EUROPE 1, À la une du web, jeudi 29 septembre à 20h50

Nicolas Carreau s’entretiendra avec moi du cas du trader Alessio Rastani.

Il est important de noter que l’intention de Nicolas Carreau était de s’entretenir avec Nikademus et que c’est ce dernier qui, étant indisponible ce soir, a proposé que je m’exprime à sa place. Je m’efforcerai de rendre justice à son billet : Le miroir de Dorian Gray.

Le podcast est ici.

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94 réflexions sur « EUROPE 1, À la une du web, jeudi 29 septembre à 20h50 »

    1. Oui, mais l’intérêt de l’analyse de Nicolas Carreau, était de tirer les conséquences de cette prestation, même si elle était le fait d’un faussaire …

      1. Pomme pomme pomme !
        Ici l’ombre, le trader parlent aux tradés……
        Yes men, no way. Le faux est plus vrai que nature.

  1. il ne faudra peut être pas s’appesantir sur les appellations médicale du statut psychologique de ce trader. C’est piège à con.

    Ce n’est pas une maladie, il est responsable de ses actes. C’est un eichmann, qui fait du benef sur la ruine du monde. Il n’a tout simplement ni conscience ni valeur. La banalité du mal lui va mieux que la camisole. On sait déjà quel est le stimulus pour provoquer la négation de sa conscience : l’argent.

    1. le stimulus pour provoquer la négation de sa conscience : l’argent

      Oui, mais derrière il y a la PEUR :

      – voir la tension manifeste à l’écran de ce jeune coq, anxieux de plaire et de tenir le discours qui lui permettra de prendre sa place du bon côté du mur

      – voir la description minutieuse des tensions nerveuses extrêmes décrites par Milgram lors de ses expériences de soumission à l’autorité

      – voir d’autre part les analyses de Christophe Dejours sur le zèle au travail, chez Eichmann comme chez le travailleur moderne, supérieur hiérarchique ou subalterne.

      Extrait de Souffrance en France, pp. 74-77,
      Un atelier, une usine, un service ne fonctionnent que si, à la prescription, les travailleurs ajoutent des bricolages, des « bidouillages », des « ficelles », des « trucs »; que s’ils anticipent, sans qu’on le leur ait explicitement demandé, des incidents de toutes sortes. (…) En d’autres termes, le procès de travail ne fonctionne que si les travailleurs font bénéficier l’organisation du travail de la mobilisation de leurs intelligences individuellement et collectivement. (…) Ces caractéristiques de l’intelligence au travail constituent ce que nous caractérisons communément par le « zèle » au travail. (…)

      Quel est donc le ressort de ce « zèle » tellement indispensable ? (…) La peur est utilisée largement par le management à la menace dans les entreprises actuelles. (…) Les difficultés dans l’organisation de la production existent bel et bien, les tensions sont certaines, les résultats sont obtenus à l’arraché, la souffrance des salariés statutaires comme celle des travailleurs en emplois précaires est authentique, mais le système fonctionne et semble à même de pouvoir durablement fonctionner sur ce mode…

      Bien-sûr, Rastani serait un trader indépendant… Mais être indépendant ou salarié ne change rien à l’affaire, dans un contexte de compétition de tous contre tous, avec déclassement possible n’importe où, n’importe quand. Avec aussi et surtout intériorisation des contraintes et des exigences du marché.

      Pour le reste de votre commentaire, entièrement d’accord avec vous.

      1. C’est tout le raffinement orgasmique d’un « narcissique pervers manipulateur » :
        l’exhibition de son crime à la vue de tous, et l’acceptation du TINA incontournable par ses victimes.
        La psychiatrie est forts démunie face à cette pathologie tant individuelle que sociétale.

        ça vous rappelle quelqu’un ?
        1. il culpabilise les autres
        2. il reporte sa responsabilité sur les autres
        3. il ne communique pas clairement ses demandes, besoins, sentiments, opinions
        4. il répond très souvent de façon flou
        5. il change ses opinions comportements selon les personnes et les situations
        6. il invoque des raisons logiques pour déguiser sa demande
        7. il fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits qu’ils ne doivent jamais changer d’avis qu’ils doivent tout savoir pour répondre immédiatement aux demandes et aux questions
        8. il met en doute les qualités, compétences, la personnalité des autres, il juge, dévalorise.
        9. il fait faire passer ses messages par autrui ou par intermédiaire
        10. il sème la zizanie et créé la suspision, divise pour mieux régner et provoquer la rupture d’un couple
        11. il sait se placer en victime pour qu’on le pleigne
        12. il ignore les demandes
        13. il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins
        14. il menace de façon déguisé, ou fait du chantage ouvertement
        15. il change de sujet au cours d’une conversation
        16. il évite l’entretien ou la réunion, ou il s’en échappe
        17. il mise sur l’ignorance des autres et fait croire à sa superiorité
        18. il ment
        19. il prêche le faux pour savoir le vrai
        20. il est égocentrique
        21. il est jaloux
        22. il ne supporte pas la critique et nie les évidences
        23. il ne tiend pas compte des droits, des désirs, des besoins des autres
        24. il utilise souvent le dernier moment pour demander, ordonner, ou faire agir autrui
        25. son discours paraît logique ou cohérent, alors que ses attitudes, actes, mode de vie répondent au shéma opposé
        26. il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux, ou se met soudain au petit soin pour vous
        27. il produit un état de malaise ou de sentiment de non liberté : pris au piège
        28. il est efficace pour atteindre ses buts au dépends d’autrui
        29. il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas faite de notre grès.
        30. il est constamment l’objet de discussions entre gens qui le connaissent même s’il n’est pas là

      2. @ Pierre

        Franchement, il y a quelques lignes qui s’appliquent assez bien à moi…
        Je crois que je vais postuler chez UBS…

  2. http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/8792829/BBC-financial-expert-Alessio-Rastani-Im-an-attention-seeker-not-a-trader.html

    « After four years trading net assets are £10,048 – in the red. »

