Étiquette : monnaie

  • Un nouvel ordre mondial de vérité financière, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Une crise absolument systémique

    Le rétablissement de la stabilité financière mondiale s’inscrit dans quatre axes de recherche : les normes de solvabilité financière à long terme, la politique de liquidité des acteurs financiers, la régulation de la création monétaire par la croissance économique réelle et l’équilibre des échanges monétaires et financiers internationaux. La crise des subprimes s’est déclenchée dans le champ de la liquidité. Elle a dévoilé une insuffisante solvabilité du système financier face à des retournements de conjoncture. Les États occidentaux ont du s’endetter pour limiter les développements de la crise dans l’économie réelle. Le sauvetage du système financier débouche sur des déséquilibres profonds de solvabilité publique et de stabilité monétaire.… Lire la suite…

  • Le bon grain et l’ivraie, par Jean-Pierre Pagé

    Billet invité

    De la lecture des divers commentaires des évènements qui se sont produits au cours du dernier week-end émane un sentiment mélangé emprunt d’une certaine confusion. Devons-nous nous en réjouir ? Sommes-nous sortis de l’impasse qui emprisonnait l’Europe, il y a quelques jours encore ?

    Saluons tout d’abord la réactivité, tardive mais bien réelle, des autorités européennes (chefs d’Etat et de Gouvernement et institutions confondues). Elles ont su prendre les mesures qui s’imposaient, même les plus radicales comme la possibilité de prise en pension par la BCE de titres des dettes souveraines de certains Etats. Si cela ne résout pas tout, cela marque l’engagement ferme et effectif que l’on attendait dans un processus de mutualisation des risques visant à doter la zone euro d’instruments de solidarité financière et de gouvernance économique.… Lire la suite…

  • Deutschlandfunk, dimanche 9 mai de 9h30 à 10h00

    Pour ceux qui comprennent l’allemand. Mon entretien avec le Dr. Stefan Fuchs passe de 9h30 à 10h00 sur Deutschlandfunk. Vous pouvez écouter le podcast ici

    Zerstörerisches Geld

    Lehren aus der Hyperkrise, Teil 2: Gespräch mit dem Wirtschaftskolumnisten Paul Jorion

    Von Stefan Fuchs

    Die seit Herbst 2008 andauernde Finanzkrise hat sich auch zu einer Krise des globalisierten Kapitalismus zugespitzt. Denn eine ungehemmte Liberalisierung der Märkte und die Ausdehnung der internationalen Arbeitsteilung haben die gigantischen Wachstums- und Wohlstandsversprechen nicht einlösen können.

    Im zweiten Teil der Gesprächsserie « Lehren aus der Hyperkrise » unterhält sich Stefan Fuchs mit Paul Jorion über die zerstörerische Wirkung des Geldes.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise: briser l’encerclement de la dette, par François Leclerc

    Billet invité.

    BRISER L’ENCERCLEMENT DE LA DETTE

    Deux réunions vont se tenir en Suisse ce dimanche et en début de semaine, dont nous ne saurons probablement pas grand chose. Mais ce n’est pas la discrétion qui les entoure qui fait en soi leur intérêt, mais plutôt leurs objets respectifs. La première est une réunion régulière de la Banque des règlements internationaux (BRI), la seconde un forum organisé conjointement par le FMI et la Banque nationale suisse (BNS), la banque centrale du pays.

    La crise européenne est suivie de près dans le monde entier, en raison de ses conséquences systémiques potentielles à court terme, et de ses incidences à moyen terme : l’Europe, première puissance économique, représente plus de 30% du PIB mondial.… Lire la suite…

  • Une histoire à dormir debout (suite), par Jean-Pierre Voyer

    Billet invité

    Réponse tardive sur une question importante à :

    Brieuc Le Fèvre
    (…)
    Enfin, concernant l’échange de banque à banque, comme vous le dites, la banque qui voit une dette arriver chez elle n’en est pas contente, et demande une contrepartie en monnaie centrale. Seulement voilà, si cette transaction devait se faire au coup par coup, à chaque transfert de compte chez A vers compte chez B, les banques commerciales devraient en effet avoir en réserve BC la totalité des montants inscrits en DAV et épargne immédiatement disponible. Ce qui serait pile poil dans la vision de Shiva et Julien Alexandre.

