Archives par mot-clé : Boris Johnson

Brexit : c’est d’ici au 10 octobre que cela se joue

Je sais, certains d’entre vous croient que le Brexit a déjà eu lieu. C’est dans les semaines qui viennent que tout va se jouer en réalité et, nous dit-on, le 10 octobre au plus tard. Comme M. Johnson est en train de réécrire tout seul de son côté la partie de l’accord de retrait du Royaume-Uni portant sur l’Irlande du Nord, les choses sont mal engagées.

Rappel : un accord se passe entre plusieurs parties, donc aucune de celles-ci n’a en principe le loisir de réécrire le texte. La justification de M. Johnson : le texte de l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne serait ambigu.

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La prière du réaliste (primes russes sur des soldats américains), le 30 juin 2020 – Retranscription

Retranscription de La prière du réaliste, le 30 juin 2020. […] Je voudrais parler des Etats-Unis et de la Russie.…

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Cummings and Goings (intraduisible *), par Duncan Sutherland

* Jeu de mot sur le nom du conseiller, Dominic Cummings, et l’expression « coming and going » = aller-retour. Ouvert aux commentaires.

Boris Johnson s’est exprimé ce week-end sur la controverse qui entoure son conseiller principal, Dominic Cummings. Ce soir, lors de la conférence de presse quotidienne sur le coronavirus à Downing Street, il a annoncé qu’il ne plierait pas devant les pressions exercées en vue du licenciement de M. Cummings, qui a été accusé d’avoir violé de manière flagrante les règles de confinement du gouvernement britannique pour l’Angleterre, qu’il a lui-même contribué à élaborer.
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Boris Johnson admis aux soins intensifs

M. Johnson, je suis un critique virulent de la politique que vous menez : c’est une politique d’insensibilité et de division, dans une perspective du genre « il y a une lutte des classes, et c’est nous qui l’avons gagnée ». Je n’en ai pas moins salué l’autre jour, la « décence ordinaire » et l’humilité avec laquelle vous avez annoncé votre contamination.

M. Johnson, il est dommage que les électeurs votent en masse pour des gens comme vous, un « voyou bien élevé » comme je vous ai déjà appelé, je n’en souhaite pas moins chaleureusement que vous vous en sortiez : ce n’est pas une bonne chose de mourir – ni à votre âge, ni de manière générale.

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Caviar, cinéma d’avant-garde et différents types de voyous

Un parent me pose – au téléphone bien entendu – la question suivante : « Pourquoi – sachant qu’il existe quand même un risque d’y rester – les gens consacrent-ils à stocker des pâtes la même somme que celle qui leur permettrait de déguster pour la première fois de leur vie un excellent caviar ? »

Il me semble qu’il y a deux réponses possibles à la question : l’une égocentrique, l’autre, altruiste.

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Boris Johnson décrète le confinement au Royaume-Uni

Avec effet immédiat. Il faut dire que la situation tournait à la panique. On avait ainsi chassé hier des Hautes terres d’Écosse des survivalistes qui s’étaient réfugiés là sur des parkings de réserves naturelles dans leur camping cars. Les autorités écossaises se plaignaient amèrement à ce sujet qu’il n’y ait pas de frontière entre l’Écosse et l’Angleterre, qu’on aurait pu fermer.

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Notre politique n’est pas conçue pour protéger le public du Covid-19, par George Monbiot

 Our politics isn’t designed to protect the public from Covid-19 (traduction 99% DeepL). The Guardian, le 18 mars 2020. Ouvert aux commentaires.

La politique du déni, qui fut développée pour la première fois dans l’industrie du tabac, a de graves conséquences pour un gouvernement Johnson en difficulté.

Les pires personnes possibles sont aux manettes au pire moment. Au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie, la politique des partis au pouvoir s’est construite sur l’écartement et le déni du risque. Tout comme ces politiques ont retardé les réponses nécessaires à la dégradation du climat, à l’effondrement écologique, à la pollution de l’air et de l’eau, à l’obésité et à l’endettement des consommateurs, elles apparaissent avoir tout autant retardé le confinement efficace de Covid-19.

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Boris Johnson, Dr. Folamour du coronavirus, par Timiota

Ouvert aux commentaires.

Boris Johnson va-t-il trier le demi-million de Britanniques à sacrifier ?

Selon un article du Guardian, Boris Johnson, flanqué de deux conseillers scientifiques, a semble-t-il déclaré qu’il faudrait passer par la « herd immunity », l’immunité de groupe, quand 60% des gens auront eu à faire au virus, ce qui fait qu’il ne pourra plus se propager.

Pouvoir dire à l’avance comme cela qu’on va sacrifier autant que lors des moments les plus meurtriers des grandes guerres (Verdun, Dunkerque), soit 300.000 à 500.000 à la louche, — mais bon, dans le non-dit, sans doute que des gens « not fit », un peu trop vieux, quoi, — est proprement hallucinant.

Au vu des autres pays de cette taille, qui vont maintenir des mortalités sans doute en-dessous de 20.000 (même en Italie, on peut encore l’espérer : +600/j au pic, *30 jour (largeur pic) = 18.000), c’est cracher à la face de tout ce qui a pu ressembler à un État-providence. « How dare you, Boris ? ».

Le pire est qu’il ne me semble s’agir que de la résurgence de la vieille idéologie des punitions corporelles qui a eu du mal à disparaitre chez les Britons, et dans le cercle des « hautes formations » (Eton), il en reste sans doute une perverse nostalgie. Avec le rêve tout aussi malsain d’être « le peuple prêt à tout » pour la suite, eux seront immunisés… sauf si Cov-02xx avait le mauvais goût de muter, Boris, il faudrait alors en remettre une louche.

La dislocation de l’Europe semble s’accroitre en proportion de la dureté des épreuves à surmonter. N’enterrons pas la vigilance à notre fraternité sous celle visant une contagion que l’on peut rendre de brève durée.

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