Archives par mot-clé : salaires

La « planification économique » à droite : un retour au gaullisme ?, par Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires. « Il nous faudra bâtir une stratégie où nous retrouverons le temps long, la possibilité de planifier, la…

Vous devez être connecté pour lire le contenu complet de l'article. Vous pouvez vous abonner ici

Partager :

La critique marxiste n’est pas assez radicale, le 26 novembre 2019 – Retranscription

Retranscription de La critique marxiste n’est pas assez radicale, le 26 novembre 2019 Bonjour, le mardi 26 novembre 2019 et,…

Vous devez être connecté pour lire le contenu complet de l'article. Vous pouvez vous abonner ici

Partager :

Pourquoi les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? On a trouvé la réponse

Ouvert aux commentaires.

Un excellent article dans le Financial Times, Chore wars: why do women still do more housework ?, « La guerre des corvées », par Gavin Jackson, résout la question à mille francs : pourquoi – quelles que soient les cultures – et même en présence d’efforts louables de part et d’autre, les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? Gavin et sa copine Gabi ont rempli des fiches quotidiennes de budget-temps qu’ils ont fait analyser ensuite par une équipe de sociologues.

Continuer la lecture de Pourquoi les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? On a trouvé la réponse
Partager :

Étude de l’Université de Gand sur la relation Bonheur-salaire en Belgique, par Marc Debliquy

Ouvert aux commentaires.

Une étude de l’Université de Gand a été publiée récemment qui peut renforcer les thèses et l’argumentation développées sur le Blog de Paul Jorion : le dossier Bonheur-argent.

Cette étude porte sur la relation entre le bonheur des Belges et leur salaire. Une des conclusions est que le bonheur n’augmente plus et même diminue pour les salaires très élevés alors qu’il y a de manière assez logique une bonne corrélation entre bonheur et salaire pour les petits salaires. La raison pour ceux-ci est le sens de la sécurité en tant que tranquillité d’esprit.

Ce document va à l’encontre des thèses ultralibérales. Il démontre en particulier, statistiquement, que non seulement l’enrichissement des très riches n’apporte rien à la société (la théorie du ruissellement est notoirement fausse) mais qu’il n’est pas même utile pour leur bonheur à eux.

Partager :

La Bourse à la peine : deux questions à ne surtout pas poser !

-1,64% pour le CAC40 à Paris, -1,68% pour le Dax à Francfort. Pire encore, à New York, -1,96% pour les firmes technologiques du Nasdaq, et -2,54% pour les grosses firmes industrielles du DJIA. Source de l’inquiétude aux États-Unis ? Les salaires (gaspation !) en progression !

Continuer la lecture de La Bourse à la peine : deux questions à ne surtout pas poser !

Partager :

La réalité de la lutte des classes et sa récusation abstraite, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Entre Karl Marx et Paul Jorion *, il y a tout simplement 150 ans d’expérimentation anthropologique, sociologique, économique et politique des hypothèses théoriques marxiennes. Le Gosplan soviétique a prétendu appliquer les lois de prix et de capitalisation postulées par Marx comme fonctionnelles indépendamment du contexte de la lutte des classes. Le résultat a bien été que l’équilibre scientifiquement calculé des revenus, des salaires et des prix a débouché sur des pénuries de biens et services de base et que la nomenklatura s’est naturellement muée en oligarchie capitaliste dès que le vernis institutionnel du communisme a été abandonné.

Continuer la lecture de La réalité de la lutte des classes et sa récusation abstraite, par Pierre Sarton du Jonchay

Partager :

Séance de discussion à Ars Industrialis, Prix / valeur – Droit au revenu, le 21 mars 2015

Ouvert aux commentaires.

La séance de discussion à Ars Industrialis du 21 mars 2015. Y participaient, Olivier Laudau, Simon Lincelles, François-Xavier Petit, Christian Faure, Julien Gautier, Paul-Emile Geoffroy, Vincent Puig, Colette Tron, Franck Cormerais, Arnauld de l’Epine, ainsi que moi-même.

Ma propre communication (2ème partie de la discussion) : Valeur / Prix / Création de valeur

La communication de François-Xavier Petit (1ère partie de la discussion) : Droit au revenu dissocié du revenu de l’emploi salarié

Continuer la lecture de Séance de discussion à Ars Industrialis, Prix / valeur – Droit au revenu, le 21 mars 2015

Partager :

À partir d’une conférence de Kojève, par Nikademus

Billet invité.

Une conférence de Kojève en janvier 1957, publiée en 2 fois dans Commentaire, la première partie en 1980, la seconde – ils ont pris leur temps -, en 1999.

A lire attentivement pour la hauteur de point de vue et parce qu’il y rappelle entre autres qu’« il est avantageux, non seulement du point de vue politique, mais encore de celui de l’économie elle-même, de payer pour le travail non pas le minimum, mais le maximum possible » et que c’est cela et rien d’autre qui a sauvé le capitalisme première manière (Ford).

