« Penser tout haut l’économie avec Keynes » (Odile Jacob 2015), La rareté comme facteur explicatif du prix

Paul Jorion, « Penser tout haut l’économie avec Keynes », La rareté comme facteur explicatif du prix, pp. 194-199

La rareté comme facteur explicatif du prix

L’économiste italien Alessandro Roncaglia, dans son ouvrage intitulé Sraffa and the Theory of Prices, explique les différents usages qui ont été faits de la notion de rareté en science économique :

« Pour les économistes classiques […] les biens sont considérés comme rares par rapport aux besoins et aux désirs au sens où pour tout bien en particulier la quantité disponible à un moment donné est inférieure à la quantité qui serait requise pour épuiser la demande si son prix était de zéro » (Roncaglia 1978 : 5).

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Pour comprendre l’économie, Keynes demeure un excellent point de départ (III) National Self-Sufficiency (1933)

jorionSi l’on veut remplacer la théorie économique dominante, dont Andrew Haldane, économiste en chef de la Banque d’Angleterre, vient de rappeler les faiblesses fondamentales, Keynes demeure un excellent point de départ. Je vous propose du coup en feuilleton dans les jours qui viennent, mes commentaires relatifs aux principaux textes de Keynes, tels qu’on les trouve dans Penser tout haut l’économie avec Keynes (Odile Jacob, 2015).

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Pour comprendre l’économie, Keynes demeure un excellent point de départ (II) A Short View of Russia (1925)

jorionSi l’on veut remplacer la théorie économique dominante, dont Andrew Haldane, économiste en chef de la Banque d’Angleterre, vient de rappeler les faiblesses fondamentales, Keynes demeure un excellent point de départ. Je vous propose du coup en feuilleton dans les jours qui viennent, mes commentaires relatifs aux principaux textes de Keynes, tels qu’on les trouve dans Penser tout haut l’économie avec Keynes (Odile Jacob, 2015).

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Pour comprendre l’économie, Keynes demeure un excellent point de départ (I) The End of laissez-faire (1926)

jorionComme j’ai tenu à l’expliquer dans Penser tout haut l’économie avec Keynes (Odile Jacob, 2015), la tache aveugle du système économique de John Maynard Keynes (1883 – 1946) est le rapport de force dans l’économie et la finance. J’ai tenté dans ce livre de compléter en proposant cette pièce manquante. Quoi qu’il en soit, si l’on veut remplacer la théorie économique dominante, dont Andrew Haldane, économiste en chef de la Banque d’Angleterre, vient de rappeler les faiblesses fondamentales, Keynes demeure un excellent point de départ. Je vous propose du coup en feuilleton dans les jours qui viennent, mes commentaires relatifs aux principaux textes de Keynes, tels qu’on les trouve dans Penser tout haut l’économie avec Keynes.

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Confucius / Keynes : un petit clin d’oeil !

Wang Fuzhi (1619 – 1692) était un disciple de Confucius, mais considérait que la philosophie néo-confucéenne qui dominait la Chine à cette époque avait détourné l’enseignement de Confucius. C’est pourquoi il écrivit ses propres commentaires des classiques confucéens.

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

Ouvert aux commentaires.

I- La « mentalité primitive »

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (XI), Keynes aujourd’hui, entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Quel est l’intérêt de la théorie de Keynes aujourd’hui, au-delà d’une perspective de relance par la demande ?

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 MAI 2016 – (Retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 13 mai 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 13 mai 2016.

La dernière fois que j’ai fait ma vidéo un vendredi 13, j’ai fait allusion à la superstition, au fait qu’il y a des gens qui considèrent que ça porte malheur. En fait on était le vendredi 13 novembre 2015 et cette journée là s’est terminée dans un bain de sang.

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Le temps qu’il fait le vendredi 13 mai 2016

La nouvelle coupure de la France entre gauche et droite passe au beau milieu du Parti socialiste et… du Front National !

Thomas Piketty vs. Emmanuel Macron

Jacques de Larosière

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« En couple dans un an ou remboursé* », par Stéphane-Samuel Pourtalès

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Billet invité.

La saint-valentin est sûrement une bonne occasion pour parler des « positions nues sur credit-default swap ».

Explicitées de manière inédite par Paul Jorion dans « Penser tout haut l’économie avec Keynes », elles montrent ce qui relève du pari purement spéculatif dans les activités financières. Et que l’économie traditionnelle ne prend pas en compte. Pourquoi est-ce que les 99% ne constituent pas un groupe social dominant dans les rapports de forces économiques ? Parce que 99%, c’est un chiffre et non une réalité.

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rfi, IDÉES, une émission de Pierre-Edouard Deldique, Paul Jorion : « Penser tout haut l’économie avec Keynes », le 16 janvier 2016

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N.B. Dieu seul sait pourquoi j’appelle Alfred Marshall (1842 – 1924) « William » ! Ou que je qualifie la « Federal Reserve » de banque centrale « européenne » !

