Archives de catégorie : Droit

PJ TV : « Le monde d’après… » – Invité William Bourdon, le 16 juin 2020 à 18h00

Le Monde : Violences policières : des images ont permis à la justice de blanchir un bénévole de Calais, le 10 juin 2020

Les avocats du bénévole, MWilliam Bourdon et Me Apolline Cagnat, estiment que « les poursuites pour faux sont un signal fort qui tranche avec la présomption de crédibilité invariablement accordée aux fonctionnaires de police, même face à de nombreux témoignages contraires ». Mais ils regrettent qu’il ait fallu « comme trop souvent des vidéos pour rendre possible ces poursuites. Elles ont été le rempart à la logique d’impunité que les policiers recherchent systématiquement ».

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Les plus hautes valeurs, le 24 février 2020 – Retranscription

Retranscription de Les plus hautes valeurs, le 24 février 2020. Bonjour, nous sommes le lundi 24 février 2020 et, aujourd’hui,…

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La dernière cartouche d’Alan Dershowitz

Quand M. Alan Dershowitz, dans sa défense hier de Trump au Sénat, a déclaré que si un président américain raisonnait de la manière suivante

« Je veux être élu. Je pense que je suis un grand président. Je pense que je suis le plus grand président qu’il y ait jamais eu. Et si je ne suis pas élu, l’intérêt national en serait grandement affecté », [les actes qu’il poserait en conséquence] ne pourraient constituer un délit débouchant sur une destitution [« an impeachable offense »]

certains, aux États-Unis, ont poussé de hauts cris, croyant entendre là autre chose qu’un avocat ayant épuisé ses dernières cartouches, et disant n’importe quoi en matière d’arguments plutôt que se résigner à se taire.

Bien entendu, le Sénat américain pourrait toujours exonérer M. Trump, mais dans ce cas-là, chers Amis, coupons tous liens avec une nation déjà en très petite forme aujourd’hui, et tombant alors en vrille.

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À l’ONU, une initiative altermondialiste ?, par Olivier Ardoin

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Il y a à l’ONU des gens qui travaillent à la mise en place d’un droit international pour imposer aux multinationales le respect des droits humains au travail et de l’environnement.

Contrairement à la plupart des textes de l’ONU ou de l’Organisation Internationale du Travail (par exemple les « principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme ») ces règles seraient contraignantes, avec sanctions en cas de manquements.

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Il ne s’est rien passé à Rouen, par Roberto Boulant

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Cinq semaines après la catastrophe de Lubrizol, M Macron a fait un premier bilan tout à l’éloge de l’action de l’État et de son gouvernement. « Les services de l’État ont agi avec compétence, avec beaucoup de sang froid, beaucoup de professionnalisme » a-t-il affirmé, précisant que « toutes les enquêtes et mesures ont été conduites », et terminant sur « le travail des pompiers ‘qui n’ont pas connu la peur, qui ont permis de contenir ce qui s’est passé à Lubrizol et d’éviter des conséquences qui auraient pu être bien plus dommageables’ ».

Des déclarations présidentielles qui ajoutées à celles du PDG de Lubrizol nous assurant que « 90% des produits brûlés ont généré du carbone, et que cela est sans risque », achèveront de nous convaincre qu’il ne s’est rien passé de bien grave à Rouen. Alors, dormons sur nos deux oreilles ?

Hmm, peut-être une ou deux vérifications avant de laisser les marchands de sable officier.

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« Féminicide »…, ma part de vérité, par Annie Stasse

À propos de Il n’y a pas de génocide accidentel. Ouvert aux commentaires.

Il se trouve que ma vie fut « riche » de chocs sexuels divers :

Inceste maternel durant l’adolescence – le crime tabou, les femmes seraient parfaites ! au niveau psychique il me semble que c’est plus grave, plus de conséquence sur la construction de l’être ainsi atteint par l’être d’où l’on est sorti et qui est censé prendre soin de son corps au quotidien pour sa survie. À tout hasard je vous recommande un livre de témoignages sur le sujet : L’ultime tabou, de Anne Poiret, éditions Patrice Robin, 2006.

Viol par mon mari à 22 ans, d’où naquit mon fils, et qui me valut 10 ans d’anorexie mentale… qui je crois était la conséquence de ce rajout au 1er choc vécu.

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Il n’y a pas de génocides accidentels

Un génocide demande concertation, décisions délibérées ; en particulier s’il est organisé d’emblée à l’échelle industrielle.

