Archives par mot-clé : Brexit

L’avenir du protocole sur l’Irlande du Nord, par Duncan Sutherland

La BBC : Nicola Sturgeon holds talks with Sinn Féin vice president Michelle O’Neill

Non seulement le gouvernement écossais est d’accord avec le Sinn Fein pource qui est du protocole sur l’Irlande du Nord, mais il est également d’accord avec la Commission européenne et le gouvernement américain sur cette question, laissant le gouvernement britannique et toutes les formes d’unionistes britanniques isolés dans la défense de la souveraineté britannique et menaçant en conséquence l’unité de l’alliance occidentale qui se concentre en ce moment plutôt sur la défense de la souveraineté ukrainienne.

Un curieux état de fait, à tous égards. Tout cela grâce au Brexit, auquel le gouvernement écossais a toujours eu le bon sens de s’opposer, comme chacun le sait. Les Écossais ont essayé de mettre en garde les Anglais contre ce projet, mais ceux-ci ont refusé d’en tenir compte, comme à leur habitude.

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Ukraine : ce qu’on commence à comprendre, le 14 mars 2022 – Retranscription

Retranscription de Ukraine : ce qu’on commence à comprendre, le 14 mars 2022

Bonjour, nous sommes le lundi 14 mars 2022 et il y avait une chose que je m’étais dite il y a un mois que je ne ferais pas, ce serait de lire des rapports de type militaire et je vous l’avais dit, j’ai dit : « Je ne ferai pas ça : c’est vraiment trop éloigné des choses dont je puisse considérer que je suis un peu un expert et je vais laisser ça à d’autres ». 

Mais, bien entendu, c’est vous qui me rattrapez, c’est vous qui m’envoyez des vidéos intéressantes, des articles intéressants sur ce plan-là et, du coup, voilà, je commence à m’y intéresser. D’autant que c’est la véritable seule nouvelle, je dirais, que nous avons par rapport à cette offensive qui a débuté il y a près de 3 semaines : l’invasion de l’Ukraine par la Russie. 

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Vidéo – Ukraine : ce qu’on commence à comprendre, le 14 mars 2022

Quand la Troisième Guerre mondiale a-t-elle commencé ?

Dans mon billet « La guerre froide bat son plein », le 16 mars 2018. Également dans « La chute de la météorite Trump ». Tome I, Le Croquant 2019, p. 170

Un extrait de cette vidéo du 15 mars 2018 :

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Vidéo – Comment l’effondrement s’auto-alimente

Grève des enseignants, Boris Johnson, la montée du fascisme aux États-Unis, guerre avec la Russie

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Brexit #14 – Un bateau britannique arraisonné par la France dans le cadre d’un conflit sur les droits de pêche, par Duncan Sutherland

UK boat detained by France amid fishing rights row

Une autre crise de nerfs. Les frictions de ce type consolident le Brexit en Angleterre en unissant les Anglais dans l’autodéfense contre les pénibles étrangers.

De toute façon, le cœur de cette affaire n’est pas vraiment le Brexit. Il s’agit ni plus ni moins de la souveraineté britannique dans les îles anglo-normandes. Le Brexit a rouvert cette vieille plaie, tout comme il a ravivé les rancunes territoriales impliquant la vieille Angleterre dans la péninsule ibérique et en Irlande.

Une guerre commerciale entre l’UE et le Royaume-Uni serait donc en partie un différend territorial déguisé, ce qui pourrait être a priori une affaire assez sérieuse, du moins en principe, et conviendrait parfaitement aux partisans du Brexit.

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Brexit #12 – L’Irlande du Nord : Le Brexit tourne-t-il au vinaigre ?

Rappel :

Un extrait de ma chronique dans Le Monde, Les Britanniques peuvent-ils vraiment se passer du continent ? le 11 avril 2017

La procédure chirurgicale de sortie de l’UE est-elle seulement envisageable ? Le risque de complications est infini. L’Écosse entend demeurer dans l’UE et voit dans un vote d’indépendance – après celui de 2014 où les séparatistes recueillirent 44% des votes – le moyen de s’y maintenir. Une telle amputation du Royaume-Uni marquerait bien sûr sa fin. Le Brexit réintroduirait aussi une frontière « dure » entre l’Irlande et l’Ulster, tragique pas en arrière si l’on pense au sang versé avant d’atteindre la paix en Irlande du Nord.

Un extrait de ma chronique dans Trends-Tendances, Trends – Tendances, Brexit et Catalogne : quelle est la taille idéale de l’« entre soi » ?, le 30 novembre 2017

Mais le nuage le plus menaçant aujourd’hui était évident avant même que ne soit lancé le referendum : le statut de la frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. L’absence de frontière dure entre les deux fut consacrée par l’Accord du Vendredi saint de 1998, accord passé à l’époque entre deux composantes de l’Union européenne. Le retrait hors de celle-ci du Royaume-Uni remettrait l’accord en question et obligerait à redéfinir une frontière « dure » à un endroit ou un autre : soit entre les deux Irlandes, soit entre l’île entière et la Grande-Bretagne. Et sur ce point, le désaccord est absolu, la République d’Irlande mettant son veto à la première option, et le Royaume-Uni, à la seconde.

P.S. : Je fusionnerai les rubriques « Brexit » et « Veille effondrement » en temps utile.

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Brexit #11 – Tout problème devenu trop grand peut être résolu en faisant appel à l’armée, par Alexis Toulet

Soit un pays dont les sociétés de transport routier ont pris l’habitude d’employer des chauffeurs issus de pays pauvres de l’UE, qu’ils peuvent se permettre de payer avec un lance-pierre alors que leurs conditions de travail sont très dégradées justement parce qu’ils viennent de pays nettement plus pauvres.

