COMMENT LA FED ET LA BCE SONT EN FAILLITE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

La monnaie unique européenne a pour finalité de faire partager à ses membres une même conception de la mesure, de l’échange et de l’anticipation de la valeur économique. Cette communauté multinationale de valeur est de fait crédible par sa taille et par sa santé comparée à ses grandes concurrentes dans le reste du monde. Toutefois, comme l’a rappelé récemment « l’Initiative du Palais Royal », tout le système financier mondial dysfonctionne. La solidité relative de l’euro ne présume pas de la cohérence de l’actuel système des monnaies. Malheureusement, l’avenir apparaît plein de graves incertitudes. La première étant que les « marchés internationaux » ne sont pas persuadés de la pérennité de l’euro et prennent en toute liberté des positions spéculatives qui forcent la défiance et détruisent la croissance.

En fait, toutes les autorités monétaires des grandes monnaies sont attaquées par des opérateurs financiers off shore. Le shadow banking permet sans limite de jouer les systèmes juridiques et les régulations zonales les uns contre les autres. La volatilité des changes, des prix et du crédit qui en résulte fait monter les primes de risque au gré des positions spéculatives ; positions auto-réalisatrices grâce à l’opacité de la libre circulation internationale des capitaux. La spéculation off shore exempte de toute obligation de transparence et de réalité vérifiable joue gagnant avec certitude en constatant l’impossibilité dans laquelle se trouve les banques centrales de jauger la réalité économique. Les banques centrales sont confinées dans leur zone juridique et dépendent du système bancaire qu’elles régulent pour mesurer les réalités économiques dans leur périmètre de compétence.

L’asymétrie de pouvoir entre des acteurs mondialisés, polyvalents et dissimulés dans les paradis fiscaux est radicale par rapport aux banques centrales. En l’absence de confrontation transparente d’une offre et d’une demande mondiale sur les matières premières, les crédits internationaux et les primes de risque, les acteurs multinationaux en savent toujours plus et plus rapidement que les banques centrales. Comme il faut bien assurer la liquidité des monnaies de réserve et éviter la thrombose monétaire dans l’économie réelle, les banquiers centraux sont submergés d’actifs surévalués en contrepartie de leurs allocations de liquidité.

Tout le monde peut observer l’explosion des masses monétaires nominales. Mais le shadow banking peut diriger la mesure du risque hors de toute réalité objective par les produits dérivés. Il achète et vend des primes de risque sur des prix invérifiables. La liquidité nominale des banques centrales alimente la spéculation qui détruit le crédit alloué à l’économie réelle ; les investisseurs irresponsables capturent les plus-values artificielles. La faillite financière des États et des banques centrales est inéluctable. La spéculation contre les dettes publiques et contre le capital des banques centrales est une nécessité systémique. Tous les grands réseaux financiers internationaux savent qu’ils n’ont plus de capitaux propres. La seule possibilité d’échapper à la banqueroute est de piller la liquidité nominale des États et des banques centrales.

Le système détruit méthodiquement le pouvoir légal de constater et prononcer l’illiquidité réelle du système. La spéculation systémique consiste très simplement à piéger les États et les banques centrales dans leurs obligations nominales de droit. Comme les bilans financiers officiels dans les espaces réglementés ont manifestement divergé de la réalité depuis la crise des subprimes, les opérateurs internationaux forcent les États et les banques centrales à mentir en leur prêtant des liquidités sur des prix à terme invérifiables. Au fur et à mesure que le mensonge grossit, il faut pour re-crédibiliser le système mettre les États les plus visiblement endettés à l’austérité budgétaire économiquement inepte. En évitant les mises en cause personnelles des dirigeants publics et bancaires, l’autorité politique publique sera méthodiquement détruite jusqu’à la guerre civile.

La seule possibilité d’éviter la dissolution de la civilisation mondiale est la mise en œuvre d’une chambre de compensation mondiale des prix financiers. La compensation mondiale qui avait été proposée par Keynes à Bretton Woods n’interviendrait pas seulement sur les prix nominaux comme actuellement en dollar. Elle couvrira également les contrats et les primes de risque des contrats. La compensation juridique des transactions financières internationales consiste à vendre systématiquement la prime de crédit de tout emprunteur public ou privé, réel ou financier. La prime de crédit calculée en monnaie internationale couvrira non seulement le prix réel à terme de l’objet emprunté mais les litiges juridiques. Une transaction en monnaie internationale est impérativement domiciliée dans un pays de droit où la justice indépendante peut vérifier l’égalité réelle d’information entre les parties négociantes.

L’étalon monétaire international sous-jacent à la tri-compensation financière mondiale est la monnaie dont la valeur est garantie par n’importe quelle démocratie. La valeur réelle des démocraties se mesure par des primes de change compensées sur le marché financier mondial. Tous les éléments de diagnostic de la faillite systémique de l’économie mondiale et de restauration d’un système de monnaie humaine sont présentés sur ce Blog. L’économie juridique et financière de la compensation mondiale des prix internationaux peut être instaurée par la consolidation financière de l’Union Européenne. L’Union est l’amorce de la communauté multinationale des démocraties nécessaire à la régulation économique par le bien commun des hommes. La situation du monde est grave ; tous les éléments d’un plan de sortie de crise par le haut existent pourtant. Il manque un chouïa de dignité politique pour revenir sur le chemin collectif du progrès humain.

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86 réflexions sur « COMMENT LA FED ET LA BCE SONT EN FAILLITE, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. Merci pour ton article, Pierrot.
    Certaines réalités ont besoin d’être rappelées, de temps en temps.

    « où la justice indépendante peut vérifier l’égalité réelle d’information entre les parties négociantes. »
    Tu as raison de rêver.

    « La valeur réelle des démocraties se mesure par des primes de change compensées sur le marché financier mondial. »
    Il faudra que tu ailles en parler aux Américains et que tu reviennes nous dire le résultat, Camarade.
    Et c’est aussi pourquoi nous nous sommes « sentis » « obligés » de passer à l’OTAN depuis peu, me diras-tu…..

    1. Quand il deviendra clair que les propriétés d’aujourd’hui résultent des vols d’hier et que la place viendra à manquer, je crois que nous aurons le choix entre une gouvernance mondiale fiable et la guerre sous toutes ses formes.

  2. Berlin conditionne une aide à la Grèce à un geste des créanciers

    mercredi 01 juin 2011, 12:47
    L’Allemagne conditionne toujours une éventuelle nouvelle aide à la Grèce à une participation des détenteurs privés de titres de dette grecs, a déclaré un porte-parole du ministère des Finances allemand, parlant d’ » attentes fortes » de Berlin dans ce sens.

    agences lesoir.be

  3. « La seule possibilité d’éviter la dissolution de la civilisation mondiale est la mise en œuvre d’une chambre de compensation mondiale des prix financiers. »

    Modulo que ça ne se fera pas à l’échelle mondiale, trop de disparités. Mais si on remplace dans cette phrase « Monde » par « Europe », on a gagné:

    La seule possibilité d’éviter la dissolution de la civilisation Européenne est la mise en œuvre d’une chambre de compensation Européenne des prix financiers.

