Archives par mot-clé : Boris Johnson

Brexit – Mon conseil aux Anglais et aux Gallois : exigez le même statut que l’Irlande du Nord et l’Écosse !

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Quelques chiffres dans un article de Anand Menon & Jonathan Portes dans The Guardian :

Rien qu’en termes commerciaux, le Brexit signifierait une perte en revenus annuels par contribuable de

  • L’ancien accord de Mme May : -1,7%
  • L’accord que négocie en ce moment M. Johnson : -2,5% (± 2.000£ par ménage)
  • Un retrait sans accord (No-Deal Brexit) : -3,3%.

Dans la formule discutée en ce moment par M. Johnson, les habitants de l’Irlande du Nord ne subiront aucun de ces manques-à-gagner car ils resteront de fait dans l’Union européenne.

James Blitz, chroniqueur au Financial Times, fait remarquer dans sa newsletter d’aujourd’hui que les Écossais, ayant voté à 62% contre le Brexit, exigeront certainement le même statut que l’Irlande du Nord.

J’en conclus qu’il ne restera que les Anglais et les Gallois à payer les pots cassés. Mon conseil du coup à ceux-là : « Exigez le même statut favorable que l’Irlande du Nord et l’Écosse ! » 😀

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La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019

Bonjour, on est le samedi 5 octobre 2019 et ma vidéo s’intitulera « La démocratie en petite forme ».

Je vais parler essentiellement de 3 pays. Je vais parler de la France. Je vais parler de la Grande-Bretagne et je vais parler des États-Unis. Ça ne veut pas dire qu’il ne faudrait pas parler des autres. Je pourrais parler de la Belgique où on a encore essayé de constituer des gouvernements, en tous cas un gouvernement fédéral. Les autres, on a trouvé la solution. Je veux dire les régionaux.

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Paul Jorion vend la mèche, le 25 septembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Paul Jorion vend la mèche, le 25 septembre 2019

Bonjour,  nous sommes le mercredi 25 septembre 2019 et, aujourd’hui, ma vidéo s’appellera « Paul Jorion vend la mèche ». Voilà.

Pourquoi est-ce que je vends la mèche ? C’est parce que j’ai la grippe et je vous avais écrit hier matin que je ne devais pas faire de vidéo parce que, quand on a la grippe, on peut facilement avoir l’air déprimé ou être déprimé mais, au lendemain d’un jour où M. Johnson, Boris Johnson, Premier Ministre du Royaume-Uni, a été déclaré coupable d’abus de pouvoir et où M. Donald Trump, Président des États-Unis, a vu une procédure d’impeachment, c’est-à-dire de destitution, lancée contre lui, et sachant l’intérêt que je porte à ces diverses choses, je ne peux pas ne pas vous faire une vidéo où je mettrais tout ça ensemble, bien que j’aie fait des billets ces jours derniers, entre deux siestes, pour vous parler de l’actualité.

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UK : Une nation au bord de l’abîme

Merci à la BBC pour modifier toutes les 10 minutes la référence de vos vidéos !

Boris Johnson ayant abondamment recouru hier au vocabulaire incendiaire qui avait débouché en 2016 sur l’assassinat de la parlementaire Jo Cox, plusieurs parlementaires se sont élevées hier contre les mots qu’il a employés. Il a qualifié leurs reproches de « fumisterie » (humbug).

Piqûre de rappel : mon billet du 16 juin 2016.

La députée travailliste Jo Cox assassinée par un type qui aurait crié : « Britain first ! »

Brexit a cessé d’être loufoque.

Jo Cox (1974-2016)
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Paul Jorion vend la mèche

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Populisme, cynisme : promettre l’impossible à des blasés

P.S. Je dis que le montant de l’aide militaire à l’Ukraine bloqué par Trump était de 250 millions de dollars, c’est en réalité 391 millions.

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Très sale temps pour les démagogues !