Ce que notre jurisprudence a qualifié de « crime passionnel » relève d’une autre catégorie : il s’agit de tragédies qui ont lieu sans planification préalable.

La délibération implique un calcul par la conscience. La passion au contraire met en jeu ce que la, ou le psychanalyste, appelle l’inconscient, ce que Paul de Tarse appelait la chair, et que l’on peut tout aussi bien appeler le corps. Or, la chose est établie, la conscience n’est informée de ce que le corps a décidé d’entreprendre qu’avec un délai considérable (d’une demi- à 10 secondes).

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La presse : « Après l’affaire de Rugy, une exigence de moralisation de la vie politique »

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Le Monde : « Après l’affaire de Rugy, une exigence de moralisation de la vie politique », le 17 juillet 2019

On trouve décidément dans l’Éthique à Nicomaque tout ce dont on a besoin pour juger de l’affaire de Rugy. Je citais le passage suivant il y a trois jours :

Les distractions agréables font partie des choses désirables en soi ; elles sont cependant d’habitude plus nuisibles qu’utiles car elles nous incitent à négliger et notre santé, et nos finances. Les adeptes de ce genre d’amusements sont très appréciés à la cour des princes car ils offrent à ceux-ci le moyen de se rendre populaires auprès de leurs obligés en leur procurant les distractions qu’ils désirent (X, vi, 3-4).

Or, pour commenter l’actualité d’aujourd’hui, il suffit de se souvenir qu’Aristote, pensant à ceux à qui les notions d’« exemplarité » et de « moralisation » demeureront toujours étrangères, disait également ceci :

Alors que l’homme vertueux, qui guide sa vie par des idéaux éthiques obéira à la raison, la base, dont les désirs sont déterminés par le plaisir, doit être punie par la douleur, comme pour une bête de somme. […] La souffrance et les châtiments pour les contrevenants doivent être les plus opposés à leur plaisirs favoris (X, ix, 10).

À ceux qui ne peuvent comprendre, parce que la vertu exige la sagesse et l’usage de la raison, dont ils sont privés, on ne peut qu’imposer l’empire de la loi.

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La Justice bouge encore : la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac annulée, par Roberto Boulant

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C’est après 4 années de procédure, le jugement rendu hier par la cour administrative d’appel de Paris.

Pourtant la privatisation s’était déroulée conformément aux us et coutumes de l’époque. Il avait été fait appel à un oligarque, pardon, à un investisseur chinois, dont le consortium s’enchâssait dans une cascade de sociétés et de fonds d’investissement où une poupée russe n’aurait pas retrouvé ses petits. La holding de tête comme il se doit, était réglementairement établie dans un paradis fiscal, celui des Iles prétendument Vierges. Et rajoutons que pour faire bonne mesure et emporter l’adhésion enthousiaste du ministre de l’Économie de l’époque, un certain Emmanuel Macron, le consortium s’appuyait alors sur le groupe canadien SNC-Lavalin. Groupe qui avait réussi l’exploit peu commun de se faire radier, avec toutes ses filiales, pour corruption par la banque mondiale.

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Quinzaines – Un robot qu’on ne peut pas punir, est-il vraiment intelligent ? le 1er avril 2019

Un robot qu’on ne peut pas punir, est-il vraiment intelligent ?

Dans l’ouvrage de Robert Musil L’homme sans qualités (ou « sans particularités » faudrait-il peut-être dire plutôt), son héros, Ulrich, assiste au chapitre 18 du premier volume qui en compte 123, au procès de Christian Moosbrugger, assassin présumé d’une prostituée. Le verdict est la mort. 

Le personnage de Moosbrugger réapparaîtra ensuite – y compris dans le second tome inachevé – comme un sous-marin faisant épisodiquement surface, hantant le roman d’un bout à l’autre.

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« Eviter l’effondrement : mettre la finance au service de la transition écologique », par Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

« Eviter l’effondrement : mettre la finance au service de la transition écologique »

Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Pour l’ouvrage collectif des 10 ans de Trans-Mutation

Le think tank I4CE (Institute for Climate Economics) chiffre à 6 000 milliards d’euros au niveau mondial les investissements annuels nécessaires ces quinze prochaines années pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré et financer la transition écologique. Mais nous sommes aujourd’hui très loin du compte. Et ces chiffres ne prennent pas en compte la deuxième exigence écologique majeure avec la réduction des gaz à effet de serre : la préservation de la biodiversité. Aucun chiffrage sérieux n’existe, mais le défi exige certainement des investissements tout aussi importants.

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