Brexit : c’est d’ici au 10 octobre que cela se joue

Je sais, certains d’entre vous croient que le Brexit a déjà eu lieu. C’est dans les semaines qui viennent que tout va se jouer en réalité et, nous dit-on, le 10 octobre au plus tard. Comme M. Johnson est en train de réécrire tout seul de son côté la partie de l’accord de retrait du Royaume-Uni portant sur l’Irlande du Nord, les choses sont mal engagées.

Rappel : un accord se passe entre plusieurs parties, donc aucune de celles-ci n’a en principe le loisir de réécrire le texte. La justification de M. Johnson : le texte de l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne serait ambigu.

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40 réflexions sur « Brexit : c’est d’ici au 10 octobre que cela se joue »

    1. Tout est lié en effet , l’ennui c’est que octobre précède novembre .

      Mais c’est peut être finalement un avantage .

      Avril 2022 et les programmes potentiels sont aussi liés à ça ainsi que les alliances à gauche .

      1. Je crois en complément que les européens sont en train de déterminer leur relation avec les US quelque soit l’issue de l’élection américaine
        ( novembre ) et qu’ils ont déjà fait leur deuil du sort du Brexit (octobre ) dans cette stratégie .

        Ceci étant , ce sera plus ou moins  » radical  » selon les issues réelles .

        Et « on » aura eu le temps de se motiver en conséquence ( alliances , dossier Europe , impacts longs du Covid 19, relance keneysienne …) avant avril 2022 .

  1. L’heure où les états reprennent leurs marques se rapproche !
    Faisons que ça se passe dans la joie et la bonne humeur ( pour le plus grand nombre ).

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  2. Oui attendons , est ce qu’il y a eu vraiment brexit ? rien n’et acté ,pas pour tout de suite , les britaniques vont peut être changer d’avis non ?

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    1. Le Brexit n’est déjà plus un simple projet. Ou alors c’est un projet qui a déjà des effets concrets. Dans les institutions européennes, il est déjà acté.
      Ce qu’il s’agit de savoir c’est à quel point la GB se défera du carcan communautaire et à quelle vitesse. Comme dans n’importe quel divorce.
      Je tiens à dire que j’étais l’un de ceux qui ne croyaient pas à la possibilité de ce brexit. Mais force est de constater qu’il a bel et bien eu lieu. Il devient déraisonnable de le nier même si un mouvement inverse reste toujours possible. Certains couples divorcés se remarient à nouveau, ça arrive, mais rarement.

  3. N’y a-t-il pas aussi du côté des européismes au pouvoir une certaine malveillance dans la négociation engagée:
    –> par la volonté infantile de se grandir dans la négociation en instrumentalisant la problématique d’Irlande du Nord aux fins de déséquilibrer la négociation à son avantage.
    –> par la volonté de punir un peuple qui s’émancipe par la démocratie d’un joug administratif imposé depuis des coulisses où technocraties, oligarchies et lobbies règnent en communauté de pirates. (dans l’anarchie , le coup de force, les alliances, l’intrigue, la duplicité, la corruption et l’occulte)
    –> par la volonté d’en empoisonner la sortie de sorte de rendre dissuasive et dispendieuse toute sédition même légitime au regard des promesses non tenues, des solidarités avortées, des démocraties nationales bafouées et de l’économie de paupérisation qui s’en suit.
    Alors, il est un fait pourtant chez les européismes qui ne sont pas au pouvoir, et qui goûtent peu à l’européisme malveillant de nos élites, c’est que ces fichus anglais vont nous manquer…
    Le moins que puisse faire l’Europe c’est de ne pas s’en faire des ennemis et sans doute de virer Michel Barnier pour cela…
    ils vont nous manquer, même si je suis heureux pour eux qu’ils aient pu quitter cette Europe de fous et de décadents qui ne ressemble plus, ni à celle promise , ni à celle qu’on voudrait, encore moins à celle que ses potentiels en bien et en mal auraient laissé supposer qu’elle deviendrait…
    bonjour tristesse.
    Pour la nostalgie, jetez donc un oeil là-dessus :

    Grenadier Guards Regimental Remembrance Day
    le tout dernier de la file à la minute 1:51 enfonce un clou d’humour et d’attendrissement qui vaut un sketch de Benny hill;

    1. Le monsieur dans sa chaise roulante, poussé par celles qui se préoccupent encore de son sort, c’est ce à quoi Trump a mis son veto dans les défilés. Mourir à la guerre, y être blessé, être fait prisonnier, autant de signes de faiblesse selon lui, qu’il faut cacher.

