Étude de l’Université de Gand sur la relation Bonheur-salaire en Belgique, par Marc Debliquy

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Une étude de l’Université de Gand a été publiée récemment qui peut renforcer les thèses et l’argumentation développées sur le Blog de Paul Jorion : le dossier Bonheur-argent.

Cette étude porte sur la relation entre le bonheur des Belges et leur salaire. Une des conclusions est que le bonheur n’augmente plus et même diminue pour les salaires très élevés alors qu’il y a de manière assez logique une bonne corrélation entre bonheur et salaire pour les petits salaires. La raison pour ceux-ci est le sens de la sécurité en tant que tranquillité d’esprit.

Ce document va à l’encontre des thèses ultralibérales. Il démontre en particulier, statistiquement, que non seulement l’enrichissement des très riches n’apporte rien à la société (la théorie du ruissellement est notoirement fausse) mais qu’il n’est pas même utile pour leur bonheur à eux.

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24 réflexions sur « Étude de l’Université de Gand sur la relation Bonheur-salaire en Belgique, par Marc Debliquy »

  1. 4000 euros net pour un maximum de bonheur, ce n’est pas rien; mais ce ne sont certainement pas des riches qui eux n’en ont rien à faire d’un salaire.

    1. l’article parle d’ailleurs de « revenu » , là où Paul Jorion a repris  » salaire » .

      Il va nous falloir un syndicaliste belge des impôts pour débroussailler le terrain ( ça n’est d’ailleurs pas toujours facile pour le SNUI en France) .

  2. En vrac :

    – c’est le revenu net après ou avant impôts ?

    – c’est le revenu par tête de pipe ou par « foyer fiscal  » selon la tradition gauloise ?

    – je ne connais pas l’indice de Cantril , et le poids du paramètre « bière » dans celui ci .

    – on voit à quel niveau donner le coup de rabot sur les retraites .

    – les belges doivent pouvoir être comparables aux français , sauf qu’ils achètent des avions de chasse américains

    1. @Juannessy
      Par curiosité je me suis renseigné sur l’échelle de Cantril et autres méthodes pour quantifier bonheur et bien-être subjectif.
      Je crois que j’ai perdu mon temps.
      Je vais retourner voir des vidéos de chatons à un million de vues en buvant une bonne bière belge pour me détendre 😉

      1. Si vous trouvez une vidéo où un chaton miaule « vive l’indice de Cantril » , après avoir bu une bière belge , n’hésitez pas à mettre le lien .

    2. Personnellement, j’allais surenchérir…. puis je me suis dit : la démonstration vise seulement à apporter la contradiction à l’idée que quelque soit le niveau, le bonheur croit forcément avec la quantité d’argent qu’on reçoit (les lecteurs du blog s’en doutaient probablement déjà…. mais vu qu’aujourd’hui il s’agit du credo ultra-dominant – il y a qu’à voir les publicités – c’est toujours intéressant). Après, comment quantifier, ou peut-on quantifier le bonheur ? Pas sûr (du tout).

      1. Quand on sourit au réveil ! Quand on sourit au coucher! Quand on sourit avant manger!

        J’ai longtemps cru que bonheur venais de bonne Heure , pour dire qu’il était éphémère, Ça collait assez et me plaisait.

        Et puis quand j’ai vu des gens par exemple comme Monsieur Jorion, ayant accompli des choses étant utiles du fait d’une certaine « boîte à outil », il semblait se dégager un bonheur constant !

        En fait ça vient plus bonne chance je crois, étymologiquement ^-^ .

      2. Nous sommes déjà beaucoup trop nombreux à ne pas savoir le qualifier , ce qui n’est pas étonnant car qualifier c’est associer un signe ( une « vérité ») à une « réalité » .

        Et quand on y parvient , on change d’avis et de signe sans arrêt .

      3. On peut avoir une idée de la difficulté de faire la différence entre quantification et qualification du « bonheur » , au travers du terme « satisfaction » qui est en lui même un océan d’ambigüité plus que de sagesse .

