L’actualité de la crise : L’IMPENSABLE PLAN A’ SUR LE TAPIS, par François Leclerc

Billet invité

Si l’on doutait encore de la volée de bois vert reçue par les dirigeants européens à Washington en fin de semaine dernière, à l’occasion des réunions du FMI et de la Banque Mondiale ainsi que d’un G20 finance, il fallait écouter Barack Obama affirmant hier dans un forum de la Silicon Valley que la crise de l’euro « effrayait le monde » et Tim Geithner expliquer sur les antennes de la télévision ABC que « durant le week-end, ils ont entendu le monde entier [leur dire] qu’il faut s’assurer de faire tout ce qu’ils peuvent pour rassurer les gens… ».

Standard & Poor’s a apporté sa pierre en évaluant que l’on est près de la limite de ce que les Etats peuvent garantir financièrement via le FESF sans mettre en cause leur notation, une menace déguisée incitant à se tourner vers la BCE pour amplifier leur action.

En dépit du poids de ces amicales pressions, les contours possibles d’un nouveau dispositif de sauvetage du système financier européen sont tout juste identifiés, mais l’on en sait déjà qu’il devrait être tout autrement dimensionné financièrement que l’actuel FSEF, ou le prochain Mécanisme européen de stabilité (MES). Reste à ce qu’il voie le jour.

Il est question d’un à deux milliers de milliards d’euros, qui ne se trouvent pas sous le sabot d’un cheval. C’est le montant qui doit être réuni pour sauver l’euro, si l’on veut pouvoir faire face à l’exigence absolue : éviter à tout prix que l’Italie et l’Espagne n’entrent dans la zone des tempêtes, une fois un défaut grec écarté. Pour leur permettre de se soustraire d’une manière ou d’une autre aux tenailles des marchés, tout en renforçant parallèlement les banques qui font face à des menaces oubliées dans le plan de charge. Car, au passage, le secteur bancaire européen bénéficierait à retardement de l’équivalent du TARP, ce plan de 700 milliards de dollars, dont son homologue américain a profité dès septembre 2008 et qui n’a que trop tardé. Dès que les accords du 21 juillet seront ratifiés, le FESF pourra engager ce volet.

Les mécanismes permettant de lever de tels fonds sont à l’étude. Ce n’est pas tant leurs caractéristiques techniques qui posent problème mais plutôt les difficultés politiques qu’ils représentent et l’évaluation de leur futur accueil par les marchés, qu’il faut cette fois-ci convaincre une fois pour toutes. De plus, une chose est que les dirigeants européens soient maintenant lancés et décidés à changer de braquet, autre chose est qu’ils parviennent à se mettre d’accord entre eux dans des délais désormais très courts, d’ici à début novembre pour le G20. La pratique systématique du double langage rend à cet égard difficile l’appréciation de ce qui divise et de ce qui pourrait unir. La ratification par le Bundestag dans deux jours de l’accord socle du 21 juillet prioritaire dans l’immédiat n’arrange rien, car il ne faut pas effaroucher les députés allemands… Chut !

Incités à se faire violence, la coalition allemande et la BCE sont en sous-main à la recherche du montage le plus indolore possible et les discussions vont bon train, depuis la descente de l’avion de Washington. De nombreuses options sont à l’étude, depuis une garantie par le FESF des pertes sur les achats des obligations de l’Italie et l’Espagne, à concurrence d’un certain pourcentage, jusqu’à l’intervention sur le marché secondaire obligataire sans limite par les BCE. Options intermédiaires : la garantie des pertes éventuelles de la BCE par le FESF, ou la création accélérée du Mécanisme européen de stabilité (MES) qui sera financièrement plus solide, reposant sur des apports en capital plus importants et moins de garanties. Nous ne manquerons pas d’y revenir et d’informer nos lecteurs quand le paysage sera un peu éclairci. En attendant, comme dans une bibliothèque, le silence est de rigueur pour ne pas troubler ceux qui travaillent.

Mais la nouvelle problématique qui s’esquisse appelle à la réflexion, une fois constaté – et enfin admise – l’ampleur des dégâts à réparer, ainsi qu’enregistré que le FMI, pas plus que le FESF actuel, n’est financièrement dimensionné pour y faire face, en dépit du renforcement de ses fonds qui est en cours. Par la force des choses, la voie choisie est donc européenne, ce qui impose un montage consanguin, dont on connaît les risques.

Ainsi, en admettant qu’une heureuse issue intervienne, et qu’un refinancement d’une partie de la dette publique et privée y fasse suite, on s’intéressera à ce qui en résulterait pour la BCE. Si elle devait intervenir pour soutenir le FESF – une fois une licence de banque acquise par celui-ci – la banque centrale prendrait en contrepartie en garantie des obligations souveraines. Cela reviendrait, est-il souligné par les mauvais esprits, à en faire une très grosse bad bank. La Fed s’est prêtée à ce rôle en achetant des quantités de titres adossés à des crédits hypothécaires et de dette souveraine, mais le reproduire, même indirectement, serait pour la banque centrale européenne une véritable transgression.

Elle remplit déjà un peu ce rôle, en ne regardant sans doute pas toujours de trop près la qualité des actifs qu’elle prend en garantie, mais il s’agirait cette fois-ci de procéder en grand, en très grand. Un gros défaut qui explique que d’autres solutions sont activement recherchées. On voit toutefois mal comment la BCE pourrait ne pas être partie prenante du nouveau mécanisme étudié, étant donné les sommes en jeu, car les marchés se prêteraient difficilement à de nouvelles simagrées.

Être le sauveur à un prix qui aura une réciprocité, à chercher sur le terrain de la bonne gouvernance de l’Europe. Herman van Rompuy y œuvre activement dans la coulisse, tentant de lier un solide dispositif à la perspective d’une émission ultérieure d’euro-obligations quand il sera opérationnel. La nécessité de la révision du Traité de Lisbonne hante toutefois ce dossier, car elle est considérée comme à très haut risque.

Une prédiction peut être tentée sans par contre prendre exagérément de risque : plus il va être tenté de prendre en compte toutes les contre-indications politiques des options du nouveau dispositif, plus son montage final retenu va être tarabiscoté et fragile !

De son côté, la dette américaine va refaire couler prochainement beaucoup d’encre (une expression désuète qu’il faudrait peut-être abandonner). L’opération « Twist » de 400 milliards de dollars que la Fed vient de décider correspond à un réaménagement de son portefeuille de titres de la dette américaine. Elle a pour objectif déclaré de faire baisser les taux des obligations longues, afin d’abaisser le coût du crédit aux entreprises et aux particuliers – qui y est indexé ou en résulte, le crédit hypothécaire en particulier – et de favoriser ainsi la relance. Vu son précédent, qui date de 1960, des miracles ne peuvent cependant pas en être attendus, ce qui laisse supposer que cette mesure poursuit en réalité un autre objectif.

On peut ainsi émettre l’hypothèse qu’il s’agit de suppléer à une demande insuffisante pour les obligations longues, constatée ou à venir, les investisseurs américains ayant de tout temps préféré les maturités courtes et les étrangers pouvant se détourner des longues, auxquelles ils ont de longue date souscrit. Même si, aujourd’hui, les titres de la dette américaine sont une valeur refuge et leur taux à la baisse, en raison de la demande crée par la crise européenne. Or, les obligations longues ont comme avantage par rapport aux courtes de mieux préserver le roulement de la dette américaine des aléas du marché, qui pourrait se retourner et accentuer la crise de la dette américaine si les taux grimpaient. Réaménager le portefeuille de la Fed, c’est donc permettre au Trésor de poursuivre le renforcement de la dette déjà engagé par ses soins, en accroissant sa maturité moyenne, dans la crainte d’un avenir difficile.

De fil en aiguille, cela induit l’idée que si l’acte II de la crise a commencé en Europe, l’acte III pourrait débuter ainsi aux Etats-Unis, une fois de plus sans attendre la fin du précédent, les marchés en venant à s’intéresser de plus près à la question. La dégradation de la note américaine n’a certes pas produit d’effets – à nouveau en raison de la crise européenne – mais ce pourrait n’être que partie remise.

La dette publique a cet inconvénient d’être très visible et aisément chiffrable, tandis que la dette privée est plus souterraine, compagne attitrée de produits financiers douteux dans des marchés opaques. Elle offre donc une cible de choix, des deux côtés de l’Atlantique.

