Une excellente dissertation pour le bac de philo

Si vous me lisez et m’écoutez un peu, vous n’ignorez pas que je porte un regard sans complaisance sur l’action de M. Macron, Président de la République française. (Si vous en doutez, voyez ma vidéo d’avant-hier : “Allocution de M. Macron le 31 mars”). Cela dit, je suis enseignant en plus de blogueur et je m’en voudrais de ne pas signaler une excellente dissertation pour le bac de philo quand j’en vois une. “Copie brillante”, dit le correcteur. Il a raison. Très belle réflexion sur l’amour, invocation judicieuse de Hegel sur la passion animant les Grands hommes, et de Machiavel sur une maîtrise cruciale du timing par les politiques.

Un codicille cependant de ma part à l’Évaluation du correcteur : Gouvernance d’une grande nation : « Peut faire mieux ».

Conclusion intégrale

« On peut tenir à l’exigence de vérité, ne pas y être indifférent, tout en laissant toute sa place à la passion et les grands engagements personnels. Oui, un discours de vérité est possible. Pour ma part, j’ai toujours essayé de dire les choses comme elles sont, de m’approcher d’une forme de vérité. [Évitez la complaisance] Il faut le faire, au risque de choquer les fainéants ou les peureux. Mais je sais que c’est un long chemin. Comme le dit Paul Ricœur, la vérité se dit, elle se raconte, elle se cherche en une quête jamais terminée. On ne peut y être indifférent, mais on sait qu’il ne faut jamais être certain de l’avoir trouvée une fois pour toute. Au fond, la vérité est comme nous : jamais infaillible [Bonne idée mais mal dit]. Et toujours en marche. »

Évaluation du correcteur

« Une copie brillante, servie par des références la plupart du temps bien maîtrisées (mais parfois moins). La problématique est bien posée, notamment l’opposition entre exigence de vérité et indifférence passionnelle. Vous avez un vrai art de la synthèse. Attention, toutefois, à ne pas vouloir toujours tout réconcilier. Attention également à ne pas confondre une dissertation et une profession de foi. C’est maladroit. Vous ferez peut-être un bon philosophe à condition de ne pas vouloir être trop politique. 16/20 »

Les extraits (que j’ai seuls pu lire) dans Philosophie magazine.

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27 réflexions sur « Une excellente dissertation pour le bac de philo »

  1. « La passion n’a que faire de la vérité. Chacun a en en soi, pour citer Georges Bataille, un philosophe érotique, ‘une part maudite’, quelque chose qui échappe aux raisonnements froid [sic], à la recherche de son intérêt, au calcul de ses plaisirs. Quand on aime, on n’est ni dans le bien, ni dans le mal. La vérité vous est égale, car vous subissez ce que Stendhal appelle la cristallisation, qui pare de mille vertus la personne aimée. Oui, on est alors complètement indifférent à la vérité, et c’est tant mieux. »
    Ah ben, voilà qui éclaire tout !
    Le problème, c’est quand l’amour et la passion ont pour unique objet l’égo !

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    1. Un gros merci, Octobre, de nous faire découvrir, en même temps qu’un article pertinent et bien fait
      sur la triste baudruche Onfray,
      l’ensemble d’un site, “Frustration”, fort intéressant, ainsi que les jeunes gens qui s’y expriment:
      Selim Derkaoui et Nicolas Framont, respectivement journaliste et sociologue, de leur état.

      https://www.frustrationmagazine.fr/onfray/

  2. Bonjour Paul !
    Il semble qu’une fois encore, les poissons d’avril aient eu raison de notre crédulité !
    Bonne journée,
    Jonas

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  3. (… ) l’exigence de vérité ( … )se cherche en une quête jamais terminée. On ne peut y être indifférent, mais on sait qu’il ne faut jamais être certain de l’avoir trouvée une fois pour toute. Au fond, la vérité est comme nous : jamais infaillible [ …].

