Étiquette : monnaie

  • LA MONNAIE REFONDÉE SUR LE CAPITAL DES DROITS HUMAINS, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Le retour des tensions sur la liquidité du marché financier européen après l’émission nominale de plus de mille milliards d’euro par la BCE signale le décrochage irrémédiable de la croissance réelle sous une dette mondiale hors de contrôle. Le nouveau président français dépositaire éminent de l’autorité financière des États sera sans délai confronté à des arbitrages radicaux sur l’avenir de l’euro, sur le sauvetage du système financier international et sur la liquidité des échanges internationaux.

    Il n’est plus possible de différer la restructuration de la dette mondiale entre les épargnants et les emprunteurs. Mais il est impossible d’y parvenir sans établir des critères internationaux de solvabilité pour mesurer ce que tout emprunteur est capable de rembourser qu’il soit particulier, entreprise, banque ou État.… Lire la suite…

  • RÉTABLIR L’ÉCONOMIE DE LA LOI PAR LA MONNAIE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Continentaux et anglo-saxons se chamaillent sur la priorité entre recapitalisation des banques et réduction des déficits publics. Ce débat sur la poule et l’œuf dissimule la cause commune de l’insuffisance du capital bancaire et du surendettement public et privé. Il n’y a ni poule ni œuf sans coq pour féconder la poule. De même, il n’y a ni capital ni dette remboursable sans régulation internationale des monnaies. La loi publique féconde l’échange économique.

    La monnaie est l’unité de compte de l’échange. L’échange engendre le prix. Le prix porte sur l’objet que quelqu’un vend à un acheteur. L’acheteur transfère le prix au vendeur contre l’objet.… Lire la suite…

  • UNE ÉCONOMIE MORALE EST UNE ÉCONOMIE POLITIQUE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Avec sa proposition de bancor, Keynes prend le contrepied de conceptions monétaires anciennes. Non seulement il propose des justifications morales à son étalon monétaire : plein emploi des ressources de travail, équité des relations internationales et régulation du crédit entre débiteurs et créanciers ; mais il prétend à l’universalité de la norme monétaire comme matérialisation commune d’un bien moral.

    Comme monnaie, le bancor est un étalon de rationalité internationale des prix mais non un prix-étalon d’un quelconque bien particulier ni une valeur en soi. Selon ses biographes, dans l’esprit de Keynes, il n’a jamais été question de fixer en bancor le prix de l’or ni même de mettre un certain poids d’or dans l’étalonnage du bancor en biens réels.… Lire la suite…

  • POURQUOI CONVOQUER UN NOUVEAU BRETTON WOODS, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Solder les dettes pour reconstruire

    Le premier Bretton Woods fut convoqué en 1944 pour entériner la proposition négociée entre les États-Unis et la Grande-Bretagne du nouvel ordre monétaire international. Le nouvel empire et l’ancien empire sont alliés dans la guerre. Mais les États-Unis sont créanciers du monde ; ils ont  financé tous les vainqueurs. Le problème de la guerre qui va s’achever est le remboursement des dettes.

    L’essentiel du stock d’or mondial a été déposé aux États-Unis en garantie des crédits accordés en armements et autres approvisionnements aux belligérants. Il ne sera pas possible de rembourser les États-Unis en or mais exclusivement en exportations de biens et services.… Lire la suite…

  • D’UN SYSTÈME À L’AUTRE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité. Le lecteur notera qu’en dépit de références généreuses à mes ouvrages, Pierre Sarton du Jonchay propose ici une théorie de la monnaie qui les contredit en justifiant l’usage du concept de valeur qui – il me l’accorde – est inutile, voire trompeur, lorsque l’on parle du prix, mais serait nécessaire si l’on veut parler, en sus, de la monnaie. Je demeure sceptique, mais supporter enthousiaste du choc des idées. Voyons ce que vous en pensez.