La crise en cours dans le monde occidental peut se résumer dans sa manifestation principale à celle d’un désendettement impossible : la dette accumulée est trop importante pour être résorbée dans le cadre de l’économie réelle, encore moins avec la croissance atone de prévue. Il n’y a donc que deux issues : soit un montage financier qui finance son roulement et repousse le problème en l’étalant, soit sa restructuration, dont les milieux financiers ne veulent pas plus que de la relance de l’inflation.

A chacun sa dette et son fardeau, les Américains ont celui du crédit hypothécaire, qu’ils n’ont que très partiellement vendu aux banques européennes et que la Fed et le Trésor financent forcés et contraints, sans qu’aucun signe tangible de renaissance du secteur ne soit discernable. Les Européens tentent quant à eux d’être à l’avant-garde, en expérimentant dans leur contexte la première solution : un montage financier que l’on peut déjà qualifier d’acrobatique. Les américains ont via la Fed acheté pour 2.300 milliards de dollars un mixte d’obligations de l’Etat et de titres émis par Fannie Mae et Freddie Mac – et ce n’est pas nécessairement fini, aux dernières nouvelles – s’accrochant à leur privilège monétaire qui remplit encore cette fonction, mais pour combien de temps ?

Que ce soit à froid et au terme d’une transition ordonnée, comme le voudraient les Chinois, ou à chaud et dans la crise, en dépit des manoeuvres américaine pour le retarder, cet artifice ne pourra pas être préservé en raison du basculement économique irréversible que connaît la planète. Quant à elle, la crise américaine de la dette progresse à son rythme, ce qui ne l’empêche pas d’être inéluctable ; elle est facilement susceptible de connaître de nouveaux et brusques accès de fièvre, comme il en est craint dans le secteur du crédit commercial immobilier.

Mais n’anticipons pas le début de l’Acte III, il y a déjà fort à faire avec l’acte II !

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123 réflexions sur « L’actualité de la crise : L’IMPENSABLE PLAN A’ SUR LE TAPIS, par François Leclerc »

  1. ils assurent en europe,pas de soucis tout va bien se passer!Mais tout de meme 2 milliards d’euro meme sous le sabot d’un percheron…

  2. Bonjour,

    J’ai du mal à comprendre une chose. On nous explique que les états sont en faillite, que les banques ne valent guère mieux et que l’on songe à un plan qui injecterait entre 1 et 2 milliers de milliards d’euros dans le système …
    Mais, si plus personne n’est solvable, d’où peut bien venir cet argent ???
    On parle beaucoup de la BCE, s’agirait-il de création monétaire comme l’a fait la FED avec les différents plans de « quantitative leasing » ???
    Dans ce cas, ne s’agit-il pas de lancer la machine inflationiste pour alléger la dette ???

    Excusez les questions d’un béotien qui cherche à comprendre …

    Bonne journée

    Marc

    1. Ils vont expliquer que c’est une arme de dissuasion massive, destinée à ne pas servir  ! Ce raisonnement a déjà servi lors de la partie précédente, qui a été perdue, alors on augmente la mise, pour voir.

      D’où va venir l’argent  ? C’est tout l’objet du montage financier en cours de discussion de le déterminer. Il ne peut venir, s’il doit être posé sur la table, que des Etats, via le FESF, et/ou de la BCE…

      Quand au risque d’inflation, il est relatif  : les gigantesques sommes engagées par la Fed se sont perdues dans les sables, éloquente illustration de la trappe à liquidité de Keynes.

      1. « les gigantesques sommes engagées par la Fed se sont perdues dans les sables, éloquente illustration de la trappe à liquidité de Keynes. »

        on ne doit pas avoir la même définition des sables…

        Extrait du dernier PPI
        Change in finished goods from 12 months ago (unadj.)
        2010 Aug. Sept.Oct. Nov. Dec. 2011 Jan. Feb. Mar.Apr.(1) May(1) June July Aug.
        3.9 4.3 (r)3.4 3.8 3.6 5.4 5.6 6.6 7.3 7.0 7.2 6.5

        On est à 7% d’inflation annuelle sur les produits finis… Eloquente illustration du principe énoncé par Jean Bodin dans son « Paradoxes de M. de Malestroit touchant le fait des monnaies et l’enrichissement de toutes choses »

      2. Voici les derniers chiffres du Producer Price Index (PPI) du Bureau of Labor Statistics américain, dans leur totalité.

        Ils montrent que c’est le prix de l’énergie qui est de loin la cause de l’augmentation des prix. Pour évaluer la montée de l’inflation, les économistes utilisent généralement ce qu’ils appellent l’inflation sous-jacente, dont les fluctuations des prix de l’énergie et des produits alimentaires sont exclues.

      3. Donc nous corrigerons votre phrase

        Quand au risque d’inflation, il est relatif : les gigantesques sommes engagées par la Fed se sont perdues dans les sables, éloquente illustration de la trappe à liquidité de Keynes

        en

        Quand au risque d’inflation, il est relatif en fait il n’apparaitra pas dans les statistiques : les gigantesques sommes engagées par la Fed se sont perdues dans le pétrole et la nourriture qui ne sont pas pris en compte, éloquente illustration de la stupidité des banques centrales rendant plus cher les matières premières nécessaires à l’activité économique et ne prenant pas en compte deux éléments essentiels de l’activité humaine.

      4. Je crains que vous n’ayez pas une vision très claire des raisons spéculatives de l’augmentation des prix du pétrole et des matières premières alimentaires !

      5. @Hatoup

        Et lors de la grimpette record des matières premières en 2006/2007 jusqu’aux 145 $ le baril de WTI début 2008, avec des taux Fed remontés à 5.25 % sur la même période, contre encore 1 % seulement en 2004, avec un baril entre 30 et 40 $ ? c’était aussi dû aux QE de la Fed ? Pas besoin des QE de la Fed pour spéculer.
        Rangez votre Bodin…

      6. Excusez d’insister François Leclerc mais je suis comme Marc, je me pose exactement la même question et votre réponse met ma logique en défaut : de deux choses l’une, ou bien les 2000MM€ viennent des États, c’est à dire que ces mêmes États n’ont pas besoin d’emprunter (la BCE fait tourner la planche), ils ont cet argent (1ère faille dans ma logique car en fait ils sont exsangues non ?), ou bien ils viennent des marchés mais alors où sont ces 2000MM€ aujourd’hui ? Les marchés ne vont pas les inventer, les trouver sous les sabots d’un cheval comme vous dites (2ème faille dans ma logique).

      7. @vigneron

        Les mêmes causes produisent les mêmes effets…
        L’évolution de la masse monétaire était impressionnante durant cette période. prenez les statistiques de l’évolution de M3 en Europe de cette époque (pour les USA vous ne trouverez pas cet indicateur… Celui ci étant susceptible de faire trop peur…). Vous allez tomber sur le cul.

      8. @ Didier

        Ce ne sont pas les liquidités qui manquent sur les marchés, le problème c’est leur affectation !

      9. Commenter des chiffres « café du commerce » ça fait passer le temps mais ne sert pas à grand chose. 2 trillards d’euros, ben voyons, avec des rumeurs aussi débiles je comprends pourquoi les bancaires viennent de nous faire un triple salto et pourquoi Wolfgang Schäuble a envoyé Obama se faire cuire un oeuf. Les rumeurs sont repris en boucle pour faire du scoop à mèmère, il n’y a pas que le marché action qui soit devenu le foutoir, la presse devient vraiment un sac à m…
        Pour ce qui est du PPI il faut faire très attention Mr Leclerc car si l’on retient la mesure de l’inflation avec les outils de l’époque, l’inflation actuelle aux USA est de l’ordre de 10%. Les indices mesurant l’inflation ont changé sous l’ère Reagan pour masquer la hausse de l »inflation liée à la dérégulation de la finance qui a vraiment commencé à cette époque et donc à l’augmentation des masse monétaires en circulation induites.
        Le site ShadowStats continue à calculer l’infaltion avec les anciens indices, le patron de Wal-Mart l’a encore récemment confirmé, QE2 a créé bien de l’inflation sur les prix américains et les petites gens en prennent plein la tête.
        Prenez le temps de lire cet article de CNBC :http://www.cnbc.com/id/42551209

      10. Une question, faussement naïve, mais malgré tout, une vraie question :

        On répète ad libitum, ad nauseum que l’économie « casino » de la bourse et des marchés financiers en général brasse des sommes astronomiques qui ne correspondent à rien de matériel, de réel comme des hangars de billets de banques ou de lingots d’or (ou autre matière représentant la valeur monétaire concernée). On explique depuis toujours qu’il s’agit de simples écritures, que ce vaste marché est (en grande partie) virtuel.