    Et toujours en marche. ???

    ( … ) Attention, toutefois, à ne pas vouloir toujours tout réconcilier. ( … ) ne pas confondre dissertation et profession de foi. ( … ) faire un bon philosophe à condition de ne pas vouloir être trop politique. ( Commentaires du correcteur à l’intention du jury ? )

    Hum ! Les poissons d’avril ont pris du retard cette année ?

    Qui peut aujourd’hui accéder aux copies de bac ? Et comment, c’est à dire avec quelle complicité ?

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  4. Je savais que l’éducation nationale archivait , par académies, les sujets d’examen et concours avec leurs corrigés types , mais j’ignorais qu’elle archivait les copies d’élèves , et encore moins qu’il lui était permis de les rendre publiques .

    J’aimerais bien retrouver ma copie en math de mon bac math élém .C’est tellement vieux que c’est un peu confus dans ma mémoire , mais il me semble qu’en math élém on n’avait pas d’épreuve de philo , mais une épreuve de français que l’on passait plutôt en fin de 1ère , comme une “première partie ” du bac .

    Je ne sais pas pour Macron , mais pour moi ça a été la période où ça tournait le plus vite dans mon ciboulot , et où mes références , conscientes ou pas , se sont en grande partie mises en place .

    PS : on attend la copie philo du bac de Paul Jorion si ça existait en Belgique .( ou celle de Clo Clo pour décrypter ce qu’elle laissait entrevoir de son tempérament )

    1. Quand je vois le conformisme attendu dans ces exercices de sélection scolaire je me demande comment il n’y a pas plus de suicides chez les enseignants devant tant de reproductions cul cul la praline lues un million de fois !

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      1. 1000% d’accord
        Que du vécu : En quoi les passion éloignent elles de la réalité Bac D : 2h, pas de brouillon juste un plan (tu peux imaginer l’orthoographe et la calligraphie n’a rien à envier à l’art abstrait…) 5 ou 6 ciitations et surtout prendre soins d’éviter la moindre opinion personnelle : thèse : machin pense que, truc que et bidule que cependant machin2 dit ceci truc2 dit cela , au final comme disent bidule 2 et trucmuche oui et non. 14/20 🙂

  5. Quelques questions me viennent à ce sujet en regardant la conjonction professeur/élève; (essayons d’oublier Macron)
    Est-ce que le professeur peut échapper au narcissisme du bon élève qui cherche à se faire aimer?
    Est-ce que le professeur peut échapper à l’harassement de la quantité sous laquelle il ploie et qui l’oblige à lire nombre de littératures désagréables, parce que mal écrites, avant de ne tomber dans l’illusion que procurent soudain des propos bien écrits . (dans ma scolarité, je crois avoir écrit beaucoup de bêtises , et l’avoir fait avec une absence totale de convictions, y compris en philo, et en avoir été pourtant, parfaitement récompensé parce que c’était sans doute simplement correct)
    Est-ce que le professeur peut être conscient de la part de formatage de l’enseignement, qui lui fait reconnaître dans l’écrit de l’élève ce qu’il croit être une preuve de son propre enseignement et qui n’est en fait que précaution d’autoprotection de l’élève qui va resservir un discours…
    J’ai toujours été frappé de constater que l’enseignement philosophique en France était particulièrement pompeux et peu réflexif (au sens de la réflexivité), désincarné au point que cet enseignement ne prévoit pas de faire s’interroger la classe sur la conjonction élève/professeur. (En abordant par exemple la pédagogie, de l’antiquité à la renaissance , puis en s’attaquant aux pédagogues modernes pour enfin en comparer les systèmes éducatifs européens et leurs diverses inspirations.)
    En somme commencer à faire faire de la philosophie aux élèves avant de ne les pervertir dans des canevas référentiels d’usage, pour fabriquer par l’érudition, une façon consensuelle et politiquement correcte de penser, soigneusement contingentée par la menace de la note…
    Car oui, je pense que l’enseignement philosophique ne devrait pas être noté pour être pertinent. Car la seule justification de la note en philosophie ce sont les jérémiades des professeurs qui ont toujours peur de ne pas être respectés s’ils ne notent pas . (complexe de supériorité qu’ils ont parfois le besoin de nourrir et qui les met en panique lorsqu’on leur impose parfois des adultes dans des formations _ adultes par opposition à élèves dociles n’ayant pas encore goûté aux joies de la vie professionnelle)
    Qu’on note le français ou les mathématiques , c’est normal, dans les deux cas, il y a la question de maîtriser une discipline “grammaticale” pour pouvoir s’exprimer dedans et donc y expérimenter une certaine liberté de l’expression de soi.
    Mais une fois le Français maîtrisé, la philosophie à mon sens ne peut être abordée comme une discipline, mais plutôt comme un enseignement initiatique. D’ailleurs la maîtrise du français en seconde est suffisante pour commencer un enseignement philosophique…
    Doit-on garder la philosophie au bac dans ce cas; je le pense et de façon renforcée, soit un écrit et un oral récompensés d’une simple mention d’appréciation qui à mon sens peut être aussi importante, (comme rituel “initiatique” de passage) que l’a été le service militaire concrétisant l’âge adulte.
    Ainsi cette “mention” doit être détachée de la réussite ou non au bac et faire l’objet d’une petite récompense festive. Peut-être qu’alors nous aurions moins de problèmes avec le fait religieux, le racisme, et autre biais cognitif…

