Archives par mot-clé : Brexit

Un non-Brexit, mais le pire de tous ? le 10 juillet 2018 – Retranscription

Retranscription de Un non-Brexit, mais le pire de tous ? le 10 juillet 2018. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, mardi 10 juillet 2018 et une petite vidéo, juste un supplément à ma vidéo d’hier : Un Brexit en forme de non-Brexit – j’ai fait ça hier matin et je vous annonçais qu’il y aurait sûrement des événements dans la journée. J’envisageais même la possibilité d’une démission de M. Boris Johnson, le Ministre des affaires étrangères, en lui recommandant de ne pas le faire… il l’a fait quand même, dans l’après-midi.

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Un Brexit en forme de non-Brexit, le 9 juillet 2018 – Retranscription

Retranscription de Un Brexit en forme de non-Brexit, le 9 juillet 2018. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le lundi 9 juillet 2018 et vous le savez sans doute, ma réputation aux yeux du public est liée à un livre assez épais – 250 à 300 pages, je ne sais plus [254 pages] – consacré à prévoir une crise du capitalisme qui serait due à un secteur relativement mineur dans l’économie américaine qui est le secteur des titres subprimes . Mon manuscrit – ça a été répété partout, mais c’est vrai – était prêt en 2006, non pardon en 2005, écrit en 2004-2005 et a trouvé un éditeur : La Découverte, au mois de janvier 2007. Il a paru au mois de janvier 2007. La crise, à proprement parler, a débuté le mois suivant, au mois de février et le grand écroulement a eu lieu un peu plus d’un an plus tard en septembre 2008.

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Incroyable mais vrai : M. Boris Johnson n’a pas suivi mon conseil !

Si vous avez regardé ma vidéo de ce matin, vous avez pu entendre que je conseillais à M. Boris Johnson, Ministre des affaires étrangères du Royaume-Uni, de rester au gouvernement et d’agir dans la coulisse pour faire tomber Mme Theresa May, Premier ministre.

Je donnais ce conseil en me mettant simplement à sa place : il était fait en toute amitié. Preuve en est qu’il allait à l’encontre de ma prévision d’un non-Brexit à l’arrivée.

Ceci dit je n’ignorais pas que malgré son parcours impeccable sur le papier : Eton suivi d’Oxford, M. Johnson est un imbécile. Se faire virer du Times of London pour avoir falsifié une citation ? Tss ! Tss ! Pas très classe cela, M. Johnson ! Qu’importe, le non-Brexit vous devra beaucoup !

P.S. Martin Kettle, chroniqueur au Guardian, à propos de Boris Johnson : « Son admiration pour lui-même est incontinente, comme chez Trump. »

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Un Brexit en forme de non-Brexit

La proposition de Brexit « doux » du Premier ministre Theresa May, le 6 juillet
La démission de David Davis, Ministre en charge du Brexit, le 9 juillet

Je dis à propos du referendum du Brexit en juin 2016 : 52% pour, 47% contre. Les chiffres exacts sont 51,89% pour, 48,11% contre.

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Le Monde / L’Écho – Le Royaume-Uni victime du Brexit, le 2 juillet 2018

Ouvert aux commentaires.

Le Monde : Le Brexit et « la débâcle du Royaume-Uni »
L’Écho : Le Royaume-Uni victime du Brexit

Nous nous sommes fait à l’accession au pouvoir de régimes autoritaires en Hongrie et en Pologne en nous rassurant que ces nations ne sont que les marches de l’Europe. Malgré son immédiate dérive xénophobe, le gouvernement populiste en Italie est instantanément devenu la nouvelle norme : les marchés sont pragmatiques bien davantage qu’omniscients.

Mais c’est au cœur du noyau idéologique de l’Occident : aux États-Unis et au Royaume-Uni, que la décomposition s’opère ces jours-ci avec la plus grande vigueur et à un rythme allant en s’accélérant. Si les citoyens les plus éclairés de ces deux nations décrivent la voie où elles sont engagées de « tragi-comédie », de « farce tragique », nous qui les observons en extériorité y lisons une authentique tragédie. Notre propre sort est hélas bien trop lié à elles sur les plans commercial et militaire pour que nous sortions indemnes de leur décadence.