On sait que les ministres du premier cercle du pouvoir ont choisi une voie contraire puisqu’ils proclament ces jours-ci que l’antithèse exacte de cette proposition les mène certes au suicide politique mais n’en est pas moins la seule envisageable, avec un fatalisme que l’on jugerait digne de l’antique s’il ne rappelait pas plutôt ces idéologues soviétiques qui trouvaient très en-dessous d’eux d’accepter une quelconque validation par la réalité ou l’expérience quand seule une sanctification finale par l’Histoire était à leur mesure. Mais pour ces derniers celle-ci n’est jamais venue, comme on sait ; et pour leurs pâles imitateurs, elle ne viendra pas.

Continuer la lecture de À partir d’une conférence de Kojève, par Nikademus

Partager :

Europe : OÙ EST LA PORTE DE SORTIE ? par François Leclerc

Billet invité.

La vérité est sans fard : plus le temps passe, moins la stratégie de relance choisie par les dirigeants européens fait ses preuves, et plus elle pose problème. Mais aussi plus le débat entre eux est serré, voire même impossible. Se voulant définitif, le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble, a fermé hier la porte à toute inflexion de celle-ci : « on ne peut pas acheter des emplois et de la croissance avec de l’argent public », a-t-il magistralement asséné devant le Bundestag, avant d’expliquer que la BCE avait fait tout ce qui fallait, pour signifier qu’elle ne devait pas aller au-delà.

Condamné à le suivre comme son ombre, le ministre français Michel Sapin l’a accompagné dans la conception d’un plan de dynamisation du marché des ABS. Présenté comme allant impulser l’investissement privé, il n’est pas à la hauteur des ambitions prêtées à la BCE, que Manuel Valls, le Premier ministre français, avait auparavant salué à Turin comme « une victoire de la gauche »… Les obstacles s’accumulent : la règlementation Solvency II des assurances devrait être modifiée, et il faudrait passer outre les objections exprimées en Allemagne. La taille réduite actuelle du marché des ABS rend en tout état de cause illusoire d’atteindre le volume d’achat de 800 milliards d’euros…

Continuer la lecture de Europe : OÙ EST LA PORTE DE SORTIE ? par François Leclerc

Partager :

Des robots pas pour aider les gens mais « pour les rendre complètement inutiles »

Alexandros Vardakostas, l’un des fondateurs de la compagnie Momentum Machines à San Francisco, n’y va pas par quatre chemins : « Notre appareil n’est pas fait pour rendre les employés plus efficaces, il est fait pour les rendre complètement inutiles ».

Ça a au moins le mérite de l’honnêteté. L’appareil en question fait des hamburgers : c’est un burger-bot, il en fait un en dix secondes, et pas à partir de produits déjà stockés dans des récipients, non : il hache la viande, les oignons, tranche les tomates, cuit le bœuf haché et assemble l’objet prêt à être servi.

Mais ce n’est pas pour vous dire cela que je vous raconte cette histoire, dont on peut lire d’autres exemples tous les jours, c’est pour vous rapporter les autres propos de M. Vardakostas, parce qu’il a d’autres choses à dire sur les faiseurs de hamburgers « rendus complètement inutiles ».

Continuer la lecture de Des robots pas pour aider les gens mais « pour les rendre complètement inutiles »

Partager :

TRANSITION, par Michel Leis

Billet invité.

Les discours politiques des partis de pouvoir ne sont plus en phase avec la réalité d’aujourd’hui. Au-delà de leur dimension idéologique, ils font appel à des référentiels dépassés ou en voie d’épuisement. Cette situation reflète peu ou prou l’état présent des normes collectives : la norme de progrès a disparu et la norme de consommation s’effrite tous les jours un peu plus. De norme sociale dominante, rôle qu’elle a joué sur une très courte période, la norme de consommation est en train de devenir une machine à exclure et fragmenter notre société.

Depuis la naissance des formes modernes de la démocratie, le succès des partis politiques a presque toujours reposé sur leur capacité à être en phase avec la norme sociale dominante, dans le discours comme dans les actes. Se pose alors une question : est-il possible de reconstruire un discours et une action politique en l’absence d’une norme sociale qui joue son rôle ?   

Le retour en force dans les années 80 du discours libéral en Occident s’est fondé sur une ambiguïté. La place accordée à la prospérité économique était parfaitement en phase avec la montée de la norme de consommation, mais le contexte de crise qui a accompagné cette percée lui donnait une autre dimension : le retour à la prospérité promis après de nécessaires et douloureuses réformes (rien de nouveau sous le soleil !) renvoyait à la promesse de beaux lendemains. La crise serait bientôt vaincue : l’annonce d’un futur meilleur est l’essence même de la norme de progrès, ce discours jouait donc sur les deux tableaux. Certes, la consommation a prospéré au prix d’une lutte économique impitoyable, mais la crise a perduré. Un peu plus de dix ans après la percée des idées libérales, Jacques Chirac fait de la fracture sociale un thème de campagne, vingt ans après, le thème reste plus que jamais d’actualité, mais il est exploité sous d’autres formes et par d’autres partis.

Continuer la lecture de TRANSITION, par Michel Leis

Partager :