        Pourquoi les fonds de sauvetage, ou autres ne représenteraient-ils pas eux aussi de simples écritures qui, même en cas d’écroulement et donc d’utilisation de ces fonds, demeureraient des écritures, positives, qui iraient contrebalancer d’autres écritures devenues, elles, négatives ?

        Pourquoi faudrait-il décaisser, ou plutôt matérialiser dans la réalité les écritures de ces fonds par de l’argent ou tout autre élément de l’économie réelle, ce qui impliquerait alors, de fait, la nécessité de ponctionner cette richesse quelque part (généralement toujours chez les mêmes cochons payeurs) ?

        Pourquoi ces fonds de sauvetage ne pourraient-ils pas être – et demeurer – aussi virtuels que les marchés qui jouent avec tout ce bazar ?

        Après tout, imaginons que, en même temps, tous les investisseurs sur les marchés financiers exigent de retirer leurs billes, de re-matérialiser le n’importe quoi qui dérive dans cette soupe opaque… Tout s’effondrerait immédiatement, non ? On se trouverait face à une absurdité et une impossibilité. Donc cela ne se passe pas, ne se passera jamais. Parce que je suppose que les « initiés », les gens du milieu savent quelles règles non dites et non écrites ils doivent respecter pour que le jeu de dupes, pour que le tour de prestidigitation continue à fonctionner, pour que le public continue à y croire et à applaudir. Donc, si eux le font, pourquoi les états ne le feraient-ils pas ? Pourquoi n’imposeraient-ils pas que la même mascarade puisse s’appliquer à eux aussi ?

        Bref, si je résume ma pensée : pourquoi ne peut-on pas tricher aussi allégrement – ou vivre dans l’irréel et le vitruel – quand on est un état (ou un ensemble d’états) alors qu’on le peut pour le reste ? Et qu’est-ce que cela nous indique par rapport à la question « mais pour qui – pour quoi – roulent les dirigeants de nos pays – que, accessoirement, nous élisons et qui sont censés servir l’intérêt de leurs populations (certains étant d’ailleurs étiquetés « socialistes » comme en Espagne ou au Portugal ou auparavant au Royaume Uni) ? »

    2. « les gigantesques sommes engagées par la Fed se sont perdues dans le pétrole et la nourriture qui ne sont pas pris en compte, éloquente illustration de la stupidité des banques centrales rendant plus cher les matières premières nécessaires à l’activité économique et ne prenant pas en compte deux éléments essentiels de l’activité humaine. » Mais…cela va à l’encontre de la politique des Etats-Unis, non?

  3. @François :
    Il me semble que vous faites le lien entre le ‘twist’ et la possible cata du crédit immobilier commercial US. Qui doit advenir en 2012, si je ne Mabuse …
    Réaménagement du portefeuille signifie ainsi ‘faire de la place’ pour les petits nouveaux, qui feront leur rentrée en 2012.
    La Fed, telle la maitresse d’école prévoyante, a donc prévu quelques bancs au fond de la classe.
    Mais 400 milliards, vraiment, de qui se moque-t-on ?
    A peine de quoi faire assoir un ou deux élèves supplémentaires …

    1. Hhmm… Zébu.
      Vu les gigantesques pertes par « actifs devenus magiquement foireux », il faudrait déjà quelques dizaines de milliers de milliards JUSTE pour maintenir à flot les élèves présents.

  4. « La crise en cours dans le monde occidental peut se résumer dans sa manifestation principale à celle d’un désendettement impossible : la dette accumulée est trop importante pour être résorbée dans le cadre de l’économie réelle, encore moins avec la croissance atone de prévue. Il n’y a donc que deux issues : soit un montage financier qui finance son roulement et repousse le problème en l’étalant, soit sa restructuration, dont les milieux financiers ne veulent pas plus que de la relance de l’inflation. »

    Bon résumé d’un article, d’une série d’articles flashant le désastre en cours.

    J’ajouterais que je n’en ai rien à cirer, moi qui ne suis ni politique à valise, ni journaliste suceur, des desiderata de types qui n’ont jamais rien foutu de leur vie et s’engraissent sur le dos des gens. Je trace à gros traits saignants le portrait des banquiers et gros actionnaires privés, dont la naissance est coiffée et qui ont toujours traversé la vie avec un bel air-bag d’euro, il suffit de lire « Les grandes fortunes » de Pincon-Charlot, pour s’en convaincre.
    J’aurais même quelque plaisir à leur casser quelques dents si l’occasion m’était offerte, tant leur existence est une offense à la minimale décence, et leur activité un cancer pour la démocratie.

    Cerise sur le gâteau.
    Ces individus foutent le feu à la planète en boostant la « valeur  » des armes, tuent des populations entières en boostant les « valeurs » alimentaires et espèrent tous la catastrophe – car le marché vit de la catastrophe, de l’agitation angoissée qui jette en haut et en bas les cours, comme l’a expliqué Paul Jorion – ma non troppo, pour « acheter au son du canon, vendre au son du violon ».
    Néanmoins, il serait des juges respectables, avisés, définitifs, devant lequel les Etats et leurs citoyens doivent s’agenouiller encore, rendre des comptes.
    Mieux, remplir leur coffres sans fond, cette fois quelques MILLIERS DE MILLIARDS !

    Et tout un tas de type soi-disant critiques, journalistes, essayistes, et autre je me la pète-en-niste, opinent gravement devant la bête, bave aux lèvres et les montagnes d’euros qui s’avancent, tandis que nous nous crevons debout de ruine, famines, massacres, dictatures et toutes les jolies conséquences générés par ces prétendus juges surtout partis.

    A venir, pour que la planète ait un à venir, un tribunal pénal international destiné à juger les crimes des patrons de presse. Ils viendront d’abord croupir en geôles infectes et puantes avec leurs petits camarades représentants et autres véroles bancaires.
    Dans dix mille ans.

    1. Tout cela, c’est juste des chiffres.
      Si demain, l’Europe et les USA décidaient d’annuler les dettes, les compteurs seraient remis à zéro.
      Ca entrainerait bien des faillites privées et des nationalisations, ca provoquerait la fureur des investisseurs privés ou étatiques, avec risque de guerre, mais ca ne changerait pas la face du monde et encore moins la planète.
      La finance, c’est juste un jeu à somme nulle entre humains.
      je gagne, tu perds.
      je travaille pour toi, tu me paies.
      je fabrique, tu achètes.
      je produis, tu consommes.

      les fondamentaux resteront toujours présents.
      quant aux politiques, il faut bien qu’ils se donnent des grands airs et paraissent importants.
      mais tout le monde sait qu’au mieux, ils ne servent à rien, au pire, ils sont nuisibles.
      la belgique n’a pas de gouvernement depuis des mois.
      et elle ne s’en porte pas plus mal.

      1. Bien d’accord avec toi, la Comedia del Arte fonctionne au taquet, sauf que les bateleurs authentiques s’appuient sur le talent, le travail et l’intégrité.

    1. @ Werrebrouck,

      Bonjour,

      Excellent article, qui a toute sa place dans la partition serrée en cours, si l’on peut dire.

      Mérite amha une place en billet à part entière.

      Merci bien

      Pink Floyd Money Original Video 1974
      http://www.youtube.com/watch?v=yr3Qgbk-gBQ

      @ François,

      Elastique, fondue, elle fait sauter l’enfant-monde à la corde raide de son tourbillon hypnotique ?

      saut à la corde
      http://www.youtube.com/watch?v=anesFp-HreM&NR=1

      Sofia a la corde a danser
      http://www.youtube.com/watch?v=fTuFq0RRG7g&NR=1

  5. Dites-moi, ne vaut-il pas mieux acheter du métal précieux au lieu de payer un impôt qui ira in fine dans la poche d’un spéculateur? (désobéissance + sauvegarde personnelle)

    1. L’or c’est pô propre. Et la bulle vient d’éclater. Surtout n’en achetez pas malheureux! En plus vigneron va vous exploser en plein vol, vilain capitaliste.

