25 réflexions sur « LORIENT, Conversation entre amis, vendredi 30 septembre 2011 »

  1. Le pays de Lorient au Saïgon express , c’est bien trouvé , mais ce cousinage va réduire un peu la violence du choc des cultures

    D’où la conversation  » entre amis » .

    La « grande déperdition » fait florès . Attention malgré tout aux mots à l’intérieur desquels on s’abrite .

    Où en est Grégory ?l

  2. Bonjour,

    Pas vraiment en rapport avec cet article mais j’ai l’espoir que les nombreux contributeurs de ce blog pourront éclairer ma lanterne.
    Je suis exportateur de vins et à ce titre j’ai reçu un appel de la COFACE pour m’informer qu’ils réduisaient très fortement l’assurance crédit sur ce pays (voire arrêter prochainement).
    Par ailleurs, ils m’ont annoncé que beaucoup d’importateurs grecs ne peuvent plus payer leurs fournisseurs, non pas par manque de trésorerie (solde bancaire positif) mais car leurs banques « n’effectuent pas les opérations demandées » (sic).
    Doit on y voir le début de la fin? Les banques grecques sont elles à court de liquidités à ce point là?
    Voilà une info qui m’a semblé intéressante et que vous pourriez peut être approfondir.

    1. Il est temps , plutôt que d’exporter , d’importer du Retsina .

      J’ai esayé de convaincre Vigneron mais il fait un peu la gueule ….

  3. proche de Lorient, je m’efforcerais de participer :

    en attendant un bon bouquin :
    En quelques années, la Suisse est devenue l’une des principales plaques tournantes du négoce des matières premières dans le monde. Sur trois litres de pétrole vendus sur le marché libre, au moins un l’est depuis la Suisse. Et la proportion se situe autour de un grain de café sur deux, ou encore un kilo de céréales sur trois. Pourtant, ce secteur de l’économie suisse en pleine expansion reste méconnu en dehors des sphères d’initiés. Dans son nouvel ouvrage de référence Swiss Trading SA, disponible dès le 19 septembre 2011, la Déclaration de Berne lève le voile sur ces sociétés aux chiffres d’affaires exorbitants qui ont élu domicile en Suisse, en toute discrétion, faisant de ce pays une véritable plaque tournante du commerce des matières premières.
    http://www.evb.ch/fr/p19401.html

    1. Glencore, suisse non ? Nestlé ? Louis Dreyfus ? Plus 70 % du pétrole russe négocié à Genève, plus Cargill, Bunge, Trafigura , TNK-BP, Rosneft, ou Litasco qui tradent près du lac, bref, 25 % de la population du canton qui bosse pour des multinationales, et pas que des banques et le magazine suisse Bilan estime que 10% des revenus du canton proviennent des activités de négoce (pétrole et céréales notamment, malgré le très faible niveau de taxation…). Pauvre Ziegler…

    2. morvandiau @
      Tout à fait normal que la Suisse soit devenue « la plaque tournante » du négoce international de certaines matières.
      En effet, l’inter-médiation commerciale (courtage) repose sur:
      – la confiance du vendeur et de l’acheteur dans l’intermédiaire
      – l’expertise du spécialiste
      – une fiscalité attrayante pour le courtier
      – un système bancaire et une devise stable garantissant la bonne fin des payements
      Toutes ces qualités sont habituelles dans le « business » helvétique depuis des lustres alors même que ce petit pays n’a aucune puissance militaire pour récupérer des impayés et aucune puissance industrielle ou agricole pour produie.
      Mais par contre, tout a été fait pour couler cette activité en France, puisque selon l’adage bien de chez nous, « le commerce, c’est du vol » !
      Simplement d’un coté l’intelligence d’un petit peuple face aux réalités et de l’autre coté de la frontière uniquement des idées……..irréalistes mais utopiques

      1. Laisses-les faire, Albin.
        Dans pas très longtemps, la Suisse devra être annexée comme tout paradis fiscal qui se respecte.
        Tiens, au fait, puisque tu t’y connais en argent… expliques-moi les raisons de cette charmante crise actuelle..???

      2. @ Albin,

        Bonjour,

        Garde suisse à part, si la capacité d’action militaire n’est pas leur force, le bastion hélvétique a tout fait niveau armement pour être inexpugnable..

        La propriété diffuse en droits, titres, brevets et avoirs est gigantesque et savamment reposée sur les épines dorsales maîtresse du droit internationale. (vigneron, des siffres ?)

        Le statut de centre de formation multiséculaires des élites, ainsi que de lieu de villégiature idyllique complète ce tableau partiel brossé à la hâte.

        Un ami indispensable, où comment ne faire assaut que de bonnes manières et d’intelligence ?

        On ne viole pas un modèle si doué ? On signe un traité à Genève, valable pour tous.