      Se faire signer un faux certificat d’invalidité par un locataire de son père (qui gagne ainsi une réduction de loyer), ça ce n’est pas de la faiblesse, c’est avoir compris « comment ça marche vraiment ».

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      1. Pourquoi ne pas répondre en quelques phrases aux arguments de
        Dalla vecchia Luigi, n’y avait -il pas là matière à discussion?
        S’agissant de l’Europe ou tout se joue je vous trouve pusillanime! Si si!

      2. @Gaetan Fortin :

        Parce que ce ne sont pas des arguments , mais des sentiments avancés sans justifications ou preuves .

        Et que des années de négociations détaillées et d’atermoiements irresponsables des britanniques , prouvent que l’inconséquence et les désirs fous ne sont pas de ce côté continental de la Manche .

    2. Bast pour les grenadiers , mais pour le reste je ne vous aurais pas fait négociateur européen .

      Pour ce qui est de Michel Barnier j’ai déjà rendu hommage , dès le début des négociations , à sa volonté (très fair play ) de ne jamais fermer la porte à l’avenir . Les anglais se sont foutus dans la mouise , à eux de s’en sortir dans l’honneur mais pas dans les faux fuyants et le trumpisme .

      1. Bonjour Juannessy
        Je partage quelques-unes de vos visées ( celles qui s’expriment dans vos commentaires sur ce qui devrait être le lieu privilégié de la fabrication de la loi et comment…) ;
        Mais Michel Barnier , 6 fois ministre de tout et n’importe quoi, 3 fois commissaire européen dont celui des marchés financiers…
        Franchement s’il exprime toujours volontarisme et esprit cocardier dans les mots, avec une certaine élégance il est vrai, dans les faits sa carrière et ses agissements parlent plutôt en sa défaveur…
        il est de ces professionnels de la politique sans projet, dont le dessein est de cumuler les rentes de situations thésaurisées au fur et à mesure de l’accumulation des postes.
        À leur fin de carrière ils sont aussi riches qu’ élon musk (qui est un peu taré, je vous le concède) mais sans avoir jamais rien fait de significatif….En tout cas il ne me semblait pas dans l’esprit de ce que vous exprimez d’habitude sur la façon de faire de la politique. Il est possible aussi que j’appréhende mal ses réalisations (s’il y en a) , d’autant qu’il ne m’a jamais vraiment intéréssé surtout après son passage éclair au service financier…

      2. @Della Vecchia Luigi :

        Bonjour ,
        Je n’ai pas de raisons particulières d’encenser Michel Barnier ou d’autres , mais je continue à m’octroyer la faculté ( au bénéfice de la pratique ) de repérer les gens « droits « et utiles dans quelque camp qu’ils soient . Pour les autres faux culs ou qui se surestiment , je change de trottoir et essaie de favoriser une société qui les empêche de trop nuire .

        Pour les décisions efficaces ou pas , au cas particulier , c’est aux anglais qu’il faut demander des explications .

      3. @ Della Vecchia :

        PS : bien que je n’ai pas de visée mais plutôt des préférences et orientations , comme vous annoncez en partager quelques unes ( ce qui en fait au moins deux ) , en ayant énoncé une , je serais curieux de connaitre la deuxième .

        Grazie mille !

        ( vous « jobez » au parlement européen ? )

    3. Pour les nostalgiques du bon, du vrai nationalisme, et de la marche au pas, 1,2, 1,2 1,2 un peu de souvenirs :

      avec le côté rital.

      avec l’ordre et la discipline.

      Non, ne jamais oublier qu’ils furent adulés et aimés pour de vrai.