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    1. Très exactement ce que je pense Dalla !

      Le conformisme stupide anti thèse de la philosophie…

    2. “D’ailleurs la maîtrise du français en seconde est suffisante pour commencer un enseignement philosophique…”
      Peut-être, pour l’enseignement des grands philosophes !
      Mais pour ce qui est de philosopher, comme pratique de s’intérroger sur ce qui nous entoure, on peut commencer dès la maternelle. 😉

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      1. Aucun intérêt les enfants ont non seulement toutes les questions mais aussi toutes les réponses 😉

  6. C’était un excellent poisson d’avril ! La mention de “Kairos (c’est du grec) [on avait compris] ” est vraiment très drôle.

  7. A ce compte/conte là… “on” n’a pas fini de chercher, de “quêter” ou est la “vérité” (qui connait la série “Kaamelott” ?), dans la part de responsabilité dans les misères du monde, et de sont les plus “malchanceux-euses” croulant sous le poids des inégalités territoriales, scolaires, “de destins”…. subissant le dérèglement climatique, la perte de la biodiversité, les pandémies (et futures crises sanitaires) issues de zoonoses (nuisances des activités humaines, courant après des modèles de croissances – démographiques comprises derrière les guerres commerciales, monétaires, de “civilisations”… – du consumérisme de plus de trois planètes par an et son exportation, à coup “d’armements patriotiques”, de “techniques et technologies sécuritaires”, digitalisées, numérisées, “ubérisées”, et autres “produits financiers dérivés”…) et l’austérité, les “réformes structurelles néolibérales,” ultralibérales… de cette “personnification et personnalisation” de la “quête” de “l’excellence”, d’une “élite” cherchant “en même temps” à incarner, être la plus “représentative” du “mérite”…

