirisme « ) précède l’analyse par la raison ( » l’intellectuel ») . La qualité de l’action finale et sa pertinence tient en principe à ce qui se « discute » entre les deux dans ce court intervalle .

        Mais la notion même de « réponse » implique que le questionnement vient de l’extérieur (  » l’environnement ») .

        Si le questionnement est violent et  » évident » ( un arbre me tombe dessus) , on peut se satisfaire de la seule réponse rapide du corps ( éventuellement nourrie par l’apprentissage préalable de situations comparables que l’on qualifiera d’intellectuel) .

        Si le questionnement est moins immédiatement violent ou qu’il est ambigu ou qu’il interpelle beaucoup de monde de façon hétérogène , il vaudra mieux ( et le plus souvent un cerveau  » équilibré » le joue automatiquement ) « prendre un temps pour confronter le réflexe :affect et l’analyse . La décision doit alors être concertée , comprise , admise et possiblement exécutable dans une échéance dite , pour être efficace et positive .

        Pour assurer la survie et la vie .

        PS : je ne refais pas ma citation du moteur à 4 « temps « .

      2. Dans ce deuxième cas , ce qui est par contre nécessaire , c’est que les deux « opposants » se retrouvent suffisamment dans la solution .

        Et ça n’est pas le plus facile à jouer honnêtement et en étant sur d’être bien compris . Mais si on se plante ou qu’on se crispe , des deux parts , on peut prédire que c’est l’environnement , qui a posé la question , qui la résoudra et que ça peut faire plus que très mal à tout le monde .

      3. Magnifiques : les yeux de chat de Marina Vlady !
        Superbe et toujours aussi gracieuse et pétillante !

        Hommage : avec Monica Bellucci, entre autres, c’est classe Vénus, belles et brillantes, yes!

      4. Concernant l’agriculture française avec ses agriculteurs je trouve inconcevable que la Politique agricole commune empêche de produire (cas des éleveurs ))mais autorise par une organisation mondiale du commerce à importer des produits étrangers (cuir, pêche etc.)

      1. Ses parents je ne sais pas , mais il me semblait que sa mère ,elle, avait été considérée dans cette inclination .

        Après , il y a anarchiste de gauche et anarchiste de droite .

        Ceci étant , je plaide l’aveuglement mental quand il s’agit de Marina , qui a toujours éclipsé Brigitte Bardot pour moi .

        PS : vous allez parler de l’émigration ?

      2. De droite ? de gauche ? je croyais que les étiquettes n’avaient plus d’importance.
        « anarchiste de droite » ce qualificatif m’a toujours paru un peu fumeux.

  7. Le formatage du cerveau a été initié par des formations spécifiques à la gestion quantitative. Le but du jeu est de transformer la quantité par la qualité. Il faut déprogrammer la quantité pour reprogrammer la qualité. Il y a des bugs paraît il !

  8. Votre texte m’amène à dérouler ma propre pensée et je vous demande un peu d’indulgence n’étant qu’un simple ouvrier et fils d’ouvriers. Loin de moi l’idée d’être pédant et je propose ceci dans l’Agora.

    J’ai le sentiment, je pars avec le je, que vous cherchez à entrevoir un grand « lavage de cerveau », de sorte qu’il s’agirait de mettre sur la table, de travailler au surmoi de l’Occident, ou pour le dire autrement faire advenir une grande psychanalyse. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il ne peut y avoir création sans liberté individuelle et que celle-ci est précisément fondée sur le corps non-théorique, mais sur l’organe et les souffrances liées à l’organe, voire sur l’inutilité d’une chose qui nous cloue au sol ou sur une croix, quant elle nous clou pas le bec : je vous invite entre autre à lire ou relire les – à corps et à cris – d’Antonin Artaud (Pour en finir avec le jugement de Dieu). C’est un exemple parmi d’autres, mais la poésie comme formidable élan vitale n’est pas à négliger.