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      1. Nationalisme et patriotisme ce n’est pas la même chose ; et quand, dans une fin de vie il y a une fierté de ce qui est accompli et du service rendu , pourquoi pas (il s’agissait de vétéran)
        de plus le terme « rital » que vous utilisez cadre mal avec votre volonté de donneur de leçon….
        enfin toutes les « marches au pas » ne se valent pas ….quel grossier amalgame!
        Et si le terme « rital »faisait référence à mon nom , ça non plus ce n’est pas glorieux, mais je préfère penser qu’il s’agit d’une familiarité pour donner un ton cocasse ou humoristique…
        Enfin pour information, on n’a pas besoin d’être « souverainiste » pour trouver que l’Europe ne fonctionne pas comme une démocratie; il suffit d’être démocrate. Et on peut penser la nécessité de relocalisation sans être souverainiste, juste un peu écolo et un peu bienveillant envers ceux qui ont besoin d’un emploi pour vivre… Quant au souverainisme, ce n’est pas un crime demandez aux Islandais. (plus vieille démocratie du monde, je crois)

      2. Le Chili garde encore les traditions prussiennes concernant son armée :

        L’Histoire de ce pays montre son agressivité potentielle vis à vis des autres pays de la région, il a accru la surface de son territoire au détriment de la Bolivie et du Pérou (guerre du Pacifique) ; l’on remarquera que selon le SIPRI, le budget militaire du Chili est l’un des plus élevés d’Amérique du sud avec celui de la Colombie.
        Quant aux défilés militaires, je préfère les voir sous cet aspect :

      3. @ Dalla Vecchia Luigi

        Je dirais que le souverainisme est une notion souvent mal comprise.

        A la base, c’est la conviction que l’échelon de décision doit rester ou redevenir la nation, parce que la nation est l’échelon où la démocratie est non seulement possible, mais « prouvée » : on sait que ça fonctionne, alors que tenter de mettre l’échelon de décision ailleurs a pour conséquences pratiques – démontrées dans le cas de l’UE – de le laisser aux mains le plus souvent de divers lobbys, en tout cas de décideurs qui sont beaucoup moins sous le contrôle des peuples et n’ont le plus souvent pas leurs intérêts au cœur. On peut aussi faire le même argument s’agissant de la solidarité économique : on sait que ça fonctionne au niveau d’un pays, la faire fonctionner à échelle plus large est sans doute souhaitable sur le principe, mais en pratique ça ne marche guère, si bien que les dispositifs de solidarité existants (la politique sociale) sont progressivement réduits à la portion congrue, au fur et à mesure que s’affirment les instances de décision supranationales.

        Entendu ainsi – c’est-à-dire dans son vrai sens ! – le souverainisme me semble non seulement acceptable, mais salutaire. Mais il existe au moins deux fausses idées du souverainisme :

        1) Le comprendre comme synonyme de nationalisme, c’est-à-dire de refus de solidarité avec qui ressort d’un autre groupe, voire comme détestation des autres nations et propension à la guerre. C’est une erreur assez commune parmi les partisans de l’ « intégration » européenne c’est-à-dire de la fédéralisation de l’UE (qui existe déjà pour la monnaie et une grande partie des lois) lesquels s’imaginent que leurs opposants seraient des émules de Hitler.

        2) Le comprendre comme synonyme d’indépendance absolue, laquelle n’existe en réalité jamais et n’a jamais existé dans l’Histoire : la souveraineté est la capacité pour un pays de prendre ses propres décisions, mais un pays l’utilisera souvent justement pour établir des relations avec d’autres, lesquelles supposeront toujours des limitations consenties à ses droits, afin de faire de la place à ceux des autres et d’obtenir d’autres bénéfices en contrepartie. C’est une erreur assez commune parmi les « souverainistes »… notamment Outre-Manche, et malheureusement pas seulement.

        Cette deuxième erreur est la raison fondamentale pour laquelle le Royaume-Uni se dirige à grands pas vers une sortie sans accord, ou au mieux une sortie avec un accord minimaliste (le modèle « australien » est évoqué) laquelle serait très dommageable économiquement parlant. Des gens qui pensent que la souveraineté signifie dire à tout le monde « my way or the highway » (je dis ce que je veux et tu es obligé d’être d’accord) et que la moindre limitation ***consentie*** des droits de leur pays est inacceptable sur le principe sont au pouvoir, et ils n’ont pas su apprendre du contact avec la réalité. La Grande-Bretagne, plutôt que d’appliquer la décision de sortie de manière TRÈS modérée, en pratique en visant un positionnement similaire à celui de la Norvège ou de l’Islande, est partie sur une embardée maximaliste, qui risque fort de mal se terminer.

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    4. @CloClo
      Fini le vieux monde, c’est vers l’extrême orient qu’il faut regarder:

      P.S. Celle-là j’aime bien l’envoyer aux collègues pour célébrer le 8 mars 🙂

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      1. Comme disait l’autre, « ça donne envie d’envahir la Pologne tout ça ».

