Archives par mot-clé : Brexit

Un Brexit en forme de non-Brexit

La proposition de Brexit « doux » du Premier ministre Theresa May, le 6 juillet
La démission de David Davis, Ministre en charge du Brexit, le 9 juillet

Je dis à propos du referendum du Brexit en juin 2016 : 52% pour, 47% contre. Les chiffres exacts sont 51,89% pour, 48,11% contre.

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Le Monde / L’Écho – Le Royaume-Uni victime du Brexit, le 2 juillet 2018

Ouvert aux commentaires.

Le Monde : Le Brexit et « la débâcle du Royaume-Uni »
L’Écho : Le Royaume-Uni victime du Brexit

Nous nous sommes fait à l’accession au pouvoir de régimes autoritaires en Hongrie et en Pologne en nous rassurant que ces nations ne sont que les marches de l’Europe. Malgré son immédiate dérive xénophobe, le gouvernement populiste en Italie est instantanément devenu la nouvelle norme : les marchés sont pragmatiques bien davantage qu’omniscients.

Mais c’est au cœur du noyau idéologique de l’Occident : aux États-Unis et au Royaume-Uni, que la décomposition s’opère ces jours-ci avec la plus grande vigueur et à un rythme allant en s’accélérant. Si les citoyens les plus éclairés de ces deux nations décrivent la voie où elles sont engagées de « tragi-comédie », de « farce tragique », nous qui les observons en extériorité y lisons une authentique tragédie. Notre propre sort est hélas bien trop lié à elles sur les plans commercial et militaire pour que nous sortions indemnes de leur décadence.

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Bruno LeBatelier * m’écrit à propos du Brexit

From: Bruno LeBatelier <wordpress@pauljorion.com>
Date: Wed, Jun 27, 2018 at 2:30 AM
Subject: .
To: <pauljorion@gmail.com>

De : Bruno LeBatelier <BrunoLeBatelier@dayrep.com>Sujet : 29 mars 2019

Corps du message :
Tiens, tiens… Personne ne parlera de vos prédictions qui ne se seront pas réalisées 🙂

La loi organisant le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne a été promulguée mardi après plusieurs mois d’âpres débats au parlement britannique, réjouissant les eurosceptiques pour qui le Brexit, prévu dans neuf mois, est désormais « irrévocablement » lancé.

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Déclin de l’Occident : La guerre civile au sein du gouvernement de 2 grandes nations

1° Les États-Unis

Le chaos d’hier sur les marchés boursiers, dû aux annonces contradictoires sur la guerre commerciale déclarée à la Chine, en provenance d’une part du ministère des Finances (Steven Mnuchin, le Ministre), et d’autre part, de la Maison-Blanche (Peter Navarro, conseiller du Président).

2° Le Royaume-Uni

Le gouvernement où s’affrontent en un combat de plus en plus meurtrier pro-Brexiteurs et anti-Brexiteurs. À quoi s’ajoute la rue désormais : 100.000 manifestants à la marche de samedi pour un second referendum sur le Brexit, tout ceci dans un contexte de naufrage économique : l’annonce, par exemple, par Airbus, de la suppression probable de plusieurs milliers d’emplois en cas de Brexit, etc.

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« Il vaut mieux en rire qu’en pleurer ! », le 19 juin 2018 – Retranscription

Retranscription de « Il vaut mieux en rire qu’en pleurer ! ». Merci à Marianne Oppitz ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le mardi 19 juin 2018 et pas de thème précis à ma vidéo aujourd’hui mais un titre, quand même ! Le titre ce sera : « Il vaut mieux en rire qu’en pleurer ». Alors pourquoi il vaut mieux en rire qu’en pleurer ? Mais si vous ne l’avez pas constaté vous-même, je vous le rappelle quand même : le monde est en décomposition rapide. Monsieur Salvini, ministre de l’intérieur en Italie du gouvernement populiste dit qu’il va s’occuper sérieusement de la question des Roms. Alors, on s’attend au pire parce que quand on dit « s’en prendre sérieusement » à une population qui est arrivée dans nos pays, je crois – si j’ai bon souvenir – au XIIe siècle et qui s’est mêlée à notre population d’une manière – comment dire ? – un peu hétérogène, vu que c’est une population qui venait d’un pays où il y avait un système à castes et que cette population ne s’est jamais véritablement mêlée à la nôtre et est restée un peu dans sa manière de voir les choses. Quand on s’en prend sérieusement aux Roms, c’est dans une perspective, bien entendu – comme on l’a déjà vu – d’élimination. Alors, ça fait très, très peur.

