Archives par mot-clé : Boris Johnson

Le Monde : « Personne ne peut exclure le scénario vertigineux d’un Brexit sans fin »

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2128 : Une coutume étrange dont l’origine se perd dans la nuit des temps : le Premier ministre britannique se rend à Bruxelles pour demander une extension du Brexit. La cérémonie attire toujours une foule nombreuse.
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25/10/19 : Brexit Live

N.B. Il devient de plus en plus difficile d’écrire des phrases qui soient compréhensibles pour décrire ce qui se passe. Je me lance !

L’Union européenne s’apprêtait aujourd’hui vendredi à accorder à M. Johnson un délai jusqu’au 31 janvier quand celui-ci l’a prise au dépourvu en déclarant qu’il retirerait son projet de Brexit si M. Corbyn, à la tête du Parti travailliste, refusait le principe d’élections législatives le 12 décembre *.

* L’accord des Travaillistes est indispensable du fait que des élections anticipées nécessitent un vote favorable des deux tiers de la House of Commons (Assemblée nationale).

Bon, j’ai l’impression que ça va. La difficulté, c’est qu’on aime bien les prévisions disant : « Il va se passer ceci ». Une prévision disant : « On ne peut une fois de plus pas prévoir ce qui va se passer », a quelque chose de foncièrement insatisfaisant.

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Brexit : Johnson jette l’éponge !

Johnson appelle à des élections, sauf que … ça ne peut être qu’un appel… à l’aide, puisqu’il lui faut 2 tiers des parlementaires qui soient d’accord avec lui pour que des élections législatives puissent effectivement se tenir.

Tous mes voeux l’accompagnent car il risque de n’avoir à l’arrivée, ni Brexit, ni élections.

Décidément, les temps sont durs pour les démagogues, de part et d’autre de l’Atlantique !

P.S. Le plus bizarre c’est que dans la situation actuelle de déliquescence du pouvoir au Royaume-Uni, s’il devait y avoir un Brexit sans accord (no-deal), le 31 octobre (dans une semaine exactement), la responsabilité en incomberait non pas aux Britanniques, mais … (par défaut) à l’Union européenne !

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« Bande de sales communistes ! »

Je vous ai reproduit dans mon dernier billet la réaction de la Maison-Blanche au témoignage hier de William « Bill » Taylor, par le biais de sa secrétaire de presse Stephanie Grisham : « une campagne coordonnée de calomnie de la part de députés d’extrême-gauche et de bureaucrates radicaux non-élus en guerre avec la Constitution ».

Il faut dire que le compte-rendu des événements, quasi minute par minute devant la commission du Congrès étudiant l’éventualité d’un impeachment, laissait peu de place à une contestation des faits. Il ne restait alors que l’argument « Bande de sales communistes ! », auquel M. Trump lui-même n’avait pas hésité à recourir lors de son affrontement à la Maison-Blanche le 16 octobre avec une délégation du Parti démocrate : « Il y a des communistes impliqués [en Syrie], ce que vous les gars, aimez peut-être ».

On parle beaucoup en ce moment de l’avocat actuel de M. Trump : Rudolph Giuliani, chef officieux donc de la « seconde équipe » du Président en Ukraine : celle travaillant – jusqu’à récemment – sous les ordres directs de Trump. On parle moins de Michael Cohen, son avocat précédent, sous les verrous  pour trois ans, pour avoir fait ce que son client lui demandait. On parle encore moins du premier avocat de Trump : Roy Cohn.

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22/10/19 : Brexit Live

M. Johnson espérait obtenir ce soir le feu vert pour son plan de Brexit « formule express » en trois jours.

Manque de pot, les parlementaires britanniques viennent de rejeter sa feuille de route par 322 voix contre 308.

Ah la la ! C’est vraiment dur de mettre en oeuvre ce Brexit ! Serait-ce parce que c’est impossible ? Je finis par me le demander 😀 !

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21/10/19 : Brexit Live

Comme personne ne sait ce qui se passera aujourd’hui (voir 19/10/19 : Brexit Live), je saute immédiatement à mercredi.

Deux motions (amendments) seront soumises au vote, l’une qui conditionne un soutien à l’accord de M. Johnson avec l’Union européenne à la tenue d’un second referendum, l’autre qui conditionne un soutien à l’accord au maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière européenne.

Si l’une ou l’autre passe, M. Johnson exaspéré préférera sans doute appeler à de nouvelles élections législatives mais il faut pour cela soit que le Premier ministre ait perdu la confiance de la Chambre, soit qu’il ait l’accord de deux tiers des députés.

Conclusion : brouillard persistant et épais sur Westminster.

16h40 : Le « Speaker », John Bercow, déclare que la motion de Brexit présentée par le gouvernement est essentiellement la même que celle qui fut soumise samedi, et qu’un vote serait par conséquent « contraire à l’ordre ».

Conditions atmosphériques inchangées donc.

18h41 : Confirmation que, dans les termes de l’accord négocié par Johnson, la circulation des marchandises d’Irlande du Nord vers d’autres régions du Royaume-Uni nécessiterait que soient remplis des formulaires signalant une « exportation ». Ouch !

Nigel Farage jubile, dénonçant un Johnson « prêt à naufrager le Royaume-Uni ». 

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20/10/19 : Brexit Live

M. Boris Johnson a demandé à l’Union européenne un ajournement du divorce. C’est la loi qui l’y oblige. L’amendement Benn le forçait à le faire hier avant 23h. L’amendement Letwin voté hier par une majorité de 322 contre 306 visait à interdire les détournements / contournements de l’esprit de l’amendement Benn dans la période qui s’ouvrirait hier à 23h01.

Pour montrer sa désapprobation, le Premier ministre n’a pas signé la lettre que la loi l’obligeait d’envoyer. Il a joint une lettre, signée par lui, demandant à l’Union européenne d’ignorer l’autre, demandant qu’elle refuse l’ajournement jusqu’au 31 janvier parce qu’il se fait fort de faire voter le Brexit (le vote qu’il espérait hier mais qui fut châtré par l’amendement Letwin) à la date initialement prévue (en fait, le second report) du 31 octobre. Les commentateurs juridiques soulignent que sa lettre enfreint clairement la loi et pourrait donner lieu à un recours devant les tribunaux. Il y a une 3e lettre, de l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’UE, expliquant toute l’affaire.

Comme je vous l’expliquais hier, nul ne sait exactement ce qui se passera lundi.

Les manifestants hier, au nombre sinon d’1 million, au moins dans les centaines de milliers, réclamaient un nouveau referendum.

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