Archives par mot-clé : Brexit

Brexit et les étrangers, par Duncan Sutherland

Le texte original se trouve ici.

Comme on l’a déjà fait remarquer, le Brexit vous obligera à détenir un passeport et à être soumis au contrôle de l’immigration à la frontière britannique, comme la plupart des citoyens étrangers qui ne bénéficient d’aucun privilège particulier en ce qui concerne l’admission dans le pays vert et agréable qu’est l’Angleterre. Je parle d’Angleterre plutôt que de Grande-Bretagne ou même de Royaume-Uni, car le contrôle de l’immigration au Royaume-Uni repose essentiellement sur une attitude anglaise à l’égard des étrangers et sur une tradition anglaise de contrôle de leur nombre. En outre, comme vous le savez, l’appendice nord de l’Angleterre, l’Écosse, ne souhaite pas imposer les contrôles de l’immigration du Brexit, mais elle le fait à contrecœur, tout comme elle a quitté l’Union européenne à contrecœur, où elle était parfaitement heureuse d’être. En Angleterre, au contraire, l’une de ses clameurs périodiques à l’encontre des étrangers et leurs œuvres a créé une exigence que l’on fasse quelque chose à leur propos. D’où le référendum de 2016 sur le Brexit et la décision des Anglais de vous renvoyer tous et, par la suite, de vous empêcher de vous immiscer dans les affaires anglaises.
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Chouette ! On va avoir la guerre avec l’Angleterre !

C’est quand même l’invention d’un génie ce Brexit ! Non seulement ça permet aux Britanniques de renouer avec l’esprit national et les fières traditions, mais ça va permettre à la France de le faire aussi !

Car n’oublions pas que l’ennemi allemand, c’est une invention récente ! L’ennemi héréditaire, c’est le “Frog” de l’autre côté de Calais et le “Goton” de ce côté-ci !

Qui tirera la première salve de canonnière dans la bataille de Saint-Hélier ? Nous bouillons d’impatience ! (Parce qu’une vraie guerre, c’est quand même tout autre chose qu’un malheureux Tournoi des Six Nations !)

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Brexit : vous trouviez ici les nouvelles avec quatre ans d’avance

Le Monde, le 8 avril 2021 : Boris Johnson condamne une nouvelle nuit de violences en Irlande du Nord

Les difficultés d’approvisionnement dans la province britannique, conséquences du Brexit, ont participé à créer un sentiment de trahison chez les unionistes.

Sondage Ipsos Mori pour l’élection le 6 mai du Parlement Écossais : 81 sièges pour les partis pro-indépendance (Scottish Nationalist Party et Verts), 48 sièges pour les partis prônant le maintien de l’Union.

Or, quatre ans plus tôt…

Le Monde, le 11 avril 2017 : Les Britanniques peuvent-ils vraiment se passer du continent ? par Paul Jorion

La procédure chirurgicale de sortie de l’UE est-elle seulement envisageable ? Le risque de complications est infini. L’Écosse entend demeurer dans l’UE et voit dans un vote d’indépendance – après celui de 2014 où les séparatistes recueillirent 44% des votes – le moyen de s’y maintenir. Une telle amputation du Royaume-Uni marquerait bien sûr sa fin. Le Brexit réintroduirait aussi une frontière « dure » entre l’Irlande et l’Ulster, tragique pas en arrière si l’on pense au sang versé avant d’atteindre la paix en Irlande du Nord.

Trends – Tendances, le 30 novembre 2017 : Brexit et Catalogne : ‘Quelle est la taille idéale de “l’entre-soi”‘ ? par Paul Jorion

Mais le nuage le plus menaçant aujourd’hui était évident avant même que ne soit lancé le referendum : le statut de la frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. L’absence de frontière dure entre les deux fut consacrée par l’Accord du Vendredi saint de 1998, accord passé à l’époque entre deux composantes de l’Union européenne. Le retrait hors de celle-ci du Royaume-Uni remettrait l’accord en question et obligerait à redéfinir une frontière « dure » à un endroit ou un autre : soit entre les deux Irlandes, soit entre l’île entière et la Grande-Bretagne. Et sur ce point, le désaccord est absolu, la République d’Irlande mettant son veto à la première option, et le Royaume-Uni, à la seconde.