    2. Et pourquoi du métal précieux? Il n’y a rien d’autre à acheter, dans le genre utile et intelligent? Les gens n’ont vraiment aucune imagination!

    3. l’or, l’argent et le platine sont des valeurs refuge, hors marché, hors compte bancaire.
      Peu importe la valeur monétaire, à la hausse, à la baisse, le cours ne tombera jamais à zéro (à la différence d’une entreprise, d’une maison, d’un billet de banque qui peuvent tomber à zéro)

    4. Et il est étonnant que ce qui choque dans ce que j’écris soit le métal précieux et non mon refus de payer l’impôt!

      1. Si vous pensez qu’on vous a attendu pour ça, c’est que vous n’avez vraiment aucune imagination.
        A votre avis, combien de français vivent en marge du système, en développant toutes sortes de stratégies, pour échapper à l’impôt et à bien d’autres tracasseries étatistes?

    1. article ci-dessus :

      « Déclaration solidaire de Occuper Wall Street

      N’importe qui tenant les yeux ouvert sait que le gangstérisme de Wall Street — des institutions financières en général — a causé des dégâts graves à la population des États-Unis (et au monde). Et devrait aussi savoir à quel point ce faisant il s’est accru en plus de 30 ans, en même temps que leur pouvoir dans l’économie a radicalement augmenté et leur puissance politique avec. Cela a mis en mouvement un cycle vicieux [3] qui a concentré une richesse immense et avec elle le pouvoir politique dans un secteur minuscule de la population, une fraction de 1%, tandis que le reste devient de plus en plus ce qu’on nomme parfois « un précariat » [4] — qui essaie de survivre dans une existence précaire. Aussi, ils effectuent ces vilaines activités dans une impunité presque complète — pas seulement qu’elles soient trop grandes pour échouer mais encore « trop grandes pour la prison ». [5]

      Les protestations honorables et courageuses en cours à Wall Street [6] devraient servir à porter cette calamité aux yeux du public, aboutir à des efforts consacrés à la surmonter, et installer la société sur une voie plus saine.
      Speak out in support of Occupy Wall Street

      Anyone with eyes open knows that the gangsterism of Wall Street — financial institutions generally — has caused severe damage to the people of the United States (and the world). And should also know that it has been doing so increasingly for over 30 years, as their power in the economy has radically increased, and with it their political power. That has set in motion a vicious cycle that has concentrated immense wealth, and with it political power, in a tiny sector of the population, a fraction of 1%, while the rest increasingly become what is sometimes called “a precariat” — seeking to survive in a precarious existence. They also carry out these ugly activities with almost complete impunity — not only too big to fail, but also “too big to jail.”

      The courageous and honorable protests underway in Wall Street should serve to bring this calamity to public attention, and to lead to dedicated efforts to overcome it and set the society on a more healthy course.
      Noam Chomsky (26 septembre 2011)

      *

  6. Comment est il possible de ressortir du chapeau les montants évoqués ? On ne parle presque pas de l Angleterre alors que c est à mon sens une bombe à retardement .
    Merci de m’éclairer

  7. « Tout de suite ce n’est pas demain  ! », tel est le clair signal que les marchés viennent d’envoyer à la faveur de deux émissions obligataires à court terme de l’Italie et de l’Espagne, dont les taux ont bondit.

    1. Ah pardon, j’ai cru lire dans un premier temps ‘blondi’.
      Comme les blés.
      La saison des moissons, c’est tous les jours, sur ‘les marchés’.

  8. Conserver le statu quo, quitte à acroître la précarité… Tel est au fond l’objectif de tous ces biens pensants, qui, à tout prix, veulent toujours manger dans leur vaisselle en argent.
    On peut toujours arguer d’un plan de sauvetage, avec des termes techniques et des cravates bien repassées… La chose est pourtant simple comme bonjour; et tout ce petit monde le sait… Mais c’est aussi tout ce petit monde qui a le plus à perdre, car de ce système, ils ont tout raflé.

      1. La vaisselle et les couverts en argent, c’est excellent pour la santé : les propriétés bactéricides de l’argent ne sont plus à démontrer. En plus, vous ferez du bien au trou de la Sécu! 😉

  9. si je comprends bien,on met quelques milliards par un montage financier habile ( ?? ),effet de levier assuré ,on monte a quelques centaines de milliards ,transformant au passage la B C E en un gigantesque  » hedge fund  » … et la suite ??

    1. « Effet de levier »… On l’entend à tout bout de champs, cette expression…A en faire perdre la tête d’une vache, qui ne demande qu’à brouter paisiblement.
      Comme si, par un savant processus, la dette des états se transformerait en un fêtu de paille!

      Avec les bulles et les coups de rabot, on pourra mélanger le tout et faire du gruyère! Bien sûr, seul un éléphant rose pourra le manger.Ou faudra demander à nos spécialistes comment le croquer sans se casser les dents 🙂

  10. et que fait on de dexia ?? ses actifs toxiques représente 1/3 de la grece ?
    120 millards de actifs toxique, c’est vraiment monstrueux.

    Selon Les Echos, la banque, dans la tourmente depuis 2008 et la crise des subprimes, envisagerait la vente de 20 milliards d’euros d’actifs toxiques sur les 120 qu’elle possède encore. « Les banques ont du mal à emprunter sur le marché interbancaire, notamment Dexia qui ne peut pas se refinancer. Donc la banque franco-belge est obligée de vendre pour continuer à exister », explique Philippe Herlin, chercheur en finance auprès du Conservatoire national des arts et métiers. En clair, l’établissement franco-belge doit amasser rapidement des liquidités pour éloigner la menace d’une faillite et continuer d’assurer son fonctionnement.

  11. Quel sera donc dans quelques mois le sentiment que laissera ce 3em épisode d’incroyable acharnement médiatico-politico-financier sur l’eurozone ?
    L’euro, responsable de tous les maux de la terre, du chômage, de la pauvreté, des inégalités… et pas qu’en Europe messieurs dames, dans le monde entier !
    Mais oui, la redistribution sociale est tellement mieux conçu chez les anglo-saxons, écoutons les, inclinons nous devant l’objectivité de leurs experts et médias, WSJ et FT en tête, l’euro c’est le passé !
    Oh quelle coïncidence, cette 3em crise vient juste derrière l’abaissement du triple A des US et masque totalement non seulement les conséquences des magouilles de la FED mais aussi la faillite de la politique d’austérité du Royaume Uni qui ne peut plus s’en sortir autrement qu’en faisant à nouveau chauffer la planche à billet de sa petite devise qui se porte pourtant comme un charme.
    Ah, la situation de l’euro effraye le monde entier, si Obama et Tim Geithner, 2 des plus grands promoteurs de l’oligarchie financière, le clament haut et fort, c’est que c’est surement la vérité, faisons leur confiance !
    Un acte 3 sur la dette US ? Mais non voyons, il n’y a que des problèmes en zone euro, tout le monde le sait bien.

    1. La prestidigitation au niveau de l’économie mondiale.
      Joli!
      Une main malade mise en lumière pour soustraire aux regards une seconde main carrément gangrenée.

  12. je viens d’entendre sur bloombeg tv que la cour constitutionnelle allemande veut un referendum pour permettre l’elargissement du FESF.

    c’est mal parti pour de plan.
    les allemands voteront contre.

    1. enfin on demande leur avis au peuple!
      il faut immediatement un referendum européen pour ou contre cette europe la
      je pense que la reponse ne ferait pas un pli

    2. http://www.liberation.fr/depeches/01012362313-dette-les-problemes-europeens-pas-la-cause-des-problemes-americains

      « BERLIN (Allemagne) (AFP) – Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a qualifié mardi d' »idée stupide » l’hypothèse d’un renflouement du fonds de secours de la zone euro, estimant que cela « n’avait pas de sens ».

      Visiblement remonté, il a aussi vertement rétorqué à ses partenaires et notamment au président américain Barack Obama qui avait critiqué la lenteur des Européens à résoudre la crise qui secoue la zone euro.

