OPTION DE PRIX UNIVERSEL DE LA VALEUR, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Restaurer la démocratie par la pacification monétaire mondiale

Le marché dirigé par la personne, existant de la société, n’a jamais existé dans l’histoire de l’humanité car il aurait obligé un pouvoir politique à se subordonner au privilège d’une autre personne que lui-même à fixer librement le prix des objets de valeur. Le pouvoir financier international anonyme est parvenu à asservir le pouvoir politique par son extra-territorialité issue de la mondialisation. La seule possibilité de restaurer la suprématie du pouvoir politique sur le pouvoir financier est l’instauration d’un marché financier international régulé par le droit personnel des démocraties nationales. La démocratie ne peut reprendre le contrôle de la finance sans s’en remettre à l’effet de la responsabilité personnelle dans l’exercice du pouvoir politique ou du pouvoir financier. L’hypothèse d’un modèle unique de démocratie mondiale est un leurre car elle supprimerait la concurrence historique des sociétés à la discussion du bien commun. Un gouvernement mondial est inéluctablement exposé à la dégénérescence impérialiste comme il en est de tout temps et actuellement des organisations géopolitiques trop puissantes.

En revanche, la création de l’euro dans un ensemble géopolitique régi par le principe de la démocratie montre que la discussion du bien commun par une monnaie commune oblige les pouvoirs politiques à se jauger réciproquement selon la valeur qu’ils produisent effectivement. Le recyclage de l’épargne sur un marché multinational dans une même monnaie oblige les gouvernements au calcul de leur prime d’option de légalité budgétaire. Les gouvernements se soumettent au jugement du marché sur les promesses qu’ils font à leurs électeurs. Ils sont obligés par l’effet économique réel de leurs promesses. Il ne leur est pas possible de soustraire l’économie à la démocratie sans que cela se voit par la mise au chômage des citoyens ou par le surendettement public. Une même monnaie entre plusieurs démocraties permet aux électeurs de dénoncer les injustices économiques et aux épargnants de mettre en doute une anticipation électorale fausse de la croissance de valeur.

Ce qui détruit l’euro, c’est sa valeur non cotée par un vrai marché. Les Étatsuniens, les Britanniques ou les Chinois cotent l’euro selon leurs intérêts nationaux qui n’est pas le bien commun du monde ni celui de la zone euro. Et le système financier international soutire la liquidité de la BCE pour se faire des fonds propres gratuitement aux dépens des contribuables européens. La guerre des monnaies n’est pas un système démocratique de valeur économique. En revanche, si des États démocratiques créent ensemble une monnaie commune qui soit l’expression de la valeur de toute personne humaine indépendamment de sa nationalité, ils créent un étalon de comptabilité universelle. Il suffit de reconnaître la monnaie pour ce qu’elle est dans une réalité effective de la fin formée dans la matière ; de la définir contractuellement comme sous-jacent d’une option de crédit légalement définie par les démocraties. Pour réaliser une telle définition de la monnaie, il faut offrir à l’épargne mondiale contenue dans des réserves de change pléthoriques d’investir sur un même marché ordonné, contrôlé et garanti par les démocraties de réalité.

Les quatre conditions marchandes de la réalité monétaire

Pour former le marché multinational du bancor, monnaie de rationalité réclamée par Keynes à Bretton Woods, il suffit d’isoler à l’intérieur du système financier actuel un système de banques spécialisées de marché, de crédit, d’investissement et d’assurance. La partition bancaire en quatre activités différentes crée l’obligation d’émission monétaire par l’option. L’assurance calcule le prix de l’intégrité physique des actifs réels sous-jacent à la finance. L’activité de marché reçoit le dépôt des définitions juridiques des actifs négociables et enregistre les personnes désirant négocier leur liquidité monétaire. Une banque de marché a la mission exclusive d’originer tout objet de valeur négociable par la vente de prime d’origination identifiant un nominal de contrat marchand. Le contrat de marché est un titre de propriété transnationale attachant un objet à un sujet nominatif physiquement identifié infiniment responsable de la valeur en crédit et de la valeur en risque du prix offert à la vente financière objective. Le sujet transnational de la valeur est une personne physique garantie par une société politique qui répond sans limite de la matière dont il vend l’option de prix. La valeur sociale du prix est garantie par l’activité d’investissement exclusivement dédiée à l’achat et à la transformation des primes de prix de tout objet négocié en bancor. L’investissement est dans la transnationalité, la responsabilité illimité de la valeur en risque de tout prix à terme exprimant un crédit. L’activité de crédit consiste à produire la mesure du prix de la monnaie réelle dans le temps. Les banques de crédit tiennent la comptabilité du nominal des options vendues en bancor qu’elles adossent au nominal des options achetées. Elles vendent des options de liquidité de leur bilan comptable où les échéances de nominaux achetés ne correspondent pas exactement aux échéances des nominaux vendus. Le capital coté des banques de crédit rapporté à leur passif nominal exclusivement constitué de dépôts comptant et à terme affiche le prix réel de la liquidité monétaire.

