Archives par mot-clé : Brexit

Et si on sauvait l’Europe ? par George Soros

Un sommaire par M. O. d’une communication de George Soros, bête noire de l’OMF (Ordre Mondial Fachosphérique). Ouvert aux commentaires.

Le 29 mai 2018 George Soros tenait un discours au Conseil Européen des Relations Internationales (ECFR) dans lequel il soulignait que l’objectif d’une union renforcée, semblait mise bien mal en point par certains pays membres et qu’une Europe à plusieurs vitesses semblait prendre le pas sur une Europe « multi-pistes ». Comment ce projet politique qui a soutenu la paix et la prospérité dans l’Europe d’après guerre a pu en arriver là ?

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Brexit – Nos lecteurs nous demandent – Petit récapitulatif

M. O. une lectrice belge du Blog m’écrit à l’heure du déjeuner :

Monsieur Jorion, pourriez-vous nous expliquer pourquoi Boris Jonhson est tellement engagé pour le Brexit ? Je subodore 😉 mais j’aimerais avoir confirmation.

Chère M.O., je ne peux malheureusement mieux faire que de vous citer un extrait de ma vidéo Le temps qu’il fait le 9 juin 2017 :

« Je reprends l’histoire un petit peu au début : il y a M. David Cameron qui est Premier ministre en Grande-Bretagne et appartient au Parti conservateur, et il y a des gens autour de lui, à l’intérieur de son parti, qui sont des emmerdeurs. Et comme cela a été très bien mis en évidence dans un article du Financial Times, tout ça c’est des querelles entre « old boys » : tout ça c’est des querelles entre étudiants à Eton et puis ensuite à Oxford. Continuer la lecture de Brexit – Nos lecteurs nous demandent – Petit récapitulatif

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Le non-Brexit – Dernières nouvelles !

Le Monde : Royaume-Uni : le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, craint un « effondrement » du Brexit, le 8 juin 2018

Evoquant Bruxelles, le ministre parle d’« ennemi », d’après The Times« Nous allons combattre l’ennemi, tout à fait. Nous devons et nous allons le faire. » Mais « vous devez accepter le fait que cela puisse s’effondrer maintenant. OK ? Je veux que personne ne panique durant cet effondrement. Pas de panique. Pro bono publico, pas de foutue panique, tout va bien se passer à la fin », a-t-il ajouté, rapporte BuzzFeed. Selon M. Johnson, le Brexit sera « irréversible », mais « il risque de ne pas être celui que nous voulons », poursuit-il, fataliste.

Retranscription de Paul Jorion pense tout haut l’Europe le 30 octobre 2016.

… pour avoir travaillé dans la finance, je sais qu’un retour en arrière par rapport à une structure comme l’Union européenne ou une structure comme l’euro, ça coûte trop cher. Ça coûte trop cher ! On n’est plus assez riche pour faire des choses comme ça. L’Angleterre est en train de le vivre en ce moment, d’essayer de faire machine arrière… leur paradoxe, évidemment, c’est qu’ils ont maintenant des politiciens, des politiques qui sont là et qui vont dire : « Oui, eh bien, on va le faire ! », et qui sont dans la situation qu’on connaît à la sortie des bars : « Retenez-moi ! Retenez-moi ! », voilà, ils ne peuvent pas le faire, ça coûte trop cher le Brexit.

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Le Brexit à l’épreuve de l’Irlande, ou « On ne m’écoute jamais ! »

Le Monde, le 29 mai 2018 : Alarmée par la question irlandaise, Theresa May envisage de reculer le Brexit à 2023, par Philippe Bernard

Theresa May vient discrètement de recouvrir le Brexit d’une nouvelle couche de fudge [caramel mou] : elle envisage désormais le report à 2023, autrement dit aux calendes grecques, d’un divorce avec l’Union Européenne (UE) qui menace rien moins que son gouvernement d’éclatement, l’économie britannique de récession, et l’Irlande de retour à la violence ou de réunification.