    En attendant… de savoir quelle “vérité d’ici le mois de mai sera faire “consensus” dans le “monde d’après” toujours plus individualiste, idéal pour l’idéologie du “diviser pour mieux régner”… seul.le.s celles et ceux ayant des résidences secondaires et épargnes conséquentes, les moyens de se payer des locations airbnb, et autres séjours de quatre semaines, dans un hôtel, gîte… chez des “familles endogamiques”… pourront méditer en passant du “métro-boulot-dodo”, au “rando-boulot-repos”, sur cette “réflexion”…. quand les premières et secondes lignes feront la “guerre”, ni contre un virus – sauf à en faire un “autre” être vivant, à haïr plus que l’extrême droite, où autant que les “réfugié.e.s climatiques…” ? plus que l’indifférence vis à vis de la haine de soi, du repli sur soi, voulant ne pas voir dans les médias mainstream” la “résurrection” des plus de 500 morts d’SDF cette année… où plus que les “chômeur.e.s et retraité.e.s assisté.e.s sans contrepartie il paraît ?- ni contre la gestion néolibérale de la crise sanitaire, consistant comme “cap” nouvellement défini, à “nous” rendre acceptable”… seulement le pic insurmontable de la troisième vague – du nombre de “morts du virus”, soit des “perdant.e.s n’ayant pas survécu au virus, et autres facteurs multiples de comorbidité…. des décès de pathologies chroniques pas soignées… – que supporte en état permanent de saturation, l’intérêt général qu’incarne le personnel des services publics hospitaliers, de réa, à celui de l’éducation nationale et des “services sociaux” (du moins ce qu’il en reste)…?

    Ceci est l’Histoire d’un “poisson-globe, aussi appelé fugu”, mal préparée, ingurgitée et digérée un premier Avril.

    1. ” “on” n’a pas fini de chercher, de “quêter” ou est la “vérité” (qui connait la série “Kaamelott” ?)”

      C’est pas faux… 😉

  8. C’est un excellent pastiche. Mais de quoi ? Au-delà du macronisme enfantin dans le texte, il y a cet art d’enfiler des perles célébrant la grandeur de la pensée française. C’est brillant, cela a le clinquant qu’il faut, cela a une profondeur superficielle !
    Les remarques du “correcteur” sont, rétrospectivement, du plus haut comique.

  9. Copie de bac de Macron : les dessous d’un scoop

    Michel Eltchaninoff publié le 02 avril 2021 4 min

    Vous avez été (très) nombreux à lire la (fausse) copie du bac de philo d’Emmanuel Macron. Nous vous devons quelques mots d’explication et vous proposons ici quelques réactions intéressantes.

    Avez-vous vraiment cru à notre poisson d’avril, avec cette copie de bac de Macron – en fait rédigée par nos soins ? La plupart de ceux qui nous ont envoyé leur commentaire ont compris qu’il s’agissait d’un canular. Mais pas tous… Florilège de réactions reçues sur les réseaux.

    Rappelons tout d’abord qu’Emmanuel Macron a réellement passé son bac à Paris en 1995, en section S (qui venait tout juste d’être créée). Dans cette académie, contrairement aux (pour le coup, véritablement fausses !) « informations » qu’on peut lire sur internet, le jeune candidat a eu le choix entre deux sujets de dissertation : « L’imagination est-elle nécessairement trompeuse ? » et « Peut-on être indifférent à la vérité ? » Du classique. Nous avons imaginé qu’il avait choisi le second sujet. Ensuite, c’était à nous de jouer, entre recherche de citations philosophiques du président, rédaction en se mettant dans la tête de Macron, et exercice d’imitation d’écriture.

    En ce qui concerne les réactions, il y en a eu de plutôt énervées. Nous avons osé écrire que le futur président « s’en était sorti avec brio », avec un 16 sur 20… « Et pour quoi ? Pour flatter vos lecteurs les plus cons ou pour les subventions ? » ou encore « Philosophie magazine à deux doigts d’allumer un cierge sur l’autel du dieu Macron. Vous allez vous en remettre, ça va bien se passer. » Euh, sans commentaire…

    D’autres ont été impressionnés par la maîtrise du jeune Emmanuel : « Il était déjà très intelligent. » Ou encore, ils commentent le fond : « Excellent ! Par contre, le correcteur soulève le fait que philosophie et politique sont incompatibles et je ne suis pas sûre de cela. Platon, Montaigne… Pourquoi les idées ne devraient-elles pas justement être le socle du pouvoir ? Est-ce que ce n’est pas justement ce qui manque ? Une vision sur le long cours qui dépasse l’échéance électorale, si castratrice pour penser vraiment ? » Un journaliste d’une radio indépendante a tweeté : « Copie de bac de l’étudiant Emmanuel #Macron. Nous sommes en juin 1995 et le futur président de la République envisage de s’inspirer de l’Afrique du Sud pour réconcilier les mémoires entre Français et Algériens. » Impressionant.