Le prix réel de la liquidité des banques de crédit formé par leur capital est acheté par les banques d’investissement. La prime d’option de la différence entre le prix réel et le prix nominal de la liquidité proposée par la Banque Centrale Mondiale est portée soit par l’investissement de marché soit par le banquier central à son capital comptable de marché. Les positions de risque d’option sont exclusivement négociables dans les banques de marché en bancor qui assurent l’égalité et la transparence d’une information équitable objective de la réalité. Le capital de la BCM serait garanti par une Banque Mondiale de la Valeur dont le capital serait souscrit librement par les États de droit désireux d’investir dans la monnaie de démocratie. Le marché mondial des options cote en temps réel le prix du risque des monnaies, des dettes publiques et privées et du capital des sociétés multinationales. Les États de droit nationaux comme les sociétés d’entreprise sont des personnes morales internationales. Le capital international d’un pays garantit la valeur réelle internationale de sa monnaie. Le capital international d’une société d’entreprise économique est impérativement coté, souscrit en bancor et couvert par le marché d’option international.

Monétiser la confiance objective intelligible

Par le rapport entre le nominal et la prime d’une option de change bancor contre monnaie nationale, se détermine la parité mondiale des monnaies en fonction du prix de la prime que les investisseurs achètent. Une prime négative de change représente un capital national négatif, c’est à dire un emprunt international de valeur non voulu ni accepté par la communauté mondiale. Le bancor oblige l’ensemble de ses acheteurs à terme qui sont ses emprunteurs à payer tous les jours en bancor la différence entre la parité réelle et la parité nominale à l’ensemble des vendeurs du risque de change. Tant qu’une prime de change est négative, la monnaie nationale est invendable, inconvertible sur le marché mondial des changes ; ce qui oblige la zone monétaire en surévaluation de parité soit à régler tous ses achats internationaux par des exportations de biens réels soit à dévaluer sa parité pour restaurer des primes de change positive. En bancor, une parité de change est déterminée par des épargnants qui ont confiance et des investisseurs qui achètent le prix réel de cette confiance. A chaque État de droit et à sa banque centrale de prendre les décisions d’économie politique qui inspirent confiance par la création de valeur vérifiable.

La création d’un marché multinational d’option en bancor n’a de valeur que si elle est libre donc responsable. Les nations et intérêts privés qui vivent du pillage de la valeur du travail humain peuvent rester dans leur choix. Il leur suffit de ne pas adhérer à la nouvelle monnaie d’option de valeur humaine, de ne pas emprunter de liquidité en bancor et de spéculer contre le bancor en vendant la prime du bancor contre leur monnaie nationale voire même contre des fausses monnaies privées sans réalité matérialisable. Ils peuvent acheter des grandes campagnes de communication en belles images, belles histoires et nombreux cadeaux publicitaires pour convaincre que l’humain n’a pas de vrai choix de connaître le prix de son travail. Ils peuvent aussi stipendier des armées mafieuses pour corrompre les responsables politiques et terroriser les pauvres. Ils peuvent aussi acheter le capital de la BMV pour la détourner de sa mission et dispenser les électeurs des démocraties d’y investir leurs impôts. L’existence d’un marché multinational de la démocratie dont la seule exigence est de vendre à un autre que soi devant tout le monde le prix d’incertitude de la valeur de ce qu’on dit, est la parade pré-actée de l’intelligence humaine de sa capacité à sortir d’elle-même pour investir l’effet de la réalité et non sa conception individuelle d’elle-même. Le choix de la justice et de la stabilité monétaire mondiale est donc l’effet de l’intelligence responsable des personnes de la démocratie. Que les individus soient donc transparents par la monnaie de la confiance qu’ils inspirent à autrui indépendamment de leur discours.

Option immédiate en monnaie de la démocratie nécessaire

Le choix de la démocratie peut être immédiatement visible avec l’Irlande. Si les Européens convertissent le Fonds Européen de Stabilité Financière en BMV ; transforment une partie de la place financière de Londres déjà active en plateforme du nouveau marché d’option international ;  transforment la Banque des Règlements Internationaux en banque centrale du bancor ; autorisent l’Irlande à sortir de l’euro aussi longtemps que nécessaire ; lui consentent des crédits en bancor pour soutenir une parité d’équilibre à long terme de la livre irlandaise ; achètent la prime de change de la parité nominale négociée avec le gouvernement irlandais ; achètent la prime de crédit de la dette publique irlandaise et la prime de crédit du système bancaire irlandais ; alors l’Union Européenne jette immédiatement les bases d’un nouvel ordre économique mondial multinational démocratique. Une telle initiative met immédiatement en place une discussion rationnelle entre la démocratie et le marché sur le prix de la valeur en réalité. Les États s’obligent à calculer le prix de la valeur effectivement produite par la puissance publique, le prix en crédit et en risque des engagements passifs de la puissance publique et le prix international de leur système juridique de régulation économique de la valeur. Les banques et opérateurs financiers domiciliés dans les démocraties sont alors obligés d’apprécier leur crédit et leur risque en monnaie nationale sous le contrôle des États. Lesquels sont financièrement couverts sur le marché du bancor qui cote et le risque de change et le risque de crédit sous le contrôle de l’épargne mondiale.

