Étiquette : monnaie

  • LA GUERRE CIVILE MONDIALE EST DÉCLARÉE PAR LA MONNAIE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    La monnaie déconnectée du réel

    La banque centrale des États-Unis va lancer sa seconde campagne de quantitative easing intensif que tout le monde traduit désormais par « planche à billet ». Avant la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers, la planche à billet avait été déclarée hérétique par la sagesse politique, économique et financière. L’expérience avait montré que l’émission de signes monétaires par le système bancaire devait être réglée par le crédit et que le crédit devait être réglé par une anticipation réaliste de la valeur économique désirée et engagée. L’alignement du crédit sur l’anticipation de la valeur réelle et de la monnaie sur le crédit était la clé de l’équilibre de la croissance économique entre les deux écueils de l’inflation et de la déflation.… Lire la suite…

  • QUE VEUT FAIRE L’EUROPE AVEC l’EURO ?, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Crise internationale de la Loi

    Dans une page difficile à tourner, François Leclerc passe en revue les contradictions politiques et économiques de l’Europe exacerbées par la crise des monnaies et du crédit. Depuis l’abandon de l’étalon or en aout 1971, la monnaie est dans le monde entier un pur produit des règles d’émission et de calcul du crédit par les banques centrales. Le crédit est depuis l’origine de la civilisation à la fois l’anticipation économique du futur et l’application du droit de la valeur dans une société. La relation formelle entre le droit et la loi économique qui rationaliserait la mesure de la valeur future n’est formulée ni par la science juridique, ni par la science économique.… Lire la suite…

  • Civilisation, religion et monnaie, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    L’esprit du capitalisme d’après l’œuvre de Max Weber est très éclairant. En le croisant avec le commentaire de Zebu, essayons d’expliciter cette rupture que nous présentons sous différents angles. Si nous nous plaçons dans le cadre conceptuel des quatre causes d’Aristote, nous avons la double distinction physique/métaphysique et subjectivité/objectivité. Le sujet humain qui pense, décide et agit se trouve des deux cotés des deux distinctions. Mais les trois actualités humaines (ce dont nous sommes témoins) sont d’un seul coté à la fois des deux axes. Posons pour le moins l’hypothèse afin de bien intelligibiliser les deux dialectiques :

    1) La pensée est métaphysique et subjective.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise, la guerre des devises a commencé, par François Leclerc

    Billet invité.

    LA GUERRE DES DEVISES A COMMENCÉ

    Toutes les devises ont une valeur trop élevée les unes par rapport aux autres, à l’exception du yuan chinois ! Si l’on écoutait les déclarations qui fusent sur toute la planète, il faudrait donc réajuster sérieusement le tir sur un marché monétaire où le régime des changes flottants a été érigé en dogme, au grand bénéfice d’une intense spéculation financière sur celui-ci, le Forex.

    Comment alors procéder, dans ces conditions ? Intervenir n’est pas conforme aux principes et spécialement bien vu, mais devient de plus en plus indispensable. Mais pour aboutir à quoi  ?… Lire la suite…

  • Faillite financière posthume de Platon, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    La valeur : trois ou quatre causes ?

    Platon et Aristote ont posé dès l’antiquité grecque les bases de la discussion de la valeur développée dans la civilisation occidentale. La valeur est produite par les actions individuelles conformes au bien commun. Les deux philosophes divergent sur les modalités de discrimination du bien commun. Platon penche pour la dictature éclairée. Sa république est déposée entre les mains de sages. Le peuple peu instruit et inexpérimenté obéit. Il ne peut pas tout comprendre. La lumière lui vient d’un extérieur de la société qu’il forme. Au contraire chez Aristote, la lumière vient de l’intérieur de la société.… Lire la suite…

  • La démocratie concrétisée dans la finance, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Hypothèse de la démocratie réelle

    La proposition d’une Monnaie Universelle (MU) suscite deux positions métaphysiques de contestation. La première pose que les finalités humaines ne sont pas réelles. Tout est déterminé par la matière, par des forces physiques dont la logique est indépendante de l’intelligence humaine. La deuxième pose que les finalités humaines ne sont pas discutables. L’intelligence échappe à la majorité du genre humain. La liberté humaine est parfaitement manipulable et il vaut mieux qu’elle le soit par quelques intelligences éclairées. La finance est la science de la direction rationnelle des consciences. Soit la démocratie est matérialiste ; soit elle est formelle.… Lire la suite…

  • Destruction monétaire internationale, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    La limpide dénonciation de l’accaparement monétaire par Saint Just rapportée par Paul Jorion et les affres du yen analysées par François Leclerc jettent une lumière crue sur les actuelles contradictions du monde. La monnaie est à l’intersection des activités humaines de transformation de la matière physique et des activités d’information de la valeur par le langage. La monnaie compte la valeur que le travail humain ajoute à la matière. Par la monnaie, la personne humaine conceptualise les formes qui donneront de la valeur à une matière concrète quantitativement invariable dans l’univers de réalité et de langage où elle évolue.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise: des tourments monétaires japonais annonciateurs, par François Leclerc

    Billet invité

    DES TOURMENTS MONÉTAIRES JAPONAIS ANNONCIATEURS.

    De latente, la crise proprement monétaire est en train de monter en puissance et à son tour de s’installer. La montée du yen japonais par rapport au dollar, et dans une moindre mesure à l’euro, en est la spectaculaire illustration. Sans que la banque centrale japonaise, ainsi que ses consoeurs qui ne le tentent même pas et la laissent inopérante et solitaire, ne puissent prétendre s’y opposer.