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  • Reformuler les règles du jeu dans leur ensemble, par Corinne Lepage

    Billet invité.

    La vitesse à laquelle se dégrade la cohésion européenne d’une part, la situation économico-sociale en Europe, aux Etats-Unis, voire en Chine, contraste avec la pauvreté des propositions et l’incapacité ou plutôt l’absence de volonté réelle du système politique d’entamer une réforme fondamentale du système financier.

    Les cris d’orfraies des banques à la simple évocation du renforcement des règles prudentielles, qui ne sont qu’une petite mesure évidemment indispensable, suffit à mesurer l’étendue de la reconquête que le pouvoir politique devrait entreprendre pour s’attaquer aux racines du mal !

    Mais deux sujets d’une autre ampleur devraient être abordés :

    – l’encadrement voire la réduction drastique des paris sur les fluctuations de prix via les ventes à découvert et le jeu spéculatif sur les CDS, comme le propose Paul Jorion.… Lire la suite…

  • Une erreur commune, très commune, je dirais presque universelle, par Jean-Pierre Voyer

    Billet invité.

    Une erreur commune, très commune, je dirais presque universelle

    Étienne Chouard dit :
    10 février 2009 à 06:40
    Bonjour,
    (…)
    Comme je le dis depuis des mois, ce dialogue de sourds repose à l’évidence sur un malentendu.

    Un malentendu sur la définition de la monnaie.

    « Moi » parle d’« apparence » là où de nombreux terriens vivent une réalité bien concrète (une réalité qui dure et se renouvelle toute une vie) : le chiffre que la banque a fait apparaître sur mon compte il y a une quelques années à l’occasion du crédit qu’elle a bien voulu me consentir pour acheter ma maison, ce chiffre a toute la saveur d’une réalité : la réalité de l’appropriation d’un bien réel dont la jouissance exclusive est garantie à ma famille depuis cette création des chiffres si utiles, garantie grâce aux signes monétaires (créances transmissibles, réutilisables) que j’ai pu donner en échange, très en avance sur le travail qui m’a permis finalement de solder l’affaire.

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  • À propos de « De quoi l’argent est-il le nom ? »

    A propos de la critique de « L’argent, mode d’emploi » par Jean-Marie Harribey dans Alternatives Economiques : « De quoi l’argent est-il le nom ? », nous avons eu la correspondance suivante, que nous avons tous deux accepté de rendre publique à l’invitation d’Alain Caillé.

    Correspondance Harribey – Jorion (10 décembre 2009)

    Harribey : L’intérêt est toujours un prélèvement sur le fruit du travail productif, plus précisément une portion du surplus engendré par celui-ci. Vous réhabilitez d’une certaine manière l’économie politique et Marx. Est-ce le cas ?

    Jorion : Oui. Dans la note aux pages 95 et 96 de « L’argent, mode d’emploi », je situe ma démarche par rapport à Quesnay et Marx.… Lire la suite…

  • A propos d’un parallèle entre L’argent, mode d’emploi et Some Considerations Upon Interest de John Locke (1692), par Claude Roche

    Billet invité.