L’épargne mondiale est obligée de s’interroger sur la valeur des démocraties nationales pour s’investir dans les pays et les monnaies qui produisent le plus fort effet de levier entre le crédit stable et le capital investi en finalité humaine, en formalité juridique et en matérialité de la valeur. Investir dans le bancor équivaut à revenir dans la réalité du bien commun des personnes dans les régimes politiques et juridiques tels qu’ils sont actuellement. La monnaie sous-jacente à l’option de démocratie rend nécessaire l’équilibre des prix et des salaires. Le salaire qui rémunère le travail est nominal de l’option de transformation de la matière par une compétence professionnelle nommée sur le marché. Le salaire est de ce fait défini fixe et révisable à échéances du contrat de travail. La prime du travail va au vendeur de la transformation qui conçoit par son propre travail l’objet de la valeur à terme. L’entrepreneur vendeur de l’option de travail est acheteur de l’option de crédit dont font partie les salaires échus.

L’entrepreneur est vendeur de l’option de capital et de la prime de crédit qui lui permettent d’emprunter le prix à terme de la valeur à produire. Dès lors que le prix des parités de change et des primes de crédit ne sont plus manipulables par des intérêts privés non transparents à l’information publique, le prix des compétences professionnelles et des sociétés entrepreneuriales et politiques qui les développent est visible et comparable sur le marché international, au risque de change près. Les monnaies qui payent les salaires et comptabilisent les revenus se purgent de leur risque de crédit et d’instabilité systémique. La spéculation sur la comptabilité idéelle des prix cesse de majorer artificiellement la plus-value prélevée dans la valeur ajoutée. La valeur du travail retrouve son vrai prix selon les compétences effectivement déployées à inventer et transformer la valeur. La distribution de revenus s’aligne sur la contribution réelle du travail, sur la liquidité juridique, sur l’anticipation du crédit et sur la variabilité réelle de l’anticipation financière de la valeur. L’offre crée alors sa propre demande par la discussion politique de marché du juste prix de toutes les causes de valeur humaine.

L’Irlande restructure l’euro par la monnaie mondialisée

La restructuration de l’euro par le bancor implique la sortie de l’euro de tous les pays qui jugent trop élevé le prix politique du remboursement de leur dette par les règles de la zone. Ils négocient par conséquent la réduction de leur déficit budgétaire par l’abandon partiel de leur dette publique extérieure en euro imputé sur les budgets des pays restant dans l’euro. Un nouveau budget public avec relèvement de la fiscalité permet le rétablissement de la monnaie nationale à un taux de change viable et variable en bancor et en euro. Tout est négociable dans l’accord général de consolidation du crédit des États de la zone euro. La cotation de tous les prix de l’accord dès le lancement du bancor permet de régler tous les écarts entre les prix nominaux avant bancor et les prix réels après bancor. Si la parité de l’euro en bancor est anticipée au-dessus de sa valeur réelle du fait que les efforts demandés aux Irlandais sont trop élevés pour épargner les budgets allemand, français et britannique, le marché bancor dévalue l’euro pour tenir compte de l’affaiblissement économique de l’Union ; sauf à ce que la zone accepte de payer des primes de change élevées pour soutenir sa parité. Les primes de crédit public en bancor distribuent équitablement le prix du risque d’équilibre budgétaire selon la situation réelle, politique et économique de chaque État qui choisit souverainement son plan nominal de consolidation par le paiement de ses primes en bancor sur un marché transparent aux intérêts nationaux.

Le marché multinational d’équité d’option du prix de toute incertitude fonde la valeur mondiale pacifiée parce qu’infiniment discutable. La discussion financière en bancor est arbitrée par la réalité démocratique de l’économie concrète. Si aucun accord n’est trouvé entre débiteurs irlandais et créanciers européens et internationaux, l’Irlande choisit de fait de sortir de l’euro comme ses partenaires de ne plus continuer à partager leur monnaie. Quelle que soit la monnaie de remplacement qu’ils adoptent entre eux-mêmes, les Irlandais disposent avec le bancor d’une unité de compte de leurs échanges commerciaux et financiers avec le monde. Ils ont par là une évaluation extérieure garantie équitable de leurs choix monétaire, budgétaire, économique et politique. En l’absence de tout accord formel direct avec ses créanciers extérieurs, l’Irlande reste liquide même en répudiant ses dettes. Le marché du crédit en bancor refuse alors de lui consentir des concours à cause de la prime de crédit et de la dette impayée que les emprunteurs irlandais refusent de régler. La seule façon pour un Irlandais d’importer une quelconque valeur est alors d’en déposer préalablement le règlement dans une banque de crédit bancor en contrepartie d’une exportation réelle. La contrepartie réelle et liquide d’un tel traitement infligé par la zone euro à l’Irlande est la quasi suspension des échanges commerciaux avec un partenaire historique qui faisait la richesse d’une Union mal nommée. Il en irait exactement de même pour les États-Unis, la Chine ou toute autre nation quelle que soit son niveau d’adhésion au bancor dans un monde qui ne peut plus être déclaré ni plus ni moins unifié qu’il ne l’est réellement par des effets financiers sans réalité politique ni humaine.