C’est alors que la majorité de la population de ce pays décide de sortir de l’UE. L’une des raisons (parmi d’autres) mises en avant par les électeurs étant précisément cette concurrence de travailleurs pauvres, comme chauffeurs routiers et dans bien d’autres secteurs, mise en concurrence facilitée par les règles de l’UE, dont les plus pauvres des nationaux pensent qu’elle mène à la dégradation de leurs conditions de travail à eux, ou les pousse au chômage.
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Brexit #10 – Panique à la pompe au Royaume-Uni

Financial Times : Boris Johnson prepares to call in army as panic buying drains UK petrol pumps, lundi 27 septembre à 8h15

Boris Johnson s’apprête à faire appel à des centaines de soldats pour faire face à la crise du carburant au Royaume-Uni, alors qu’au moins la moitié des stations-service situées en dehors du réseau autoroutier sont à court de carburant après que les Britanniques se sont livrés à des achats de panique.

Le Premier ministre rencontrera des ministres et des fonctionnaires de haut rang lundi pour examiner les dernières données concernant les perturbations de l’approvisionnement en carburant causées par la pénurie de chauffeurs de camions-citernes. Un proche du gouvernement a déclaré : « La situation en Angleterre est très mauvaise. »

M. Johnson envisagera de faire appel à l’armée pour conduire les camions-citernes dans tout le pays, dans le cadre d’un plan d’urgence connu sous le nom d’opération Escalin. […]

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Brexit et les étrangers, par Duncan Sutherland

Le texte original se trouve ici.

Comme on l’a déjà fait remarquer, le Brexit vous obligera à détenir un passeport et à être soumis au contrôle de l’immigration à la frontière britannique, comme la plupart des citoyens étrangers qui ne bénéficient d’aucun privilège particulier en ce qui concerne l’admission dans le pays vert et agréable qu’est l’Angleterre. Je parle d’Angleterre plutôt que de Grande-Bretagne ou même de Royaume-Uni, car le contrôle de l’immigration au Royaume-Uni repose essentiellement sur une attitude anglaise à l’égard des étrangers et sur une tradition anglaise de contrôle de leur nombre. En outre, comme vous le savez, l’appendice nord de l’Angleterre, l’Écosse, ne souhaite pas imposer les contrôles de l’immigration du Brexit, mais elle le fait à contrecœur, tout comme elle a quitté l’Union européenne à contrecœur, où elle était parfaitement heureuse d’être. En Angleterre, au contraire, l’une de ses clameurs périodiques à l’encontre des étrangers et leurs œuvres a créé une exigence que l’on fasse quelque chose à leur propos. D’où le référendum de 2016 sur le Brexit et la décision des Anglais de vous renvoyer tous et, par la suite, de vous empêcher de vous immiscer dans les affaires anglaises.
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Chouette ! On va avoir la guerre avec l’Angleterre !

C’est quand même l’invention d’un génie ce Brexit ! Non seulement ça permet aux Britanniques de renouer avec l’esprit national et les fières traditions, mais ça va permettre à la France de le faire aussi !

Car n’oublions pas que l’ennemi allemand, c’est une invention récente ! L’ennemi héréditaire, c’est le « Frog » de l’autre côté de Calais et le « Goton » de ce côté-ci !

Qui tirera la première salve de canonnière dans la bataille de Saint-Hélier ? Nous bouillons d’impatience ! (Parce qu’une vraie guerre, c’est quand même tout autre chose qu’un malheureux Tournoi des Six Nations !)

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Brexit #7 – Vous trouviez ici les nouvelles avec quatre ans d’avance

Le Monde, le 8 avril 2021 : Boris Johnson condamne une nouvelle nuit de violences en Irlande du Nord

Les difficultés d’approvisionnement dans la province britannique, conséquences du Brexit, ont participé à créer un sentiment de trahison chez les unionistes.

Sondage Ipsos Mori pour l’élection le 6 mai du Parlement Écossais : 81 sièges pour les partis pro-indépendance (Scottish Nationalist Party et Verts), 48 sièges pour les partis prônant le maintien de l’Union.

Or, quatre ans plus tôt…

Le Monde, le 11 avril 2017 : Les Britanniques peuvent-ils vraiment se passer du continent ? par Paul Jorion

La procédure chirurgicale de sortie de l’UE est-elle seulement envisageable ? Le risque de complications est infini. L’Écosse entend demeurer dans l’UE et voit dans un vote d’indépendance – après celui de 2014 où les séparatistes recueillirent 44% des votes – le moyen de s’y maintenir. Une telle amputation du Royaume-Uni marquerait bien sûr sa fin. Le Brexit réintroduirait aussi une frontière « dure » entre l’Irlande et l’Ulster, tragique pas en arrière si l’on pense au sang versé avant d’atteindre la paix en Irlande du Nord.

Trends – Tendances, le 30 novembre 2017 : Brexit et Catalogne : ‘Quelle est la taille idéale de « l’entre-soi »‘ ? par Paul Jorion

Mais le nuage le plus menaçant aujourd’hui était évident avant même que ne soit lancé le referendum : le statut de la frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. L’absence de frontière dure entre les deux fut consacrée par l’Accord du Vendredi saint de 1998, accord passé à l’époque entre deux composantes de l’Union européenne. Le retrait hors de celle-ci du Royaume-Uni remettrait l’accord en question et obligerait à redéfinir une frontière « dure » à un endroit ou un autre : soit entre les deux Irlandes, soit entre l’île entière et la Grande-Bretagne. Et sur ce point, le désaccord est absolu, la République d’Irlande mettant son veto à la première option, et le Royaume-Uni, à la seconde.

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