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Et si on sauvait l’Europe ? par George Soros

Un sommaire par M. O. d’une communication de George Soros, bête noire de l’OMF (Ordre Mondial Fachosphérique). Ouvert aux commentaires.

Le 29 mai 2018 George Soros tenait un discours au Conseil Européen des Relations Internationales (ECFR) dans lequel il soulignait que l’objectif d’une union renforcée, semblait mise bien mal en point par certains pays membres et qu’une Europe à plusieurs vitesses semblait prendre le pas sur une Europe « multi-pistes ». Comment ce projet politique qui a soutenu la paix et la prospérité dans l’Europe d’après guerre a pu en arriver là ?

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Brexit – Nos lecteurs nous demandent – Petit récapitulatif

M. O. une lectrice belge du Blog m’écrit à l’heure du déjeuner :

Monsieur Jorion, pourriez-vous nous expliquer pourquoi Boris Jonhson est tellement engagé pour le Brexit ? Je subodore 😉 mais j’aimerais avoir confirmation.

Chère M.O., je ne peux malheureusement mieux faire que de vous citer un extrait de ma vidéo Le temps qu’il fait le 9 juin 2017 :

« Je reprends l’histoire un petit peu au début : il y a M. David Cameron qui est Premier ministre en Grande-Bretagne et appartient au Parti conservateur, et il y a des gens autour de lui, à l’intérieur de son parti, qui sont des emmerdeurs. Et comme cela a été très bien mis en évidence dans un article du Financial Times, tout ça c’est des querelles entre « old boys » : tout ça c’est des querelles entre étudiants à Eton et puis ensuite à Oxford. Continuer la lecture de Brexit – Nos lecteurs nous demandent – Petit récapitulatif

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Le non-Brexit – Dernières nouvelles !

Le Monde : Royaume-Uni : le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, craint un « effondrement » du Brexit, le 8 juin 2018

Evoquant Bruxelles, le ministre parle d’« ennemi », d’après The Times« Nous allons combattre l’ennemi, tout à fait. Nous devons et nous allons le faire. » Mais « vous devez accepter le fait que cela puisse s’effondrer maintenant. OK ? Je veux que personne ne panique durant cet effondrement. Pas de panique. Pro bono publico, pas de foutue panique, tout va bien se passer à la fin », a-t-il ajouté, rapporte BuzzFeed. Selon M. Johnson, le Brexit sera « irréversible », mais « il risque de ne pas être celui que nous voulons », poursuit-il, fataliste.

Retranscription de Paul Jorion pense tout haut l’Europe le 30 octobre 2016.

… pour avoir travaillé dans la finance, je sais qu’un retour en arrière par rapport à une structure comme l’Union européenne ou une structure comme l’euro, ça coûte trop cher. Ça coûte trop cher ! On n’est plus assez riche pour faire des choses comme ça. L’Angleterre est en train de le vivre en ce moment, d’essayer de faire machine arrière… leur paradoxe, évidemment, c’est qu’ils ont maintenant des politiciens, des politiques qui sont là et qui vont dire : « Oui, eh bien, on va le faire ! », et qui sont dans la situation qu’on connaît à la sortie des bars : « Retenez-moi ! Retenez-moi ! », voilà, ils ne peuvent pas le faire, ça coûte trop cher le Brexit.

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Le Brexit à l’épreuve de l’Irlande, ou « On ne m’écoute jamais ! »

Le Monde, le 29 mai 2018 : Alarmée par la question irlandaise, Theresa May envisage de reculer le Brexit à 2023, par Philippe Bernard

Theresa May vient discrètement de recouvrir le Brexit d’une nouvelle couche de fudge [caramel mou] : elle envisage désormais le report à 2023, autrement dit aux calendes grecques, d’un divorce avec l’Union Européenne (UE) qui menace rien moins que son gouvernement d’éclatement, l’économie britannique de récession, et l’Irlande de retour à la violence ou de réunification.

Le Monde, le 11 avril 2017 : Les Britanniques peuvent-ils vraiment se passer du continent ? par Paul Jorion

La procédure chirurgicale de sortie de l’UE est-elle seulement envisageable ? Le risque de complications est infini. L’Écosse entend demeurer dans l’UE et voit dans un vote d’indépendance – après celui de 2014 où les séparatistes recueillirent 44% des votes – le moyen de s’y maintenir. Une telle amputation du Royaume-Uni marquerait bien sûr sa fin. Le Brexit réintroduirait aussi une frontière « dure » entre l’Irlande et l’Ulster, tragique pas en arrière si l’on pense au sang versé avant d’atteindre la paix en Irlande du Nord. […]

Pour ne pas se déjuger, Londres s’efforcera de déguiser le maintien du statu quo en la rupture brutale que le Brexit aurait dû signifier. La preuve aura été faite que si les Britanniques méprisent le continent, ils n’ont jamais pu non plus s’en passer.

