L’actualité de la crise : Ô TEMPS, SUSPENDS TON VOL ! par François Leclerc

Billet invité

Déjà dépassés avant même d’avoir été appliqués, les accords du 21 juillet ont été ratifiés par le Bundestag sans donner lieu à un grand « ouf ! » de soulagement, les bourses continuant de manifester leur fébrilité devenue coutumière. La mise au point d’un plan A’ donne du fil à retordre et son approbation n’est pas gagnée d’avance, à suivre les méandres des débats allemands. De même que la renégociation de la participation des banques au second plan de sauvetage de la Grèce, qui suscite de fortes résistances des banques. Pour ne pas parler de la grande muette, la BCE, qui reste coite.

La dernière émission obligataire italienne a pourtant montré que les marchés ne sont pas revenus sur leur stratégie de la tension, faisant encore grimper les taux qui sont à la limite du soutenable. En Grèce, d’autres tensions sont à l’oeuvre, comme l’a illustré le très frais accueil réservé au retour de la Troïka. Une sorte de désobéissance civile se répand dans le pays, plus redoutable que les grands défilés sans lendemain. Enfin, l’échec de la privatisation du Loto espagnol – au vu du faible montant des offres – présage mal des ventes patrimoniales qui poussent comme des champignons en Grèce, en Espagne et en Italie, et qui sont destinées à accomplir ce que l’absence de croissance économique ne permet pas de réaliser : une augmentation des recettes de l’Etat pour rembourser la dette.

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LOGIQUE DE LA MACHINE ET LOGIQUE DU VIVANT, par Un Belge

Billet invité

On se souvient de la scène célèbre dans le film 2001 : Une Odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick : le superordinateur d’un vaisseau spatial en a pris les commandes et tente d’expulser dans l’espace le dernier astronaute vivant. Tout se passe froidement et en silence car l’ordinateur n’agit pas par vengeance, ambition ou cruauté : il a simplement calculé que le facteur humain était devenu un obstacle à la réalisation optimale de son programme.

Cette scène me hante depuis longtemps car elle révèle ce qui se joue aujourd’hui, à chaque seconde, non seulement dans l’espace socio-économique mais dans le cœur et le système nerveux de chacun d’entre nous : ce duel (à mort) entre la logique de la machine et la logique du vivant. Combien de fois par jour suis-je amené à vivre en tête-à-tête avec un programme, officiellement conçu pour m’offrir confort et liberté, mais dont je dois suivre à la lettre les instructions? Il ne s’agit pas seulement de mon ordinateur, de mon smartphone, de ma voiture, du distributeur de billets, ou de la caisse auto-scanning du supermarché. Il ne s’agit pas seulement des rendements planifiés et exigés par mon employeur ou mon client, de ma feuille de route, de mes prestations contrôlées en temps réel. Il s’agit aussi de moi-même, seul(e), face à mes propres programmes de production et de conformité, de moi-même, seul(e), face à mon propre manager intérieur, avide de résultats. Sachant parfaitement ces choses, pourquoi continuons-nous à les subir ?

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 30 SEPTEMBRE 2011

Achever le programme ultralibéral
Le trader Alessio Rastani
Comment on écrit un algo
La BBC et le Daily Telegraph

La « lettre secrète » de Mario Draghi et Jean-Claude Trichet adressée à Berlusconi

Mon échange avec Éric Woerth

Le billet de Nikademus

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COMMENT RECAPITALISER RÉELLEMENT LES BANQUES, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Où est le capital bancaire ?

BNP Paribas affiche actuellement une capitalisation boursière de 37 milliards d’euros pour 85 milliards de capitaux propres comptables ; Société Générale capitalise 15 milliards d’euros pour des capitaux comptables de 51 milliards ; Crédit Agricole capitalise 13 milliards pour 52 en comptabilité.

Le marché financier estime que les capitaux propres des banques sont notoirement surévalués. Une telle situation est significative d’une incongruité systémique : soit les règles comptables sont hors de la réalité objective, soit le marché est irrationnel. Soit encore les groupes bancaires sous-capitalisés vont éclater pour que les propriétaires du capital retrouvent au moins leur quote-part de l’actif net dans le prix de leurs titres.

Pour anticiper ce qui ne peut pas ne pas arriver et arbitrer les options latentes, il faut nécessairement se placer dans un cadre de raisonnement qui n’est pas le système actuel contradictoire en lui-même. La contradiction réside dans un prix du capital bancaire réellement dissociable de l’obligation effective des banques à rembourser l’intégralité de leurs emprunts.