Le Monde, le 11 avril 2017 : Les Britanniques peuvent-ils vraiment se passer du continent ? par Paul Jorion

La procédure chirurgicale de sortie de l’UE est-elle seulement envisageable ? Le risque de complications est infini. L’Écosse entend demeurer dans l’UE et voit dans un vote d’indépendance – après celui de 2014 où les séparatistes recueillirent 44% des votes – le moyen de s’y maintenir. Une telle amputation du Royaume-Uni marquerait bien sûr sa fin. Le Brexit réintroduirait aussi une frontière « dure » entre l’Irlande et l’Ulster, tragique pas en arrière si l’on pense au sang versé avant d’atteindre la paix en Irlande du Nord. […]

Pour ne pas se déjuger, Londres s’efforcera de déguiser le maintien du statu quo en la rupture brutale que le Brexit aurait dû signifier. La preuve aura été faite que si les Britanniques méprisent le continent, ils n’ont jamais pu non plus s’en passer.

Trends – Tendances, le 30 novembre 2017 : Brexit et Catalogne: ‘Quelle est la taille idéale de « l’entre-soi »‘ ? par Paul Jorion

Mais le nuage le plus menaçant aujourd’hui était évident avant même que ne soit lancé le referendum : le statut de la frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. L’absence de frontière dure entre les deux fut consacrée par l’Accord du Vendredi saint de 1998, accord passé à l’époque entre deux composantes de l’Union européenne. Le retrait hors de celle-ci du Royaume-Uni remettrait l’accord en question et obligerait à redéfinir une frontière « dure » à un endroit ou un autre : soit entre les deux Irlandes, soit entre l’île entière et la Grande-Bretagne. Et sur ce point, le désaccord est absolu, la République d’Irlande mettant son veto à la première option, et le Royaume-Uni, à la seconde.

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Les temps qui sont les nôtres : Le déclin de l’Occident

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Le déclin de l’Occident est-il lent ou rapide ?

Blog de Paul Jorion : Le capitalisme a toujours été un système instable, par Tong Jin, Beijing Ribao, le 12 février 2018

Immanuel Wallerstein et al., Le capitalisme a-t-il un avenir ? La Découverte 2014

Blog de Paul Jorion : Une OPA du FN sur La France insoumise ? par Timiota, le 19 avril 2018

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Chris Wylie, lanceur d’alerte, sur une élection truquée au Royaume-Uni

Chris Wylie est ce jeune Canadien (déjà mentionné à plusieurs reprises ici) qui, dans une déposition de quatre heures (+ plusieurs heures d’audition à huis clos) nous a révélé à la manière d’un Edward Snowden (si ce n’est qu’il bénéficie lui de la protection des gouvernements dont il a dénoncé les dysfonctionnements), comment nos sociétés marchent vraiment, en particulier la façon dont en 2016 les élections présidentielles américaines et le référendum britannique du Brexit ont été manipulés par des officines d’extrême-droite exploitant les données personnelles des utilisateurs de Facebook.

Dans un article publié hier dans The Guardian, il pose quelques questions de bon sens :

Si cela s’était produit au Kenya ou au Nigeria, un nouveau vote serait exigé par les observateurs internationaux. Si cela se produisait dans une circonscription locale, une nouvelle élection partielle serait organisée. La démocratie britannique est certainement assez mûre pour réagir quand quelque chose semble avoir mal tourné, surtout quand les enjeux sont aussi élevés. Le référendum a été remporté par moins de 2 % des voix. Cela aurait-il pu faire la différence ? Le stratège en chef de Vote Leave [appel au Brexit] affirme que ce fut le cas : dans une citation – désormais effacée – pour le site Web d’AggregateIQ [le bureau d’étude ayant travaillé pour Vote Leave].

Je suis un eurosceptique progressiste. J’ai soutenu Leave [quitter l’Union européenne]. Il ne s’agit pas de « remords tardif ». Il s’agit de faire respecter la règle de droit. Le Royaume-Uni est sur le point d’entreprendre le changement le plus profond de son règlement constitutionnel depuis une génération. Nous devons être absolument certains que cela se fait sur une base juridique appropriée. Ce sont là des faits inconfortables et des questions difficiles. Mais la Grande-Bretagne ne doit pas se cacher derrière un « c’est la faute à Facebook ». Le déni n’est pas la réponse appropriée.