      « Contrairement à ce que pense (Barack) Obama, je ne pense pas que « les problèmes de l’Europe soient la cause des problèmes des Etats-Unis », a déclaré M. Schäuble, renvoyant Washington à ses propres déficits et à son chômage qui stagne.

      Il n’a pas épargné non plus la Commission européenne dans ses critiques. »

      à l’expat
      27 septembre 2011 à 15:29

      « enfin on demande leur avis au peuple!
      il faut immediatement un referendum européen pour ou contre cette europe la »
      « referendum européen », c’est à dire? Dans toute l’UE?, dans chaque pays? avec un taux moyen?, un taux minimum par pays?, un veto (unanimité requise) par pays? Avec quel(s) « plan(s) B »?
      Sachant que cela a déjà été fait (propagande+nouveau referendum voire passage à l’assemblée si nécessaire) au sujet du traité de lisbonne…

      « je pense que la reponse ne ferait pas un pli ». Même en mettant ces petits tracas de coté, il y a le cas Barrosso : personne n’en voulait plus (même au conseil, c’est dire…), mais on a eu barrosso II, avec plus de pouvoir que jamais (suite au traité de lisbonne)…
      En d’autres termes, vu les conditions historiques, une « autre europe » est elle possible? (à part l’idée de la monnaie commune (dont cependant les marchés et les politiques ne veulent pas : très large consensus là dessus des « élites »), je doute… Si tous ces fervents fédéralistes bloquent sur autre chose que le marché unique (100% libéral donc sur le principe), ce n’est pas sans raison, et pour l’instant le peu d’accords politiques trouvés est sur le retrait de l’état de la vie économique et politique (sauf armée et police).
      Vu les conditions juridiques (si on reste dans le droit : via des mouvements révolutionnaires, pourquoi pas (mais aussi, pourquoi? la révolution, c’est rapidement l’aventurisme)), c’est une certitude. Sauf un accord au conseil (à l’unanimité) (j’ai entendu chouard parler de triple unanimité, à vérifier, mais auquel cas : même avec un accord solide et durable au conseil, ce sera très peu probable).

  13. Nous allons bientôt assister à ce que Freud appelait « le retour du refoulé » ou pour Lacan « l’irruption du Réel » même si pour l’instant le flot de fausses informations ou informations comptables biaisées permettent encore de retarder cette échéance.
    Qu’est-ce que cela signifie: la fin d’un système de prédation et l’émergence d’un nouveau paradigme ou l’accélération pour les pays riches d’une dégradation générale du niveau de vie comme l’expérimentent les grecs depuis 2008?

  14. Je crois avoir trouvé l’origine de la rumeur (si c’est bien liesman qui a lancé cette rumeur) :

    « LIESMAN: MANDY, THANKS VERY MUCH. CNBC HAS LEARNED FROM A TOP EUROPEAN FINANCIAL OFFICIAL ABOUT A DETAILED PLAN THAT IS CURRENTLY IN THE WORKS ON

    LEVERING THE MONEY FROM THE EUROPEAN FINANCIAL STABILITY FACILITY.

    THE PLAN WOULD USE AS WE UNDERSTAND IT SOME OF THE EFS MONEY TO SHORE UP BANK CAPITAL VERY SIMILAR TO A TARP.

    NOW THE VERY NEW PART THAT WE ARE HEARING IS THAT

    THE PLAN WOULD ALSO USE SOME OF THIS MONEY AS SEED MONEY FOR A EUROPEAN INVESTMENT BANK THE EIB IS A BANK THAT IS OWNED BY THE MEMBER EUROPEAN GOVERNMENTS THAT DOES RECONSTRUCTION PROJECTS. NOW UNDER THE PLAN THE EIB WOULD FORM A SPECIAL PURPOSE VEHICLE AN SPV

    THIS WOULD ISSUE BONDS AND PURCHASE SOVEREIGN DEBT WITH THE BONDS IT ISSUED SO IT WOULD TAKE THE CAPITAL FROM THE EFSF LEVER IT UP
    THESE BONDS COULD ALSO BE USED AS COLATERAL AT THE ECB.

    OUR UNDERSTANDING IS THE PLANS FOR LEVERING THE EFSF ALREADY WELL ADVANCED. HERE’S THE PLAN LET ME GO THROUGH IT ONE MORE TIME

    SOME EFSF MONEY WOULD BE USED TO SHORE UP BANK CAPITAL,

    ALSO SOME OF THAT MONEY WOULD BE USED TO GO TO THE EIB THE EUROPEAN INVESTMENT BANK THE EIB WOULD FORM A SPECIAL PURPOSE VEHICLE THIS SPV WOULD ISSUE BONDS THOSE BONDS COULD BE USED TO PURCHASE EUROPEAN SOVEREIGN DEBT AND THE BONDS ISSUED BY THE EIB COULD BE USED AS COLLATERAL AT THE ECB.

    OUR UNDERSTANDING IS AN ANNOUNCEMENT OF THESE PLANS CONFIDENTIAL KEPT UNDER WRAPS IS AWAITING APPROVAL OF THE EFSF BY THE EURO GOVERNMENTS GERMANY HAS A MAJOR VOTE ON THIS SEPTEMBER 29TH I BELIEVE IN THE LOWER HOUSE OF PARLIAMENT SO MANDY THOSE ARE A FEW DETAILS OF THIS PLAN WHICH WE UNDERSTAND IS BEING KEPT CONFIDENTIAL AS THE WAIT APPROVAL FROM THE EFSF

    Ma question qui irait acheter des obligations émises par l’EIB
    (Euh….. les banques ?)

  15. j’avoue que je ne comprends plus rien.
    de la manipulation….!!?
    pour le bien de qui?
    je pense toujours aux petit retraité Grec qui a deja perdu 20% de sa retraite, et que cela va se generaliser?
    Charlemagne, charles Quint, napoleon, pour n’en citer que quelques uns , ils ont tous echouer.
    Alors pourquoi cet acharnement, et mepris des peuples!
    les europtimistes ne font penser a certain medecins qui s’acharnent sur le patient, en fait ils ne soignent que leur narcissisme.

    1. Non. Charlemagne a parfaitement réussi. Son Empire carolingien a été un modèle d’expansion réussie, à la fois de restauration d’une autorité politique, religieuse et un modèle de gestion administrative.

      Ce sont ses fils qui n’ont pas su faire fructifier l’héritage.

    2. Ne plus rien comprendre, c’est le but non avoué.

      Les US/UK misent sur une dénonciation de la crise de la dette européenne pour cacher leur propre crise de la dette qui est autrement plus catastrophique.

      Les européens jouent le jeu en faisant mine d’une incapacité politique à prendre une décision.

      Tout ça, c’est jouer la montre, reculer pour mieux sauter.
      Et c’est parce que les financiers ont les boules, leur système est mort :
      Il n’est plus possible de transférer encore du salaire vers le capital en occident.

      1. @Julien
        Bien vu mais « l’incapacité politique » à prendre une décision est compréhensible. La dérive du système est telle, ne serait-ce qu’en termes d’emplois liés à la finance, de valeur ajoutée (fictive: c’est la dette d’aujourd’hui) que hâter sa destruction posera d’énormes problèmes à la gauche européenne, appelée à gouverner prochainement. Mais c’est aussi un formidable défi à relever que de créer « le monde d’après » !

    1. Merci pour l’info intéressante à plus d’un titre, j’en reporte la citation dans l’article sur la déclaration de soutien à Occupy Wall Street)

    1. Bienvenue, Alain93.
      Ta question tombe bien car je suis justement en train de faire une synthèse de la situation.
      J’en suis à la page 793.

      Sinon, le temps que je finisse, tu auras plus vite fait de suivre les articles et commentaires du blog….

  16. Et voilà le travail, le Cac repasse les 3000 points. On file vers une hausse de 6% rien que pour aujourd’hui. Plus de 10 % en trois jours. Wall Street s’envole également. Le FESF va étre amélioré et la zone euro n’implosera pas. La fin du monde et du capitalisme ne sont pas pour demain. J’espère qu’il n’y aura pas de dépression trop forte parmi les lecteurs de ce site. Être passé si près du but doit engendrer une grande tristesse.

