LE DÉBAT, Aider les financiers à devenir vertueux, N° 166, septembre-octobre 2011

Le numéro 166 de la revue Le Débat paraît aujourd’hui. Vous y trouverez aux pages 129 à 137, un texte intitulé : « Aider les financiers à devenir vertueux ». J’y explique que puisqu’ils n’ont pas encore pris conscience du bénéfice qu’il y aurait à le faire, c’est à nous de les aider en créant le cadre institutionnel qui leur permettra d’être vertueux sans faire automatiquement faillite s’ils décidaient de l’être.

Dans une revue d’un tout autre genre mais sur un sujet très proche : mon entretien sur quatre pages avec Philippe Nassif dans Technikart du mois de septembre : « Les financiers ont tué le capitalisme », aux pages 102 à 105.

Partager :

11 réflexions sur « LE DÉBAT, Aider les financiers à devenir vertueux, N° 166, septembre-octobre 2011 »

  1. Ahh, Le Débat, quelle excellente revue, bien trop peu connue. Dommage qu’elle soit si confidentielle …
    Je vais devoir aller me promener dans le quartier latin pour la trouver.

  2. il faudrait un marché de la vertu qui se valoriserait de nos bonnes actions, reste à définir ce qu’est le bien ou le mal.
    c’est par delà bien et mal, mes frères, que nous devons puiser la sève de la vertu !
    (karluss tome 0)

  3. Aider les financiers à devenir vertueux.

    J’ai participé à la première partie d’un petit séminaire entre cadres et managers intitulé L’intelligence de la nature peut-elle révolutionner le management ?

    Au cours des nombreux échanges entre participants, (moi qui exècre le monde de l’entreprise néolibérale contemporaine), j’ai été frappé par la fragilité des êtres humains que j’ai rencontrés : un coeur battait donc sous les cravates et les foulards Longchamp. Un désir de concevoir autrement son rapport au monde, à l’autre, à soi. Une grande attention portée aux possibles changements de modèles, libérant les créativités enfouies et mettant un terme aux frustrations multiples.

    Il y a toujours dans le tas un petit malin qui est prêt à restimuler le brave « capital humain » en revisitant le Zen, le Soufisme ou Ushuaia, mêlant satori et teambuilding dans une même phrase. L’infâme et pathétique obsession de la « Création de Valeur » a encore de beaux jours devant elle.

    Mais je retiens globalement que, même dans ce type d’univers, beaucoup de personnes sont prêtes à changer de monde, alors même que la structure qui les emploie apparaît comme hostile à toute remise en question.

    A ce sujet, c’est bizarre, mais personne sur ce blog (à ma connaissance) n’a interprété les ravages de la finance et l’aveuglement des financiers dans les termes de Milgram (en particulier l’hypothèse de l‘Etat Agentique (dans « Soumission à l’Autorité »).

    Il est pour moi évident que les indices boursiers et les agences de notation jouent le même rôle que le faux scientifique qui, dans l’expérience de Milgram, incite à continuer l’expérience alors même que l’élève est susceptible d’en mourir.

    1. Et bien, perso, j’ai aimé cette expérience ( la soumission à l’autorité de la blouse blanche, un régal ), coller du 220 volts aux miches de l’autre abruti incapable de répondre à une question simple!
      ma devise: enfonce un manche à balais avec du barbelé dans le cul d’un cheval et tu lui apprendra à jouer aux cartes!
      le reste, c’est de la foutaise, comme si passer de la musique de chambre aux vaches augmentait la production de lait! dito, offrir des douceurs aux salariés; ça ne sert à rien ,sinon pisser sur un tas de sable et les études sur le bien être au travail étaient pipées! le management par la peur avec le coup de pied au cul, il n’y a que ça qui marche, vraiment!
      quant à la manière de transformer les hommes ordinaires en bourreaux ou tortionnaires, voyez le mode d’emploi decripté par Jacques Sémelin, c’est instructif!
      PS: aider les financiers à devenir vertueux, autant leur proposer la ruine ou alors demander à une tenancière de bordel de transformer son estanco ( les volets bleus ) en couvent des oiseaux, pépinières de rosières….

  4. Pour les aider à devenir vertueux on pourrait aussi leur offrir le livre « La fortune de Sila » de P. Humbert : c’est un roman superbe et qui dit sous une forme littéraire très agréable une bonne partie des choses qui s’écrivent ici à longueur de mois. Je le recommande d’ailleurs à tous, pas seulement aux traders !

  5. Quand les journalistes français poseront les bonnes questions, ce sera que la révolution aura été faites.

Les commentaires sont fermés.