Équilibre obligatoire de l’économie à la démocratie

Il est à prévoir que l’intérêt de la Chine sera de vendre le dollar pour acheter le bancor jusqu’au point d’optimisation où la dévaluation de ses réserves en dollar lui coûtera plus cher que la souscription de primes d’achat du dollar en bancor. La Chine achètera la sécurisation de ses réserves de change en dollar et euro en recalibrant sa politique d’émission domestique en yuan par rapport à la couverture de change et de dette publique qu’elle souhaite avoir. Pour éviter la corruption politique et les bulles que produit l’excès de liquidité en yuan, elle indexera sa parité sur le bancor, obligera les groupes industriels et les banques à déposer leurs comptes dans les banques de marché en bancor et à acheter des primes de crédit en bancor. Les excédents de liquidité non effectivement investis pourront être résorbées par la réévaluation du yuan ou distribués en revenus aux citoyens chinois. L’augmentation du pouvoir d’achat international des salaires chinois ou de l’épargne chinoise rééquilibrera le commerce chinois ou l’investissement chinois en valeur étrangère. Le dollar retrouvera une parité d’équilibre avec la réalité mondiale mesurée en bancor. La dévaluation du dollar permettra de restaurer la compétitivité du travail étatsunien.

Le système financier en dollar pourra régler son endettement international par les exportations réelles de la démocratie étatsunienne en biens de consommation, crédit, capital et défense de la paix mondiale. Les pays qui ne souhaitent pas bénéficier de la protection militaire des États-Unis assumeront leurs dépenses d’armement par leur production et leur budget domestiques. Les dépenses militaires disproportionnées au besoin réel de défense nationale seront réglées par la dévaluation de la parité et la baisse des importations réelles. En bancor, une dette n’est pas le financement magique de n’importe quelle promesse ou de n’importe quelle dépense mais le prix d’une option de crédit vendue à un citoyen-épargnant désireux de conserver un droit quantifiable à acheter la réalité à une société engagée à la lui vendre. L’option du bancor est le choix du prix universel stable de la réalité engagée dans le temps ; engagée par tout sujet responsable de la valeur qu’il produit effectivement à l’intérieur d’un État de droit. Le marché financier calcule le prix du droit de toute valeur et le droit du prix de toute réalité. La réalité est par le marché dans la démocratie et la démocratie dans la réalité. Le résultat d’une telle option de liberté est l’indexation universelle de la monnaie sur la réalité matérielle formellement finalisée dans ses effets de valeur humaine.

L’adoption du bancor purgera les monnaies des prix non réels à proportion des primes négatives des options de prix nominaux des actifs en monnaie nationale cotés sur le marché transnational. La répartition des pertes nominales interviendra par le prix des primes que chaque emprunteur en bancor et chaque acheteur de la sûreté du bancor devra régler en égalité de droit avec toute nationalité étrangère à la sienne. Le bancor cote réciproquement le prix du passé par celui du futur ; le prix du vendeur objectif par le prix de l’acheteur objectif. La liquidité monétaire n’est plus alors une fiction explicitement contradictoire avec la réalité visible, mais l’effet de la responsabilité personnelle de la valeur d’autrui dans le temps et dans l’espace. La main invisible d’Adam Smith est pure spéculation tant qu’elle n’est pas rendue visible en bancor. L’alternative présentée par la faillite de l’économie sans loi de la démocratie est radicale : le despotisme mondial de l’inégalité universelle de la ploutocratie ou la reconstruction des prix par le travail de délibération réelle de la valeur humaine. La deuxième phase de négociation des accords de Bretton Woods est déjà engagée par la réalité. Le temps humain est valeur. Allons-nous laisser le perdre ?

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27 réflexions sur « OPTION DE PRIX UNIVERSEL DE LA VALEUR, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. Pierre,

    Il n’y a pas grand monde qui comprend l’espirit de la main invisible de d’Adam Smith. Bien sur il y a plusieurs façons de le voir!

    Comme Montesquieu la théorie de Adam Smith était pour créer l’équilibre des pouvoirs. Montesquieu pour la fonctionement de l’Etat et Adam Smith pour l’économie.

    Par peur et notre propre petit intérêt personel nous avons pas voulais comprendre ni Montesquieu, ni Adam Smith.

    Aujourd’hui naus faissons des énormes efforts intelectuelle pour sauver la facisme monétaire, bien sur dans une forme plus modéré. Ca sert à quoi?!

    Dans tous nos analyses intellectuelle on oblié quelque chose, mais quoi………………………………? 😉

    1. Peter, nous ne sommes pas à l’école. Si vous avez quelque-chose à dire, dites-le une bonne fois pour toute, et on jugera sur pièce. Car le petit jeu qui consister à reprendre les commentaires de tout le monde et à leur signifier qu’ils oublient systématiquement une « donnée essentielle » sans préciser laquelle commence à être franchement lassant.