      1. Cet « effet de yoyo » de plus en plus intense est un signe à part entière de ce qui s’accélère depuis fin juin.
        Les requins assoiffés d’argent tournent et font des vagues, ils finiront par se bouffer entre eux finalement sans plus savoir où mordre, mais pourvu de mordre encore un bon morceau on s’agite encore…

        Il n’est plus question d’être optimiste ou pessimiste… peut être simplement réaliste en fin de compte c’est déjà bien.

        Pour moi cette affaire systémique sera déclenchée avant la fin de l’année 2011.

        Peut être que le temps est venu de rendre le réel et ses représentations à ceux qui le font et de l’ôter à ceux qui le détournent jusqu’à le virtualiser pour mieux le voler encore.

    1. Une chute du cours de l’or suivi d’une hausse des cours de bourse.
      Et en plus, dans le volume quasiment aucune vente!

      1. @julien
        J’ai un peu envie de rire quand je lis ce que vous écrivez. .
        Depuis le début 2011, l’or à fait + 40% et le Cac -24%. Depuis deux jours l’or recule et déjà il remonte. En avril, le napoléon valait 196 €, ce jour, malgrès la super baisse, il est à 279,90 soit à 13 € de moins que sont plus haut du mois d’aout. Perso, si je note quelque chose, c’est plutôt la reculade de l’euro face au dollar (1.45 –>1.35) ça c’est de la reculade ou de la bulle qui pète !

    2. Le CAC au dessus des 3000… Ca nous fait combien de pauvres en moins et de croissance en plus ? de SDF qui ne devront pas passer la nuit dans la rue ? Combien qui pourront paye encore un mois le loyer sans terminer à la rue ?

      Concrètement c’est quoi la super bonne news qui le propulse ce brave ‘tit CAC ?
      Non, je m’en fout, C’est purement rhétorique comme question…

    3. C’est comme dans une voiture dont le réservoir est presque vide. Le freinage fait revenir les dernieres gouttes d’essence dans la durite, puis l’accélération réécarte les gouttes, etc.
      A chaque yoyo, quelques spéculateurs douchent quelques boursicoteurs, et hop.

    4. Comme le dit Julien Alexandre on en reparlera dans quelques jours. Croire qu’un système qui a atteint les limites géologiques de la planète va arriver à repartir, c’est comme croire au père Noël.

      En tout cas je vous souhaite de ne pas faire une dépression trop forte quand vous allez vous réveiller.

    5. Ah mais ! Laissez le tranquille, c’est un ultra libéral optimiste, le social il s’en fou… C’est vrai, les actions remontent, il a le droit d’être optimiste pour ça. Pour ma part je serai optimiste quand le chômage baissera. Ou plutôt quand le nombre de CDI augmentera, nuance.

      1. En quoi l’effondrement des banques ou l’éclatement de la zone euro permettra un progrès social ? Je n’ai pas affirmé que la crise économique avec son cortège de chômeurs et ses cohortes de pauvre soit terminée. Je ne le pense pas. Mais en revanche je pense que l’apocalypse financière (je répète : effondrement des banques, éclatement de la zone euro, faillite de plusieurs pays dont la France…), je pense donc que ce scénario ne se réalisera pas. Le boulet est passé près, c’est vrai mais il n’a finalement pas fait mouche. Et je ne vois pas en quoi il est interdit de s’en réjouir. C’est cela que célèbrent les marchés financiers depuis trois jours (plus de 300 points repris par le CAC tout de même !). Il y aura encore des soubresauts à la baisse mais le pire est derrière nous.

      2. En quoi l’effondrement des banques ou l’éclatement de la zone euro permettra un progrès social ?

        En rien, je suis d’accord avec vous à 100%. Mais c’est une raison insuffisante pour afficher un franc optimisme. Je pense, mais je me trompe peut être, que la plupart des intervenants souhaitent avant tout un changement, une réforme complète de notre modèle actuel, pas un violent effondrement qui mènera à coup sûr vers un chaos 100 fois pire. Maintenant si le chômage baisse à 4% en Europe, j’applaudirai avec vous ce rebond.

        J’espère qu’il n’y aura pas de dépression trop forte parmi les lecteurs de ce site

        Cette phrase était de trop.

      3. Optimiste.
        Clair que l’effondrement a de GRANDES chances de ne pas arriver. Tout simplement car tout est fait pour boucher les trous au fur et à mesure qu’ils apparaissent.

        MAIS.

        Le Soros des familles, en début 2009, a très bien vu le truc en déclarant qu’il aurait mieux valu un effondrement rapide plutôt que de faire durer le plaisir.
        Pourquoi?
        Tout simplement parce qu’il n’est pas idiot.
        Il sait pertinemment qu’il vaut mieux que les riches perdent ET restent riches, …
        plutôt que de faire crever le peuple à petit feu car, LA, le grouillot de base a le TEMPS de comprendre car les infos se diffusent sur la toile.
        Et ainsi, la populace finit par se rendre compte que ce sont des individus de son acabit qui sont RESPONSABLES du déluge.
        Et ces individus finissent par se retrouver au banc des accusés face à une populace qui leur demande des comptes.

        Tu comprends maintenant la campagne publicitaire « impôts plus »…

    6. Je vous suggère la prudence. La bourse, ça monte et ça descend, c’est même fait pour cela !

      Que des investisseurs aient vu dans des débuts d’annonce de renflouement des banques la venue du sauveur n’engage qu’eux-mêmes. Car si le CAC a grimpé, c’est en premier lieu en raison des financières. Que tout soit désormais plié, comme on dit dans le monde politique, est une toute autre affaire.

      1. Je pense que tout est plié politiquement car ils n’ont plus le choix. Tous les témoins de la réunion de Washington lors du week-end dernier sont d’accord sur un point : les responsables européens étaient paniqués. La peur est un excellent moteur pour prendre des décisions qui semblaient encore inconcevables 24 heures auparavant. Mais si vous deviez avoir raison, c’est-à-dire que les divisions devaient persister malgré le précipice dans lequel nous risquons tous de tomber, alors les dirigeants européens donneraient raison à Olivier Delamarche qui sur BFM Business les a qualifié de nuls.

      2. @optimiste,le EFSF ne peut être augmenté dit ce soir le ministre des finances Allemand car France et Allemagne(sans doute aussi rapidement)perdraient leur AAA.
        On annonce ce soir aussi qu’il n’y a plus d’accord sur le second bailout de la Grèce.Une fois de plus vous vous emportez encore dans la méthode Coué car en fait il n’y a pas de solution car le parlement Allemand n’acceptera jamais ce ‘leverage’ et qu’on transforme la BCE en partie en bad bank.
        C’est la zizanie avec les USA d’aileurs aussi ce soir.

        http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8793010/Germany-slams-stupid-US-plans-to-boost-EU-rescue-fund.html

        http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100012223/frau-merkel-it-really-is-a-euro-crisis/

        http://www.zerohedge.com/news/ft-report-greek-bailout-package-verge-collapse-after-surge-greek-funding-needs-sends-stocks-plu

    7. @ optimiste, il faut diviser 1700 milliards par 60 millions et on obtient(si je ne me suis pas gourre dans les zeros)
      28 300 euros par habitants ou 108 280 par contribuables(15,7millions).
      vous rajoutez l’endettement de votre commune,departement,region,celui de votre banquier,votre assurreur(ils n’oublieront pas de vous taper le moment venu)de votre entreprise et le votre , toutes ces dettes etant pour la pluspart largement majorees par des jeux de casinos divers,et ceci rien que pour la france si vous comptez sur les politiques et technocrates pour nous sortir de là vive l’optimisme.