        @arkao: fascinant ce clip. Hypnotique même.

      2. @ « Moi »

        L’autre étant Woody Allen, confessant que « Quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne » 🙂
        Cela dit, il ne s’agit pas ici de Wagner, mais de Rammstein.

        Tout à fait d’accord par ailleurs sur le caractère hypnotique de ce genre de vidéos.

    5. Déjà je trouvais que les Anglais avaient joué un drôle de jeu avec l’Europe, avec toujours des privilèges pour entrer et pour y rester. Je crois que la politique agricole est devenue coûteuse avec eux. Il y avait aussi « I want my money back » de Thatcher. Je trouvais que dès le vote populaire pour le Brexit, tous ces avantages auraient dû tomber illico. (Je ne suis pas européiste, mais pas anglophile non plus !).
      Alors, voir ce défilé de mâles, « uniformes » dans les clichés les plus typiques, cela me sidère. Deux femmes âgées sont tolérées parce que l’homme a besoin d’elles pour participer ! Pas un camarade pour pousser ? Le gag est là, et Benny Hill n’y aurait sûrement pas pensé ….

  4. On the side of the Channel from which Continental Europe is barely perceptible as anything other than a wisp of something indistinct and ill-defined on the horizon, even on a relatively clear day, Brexit is unquestionably perceived to be a fait accompli, as we say in English, although the UK is still abiding by EU rules until the agreed transition period comes to an end in a few months.

    What the UK Government is doing at the moment can be understood to be posturing: to be precise, adopting a final negotiating posture backed up by draft legislation devised for the purpose of providing for not only its post-transition UK nations « internal market » but for a no-deal Brexit, the EU having declared that this is now to be expected unless the UK concedes everything that the EU is demanding.

    In other words, the Johnson administration is inviting EU member states to believe that that nice Mr Barnier has failed and that they now need to intervene. If this does not happen and the UK abandons the negotiations, which it is now threatening to do, the UK will consider itself free not to honour unpalatable elements of the withdrawal agreement, notably arrangements concerning the transfer of goods between Great Britain and the island of Ireland.

    That is to say that the EU needs to agree to UK terms of it wants the Irish border arrangements provided for in the withdrawal agreement. As the Johnson administration does not seem to be bluffing over this matter and as the EU seems unlikely to give way, a no-deal Brexit appears to be more likely than ever.

    That being so, It may seem as if the UK is shooting itself in the foot, or, as the Germans would say, shooting itself in the knee, because the adverse economic impact, combined with the Corona recession, will be considerable. However, improbable though it may seem, the Brexiteer fanatics in Downing Street are maintaining that a no-deal Brexit will be a good thing for the UK. We can, of course, accept that this implausible assertion is true if we also entertain the notion that black is really white and up is down and that Scotland, where support for Scottish independence now stands at 55%, will not leave the United Kingdom in disgust.

    If what matters above all else is independence, as that nice Mr Johnson boldly but recklessly maintains, what is sauce for the goose is sauce for the gander, as we also say in English . . . but especially in Scotland at this juncture.

    1. Coucou,

      « Black is white », that is the question, comme disait l’autre.
      Grâce à internet, je découvre que le temps n’existe pas selon les théoriciens. Il était relatif, il devient inexistant, pas indispensable dans les calculs. Un concept universel inventé au 16 éme.

      C’est exactement le point de vue de ces trumps, mini-trump, johson, poutine, li ping … Le monde comme un cauchemar inventé. Le néant du non sens. Même pas drôle.

      Je préfére Mr you know what, Mr droopy maris, massacré par des cons.
      Je préfére la vision du monde de Mr Wolinsky, massacré par des cons,
      Je préfére le trait du génial Cabu massacré par des con,

      Je préférerai toujours ces hommes la dont j’aime les idées et la vision du monde. Malgré tous ces cons.

      Je suis grossier, mais j’ai tellement morflé quand j’ai appris le massacre de ces hommes que je lisais depuis mon adolescence. Des peres pour moi.

      Bonne journée

      Stéphane and you know what ?