    2. Julien tu a raison!

      Dans l’abstrait le profit égale perte.

      Ou

      taux d’intérêt égale égale inflation.

      Ca veut dire au quotidien nous avons compliquer énormement la théorie et pratique de la fonctionnement de l’ économie.

      En divisant l’economie dans quelque chose réelle et une autre côté virtuelle nous avons créé une confusion perpétuelle, sans fin.

      Dans cette confusion sur cette blog et ailleurs nous essayons chacun à sa façon de contribuer quelque chose pour sortir cette confusion/crise. Mais si nous ne mettons pas l’origine de cette confusion en causse nos analyses bien intentioné vont continuer de tourner en rond.

      L’origine de cette confusion se trouve dans cette citation:

      Avec l’acceptation de l’hypothèse voulant que l’argent vaut de l’argent, les pouvoirs publics ont inconsciemment désigné le vainqueur d’avance : le monde de la finance*. Une concurrence loyale et une égalité des chances pour tous sont-elles possibles, lorsque l’on désigne le vainqueur d’avance ?

      En désignant d’avance le vainqueur, les pouvoirs publics ont perdu leur indépendance et leur objectivité nécessaires pour pouvoir s’exprimer au nom de l’ensemble de la population (intérêt commun). Comment un système juridique qui s’appuie inconsciemment sur cette même hypothèse peut-il statuer de manière équitable et équilibrée, au nom de tous, au sein de l’État de droit ?

      L’argent, le bénéfice, les intérêts ou les dizaines d’autres dérivés financiers sont incapables de distinguer les priorités sociales. Lorsque l’être humain accepte ensuite la conformité aux lois de cet univers de la finance, l’aliénation, la confusion et l’anarchie financière en sont les conséquences logiques.

      Compréhensible Julien?

    3. Peter, ce que je comprends de ton commentaire, c’est qu’il faut définanciariser l’économie et que la politique reprenne le pas sur la finance. Très bien, jusqu’ici, nous sommes je pense tous d’accord, et l’idée n’est pas neuve : elle irrigue quasiment toutes les propositions faites sur le blog.

      Je comprends aussi que tu juges la perception d’un taux d’intérêt sur un compte-épargne injuste si celui-ci est supérieur à l’inflation. Bon, certains te diront ici que cela se discute, mais en tout cas le sujet a été abordé de nombreuses fois ici-même.

      Au final, je ne vois pas très bien où tu veux en venir car tu refuses visiblement de sortir d’un flou artistique bien pratique qui me semble masquer une position qu’au choix :

      – tu ne sais pas exprimer, parce que ta réflexion n’est pas aboutie ;
      – tu ne veux pas exprimer, parce qu’elle prête à controverse.

      Tu choisis quoi ?

    4. bonjour!
      de charrybe en scylla… pourtant peter s’est exprimé déjà clairement sur son point de vue. je réponds à sa place qu’il me pardonne : les valeurs de l’échange sont biaisés par la plus value (« Dans l’abstrait le profit égale perte » écrit il le taux d’intêret n’est évidemment pas celui d’un compte quelconque, mais le loyer de l’argent : les deux phénomènes amenant la surproduction quand bien même le système serait idéal). cette plus value est la conséquence d’un manque de confiance et sa recherche biaise la négociation de l’échange, qui devient alors rapport de puissance (information ou capital). et cette recherche de plus value sape le projet démocratique (pour ne pas parler des buts spirituels) : par influence à travers l’économie, et à travers les concentrations de capitaux qui font s’éloigner la production de l’utile et même du nécessaire ; mais aussi comme point de droit (le droit à la libre concurrence chez les libéraux la planification élitiste chez les marxistes). ce qui finit, et nous sommes tous d’accord sur ce point, par retirer toute légitimité au système. de toute façon il est basé sur la méfiance, le soupçon ou le doute : juste retour des choses.
      ni ignorance ni cachotteries, il a déjà défendu cette position devant les tribunaux (à la cour des droits de l’homme européen actuellement, et avt aux pays bas, si ma mémoire est bonne).

      plus « pragmatique », ce doc que Peter avait « agréé » (label Hoopman^^) : http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htm vous semblera peut être plus parlant.

      cdt

    5. Comme par hasard, on retombe toujours sur les théories fumeuses et simplistes des gens qui croient avoir trouver la faille du système dans les banques commerciales qui « créent » de la monnaie ex-nihilo. Et je pense que Peter sait que ce sujet a été longuement discuté et invalidé ici-même, et le louvoiement autour d’idées floues pour réintroduire le même débat de nouveau ne trompe pas vraiment.

    6. mr Alexandre : vous parlez de la plus value ou du doc « crédit social », quand vous parlez de théories fumeuses?
      je présuppose que vous me répondez puisque Peter avait donné sa réponse en 5 : le pléonasme que j’aurais écrit, par hasard, vous auriez le(s) lien(s)?