    Le non-système n’existe pas

    Les États-Unis sont en défaut sur leur dette publique par le seul fait d’exprimer leurs désaccords sur le relèvement légal de la limite autorisée d’endettement fédéral.… Lire la suite…

  • SCÉNARIOS DE CRISE, par Pierre Sarton du Jonchay et Jean-Luc Gréau

    Billet invité

    Il y a trois niveaux d’analyse de la désintégration en cours du système financier mondial.

    1/ Les faits à peu près visibles et admis

    La Grèce ne peut pas et ne remboursera pas l’intégralité de sa dette publique. Il en est de même à un moindre degré de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne. Mais vraisemblablement aussi des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie et de la Belgique. Tous ces pays sont en déficit maximal de leur finances publiques. Le problème est la croissance du produit intérieur brut (PIB) plus faible que la croissance de la dette par rapport à ce même PIB.… Lire la suite…

  • VALEUR, INTÉRÊT ET PRIX DANS LA DÉMOCRATIE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Une réponse aux commentaires de Kercoz, Rosebud1871, Yano, Caleb Irri, Fab, Johannes Finckh et Shadok au billet sur la révolution monétaire de la démocratie. Ce billet cherche une formulation politique de l’acte de faillite du système de la ploutocratie qui serve à le remplacer par le système de la démocratie réelle.

    Intérêt du sujet pour l’objet

    La valeur est associée au sujet par l’intérêt. Le sujet est singulier ou pluriel ; l’intérêt est particulier ou collectif ; la valeur est privée ou générale. Le « ou » est dans ces trois propositions inclusif et non exclusif.… Lire la suite…

  • RÉVOLUTION MONÉTAIRE DE LA DÉMOCRATIE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Le problème de la valeur réelle

    Depuis Aristote, la monnaie est unité de compte pour calculer des prix ; moyen de règlement des échanges dans le temps et dans l’espace ; et réserve de valeur pour accéder à l’utilité future de biens réels. Depuis vingt-trois siècles la monnaie est un outil de mise en équivalence de tous les objets qui s’offrent et se demandent à la satisfaction des besoins économiques. Pour que cet outil créé par l’intelligence humaine soit la contrepartie effective des échanges dans l’espace et dans le temps, il est matérialisé par des espèces physiques, par des titres de créances ou par des comptes centralisés chez un intermédiaire financier.… Lire la suite…

  • COMMENT LA FED ET LA BCE SONT EN FAILLITE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    La monnaie unique européenne a pour finalité de faire partager à ses membres une même conception de la mesure, de l’échange et de l’anticipation de la valeur économique. Cette communauté multinationale de valeur est de fait crédible par sa taille et par sa santé comparée à ses grandes concurrentes dans le reste du monde. Toutefois, comme l’a rappelé récemment « l’Initiative du Palais Royal », tout le système financier mondial dysfonctionne. La solidité relative de l’euro ne présume pas de la cohérence de l’actuel système des monnaies. Malheureusement, l’avenir apparaît plein de graves incertitudes. La première étant que les « marchés internationaux » ne sont pas persuadés de la pérennité de l’euro et prennent en toute liberté des positions spéculatives qui forcent la défiance et détruisent la croissance.… Lire la suite…

  • TOUS COMPLICES (suite et fin), par Zébu

    Billet invité

    C’est l’histoire d’une maison. Une maison dont les habitants étaient tous propriétaires. Cette copropriété n’allait pas forcément de soi et de temps en temps on voyait sortir tel pavé, tel drapeau rouge au rez-de-chaussée ou au contraire entendait-on les cris des propriétaires de l’étage du dessus qu’on « égorgeait la propriété privée ». On y avait nationalisé le chauffage et l’électricité mais aussi le chemin qui y menait et en sortait, les moyens de déplacements et même le crédit qui permettait à tout un chacun de pouvoir investir pour l’avenir, sachant néanmoins que les risques liés aux vicissitudes de la vie étaient pris en charge par l’effort de solidarité entre copropriétaires.… Lire la suite…

  • PARA QUE VIVA ESPAÑA ; CONDITION FINANCIÈRE DE LA DÉMOCRATIE RÉELLE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Démocratie réelle

    Les Espagnols s’indignent. L’Espagne, c’est du lourd. La deuxième guerre mondiale a commencé entre espagnols en 1936 ; par la guerre entre communistes et fascistes, républicains et démocrates, anarchistes et monarchistes, régionalistes et internationalistes. Les Espagnols posent les débats de fonds. Quel régime politique exprime l’aspiration humaine à la justice ? Quel régime économique produit des richesses pour tous les citoyens ? Quel régime de pensée et de discours rend-il à l’homme sa dignité ?

