Le bitcoin ? « Jorion n’y comprend rien ! »

Vous ne serez pas étonnés qu’à mes commentaires désabusés sur le bitcoin : « La pègre est l’utilisateur le plus actif du bitcoin, en sus de militants libertariens », et sur la capacité infinie du genre humain à venir grossir les rangs des gogos, me parviennent moult messages m’expliquant que « je n’y comprends rien ».

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Le Monde / L’Écho – Pourquoi un marché à terme du bitcoin ? le mardi 12 décembre 2017

Le Monde : « La pègre est l’utilisateur le plus actif du bitcoin, en sus de militants libertariens »

L’Écho : Pourquoi un marché à terme du bitcoin ?

L’ouverture à Chicago de deux marchés à terme du bitcoin (l’un par le Chicago Board Options Exchange (CBOE) le 10 décembre, l’autre par le Chicago Mercantile Exchange (CME) le 18 décembre) sera-t-elle un moment clé de la légitimation de cette crypto-monnaie ? L’exemple, il y a quinze ans, d’une autre innovation financière pourrait conduire à y lire au contraire une marque de défiance envers elle.

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LE BITCOIN UNE SOLUTION DE SPÉCULATION PAR DÉFAUT ? par François Leclerc

Billet invité.

Dans le monde financier, les avis à propos du bitcoin et des crypto-monnaies sont pour le moins partagés. Pour certains elles sont dangereuses, chez d’autres qui ne s’en cachent pas elles suscitent beaucoup d’espoirs. C’est que, dans l’air du temps, elles s’inscrivent parmi ces phénomènes de disruption désormais qualifiés d’ubérisation, qui semblent irrésistibles. Avec comme principale qualité revendiquée que l’État n’a plus son mot à dire. Ce qui laisse entière la question de savoir ce qui va lui succéder.

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Piqûre de rappel : BITCOIN, LA MONNAIE DU FUTUR ?, le 3 octobre 2013

Voici le texte intégral de l’interview donnée à PC World pour son dossier sur la monnaie virtuelle Bitcoin

Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs, en deux mots ?
Oui bien sûr, je m’appelle Paul Jorion, j’ai une formation d’anthropologue et de sociologue, j’ai travaillé 18 ans dans la finance où j’ai fait partie de la première génération de rédacteurs de logiciels, de celle aussi de rédacteurs d’« algos » mettant en oeuvre des stratégies de trading sur les marchés à terme. Travaillant dans le secteur des subprimes aux États-Unis, j’ai pu annoncer la venue de la crise dans un livre intitulé La crise du capitalisme américain (2007).

On entend beaucoup parler de ces nouvelles monnaies « virtuelles », n’est-ce pas l’essence d’une monnaie d’être virtuelle et basée sur la confiance des usagers ?
Le mot « virtuel » est trompeur : toute monnaie est réelle ou bien elle n’existe pas en tant que monnaie. Si une monnaie était simplement « virtuelle », elle ne serait pas une monnaie : il faut que chaque centime compte « pour de vrai ». Je crois que par le mot « virtuel », ceux qui l’emploient veulent dire « électronique » : que ses opérations se font essentiellement électroniquement. Dans ce sens là, il faudrait dire qu’un livre qu’on lit sur une tablette est « virtuel ». Là non plus je ne pense pas que ce soit vraiment le mot qui convient. Dire qu’une monnaie est « électronique », c’est renvoyer à son support : dans ce cas-ci, c’est une suite de 0 et de 1 sur un disque dur, dans d’autres cas, ce sont des métaux précieux, du papier, des coquillages dans certaines sociétés, etc.

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« Le côté sombre de la blockchain », traduction d’une interview de Vlad Zamfir dans IEEESpectrum (par Timiota)

« Le côté sombre de la blockchain »

Vlad Zamfir aide le réseau Ethereum à créer un monde où n’importe quel programme peut utiliser une technologie inspirée par le Bitcoin. Et ça le préoccupe un max.

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BITCOINS & ANTICYTHERE, par Jacques Seignan

Billet invité

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Image tirée de Pour La Science, N° 389

Imaginons qu’un Grec, ou un touriste, vivant ou séjournant dans l’île d’Anticythère (ainsi nommée car elle est située en face de Cythère) possède des bitcoins, unités de compte d’une monnaie cryptographique stockée dans un porte-monnaie virtuel, nécessitant donc ordinateur et réseau Internet… Les bitcoins sont normalement employés comme un système de paiement mais ils sont échangeables contre des dollars ou d’autres devises ; ils sont indéniablement un instrument de spéculation. En conséquence, la question : « Y-a-t-il des bitcoins à Anticythère ? » a un sens mais a-t-elle un intérêt, par-delà le plaisir d’un télescopage dadaïste ?