Trends – Tendances, le 30 novembre 2017 : Brexit et Catalogne: ‘Quelle est la taille idéale de « l’entre-soi »‘ ? par Paul Jorion

Mais le nuage le plus menaçant aujourd’hui était évident avant même que ne soit lancé le referendum : le statut de la frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. L’absence de frontière dure entre les deux fut consacrée par l’Accord du Vendredi saint de 1998, accord passé à l’époque entre deux composantes de l’Union européenne. Le retrait hors de celle-ci du Royaume-Uni remettrait l’accord en question et obligerait à redéfinir une frontière « dure » à un endroit ou un autre : soit entre les deux Irlandes, soit entre l’île entière et la Grande-Bretagne. Et sur ce point, le désaccord est absolu, la République d’Irlande mettant son veto à la première option, et le Royaume-Uni, à la seconde.

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Les temps qui sont les nôtres : Le déclin de l’Occident

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Le déclin de l’Occident est-il lent ou rapide ?

Blog de Paul Jorion : Le capitalisme a toujours été un système instable, par Tong Jin, Beijing Ribao, le 12 février 2018

Immanuel Wallerstein et al., Le capitalisme a-t-il un avenir ? La Découverte 2014

Blog de Paul Jorion : Une OPA du FN sur La France insoumise ? par Timiota, le 19 avril 2018

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Chris Wylie, lanceur d’alerte, sur une élection truquée au Royaume-Uni

Chris Wylie est ce jeune Canadien (déjà mentionné à plusieurs reprises ici) qui, dans une déposition de quatre heures (+ plusieurs heures d’audition à huis clos) nous a révélé à la manière d’un Edward Snowden (si ce n’est qu’il bénéficie lui de la protection des gouvernements dont il a dénoncé les dysfonctionnements), comment nos sociétés marchent vraiment, en particulier la façon dont en 2016 les élections présidentielles américaines et le référendum britannique du Brexit ont été manipulés par des officines d’extrême-droite exploitant les données personnelles des utilisateurs de Facebook.

Dans un article publié hier dans The Guardian, il pose quelques questions de bon sens :

Si cela s’était produit au Kenya ou au Nigeria, un nouveau vote serait exigé par les observateurs internationaux. Si cela se produisait dans une circonscription locale, une nouvelle élection partielle serait organisée. La démocratie britannique est certainement assez mûre pour réagir quand quelque chose semble avoir mal tourné, surtout quand les enjeux sont aussi élevés. Le référendum a été remporté par moins de 2 % des voix. Cela aurait-il pu faire la différence ? Le stratège en chef de Vote Leave [appel au Brexit] affirme que ce fut le cas : dans une citation – désormais effacée – pour le site Web d’AggregateIQ [le bureau d’étude ayant travaillé pour Vote Leave].

Je suis un eurosceptique progressiste. J’ai soutenu Leave [quitter l’Union européenne]. Il ne s’agit pas de « remords tardif ». Il s’agit de faire respecter la règle de droit. Le Royaume-Uni est sur le point d’entreprendre le changement le plus profond de son règlement constitutionnel depuis une génération. Nous devons être absolument certains que cela se fait sur une base juridique appropriée. Ce sont là des faits inconfortables et des questions difficiles. Mais la Grande-Bretagne ne doit pas se cacher derrière un « c’est la faute à Facebook ». Le déni n’est pas la réponse appropriée.

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Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ?

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Nous sommes très intelligents … et très manipulables

France Culture, Forum « Les révolutions de l’intelligence » en public à la Sorbonne, le 31 mars de 2018

The Washington Post : A new study suggests fake news might have won Donald Trump the 2016 election, par Aaron Blake, le 3 avril 2018

Selective Exposure to Misinformation: Evidence from the consumption of fake news during the 2016 U.S. presidential campaign, par Andrew Guess, Brendan Nyhan, Jason Reifler, le 9 janvier 2018

Fake News May Have Contributed to Trump’s 2016 Victory, par Richard Gunther, Paul A. Beck, Erik C. Nisbet, le 8 mars 2018

Paul Jorion : Principes des systèmes intelligents, Masson 1989 ; Le Croquant 2012

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