    «  »They approached me, » he told The Telegraph. « I’m an attention seeker. That is the main reason I speak. That is the reason I agreed to go on the BBC. Trading is a like a hobby. It is not a business. I am a talker. I talk a lot. I love the whole idea of public speaking. » « 

  3. Spéculation et prostitution
    Entendons nous bien:
    – la prostitution est tolérée par la police, mais réprouvée par la morale et les bonnes moeurs
    – la spéculation est tolérée par la loi, mais décriée par tous ceux qui n’en tirent pas profit (notamment en matière de plus-value immobilière, voir par exemple l’explication de mme S. Royal pour refuser de payer l’ISF sur sa SCI au soleil)
    – dans les 2 cas, le fisc français empoche une partie substantielle du gain du spéculateur
    Comment espérez-vous, gens prudes et de bonne moralité, supprimer ou interdire la spéculation partout quand bien même vous ne pouvez pas faire autrement que d’accepter comme inévitable la prostitution sur terre ?
    L’expérience de la lutte contre la prostitution organisée doit servir contre la spéculation institutionnelle dont les grandes banques sont les « tauliers ».
    Devons nous exiger que chaque agence bancaire place une lanterne rouge au dessus de sa porte et que les tradeurs travaillent dans une vitrine donnant sur la rue ?

    1. Devons nous exiger que chaque agence bancaire place une lanterne rouge au dessus de sa porte et que les tradeurs travaillent dans une vitrine donnant sur la rue ?

      Au nom de la « transparence » que les marchés appellent régulièrement de leurs vœux, ça aurait un certain sens je trouve.

      Ces grands élans de résignation confinent au conservatisme pléistocènien.

    2. Je comprends le sens de votre analogie mais reste des différences de fond :

      Il y a eu et il y aura toujours de la prostitution, on ne peut pas en dire autant de la spéculation.
      Le « mal » qui en est produit envers les personnes et la société n’est pas du même degré, ni de même nature. A charge pour le trading, de toute évidence.
      Mais surtout encore très dernièrement la spéculation était une activité valorisante, le métier une porte d’entrée vers la couche supérieure et dans les faits ça reste toujours le cas. La prostituée – même de luxe – restera toujours dans le cercle des exploités. Un raccourci assez saisissant même de la condition de prolétaire « le destin des corps soumis aux puissances sociales, le caractère répétitif, lassant et traumatisant de chacune des réitérations qui font l’activité pour laquelle chacun se dévoue. » Citation reprise à Michel Onfray dans « Politique du rebelle ».

      1. Tom @
        La spéculation sur le blé, l’huile ou le riz est vieille comme le monde. Juste un exemple pas si vieux: au début de la révolution, plus ou moins toutes les villes ont mis en place des magasins généraux pour le blé qui était acheté par exemple pour le midi de la France à la Catalogne ou à des marchands hollandais dans le nord. Le roi de Saxe met son véto contre l’exportation de blé vendu aux navires hollandais par crainte d’affamer le peuple allemand……
        Ce blé était revendu à « prix maxi », d’où la fameuse loi du « maximum »
        En cherchant bien du coté de Sumer ou de Babylone on doit bien trouver quelques lois dans le code Hammourabi ou autres tablettes…..
        Je suis curieux de connaître la législation mise en place dans la Chine antique concernant le riz….
        Comme la prostituée, il y a souvent exploitation physique abusive du trader.
        Dans les années 95/2000, il y avait à Paris des « NIP », c’est à dire des traders travaillant en général pour des banques mais sous statut libéral (rémunéré uniquement au résultat). NIP = négociateur indépendant au parquet (floor).
        Je ne peux pas en dire plus ni sur leur revenus annuels, ni sur leur organisation. Par contre, tous ceux qui ont approché ces « praticiens » vous signaleront la courte durée de leur profession, la rapidité de l’état de délabrement nerveux, l’état obsessionnel permanent vis à vis de leur job. Et surtout la soumission à l’organisme financier qui leur a fourni la mise et mis le pied à l’étrier.
        Sachez qu’un trader s’interroge toujours sur son « après » ! Parce qu’il sait que l’état de grâce ne durera pas et qu’il sera éliminé s’il ne rapporte pas assez.
        Que l’on laisse le petit boursicoteur avoir sa poussée d’adrénaline en jouant l’argent du ménage, pourquoi pas ? C’est affaire de vie privée. Pendant la révolution on a vu des ménagères aller le matin à 5 heures à l’ouverture du magasin général pour obtenir 5 kg de blé et on en retrouvait certaines revendant ce même blé 4 heures après le double ou le triple du prix « maxi ».
        Par contre, la spéculation organisée a toujours été lourdement sanctionnée dans le passé.
        Certains spéculateurs « pro » ont finis soit en cul de basse fosse, soit la tête au bout d’une pique.
        La vie étant devenue un peu partout plus agréable à vivre, on ne voit plus ces « mouvements sociaux » contre les spéculateurs avérés ou supposés que les livres d’histoire désignent par émeutes populaires ou…..pogromes.
        Quand j’entendrai chanter dans la rue sur l’air de la carmagnole  » les spéculateurs à la lanterne …Goldmann Sachs on te pendra! » alors oui la révolution sera là !

    3. Quitte à filer la métaphore, mais pas comme Pénélope : … et la City de Londres déménagera au quartier rouge à Bruxelles ou à ‘Dame, en toute trans-parence et même les gender studies s’y verront ouvert un compte.

    4. Prostitution, évolution des moeurs et progrès.

      La prostitution a été à la fois critiquée et encouragée par la bourgeoisie.
      Elle a été critiquée par les bourgeois les plus catholiques comme attentant aux promesses du mariage, mais secrètement encouragée comme étant à la fois un mode de production et une manière de conserver intact le couple bourgeois en permettant à l’un des deux membres de ce couple, en général l’homme, d’épancher des soifs particulières.
      La prostitution est vivement critiquée dans les sociétés contemporaines qui, dans le même mouvement, ne mettent plus d’obstacle à la dissolution du mariage.
      Tout individu logique devrait se demander pourquoi.