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Bruno LeBatelier * m’écrit à propos du Brexit

From: Bruno LeBatelier <wordpress@pauljorion.com>
Date: Wed, Jun 27, 2018 at 2:30 AM
Subject: .
To: <pauljorion@gmail.com>

De : Bruno LeBatelier <BrunoLeBatelier@dayrep.com>Sujet : 29 mars 2019

Corps du message :
Tiens, tiens… Personne ne parlera de vos prédictions qui ne se seront pas réalisées 🙂

La loi organisant le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne a été promulguée mardi après plusieurs mois d’âpres débats au parlement britannique, réjouissant les eurosceptiques pour qui le Brexit, prévu dans neuf mois, est désormais « irrévocablement » lancé.

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Déclin de l’Occident : La guerre civile au sein du gouvernement de 2 grandes nations

1° Les États-Unis

Le chaos d’hier sur les marchés boursiers, dû aux annonces contradictoires sur la guerre commerciale déclarée à la Chine, en provenance d’une part du ministère des Finances (Steven Mnuchin, le Ministre), et d’autre part, de la Maison-Blanche (Peter Navarro, conseiller du Président).

2° Le Royaume-Uni

Le gouvernement où s’affrontent en un combat de plus en plus meurtrier pro-Brexiteurs et anti-Brexiteurs. À quoi s’ajoute la rue désormais : 100.000 manifestants à la marche de samedi pour un second referendum sur le Brexit, tout ceci dans un contexte de naufrage économique : l’annonce, par exemple, par Airbus, de la suppression probable de plusieurs milliers d’emplois en cas de Brexit, etc.

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« Il vaut mieux en rire qu’en pleurer ! », le 19 juin 2018 – Retranscription

Retranscription de « Il vaut mieux en rire qu’en pleurer ! ». Merci à Marianne Oppitz ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le mardi 19 juin 2018 et pas de thème précis à ma vidéo aujourd’hui mais un titre, quand même ! Le titre ce sera : « Il vaut mieux en rire qu’en pleurer ». Alors pourquoi il vaut mieux en rire qu’en pleurer ? Mais si vous ne l’avez pas constaté vous-même, je vous le rappelle quand même : le monde est en décomposition rapide. Monsieur Salvini, ministre de l’intérieur en Italie du gouvernement populiste dit qu’il va s’occuper sérieusement de la question des Roms. Alors, on s’attend au pire parce que quand on dit « s’en prendre sérieusement » à une population qui est arrivée dans nos pays, je crois – si j’ai bon souvenir – au XIIe siècle et qui s’est mêlée à notre population d’une manière – comment dire ? – un peu hétérogène, vu que c’est une population qui venait d’un pays où il y avait un système à castes et que cette population ne s’est jamais véritablement mêlée à la nôtre et est restée un peu dans sa manière de voir les choses. Quand on s’en prend sérieusement aux Roms, c’est dans une perspective, bien entendu – comme on l’a déjà vu – d’élimination. Alors, ça fait très, très peur.

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Et si on sauvait l’Europe ? par George Soros

Un sommaire par M. O. d’une communication de George Soros, bête noire de l’OMF (Ordre Mondial Fachosphérique). Ouvert aux commentaires.

Le 29 mai 2018 George Soros tenait un discours au Conseil Européen des Relations Internationales (ECFR) dans lequel il soulignait que l’objectif d’une union renforcée, semblait mise bien mal en point par certains pays membres et qu’une Europe à plusieurs vitesses semblait prendre le pas sur une Europe « multi-pistes ». Comment ce projet politique qui a soutenu la paix et la prospérité dans l’Europe d’après guerre a pu en arriver là ?

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Brexit – Nos lecteurs nous demandent – Petit récapitulatif

M. O. une lectrice belge du Blog m’écrit à l’heure du déjeuner :

Monsieur Jorion, pourriez-vous nous expliquer pourquoi Boris Jonhson est tellement engagé pour le Brexit ? Je subodore 😉 mais j’aimerais avoir confirmation.

Chère M.O., je ne peux malheureusement mieux faire que de vous citer un extrait de ma vidéo Le temps qu’il fait le 9 juin 2017 :

« Je reprends l’histoire un petit peu au début : il y a M. David Cameron qui est Premier ministre en Grande-Bretagne et appartient au Parti conservateur, et il y a des gens autour de lui, à l’intérieur de son parti, qui sont des emmerdeurs. Et comme cela a été très bien mis en évidence dans un article du Financial Times, tout ça c’est des querelles entre « old boys » : tout ça c’est des querelles entre étudiants à Eton et puis ensuite à Oxford. Continuer la lecture de Brexit – Nos lecteurs nous demandent – Petit récapitulatif

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Le non-Brexit – Dernières nouvelles !

