Archives par mot-clé : Donald Trump

De Trump à Sanders : Les processus de ruissellement et captation symbolique, par Timiota

Billet invité.

L’élection surprise de Trump fait voir le rôle de l’affect pour l’électeur désorienté, le laissé-pour-compte, le « péquenot » (hillbilly). Ses saillies trop manifestes (ses goûts de milliardaire arriviste, sa vantardise du « pussy grabbing ») n’ont pas interféré bien fort avec cet affect : les réinterprétations par l’individu désorienté ont pu par exemple adhérer à l’explication de la vantardise pour cette dernière saillie comme celle d’un « boy talk » d’adolescent attardé .

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USA : des Américains de la « Rust Belt » engagent le combat contre le « système »…, par Vincent Rey

Billet invité. P.J. : Je ne partage pas entièrement les termes de l’analyse de Vincent Rey. Je ferai connaître ma position à ce sujet aujourd’hui dans ma vidéo Le temps qu’il fait le 11 novembre 2016.

Faute de trouver dans l’offre politique, des représentants concernés par la disparition du travail, les « cols bleus » américains de la « Rust Belt »* ont changé d’attitude, et fait basculer l’élection présidentielle américaine du côté républicain. La classe moyenne de ces états, dont une partie a maintenant rejoint la classe des pauvres, a enfourché un cheval (Trump) et s’est lancée à l’assaut de l’« Establishment ». Continuer la lecture de USA : des Américains de la « Rust Belt » engagent le combat contre le « système »…, par Vincent Rey
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LES DEUX FACES DU POUVOIR OLIGOPOLISTIQUE, par François Leclerc

Billet invité.

Il ne faut pas s’en tenir à son personnage pour évaluer la portée de la victoire de Donald Trump, mais comprendre ce qu’il représente pour ses électeurs. L’histoire est de ce point de vue faite de grands malentendus, et nous assistons à l’un d’entre eux.

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Trump, le terrible héritage des années Obama, par Roberto Boulant

Billet invité

Les pauvres sont vraiment des imbéciles. Comment ont-ils pu élire un milliardaire raciste, machiste, imprévisible, et alignant les outrances verbales ? Comment ont-ils pu faire fi des sondages donnant à la candidate démocrates entre 70 et 99% de chances de gagner les élections ? Comment n’ont-ils pas entendu les incessantes mises en garde de la presse les avertissant que Donald Trump était soutenu par le Kremlin et ses hackers ?

Voilà qui dépasse l’entendement ! Continuer la lecture de Trump, le terrible héritage des années Obama, par Roberto Boulant

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Amis américains, lors des élections du 8 novembre 2016, ne prenez pas des vessies pour des lanternes ! par Vincent Rey

Billet invité.

Chers amis américains, je suis un peu des vôtres. En 1980-81, j’ai séjourné pendant un an dans votre pays, qui est devenu un peu aussi le mien. J’étais alors étudiant d’échange dans l’Ohio (12th grade), et je suivais les cours de l’Admiral King High School, à Lorain, au bord du Lac Erié, tandis qu’en France, on élisait un président socialiste nommé Mitterrand. Continuer la lecture de Amis américains, lors des élections du 8 novembre 2016, ne prenez pas des vessies pour des lanternes ! par Vincent Rey

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 4 NOVEMBRE 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 4 novembre 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 4 novembre 2016 et dans quatre jours, le 8 novembre, le mardi 8 novembre, il y a des élections aux États-Unis. Alors, il y a des choses que je ne dois pas vous rappeler : je ne dois pas vous rappeler que c’est une grande nation, qu’elle pèse énormément sur le poids des affaires. Que le monde, dit occidental, repose essentiellement sur cette puissance pour son pouvoir militaire, pour pouvoir se défendre vis-à-vis d’attaques qui viendraient de l’extérieur.

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Ce n’est pas tant la position de Clinton qui se dégrade que celle de Trump qui est moins catastrophique

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© RealClearPolitics

La dynamique d’une campagne électorale est subtile quand les deux candidats en lice comptent chacun davantage de gens qui ne les aiment pas que de gens qui les aiment. La question est alors : qui déteste-t-on le moins ?

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Pour Trump, c’est fini

Vous m’avez entendu dire au fil des ans que les présidentielles américaines opposent traditionnellement le candidat de Wall Street au candidat de la U.S. Chamber of Commerce. L’affrontement est tout particulièrement clair ce coup-ci. Seulement il s’est passé quelque chose hier d’extrêmement significatif à l’occasion de l’émergence d’une vidéo de Donald Trump datant de 2005 où il tient des propos particulièrement salaces : M. Rob Engstrom, le directeur politique de la U.S. Chamber of Commerce a demandé à Trump de quitter la course à la Maison Blanche. Il a twitté : « There is no GOP nominee for president in 2016. Fundamentally offensive and unqualified », c’est-à-dire : « Il n’y a pas de candidat républicain à la présidentielle en 2016. Fondamentalement grossier et non qualifié ».

Pour Trump, c’est fini.

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Qui détestez-vous le plus ? Hillary ou Donald ?

Ce qui caractérise l’élection présidentielle américaine du 8 novembre, c’est que jamais auparavant les candidats en présence n’ont été aussi impopulaires : 59% des électeurs inscrits ont en effet une opinion défavorable de Hillary Clinton, et 60%, de Donald Trump.

Quant aux intentions de vote, elles sont à nouveau dans un mouchoir de poche. Les propos très flous de Clinton sur son récent malaise : déshydratation ET/OU pneumonie nécessitant un simple repos chez sa fille ET/OU un séjour à l’hôpital, n’ont pas rassuré.

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Le moment de vérité de M. Sanders (Allez Bernie !)

Bernie Sanders contre Hillary Clinton, c’est de la corde raide depuis le début des primaires américaines et, il tient toujours. Mazette ! un gars qui se dit (gaspation !) : « Socialiste » ! aux États-Unis où une gauche digne de ce nom a été éradiquée en plusieurs vagues de persécutions et autres coups tordus au cours du XXe siècle.

On a beaucoup touché du bois depuis le début de la campagne, et ça a marché, mais si Sanders ne l’emporte pas en Californie aujourd’hui, la belle aventure se termine.

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Primaires américaines – Wisconsin : les pronostiqueurs avaient vu juste

J’écrivais hier à l’aube de la primaire présidentielle américains dans le Wisconsin :

Côté Démocrate, si Sanders l’emporte, il reste dans la course. Côté Républicain, si Cruz l’emporte, l’avance de Trump est freinée et le jeu devient plus serré.

Eh bien voilà qui résume parfaitement la situation ce matin puisque Sanders l’emporte par 53,7% (sa septième victoire sur les huit primaires les plus récentes) contre 45,9% pour Clinton, et Cruz bat Trump en récoltant 51,9% du vote, pour 31,6% à Trump et 14,3% à Kasich.

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Primaires américaines, aujourd’hui le Wisconsin

État du Wisconsin, capitale : Madison ; principale ville : Milwaukee, capitale de la bière. De peuplement essentiellement allemand, après celui des Ojibwa et des Winnebago bien entendu. Dans les quelques jours que j’y ai passés, quelqu’un s’est adressé à moi dans la rue pour me demander son chemin en allemand.

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