    Déjà confronté à un cocktail de difficultés insurmontables afin de sortir de la déflation, le Japon doit désormais faire face au surenchérissement de sa monnaie et à ses conséquences.… Lire la suite…

  • Aristote explique la matérialité de la monnaie, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Le présent texte est le quatrième d’une série visant à synthétiser une explication de la monnaie avec le système de causalité d’Aristote.

    Aristote explique la monnaie
    Aristote explique la matérialité libre
    Aristote explique la production de valeur

    L’époque actuelle est tourmentée par une crise inédite de la connaissance. Dans le champ du produire plus avec le moins – l’économie – l’observateur ne sait que penser entre pouvoir politique et financier affirmant la croissance de la valeur et des opinions publiques inquiètes d’une pauvreté qu’elles voient croître. Confronté lui-même à ce débat il y a plus de 23 siècles, le philosophe grec avait posé l’hypothèse que la discussion au sein de la cité est en soi le début de la richesse que les débatteurs attendent.Lire la suite…

  • Aristote explique la monnaie, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité.

    Valeur métaphysique de la physique

    Une monnaie est une unité de compte de la valeur échangée sur un marché. L’utilité de cette affirmation est d’établir une relation de raison entre le marché, l’échange, la valeur, le comptage, l’unité et la monnaie. L’utilité signifie que cette affirmation est un outil pour réaliser une fin exprimée dans un ou plusieurs de ses termes. En l’occurrence, un outil propre à l’intelligence pour informer et transformer la réalité hors d’elle-même. Si cette affirmation est vraie, elle peut servir en tant qu’outil d’intelligence à définir la monnaie vraie. La monnaie comme moyen de compter la valeur révélée par l’échange ; comme contrepartie métaphysique d’objets physiques transmis par le marché ; comme réserve de valeur dans le temps et dans l’espace.… Lire la suite…

  • Comment la vraie monnaie va chasser la fausse, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité.

    La monnaie entre la matière et l’esprit

    Quantification de la valeur dans le temps

    Depuis des milliers d’années, la monnaie est un outil empirique de mesure de la valeur. L’homme a besoin d’attribuer des prix aux objets matériels pour les produire et les échanger. Pour transformer la matière physique, il lui est nécessaire de se la représenter par des nombres. La valeur mérite d’être produite si le nombre de la destruction de valeur qu’elle impose demeure inférieure au nombre du résultat de la production. Décider de produire quelque chose, c’est juger que la chose est potentiellement rentable pour soi-même.… Lire la suite…

  • Les décroissantistes contre la société d’abondance, par Pierre-Yves D.

    Billet invité.

    L’abaissement de l’âge du départ à la retraite et plus généralement la diminution du temps de travail n’ont rien à voir avec le gaspillage des ressources naturelles.

    Les décroissantistes se trompent de combat lorsque, au prétexte de sauver la planète et ses humains, ils font passer au second plan, voire éludent, le problème des inégalités, alors que ce sont bien elles qui sont à la source des gaspillages et destructions de nos milieux de vie.

    J’appelle décroissantistes ceux qui parmi les décroissants se font forts de tout faire décroître indistinctement : d’abord bien entendu le niveau de consommation des matières premières et sources d’énergies non renouvelables.… Lire la suite…

  • Argent : on a perdu le mode d’emploi, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Nature juridique de l’argent

    Paul Jorion rétablit dans L’argent, mode d’emploi la distinction entre argent et reconnaissance de dette, fondamentale pour comprendre la crise. Argent et dette sont conceptuellement différents mais matériellement liés. Schématiquement : Pierre prête un objet de valeur à Paul contre sa promesse non pas de lui rendre mais de lui rembourser la mesure, le prix. Pierre et Paul sont en confiance, se reconnaissent réciproquement comme dignes de confiance et sont d’accord sur la mesure d’équivalence entre ce que l’un prête et l’autre remboursera. A ce stade il y a dette mais pas d’argent. La relation entre Pierre et Paul n’a aucune utilité directe pour la société et le marché.… Lire la suite…

  • La première guerre de spéculation mondiale, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    LA PREMIERE GUERRE DE SPECULATION MONDIALE

    Le jeu infini de la guerre

    Une guerre est une confrontation collective d’intérêts humains où les parties ne discutent pas et ne cherchent pas à se comprendre. Le gagnant impose son point de vue. Le perdant renonce à choisir. La Première Guerre mondiale était survenue sur une accumulation de désaccords à une époque où les États et les nations concevaient de régler leurs différends par les armes. Les destructions infligées à l’ennemi devaient faire émerger la loi du plus fort. Après la Deuxième Guerre, la destruction physique des souverainetés étrangères est devenue un mode accidentel de résolution des conflits.… Lire la suite…

  • Six propositions pour réorienter l’Europe, par Jean-Luc Gréau

    Billet invité

    Quelque dix-huit mois après le séisme bancaire occidental de l’automne 2008, les dirigeants politiques européens restent sur l’Aventin. Alors que la déflation salariale est à l’origine première du surendettement privé et de la crise qui s’en est suivie, ils se refusent à émettre publiquement ce diagnostic. Alors que l’explosion de l’effet de levier, de la titrisation et des produits dérivés dans la dernière décennie a fragilisé et déstabilisé le système bancaire et financier dans son ensemble, ils n’osent pas poser le principe d’un retour à la responsabilité des prêteurs. Alors que les banques centrales, jouant le rôle de prêteurs en premier ressort, continuent d’alimenter les banques en liquidités gratuites, leur procurant une véritable rente de situation, ils campent sur les positions anciennes d’un financement non monétaire des dettes publiques.… Lire la suite…