    Cette chambre de compensation sera, dans les faits, une sorte de douane monétaire: tout comme les personnes et produits sont contrôlées à l’entrée de l’Europe par des organismes publics, cette chambre de compensation publique et obligatoire contrôlera et vérifiera les masses financiaires à l’entrée. Mettez-y un zeste de taxe au moment de ce contrôle, modulez l’empleur de ce zeste selon l’origine de l’argent, et vous avez là une taxe Tobin parfaite. Européenne.

    On se rapproche, on se rapproche.

      1. Mettez-y un zeste de taxe au moment de ce contrôle, modulez l’ampleur de ce zeste selon l’origine de l’argent, et vous avez là une taxe Tobin parfaite. Européenne.

        Je me demande si le coût de cette taxe sur les flux financiers ne serait pas reporté in fine sur le contribuable de base par divers mécanismes (frais bancaires, impôts ou autres…)

        Je vois mal les utilisateurs de masses financières internationales se départir d’une once de leurs plus-values.

        Suis-je dans le vrai concernant ce type de taxe ?
        Si non, pourquoi ? Et si oui, comment l’éviter ?

        Et au fait, merci pour vos billets

    1. modulo que ça ne se fera pas au niveau mondial. Trop de disparités

      C’est clair.

      une taxe Tobin parfaite. Européenne.

      Une taxe Tobin Européenne ne pourrait fonctionner que si on interdit aussi la cotation de tout titre Européen hors d’Europe.
      Sinon, il se passera la même chose que durant l’expérience Suédoise en 1984 quand une taxe de 0,5% sur les transactions de la bourse de Stockholm fut instaurée : résultat, la plupart des titres Suédois se mirent à être coté en parrallèle à Londres, le volume de transactions sur la bourse de Stockholm s’éffondra et la taxe rapporta en deux ans 3% des sommes que le gouvernement avait prévu d’encaisser. L’expérience pris fin après deux ans.
      Si une taxe Tobin était instaurée en Europe tous les titres cotés à Londres, Paris, Frankfort, etc… seraient cotés en parallèle à Zürich, New York, Dubai, Singapour ou Hong Kong. (Imaginez les iles britanniques sans la City, on comprends pourquoi les députés conservateurs et travaillistes ont tous voté Non à la proposition de Janvier 2000. Les Suédois aussi d’ailleurs, ils en ont un mauvais souvenir).

      Donc, c’est beaucoup plus qu’une taxe Tobin Européenne qu’il faut, il faut aussi bloquer les mouvements de capitaux hors d’Europe.

      1. @Chris06,
        La chambre de compensation des démocraties fonctionne exclusivement avec une monnaie commune. Tout règlement dans cette monnaie entraîne le prélèvement d’une taxe qui représente la prime de conformité juridique de l’objet sous-jacent à la transaction. La taxe est versée dans un fond destiné à financer le contrôle judiciaire des opérations de marché et à indemniser tout opérateur dont les droits sont déclarés lésés et insuffisamment garantis par les règles de fonctionnement du marché.

        La « taxe de compensation Tobin » constitue un capital de marché couvrant l’égalité effective des droits dans la communauté des démocraties. Ce capital couvre le risque systémique et attire les épargnants internationaux qui sont protégés contre la défaillance des emprunteurs fussent-ils des États ou des entreprises multinationales. Les emprunteurs sont libres de ne pas acheter leur liquidité sur le marché de compensation pour ne pas payer la taxe. Mais les prêteurs n’étant plus protégés par la démocratie de marché demandent alors des taux d’intérêt plus élevés pour couvrir le risque d’opacité financière et l’absence de garantie judiciaire.

  4. Mais enfin, Monsieur Pierre, pourquoi ne le font-ils pas c’est juste un chouïa ? Car enfin, certains (certaines) sont courageux pour plus que ça, non ?

    C’est la peur de dégainer le premier ? Le dernier ? L’envie illusoire de se refaire sur le dos des autres?

    Quoi exactement ?

    1. @Thom,
      A la réflexion, cela doit être cet insoluble problème humain de la vérité. Entre ce que la personne observe et ce qu’elle dit comprendre de ce qu’elle observe il y a la vérité libre. L’organisation financière du monde est en évidente contradiction avec les aspirations humaines. Mais pour reconnaître cette réalité comme vérité il faut vouloir la réalité et disposer des paroles communes qui expriment le vœux de vérifier le réel. Or deux siècles de capitalisme financier ont éliminé des consciences le vocabulaire du bien commun qui discute la vérité humaine du réel, c’est à dire la transformation du réel par les relations inter-subjectives non comptables de la société civilisée. Les individus honnêtes avec eux-mêmes savent qu’ils veulent autre chose que l’accumulation de capital. Mais ils n’ont plus les mots légaux et scientifiques officiels pour se communiquer leurs aspirations collectives. Nous sommes dans la crise de l’individualisme totalitaire.

      1. « Les individus honnêtes avec eux-mêmes savent qu’ils veulent autre chose que l’accumulation de capital » Cette phrase me dérange… Plutôt « Certains individus honnêtes avec eux-mêmes savent qu’ils veulent autre chose que l’accumulation de capital » non ? Du coup, Seulement certains d’entre nous sommes dans une crise de l’individualisme totalitaire, et nous en revenons à un rapport de force avec ceux qui ne se considèrent pas en crise d’individualisme totalitaire. Ce chouïa fait peut être aussi partie d’un champ de bataille. Bataille pour l’instant perdue d’avance pour les défenseurs du bien commun.

      2. @Lnox,
        Permettez-moi d’être rousseauiste en supposant que personne ne se croit vraiment fait pour accumuler de l’argent. Si certains le font, c’est qu’ils se laissent convaincre que la société ne leur demande rien de mieux.

      3. Une interprétation dans ce sens, sur finalement l’illusion scientifique qui perdure, selon laquelle nos calculs représenteraient le réel.
        Cette idée naïve, qu’on pourrait dater de Galiliée quand il affirmait que « la nature est écrite en langage mathématique » –
        lien vers un billet qui développe l’idée (tiens, Paul Jorion y est cité… les idées voyagent)
        – rejoint les conversations passées sur ce blog à propos de l’arrogance des ‘experts’ (pas la série hein), et cette ‘erreur humaine’ qu’ils prennent soin de ne pas inclure dans leurs modèles, ou alors sérieusement rabottée…

        L’organisation financière du monde est en évidente contradiction avec les aspirations humaines

        , tout dépend de quels humains on parle.

        Les individus honnêtes […] n’ont plus les mots légaux et scientifiques officiels pour se communiquer leurs aspirations collectives

        Mince, que faisaient ces jeunes à Madrid 😉
        En en plus, les individus malhonnètes font parfois usage de mots utilisés à contre-sens, sorte de novlangue qui brouille les esprits, et endort toute vélléité contestataire.