    A PROPOS D’UN PARALLELE ENTRE « L’ARGENT, MODE D’EMPLOI » ET « SOME CONSIDERATIONS UPON INTEREST » DE JOHN LOCKE (1692)

    Le grand Locke, dans sa controverse avec Petty, fut peut-être le premier qui ait exprimé en termes abstraits le rapport existant entre le taux d’intérêt et la quantité de monnaie ».
    (Keynes – La théorie générale)

    « L’argent mode d’emploi » est aujourd’hui considéré comme une explication lucide de la crise actuelle. Nombreux d’ailleurs sont les économistes qui sont interpelés. Mais sa simplicité, jointe à l’absence de références historiques ne sera pas sans les troubler : le livre leur donnant l’impression de « sortir de nulle part » et posant la question : « si c’était si simple, comment n’y a-t-on pas pensé auparavant ?… Lire la suite…

  • « L’argent, mode d’emploi » : un second commentaire, par Johannes Finckh

    Billet invité.

    Pour revenir à la question centrale de ce qu’est la monnaie, l’insistance que je peux avoir sur le statut spécial de la monnaie fiduciaire, cela vient d’une autre observation que je n’ai pas encore exposée et qui apportera, je l’espère, un éclairage nouveau!

    0) Tout d’abord, ce n’est pas la monnaie qui est à la base, mais le fait que l’être humain travaille et doit ensuite partager le fruit du travail ! Jusque là, tout le monde suit.

    1) Ensuite, l’invention de la monnaie, ancienne et toujours nouvelle, a radicalement changé les rapports humains. Pour étendre cette réflexion à la nature même de l’être humain, on peut dire que le fait que l’être humain parle, le « parlêtre » de Lacan, change tout.… Lire la suite…

  • « L’argent, mode d’emploi » : un commentaire, par Johannes Finckh

    Billet invité.

    J’ai fini la lecture de votre livre !

    Je confirme pour dire qu’il est très bien. J’espère qu’il réveillera les économistes attachés et adeptes de la confusion entre « argent » et « reconnaissance de dette ».

    Votre dernier passage sur la « dimensionnalité » de la monnaie apporte le fait que l’ordre monétaire, qui génère toujours l’intérêt, même faible et même proposé selon des règles plus « convenables », à savoir dans la production en obtenant un partage entre capitaliste et entrepreneur tout en produisant une « croissance », car l’argent est correctement investi – et sans les trop fréquents abus dans la consommation et la spéculation – va tout de même dans le mur !… Lire la suite…

  • Mes livres sur la crise : petit récapitulatif

    La remarque d’Auspitz,

    Pendant deux ans, Paul a recherché les éléments dont il avait besoin pour conforter ses intuitions ; aujourd’hui, tout cela est dans ses livres ; si nous voulons rester au même niveau de compréhension des phénomènes, nous devons les lire

    m’a donné l’idée de ce petit récapitulatif :

    La crise du capitalisme américain (La Découverte 2007 ; éditions du Croquant 2009)

    Écrit en 2004-2005, publié en janvier 2007. « Le livre qui a annoncé la crise ». L’ouvrage explique pourquoi il y a aura une grande crise du capitalisme américain. Le surendettement des ménages américains. La disparité des revenus aux États–Unis.… Lire la suite…

  • Les économistes inquiètent la reine d’Angleterre

    La Reine d’Angleterre s’étant inquiétée que les économistes n’aient pas su prévoir la crise, dix économistes britanniques ou appartenant au Commonwealth, lui répondent que la science économique est devenue « une branche étroite des mathématiques appliquées, pratiquement sans relation avec le monde réel ». Ils réclament un élargissement de l’enseignement à d’autres disciplines dont la psychologie, l’histoire économique et la philosophie. J’ajouterai bien entendu personnellement à la liste, l’anthropologie, la sociologie et la science politique.

    Parmi les signataires, Sheila Dow, que j’ai récemment citée dans Monnaie et crédit : le point de vue structuraliste, où j’expliquais que les conclusions auxquelles nous étions parvenues sur ce blog quant à la monnaie et au crédit, étaient très proches des positions du courant structuraliste, essentiellement représenté en Grande-Bretagne, et auquel Sheila Dow appartient.… Lire la suite…