  5. Vive le Frexit? I can’t tell you how amusing the following video seems to me to be, in which the reaction of Les Patriotes to the UK’s latest Brexit negotiating tactic is explained with phenomenal enthusiasm, congratulating the UK Government on its determination to respect the democratic will of the people of England while the democratic will of the people of Scotland is disregarded and stifled:

    https://m.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=lbYoKy-9OIs

  6. Je serais curieux de savoir la définition de la souveraineté par les souverainistes.
    Voici celle du Larousse:
    « Pouvoir suprême reconnu à l’État, qui implique l’exclusivité de sa compétence sur le territoire national (souveraineté interne) et son indépendance absolue dans l’ordre international où il n’est limité que par ses propres engagements (souveraineté externe). (L’article 3 de la Constitution française de 1958 dispose que « la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».) ».
    En quoi l’appartenance à l’ UE (qui résulte de ses propres engagements) serait elle en contradiction avec cette définition ?
    Le souverainisme n’est rien d’autre qu’une idéologie nationaliste. J’aimerais savoir si les souverainistes sont vraiment prêts à voir leurs Euros changés en Francs (les Grecs ont choisi: la diète plutôt que la drachme).
    En outre, en quoi l’UE ne serait pas démocratique? Le pouvoir y est partagé entre:
    1) Le conseil, formé des chefs d’état et de gouvernement (Macron, Merkel etc..). Ne sont il pas des démocrate élus démocratiquement ?
    2) La commission, dont les commissaires sont désignés par les gouvernements démocratiques.
    3) Le parlement européen, élu démocratiquement au suffrage universel.
    Si l’UE n’est pas démocratique, alors ses nations ne le sont pas non plus.
    A noter qu’il y a plus de fonctionnaires à Paris qu’à l’UE.
    Tous les (proto) fascistes: Poutine, Trump, Erdogan, Xi, etc…n’attendent qu’un éclatement de l’Europe pour la vassaliser.
    L’union fait la force (et donc la souveraineté – le UK, sans empire, va l’apprendre).

    1. Bonjour Hadrien
      On ne peut pas considérer comme démocratie tout système qui intègre un simulacre de décisions débattues et la présence d’élections, de représentation. Souvenons-nous du « centralisme démocratique » (critère de démocratie?), et des quelques couacs européens à la va-vite…
      –> le parlement peut-il sans frein faire proposition de loi ou est-il simplement une chambre d’avalisation de la commission
      –> dans la hiérarchie des normes, le contrat n’est-il pas devenu plus fort que la loi (accords de libre-échange)?
      –> Ceux qui exercent l’équivalent du pouvoir exécutif sont-ils nommés ou élus
      –>quid de la BCE
      –> la « constitution européenne » a-t-elle intégré en plus de valeurs humanistes et de garantie des libertés individuelles, une doctrine économique qui entrave la vraie liberté de choix démocratique.
      –> où commence et s’arrête l’autodétermination des peuples composant les états et quid du poids de leur démocratie (à géométrie variable selon le poids de leur force économique dans le mercantilisme ambiant ?)
      Enfin, la démocratie ne s’est exprimée que dans des systèmes souverainistes ou fédéralistes et nous n’avons ni l’un, ni l’autre, puisqu’au milieu du gué règnent en maître les forces de la concupiscence d’avec la connerie ambiante qui sert de tendance « économique » à suivre contre la démocratie et l’intelligence collective de celle-ci.
      Les petits Islandais ont su ne pas se vassaliser vis-à-vis du « financiarisme », quid de la grande Europe?

      1. Bonjour,
        Si ce que vous dites est vrai de l’ UE, c’est vrai aussi des nations.
        Exemple: vous dites  » le parlement peut-il sans frein faire proposition de loi ou est-il simplement une chambre d’avalisation de la commission » Remplacez « commission » par « gouvernement national » et vous obtenez le même reproche.

      2. Pour Hadrien, subtilité à connaître : la Commission seule a le droit d’initier une réforme légale. Ensuite le Conseil des Ministres (nations membres) l’approuve en tout ou en partie. Ensuite, le Parlement aussi l’approuve ou la refuse (on parle de co-décision, mais pas pour toutes les matières, je crois). Il y a bien sûr un moment de négociation entre ces trois instances). S’il y a un refus, la Commission a seule le pouvoir de modifier sa copie et de recommencer le processus d’adoption.
        En ce sens, l’UE est un accord diplomatique (Traîtés) entre membres, qui les lie, mais pas une démocratie instituée au sens d’un Etat Nation (là aussi avec bien des variantes !).