L’actuelle impasse systémique n’est soluble que par le changement de paradigme monétaire. La transformation en monnaie de la mesure du crédit produite par les banques est nécessairement erronée quand la garantie comptablement affichée par les banques est capitalisée en dessous de son prix nominal par les créanciers des banques.

Si la régulation du crédit n’est pas une science exacte ni à l’échelle de l’emprunteur, ni à l’échelle d’une banque, ni à l’échelle du système bancaire mondial, la seule variable de compensation des erreurs d’anticipation du crédit est la parité réelle de la monnaie. La parité réelle des monnaies émises sur le crédit bancaire est la loi de transformation réciproque des dettes bancaires en capital bancaire.

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L’actualité de la crise : PAUVRES BANQUES, PAUVRES DE NOUS ! par François Leclerc

Billet invité

Ce n’est pas un métier que d’être banquier : passe encore d’être couvert d’opprobre et soupçonné de toutes les cupidités, mais il faut encore tenir la barque à flot !

Les temps sont durs. Ils exigent de trouver des capitaux pour renforcer les fonds propres, afin de satisfaire à la réglementation de Bâle III, ainsi que de se préparer en Europe à des défauts sur la dette souveraine, qui pourraient survenir un beau matin.

Les régulateurs en rajoutent, déterminés – en dépit de l’intense activité de lobbies qui viennent de connaître une rebuffade – à imposer à des établissements systémiques, dont la liste de 28 noms est tout à la fois confidentielle et secret de polichinelle, des contraintes supplémentaires de fonds propres. Qui a tenu à ce sujet le discours suivant : « J’observe une résistance de certains acteurs du secteur financier envers Bâle III. Et envers le traitement des banques systémiques. Pour moi, cela ne peut pas être plus clair : ce qui a été décidé est décidé » ? Ne cherchez plus, il s’agit de Jean-Claude Trichet, à l’occasion du dîner de gala de l’Eurofi, à Wroclaw, le 16 septembre dernier.

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« ALESSIO RASTANI N’EST PAS VRAIMENT TRADER ! »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Si, bien sûr qu’il l’est, mais quel extraordinaire acharnement depuis hier à vouloir prouver que ce trader n’en est pas véritablement un !

Nikademus en avait déjà proposé l’explication simple : « Disqualification : par ceux qui ont des raisons de faire croire que les marchés sont socialement utiles », mais il faut sans doute creuser davantage : il y a quelque chose dans ce que dit Alessio Rastani qui doit véritablement toucher une corde sensible chez pas mal de gens. Mais qu’est-ce que c’est ? La « révélation » que ce ne sont pas les gouvernements qui gouvernent mais Goldman Sachs ? Le fait que les spéculateurs se font de l’argent sur la destruction de nos systèmes économiques ? Le fait que les boursicoteurs participent à la curée et peuvent éventuellement même gagner gros ? Bof ! ce qu’il dit, je le répète ici depuis plusieurs années, et ça ne gène apparemment personne (personne n’a jamais suggéré par exemple que je n’étais pas vraiment blogueur 😉 ).

Non, ce qui gêne, et il faudrait même dire bien sûr « qui fait peur », c’est le fait qu’il vende la mèche, et qu’en vendant la mèche, il offre sur un plateau d’argent des arguments à ceux qui apparaissent comme ses adversaires : les gens qui critiquent en ce moment le comportement des milieux financiers avec une irritation croissante. Et ça, vendre la mèche, ça ne se fait pas, et surtout, ça ne s’explique pas. D’où la réaction : s’il a l’air de vendre la mèche, ce ne peut être que parce qu’il fait semblant de vendre la mèche et il est en réalité quelqu’un d’autre que celui qu’il prétend. Souvenez-vous de Warren Buffett déclarant : « Oui, il y a bien une lutte des classes, et c’est la classe à laquelle j’appartiens qui a gagné ! », la première réaction a été précisément celle-là : « Il ne peut pas véritablement vendre la mèche : soit il veut dire autre chose que ce qu’on croit l’entendre dire, soit il fait semblant ! »

Tant que les gens agissent dans le sens de leurs intérêts, rien de très neuf ne pourra jamais se passer : tout continue comme avant et les vaches sont toujours bien gardées. Mais quand ils cessent d’agir selon leurs intérêts, les certitudes se fissurent, les frontières se troublent, et les choses se mettent à véritablement changer.