Le Monde : Royaume-Uni : le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, craint un « effondrement » du Brexit, le 8 juin 2018

Evoquant Bruxelles, le ministre parle d’« ennemi », d’après The Times« Nous allons combattre l’ennemi, tout à fait. Nous devons et nous allons le faire. » Mais « vous devez accepter le fait que cela puisse s’effondrer maintenant. OK ? Je veux que personne ne panique durant cet effondrement. Pas de panique. Pro bono publico, pas de foutue panique, tout va bien se passer à la fin », a-t-il ajouté, rapporte BuzzFeed. Selon M. Johnson, le Brexit sera « irréversible », mais « il risque de ne pas être celui que nous voulons », poursuit-il, fataliste.

Retranscription de Paul Jorion pense tout haut l’Europe le 30 octobre 2016.

… pour avoir travaillé dans la finance, je sais qu’un retour en arrière par rapport à une structure comme l’Union européenne ou une structure comme l’euro, ça coûte trop cher. Ça coûte trop cher ! On n’est plus assez riche pour faire des choses comme ça. L’Angleterre est en train de le vivre en ce moment, d’essayer de faire machine arrière… leur paradoxe, évidemment, c’est qu’ils ont maintenant des politiciens, des politiques qui sont là et qui vont dire : « Oui, eh bien, on va le faire ! », et qui sont dans la situation qu’on connaît à la sortie des bars : « Retenez-moi ! Retenez-moi ! », voilà, ils ne peuvent pas le faire, ça coûte trop cher le Brexit.

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Le Brexit à l’épreuve de l’Irlande, ou « On ne m’écoute jamais ! »

Le Monde, le 29 mai 2018 : Alarmée par la question irlandaise, Theresa May envisage de reculer le Brexit à 2023, par Philippe Bernard

Theresa May vient discrètement de recouvrir le Brexit d’une nouvelle couche de fudge [caramel mou] : elle envisage désormais le report à 2023, autrement dit aux calendes grecques, d’un divorce avec l’Union Européenne (UE) qui menace rien moins que son gouvernement d’éclatement, l’économie britannique de récession, et l’Irlande de retour à la violence ou de réunification.

Le Monde, le 11 avril 2017 : Les Britanniques peuvent-ils vraiment se passer du continent ? par Paul Jorion

La procédure chirurgicale de sortie de l’UE est-elle seulement envisageable ? Le risque de complications est infini. L’Écosse entend demeurer dans l’UE et voit dans un vote d’indépendance – après celui de 2014 où les séparatistes recueillirent 44% des votes – le moyen de s’y maintenir. Une telle amputation du Royaume-Uni marquerait bien sûr sa fin. Le Brexit réintroduirait aussi une frontière « dure » entre l’Irlande et l’Ulster, tragique pas en arrière si l’on pense au sang versé avant d’atteindre la paix en Irlande du Nord. […]

Pour ne pas se déjuger, Londres s’efforcera de déguiser le maintien du statu quo en la rupture brutale que le Brexit aurait dû signifier. La preuve aura été faite que si les Britanniques méprisent le continent, ils n’ont jamais pu non plus s’en passer.

Trends – Tendances, le 30 novembre 2017 : Brexit et Catalogne: ‘Quelle est la taille idéale de « l’entre-soi »‘ ? par Paul Jorion

Mais le nuage le plus menaçant aujourd’hui était évident avant même que ne soit lancé le referendum : le statut de la frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. L’absence de frontière dure entre les deux fut consacrée par l’Accord du Vendredi saint de 1998, accord passé à l’époque entre deux composantes de l’Union européenne. Le retrait hors de celle-ci du Royaume-Uni remettrait l’accord en question et obligerait à redéfinir une frontière « dure » à un endroit ou un autre : soit entre les deux Irlandes, soit entre l’île entière et la Grande-Bretagne. Et sur ce point, le désaccord est absolu, la République d’Irlande mettant son veto à la première option, et le Royaume-Uni, à la seconde.

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