  7. Pour qui veut comprendre à quel point est aberrante la nouvelle « stratégie » de Boris Johnson dans les négociations autour du Brexit, c’est-à-dire se préparer à renier la signature de son pays en remettant en cause l’application de l’accord de retrait notamment le statut de l’Irlande du Nord, je recommande le toujours aussi intéressant – et amusant – CollabBlues, qui explique bien des choses à l’aide de petits tweets avec des drapeaux.

    https://twitter.com/Collabblues/status/1303363903280295940

    « Causons un peu droit international, ça va être un peu (mais vraiment un peu) plus sérieux que d’habitude, car BoJo fait prendre à (la Grande-Bretagne) un vrai p….n de risque, avec en ligne de mire (l’Irlande) qui va se retrouver à subir »

    1. On the subject of international law and the Johnson administration’s « strategy », a greater degree of familiarity with the unwritten and ever so flexible UK constitution might have been useful to the EU side from the outset of the sorry saga of Brexit negotiations. This could have prevented that nice Mr Barnier and his colleagues from failing to understand just who it is they have been dealing with and what they are capable of.

      The following illuminating quotation is from the UK Government today, to which the EU has obligingly issued an ill-advised ultimatum in respect of the draft legislation concerning the post-Brexit UK « internal market » (https://www.bbc.com/news/uk-politics-54097320):

      « Parliament is sovereign as a matter of domestic law and can pass legislation which is in breach of the UK’s treaty obligations. Parliament would not be acting unconstitutionally in enacting such legislation.
       
      Treaty obligations only become binding to the extent that they are enshrined in domestic legislation. Whether to enact or repeal legislation, and the content of that legislation, is for Parliament and Parliament alone. »
       
      Accordingly, the instruction from the EU to abandon the offending draft legislation which unilaterally re-writes a part of the EU withdrawal treaty can be viewed as unwarranted interference in the business of the legislature of a sovereign state and can be expected to be presented as such by the UK Government. This of course serves to re-inforce the Brexiteer representation of the EU as an imperious power bloc from which the UK needs to detach itself.
       
      Any EU attempt to impose sanctions on the UK for acting in defence of what it considers to be its legitimate interests as a sovereign state in accordance with what it claims to be normal UK constitutional procedure can be expected to strengthen English support for abandoning negotiations with the EU and for the ensuing hard Brexit. Such a scenario and such an outcome would, needless to say, not go down well in Scotland, where support for the union with England has been visibly crumbling since the UK « internal market » bill was published.

      It should have been remembered, especially by Mr Barnier, that it is not for nothing that England and indeed « la perfide Albion » have been considered to be particularly untrustworthy in international affairs. The English are trustworthy only in so far as it suits them to be trustworthy, and nothing suits the untrustworthy better than to lead their adversaries into underestimating them.

      Of course the UK is making Scottish secession more likely, but it should be borne in mind that, according to the latest opinion polls, most people in England would not be averse to that now, improbable though that may seem.

      1. It is worth pointing out that the quotation from the UK Government was taken from a document published by the UK’s Attorney General yesterday, which has received short shrift from academic lawyers, including the professor of public law at the University of Cambridge:

        https://threadreaderapp.com/thread/1304076133827309569.html

        Despite the questionable nature of the Attorney General’s reasoning, the Johnson administration is ploughing ahead with its political « strategy », which is certainly producing consequences. Whether these will turn out to be consequences that it desires remains to be seen, but one minor consequence can already be reported to be that the estimable Yanis Varoufakis popped up on BBC Scotland’s nine o’clock news yesterday evening to advise Scotland to adopt its own currency if it chooses to go independent and apply to join the EU (with no intention of eventually adopting the euro, like Bulgaria or Poland). We might just take his advice, as he seems eminently more sensible than anyone in the UK Government.

  8. Today the UK « internal market » draft legislation is published, which sets the cat among the pigeons not only in the domain of international law (concerning the UK’s EU withdrawal treaty) but also in the sphere of UK constitutional arrangements (the devolution settlements for Scotland, Wales and Northern Ireland):

    https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Ecosse-et-Pays-de-Galles-denoncent-une-attaque-de-Londres-contre-leur-autonomie–31256130/

    The UK Government’s threat to reduce the powers of the Scottish Parliament as a consequence of Brexit is one significant cause of the steadily increasing support for Scottish independence, as you might expect.

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