Et c’est en réalité cela qui fait si peur à certains : si Alessio Rastani est vraiment trader et qu’il pense vraiment ce qu’il affirme devant les caméras de la BBC, alors, une conclusion s’impose : une véritable transformation s’est amorcée !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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EUROPE 1, À la une du web, jeudi 29 septembre à 20h50

Nicolas Carreau s’entretiendra avec moi du cas du trader Alessio Rastani.

Il est important de noter que l’intention de Nicolas Carreau était de s’entretenir avec Nikademus et que c’est ce dernier qui, étant indisponible ce soir, a proposé que je m’exprime à sa place. Je m’efforcerai de rendre justice à son billet : Le miroir de Dorian Gray.

Le podcast est ici.

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LE DÉBAT, Aider les financiers à devenir vertueux, N° 166, septembre-octobre 2011

Le numéro 166 de la revue Le Débat paraît aujourd’hui. Vous y trouverez aux pages 129 à 137, un texte intitulé : « Aider les financiers à devenir vertueux ». J’y explique que puisqu’ils n’ont pas encore pris conscience du bénéfice qu’il y aurait à le faire, c’est à nous de les aider en créant le cadre institutionnel qui leur permettra d’être vertueux sans faire automatiquement faillite s’ils décidaient de l’être.

Dans une revue d’un tout autre genre mais sur un sujet très proche : mon entretien sur quatre pages avec Philippe Nassif dans Technikart du mois de septembre : « Les financiers ont tué le capitalisme », aux pages 102 à 105.

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LE MIROIR DE DORIAN GRAY, par Nikademus

Billet invité

On nous dit que cela pourrait être un acteur, mais le fait même que le doute soit possible est significatif du discrédit généralisé à l’encontre de ce que font ces gens.

On nous dit que c’est un outsider, qui ne représente rien ni personne. Mais justement, seul un outsider pouvait dire cela, et pas un employé de banque qui serait viré dans la minute.

On nous dit que c’est un sociopathe ou un psychopathe, selon l’école psychiatrique dont on revendique l’autorité, mais cela ne résout pas la question. Est-ce que l’on n’a pas déjà montré sur le blog de Paul Jorion et depuis longtemps que tous les traders sont des sociopathes qui font précisément ce qu’il prétend faire ? C’est de cela dont ils doivent se défendre en général, et pas à propos de ce particulier là.

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L’actualité de la crise : POURQUOI FAIRE SIMPLE ? par François Leclerc

Billet invité

Plus que jamais règne une grande confusion ! À court terme, le déblocage des fonds destinés à empêcher que la Grèce fasse défaut reste en suspens. La bombe à retardement n’est toujours pas désamorcée. Le gouvernement grec affiche fébrilement la certitude que tout rentrera à temps dans l’ordre, mais la Troïka n’est toujours pas revenue à Athènes et son rapport, qui doit ou non permettre de débloquer l’argent, tarde d’autant.

Des rumeurs insistantes font état de la constitution en cours d’un front de sept pays (sur dix-sept) de la zone euro, emmenés par l’Allemagne, qui voudrait renégocier le plan de sauvetage de la Grèce, anticipant un rapport de la Troïka qui pourrait conclure qu’elle a besoin d’un financement plus élevé que prévu.

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LA VIE VA, par Jean-Pierre L. Collignon

Billet invité

La vie va ! Comme aime à le dire une mienne amie. Cette formule, on peut la prendre pour une manière de fatalisme ou comme l’expression de la banale surprise que constitue le fait d’être tout simplement au monde. La vie va ! Pour chacune et chacun, autour de chacun et de tous, oui, elle va, la vie et elle continue d’aller, il ne peut pas en être autrement. Il y a ces petits et gros scandales, qui font un petit bruit dans le vacarme dominant ; il y en a qui s’offusquent, qui hurlent et trépignent devant l’inaction des pouvoirs publics devant la misérable condition faite à ces gens, hommes, femmes et enfants venus d’ailleurs, expulsés d’un hall de gare vers un jardin public et pour qui, sûrement, la route risque encore d’être longue.