        Il est sûr que l’expertise crée un langage. Mais il ne faudrait pas tomber dans le piège qui nous fait croire qu’il serait nécessaire de prendre ce langage en main pour pouvoir contredire un expert, voire qu’on ne pourrait communiquer sans.
        Ce langage expert DOIT, pour des raisons démocratiques, être rattaché aux aspirations du vulgare pecus, sinon NOUS ne lui reconnaissons pas le droit de décider.
        Si l’on veut vivre en démocratie, ça me semble nécessaire…

        Sur le comment, j’aime bien l’idée de Julian Assange que la transparence devrait être inversement proportionnelle au pouvoir d’un groupe d’individus.
        Transparence et autogestion…
        Transparence et finance

        (tiens, j’vais me regarder ça : http://www.agoravox.tv/actualites/citoyennete/article/la-sociocratie-30468)

  5. On entend ou on lit souvent des formules affligeantes telles que « l’Euro c’est paix sur le continent européen » ou encore « l’Euro, c’est l’Europe ». Ce sont des injures à l’intelligence qui montrent un mépris de l’histoire et de ses réalités.
    La paix sur le continent européen n’est que partielle. On l’a vu dans les Balkans. Mais, si la paix est par contre bien établie en Europe occidentale, on le doit à la combinaison de deux faits, la dissuasion nucléaire et la réconciliation franco-allemande, elle-même fruit du travail que les Allemands ont réalisé sur leur propre histoire. Rien de tout cela n’est lié, de près ou de loin, à l’Euro. Par ailleurs, n’oublions pas que sur les 27 pays de l’Union européenne seuls 13 d’entre eux font partie de la zone Euro.
    Une fois litière faite de ces contrevérités, on peut tenter une analyse dépassionnée de la question de la coopération et du conflit.

    http://www.marianne2.fr/Sapir-derriere-la-crise-grecque-l-explosion-de-l-euro-3_a206803.html

    1. Dissy. Tu racontes des conneries. Et ça rime.

      Dans les 27-13 qui ne sont pas à l’Euro, combien ont leur monnaie indexée sur l’Euro..??

      Autre chose qui devrait te faire réfléchir par rapport au pétrole :
      Sur les pays du monde, combien ont leur monnaie indexée au dollar..???

      Réfléchis. Parfois.

      1. yvan

        ce n’est pas dissy qui raconte des ——-

        ce n’est pas non plus un soupir
        c’est Sapir ! et, il n’est pas à balayer d’un revers de main ! (pas plus que Lordon !)

        … »D’une même mesure, nous réglerions le problème de la dette accumulée et une large partie de la dette immédiatement à venir en redonnant un dynamisme à la zone Euro. Ceci offrirait un répit de trois à quatre ans qui pourrait être mis à profit pour faire basculer le système du principe d’une monnaie unique à celui d’une monnaie commune. Rien n’interdit techniquement de s’engager dans une telle voie.
        Mais, politiquement, il faut bien voir que l’occasion a été perdue. Une telle stratégie aurait dû être mise en discussion dès les premiers signes de la crise grecque, soit en septembre 2009. Elle aurait dû être mise en œuvre lors de la crise irlandaise ou portugaise. Il n’en a rien été et, désormais, au vue de l’accélération et de la généralisation de la crise, il est trop tard. L’histoire jugera sévèrement le personnel politique européen qui a vécu (et qui vit encore) dans le déni de la crise. Un tel aveuglement vaut révocation… »

  6. La monnaie unique européenne avait pour finalité de faire partager à ses membres une même conception illusoire de la mesure et de l’échange dans le cadre d’une uniformisation révée d’une économie où certains salaires étaient le quart de ceux payés ailleurs, où les impôts sur les bénéfices des entreprises productrices de richesse (les PME/PMI) allaient de 10 % à plus de 30 % et ,pour résumer, où les illusions et le mensonge régnaient en maître.

    La zone euro s’est donc, en apparence, opposée, avec ses mensonges, à d’autres zones monétaires qui ont leurs propres organisations mensongères, qui, toutes, reposent sur des rapports de force, réels et/ou imaginaires.

    la mondialisation a entrepri, avec un relatif succès, la dissolution des nations et la destruction des cultures particulières, en particulier en imposant à tous la langue du dollar.

    La survie des nations, et de leur culture, particulièrement pour la « vieille Europe », reposait sur la capacité à rentrer dans un climat d’internationalisme dont la mondialisation est l’opposé.

    Et maintenant, tous partagent une réalité et un futur catastrophiques.

  7. pensez vous que c’est la civilisation qui se dissoudra (à l’africaine – somalie, soudan etc etc) ou peut on espérer que notre capital civilisationnel permettra d’encaisser le choc d’une absence de gouvernement temporaire le temps d’un nécessaire éclaircissement -raccourcissement- de nos élites politiques (au sens large, qui inclut tous les aspects de la décision politique cad, le lobbying, le financement des partis etc etc. par ex, parisot ou lauvergnon sont aussi politiques que sarko puisqu’elles ont voix au chapitre).

    en 1789, cela faisait 2 siècle que le pouvoir bourgeois préparait sa révolution. pensez vous qu’en 2011, le pouvoir populaire soit assez prêt ? je ne le pense hélas pas, il n’y a pas encore assez d’éducation politique et sociale dans les couches basses de la société et les couches moyennes et hautes ont oublié volontairement leur savoir. en 1789, les bourgeois avaient l’argent et les milices comme force militaire. ils géraient toutes les strates de la société, à part l’armée, privilège de la noblesse. de plus, la france était très morcelée et les régions étaient très autonomes, avec énormément de pouvoir local (ce qui explique aussi le temps qu’à mis l’idéal révolutionnaire -très relatif après 3 ans de fonctionnement effectif- à se propager et la résistance vendéenne).

    aujourd’hui, tous les pouvoirs républicains sont concentrés dans les mains de l’aristocratie républicaine, hauts fonctionnaires, grands élus, grands chefs d’entreprises, magistrats etc etc qui sont autant de petits nobles, inamovibles, et suants de privilèges. mais malheureusement, l’argent y est aussi concentré, ainsi que la consanguinité politique et médiatique. la police et la gendarmerie ne sont que de vulgaires milices, à la solde de leurs chefs, dénuées de toute autonomie et sens civique. ils ne valent pas mieux que les mercenaires de kadhafi et en cas de révolte populaire, s’empresseront de tout réprimer dans le sang afin de plaire à leurs maitres.

    alors je vous demande, pensez vous réellement que tout puisse basculer dans ce siècle ??? cette décennie ?

    1. aurel, je suis en accord avec votre question finale … pour une raison simple, je lis très régulièrement ce blog, je lis F.Lordon, Sapir, LEAP, Todd ; bref des personnes dont j’admire l’intelligence et la clairvoyance, cependant quand j’en parle avec de la famille ou des relations, je passe pour une fada, car leur réaction est toujours la même : « tu nous prédis l’apocalypse monétaire et l’ autre depuis au moins 2 ans et on ne voit rien venir …. »
      Bref, pas vu, pas cru, je passe pour une illuminée, et je vois beaucoup de personnes vivre comme si de rien n’était.
      Alors comme vous je m’interroge : c’est pour quand le grand chambardement ? ? c’est pas que je l’attende impatiemment, je le crains plutôt, car s’il arrive, c’est nous autres les petits et moyens citoyens qui allons en prendre plein la tronche.
      Et même mon potager n’y suffira pas avec la sécheresse : tout crève.même les concombres masqués

      Y a quelqu’un pour me donner un tant soit peu d’optimisme ?