      1. Je ferais la remarque que ça reste un dilemme propre à la bourgeoisie et donc la sphère dirigeante. Et dans les faits, le statut de la prostitution n’a lui jamais évolué. Il reste toléré ou légalisé mais toujours effectivement décrié. Alors oui pourquoi ?

        En réalité quoi qu’il s’y fasse et s’en dit, on ne sépare pas l’activité de prostitution du statut de la femme. Hors dans nos sociétés actuelles, et malgré les évolutions émancipatrices, la femme conserve un « capital de dignité » que n’a pas souvent l’homme. Un capital qui diminue au fur et à mesure qu’elle se conduit mal. Elle perd de la dignité quand elle s’habille mal, elle en perd d’avantage si elle « couche » mal, elle en perd encore plus si elle fait de la pornographie et c’est qu’en elle en arrive à la prostitution qu’elle perd toute dignité. Parce que dans la prostitution il n’y a pas de caméras auxquelles sourire qui pourraient donner l’idée de croire à une activité consentie voir épanouie. Et si elle est forcément victime, c’est forcément inacceptable.

      2. @ Marlowe

        à la fois un mode de production et une manière de conserver intact le couple bourgeois en permettant à l’un des deux membres de ce couple, en général l’homme, d’épancher des soifs particulières.

        L’existence de la prostitution est d’autant plus absurde que l’autre membre du couple bourgeois a lui aussi des soifs particulières, pas nécessairement les mêmes , et que la franchise dans le couple permettrait de faire deux heureux au lieu d’un seul sans dépenser un centime !!!

        Quand on nous parle de la prostitution comme un bienfait, l’exutoire pour les hommes seuls hétérosexuels, c’ est d’autant plus absurde que le nombre total des femmes est à peu près égal et même légèrement supérieur à celui des hommes et que la prostitution s’exerce par conséquent au détriment des femmes seules non prostituées, privées ainsi de partenaires sexuels . Apparemment la société bourgeoise se préoccupe peu de la misère sexuelle des femmes seules .
        D’ailleurs, même la prostitution masculine ne leur est pas destinée, car elle est là uniquement pour satisfaire d’autres hommes, homosexuels cette fois .

        Exceptionnellement quelques très rares femmes de la haute société ont les moyens de s’offrir les services de gigolos. car les prostitués pour dames n’arpentent pas les trottoirs . Rien n’est prévu pour les femmes du peuple esseulées .

        Pareillement décriées mais tolérées par ceux qui font les lois, tout simplement parce qu’ils profitent de leurs services,, c’est là que s’arrête la ressemblance entre spéculation et prostitution .

      3. à Mianne,

        Bien que citant ce que j’ai écris, je dois penser que vous ne m’avez pas lu.
        Je parle de la prostitution comme d’un mode de production. Dois-je faire une explication de texte ?
        Je parle de couple bourgeois, et pas de couple de cadres ou de salariés. Voyez-vous la nuance ?
        La prostitution semble exister depuis longtemps et repose sur un rapport de force et une idéologie du pouvoir et de l’argent : « quand on a payé, on ne doit plus rien ».
        Je n’ai pas dit ce que j’en pensais, j’ai raconté, rapidement, une partie de l’histoire de la prostitution.

    5. Au moins la prostituée est elle  » la marchandise » de son client .

      Le spéculateur n’a même pas cette contrainte .Plus putassier qu’un spéculateur , y a pas .

      Même les maquereaux en auraient honte .

      Sauf ceux , assez nombreux , qui se sont faits spéculateurs .

    1. Les auteurs de l’étude n’arrivent pas à se prononcer sur le pourquoi de cette inclination des traders à la destruction.

      La structure caractérielle de l’homme d’aujourd’hui (qui perpétue une civilisation patriarcale et autoritaire vieille de 4 à 6 millénaires) est marquée par une cuirasse contre la nature en lui-même et contre la misère sociale extérieure à lui-même. (…) Cette aliénation n’est pas d’origine biologique, mais d’origine sociale et économique.

      Wilhelm Reich, La Fonction de l’orgasme, 1940.

    2. C’est plus frappant pour un trader qui est bien souvent la figure humaine des « sociétés » pour lesquelles il travaille. En réalité les « sociétés » elles-mêmes peuvent être perçues comme « psychopathes ». L’excellent documentaire « The Corporation » analyse bien cet aspect. Un très court extrait : http://www.dailymotion.com/video/xem3ou_pourquoi-une-societe-serait-moralem_news

      nb: e ne sais pas intégrer une vidéo, désolé. Suffit-il par hasard de copier le code embed ?

    3. succulent; « Les auteurs de l’étude n’arrivent pas à se prononcer sur le pourquoi de cette inclination des traders à la destruction » (!!!) Bourdieu écrivait : “on apprend à se comporter d’une certaine façon, et ceux qui n’y arrivent pas finissent chauffeurs de taxi”. Ces temps, par hasard, d’universitaires j’entends rapporter plein d’historiettes & mesquines batailles de couloir, cour de récréation… Chomsky, reprenant les propos de Walter Lippmann parle à leur sujet de «fabrication du consentement» (lire http://www.noam-chomsky.fr/deux-heures-de-lucidite-2/ ). « Les auteurs de l’étude » ont cette petite mine de rat candide que le clown Alessio Rastani affichait hier, leur étonnement est vide, des nourrices sans lait. Le pire des conformismes dès qu’on bouscule la posture. Bon reconnaissons-leur d’être tombé là sur un caillou.
      the Corporation- sous titre : français (réalisé par Jennifer Abbott et Mark Achbar.
      Ce film est basé sur le livre The corporation, the pathological pursuit of profit and power (Les Multinationales, la recherche pathologique du profit et du pouvoir) de Joel Bakan.
      http://www.youtube.com/watch?v=0ZmQ-YL63fM&feature=player_embedded#!