    Mais la plupart des commentaires comparent les propos du candidat avec son action future. Ainsi : « On retrouve beaucoup dans ces extraits de copies la mentalité de Macron. C’est très amusant de voir cette volonté féroce de réconciliation des contraires qui l’anime. C’est aussi amusant de voir à quel point il se met en scène dans cet exercice dans lequel je ne dois pas exister. » Ou encore : « La philosophie est sacrément révélatrice quand on s’y frotte. Un texte brillant dans l’introduction, osé puisqu’il s’autorise même à citer Les Guignols de l’info (le correcteur n’était assurément pas chiraquien !). Après, cela devient un peu flou. Ça ne vous dit rien ? On note la touche personnelle et engagée d’un lycéen qui a déjà une haute idée de lui-même. La phrase finale du correcteur est excellente, il avait tout compris de l’auteur, ce devait être un bon prof. Sauf que l’élève Macron a fait l’exact inverse. » La critique est parfois cinglante : « Ses réflexions sur la vérité sont bien loin et…. oubliées, son côté noir de l’homme ambitieux et avide de pouvoir l’habite depuis longtemps, le requin est vite devenu l’homme politique…… prédateur ! » Ou encore : « Éloquent… Ou comment pour arriver au pouvoir, un homme politique peut jouer de la vérité… »

    Revenons à sa dissertation. Plusieurs lecteurs trouvent l’introduction « bateau », avec cette amorce banale (« Depuis toujours, l’homme… »). Verdict : « Il ne mérite pas 16. » Ou : « Tout juste le travail d’un élève moyen. » L’internaute est sans pitié. Des lecteurs se sont encore étonnés de voir que le jeune homme évoquait la figure chiraquienne de « Supermenteur », apparue plusieurs années plus tard à la télévision (en 2002). À croire que Les Guignols de l’info ont eu, eux aussi, accès à cette copie. À moins que l’intuition de notre président-philosophe n’ait déjà trouvé un terrain où s’exercer !

    Mais avouons-le, la très grande majorité des commentaires contenait une image de poisson, ou ressemblait à ça : « Superbe, votre effort pour repêcher la copie. Ce travail vous a permis de ferrer quelques gros poissons. »

    Quoi qu’il en soit, nous nous sommes bien amusés. Et nous espérons que vous aussi. Nous vous promettons de publier prochainement l’intégralité de cette dissertation qui trouvera certainement sa place, dans quelques décennies et pour des siècles, dans le grand « Musée de la chasse et de la pêche Emmanuel Macron ».

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  10. Bah ! tout ça n’a plus beaucoup d’importance . Des références culturelles oubliées comme tant d’autres . Entendu l’autre jour Régis Jauffret parlant d’un ami enseignant voulant expliquer le sens du mot ” métaphore ” , il dit à ses élèves : “je suis à l’automne de ma vie ” . Un élève à compris le sens du mot “automne ” .

    1. Tsss, m’étonnerait que les gamins bercés au Rap ne comprennent pas ce qu’est une métaphore. Seulement certaines métaphores nécessitent des codes pour être compris.

      Et “je suis à l’automne de ma vie”, ça ne donne pas très envie à des jeunes. Faut aussi choisir ses images pour s’adresser à son public. Les sketchs de Fernand Reynaud étaient drôlissime, mais de nos jours, un Norman claque mieux.

      Tout fout le camp hein ? ! Meuh non !

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