    Les manifestants de la Puerta del Sol formulent un message limpide. Ils ne vivent pas pour l’argent. La démocratie n’est pas l’application de la loi de l’argent.… Lire la suite…

  • LETTRE À LA COMMISSION EUROPÉENNE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité.

    La crise dans laquelle nous sommes entrés en 2007 met en grave péril l’avenir des Européens et leur projet d’Union. Cette crise témoigne de la rupture entre un espace d’échange mondialisé et une organisation politique internationale non coopérative entre États nationaux. La crise est financière du fait que la transformation réciproque de l’ordre politique en ordre économique s’opère par la monnaie. Bien que l’Union européenne soit justement le projet international le plus abouti d’harmonisation de l’économie à la politique, elle n’est pas parvenue à créer un système financier et monétaire au service du bien vivre ensemble des Européens. Comme l’affirme Paul Jorion : l’Europe est directement mise en cause dans la destruction de l’ordre politique par l’économie et la finance.… Lire la suite…

  • KEYNES : L’EUROPE SERA-T-ELLE FIDELE A SES GRANDS HOMMES ?, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Sylla a renouvelé en commentaire à Sortir la finance de la nuit conceptuelle une interpellation récurrente sur l’impact prévisible d’un étalon monétaire mondial sur la répartition du capital. En fait la proposition keynésienne du bancor est sous-tendue par une conception politique du capital qui définit les conditions et la nécessité de sa fluidité. La révolution keynésienne de l’économie politique consiste dans l’analyse du rôle de l’État de droit dans l’allocation du capital à la production de richesse et dans la définition des conditions monétaires publiques de l’optimalité de cette allocation au fil du temps.

    Économie libérale schizophrène

    Lors de la révolution industrielle et financière du XIXème siècle, s’est imposée l’hypothèse d’une dissociation utile et sans conséquence du capital physique investi dans le développement économique et du capital conceptuel représenté dans la Loi politique, les règles du calcul économique et la responsabilité financière.… Lire la suite…

  • RESTAURER LA DEMOCRATIE : CREATION D’UNE MONNAIE TRANSNATIONALE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Détournement de la fragmentation financière

    Ce qui caractérise l’anticipation financière dans l’économie actuelle des activités humaines, c’est la fragmentation des objets de consommation par le temps. Tout ce qui est consommé est vu dans son résultat mais pas dans le déroulement continu du temps nécessaire à la production de l’objet, à sa réalisation concrète des premières images qu’on en conçoit jusqu’à la transformation finale en un objet acheté par le consommateur. La fragmentation financière par le temps est nécessaire pour définir et planifier la production de l’objet final ; pour engager des richesses présentes et du travail dans un objet futur de valeur dont le prix soit au moins égal à la valeur consumée pour le produire.… Lire la suite…

  • OPTION DE PRIX UNIVERSEL DE LA VALEUR, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Restaurer la démocratie par la pacification monétaire mondiale

    Le marché dirigé par la personne, existant de la société, n’a jamais existé dans l’histoire de l’humanité car il aurait obligé un pouvoir politique à se subordonner au privilège d’une autre personne que lui-même à fixer librement le prix des objets de valeur. Le pouvoir financier international anonyme est parvenu à asservir le pouvoir politique par son extra-territorialité issue de la mondialisation. La seule possibilité de restaurer la suprématie du pouvoir politique sur le pouvoir financier est l’instauration d’un marché financier international régulé par le droit personnel des démocraties nationales. La démocratie ne peut reprendre le contrôle de la finance sans s’en remettre à l’effet de la responsabilité personnelle dans l’exercice du pouvoir politique ou du pouvoir financier.… Lire la suite…