  4. Le quotidien italien Corriere della Sera dévoile aujourd’hui le texte complet de la fameuse « lettre secrète » envoyée à Berlusconi le 5 août par le président sortant de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet et son successeur Mario Draghi, ancien cadre de la banque Goldman Sachs à Londres.

    On nous affirme que l’Europe a besoin d’un gouvernement économique mais en lisant la lettre on se rend compte qu’il existe déjà. Seulement, ce ne sont pas nos élus qui mettent les banques sous tutelle, mais l’inverse. A travers Trichet et Draghi, ce sont les spéculateurs qui dictent leur loi aux peuples d’Europe !

    Ils écrivent :

    « Cher Premier ministre,

    Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a discuté le 4 août de la situation de l’Italie sur les marchés obligataires. Le conseil considère qu’une démarche rapide de la part des autorités italiennes est essentielle pour restaurer la confiance des investisseurs.

    Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernements du 21 juillet 2011 a conclu que « les pays de la zone euro réaffirment solennellement leur détermination inflexible à honorer pleinement leur propre signature souveraine et tout leur engagement à des conditions fiscales soutenables et des réformes structurelles ». Le Conseil considère que l’Italie doit d’urgence rétablir sa signature souveraine et son engagement à une condition fiscale soutenable et des réformes structurelles. Le gouvernement italien a décidé d’établir un budget pour 2014 et, à cet effet, a récemment introduit une réforme fiscale. Ce sont des pas importants, mais ils ne sont pas suffisantes.

    A l’heure actuelle, nous considérons les mesures suivantes comme essentielles :

    1) Nous constatons un besoin de mesures significatives pour stimuler la croissance potentielle. Certaines décisions récentes prises par le gouvernement vont dans ce sens ; d’autres sont en discussion avec les partenaires sociaux. Cependant, plus doit être fait et il est essentiel d’avancer d’une façon décisive. Les défis clés consistent à augmenter en particulier la concurrence, en particulier dans les services, afin d’améliorer la qualité des services publics et d’élaborer des systèmes régulateurs et fiscaux plus appropriés pour soutenir la compétitivité des entreprises et l’efficacité du marché du travail.

    a) Une stratégie de réforme profonde et crédible, comprenant la libéralisation des services publics locaux et des services professionnels est requise. Cela devra s’appliquer en particulier pour l’offre des services locaux grâce à des privatisations à grande échelle ;

    b) Il existe également le besoin d’une réforme supplémentaire du système de conventions collectives permettant des accords salariaux par entreprise afin d’adapter les salaires et les conditions de travail aux besoins spécifiques et d’augmenter leur pertinence par rapport à d’autres niveau de négociations. L’accord du 28 juin entre les organisations syndicales principales et les associations patronales vont dans cette direction ;

    c) Un passage en revue en profondeur des règles concernant l’embauche et les licenciements devrait se faire en conjonction avec la création d’un système d’assurance chômage et un ensemble actif de politiques de travail capables de faciliter l’allocation des ressources vers des sociétés et des secteurs plus compétitifs.

    2) Le gouvernement doit prendre des mesures immédiates et courageuses pour garantir la solidité des finances publiques.

    Des mesures fiscales correctives supplémentaires sont nécessaires. Nous considérons comme essentiel pour les autorités italiennes d’avancer la date d’adoption des mesures décidé en juillet 2011 d’au moins d’un an. Le but devrait être d’obtenir un meilleur déficit que celui planifié pour 2011, un endettement net pour 2012 de 1% et un budget équilibré en 2012, pour l’essentiel par une réduction des dépenses. Il est possible d’intervenir encore plus sur le système des retraites, en durcissant les conditions d’éligibilité pour les retraites seniors et en alignant rapidement l’âge de la retraite pour femmes du secteur privé à celui établi pour les employés du secteur public permettant ainsi des économies dès 2012. En plus, le gouvernement devrait sérieusement envisager la réductions des coûts des employés du secteur public en renforçant les règles de remplacement et si nécessaire, en réduisant les salaires.

    Une clause plafonnant automatiquement le déficit devrait être introduite, affirmant que tout dérapage s’éloignant des objectifs en matière de déficit sera automatiquement compensé par des coupes horizontales dans les dépenses discrétionnaires.

    L’emprunt, y compris la dette commerciale et les dépenses des collectivités régionales et locales devra être soumis à un contrôle strict, conforme avec les principes de la réforme en cours des relations fiscales intergouvernementales. Étant donné la gravité de la situation actuelle des marchés, nous considérons comme essentiel que toutes les actions mentionnées dans la première et la deuxième section ci-dessus soient adoptées au plus vite par décrets-lois, suivi d’une ratification parlementaire fin septembre 2011. Une réforme constitutionnelle durcissant la législation fiscale serait également approprié.

    3. Nous encourageons le gouvernement à prendre immédiatement des mesures afin de garantir une réforme majeurs de l’administration publique afin d’améliorer l’efficacité administrative et un esprit plus amical envers les entreprises [business friendliness]. Dans les entités publiques, l’utilisation d’indicateurs de performance devrait être systématique (en particulier dans la santé, l’éducation et le système judiciaire). Il existe un grand besoin d’un engagement fort pour abolir ou consolider des niveaux administratifs intermédiaires (notamment les provinces). Des actions destinées à réaliser des économies d’échelle dans les services publics devraient être renforcées. »

    Nous faisons confiance au gouvernement pour prendre toutes les actions appropriées.