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Effondrement : le direct, le 21 décembre 2020

Royaume-Uni : Toutes les personnes interrogées aux nouvelles de la BBC pleurent, ou ont les larmes aux yeux (ministre y compris), qu’il s’agisse du réveillon de Noël remis à 2021 pour Londres, le Sud-Est de l’Angleterre et le Pays de Galles, des 35.928 nouveaux cas signalés de Covid-19 pour la journée d’hier (*), ou des 30 kilomètres de poids lourds à l’arrêt dans le Kent… alors que l’on est encore à 11 jours d’un Brexit effectif avec ou sans accord.

* Nouveaux cas de Covid-19 pour la journée d’hier : France = 12.799, Belgique = 2.921, États-Unis = 183.223. Pour la journée de vendredi en Suisse = 4.478

États-Unis : Reprenant au bond une idée émise il y a quelques jours par le général Michael Flynn, récemment gracié par Donald Trump, celui-ci aurait testé lors d’une réunion à la Maison-Blanche vendredi dernier l’idée d’instaurer la loi martiale pour refaire voter dans les états qui lui ont fait perdre l’élection présidentielle. Il se serait entendu dire par le représentant du ministère de la Défense qu’« aux États-Unis, l’armée ne s’immisce pas dans le processus électoral”.

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Effondrement : Le direct, le 13 décembre 2020

J’inaugure une nouvelle rubrique.

Washington : Les Proud Boys, milice suprémaciste blanche, étaient dans la rue la nuit dernière. Des drapeaux Black Lives Matter ont été brûlés. Quatre blessés à l’arme blanche.

Londres : Le Brexit sans accord, c’est pour minuit. Des bateaux de guerre britanniques patrouillent en Mer du Nord. L’Écosse, majoritairement anti-Brexit veut leur interdire l’entrée dans ses eaux territoriales.

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Le point sur la dés-organisation, le 12 septembre 2020 – Retranscription

Retranscription de Le point sur la dés-organisation, le 12 septembre 2020 Bonjour, nous sommes le samedi 12 septembre 2020. Un…

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Brexit : c’est d’ici au 10 octobre que cela se joue

Je sais, certains d’entre vous croient que le Brexit a déjà eu lieu. C’est dans les semaines qui viennent que tout va se jouer en réalité et, nous dit-on, le 10 octobre au plus tard. Comme M. Johnson est en train de réécrire tout seul de son côté la partie de l’accord de retrait du Royaume-Uni portant sur l’Irlande du Nord, les choses sont mal engagées.

Rappel : un accord se passe entre plusieurs parties, donc aucune de celles-ci n’a en principe le loisir de réécrire le texte. La justification de M. Johnson : le texte de l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne serait ambigu.

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La prière du réaliste (primes russes sur des soldats américains), le 30 juin 2020 – Retranscription

Retranscription de La prière du réaliste, le 30 juin 2020. […] Je voudrais parler des Etats-Unis et de la Russie.…

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Cummings and Goings (intraduisible *), par Duncan Sutherland

* Jeu de mot sur le nom du conseiller, Dominic Cummings, et l’expression “coming and going” = aller-retour. Ouvert aux commentaires.

Boris Johnson s’est exprimé ce week-end sur la controverse qui entoure son conseiller principal, Dominic Cummings. Ce soir, lors de la conférence de presse quotidienne sur le coronavirus à Downing Street, il a annoncé qu’il ne plierait pas devant les pressions exercées en vue du licenciement de M. Cummings, qui a été accusé d’avoir violé de manière flagrante les règles de confinement du gouvernement britannique pour l’Angleterre, qu’il a lui-même contribué à élaborer.
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