Archives par mot-clé : G.W.F. Hegel

« La personnalité comme faisceau de dispositions ou comme histoire » (1989)

Comme il est beaucoup question de « mémoire et personnalité » dans le débat qui se déroule en ce moment ici à propos de la pensée de Bernard Stiegler, je reproduis la 2e partie du Chapitre 15 – « L’apprentissage », de mon livre Principes des systèmes intelligents paru en 1989 (pp. 151-153 dans la réédition de 2012) :

[…] Dans une note du chapitre 3, nous donnions l’exemple d’un système intelligent qui apprendrait d’abord l’art de l’ingénieur et ensuite celui du médecin, mais qui du coup aura toujours tendance à envisager les problèmes médicaux « dans une perspective d’ingénieur », alors que les choses seraient inverses pour un système qui aurait d’abord été médecin et ensuite ingénieur. Ce qui revient à dire qu’un système intelligent se construit historiquement tout comme un sujet humain et que chaque SI est nécessairement et automatiquement unique. Une implication tout à fait essentielle de ceci étant que deux SI apprennent lorsqu’ils communiquent entre eux. Si l’utilisateur a la possibilité de s’adresser à une batterie de systèmes intelligents dont l’histoire est distincte (soient qu’ils aient eu des utilisateurs différents, soit qu’ils aient appris les mêmes choses dans un ordre différent) et qui ont par ailleurs l’occasion de communiquer entre eux, tout se passe comme s’il interrogeait en fait un SI unique, mais considérablement plus puissant (Bruno Marchal, comm. pers.). Continuer la lecture de « La personnalité comme faisceau de dispositions ou comme histoire » (1989)

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Vidéo – Nous sommes très mal équipés pour la suite

Tiens ! Quelqu’un qui parle de la même chose que moi, même si c’est de tout autre autre chose 😉 . Et qui réagit de la même manière que moi devant les questions insolubles 😀 : Continuer la lecture de Vidéo – Nous sommes très mal équipés pour la suite

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Progrès en philosophie naturelle, le 22 août 2019 – Retranscription

Retranscription de Progrès en philosophie naturelle, le 22 août 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour,

Nous sommes le jeudi 22 août 2019. C’est les vacances encore, heureusement : les vacances, ça me permet de travailler une journée entière sur un sujet particulier sans devoir aller faire autre chose et de pouvoir penser un petit peu et, vous l’avez vu, de faire des vidéos comme ça me vient, ne pas être limité par le fait que je n’ai pas accès à la wifi, etc.

De quoi je vais vous parler ? Aujourd’hui, ce ne sera pas le Brexit. Ce ne sera pas Trump. Ce ne sera pas mes réflexions en finance ou en économie. Ça se raccroche plutôt aux choses que je fais qui étaient les choses que je faisais quand j’avais une carrière de scientifique à proprement parler, quand j’étais jeune professeur, quand j’ai pu faire un peu de recherche. À l’intérieur de ça, j’ai fait des choses de manière un peu systématique, effectivement, en anthropologie, en anthropologie économique surtout. J’ai écrit ce livre Comment la vérité et la réalité furent inventées qui est une réflexion de type anthropologique mais qui s’intéresse à l’histoire de deux concepts dans notre culture : les concepts de vérité et de réalité, dont je souligne toujours que ce ne sont pas des choses évidentes, la preuve étant que la Chine a très bien pu se développer sans avoir des concepts de cet ordre-là.

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Le temps qu’il fait le 18 août 2017 : La dernière bataille de la Guerre de Sécession (1861 – 1865) – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 18 août 2017 : La dernière bataille de la Guerre de Sécession (1861 – 1865). Merci à Pascale Duclaud et à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 18 août 2017. Et général j’appelle ces causeries du vendredi… je les couvre d’un terme générique qui est « Le temps qu’il fait » et puis j’ajoute la date. Et parfois j’ai un thème particulier. Je sais que j’ai envie de parler de quelque chose. Et ce matin j’ai envie de vous parler de ce que j’appellerai « La dernière bataille de la Guerre de Sécession ». Continuer la lecture de Le temps qu’il fait le 18 août 2017 : La dernière bataille de la Guerre de Sécession (1861 – 1865) – Retranscription

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Retranscription – « Reconstituer la planète, c’est du travail… et de l’emploi », le 18 août 2014

« Reconstituer la planète, c’est du travail… et de l’emploi », le 18 août 2014. Merci à Marianne Oppitz !