    Mario Draghi, Jean-Claude Trichet »

    La dictature est en marche…

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/688497/italie-la-lettre-secrete-de-la-bce-a-rome-publiee.html

    1. Dictature des marchés. Mais c’est bien ce que TOUS les pays subissent actuellement.
      Un point positif, néanmoins : « Étant donné la gravité de la situation actuelle des marchés, » , soit : la crise est « finie » !!!! L’Hagarde dixit 🙂

    2. Le 4 février 2010 :

      « Cette diversion maintenant sur la dette on sait à quoi ça va servir : ce programme ultra-libéral, on ne peut plus le vendre au public, on ne peut plus vendre la dérégulation, on ne peut plus vendre la privatisation, ça ne passera plus. Or, ce programme ultra-libéral, on va quand même le terminer, et on va atteindre le bouclier social, on va atteindre la protection sociale. C’est ça qu’on nous prépare. »

      À 2m30 :

      1. Je parle suite au vote positif allemand qui, à mon sens, ne fait que retarder l’échéance.

        Donc le raisonnement continue, la chute.. les politiques sont aux abois.

        On ne dit pas assez que la hantise suprême tient aux CDS liés à la chute de la Grèce, on n’en connaît pas le chiffre parce qu’il est fluctuant… mais surtout énorme. Si la Grèce vient à faire défaut ce sera la banqueroute des assureurs. Et du système par effet de dominos.
        Pendant ce temps l’Allemagne tire profit d’un Euro faible, pour ses exportations. Mais là on est en deuxième rideau.

        Ces politiques, représentants du peuple, sont des criminels par temporisation. Ou au mieux des incapables, si on pense à Woerth. Ils savent que c’est inéluctable en continuant sur cette voie. Mais ils gardent le cap. Sans désemparer, comme disaient les « gens d’armes » d’une époque pas si ancienne.

        A se demander s’ils ne spéculent pas sur la chute de l’autre – qui déclenchera l’hallali -, afin de se dédouaner moralement.

      2. Vous savez pour ne pas payer sa dette il existe un système qui s’appelle une dénonciation de dette odieuse qui est devenu effective pour l Irak on va pas demander a ces pauvres Irakien de payer la dette de l’infâme
        Saddam Hussein Mais de la même façon pourquoi payer la dette de l’infâme néolibéralisme.

      3. @ Mike ou qui-veut-bien-répondre

        Qu’en est-il aujourd’hui de ce risque lié au CDS ? Est-ce vraiment la hantise suprême ou bien seulement un risque parmi d’autres ? Après tout en 2008, il n’ont finalement pas tué le système : il est toujours debout malgré tout. Des sources d’info ?

      4. Bravo Monsieur Jorion!
        Dans le même genre de prédiction, pourquoi ne pas tenter celle-ci:
        Tout ce qu’il se passe en Amérique aujourd’hui se passera en Europe dans quelques années?

        Le programme ultra-libéral, c’est le super mélange bien explosif du manque de créativité humaine, du conservatisme, du conformisme, de la peur de manquer et de la soif de pouvoir de certains.

        Je demandais à mon père ce midi, mais comment en est-on arrivé là?
        Il semblerait que l’essor des statistiques comme moyen de gestion du troupeau soit vraiment à la base de ce monde de fous. On sait tout à l’avance, on calcule tout à l’avance, la confrontation naturelle à l’aléa ne semble plus exister. Alors les plus intelligents et les plus riches continuent à faire vivre les autres dans une sorte de paix qui, je trouve, devient malsaine car les rangs commencent à devenir très serrés, un pas de côté devient dangereux pour l’individu… Certainement, cela nous a évité des guerres internes, mais finalement à quoi bon si c’est pour que l’explosion soit plus grande encore au bout de cette logique de calculs à tout prix?
        La stabilité est sans aucun doute le leitmotiv depuis bien longtemps, seulement le prix a payé devient trop cher je trouve…

      5. A Cadavre

        Qu’en est-il aujourd’hui de ce risque lié au CDS ?

        Pour ce que j’en comprends c’est le coeur fragile du système – oh il y en a d’autres. Mais, quand on financiarise au point d’assurer une perte potentielle sur un état débiteur, qui ne paiera pas au finish, (et on verra qu’il y en a des tas d’autres…) et qu’en plus on autorise à utiliser cette mécanique mathématique pour spéculer dessus avec des effets de levier, moi je dis qu’on ne fait que fuir en avant.
        Mais, comme disait l’autre, quand on fuit, il faut choisir la bonne direction.

    3. « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. »
      Benito Mussolini (1883-1945)

      « Que répondriez-vous à vos opposants qui prétendent que votre nouvelle initiative en faveur des infrastructures n’est qu’une nouvelle forme de corporatisme mussolinien ? »

      C’est la question posée au gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, et au maire de New York, Michael Bloomberg, lors d’une conférence de presse conjointe le 19 janvier 2008. Ni l’un ni l’autre n’ont cherché à s’en défendre.

      Au contraire, le gouverneur reconnut avec franchise : « Je dirais que, peu importe le nom qu’on lui donne, l’essentiel est de construire cette infrastructure », tandis que le maire de New York esquivait la question….

      Comme en 1933, il faut choisir : C’est Roosevelt ou le corporatisme …

    4. Consensus de Washington – wikipédia

      Le consensus de Washington est un corpus de mesures standard appliquées aux économies en difficulté face à leur dette (notamment en Amérique latine) par les institutions financières internationales siégeant à Washington (Banque mondiale et Fonds monétaire international) et soutenues par le Département du Trésor américain. Il reprend les idées présentées en 1989, sous la forme d’un article par l’économiste John Williamson1 soutenant dix propositions (voir ci-dessous) fortement inspirées de l’idéologie de l’école de Chicago.

      1. Rappel salutaire, évidemment.
        On devrait l’encadrer dans son salon (pour ceux qui ont encore un salon) et garder une copie dans son portefeuille à côté de sa carte de banque (pour ceux qui ont encore une carte de banque).

    5. Il est édifiant que dans les trois points évoqués par des  » banquiers » , on ne trouve que des mesures d’ordre « social » .

      Rien qui concerne l’innovation , l’industrie ,l’agriculture , l’activité créatrice , ni même Sainte Croissance.

      Des fossoyeurs .

      Par tout ce qu’il évoque et tout ce qu’il occulte , ce texte est un aveu de faillite consommée de coeur et de raison .