      1. @toutepourlemieuxdanslemeilleurdesmondes
        On en est tous la, même le père Jorion ne sait pas quand ça va sauter. Ces jours ci j’aurai tendance a dire que ça va être dans la semaine a cause des euros grecs qui se font la valise vers la Suisse. Mais qui sait?

      2. amha il n’y aura pas de krach
        ce sera plus insidieux mais tout autant appauvrissant
        la planche à billets nous tuera économiquement à petits feux

      3. Economiquement je ne porterais pas de jugement mème si je pense et j’apréhende tout comme vous @ toutpourlem…
        Par contre pour les concombres ainsi que les tomates de mon petit jardin ils vont très bien , d’ailleurs la première tomates est déja presque mure .
        En fait se tenir informés c’est bien ça fera peut ètre moins mal cependant à part convertir rapidement nos petites économies en piéce d’or nous ne pouvons pas faire grand chose .
        Par contre sur la façon de se former pour faire pousser de quoi se nourrir propement , la il y a énormément de possibilitées .
        Pas d’intrant chimique , avec une pratique intelligente on y arrive très bien . Evidement ça demande de s’informer , de se former et d’expérimenter . Mais au final que du bonheur (C’est toujours mieux que rien ) .

    2. Tout ce que vous dites des pouvoirs et élites que vous citez se trouve dans les consciences personnelles avec les mêmes jugements que les vôtres. Il y a une intelligence collective qui demande à chacun dans quelle direction il faut aller. La réponse est pour le moment suspendue.

      1. La réponse est la démocratie, une véritable démocratie, cela pour le moment n’existe pas, c’est possible aujourd’hui, il faut créer les outils, information, débats, synthèse, et vote des citoyens, moi citoyen lambda je n’ai pas besoin de soit disant représentant, on gère nos comptes bancaires par internet ….regarder se qui se passe en Espagne….

    3. pensez vous que c’est la civilisation qui se dissoudra…

      Je ne connais que 2 exemples d’effondrement d’un état pour raisons financières, l’Argentine et l’Albanie. Dans les 2 cas, ça a été un sacré bordel avec des situations assez limites, mais ça ne s’est pas terminé par une apocalypse. Dans les 2 cas, le bordel s’est assez rapidement organisé. Les gens se sont pris en main et ils ont fait ce qu’ils avaient à faire.

      1. Je ne connais que 2 exemples d’effondrement d’un état pour raisons financières, l’Argentine et l’Albanie

        Ah bon?
        Si vous voulez une bonne aperçue de tous les exemples historiques depuis 8 siècles, je vous conseille vivement la lecture de ce livre (sans nul doute LA meilleure référence dans le genre):
        Cette fois, c’est différent : Huit siècles de folie financière
        Vous y trouverez des dizaines d’exemples d’états qui s’effondrent pour raisons financières

        Dans les 2 cas, le bordel s’est assez rapidement organisé. Les gens se sont pris en main et ils ont fait ce qu’ils avaient à faire.

        Ca ne vous rappelle rien, l’effondrement de la république de Weimar dans les années 20 et le crash du Papiermark? Ces conséquences ne furent certes pas l’apocalypse, mais ça été un sacré bordel tout de même, qui a mis plus d’une vingtaine d’années avant de se résorber (sans compter les centaines de millions de morts).

        Si cette fois au lieu du Papiermark c’est l’Euro et/ou le Dollar qui se crashent, le bordel risque fort d’être encore plus monumental et mettre encore plus longtemps à se résorber.

    4. Concernant la France qui était l’un des pays en pointe des mouvements révolutionnaires, il ne faut pas oublier le rôle fondamental de Paris et de sa population d’alors. Du moyen-âge au milieu du XIXème siècle, le pouvoir politique a souvent été sous pression populaire et régulièrement renversé, ce qui favorisait son évolution et son adaptation. Le départ pour Versailles n’est pas sans lien avec 89. Le pouvoir est revenu à Paris mais sous pression constante pendant un siècle. Les travaux du baron Haussmann, en plus du but spéculatif et financier, a eu pour objectif de trancher la ville par de grandes et larges avenues pour permettre à la troupe et aux canons d’y manoeuvrer. La décapitation de la classe ouvrière et révolutionnaire lors de la répression de la Commune de Paris (1871) puis l’embourgeoisement progressif par la montée des prix ont renforcé cet assèchement de la capacité de révolte de la capitale. Depuis, pas grand chose en dehors de mai 68 (la Libération est à part puisque les allemands se retiraient). La faible durée de vie des barricades confirme cette impuissance physique mais aussi sociale. Le pouvoir centralisé français – un des plus centralisé du monde – a donc sécurisé son centre géographique et je ne vois pas de possibilité de renversement de régime par l’insurrection (ce ne serait d’ailleurs pas forcément une bonne chose, pour ne pas dire que ça pourrait être pire).
      Voilà mon point de vue localo-localiste : je suis parisien mais je me soigne 😉

    5. Ah bon?

      Oui, parce que ce sont des exemples récents qui me parlent. Rien à voir avec le contexte historique de votre sempiternelle Allemagne de Weimar.
      Comme si la situation actuelle était comparable à Weimar. Faut arrêter de fantasmer!

  8. « Le système détruit méthodiquement le pouvoir légal de constater et prononcer l’illiquidité réelle du système. »

    Je n’arrive pas à comprendre cette phrase.

    1. les megabanques empechent les etats de se mettre en faillite puisqu’elles exigent que ces derniers achetent de la dette , la faillite des etats priveraient les megabanques de leur role de banque « centrale » emettant de la monnaie « primaire » ,c’ets plus clair ?

      ou j’ai rin compris aussi ?

      1. Non non, Pseudo. Tu as très bien compris l’arnaque.

        Ce qui va être amusant est que les possédants vont se retrouver dans la même situation que pour les emprunts russes…
        Et là, on va se marrer en grandeur maxi.

        Mais ils l’auront bien chercher, aussi ,quelque part….

      2. Merci pseudo cyclique…oui c’est plus clair (j’espère que vous avez bien compris).

      3. C’est bien çà le schéma. Les États vendent de la dette aux mégabanques. Les mégabanques escomptent les titres auprès des banques centrales. Et les banques centrales escomptent leur capital notionnel (qui n’est pas liquide) auprès des mégabanques à travers les portefeuilles de primes vendeuses de cds qu’elles détiennent sur les États. Il faut que les États aillent vers la faillite pour que les mégabanques puissent afficher des plus-values sur leurs achats « d’assurance crédit » sur les États qui ne sont pas assurés contre leur faillite. Les cds nus, c’est magique !

    2. La logique est autonome par rapport au sens. Quelque chose de logique peut ne pas avoir de sens. La réalité logique n’est pas nécessairement sensée. Le sens de la réalité n’est pas nécessairement logique dans l’intelligence humaine qui l’observe. Or le système financier est une certaine logique qui n’a plus de sens. Le système financier est illiquide parce qu’en contradiction logique avec la réalité observable. Or c’est la loi qui peut nommer l’existence du sens de la logique conforme à la réalité. Donc la finance détruit toute légalité pour ne pas confronter sa logique à la réalité. L’intelligence humaine a la capacité de se nier, c’est à dire de se priver de sens, de rendre la réalité illogique ou la logique irréelle.