    7. mr alexandre : wikipédia : « Le crédit social est une idéologie économique et un mouvement social qui est apparu au début des années 1920…
      Il a depuis été soutenu par nombre d’économistes dont le prix nobel d’économie Maurice Allais qui dénonce une économie basée non pas sur l’argent réel, mais l’argent-dette (création de la monnaie avec du crédit, dette amenée à disparaître au fur et à mesure de son remboursement). »

      ayant qq difficultés à qualifier un prix nobel de simpliste ou de fumiste qd cela ne concerne pas directement mon domaine, je me permets de vous redemander les liens que vous jugez pertinents : ma recherche dans les pages du blog me semble partie pour durer (ou y a t il une méthode particulière?).

    8. merci mr jorion.

      mr alexandre :

      je n’ai pas tout lu ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=7624 http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135#comment-11961 et pas encore totalement^^ mais j’ai pu déjà y discerner la complémentarité de certaines conséquences du bancor que mr du jonchay appelle de ses voeux et la définition de l’argent par mr jorion (valeur nominale « garantie », à comparer aux valeurs de créances, dont la valeur nominale est seulement probable), cette définition pouvant peut être poser problème dans un système de change flottant)…mais, concernant vos remarques :

      dans ce doc un peu xénophobe, que le tonneau contiennent du minéral marron ou du métal jaune ou, imaginons, une île équivalente, ne change rien au problème du taux : le banquier (banquier centrale et non banquier commercial) crée de la valeur d’échange gagée sur une contrepartie consensuelle (mettons l’île bis). la masse monétaire correspondra à la valeur de l’île habitée, et le crédit octroyé plus son taux dépassent donc la valeur de l’île. si le taux est celui nécessaire au fonctionnement de la banque, il faut bien faire avec car l’émission de monnaie a un coût. s’il est supérieur, il y a accumulation de dette (dette qui sera remboursée par ponction sur l’île habitée). c’était ce que j’avais retenu des explications de peter.
      à mon sens, ensuite soit la monnaie perd de sa valeur pour que la masse corresponde aux valeurs de l’île, soit non, dans les deux cas les titres de propriétés s’écoulent vers la banque. par exemple, l’entreprise à laquelle je participe, n’a d’autres choix que de « pomper » un maximum les clients pour survivre au « pompage » des taux (99,999% de l’usure + des frais de brainstorming^^ avec un taux nominal affiché de 5 ou 6%^^).
      personnellement je trouve pitoyable que les habitants n’aient pas su s’organiser au delà de la production… aussi peu nombreux, ils auraient simplement du mettre leur production au pot commun. et en cas de surproduction d’un secteur, c’est le signe de vacances méritées, mises à profit si possible intelligemment. et concernant le banquier de cette fable, je me demande ce qu’il fait de ses journées : il a l’air bien nourri, habite une cabane avec ameublement et éclairage…ne s’est il lui même pas endetté pour tout cela?^^. (et puis cette île peuplée que d’hommes^^… z’ont interet à prévoir une bonne retraite!)

      cependant pour moi ce taux n’est qu’un terme dédié à la monnaie pour la plus value, qui elle est la manifestation, au mieux de la défiance, au pire de la prédation inutile. le différentiel dans les rapports de négociation, qui existe de fait, est utilisé par de telles volontés pour accroître artificiellement leur dû (: la valeur de son travail et l’entretien de sa vie. et ces volontés sont puissamment aiguillonnée sur ce chemin). ainsi, avec ou sans banquier ou théorie économiste, une telle volonté, adjointe du principe de l’héritage, amènerait tout aussi surement l’un a régner sur les autres, économiquement cad symboliquement parlant. comme le ferait un roi (dont le pouvoir ne tient qu’à la volonté de ses « sujets » ).

      ensuite, en aparté, les physiciens aussi considèrent la création impossible. pourtant les théories des particules s’accordent pour dire qu’un couple matière/antimatière peut advenir (proton/antiproton : leur « somme » est nulle et l’énergie nécessaire pour nous à les « créer » 1/ se retrouve dans le potentiel d’énergie entre ces particules (c’est plus complexe que cela mais l’exemple de la casse d’un aimant me semble parlant : résultent deux aimants (pôle N/S puis N/S/N/S) influencés par leurs champs) 2/ ce phénomène semble se produire naturellement (une explication de l’origine de la matière par une dissymétrie de ce phénomène).

      concernant le point 1, j’ai tendance pour l’instant à voir le couple crédit/dette de la même façon (à ceci près que l’énergie nécessaire à cette création, est considérablement inférieure à celle engendrée par le phénomène. par ex, le bilan énergétique, seul réellement objectif et neutre, de l’action bancaire est largement inférieure à celle des entrepreneurs qu’il crédite.) et donc cette démultiplication de l’énergie réelle du banquier (dont le travail doit être de haute qualité, et semble nécessaire) me paraît bien un genre de création.

      y a t il ici des contresens ou des amalgames de ma part? si oui, pourriez vous m’aiguiller pour repérer ces points (que je puisse rapidement rattraper les positions de ce blog sur ceux ci)

      merci d’avance.
      bien à vous.

  2. j’aimerai bien voir tourner une simulation de ce dispositif comme un jeu de Mondopoly que les membres du blog pourraient tester et d’autres joueurs se convaincre du bien fonde ou non de cette machinerie.