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Quel pourrait être l’impact de « Penser tout haut l’économie avec Keynes » ?

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 307-308

Quel pourrait être l’impact d’un livre comme celui-ci ? La réponse se trouve peut-être dans l’intervention de Joan Robinson lors de la discussion qui conclut les conférences Rafaelle Mattioli données par Richard Kahn en 1978 à Milan et consacrées à la genèse de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.

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Keynes : « La tâche la plus importante de l’État, c’est faire les choses qui ne sont faites par personne »

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 90

La crise de 2008 annonçait, dit-on, le retour en force des idées de Keynes en économie. Celui-ci a effectivement lieu en ce moment-même, et sous de multiples formes, mais c’est sans doute dans la fin du laisser-faire que le retour de Keynes se manifeste le plus clairement, fin honteuse sans doute, qui n’ose dire son nom, mais fin néanmoins.

Où l’État doit-il exercer de préférence son empire ? La première distinction à établir, dit Keynes, est celle que Bentham, recourant au latin, avait établie entre les choses qu’il convient de faire, Agenda et celles dont il convient au contraire de s’abstenir, Non-Agenda :

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Keynes : Les prix et les taux sont dans la tête avant d’être dans le monde

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 40

Keynes économiste n’est […] ni sociologue, ni historien, et il n’est pas non plus physicien. Il est psychologue et « idéaliste », au sens de la philosophie : les prix et les taux iront se situer là où nous les observons en tant que produits de nos représentations. Les prix et les taux sont dans la tête avant d’être dans le monde : fruits de spéculations intellectuelles sur ce qu’ils seront à l’avenir. Ceci explique pourquoi le prix chez Keynes est avant tout le fruit des cogitations du vendeur et le taux, celui des cogitations du seul prêteur.

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John Maynard Keynes : Peut-on sauver le capitalisme ?

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 91-92

Dans son essai intitulé « The end of laissez-faire », Keynes termine son examen de la doctrine du laisser-faire par quelques dures remarques sur la nature du capitalisme :

« Je pense pour ma part que le capitalisme, géré avec sagesse, peut probablement être rendu plus efficace dans la tâche de réalisation de buts économiques que tout autre système dont nous avons connaissance, mais qu’en lui-même, il est de bien des manières extrêmement répréhensible […] ce qui me semble être la caractéristique essentielle du capitalisme, c’est la manière dont l’appel intense qu’il adresse aux instincts des individus qui les poussent à faire de l’argent et à aimer l’argent, constitue chez lui la principale force motrice de la machine économique ».

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Le Monde, Au-delà de Keynes, par Margherita Nasi, le 12 novembre 2015

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Quand la pensée économique a-t-elle ramené les conflits d’intérêts entre les classes sociales au rang d’illusion? Quand la propriété privée a-t-elle disparu des manuels d’économie ? Quand la spéculation est-elle devenue un mirage ? Paul Jorion, économiste, anthropologue et chroniqueur au Monde, situe le tournant à partir des années 1870, lorsque l’économique politique opère un tournant radical pour devenir une « science » économique, qui s’épanouit sous la houlette du milieu financier. Des départements d’économie universitaires, la production de la théorie économique se déplace vers les écoles de commerce, dans la sphère d’influence des milieux financiers.

La suite sur le site du Monde.

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France Info – Un monde d’idées, mardi 10 novembre 2015

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Je me suis entretenu avec Olivier de Lagarde au sujet de « Penser tout haut l’économie avec Keynes » dans son émission « Un monde d’idées ».

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Le temps qu’il fait le 6 novembre 2015

Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob, septembre 2015

Le dernier qui s’en va éteint la lumière, Fayard, à paraître en janvier 2016

… et le prochain, sur l’ultralibéralisme…

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LA BOÎTE À OUTILS DE PAUL JORION, par François Leclerc

jorion

Billet invité.

Si vous voulez faire une belle balade, n’hésitez pas à « penser tout haut l’économie avec Keynes » (*). Vous y croiserez au fil des pages des célébrités de la pensée économique : suivant les côtés de la route, Smith, Schumpeter, Walras ou Marx et Polanyi, et bien entendu John Maynard Keynes dont vous emprunterez les pas. Vous y rencontrerez décryptés « les mystères du taux d’intérêt », de l’énigmatique « préférence pour la liquidité » ou du « miracle de l’intérêt composé », sans oublier l’incontournable « euthanasie des rentiers » dont vous avez beaucoup entendu parler, sans toujours vous interroger à leur propos.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 23 OCTOBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 23 octobre 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 23 octobre 2015. Et, vous verrez, le ton de cette vidéo est différent de celui des autres. Bon, j’ai déjà fait des vidéos où j’ai un ton grave, mais ici, j’aurai un autre ton : j’aurai un ton militant. Si vous avez regardé les vidéos que j’ai publiées, les centaines de vidéos que j’ai publiées ici le vendredi, le ton militant, ce n’est pas ce que je fais d’habitude. Je ne crois même pas avoir jamais utilisé le mot « militant » dans une vidéo.

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