      1. Je saisis la logique mais ce qui n’a pas de sens pour certains, semble en avoir pour d’autres. Ce système est léonin.

        La vrai question est le pourquoi. Pourquoi des nations se laissent elles ainsi dépouiller sans même témoigner d’un semblant de résistance ou de réaction ?

      2. Je crois que ce propos manque d’une précision absolument cruciale, sans laquelle de graves erreurs d’interprétations peuvent être commises :

        « La logique est autonome par rapport au sens. Quelque chose de logique peut ne pas avoir de sens. La réalité logique n’est pas nécessairement sensée. »

        Or, vous ne parlez pas là de LA logique, mais D’UNE logique, à savoir la logique formelle, qui est une logique abstraite, à la base de toutes les « sciences », et des mathématiques également, et qui seule semble avoir désormais une place dans l’esprit des humains actuellement.

        Cette logique sous-tend aussi une syntaxe, une grammaire, et tout une mode de pensée.

        Elle vient en droite ligne des Grecs, de Platon d’abord, qui à la suite des Sophistes voulut combattre une logique autre, celle de l’Existant, élaborée par Héraclite, Zénon et Parménide, qui se voulait quant à elle une logique du réel précisément (quoique ce terme soit ici anachronique) ; et après Platon, surtout et essentiellement d’Aristote qui s’est basé sur l’observation et le faire humain, et a critiqué les Présocratiques sans les comprendre (voir pour ceux que cela intéresse les ouvrages de Roland Tournaire qui démontre cela très bien et pédagogiquement : c’est accessible aux non philosophes).

        Les rédacteurs hébreux qui ont écrit la Genèse et les premiers textes néotestamentaires avaient la même logique. Il en existe d’autres, par exemple celle du taoïsme, ou encore celle (la dialectique spéculative) développée par l’idéalisme allemand et singulièrement et magistralement par Hegel, reprise ensuite par Marx, Debord et d’autres.

        Et justement, puisque cette dernière veut penser le réel (et non simplement être efficace, ou produire un planning), sa forme n’est pas indépendante de son contenu, ce n’est pas une méthode que l’on peut appliquer mécaniquement, mais la théorie et la pratique doivent se confronter, s’enrichir et éventuellement celle-ci doit démentir celle-là si besoin est. Contrairement à la logique formelle, elle n’admet pas le principe du tiers exclu, et pense la contradiction au lieu de l’écarter. La prédication (sujet-verbe-prédicat) ne suffit pas à l’épuiser, elle est vivante dans les vivants, tandis que la logique formelle (qui a son utilité partielle, mais tout le problème est sa tendance totalitaire à vouloir être le tout, puisqu’elle ne peut reconnaître son autre, contrairement à la dialectique) est celle de la « vie de ce qui est mort, se mouvant de soi-même » (Hegel à propos de l’argent).

        La logique formelle que vous évoquez fut imposée au XXè siècle, à partir des travaux des néo-positivistes de Cercle de Vienne, avec, partout, une efficacité effroyable et des résultats désastreux pour les humains.

      3. @Vendez,
        Vous avez bien compris qu’il n’y a pas que la richesse matérielle et la logique qui peuvent se partager. Il y a aussi le sens. Or il se trouve que la richesse se produit par la logique du sens partagé. En ne partageant pas le sens, on peut produire des richesses qui n’apparaissent pas comme telles à tout le monde ou ne pas produire des richesses qu’on présente comme telles à tout le monde. C’est la technique de l’échange léonin : soustraire la richesse par le discours plutôt que de la produire par l’équité de la relation d’échange. C’est très efficace de soustraire de la richesse à quelqu’un en lui faisant croire que ça n’en est pas.

      4. @ PSDJ

        Excusez-moi, Monsieur PSDJ, pour bien comprendre (j’ai un tout petit cerveau), pouvez-vous compléter les cases manquantes ci-dessous svp.

        1) Un État, par exemple la France, émet un emprunt pour financer quelques dépenses ou investissements. Auprès de qui ?
        2) Auprès des Mégabanques (transnationales).
        Comment cet État garantit-il son emprunt ?
        3) Avec ses avoirs assortis de CDS en garantie
        4) et puis ? et puis ? (je m’y perds)

      5. Merci Fnh,
        Pour lever les ambiguïtés du langage, j’appelle sens la logique de la finalité. Des finalités distinctes produisent donc bien des sens distincts et des logiques distinctes. La logique contient donc bien des logiques qui se différencient par la fin, la forme et la matière. La logique formelle se contient elle-même en produisant la logique de finalité et la logique de matérialité. Présenter ainsi la réalité immanente (matérielle), formelle et transcendante (finale) permet de poser la spéculation financière comme un jeu formel de négation de l’immanence et de la transcendance. La spéculation est parfaitement logique en utilisant les mathématiques et le droit. Elle annule scientifiquement l’humanité en la privant de sens et de toute satisfaction concrète de ses besoins. Science sans conscience…

      6. La logique de nos anciens philosophes est de prétendre détenir la vérité, ils s’imagnient détenteurs d’un savoir pour tous .
        Mais comme ils ne vivaient pas la « mondialisation » , leurs logiques pâtissaient du syndrôme de la donnée manquante .

        La logique de l’homme est formatée par sa culture .
        La culture d’un peuple , c’est tout ce qui l’a amené à vivre et survivre jusqu’à l’instant présent.
        Le système , c’est le niveau d’organisation que des hommes conçoivent et souvent subissent collectivement .Le système est souvent né avant l’homme qui doit s’y intégrer .

        Si les logique , les cultures, les systèmes diffèrent dans le temps et dans l’espace , ce n’est pas dû au fait qu’elle sont conçues par des êtres plus ou moins intelligents .C’est que les trois ne sont que des réponses .
        Changez les questions… et vous verrez que les logiques , les cultures, et les systèmes changeront tout aussi vite .

  9. La faillite du décisionnel politique au profit des citoyens apparait de plus en plus au grand jour défaillant et s’impose comme la norme.
    Aujourd’hui on parle de sécheresse et aucune décision préfectorale ne vient interdire d’arroser son jardin, les golfs, les terrains de foot ou de laver sa bagnole.
    L’atmosphère, les océans sont contaminés, fuyons, ne disons-rien.
    Les démocraties sont attaquées par les puissances financières, fuyons dans des plans de sauvetage qui ne serviront qu’une spéculation supplémentaire.
    Une bactérie tueuse arrive, c’est la faute du concombre, à croire qu’ils sont obsédés par l’usage déviant que l’on peut en faire.
    Les clignotants de l’économie sont au vert alors qu’une simple visite chez l’ophtalmo aurait suffit à détecter du daltonisme.
    Les bourses montent, descendent au gré, mal gré des impulsions électroniques et ça devient la norme.
    Les peuples se laissent porter par les croyances de ceux qui ne croient plus en rien !
    Ceux qui pensent a quoi bon mon brave monsieur, tout est pourri, c’est foutu !
    NON.