  3. veut-il dire un certain esprit diabolique , une seconde « essence » , ou composante de l’esprit humain, qui comme on le constate , sous ces formes machiavéliques, envoie tout le monde de vie à trépas . et pour le moins suscite peur, et défiance . , et donc tous ces blocages , ou crises .
    parce que les ressources ne manquent pas .
    essayez par exemple de simplement mettre en route une programme « four solaire  » là où les gens sont pauvres et ne peuvent pas payer leur combustible , là où ils prélevaient sur le milieu naturel .
    la nature naturelle nous donne , mais les hommes eux, ne savent pas pas donner .
    pourquoi ? ils en veulent aux autres ?

  4. Julien,

    Peter, ce que je comprends de ton commentaire, c’est qu’il faut définanciariser l’économie et que la politique reprenne le pas sur la finance. Très bien, jusqu’ici, nous sommes je pense tous d’accord, et l’idée n’est pas neuve : elle irrigue quasiment toutes les propositions faites sur le blog.

    C’est un peut plus compliqué / simple que ça!

    Si la politique reprenne sur la finance sans changer ces méchansime de pouvoir, au found ça change pas grand chose. Dans l’abstrait, oui le gouverement doit rependre la gérance en entier co-opération avec la société.

    Je comprends aussi que tu juges la perception d’un taux d’intérêt sur un compte-épargne injuste si celui-ci est supérieur à l’inflation. Bon, certains te diront ici que cela se discute, mais en tout cas le sujet a été abordé de nombreuses fois ici-même.

    Si je t’interpète bien, je vais un peut plus loin. Techniquement l’intérêt, je vois comme l’origine d’un bureaucratisation déraillé. Si nous vivons dans une monde cent pourcent transparant (que nous ne vivons pas!!! 😉 ) mais pour l’analyse abstrait c’est utile, le taux d’intérêt égale l’inflation. Si ils sont égale dans une equotion mathématique ils ont plus d’utilité, tu peut les enlever. Dans cette monde abstrait le bénéfice/profit va vers zéro. Dans cette monde abstrait il n’y a plus de récompense, le levier comptable sur papier ou notre drogue/croyance dans notre psyche.
    Est ce que la vie sur terre devient impossible sans cette récompense comtable/bureaucratique?

    Pour la vie quotidienne ça veut dire on retourne vers la réalite et dans cette réalité une simple pomme redeviens une pomme. Aujourd’hui cette pomme et un pomme avec 10% (profit) ou sans 10 % (perte.) Julien, peut être tu voit nous avons créer à exactement ce point une scission, l’origine de la cofusion qui règne aujourd’hui. Parce-ce que si une simple pomme n’est pas une pomme, mais une pomme plus x pourcent, c’est la magie ou un peut plus cynique: illusionisme. Dans notre communication économique il y a constament cette confusion de quoi on parle exactement quand un pomme n’est plus une pomme. Si tu as une sens d’humur nous pouvons parler d’un système schizo-économique.

    Ce n’est pas pour juger, parce que ça sert à rien, c’est une plus grande challenge de le voir!

    Parce que si on voit on comprend mieux la confusion dans laquelle nous vivons!

    Pour cela c’est aussi nécessaire de comprendre pourqoui cette système a une telle succès?

    Qui ne veut pas cette engrais comptable qui transforme une simple pomme dans une pomme plus par exemple quinze pourcent. La vie (profit) va dans un cou beaucoup plus vite! 😉

    Mais ça reste une leurre virtuelle/bureaucratique.

    Ca ne va pas être facile d’accepter que une pomme redeviens une pomme. C’est comme l’alcoholisme, les sigarettes etc. on pense que sans eux la vie n’est pas bon ou pas vivable.

    Au final, je ne vois pas très bien où tu veux en venir car tu refuses visiblement de sortir d’un flou artistique bien pratique qui me semble masquer une position qu’au choix :

    – tu ne sais pas exprimer, parce que ta réflexion n’est pas aboutie ;
    – tu ne veux pas exprimer, parce qu’elle prête à controverse.

    Tu choisis quoi ?

    De mon point de vue c’est plutôt un tabou. Comment mettre au débat un tabou (le profit)?

    Aujourd’hui on croit la vie (économique) n’est pas possible sans profit.

  5. Bonjour,

    Cela commence par « Démocratie » et cela fini par « Bancor »… je ne puis partager votre réflexion cette fois-ci, elle n’a pas de sens.

    signé d’un jeune précaire étudiant.

  6. Bonjour,
    j’apprécie énormément ce blog mais je dois dire que j’ai quelques fois de la peine à vous comprendre. Exemple:
    L’entrepreneur est vendeur de l’option de capital et de la prime de crédit qui lui permettent d’emprunter le prix à terme de la valeur à produire. Glups!
    Ou encore:
    L’adoption du bancor purgera les monnaies des prix non réels à proportion des primes négatives des options de prix nominaux des actifs en monnaie nationale cotés sur le marché transnational.
    Anthropologue de formation je suis sensible à la nécessité d’être précis mais un poil plus de concision ou de simplicité (pédagogie?) ne nuirait pas 🙂
    De mon côté, j’essayerai quand même d’en venir à bout.
    Amicalement,

  7. @ Peter ………..mais quoi ?