J’avais intitulé ma vidéo du 6 septembre « Sale temps pour les démagogues », la journée du 24 septembre aura été pour eux bien pire encore : la Cour suprême du Royaume-Uni a jugé le Premier ministre, Boris Johnson, coupable d’abus de pouvoir, le Congrès américain a lancé contre Donald Trump, son président, une procédure de destitution (impeachment). Difficile d’imaginer pire journée pour l’un et pour l’autre mais sait-on jamais vu les énergumènes. Je réserve par précaution « Journée vraiment exécrable pour les démagogues ».

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Boris Johnson va-t-il démissionner ?

Tous les partis d’opposition ont maintenant exigé la démission de Boris Johnson, à l’exception des Libéraux-démocrates qui ont déclaré eux qu’il était « inapte à être Premier ministre » 😉

Que va-t- il faire ? Il devait en principe rencontrer aujourd’hui Trump pour discuter d’accords bilatéraux entre le Royaume-Uni et les États-Unis dans la période post-Brexit et Leo Varadkar, Premier ministre irlandais, pour évoquer sans doute avec lui le backstop (filet de sécurité), avant de faire un discours devant les Nations-Unies.

Les trois exercices seront périlleux pour un ensemble de raisons :1°  il a été jugé coupable d’abus de pouvoir, 2° sa menace d’un Brexit sans accord a du plomb dans l’aile, 3° le Brexit lui-même paraît menacé. À propos de la déclaration de Nigel Farage, à la tête du Brexit Party, que Dominic Cummings, le concepteur du Brexit, doit partir, le Guardian dit ceci  : « Le commentaire de Farage suggère qu’il craint que ce soit le projet du Brexit tout entier qui soit maintenant menacé par les tactiques de Johnson ».

La manière dont Johnson jouera ses trois parties aujourd’hui (Trump, Premier ministre irlandais, discours à l’ONU) en dira long de toute manière sur son éventuelle démission. Il lui est loisible aussi de tout décommander (il n’est que 7h37 à New York).

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Exécutif contre législatif : US et UK

Jusqu’à ce matin 11h30 (10h30 à Londres), le Royaume-Uni et les États-Unis se trouvaient dans la même situation inédite d’un exécutif (Premier ministre, Président) déterminé à bafouer les droits du législatif (Parlement, Congrès) dans sa fonction de contre-pouvoir.

La décision de la Cour suprême du Royaume-Uni en jugeant ce matin à l’unanimité des 11 juges que le Premier ministre Johnson a commis un abus de pouvoir et que sa décision d’ajournement du Parlement est « nulle et non avenue », ne va pas donner des ailes qu’aux seuls parlementaires britanniques, m’est avis que les Congressistes américains vont s’en sentir eux aussi requinqués et que des événements dans le même sens ne tarderont pas à avoir lieu très prochainement aux États-Unis également.

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Brexit : décision de la Cour suprême à 10h30 (heure locale)

11h43 – Scoop : la suspension du Parlement était « illégale ». Lady Hale, présidente de la Cour suprême : « Les effets sur les principes fondamentaux de la démocratie étaient extrêmes. »

Lady Hale : « L’ajournement du Parlement (prorogation) était « illégale, nulle et non avenue » (void and of no effect).

Lady Hale : « Le Parlement n’a pas été ajourné ». C’est au Speaker de décider ce qui se passera maintenant (John ‘Order’ Bercow).

12h03 : John Bercow appelle la Chambre à se réunir « sans tarder ». Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste, appelle Johnson à démissionner : « Et j’invite Boris Johnson […] à examiner sa position, et à devenir le Premier ministre à la carrière la plus courte qu’il y ait jamais eu ».

Extrait de la déclaration de la Cour suprême (traduction DeepL + PJ) :

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Boris Johnson coupable ou non-coupable ?