        L’internationalisation de l’intelligence professionnelle dans ces rudes temps modernes de compétition à tout crin aurait par ailleurs quelques vers non poétiques menés au sommet des vertes contrées helvétiques, trompant les pare-feu décisionnels parmi les plus réputés au monde, semble-t-il, même des gentils fils de fonctionnaires de l’ONU éduqués dans la crainte de dieu (K.adoboli) …

        ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Siffre )

    3. @l’bin

      – la confiance du vendeur et de l’acheteur dans l’intermédiaire
      – l’expertise du spécialiste
      – une fiscalité attrayante pour le courtier
      – un système bancaire et une devise stable garantissant la bonne fin de payements

      1) Ça fait quelques décennies, voire quelques siècles, que par exemple la place de Londres a accumulé un certain capital confiance en la matière du trading et l’intermédiation sur le marché mondial des commodities, non ?
      2) « L’expertise du spécialiste » étant le plus souvent celle de l’expat anglais, français, russe, allemand, ou autre exilé dans l’enfer genevois, nul besoin que cela soit en Suisse.
      4) « Stable » le CHF ? Ah bon. Vous voulez dire « fort » peut-être, parce-que pour le reste, même si ce sont les autres devises, plus ou moins exotiques ou « stables » qui décrochent le plus souvent, la volatilité c’est pour tout le monde. Parlez en aux collectivités débitrices de Dexia sur des produits indexés CHF et non capés, ou bien à des emprunteurs immo idem auprès de UCB ou Bnp Paribas Invest Immo… Quand au système bancaire suisse « exemplaire », no comment.

      Bref, je garde votre 3) et seulement lui. Rappel : fiscalité sur les entreprise dans le canton de Genève : 12 %, tranche maxi d’impôt sur le revenu à Londres : 50 % et les revenus réalisés à l’étranger par les résidents britanniques non domiciliés ne sont plus systématiquement exemptés d’impôts en Angleterre (depuis 2009, règle d’anti « remittance basis » pour certaines situations)….

      1. @ Vigneron et Albin

        On peut ajouter à la liste les emprunts immobilier en Europe de l’Est et particulièrement en Hongrie, indexés sur le CHF qui font plaisir à leurs souscripteurs.

  4. Miam! je sens que ça va pétiller du neurone et ravir les papilles! hélas, la Bretagne profonde est un peu trop loin de mes bases; Dammed! Veinards, les nanas – mecs de Lorient!
    Pour rétablir un semblant d’équité auquel vous êtes tant attaché, si je ne m’abuse, ne pourriez vous pas nous concocter un passage dans les Alpes un de ces jours, aux antipodes, donc ,histoire de mailler le territoire ( c’est pas loin de la Suisse! ) je me charge de la logistique du repas convivial et sociologico économique, au goût italien, le coin faisant partie du royaume de Piemont Sardaigne il n’y a pas si longtemps que cela….
    apéritif: un « Communard », bien entendu, seule concession à nos ancêtres les gaulois, mais pour ces dames, Marsala all uovo con biscotto, le communard étant plutôt « une boisson d’homme »…
    entrée: jambon de Parme et légumes grillés: courgettes et aubergines grillées, un filet d’huile d’olive, des herbes, se sert avec la foccacia, sorte de pizza blanche, avec quelques grains de gros sel et du romarin….
    plat principal: pasta alle vongole con pesto di spinacci ou alors, spaghetti alla Carbonara ( qui comme chacun sait, étaient des révolutionnaires )
    accompagnement en légume ( 5 par jours ): melanzane alla parmiggiana
    dessert: tiramisu puis vino santo con cantucci abbruzzezi, ce sont des biscuits secs aux amandes
    caffé…italiano e ristretto, histoire de ne pas s’engourdir trop les méninges sur la digestion…
    vin: un sarde costaud qui vous fait des centenaires, du Nero d’Avola et bien sûr le Montepulciano d’Abruzzo de rigueur!

    si avec ça on ne rameute pas les foules…

    1. Manque un verre de grappa pour définitivement trouver le bon chemin entre rigueur , décroissance , capital , libéralisme , , marché .

      Et même deux pour que la vie « aille » .

      Si vous pouvez assurer tout ça pour 20 euros , ça vaut le coup .

      Sinon je boirai ma grappa tout seul et je verserai les 20 euros à la donation mensuelle .

    2. J’sais pu kiksé qu’a dit un truc dans l’genre :
      « C’qu’y a d’bien avec la cuisine italienne c’est qu’c’est comme l’amour. Même mal fait c’est encore bon. »
      C’qu’y a d’sûr c’est qu’c’est un mec…

    3. Borborygmes!Borborygmes!…
      Grognements sourds de l’estomac et des entrailles,
      Plaintes de la chair sans cesse modifiée,
      Voix,chuchotements irrepressibles des organes,
      Voix,la seule voix humaine qui ne mente pas,Et qui persiste même quelque temps après la mort physiologique…
      …oh l’ inévitable chanson de l’oesophage !…
      …. Borborygmes!Borborygmes!…

      Valery Larbaud (A.O Barnabooth- poésies).

      Miam, miam ! 🙂
      Mambo: (leonard Bernstein)
      http://www.youtube.com/watch?v=vuPQVTgJIFQ&feature=youtube_gdata_player

  5. Paul Jorion « in tour » !
    « Les routiers sont sympa! »
    Il va falloir méditer sur les « patates aux sept recettes »……… Et chasser les doryphores.
    Vingt euros, un prix d’ami !
    A quand des « repères de Paul Jorion » comme Mermet l’a organisé avec ses « repères de là-bas si j’y suis » ?

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