  10. pas d union mondiale de démocratie, tant qu’il n’y a pas que des démocratie réel !

    lol le glissement vers une monnaie mondiale qui seraient mise en place par les mêmes ?????

    essayons d’abord de devenir une vrai démocratie ! par le tirage au sort des députes et/ou des sénateur par exemple ! ensuite tel un phare nous brillerons et donnerons l’exemple à d’autre pays avec qui on pourra s’aligner et se fédérer !

    car il n’y peut y avoir aucune chose de mondiale sans un système politique unique ! sans que les contre pouvoir ne soit déjà prêt pour éviter tout débordement, tout détournement !!!!

    revenez donc dans 10 siècles !

    1. @psj: ne changez pas lire forme de vos textes. il est vrai qu’il est parfois difficile de vous lire de bon matin mais plus je vous lis, plus j’arrive a me placer a la hauteur des mots.
      je relis meme parfois vos anciens articles dont la comprehension m’avait échappé.

  11. Vous parlez des spéculateurs internationaux opérant depuis les paradis fiscaux comme des dieux de l’Olympe qui se joueraient avec une clairvoyante absolue, des diverses juridictions dans lesquelles les Banques centrales et le reste du monde seraient engoncés. Je ne crois pas à cette description fataliste de la situation. Même ces spéculateurs de haut vol, s’ils jouent, doivent prendre des risques et perdre de temps en temps, non ? Je ne crois pas à l’épanchement continu et tranquille de la richesse mondiale que vous suggérez.

    Par contre, je crois à la régression relative de l’Occident du fait de la perte des atouts stratégiques successifs dont il a bénéficié depuis 5 siècles, grandes découvertes, industrialisation, colonisation et enfin paralysie d’une partie du monde par le Communisme. Mais tout cela c’est fini et nous nous retrouvons à armes égales…Pas facile !

    En ce qui concerne l’Euro, j’ai entrevu dès le référendum sur Maastricht que des problèmes apparaîtraient à terme, assimilables à la tectonique des plaques : les pays de l’Euro land étaient habitués depuis des décennies, dans toutes les fibres de leurs structures économiques, à des monnaies fondantes « plus ou moins rapidement » par l’inflation et les dévaluations qui vont avec. Ce « plus ou moins rapidement », c’est la vitesse de dérive des continents (des pays).
    Pour resynchroniser tout cela, ce n’est pas facile, c’est long et c’est douloureux. Les habitudes doivent être changées à tous les niveaux, gestion de l’Etat, progression des salaires et jusque dans les comportements individuels avec la prise de conscience par les emprunteurs que les dettes doivent être remboursées…Voila selon moi l’essentiel du problème de l’Euro.

    Mais je pense qu’avec de la patience et de la pédagogie, on devrait pouvoir sauver cette grande œuvre de notre époque.

    1. Même ces spéculateurs de haut vol, s’ils jouent, doivent prendre des risques et perdre de temps en temps, non ?

      NON.

      1. heu … si
        enfin, plus exactement, ils perdent ou gagnent à un jeu qu’ils jouent les uns contre les autres sur notre dos.

        quand bien même ils ne seraient que deux à jouer, à chaque coup de la partie, l’un gagne, l’autre perd et à chaque coup, nous perdons !

  12. Citation (Vendez! Vendez!!!):

    « La vrai question est le pourquoi. Pourquoi des nations se laissent elles ainsi dépouiller sans même témoigner d’un semblant de résistance ou de réaction ? »…

    Pourquoi?
    Sans doute touchons-nous là l’extrême « limite d’étirement », comme aurait dit Clausewitz, au-delà de laquelle nos démocraties ne peuvent aller…

    Cette primauté absolue du financier cache, plus qu’elle n’annonce, la totale déroute du législateur.
    Jusqu’à quand?

    Devraient s’ensuivre des moments très difficiles pour la survie de nos systèmes, tels que nous les connaissons (élections, mandats politiques, élaboration des lois, etc…)

  13. Bonsoir Pierre.

    « La seule possibilité d’éviter la dissolution de la civilisation mondiale est la mise en œuvre d’une chambre de compensation mondiale des prix financiers. »

    Il y a plus efficace et durable. Nous sommes nous les occidentaux capables d’intervenir dans le monde pour des  » raisons humanitaires » ou de » luttes anti-terroristes ». Il s’agit maintenant de sauver la civilisation, qu’attendent nos gouvernants pour débarquer dans les paradis fiscaux et raser le pays comme il a été fait en Irak et comme il vat être fait en Lybie et si possible l’Iran.
    D’un autre côté tout le monde connait les grands donneurs d’ordre de la spéculation, pourquoi nos gouvernants ne portent’ils pas plainte contre eux et ne lancent’ils pas de mandats d’arrêt internatinaux pour atteinte à la sûreté de l’état. Détruire l’économie d’un état est un crime.

    1. C’est la réaction épidermique que j’ai eu hier en suivant le reportage de la 2 sur la Zambie et qui concernait l’exploitation les mines de cuivre. Tous en train jusqu’à Zug en Suisse voisine où il reste des paradis fiscaux quoiqu’on en dise.

    2. « pourquoi nos gouvernants ne portent’ils pas plainte contre eux et ne lancent’ils pas de mandats d’arrêt internatinaux pour atteinte à la sûreté de l’état. Détruire l’économie d’un état est un crime. »
      ne pensez-vous pas qu’ils ne portent pas plainte tout simplement parceque nos gouvernants ne sont que les valets de ces « maîtres du monde » ?
      Les chefs d’états sont leur major d’homme et les Etats leur domesticité… nous nous sommes la pour payer les taxes et la gabelle !
      C’est triste à mourir : reste le fascicule de Hessel  » indignez-vous »

  14. Pour l’ anecdote:
    Bloomberg rendait public les salaires de Mario Draghi 2010: 757 000 euros, qui pourrait succeder a l’ abbe Trichet qui habite une residence de la BCE et est paye 367 000 euros
    en 2010

    Bravo pour le billet . il faudrait souligner la responsabilite des deux « institutions » ( qui
    ont incorpore les principes du shadow banking dans leur fonctionnement post 15-09-2008 sinon avant ) et leur part de responsabilite dans LA CRISE DE LA DETTE et l’ ineluctable effondrement systemique dans les deux entites « Euroland » et Etats de Wall Street d’Amerique,car le ballet bien huile va se poursuivre, avec une nouvelle aide a la Grece insolvable et le QE3 outre-mer,extension sans fin, croient-ils, du domaine de la dette….

    Deux analyses d’outre-Atlantique qui posent les bonnes questions

    Willlam K.Black:  » The IMF and the ECB »

    <a href="http://www.nakedcapitalism.com/2011/06/bill-black-bad-cop-crazed-cop-%e2%80%93-the-imf-and-the-ecb.
    http://www.nakedcapitalism.com/2011/06/bill-black-bad-cop-crazed-cop-%e2%80%93-the-imf-and-the-ecb.html

    Irwin Stelzer, chronique hebdomadaire dans le Wall Street Journal sur l’ euroland:

    ici

  15. « La seule possibilité d’éviter la dissolution de la civilisation mondiale est la mise en œuvre d’une chambre de compensation mondiale des prix financiers. »

    Je ne peux pas laisser dire ca. Cette solution, ne peut être qu’une compresse pour ralentir la saignée. La seule solution est radicale :
    1. Suppression de TOUTES les dettes (Faites voter tous les humains de la planète et cette solution sera adoiptée démocratiquement avec une très large majorité.)
    2. Interdiction de l’usure (avec rétablissement de la peine de mort pour les contrevenants). Le pret ne peut être toléré s’il n’y a pas d’intérêts
    3. Apéro géant planétaire pour fêter ces bonnes mesures !