      1. @eric

        l faut diviser 1700 milliards par 60 millions

        Ah bon. Euh, 200 millions plutôt, au moins, non ?
        Et n’aurait-il pas été plus judicieux de comparer ces 1700 milliards, par exemple, au seul patrimoine financier des ménages franco-allemands ?
        Soit respectivement, 3900 + 4800 = 8700 milliards € début 2011…
        Et on parle pas des magots italiens, espagnols, hollandais, belges, luxembourgeois, autrichiens, irlandais, finlandais, grecs, portugais. etc.
        Sachant par ailleurs que la moitié ou quasiment de ce petit pécule est investie hors des sacro-saintes frontières de chacune des deux nations, essentiellement en zone euro, et que ces peuplades natives des deux côtés du Rhin continuent d’alimenter allègrement leurs cagnottes au rythme soutenu d’un taux d’épargne sur leurs revenus bruts disponibles de 17 %, deux mois de revenu chaque année quoi… (aaaahhh les fins de mois difficiles… tu m’étonnes ! )
        Pas les catastrophiques 50 % de ces malheureux chinois certes, mais trois fois le taux des ménages US, qui arrivent tout juste il est vrai du territoire, inconnu dans nos verdoyantes contrées, des taux d’épargne négatifs…
        Mais reprenons ce chiffre de 8700 milliards, patrimoine fonancier des ménages franco-allemands. Sachant que chez eux comme chez nous la moitié de ce capital est détenu par les 10 % plus riches des foyers (le reste ou à peu près étant la propriété des classes moyennes, i.e. les 40 % juste en dessous), on obtient pour ces 10 % de riches une fortune financière franco-allemande de 4350 milliards €.
        Et 1700/4350 = 0,39 %
        Donc une ponction de moins de 40 % sur la fortune financière des 10 % plus riches ménages allemands et français suffirait à abonder le fond de sauvetage européen…
        Précisons que ces patrimoines financiers ont plus que doublé depuis dix ans. Grâce à la financiarisation, à la mondialisation, à la liberté totale des mouvements de capitaux, à l’Europe, aux banques et assurances, à la BCE, et à l’euro bien sûr et avant tout…

      2. @ vigneron,je voulait juste peindre en quelques traits parlants la situation catastrophique,bien sur qu’on pourrait en faire des pages et des pages en abordant sous d’autres angles voir peut etre comme vous le signalez en utilisant d’autres arguments,mais franchement cette nuit j’ai prefere dormir plutot que d’ecrire une these.

      3. Vigneron :
        Chiffres toujours bienvenu.
        Rien de nouveau mais quelques info éclairantes.

        Finances d’Etat calamiteuses, fortune privée confortable.
        La crise des finances est crée par l’idéologie libérale.
        Entretenir l’allergie à l’impôt, c’est du vrai populisme de droite. 30 ans qu’ils s’y appliquent.

        – La situation en 1789 était semblable:
        – Grande fortune privée: la pays trustait le tiers du numéraire européen.
        – Finance de l’ Etat calamiteuse, moins cependant en 1789 qu’en 2011.
        – Une classe échappait à l’Impôt, et parfois en levait de modestes comme redevances.

        Deux différences
        – 25% de moins de 20 ans en 1789, quelque chose comme 20% de plus de 65 ans en 2011.
        – En 1789, les armes de pointe ou d’estoc étaient nombreuses: rayon d’action 5m, 20 m maxi.
        La portée pratique des fusils ne dépassait pas 100m.
        Le canon tuait à 300 m (300 à 600m).
        En 2011, la propagande a une portée illimitée, sauf contre les vaccinés.

  17. Mais qu’ils arretent donc de nourrir la machine en lui injectant de l’argent, la machine ne peut plus s’arreter: il faut donc lui couper le carburant!!
    Et surtout le redistribuer, ce carburant !!!

  18. Financial Times
    DE L’EAU DANS LE GAZ

    Breaking news
    Tuesday September 27 2011

    Breaking News

    Split opens over Greek bailout terms

    A split has opened in the eurozone over the terms of Greece’s second €109bn bail-out with as many as seven of the bloc’s 17 members arguing for private creditors to swallow a bigger write-down on their Greek bond holdings, according to senior European officials.

    http://link.ft.com/r/UXDMSS/FKQBSR/DKY53/GDK318/DWYNZO/SN/h?a1=2011&a2=9&a3=27

  19. Bonsoir
    Avec tout le respect que j ai pour mr Leclerc,il suffit de regarder les chiffres de shadow stats aux USA pour voir que l inflation est grossierement sous estimee aux USA…on est bien pres de 10-12 % et non les 2 %
    quand a parler du core PPI,vous ne mangez pas ? vous ne conduisez pas ? quelle logique a ne pas integrer la nourriture dans l inflation ?? ou le prix des logements ??
    La methodologie consiste aussi a changer le produit dont le prix augmente trop pour le remplacer par un autre …bref,completement trafique pour empecher les taux de se tendre….
    Et chaque annonce de QE ou d impression d argent fait exploser les prix des commodities ….ce soir..le petrole refait +4%
    si effectivement on est dans le deni de l inflation,tout est plus simple…..reste l indice de souffrance US …qui est etroitement correle au vrai CPI ……
    l EFSF n est qu’un etage de plus pour empiler de la dette ….que personne ne paiera…..seul hic,personne ne peut presager ce qui se passera a la fin….qui perd (ou explose) quand l EFSF devient insolvable ??? en meme temps que tous les etats ,et toutes les banques centrales….
    On notera aussi qu on ne parle plus de rigueur budgetaire…….bref ,tout est en place pour une enorme catastrophe a 2 3 ans….si l acte 3 ne commence pas avant

    1. @Christopher

      voir que l inflation est grossierement sous estimee aux USA…on est bien pres de 10-12 % et non les 2 %

      et l’Europe ?…Depuis le début de la crise de la dette en Europe, les esprits pénétrants… et le bon sens ! nous disent qu’elle sera mutualisée et apurée par l’inflation. Nous sommes sur le point de voir l’avénement des eurobonds et les signes d’inflation sont déjà observables. Il n’y a vraiment pas lieu de s’en étonner

  20. Pour trouver les 1600 milliards manquant au FSEF c’est très simple : vous prenez le ballonnet FSFE de 440 milliards et vous soufflez dedans jusqu’à ce que sa taille indique 2000. C’est tout aussi vide qu’avant mais nettement + impressionnant, non?
    Mais faudra surtout pas l’utiliser, déjà que celui de 440 mds n’avait pas l’air bien honnête ni très solide, on se doute que gonflé à ce point il devienne plus que fragile.

    Merkozy vient de se prendre une bonne claque électorale. une chacun. J’aime bien l’expression.
    Je ne sais pas dans quelle mesure les députés allemands qui doivent voter le plan de sauvetage (on ne sait d’ailleurs plus trop bien lequel et pour qui, entre les annonces, les délais, les changements de cap) dans les prochains jours comprennent qu’ils vont devoir renflouer la BCE, qui est au four et au moulin, alors qu’ils refusent de donner un mark pour l’europe. En tout cas Merkel pourrait subir un affront à ce sujet.
    Mais même si le projet passe, il est intenable que l’euro dépende du bon vouloir des allemands. Ils ont un droit de veto de fait que les autres n’ont pas, c’est beaucoup leur offrir vu leur peu de coopération.

  21. On résume.
    Soit les parlementaires allemands ils votent le FESF, et après on les entube et on en porte le volume à 2 billions (restons Français) d’Euros. Et après un ou deux ans c’est la cata avec peut-être pas hyper mais grosse inflation.
    Soit ils le votent pas et c’est la cata dans les trois minutes avec explosion du truc en plein vol.
    Que peuvent-ils faire d’autre que voter, se laisser berner, et prier pour qu’un miracle se produise dans l’année qui vient (les Allemands sont des gens très pieux, savez-vous).

    1. On re résume:
      Deux zones, deux stratégies dont aucune ne peut fonctionner.
      Une zone euro qui va tente une stratégie du sauve qui peut avec pour objectif de traverser la tempête et de retaper après un navire très amoché. C’est pas très moral, on va faire payer les peuples, recapitaliser les banques, et maintenir en survie les États trop endettés jusqu’à étalement dans le temps et dans la zone euro de leurs dettes. On réduit le périmètre et on tente de survivre pour repartir.
      Une zone anglo-saxonne qui tente une stratégie du sauve qui peut, avec pour objectif de sauver qui peut. Construction de radeaux, effondrement des États ou de toute opposition aux flux financier qu’on amplifie par le déversement massif de « liquidité », chacun en espérant surfer sur la bonne vague qui lui permettra d’échouer sain et sauf sur une ile paradisiaque.
      L’obstination des anglo-saxons contre l’euro, la peur qu’ils ont de voir leurs capitaux se réinvestir sur cette zone qui va d’ici peu paraître un havre de stabilité (tout est relatif), justifie leur acharnement à la dénigrer et à tenter de la couler.
      L’accord des européens à injecter à leur tour des liquidités peut s’entendre comme un moyen gagner du temps face au États-uniens qui ont les moyens économiques et diplomatiques de les couler et de les solidariser.
      Deux possibilités : l’acte trois (chute de Wall Strreet) tarde à se déclencher et on rachète les bad bonds, juste ce qu’il faut pour rester à flot ; ou Wall Street coule rapidement et les capitaux errants aident à racheter les bad bonds (plus si bad que ça alors, tout étant toujours relatif) juste ce qu’il faut.
      Deux médecins, l’un qui tente une thérapie désespérée, l’autre qui cause honoraires avec les héritiers. Le quel choisir ?