Une manière de parler de choses qui nous échappent est celle des mythes, des contes ou des fables. Métaphores, corrélations, mises en parallèle…

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CASINOS : OÙ VA LE MONDE MON BON MONSIEUR, JE VOUS LE DEMANDE !

Un extrait de l’article Les casinos perdent gros en Belgique dans Trends.be.

Depuis que les casinotiers ont des charges salariales à payer, le système est, selon eux, devenu intenable. Sans oublier l’interdiction de fumer et la loi anti-blanchiment d’argent qui a fait perdre aux casinos « la crème des joueurs, qui va désormais jouer dans les casinos frontaliers ».

Espérons que la venue du Bitcoin permette de redresser la situation !

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BITCOIN, LA MONNAIE DU FUTUR ?

Voici le texte intégral de l’interview donnée à PC World pour son dossier sur la monnaie virtuelle Bitcoin

Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs, en deux mots ?
Oui bien sûr, je m’appelle Paul Jorion, j’ai une formation d’anthropologue et de sociologue, j’ai travaillé 18 ans dans la finance où j’ai fait partie de la première génération de rédacteurs de logiciels, de celle aussi de rédacteurs d’« algos » mettant en oeuvre des stratégies de trading sur les marchés à terme. Travaillant dans le secteur des subprimes aux États-Unis, j’ai pu annoncer la venue de la crise dans un livre intitulé La crise du capitalisme américain (2007).

On entend beaucoup parler de ces nouvelles monnaies « virtuelles », n’est-ce pas l’essence d’une monnaie d’être virtuelle et basée sur la confiance des usagers ?
Le mot « virtuel » est trompeur : toute monnaie est réelle ou bien elle n’existe pas en tant que monnaie. Si une monnaie était simplement « virtuelle », elle ne serait pas une monnaie : il faut que chaque centime compte « pour de vrai ». Je crois que par le mot « virtuel », ceux qui l’emploient veulent dire « électronique » : que ses opérations se font essentiellement électroniquement. Dans ce sens là, il faudrait dire qu’un livre qu’on lit sur une tablette est « virtuel ». Là non plus je ne pense pas que ce soit vraiment le mot qui convient. Dire qu’une monnaie est « électronique », c’est renvoyer à son support : dans ce cas-ci, c’est une suite de 0 et de 1 sur un disque dur, dans d’autres cas, ce sont des métaux précieux, du papier, des coquillages dans certaines sociétés, etc.

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LA COMPENSATION KEYNÉSIENNE NUMÉRIQUE À LA PLACE DE L’ÉCONOMIE CASINO, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Paul Jorion analyse la monnaie numérique « bitcoin » dans une interview à PCWorld à paraître en octobre. Le bitcoin y est qualifié de « monnaie-on-joue » qui n’a rien des attributs de la « monnaie-on-ne-rigole-pas ». On découvre que le bitcoin n’est pas sérieux pour les mêmes raisons que celles qui provoquent l’effondrement actuel de la crédibilité des monnaies légales.

Cette explication de Paul est une parfaite introduction à la chambre de compensation numérique. Le problème du bitcoin libertarien d’aujourd’hui est qu’il ne s’adosse à aucun système commun de droit. Aucune autorité publique ne vérifie que les prix virtuels attribués aux objets achetés ou vendus en bitcoin donnent lieu à la livraison de biens et services réels ; lesquels n’ont de réalité que conformes au bien commun des acheteurs physiques réels.

Pour que la « monnaie-on-joue » puisse devenir une « monnaie-on-ne-rigole-pas », il faut effectivement qu’un État de droit soit dépositaire des règles du jeu et les applique aux joueurs « pour de vrai ». La compensation numérique le permet. Potentielle dans le bitcoin actuel, la compensation est un processus logique de garantie de la vérité par la virtualité. La virtualité garantit la vérité par la publicité. Comment ? Par l’identification numérique des personnes.

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BONJOUR MADAME LA TERRE, le jeudi 27 juin 2013 à 7h26

Sur YouTube, c’est ici.

Finance :

Le swap trafiqué de l’Italie
– Blog de PJ – Quand la buée se dissipe dans le rétroviseur, le 26 juin 2013
– Financial Times – Italy probes use of derivatives to hedge public debt, le 26 juin 2013

Monnaies parallèles :

Le Bitcoin
– Financial Times – The Bitcoin believers, le 14 juin 2013
– Wall Street Journal – States Put Heat on Bitcoin, le 25 juin 2013
– Wikipedia – Protocol of Bitcoin

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