Mais il faut bien voir que si on veut passer d’un monde où nous consommons 1,6 planète par an et, si nous continuons dans la direction où nous sommes sans changer de cap, eh bien, ça va devenir 1,8, ça va devenir 2 etc. Il faut revenir au moins à une. Continuer la lecture de Retranscription – « Reconstituer la planète, c’est du travail… et de l’emploi », le 18 août 2014

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Hegel et la Réciprocité, par Dominique Temple

Billet invité.

Hegel dit dans La raison dans l’histoire : « Tout ce qui existe dans le sentiment est entièrement subjectif et ne peut se manifester que d’une manière subjective. Si quelqu’un dit : c’est mon sentiment, un autre a un droit égal à lui répondre : ce n’est pas le mien ; l’on se met ainsi hors du terrain commun. Le sentiment ne conserve ses droits que dans les affaires strictement particulières. Mais vouloir défendre une cause en affirmant que c’est le sentiment commun des hommes est une entreprise qui contredit le point de vue du sentiment lui-même, car ce point de vue est celui de la subjectivité particulière ».

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Qu’est-ce qui fait de nous qui nous sommes ? Nos penchants ou les impondérables ?

D’un événement, on peut dire, quelle que soit sa nature, qu’il est possible ou impossible, nécessaire ou contingent. La certitude s’attache au nécessaire (ce qui arrivera toujours) et à l’impossible (ce qui ne peut pas arriver), l’incertitude, au contingent (ce qui arrivera ou non) et au possible (ce qui peut arriver).

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 26 AOÛT 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 26 août 2016. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 26 août 2016, et là je suis dans une chambre à Massembre. Massembre, ça se trouve sur la commune de Heer, en Belgique, et on est, je crois que c’est à 2 km de la frontière française parce qu’on est tout près de Givet.

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La liberté de choisir ou de vivre sa préférence pour le mot « choisir » ou le mot « vivre »

J’ai choisi dans Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de développer un modèle de la conscience que j’ai proposé pour la première fois dans un article publié en 1999 dans la revue L’Homme, intitulé « Le secret de la chambre chinoise ». Dans cet article, je tire les conséquences de la découverte par le psychologue Benjamin Libet que ce que nous appelons notre « intention » de poser un acte n’intervient qu’après que cet acte a été posé. Le retard avait été calculé par Libet comme étant d’une demi-seconde mais des études récentes ont montré que le délai pouvait se monter jusqu’à dix secondes. Des mots comme « volonté » ou « intention » perdent du coup le sens que nous leur attribuons habituellement ; la question se pose même s’il convient encore de les utiliser.

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Le dernier qui s’en va éteint la lumière, chapitre 11 : « La guerre, encore et toujours seule solution envisagée pour les questions compliquées »

Le chapitre 11 de Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître en janvier) : La guerre, encore et toujours seule solution envisagée pour les questions compliquées.

Les hommes se sont toujours montrés incapables de tirer les leçons de l’histoire, nous rappelait Hegel dans son introduction à La philosophie de l’histoire :

On recommande aux rois, aux hommes d’État, aux peuples de s’instruire principalement par l’expérience de l’histoire. Mais l’expérience et l’histoire nous enseignent que les peuples et gouvernements n’ont jamais rien appris de l’histoire, qu’ils n’ont jamais agi suivant les maximes qu’on aurait pu en tirer (Hegel [1822-23] 1965) : 35).

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Qu’est-ce que la beauté ?

Pour Hegel, ni le temps ni l’espace n’existent en tant que tels : nous sommes plongés dans un flux qui est celui du devenir, dont la caractéristique est de ne jamais rester pareil à lui-même. C’est seulement pour nous y retrouver un peu que nous avons jugé utile de distinguer au sein du devenir, le temps et l’espace. Le seul point fixe dans le flot tumultueux du devenir, c’est le maintenant qui lui ne bouge pas : nous sommes à tout moment dedans, il sépare un passé dont nous savons de quelle manière il s’est déroulé grâce au souvenir, et un avenir dont nous ne savons pas encore la forme qu’il prendra et qui suscite chez nous la crainte ou l’espérance (Hegel [1818] : 145).

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VentsContraires.net – Paul Jorion : « Reconstituer la planète, c’est du travail… et de l’emploi »

(I) « Nous nous débarrassons du travail de manière massive »
(II) « La personne remplacée par une machine n’en profite absolument pas »
(III) « Les machines pourraient financer une allocation universelle »
(IV) « Pas de décroissance sans remise en question de la propriété privée »
(V) « Peut-on sortir d’un modèle économique fondé sur la croissance ? »
(VI) « Les Luddites avaient compris la réalité du développement technologique »

Sur le site VentsContraires.net

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