Il y a ces gens qui vont et viennent de nulle part et puis, les milliers d’autres qui savent où aller, qui ont leurs repères assurés, un toit où s’abriter et se réchauffer et qui devant le spectacle désolant de cet abandon, détournent le regard, pensent très vite à autre chose, se dépêchent pour aller chercher leurs gosses à l’école, rentrent chez eux préparer le souper ; et puis s’endorment devant leurs téléviseurs. Et moi, quand je me balade en ville, je me fais arrêter tous les cinquante mètres par des types dépenaillés, qui me demandent une pièce, ou une cigarette. Souvent je m’arrête, je sors de ma poche ce que je peux, je roule une clope et je l’allume pour celui-ci ou cet autre. Parce que sa mine me fait pitié. Et parfois, oui, parfois ils m’énervent, il y en a trop, je peux pas vider mes poches à chaque fois, je ne roule pas sur l’or, non plus, loin s’en faut.

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L’actualité de la crise : L’IMPENSABLE PLAN A’ SUR LE TAPIS, par François Leclerc

Billet invité

Si l’on doutait encore de la volée de bois vert reçue par les dirigeants européens à Washington en fin de semaine dernière, à l’occasion des réunions du FMI et de la Banque Mondiale ainsi que d’un G20 finance, il fallait écouter Barack Obama affirmant hier dans un forum de la Silicon Valley que la crise de l’euro « effrayait le monde » et Tim Geithner expliquer sur les antennes de la télévision ABC que « durant le week-end, ils ont entendu le monde entier [leur dire] qu’il faut s’assurer de faire tout ce qu’ils peuvent pour rassurer les gens… ».

Standard & Poor’s a apporté sa pierre en évaluant que l’on est près de la limite de ce que les Etats peuvent garantir financièrement via le FESF sans mettre en cause leur notation, une menace déguisée incitant à se tourner vers la BCE pour amplifier leur action.

En dépit du poids de ces amicales pressions, les contours possibles d’un nouveau dispositif de sauvetage du système financier européen sont tout juste identifiés, mais l’on en sait déjà qu’il devrait être tout autrement dimensionné financièrement que l’actuel FSEF, ou le prochain Mécanisme européen de stabilité (MES). Reste à ce qu’il voie le jour.

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C’EST LA RETRAITE PAR CAPITALISATION QU’ON ASSASSINE

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Il y a quand même quelques bonnes nouvelles dans l’actualité, et l’assassinat de la retraite par capitalisation fait partie de celles-là.

Oui je sais : la retraite par répartition est une malédiction dont nous accablons nos enfants, et les enfants de nos enfants, et ceci pour sept générations. C’est du moins ce que nous claironne le Ministère de la Propagande. Mais nous n’accablons nos descendants que pour une unique et simple raison : parce que la richesse créée par l’augmentation de la productivité des années récentes est confisquée dans sa quasi-totalité par les actionnaires des entreprises, sous forme de dividendes en hausse même en période de récession, et par les salaires toujours plus mirifiques des patrons de celles-ci. Remettons bon ordre dans tout cela et tout ira déjà beaucoup mieux.

Comme vous le savez, les compagnies d’assurance qui vous vendent de l’assurance-vie comptent sur 10% de gains annuels garantis sur leur portefeuille boursier, et sur les gras coupons de la dette publique des titres qui composent leur portefeuille obligataire.

Commençons par les gains à la Bourse et oublions-les : les Bourses sont désormais aux mains des ordinateurs et les gens normaux les ont désertées. Voici quelques chiffres récents : de juin à août, les OPCVM à l’échelle planétaire ont subi des retraits d’un montant équivalent à 68 milliards d’euros et de 18,5 milliards supplémentaires depuis le début du mois de septembre. Et pour ceux qui n’ont pas encore abandonné la Bourse, je ne vous apprends rien en vous disant que les cours y sont en berne.

Oublions ensuite les gras coupons de la dette publique : je vous épargnerai par charité chrétienne le rappel des épisodes précédents et l’opération « twist », « torsion », annoncée par M. Bernanke jeudi dernier ne va pas arranger les affaires. En deux mots, la Federal Reserve échangera la dette américaine à court terme en sa possession pour des obligations à long terme, ce qui fera en sorte que les compagnies d’assurance devront prêter pour une durée supérieure à cinq ans si elles veulent récolter un taux supérieur à… 1 % sur les sommes qu’elles avancent à l’État américain. Comment garantiront-elles un revenu décent à leurs assurés dans un contexte comme celui-là ? C’est la question que tout le monde se pose. Mystère et boule de gomme !

Indexer sa retraite sur les gains d’un tel casino ? « Nein, Danke ! » pour reprendre une expression historique aux anti-nucléaires allemands.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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