  5. Le portrait de Dorian Gray une magnifique nouvelle de Oscar Wilde qui dés 1890 voit une virtualisation de nos acte et qui l’exprime dans un portrait de nous même qui se dégrade.,merveilleux.

  6. Vous remarquerez à quel point les médias révèlent leur façon de fonctionner basé sur la manipulation, car ils cherchent par tous les moyens de discréditer le messager et non le message lui même.

    Peu importe qui il est, tout le problème est que ce qu’il dit est la stricte vérité, mais ça, les médias l’occultent pour le traiter d’imposteur.

    1. @ Luka,

      Bonsoir,

      Lio – Amoureux Solitaires (1981)
      http://www.dailymotion.com/video/xfbbo_lio-amoureux-solitaires-1981_music

      http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-jouir-sans-entraves

      « Obtenir ce que vous désirez le plus rapidement possible, aux meilleurs conditions, en toute confiance, avec une attention particulière de service et de qualité. Vous l’avez rêvé, nous l’avons trouvé pour VOUS ! » dit la page d’accueil de World-Concierge, une entreprise de conciergerie de luxe dirigé par Thierry que nous suivons toute la journée de Boucheron en Fouquet’s.
      Une heure follement bling-bling…
      « S’il ne fait aucun doute que des révoltes ont existé, ce qui appelle manifestement une explication, c’est plutôt le fait qu’elles n’aient pas été beaucoup plus fréquentes. »
      Max Weber
      Nouvelle version d’un reportage de Pascale Pascariello diffusé le 16 janvier 2008.

      Programmation musicale :

      – Philip Bim Stein : « Eat Drink Gamble »

      – Pascal Parrisot : « Tralala pas moi »

      – Michel Magne : « Super génial »

  7. L’article de Nikademus était franchement mauvais : d’abord facile, et ensuite totalement faux : considérer les traders comme des sociopathes, c’est vraiment du pur fantasme, du grand n’importe quoi…
    Un vrai trader va jouer avec les émotions du marché et surtout anticiper. Un sociopathe est impulsif et n’anticipe rien… Je connais pas mal de blogs de traders indépendants qui sont tout à fait normaux sur le plan psychologique et qui jouissent d’une vie sociale tout à fait normale…
    Un article très « dans l’air du temps », donc, s’appuyant sur un fake télévisuel (mais toute la télé n’est-elle pas plus ou moins fake ?), bref plutôt décevant par rapport à la production habituelle du blog…

    Quant à profiter d’une crise pour faire de l’argent, cela touche uniquement à la moralité – un bien grand mot soit dit en passant… Il faudrait voir à ne pas confondre la cause et les effets quand il s’agit d’analyser le rapport qu’entretiennent les marchés avec l’activité économique.
    L’un des deux a beaucoup plus d’effet sur l’autre…
    Et en l’occurrence, la « prophétie autoréalisatrice », c’est le terme à la mode de tous ceux qui n’ont pas compris ce qu’est une pyramide de Ponzi…

      1. @ Julien Alexandre,

        Bonjour,

        Peut-on raisonnablement croire que les IA en compétition avec « les meilleurs d’entre nous » surpassent les « traits dominants » de ces derniers ?

        Exemple, modèle, objectifs, inter-éducation permanente..Le bât de la « fin » tue les moyens à tout prix ?

        Mauvaise Foi – Bande Annonce
        http://www.youtube.com/watch?v=mHZzlMiD0ds&NR=1

        Spécial ghostdog, (1.0) :

        Coco Chanel & Igor Stravinsky – Bande Annonce
        http://www.youtube.com/watch?v=s2Uu7Nd2Vqw&NR=1

        L’orientation n’est ni une fin ni un moyen, intimité et spiritualité, germes des choix de personnalité ?

      2. Peut être sont ils tous Scorpion ou Bélier ?

        Que dirait le divin marquis ?

        Ponzi était il de l’échantillon testé ?

      3. Cette étude « scientifique » ne présente strictement aucun intérêt : le gain obtenu dans le cas du dilemme du prisonnier, c’est la liberté. Or tout psychopathe se moque totalement d’être en liberté ou non. Il n’y a aucun gain à obtenir pour le psychopathe.
        L’étude pourrait à la limite être intéressante si elle comparait des traders à des individus qui ne le sont pas…

      4. @Tim K:

        Parce que la littérature astrologique assigne à ces deux signes là , en mode négatif , la caractèristique d’être portés à la destruction et au sadisme .

        ça fait 15 % des effectifs .

        Mais je plaisantais . La référence à Sade est par contre plus sérieuse .

        J’espère que vous n’êtes ni bélier , ni scorpion , ni sadique !

      5. @ Julien

        Je vais tenter de m’expliquer différemment.

        Prenez la même étude en remplaçant les traders par des joueurs de poker, vous aurez probablement les mêmes résultats. En fait, le résultat serait plus ou moins identique avec n’importe quels sujets, car pour un psychopathe il n’y a aucun gain à espérer.

      6. @ Vince

        Je ne vois pas bien la différence qu’il y aurait entre une équipe de traders et des joueurs de poker, puisque les deux font le même job et présentent les mêmes fondamentaux psychologiques !
        Mettez-y des menuisiers ou des plombiers, je vous garantis que le résultat sera très différent.

      7. @ Julien :
        C’est clair.
        Y a même certains menuisiers qui ont fini crucifié pour avoir refusé de jouer avec les mêmes règles du JE …

      8. @ Julien :
        Ouais, tout ça, c’est la même engeance : des mecs qui préfèrent toucher du bois plutôt que palper du pèze, ‘scuse moi, z’iront jamais bien loin …

      9. @Juan Nessy

        On est tous un peu sadique, scorpion et bélier dans le fond… On se trahit toujours un moment ou à un autre.

        Dites, rien à voir, vous étiez à la conférence de Jorion à l’ULB l’autre jour? Vous aviez pris la parole?

