Archives de catégorie : Droit

Article 24, par Jean-Baptiste Auxiètre et Paul Jorion

Comment en arrive-t-on à imaginer au XXIe siècle que la réponse à un problème de société majeur puisse être aussi grotesque que le déni de réalité consistant à flouter des visages sur des photos ou des vidéos ?

La seule explication envisageable est un refus délibéré de poser le problème dans les termes qui sont les siens. À savoir que

  • La norme est devenue que le citoyen lambda refuse d’obtempérer car il met en doute la légitimité de l’ordre d’obtempérer, le considérant (en contexte ou par principe) comme arbitraire parce que fondé non par sur les faits mais motivé par le préjugé,
  • Les forces de l’ordre 1° ont cessé de respecter la proportionnalité de la réponse à l’infraction constatée, 2° sont en effet souvent motivées dans leurs décisions seulement par le préjugé.

La solution nécessite que le citoyen lambda cesse de considérer le refus d’obtempérer comme la réponse par défaut. Mais cela ne sera possible que si l’injonction d’obtempérer cesse d’apparaître arbitraire parce que motivée par le préjugé.

En attendant, le législateur devrait lui aussi s’efforcer d’atteindre l’âge adulte en prenant conscience que si la solution d’un problème de société majeur semble être de flouter des visages sur des photos ou des vidéos, c’est que ce problème n’a pas encore été posé dans les termes qui lui conviennent, à savoir susceptibles de déboucher sur une solution.   

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Dérive autoritaire : l’horizon du trou noir, par Marc de Castelnau

Depuis plusieurs années déjà, on observe dans des pays dits démocratiques et plus ou moins libéraux, des tentatives diversement fructueuses de détricoter les lois qui encadrent les libertés publiques.

Ainsi en est-il du « Patriot Act » aux Etats Unis.

En France, après bien d’autres lois, nous avons eu récemment la proposition de loi contre la haine en ligne – dite Avia –  bien heureusement et tardivement retoquée par le conseil constitutionnel.

En ce moment,  l’actuelle loi « Sécurité Globale » encore en discussion vise un délicat équilibre entre la protection des citoyens et celle des forces de l’ordre au demeurant tout-à fait nécessaire dans son principe.  On appréciera au passage que l’adjectif « global » ne laisse rien présager  de formidablement libéral : n’est ce pas un élément de langage que la novlangue a préféré substituer à « total » qui aurait été beaucoup trop voyant  ?
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Le contenu de la loi « Sécurité globale », par Alexis Toulet

S’agissant de la loi « Sécurité globale », il est utile de détailler son contenu. Le résumé ici est utile.

Le point le plus controversé est l’article 24, qui réprime « le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un agent de la police nationale ou de la gendarmerie nationale autre que son numéro d’identification individuel lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police »
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« C’est encore pire que ce que vous imaginez ! », le 8 octobre 2020 – Retranscription

Retranscription de « C’est encore pire que ce que vous imaginez ! », le 8 octobre 2020. Bonjour, nous sommes le jeudi 8…

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PJ TV : « Le monde d’après… » – Invité William Bourdon, le 16 juin 2020 à 18h00

Le Monde : Violences policières : des images ont permis à la justice de blanchir un bénévole de Calais, le 10 juin 2020

Les avocats du bénévole, MWilliam Bourdon et Me Apolline Cagnat, estiment que « les poursuites pour faux sont un signal fort qui tranche avec la présomption de crédibilité invariablement accordée aux fonctionnaires de police, même face à de nombreux témoignages contraires ». Mais ils regrettent qu’il ait fallu « comme trop souvent des vidéos pour rendre possible ces poursuites. Elles ont été le rempart à la logique d’impunité que les policiers recherchent systématiquement ».

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Les plus hautes valeurs, le 24 février 2020 – Retranscription

Retranscription de Les plus hautes valeurs, le 24 février 2020. Bonjour, nous sommes le lundi 24 février 2020 et, aujourd’hui,…

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La dernière cartouche d’Alan Dershowitz

Quand M. Alan Dershowitz, dans sa défense hier de Trump au Sénat, a déclaré que si un président américain raisonnait de la manière suivante

« Je veux être élu. Je pense que je suis un grand président. Je pense que je suis le plus grand président qu’il y ait jamais eu. Et si je ne suis pas élu, l’intérêt national en serait grandement affecté », [les actes qu’il poserait en conséquence] ne pourraient constituer un délit débouchant sur une destitution [« an impeachable offense »]

certains, aux États-Unis, ont poussé de hauts cris, croyant entendre là autre chose qu’un avocat ayant épuisé ses dernières cartouches, et disant n’importe quoi en matière d’arguments plutôt que se résigner à se taire.

Bien entendu, le Sénat américain pourrait toujours exonérer M. Trump, mais dans ce cas-là, chers Amis, coupons tous liens avec une nation déjà en très petite forme aujourd’hui, et tombant alors en vrille.

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À l’ONU, une initiative altermondialiste ?, par Olivier Ardoin

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Il y a à l’ONU des gens qui travaillent à la mise en place d’un droit international pour imposer aux multinationales le respect des droits humains au travail et de l’environnement.

Contrairement à la plupart des textes de l’ONU ou de l’Organisation Internationale du Travail (par exemple les « principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme ») ces règles seraient contraignantes, avec sanctions en cas de manquements.

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Il ne s’est rien passé à Rouen, par Roberto Boulant

Ouvert aux commentaires.

Cinq semaines après la catastrophe de Lubrizol, M Macron a fait un premier bilan tout à l’éloge de l’action de l’État et de son gouvernement. « Les services de l’État ont agi avec compétence, avec beaucoup de sang froid, beaucoup de professionnalisme » a-t-il affirmé, précisant que « toutes les enquêtes et mesures ont été conduites », et terminant sur « le travail des pompiers ‘qui n’ont pas connu la peur, qui ont permis de contenir ce qui s’est passé à Lubrizol et d’éviter des conséquences qui auraient pu être bien plus dommageables’ ».

Des déclarations présidentielles qui ajoutées à celles du PDG de Lubrizol nous assurant que « 90% des produits brûlés ont généré du carbone, et que cela est sans risque », achèveront de nous convaincre qu’il ne s’est rien passé de bien grave à Rouen. Alors, dormons sur nos deux oreilles ?

Hmm, peut-être une ou deux vérifications avant de laisser les marchands de sable officier.

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« Féminicide »…, ma part de vérité, par Annie Stasse

À propos de Il n’y a pas de génocide accidentel. Ouvert aux commentaires.

Il se trouve que ma vie fut « riche » de chocs sexuels divers :

Inceste maternel durant l’adolescence – le crime tabou, les femmes seraient parfaites ! au niveau psychique il me semble que c’est plus grave, plus de conséquence sur la construction de l’être ainsi atteint par l’être d’où l’on est sorti et qui est censé prendre soin de son corps au quotidien pour sa survie. À tout hasard je vous recommande un livre de témoignages sur le sujet : L’ultime tabou, de Anne Poiret, éditions Patrice Robin, 2006.

Viol par mon mari à 22 ans, d’où naquit mon fils, et qui me valut 10 ans d’anorexie mentale… qui je crois était la conséquence de ce rajout au 1er choc vécu.

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