        Il suffit de comparer son sens originel de « payer pour réparer » , « expier » , avec les sens dérivés qu’il a pris ensuite .

        Si je confronte ce billet sur la relation bonheur-salaire avec ma moulinette à quatre temps traditionnelle , je note vite fait que dans ce second terme d’analyse , le  » bonheur » c’est la maîtrise harmonieuse et concomitante des quatre temps et de ce qu’ils recouvrent ( empathie, créativité , organisation , pari et puissance à terme ), et que là dedans le salaire ( ou le revenu , ou les gratuités ) ne signifie rien d’autre que la « monnaie » d’échange collective pour faire société et sens .

        « Mon salaire  » ne dépend que de la société que j’espère .

    1. En Inde, nombreux sont les adolescents sans jambes sur des planches en bois à roulettes, qui sourient bien plus que vous ne sourirez dans toute la vie. Mais ne il faut pas confondre la joie de vivre et le bonheur.. Quoique !
      Il ne faut pas confondre conditions sanitaires confort Nécessaire, et bonheur consolateur!

      Si la médecine indienne le rendait leurs jambes il n’en souriraient pas moins croyez-moi.

    2. Les pauvres qui sont à quel niveau de revenu ? Parce que ,en RDC ( ex Congo belge pour rester belge ) , je ne sais pas comment ils vont se consoler .

  3. C’est la mort de la théorie du ruissellement cette étude.
    « Vous les pauvres, votre optimum bonheurial c’est 4k€, nous les riches notre mépris pour les pauvres est une échelle ouverte sources de bonheur infini. »

      1. A-t’on tenu compte des corrélations entre l’âge / situation familiale et le salaire ? Il est moins probable qu’un couple ait un revenu de 12 000 euros net qu’un isolé 6000.Pourtant ces facteurs influencent nettement le bonheur j’ose l’affirmer sans en faire d’études scientifiques. J’ai comme un gros doute sur la validité « de signification » du graphique ( la redescente à la fin) et sur les conclusions moralisatrices qu’on en tire même si on aimerait bien . C’est pas salaire normalisé en bas, c’est salaire + tout ce explique un tel salaire

  4. Pour répondre aux questions posées sur « de quel revenu parle t’on » :

    l’article parle du « revenu net normalisé par personne » qui est défini à la page 3 comme :
    « Le revenu net normalisé par personne (aussi appelé le revenu disponible équivalent) est obtenu à partir du revenu net du ménage, divisé par le nombre
    de membres qui le composent. Plus d’informations à ce sujet à la fin de ce dossier. »

    –> Lisez avant de critiquer/poser des questions.

    1. Merci malgré tout .

      En feignasse impénitent , je reste cependant sur l’incertitude  » avant ou après » imposition .
      En terme de comparaison européenne , c’est d’ailleurs un peu le souk quand on parle de comparaison de revenu et de niveau de vie  » autorisé par celui ci . Ça n’est déjà pas simple en France où un revenu net après impôt de 1300 euros par exemple , n’a pas la même réalité et Lozère ou à Lyon .

      Pour le coup les belges me paraissent bien riches et placent leur bonheur bien haut .

      1. Même si pour dix euros ,on peut accéder au même bonheur avec une sacrée part d’aligot à Florac , et un sacré saucisson ( rosette) beurre et verre de beaujolais ( ça va arriver ) dans un bouchon lyonnais .

  5. L’étude ne dit-elle pas simplement ceci: Si on gagne plus de 5000 c’est qu’on a une vague conscience d’avoir un job où on plume quelqu’un quelque part. Donc on se rassure de pouvoir y rester par le fameux esprit d’équipe. Mais on sent qu’on est assis sur une machine spéculative un peu chelou. D’où un peu d’angoisse dans le fond du cerveau et la rechute de la courbe. On peut affirmer que ce type rechute survient qqpart entre les 10% et les 1% dans trop de risque de se tromper compte tenu des effets de perception des autres connus pour ces quantités du haut qui ne se croient pas si haut qu’ils sont…

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