      1. Bonne analyse, Renard.
        Et tu penses que les US peuvent se permettre une chute de leur bourse…??
        Je te rappelles néanmoins que toute leur « économie » est basée sur cette fadaise. Et pas seulement leurs retraites.
        Là, je constate déjà qu’un sondage US montre une montée de haine de leur population envers les Chinois qui « torpillent » leur chère croissance…

  22. German turmoil over EU bail-outs as top judge calls for referendum
    Germany’s top judge has issued a blunt warning that no further fiscal powers may be surrendered to Europe without a new constitution and a popular referendum, vastly complicating plans to boost the EU’s rescue machinery to €2 trillion (£1.7 trillion).

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8790785/German-turmoil-over-EU-bail-outs-as-top-judge-calls-for-referendum.html

  23. On n’est pas beaucoup plus vertueux que les américains ou les anglais. Nous avons souscrit largement au libre-échangisme, au monétarisme et confié les clés des coffres aux banquiers en même temps ou presque.

    Nos gouvernements ont le même empressement à défendre le système contre les peuples (car l’effondrement des systèmes provoquerait l’effondrement des gouvernements soyez en sûrs). Notre banque centrale n’a pas les mêmes marottes que les leurs mais elle n’en aide pas plus à sortir de l’ornière.

    Le fait est que la machine s’est emballée, du fait d’une bête loi exponentielle. On croule sous les liquidités et les dettes, et les gouvernements croient qu’on pourra les résorber en relançant la croissance et/ou avec une certaine rigueur budgétaire. Trop tard, beaucoup trop tard !

    On ment aux peuples en faussant les statistiques de PIB et d’inflation (des deux côtés de l’atlantique) : si la croissance était si forte et l’inflation si basse, pourquoi y aurait il une telle accumulation de dette privée et publique ? On ment aux peuples en leur faisant croire qu’on ne touchera pas à leurs économies. On ment aux peuples en leur faisant croire qu’ils vont conserver leur niveau de vie.

    Je ne comprenais pas l’insistance de MM. Jorion et Leclerc à demander un nouveau Bretton Woods. Désormais je comprends mieux. Mais je ne me fais pas d’illusion jamais les banquiers n’accepteront de revenir à leur métier de base, leurs actionnaires sont trop puissants et influents pour accepter une finance régulée (ça ne paie pas assez).

    Il y a toutefois une chose que l’on tait, et qui sera une conséquence : que va t il advenir des contreparties des dettes si on les restructure ? En clair y a t il un risque pour les épargnants occidentaux de tout perdre ?

  24. Mercredi 28 septembre 2011 :

    Union Européenne : la Commission adopte une proposition de taxe des transactions financières.

    La Commission européenne a adopté mercredi une proposition de taxe sur les transactions financières qui pourrait rapporter jusqu’à 55 milliards d’euros par an, a annoncé son président José Manuel Barroso.

    « Au cours des trois dernières années, les Etats membres ont accordé des aides et fourni des garanties au secteur financier à hauteur de 4600 milliards d’euros. Il est temps qu’en retour, le secteur financier apporte sa contribution à la société », a affirmé M. Barroso lors de son discours sur l’état de l’Union au Parlement européen, à Strasbourg.

    http://www.romandie.com/news/n/UELa_Commission_adopte_une_proposition_de_taxe_des_transactions_financieres280920111009.asp

    4600 milliards d’euros ?

    Les Etats européens ont trouvé 4600 milliards d’euros pour sauver les banques ?

    Et après, les Etats européens ne trouvent pas 350 milliards d’euros pour sauver la Grèce ?

    1. « une

      proposition

      de taxe des transactions financières. »

      La commission a l’initiative des propositions (maîtresse de l’agenda en gros). Proposition qui doit être votée maintenant.

      « Les Etats européens ont trouvé 4600 milliards d’euros pour sauver les banques ? »

      çà ferait autant, cette taxe en europe?

      Quoiqu’il en soit, il faut que l’angleterre (et le luxembourg) acceptent ; il faut en outre que ces transactions ne se fassent pas sous d’autres cieux (ce qui implique une modification d’au moins l’article 63 du TFUE sur les mouvements de capitaux…(mais pas de propositions à ce sujet).

      Donc, à mon avis, quand bien même çà atteindrait cette somme, çà ne se fera pas : c’est un effet d’annonce pour rassurer?

      « Et après, les Etats européens ne trouvent pas 350 milliards d’euros pour sauver la Grèce ? »
      Si c’est juste de l’annonce, l’un n’empêche pas l’autre…

      N.B. : cet effet d’annonce (si annonce, donc) a déjà été fait fin juin par la commission, fin juillet/début aout (je crois) par le « couple » merkel/sarkozy, et ici une nouvelle fois par la commission, fin septembre. Les deux premières fois, les anglais ont fait savoir qu’ils voteraient contre…

      perso, je vote pour l’annonce. Si çà se réalise, ce n’est pas la finance qui réglera l’ardoise.

    2. « 4600 milliards d’euros ?
      Les Etats européens ont trouvé 4600 milliards d’euros pour sauver les banques ?
      Et après, les Etats européens ne trouvent pas 350 milliards d’euros pour sauver la Grèce ? »

      Mais quel manipulateur tu fais…

      1. Pardon ?

        Je ne fais que recopier la déclaration de Barroso :

        « Au cours des trois dernières années, les Etats membres ont accordé des aides et fourni des garanties au secteur financier à hauteur de 4600 milliards d’euros. Il est temps qu’en retour, le secteur financier apporte sa contribution à la société », a affirmé M. Barroso lors de son discours sur l’état de l’Union au Parlement européen, à Strasbourg.

        http://www.romandie.com/news/n/UELa_Commission_adopte_une_proposition_de_taxe_des_transactions_financieres280920111009.asp

        En clair :

        Chaque Etat européen a trouvé des dizaines de milliards d’euros pour sauver ses propres banques.

      2. Les 4600 sont majoritairement des garanties, ça n’a rien à voir avec des apports.
        Comparer à équivalence, comme tu le fais, des garanties et des dettes est de la manipulation. Après des années de laissez faire Barosso se fait un coup de com pour se tenter remettre en selle, ça n’a aucun intérêt.

      3. Mais si, ça a un intérêt !

        La déclaration de Barroso a un intérêt :

        elle rappelle que, si la Grèce était une banque, les Etats européens l’auraient sauvée dès le début.

    3. L’argent est une folie qui se propage au delà de toutes raisons, elle a grand besoins de tranquillisants, charité bien ordonnée……….le reste beeh, ce sont des restes accommodés par le politique, tout un art……de la scène et de l’obscène.

  25. Alessio Rastani, le faux trader de la BBC, se confesse – Le soir

    Le commentaire que j’ai ajouté (s’il passe la modération du Soir) :

    En résumé cet article nous dit : « Ouf ! Ce n’était qu’un fabulateur. L’honneur des « vrais » traders est sauf. Les « vrais » traders, eux, sont des bienfaiteurs de l’humanité. »

    Sauf que, c’est exactement la manière dont les traders « vrais » ou « à la petite semaine » voient le monde. Que le monde s’écroule autour d’eux est le cadet de leurs soucis. Qu’ils provoquent son effondrement, de même. Leur job c’est de faire du fric en pariant, y compris sur la destruction totale de l’eurozone. Dans un article du WSJ, Reginald Crowder le confirme « Il [Rastani] n’est pas une exception. Il est la règle. » Pour preuve, la « respectable » Goldman Sachs a fait de même le 16 août en encourageant ses riches clients à parier sur la destruction totale du système financier (Cfr WSJ du 1 sept 2011), comme elle l’avait fait déjà au temps des subprimes. Ils suivent en cela la maxime de Milton Friedman « l’unique responsabilité sociale de l’entreprise est celle de faire des profits ».

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