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Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ?

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Nous sommes très intelligents … et très manipulables

France Culture, Forum « Les révolutions de l’intelligence » en public à la Sorbonne, le 31 mars de 2018

The Washington Post : A new study suggests fake news might have won Donald Trump the 2016 election, par Aaron Blake, le 3 avril 2018

Selective Exposure to Misinformation: Evidence from the consumption of fake news during the 2016 U.S. presidential campaign, par Andrew Guess, Brendan Nyhan, Jason Reifler, le 9 janvier 2018

Fake News May Have Contributed to Trump’s 2016 Victory, par Richard Gunther, Paul A. Beck, Erik C. Nisbet, le 8 mars 2018

Paul Jorion : Principes des systèmes intelligents, Masson 1989 ; Le Croquant 2012

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Trends – Tendances, Brexit et Catalogne : quelle est la taille idéale de l’« entre soi » ?, le 30 novembre 2017

Brexit et Catalogne : quelle est la taille idéale de l’« entre soi » ?

Le Brexit, déjà considéré comme une catastrophe par ses promoteurs mêmes, pris à contre-pied par le « Oui » à 51,9% au referendum du 23 juin 2016, n’a pas cessé de générer des effets de plus en plus désastreux.

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BROUILLARD PERSISTANT SUR L’EUROPE, par François Leclerc

Billet invité.

Ministre de l’économie libéral d’un gouvernement socialiste appuyé par le parti communiste et l’extrême-gauche, Mario Centeno bénéficie d’un certain consensus dans son pays, le Portugal. Coup double, il a hier été élu dans un fauteuil président de l’Eurogroupe par ses pairs. Certains y voient déjà l’annonce d’un aggiornamento européen, d’autres qu’il sera prisonnier de sa fonction.

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Brexit, pourquoi l’UE demande-t-elle autant d’argent – et pourquoi les négociations vont échouer, par Alexis Toulet

Billet invité

Combien l’Union européenne exige-t-elle du Royaume-Uni en guise de « solde de tout compte » pour le Brexit, pourquoi ce paiement, pourquoi le gouvernement britannique est-il si embarrassé et agité – et pourquoi l’échec des négociations débouchera très probablement sur un Brexit « dur » sans accord commercial.

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LE CHACUN POUR SOI ALLEMAND S’ACCENTUE, par François Leclerc

Billet invité.

Les pourparlers en vue de constituer une coalition s’annoncent décidément périlleux, tant pour Angela Merkel qu’Emmanuel Macron qui s’accroche. Sans attendre le démarrage des négociations, Christian Lindner, le leader du FDP, vient de tracer ses lignes rouges dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung.

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L’Europe dans l’impasse néolibérale, par Emmanuel Rousseaux

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Bonjour Paul Jorion,

Merci beaucoup pour votre interview très intéressant de l’Actu Echo du 4 octobre dernier. Il porte sur un sujet hautement important et crucial – l’Europe. Vous sembliez très à l’offensive. Et pour cause, c’est le sujet qui veut ça…. À la fois complexe, clivant et contradictoire. Car on pourrait dire qu’aujourd’hui l’Europe est devenue à la fois le problème et la solution.

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LE DÉMANTÈLEMENT SOURNOIS DE L’EUROPE, par François Leclerc

Billet invité.

Les promesses présidentielles américaines enlisées, les investisseurs ont changé leur fusil d’épaule et reviennent en Europe. Car tout est relatif dans un monde où il faut sans cesse trouver un point de chute à des capitaux dont le volume continue de croître ! À croire que ce n’est pas la fameuse diminution du taux de profit décelée par Marx qui étrangle le capitalisme, mais la noyade dans un trop plein de liquidités qui le menace !

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Big Brother mangera son chapeau !