Un article du Guardian, sous la plume de Jamie Doward, fait le bilan des débats à la Cour suprême du Royaume-Uni la semaine dernière qui a à juger si la décision de Boris Johnson, Premier ministre britannique, de suspendre l’activité du Parlement (prorogation) pour cinq semaines constituait oui ou non un abus de pouvoir.

L’auteur procède par déduction.

Par exemple : exonérer Johnson eut été simple et pouvait donc être fait le jeudi 19, à la fin des plaidoiries, ou le lendemain, le vendredi 20, avant-hier. Le fait d’ajourner le verdict au milieu de la semaine qui vient veut dire que l’on juge avoir besoin de temps. Déterminer que Johnson a commis un abus de pouvoir c’est devoir d’abord dire sur quoi porte l’abus : soit d’avoir menti à la reine quant à sa motivation et avoir ainsi enfreint la loi (grave), soit d’avoir entravé le vote de certaines lois (pas bien mais moins grave). C’est devoir ensuite définir les sanctions. Et tout cela prend du temps à motiver par écrit.

Autre exemple : la présidente de la Cour, Lady Hale, a cuisiné dans les moindres détails de sa plaidoirie Lord Keen qui défendait le gouvernement de Boris Johnson, alors qu’elle s’est essentiellement contentée d’écouter Lord Pannick qui représentait l’accusation.

Ce que j’en pense moi ? Je suis (comme d’habitude 😉 ) du même avis que tout le monde.

Ma remarque ici le 17 :

My tuppence, de ce que j’ai entendu : les juges sont d’avis que Johnson est un chenapan et le lui feront comprendre.

Ma remarque ici le 18 :

Les choses ne s’arrangent pas pour Boris Johnson : on entend dire par un magistrat qu’il n’est pas du genre « à ne pas se livrer à des mauvais coups minables et malhonnêtes ».

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Boris Johnson en prison !, le 12 septembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Boris Johnson en prison ?, le 12 septembre 2019. 

Bonjour, nous sommes le jeudi 12 septembre 2019 et si vous me voyez sourire dans cet exposé qui sera consacré au Royaume-Uni, ce sera en vertu du principe qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Toute ironie de ma part relèvera de la catégorie britannique bien connue du gallows humour, l’humour noir, l’humour de potence et les Anglais, les Britanniques, sont encore disposés à rire de ce qui est en train de se passer dans leur pays, qui est quelque chose d’extraordinaire dans leur histoire.

On commence par un dessin humoristique. Je vous le montre d’abord.

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Trois choses qu’on ne sait pas : ce que Trump a promis en secret à Poutine, si Boris Johnson a menti à la reine et ce qui se passe vraiment sur les Money markets américains

Une première pour moi : un billet dont le titre est plus long que le billet lui-même.

Je vous en parle dès que j’y comprends quelque chose (Trump/Poutine ; money markets) ou qu’on connaît la réponse (verdict de la Cour suprême UK la semaine prochaine).

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20 septembre 12h38 – J’avance : ce n’est peut-être pas Poutine ; les secousses sur les money markets ont peut-être à voir avec des appels de marge sur d’autres marchés.

20 septembre 14h07 – Rappel : Le premier tome de mon ouvrage La chute de la météorite Trump (à paraître le mois prochain), s’intitule « Un objet populiste mal identifié (septembre 2015 – avril 2018) » ; en septembre 2018, lorsque j’ai clos le second tome , je l’avais intitulé « Haute trahison (mai 2018 – septembre 2018) ».