    Malheureusement, pour appliquer cette solution, il faudrait une vraie démocratie (directe svp) ou …une dictature.

  16. Encore une légende qui en prend pour son grade:

    Les allemands travaillent beaucoup moins (sur l’année, sur leur vie) que les européens du Sud ; ils ne travaillent pas non plus, plus intensément ;
    -que la performance économique supérieure de l’Allemagne s’explique surtout par l’effort d’innovation et par le taux d’épargne plus élevé des ménages et des entreprises.

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=58440

    La solidarité internationale s’exprime à Athènes pour mettre fin à l’asservissement par l’endettement

    http://philum.info/53680

    http://www.cadtm.org/IMG/article_PDF/article_a6772.pdf

    1. « la performance économique supérieure de l’Allemagne … »

      … est simplement du au fait que là-bas, il n’y a pas de crèches, pas de maternelles, … rien pour les enfants en bas-âge, ce qui fait que l’Etat n’a pas à financer ces infrastructures. En contre-partie, les allemands font peu d’enfants et il n’y a pas assez de travailleurs jeunes pour payer les retraites des papy-boomeurs … qui ont mis leurs économies dans des produits financiers des banques allemandes … qui les ont investies dans les pays pauvres du sud avec l’espoir de plus-values généreuses quand ces pays auront rejoint le niveau de vie des pays Européens riches.

      Mauvais calcul.

      Le côté marrant dans l’affaire est que ceux qui jurent par le capitalisme sont précisément ceux qui veulent que les Etats leurs garantissent et remboursent leurs investissements foireux, avec de l’argent public … de ceux qui sont contre le capitalisme. Dit autrement, les défenseurs du capitalisme exigent des opposants au capitalisme qu’ils payent les erreurs du capitalisme. Du délire. Mais où est Coluche quand on a besoin de lui ?

    1. petit extrait de l’article de Lordon :

      lucidité …mais espoir …si …si…au cas où …

      .. »L’Union européenne tombe-t-elle sous cette catégorie d’un territoire politique outre-national possible ? En son état actuel, non à l’évidence. Est-il symétriquement exclu qu’elle y tombe jamais à horizon raisonnable ? Pas davantage. La crise pourrait-elle être l’opportunité de ce progrès ? Sans doute – à la condition cependant d’un événement politique que son ampleur qualifierait indiscutablement comme révolution : liquidation des élites politiques, économiques et médiatiques libérales, annulation des traités, authentique constituante, reconstruction à neuf des institutions européennes, soit le comble même du rêve éveillé… dont les prodromes se font pourtant connaître chez les manifestants d’Athènes, les uncut de Londres, les indignados de Madrid, ceux de la Bastille, en attendant (rêvant) un mouvement de contagion qui réunirait tous les peuples européens pour un coup de pied au cul de format continental. Auquel la décomposition endogène de la construction monétaire européenne, telle qu’elle s’opère sous nos yeux, pourrait venir donner un bel élan… »

  17. Je crois que c’est clair et concis, merci d’avoir mis en évidence le rôle des positions off-shore

  18. @ Le kalamare :

    Je me demande si le coût de cette taxe sur les flux financiers ne serait pas reporté in fine sur le contribuable ?

    Bien-sûr, et c’est précisément l’objectif. Sauf que pour le commun des mortels, vous payez de toutes façons déjà divers taxes et frais lors d’achats et devises étrangères (~1-10% entre les frais bancaires, la TVA, les frais de transport…) , et donc la taxe Tobin sera invisible pour les transactions de biens réels, mais sera douloureuse voire prohibitive pour les transactions purement spéculatives.

    En d’autres termes, mais là il faudrait un exposé détaillé sur la taxe Tobin (la vraie, pas le simulâcre que les altermondialistes en ont fait, et si Mr Jorion le souhaite je me ferais un plaisir de le faire), une taxe faible ne gênerait que les transactions financières rapides et répétées avec de faibles marges : la spéculation. Les transactions uniques de biens réels et les investissements à longue durée seraient taxées aussi, mais la taxe serait alors noyée et indolore.

    « Je vois mal les utilisateurs de masses financières internationales se départir d’une once de leurs plus-values. »

    Vous avez raison, ils vendront chèrement leur peau.

    « Et si oui, comment l’éviter ? »

    Avec une grosse valise de billets, à l’ancienne.

  19. Euro the Endgame:

    The European Central Bank (ECB) is facing a dilemma similar to that faced by major
    U.S. banks in the 1980’s with defaulted loans to Latin America. The PIIGS (Portugal,
    Ireland, Italy, Greece and Spain) collectively require debt write-downs that exceed
    banks’ capital and reserves, and the tantrums of Jean Claude Trichet, President of
    the ECB, won’t change that fact.

    http://www.tavakolistructuredfinance.com/Euro.pdf

  20. Pourquoi la dette de la france est notée AAA? AHAHAHAH!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Car elle est adossée aux dépôts ASS_VIE.
    Déjà les prélévements à votre décés viennent d’être élevés à 25%.
    La dette est donc déjà remboursée à 25% , il suffit d’attendre votre mort…..qu’attendez vous ????
    Mais les jours passants , croyez bien que la ponction sera augmentée , jusqu’à l’absorption totale.
    Encore mieux les frenchiesbank sont autorisées à inclure vos dépôts dans leur capital.
    C’est plus à vous , c’est à eux..AH je rigole , signez là mon bon.
    YAXA ?????????? AHGRAHGRAHgr!!!!!!!!!!!!!!

    1. Calmez vous Bertrand…
      25 % ? Vous voulez rire. Uniquement au dessus de 152 000 € et seulement 20 %, aprés moult abattements et exonérations totales…

      Décès de l’assuré : droits de succession prélèvement de 20 %
      REMARQUE : pour les successions ouvertes à compter du 22.08.2007, sont totalement exonérées de droits de succession et de prélèvement de 20 % les sommes (ou valeurs) versées au conjoint, partenaire pacsé et sous certaines conditions, aux frères et sœurs.
      En l’absence de bénéficiaire déterminé, les sommes ou valeurs versées au décès de l’assuré :

      font partie intégrante de sa succession, et sont donc imposables aux droits de succession dans les conditions habituelles.
      En présence d’un bénéficiaire déterminé (autrement dit, désigné par son nom ou du moins identifiable), ces sommes ou valeurs sont soumises :
      aux droits de succession, mais pour la seule fraction supérieure à 30 500 € des primes versées après les 70 ans de l’assuré, lorsque le contrat a été souscrit depuis le 20.11.91 (ou avant, en cas de modifications essentielles depuis cette date), à un prélèvement forfaitaire de 20 % pour la part supérieure à 152 500 € revenant à chaque bénéficiaire (sauf celle correspondant aux primes versées après les 70 ans de l’assuré), lorsque le contrat a été souscrit depuis le 13.10.98 (ou avant, si des primes ont été versées depuis cette date), et sauf exonération des contrats de rente-survie et d’assurance de groupe souscrits à titre professionnel (loi Madelin, par exemple).
      L’assiette du prélèvement de 20 % est normalement constituée :
      par la valeur de rachat au jour du décès (du versement pour les contrats à terme fixe), et/ou les primes correspondant à la fraction non rachetable (prime annuelle ou prime unique pour les contrats non rachetables).