    D’autre part, nous pouvons compter sur le reste du monde car celui-ci a su garder quelques issues de secours (des recours) par la voie des religions notamment, des spiritualités diverses et variées, de la méditation, de la contemplation, les subtilités de la langue parlée, leurs jeux d’écritures, de l’art etc : personnellement, je me garderais bien de critiquer tout cet apport qui fonde un multiple universel, j’y goûte autant que possible et fait l’expérience du vivant plutôt que tout perdre dans la mécanique morbide ( quelle est cette remarque fort juste de Marx ? : le mort dans la machine, je ne sais plus). Je crois pouvoir dire sans me tromper, que la répétition du même, obture aussi bien la pensée mais plus encore l’imaginaire, ce qui avouez-le peut être un grave inconvénient pour qui s’adonne aux joies de la création. Quoi qu’il en soit nous sommes tous sur le même bateau. Et si j’étais né dans un pays ou la religion domine l’individu, alors je ne serais jamais assez féroce contre ça et pourtant le capitalisme en est une de religion. Bernard Friot a bien raison d’indiquer que les petites faveurs, nos bassesses orientées, dès les classes préparatoires et plus tard en quémandant du travail, le curriculum vitae comme étant mon meilleur fumier, dans l’intention de complaire au futur employeur, relève de la pure folie.

    Nous n’avons pas de leçons à leur donner, aux autres parties du monde, vu l’Etat ou les états répressifs, largement imbibés par la violence et le dirigisme économique, le colonialisme intérieur : chantages permanents sur l’emploi et la dette pour ne prendre que ces deux monstrueuses saloperies, comme j’ai pu mainte fois le rappeler ici. On peut essayer d’être heureux dans ce chaos qui va grandissant on peut rêver aussi, mais le réel cynique viendra nous mordre profondément. C’est toujours un immense effort à faire sur soi que de ne pas tomber dans le ressentiment, je suis certain que vous serez d’accord avec moi là-dessus.
    Je note au passage que les communistes savent ce qui est bon pour l’émancipation du travail, donc des travailleurs, que contrairement à vous ils ne parlent pas de la propriété privée de manière abstraite, mais bien de la propriété privée des moyens de production et c’est pas une mince nuance. Cordialement.

    1. Ma lecture des quatre paragraphes :

      le 1 – RAS
      le 2 – reçu 5/5 accord complet
      le 3- je le reçois comme : quand je suis mal , je vais butiner la joie dans les fleurs du monde qui ont le parfum de mes qualités .
      le 4- je survis dans la méchanceté du monde en évitant le ressentiment .
      le 5- ( trois dernière ligne ) : j’ai une bouée communiste ( au moins mentale ) via la propriété collective des moyens de productions et je m’appelle Octobre .

      Il me semble que Dominique Temple ne cherche pas à donner des leçons aux états du monde , mais à trouver les conditions pour que chacun puisse d’abord survivre , et vivre en ayant une chance de butiner dans le monde les fleurs qui ont le parfum de ses qualités propres , et dont la panoplie est assez large compte tenu de nos appétences et « dons » différents . Y compris pour  » produire » , dans un monde où il faut d’abord « affranchir » le travailleur de celui qui est devenu son propriétaire , au delà de la propriété de l’outil de production depuis le XIX -ème siècle .

      https://www.pauljorion.com/blog/2012/10/16/les-forces-collectives-proudhoniennes-un-complement-a-misere-de-la-pensee-economique-par-jacques-langlois/#comment-371300

  9. Je viens d’entendre que Bruno Le Maire,Ministre de l’Économie et des Finances allait donner 7 milliards d’Euro au groupe Air France pour dédommager le clouage au sol de ses avions. 7 milliards pris sur le budget de l’État comme ça.
    Mais les retraites des agriculteurs français alors, il y a eu aucune proposition même 50€.
    Qui gouvernent le pays : les grands groupes ou les ministres ?
    Je pense que la dette va dépasser les 100 milliards ?
    Je suis vraiment pas d’accord.

      1. Le groupe Air France est constitué de Air France et KLM
        . La marque commerciale Air France lors de la fusion a apporté le plus de biens financiers pour sauvegarder son nom. C’est à vérifier. …

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