20 septembre 15h54 – D’après ce que l’on apprend ce matin, dans une conversation téléphonique avec le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, Trump aurait conditionné l’aide américaine à l’Ukraine à l’obtention d’informations compromettantes sur les affaires en Ukraine de Hunter Biden, fils de Joe Biden, candidat Démocrate aux présidentielles de 2020 – et ex-Vice-Président américain. Dans un entretien sur CNN tôt ce matin, Rudy Giuliani, avocat du Président, avait dit dans ce qui apparaît maintenant comme une défense anticipée, que si Trump avait conditionné l’aide américaine à l’Ukraine à une enquête sur Clinton et Biden, « ç’aurait été parfaitement approprié ». Il apparaît rétrospectivement que Trump préparait lui aussi l’opinion à la révélation, puisqu’il écrivait dans un tweet jeudi matin : « J’ai maintenant compris que pratiquement chaque fois que je suis au téléphone avec un dirigeant étranger, il y a beaucoup de gens qui écoutent appartenant à diverses agences U.S., sans compter celles de l’autre pays. Sachant tout ça, quelqu’un serait-il assez stupide pour croire que je dirais quelque chose d’inapproprié à un chef d’état alors que je serais sur un appel aussi potentiellement ‘densément peuplé’ ? » On saura sans aucun doute bientôt si Trump était au courant de ce ‘densément peuplé’ avant le 25 juillet ou simplement après.

(… à suivre).

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18/9/19 : Brexit Live

Les plaidoiries ont repris à la Cour suprême du Royaume-Uni.

Les choses ne s’arrangent pas pour Boris Johnson : on entend dire par un magistrat qu’il n’est pas du genre « à ne pas se livrer à des mauvais coups minables et malhonnêtes ».

Références nationalistes et historiques : en soutien au jugement d’une cour écossaise qui décréta la semaine dernière que la décision de Johnson d’ajourner le parlement britannique pour cinq semaines (prorogation) constituait un abus de pouvoir, le magistrat Aidan O’Neill rappelle que le point de vue écossais traditionnel est que quel que soit votre rang, même si vous êtes le roi lui-même, vous pouvez être appelé à rendre compte de vos actes devant une cour. Il ajoute : « C’est pourquoi le roi Jacques VI (1566-1625) n’avait qu’une hâte : quitter l’Écosse ».

Ambiance, quand ces propos sont tenus à la Cour suprême à Londres !

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17/9/19 : Brexit Live

Un des commentateurs ici nous assure que le Brexit c’est de la gnognote . Il a sans doute raison si on le compare au 7° d’augmentation de la température d’ici la fin du siècle que nous annoncent les climatologues français. En attendant, le Brexit pourrait bien précipiter l’effondrement ET du Royaume-Uni ET du reste de l’Union européenne. C’est pourquoi la session qui se tient en ce moment même à la Cour suprême du Royaume-Uni est importante. Elle devra départager une cour anglaise et une cour écossaise ayant émis des opinions divergentes à ce sujet. La première s’est déclarée incompétente, affirmant que la décision du Premier ministre Boris Johnson ajournant le parlement britannique pour cinq semaines (prorogation) relevait des prérogatives de l’exécutif et n’est pas de la compétence du judiciaire, la seconde ayant affirmé que la décision du Premier ministre constituait une infraction à la loi, son motif étant clairement d’entraver l’action du législatif dans son rôle de contre-pouvoir à l’exécutif.

Tout cela peut sembler être du coupage de cheveux en quatre, mais ce n’en est pas : il s’agit de maintenir un équilibre dans la représentation du peuple entre ses dirigeants (Trump, Johnson, Macron) et ses élus. S’ils pouvaient encore parler, Charles Ier et Oliver Cromwell vous assureraient que ce n’est pas de la gnognote : il s’agit du degré de pouvoir que nous sommes prêts à accorder à des démagogues parvenus au sommet.

Je vous tiens au courant . Bien entendu.

14h22 : Le juge Pannick explique que si Johnson avait raison, rien n’interdirait à un Premier ministre de suspendre l’activité du parlement durant une année entière.

18h29 : Fin de la première journée (de trois probablement), opinion unanime des commentateurs : « No one knows! » (nul ne sait). My tuppence, de ce que j’ai entendu : les juges sont d’avis que Johnson est un chenapan et le lui feront comprendre.

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