      10. @ Zebu

        6. [Mais] certes les infidèles ne croient pas, cela leur est égal, que tu les avertisses ou non : ils ne croiront jamais.

        11. Et quand on leur dit : « Ne semez pas la corruption sur la terre », ils disent : « Au contraire nous ne sommes que des réformateurs ! »
        12. Certes, ce sont eux les véritables corrupteurs, mais ils ne s’en rendent pas compte.
        13. Et quand on leur dit : « Croyez comme les gens ont cru », ils disent : « Croirons-nous comme ont cru les faibles d’esprit ? » Certes, ce sont eux les véritables faibles d’esprit, mais ils ne le savent pas.
        16. Ce sont eux qui ont troqué le droit chemin contre l’égarement. Eh bien, leur négoce n’a point profité. Et ils ne sont pas sur la bonne voie.
        18. Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent donc pas revenir (de leur égarement).

        Sourate 2 : La vache (Al-Baqarah)

      11. @Tim K :

        Non , non je n’y étais pas . (800 kms de chez moi et limite d’âge largement dépassée ) .

        Mais je vous délègue tous mes pouvoirs pour une prochaine assemblée .

        Sadiquement .

        Bonsoir !

  8. Gros bug sur Europe 1: on a laissé parlé un empêcheur de s’effondrer en rond.
    Alors si cela va dans le sens de ce que vous écrivez depuis des années, c’est donc que c’est faux !
    Alain Minc n’aurait pas fait mieux !!!

    Bravo les gars (d’Europe 1), vous êtes des vainqueurs !

  9. Ouh là, « pas vraiment trader », ils n’ont pas dû voir mon dernier billet. Comment tant de gens peuvent-ils se rallier à l’avis du Daily Telegraph contre celui de la BBC et de Forbes magazine réunis ? Il faut vraiment que le fait que ce gars soit vraiment trader soit totalement inassimilable : que cela remette totalement en question leur représentation du monde !

    1. Finalement ils voulaient juste se conforter dans l’idée que c’est un faux trader. Le fond de ce qu’il a dit ne les intéresse pas (voire les fait marrer, quand vous dites que le système part en vrille, pas grave c’est un faux trader, sauvés…. ouf).

    2. Fallait-il s’attendre à autre chose de la part d’Europe 1 ?

      Paul, vous feriez mieux d’aller chez Mermet sur France Inter. ( http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-0 )

      Vous disposeriez là d’une heure pour exposer vos réflexions. Je m’étonne d’ailleurs de ne pas vous y avoir entendu. Votre propos y aurait tout à fait sa place.

      Par ailleurs, les 4 pages dans Technikart magazine (encore disponible à la vente) ont été photocopiées et envoyées à mes proches. Elles ont l’avantage de constituer une bonne introduction à votre travail.

      1. @Alexandre le libraire

        Mermet ? Très bien Mermet. Mais c’est pour Lordon le bazar. Il va que là, forcément. Jorion va partout. Partout ailleurs, forcément aussi.

        @Renou
        Le coup du protocole, ok, vraiment too much, de l’outrance trollesque pur jus. Pareil pour l’obsession pour le fake, typique du geek netophage. Pour le reste rien à redire, contradiction journalistique polémiste et buzzogène assez convenue – et donc gentiment malhonnête et « maline » – mais plutôt adaptée au format dont on ne pouvait raisonnablement pas espérer beaucoup mieux. Jorion s’en est bien tiré, seul contre trois et surtout c’était bien lui qui causait dans l’poste, pas un obscur footeux « voilà koi, chuis kunkun k’a les pieds sur les épaules » d’autres antennes dites « populaires » ou comme l’invité précédent de l’émission, le rejeton Dorcel apparemment…, et son « porno participatif »…

      2. @vigneron
        Je pense que le discours de Paul Jorion est complémentaire à celui de Lordon.
        Je pense surtout qu’il s’agit « d’évangéliser », c’est à dire de livrer la bataille des idées dans le but de proposer une autre lecture de ce qui est à l’oeuvre. Et qu’en l’occurrence, chaque round peut permettre de gagner des points ou au contraire d’être décrédibilisé. Et qu’un pseudo débat sur Europe 1 dans les conditions dans lesquelles il a été mené ne laisse aucune chance à un Paul Jorion. Avec pour effet quelque chose de contre productif.

        Mermet (par exemple) touche chaque jour 500 000 personnes demandeuses, à l’écoute de discours alternatif au zeitgheist du moment, qui peuvent se faire le relais du discours. Et c’est tout ce qu’on demande.

        Je ne vois pas où est le problème.

        Par ailleurs, le blog de Lordon est proposé en lien sur le présent site…

        Bon we

      3. @ Alexandre le libraire,

        Bonjour,

        Vu ça sur votre lien, du roman et du réel :

        http://www.librairie-brillat-savarin.be/2011/04/pendant-la-crise-une-banque-us-sauvee-par-largent-de-la-drogue-rue89/

        Les affaires qui pleuvent dans les médias reflèteraient des luttes intestines « idéologiques » au sein des « gardes prétoriennes » que sont les diverses entités du renseignement dans les grands pays..opportunisme simple ? Intérêts et décom-positions.

        Les liens entre ces « gardes » (loi de la force et des intérêts souspérilleurs) et les véhicules-char de la finance, le niveau subconscient du dialogue et des échanges « inter-cultes urée aile » ?

        Théoriquement, un abandon collectif de nationalité reflèterait assez bien une certaine réciprocité relationnelle des couches-castes du réseau ? Non ?

        Un suicide de la dette par disparition des assujettis, et laissant les pilotes à leur seule légitimité.

        L’Etat civil pris aux couilles par le chiffre vivant.

        Abori »gênes » du réel ?

        Une fantaisie pour « jeune », ou farcer l’accouchement par le renoncement politique éjectif ?

        Une « régression » volontaire européenne, sacquet nous ces gouverneurs du silence !!

        Réflexions autour d’une petite « pièce »….d’identité ?