      1. 152 000 €

        ne peut correspondre qu’à une assurance vie cadre supr et,ou, héritier trés friqué …
        car bloquer une telle somme est totalement impossible dans la classe moyenne ( sauf supr ) :

        – soit achat d’un appartement et, ou maison possible, et plus un kopeck en banque …
        – soit impossibilité d’acheter , et nécessité de pouvoir retirer le peu que l’on a, en cas d’accident de la vie ( maladie, chômage …)

      2. @M

        152 000 € c’est un million de Francs. C’est ce qu’un petit couple « moyen » à 4 000 € de revenu net mensuel (une infirmière et un soudeur qualifié par exemple) a pu accumuler sans trop se priver en 10 ans sur son assur-vie, intérêts cumulés à 4% compris, en mettant de côté 1 000 € par mois…
        Le taux d’épargne moyen des menages français sur leur revenu brut disponible est de l’ordre de 15% depuis 20 ans, plus de 16% aujourd’hui. A 4000 € de salaires nets, c’est plutôt du 20 à 25%.

  21. Le problème de la garantie des états et de leurs institutions ne peut manifestement plus être résolu dans la mesure où ce sont des êtres humains qui les dirigent.

    Les pressions qu’ils subissent sont devenues telles qu’il ne peuvent qu’être corrompus ou détruits, psychologiquement, médiatiquement voire physiquement.

    C’est ce qui fonde la nouvelle révolution issue des mouvements libertaires des hackers par la création d’une nouvelle ressource monétaire transparente dans son fonctionnement et qui préserve l’anonymat des transactions en dehors de toute forme d’intermédiation financière (bien que celle-ci demeure possible si on le souhaite). Il s’agit en définitive d’une « monnaie manuelle incorporelle », c’est là qu’est le génie.

    La confiance n’est plus ici fondée sur des volontés humaines mais sur des algorithmes mathématiques visibles par tous, simples dans leur principe mais complexes dans leur mise en œuvre. Cette complexité garantit l’impossibilité de créer de la fausse monnaie (frauduleuse ou étatique – fini la planche à billets), préserve suffisamment du risque de double-dépense et assure un modèle de transition viable vers un modèle d’économie de l’abondance sur lequel repose le financement des activités de partage et de diffusion des connaissances propre à internet.

    En résumé, ce que les industries culturelles ont vécu ces dernières années en terme de remise en cause de leur modèle économique va se voir transposé aux intermédiaires financiers, à commencer par les banques centrales donc les états. Reste à voir s’ils réagiront aussi stupidement que les premières…

    Si oui, ils n’ont techniquement pas d’autre solution que de couper internet purement et simplement. Et encore, la résistance continue de s’organiser grâce aux réseaux dits « maillés » dans lesquels les ordinateurs communiquent directement entre eux sans passer par un fournisseur d’accès (mais évidemment, cela ne fonctionne qu’à courte distance donc est utile essentiellement au plan d’un campus ou au mieux d’une commune). Mais si de nouvelles techniques (satellite direct) permettaient de s’affranchir de cette limitation, alors les états n’auraient d’autre choix que de couper l’électricité (et là, le solaire et l’éolien peuvent prendre le relais).

    Tout ceci est de nature à nous conduire à l’hyperdémocratie suggérée par un Attali et d’autres, mais le détour par l’enfer de la guerre en application de la stratégie du choc (Naomi Klein) n’est malheureusement pas exclus.

    Pour plus d’info sur cette nouvelle cryptomonnaie:
    http://www.bitcoin.org

    Pour info, 1 BTC franchit aujourd’hui le seuil des $10 et 8 EUR, voir les résumés de transactions (puisque tout est à la fois transparent et anonyme):
    http://bitcoincharts.com/markets/

    C’est du Cantona puissance 1000 !

    1. Ouais. Un rêve hayékien ces cryptomonnaies… Hayek y a pensé, les bankhackers l’ont fait.

    2. @Biram,
      La bitcoin est une spéculation capitalo-anarcho-libertaire. Une nouvelle plateforme mondiale de trading algorithmique qui ne nécessite même pas de se déclarer opérateur financier et d’avoir à publier des comptes.

      1. @Pierre

        Regardez encore, c’est de la création monétaire décentralisée. Et cette monnaie permet déjà des échanges de biens et services.

        Les techniques d’échange sont bien évidemment celles des marchés existants, de ce côté là, rien de nouveau.

        Mais votre réaction est intéressante, elle montre l’ampleur de la fracture entre la pensée dominante et la contre-culture 2.0.

  22. Que ce soit la Fed ou la BCE elles ne réagissent que trop peu et trop tard dans le souci de ne pas déplaire au capital financier dérégulé et apatride. Comme le décrit souvent le LEAP avec un catastophisme qui les discrédite un peu leurs analyses le système est voué à s’effondrer mais cela ne sera pas la civilisation qui s’effondrera mais un système profondément malfaisant et incontrôlable. Du moins tant que les Politiques ne reprendront pas le pouvoir sur la finance.

  23. Trichet propose un coup d’état et l’instauration d’un soviet européen, une véritable dictature!!

    Jean-Claude Trichet propose un ministère des Finances pour l’UE

    * Trichet suggère un droit de veto en matière économique

    * Imagine à long terme la création d’un ministère européen des Finances

    * Son discours fait grimper l’euro face au dollar

    AIX-LA-CHAPELLE, Allemagne, 2 juin (Reuters) – L’Union européenne doit envisager de développer la centralisation de ses politiques économiques si elle ne parvient pas à juguler la crise de la dette dans la zone euro, a déclaré jeudi le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.

    A l’occasion de la remise d’un prix pour sa contribution à l’unification européenne, Jean-Claude Trichet a avancé plusieurs idées comme la formation d’une ministère des Finances européen ou un droit de veto européen sur certaines décisions économiques nationales.

    A l’heure où la zone euro envisage un nouveau plan de sauvetage pour aider la Grèce à s’extirper de sa crise budgétaire, ces propos ont fait bondir la monnaie unique à un plus haut d’un mois face au dollar EUR=, à 1,4487. Vers 11h00 GMT, l’euro s’échangeait autour de 1,4468 dollar. reuters

  24. La Biélorussie, en crise financière, appelle le FMI à son secours, dévalue de 36% en une semaine
    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20110602-crise-financiere-bielorussie-fmi-loukachenko-europe

    Encore une raison d’envisager, après l’attentat de l’autre mois, qu’une allumette de plus peut déstabiliser un régime autocratique de plus à rajouter à la série.

    Avec l’€uro pour la Grèce s’est différent.

    Mais les conseils de privatisation sont les mêmes, avec pour la Biélorussie les acteurs économiques russes sur les rangs.

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