    3. La référence faite par un des mignons au protocole des sages de sion valait son pesant de giflettes.
      « -la majorité des commentateurs de Paul Jorion sont d’accord avec lui!
      – Cqfd.
      – C’est normal! »
      Les fourbes… Il serait peut-être intéressant de transformer l’étude « traders/psychopathes » par « journalistes/psychopathes »
      « To die for » – Gus Van sant – 1995
      http://www.cinemovies.fr/bande-annonce-3320-29607.html

  10. Je m’étonne de n’avoir jamais trouvé ici de référence à ce film bien connu de Carol Reed, « The third man », dans lequel Orson Wells incarne un personnage sans scrupule qui participe à un réseau de vente de produits contrefaits (en l’occurence de la fausse pénicilline, pas des produits bancaires contrefaits).
    On est pourtant au coeur du sujet, où nous en sommes aujourd’hui sur le blog.

    Si vous n’avez jamais vu ce film je vous invite à voir cet extrait sublime:

    http://www.youtube.com/watch?v=8i47-QBL4Qo&feature=player_detailpage

    Il me semble que bien des choses sont dites en 5 mns sur la psychologie des maîtres du monde et de leurs affidés. La grâce et l’intelligence d’Orson Wells donne au cynisme sa véritable couleur qui est l’absence d’altruisme.
    J’ai été étonné du ton du post de Nikademus : tremblez bon pères de famille accrochés à votre cassette, ce serait moralement ignoble que ce système ne soit pas fini, mais surtout par la tonalité de bon nombre de commentaires dénonçant le cynisme du trader Alessio Rastani.
    Alors que ce qui est terrible c’est que c’est le contraire du cynisme cet homme! C’est la naîveté même! Il fait preuve d’une grande franchise et de son point de vue, d’altruisme.
    On ne peut qu’être d’accord avec P Jorion pour dire qu’il vend la mèche, en toute innocence.
    Oui une transformation est en cours si un presque enfant dévoile les règles du jeu.
    Plus besoin d’être Orson Wells ou Pasolini pour dire la vérité!
    Ou Paul Jorion!… Et alors contrairement à ce que disait votre interviewer/contradicteur/c… ça pourrait ne pas vous « arranger » du tout (comme il disait sur Europe 1) cette affaire!
    Ce qui fait peur vraiment c’est qu’on approche du jour où un journaliste posera sur TF1 la question: « Que direz-vous à vos patrons le jour où vous serez président(e)? »

  11. Dommage de ne pas prendre la peine de donner le nom de l’émission et l’heure… y compris pour trouver le podcast ce serait des plus utile !! Pensez à vos lecteurs !

      1. Ceux qui ne l’on pas entendu ces 3 « journaleux » n’ont rien perdu. Vulgaires, consensuels, dans le conformisme bien de leur époque, quoi!

  12. Bonjour, je n’arrive pas à accéder au podcast de l’émission sur le site Europe1, existe t-il un autre moyen SVP ?

  13. Qu’est ce que la vérité et d’où « ça » parle.
    Reste à définir ce qu’est la vérité ..
    Ainsi, lorsque nous affirmons qu’il fait beau, nous prétendons que ce que nous disons a un sens, et que cela veut dire qu’il est vrai qu’il fait beau. Socrate déjà disait: »comment sais-tu que ce sont des vérités si tu ne sais pas ce qu’est la vérité? »
    Autrement dit comment les médias peuvent-elles énoncer ce qu’elles pensent être vrai ou voudraient créer du vrai, sans avoir la connaissance du vrai !
    Nous sommes donc dans le déni, la manip, le délire ou la perversité et la poésie, ce qui n’a rien à faire avec la vérité et la rationalité !
    Bon courage !

  14. Le problème c’est que la crise, la plupart des gens s’en foutent un peu.
    ——–
    Les politiques sont tous un peu pourris mais ils restent compétents, ce sont des gens intelligents, venant de grandes écoles. Ils savent ce qu’ils font.
    Dans les médias, les journalistes et les très bons économistes (c’est ceux que l’on voit à la télé et à la radio sinon ils ne seraient pas invités), rassurent, expliquent qu’il y a quelques dysfonctionnements, des abus mais que les choses s’améliorent.
    De toute façon, il y a des évidences (quelques exemples) :
    – Le capitalisme c’est la démocratie
    – La retraite par répartition c’est impossible à tenir avec notre démographie
    – Travailler plus créé de l’emploi, c’est démontré par des études économiques
    – La délocalisation ne créé pas de chômage car cela permet de créer d’autres activités plus qualifiées
    – On ne peut pas trop taxer les riches parce que sinon ils s’en vont et c’est eux qui créés des emplois.
    ——–
    Comme dis F Lordon, pour parler dans les médias, il faut à chaque fois déconstruire toutes ces évidences, c’est long et ça ne correspond pas au temps des médias.
    J’observe la même chose quand j’en discute en famille ou avec des amis. Il faut du temps et on monopolise la parole ce qui n’est pas très agréable. Donc je parle d’autres choses, car après tout si on se réunit c’est pour passer un bon moment. 🙂
    J’ajoute que mes sources sont disqualifiés d’office : internet (dont tout le monde sait que l’on y trouve tout un tas de foutaises en passant par une majorité de thèses complotistes) contre les médias mainstreams (car si des infos vraies circulent sur internet, alors elles sont évidemment reprises par ces mêmes médias).
    Pot de terre contre Pot de fer

    1. L’un de mes fils me dit « Qu’est-ce que vous avez tous à répéter que tout s’écroule. c’est agréable pour les jeunes. Merci !  » Et pourtant, je donne des explications, le pourquoi et le comment, mais jamais assez d’espoir, de choses constructives. Et c’est exact que peu de commentaires sont constructifs dans le blog. J’avais repris un peu de courage en lisant le livre de Genereux (collaborateur économie de la campagne de Mélanchon) ‘ »Nous on peut' » qui indique des moyens raisonnables de sortir de ce système. Mais les chances de Melanchon sont faibles.

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