    C’est dans le titre de PSJ: option de PRIX universel de la VALEUR. Le rapport prix / valeur.

    Il me semble que le prix détermine le nombre de pièces ou de billets pour emporter la transaction.
    Le  »génie humain » voulant péréniser ce prix valeur par de la monnaie qui intrinséquement n’ a aucune valeur.

    Le génie c’est d’arriver à financiariser une non valeur par plus de valeur, et peu importe la valeur, du moment que la création monétaire se concrétise par du concret autre que de la monnaie. Mais même en ayant obtenu un bien mobilier (concret), ce bien n’aura d’autre valeur que ce que l’éventuel acheteur voudra bien y mettre. Autre paramètre, l’utilité ou l’inutilité qui était le fondement du prix ( antérieurement ), n’est plus que par son désir de possession futile. Du tout, tout le temps, partout, la fin d’un cycle du tout consommation.

    Le consommateur de base, n’aura de toutes les façons plus les moyens en monnaie, que de l’essentiel. L’essentiel n’étant que peu spéculatif, l’hypothétique valeur haussière spéculative, en sera d’autant plus stable.

    C’est tellement simple et évident, que personne n’en veut de cette non valeur. Si les gens savaient comment fonctionne les banques, ce serait la révolution, j’ai oublié qui l’a dit mais il l’a dit, foi de normand après une bonne taupette.

  8. « Ce qui détruit l’euro, c’est sa valeur non côtée par un vrai marché »
    Pardonnez moi, Monsieur du Jonchay, mon côté insolent (pour lequel je suis reputé 🙂 ),mais je pense votre article ne dit pas toute la vérité. Il donne l’impression d’une édifice plutôt théorique.
    Je pense que l’euro n’est qu’une immense bulle qui sert avant tout aux pays industriels, et en particlier aux allemands, à exporter des capitaux et des marchandises vers la « zone sud », c’est-à-dire vers les pays qui sont actuellement sur la sellette.
    Ces pays se sont mis à consommer et à investir selon les modèles fournis par les riches partenaires du nord, ce qui a creusé les déficits et dèséquilibres que l’on connaît. La crise financière a mis à nu les défaillances inhérentes à ce système, ce qui n’était peut-être une mauvaise chose.
    En dehors des euro-ayatollahs à Bruxelles, le lobby qui défend vigoureusement existence de l’euro, ce sont avant tout les industries à vocation export, et surtout les allemands.
    La principale faiblesse de l’euro: cette monnaie artifielle n’est pas émise par un état fédéral. C’est la raison pour laquelle on cause actuellement, à Bruxelles et ailleurs, de la nécessité d’une « union économique », ce qui est une pure illusion, car union économique suppose également union politique.
    Il serait donc une erreur (à mon avis) de voir le problème de l’euro exclusivement sous un angle technique (monnetaire). L’euro a été concu à une époque qui est bien différente de la notre, et les conditions sous lesquelles cette monnaie a été atribuée à certains pays – je pense notamment à la Grèce, entre autres – n’étaient pas très claires dès le départ.

  9. mr du jonchay :
    « la création de l’euro dans un ensemble géopolitique régi par le principe de la démocratie  »
    c’est un credo? un axiome?une consigne?
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=19134#comment-130692

    N.B. : « Restaurer la démocratie par la pacification monétaire mondiale
    Le marché dirigé par la personne, existant de la société, n’a jamais existé dans l’histoire de l’humanité car il aurait obligé un pouvoir politique à se subordonner au privilège d’une autre personne que lui-même à fixer librement le prix des objets de valeur ». oui un souverain est souverain… le pacifier en lui retirant sa souveraineté est…assez efficace puisqu’il disparaît cf comme vous le faites, l’ue.

    en fait de restauration de démocratie, vous me semblez vouloir étendre les principes de notre bonne union européenne (high tech la démocratie, et représentative comme jamais!!) et donc l’instauration d’une oligarchie, mondiale cette fois. et ce système verrouillera les positions, mettant fin par la « pacification » des anciens sujets de droits à cette Histoire pleine de bruit et de fureur : la fin de l’Histoire et l’avénement d’un grand théâtre où tous nous serons les acteurs d’une pièce au synopsis hermétique, excepté pour les initiés.

    bien à vous

    1. @Sylla et VB,

      « la création de l’euro dans un ensemble géopolitique régi par le principe de la démocratie »
      c’est un credo? un axiome ? une consigne ?

      La réponse est les trois à la fois. Le but est de progresser ce qui signifie que nous pouvons avoir plus de démocratie et plus de prospérité économique. Par conséquent nous discutons sur ce Blog pour trouver un terrain de compréhension réciproque par quoi nous partagions la même démocratie et la même mesure de la richesse. Vous aurez compris que je ne crois pas que nous y parvenions en laissant le pouvoir à la ploutocratie renforcée par une monnaie internationale échappant à tout contrôle démocratique. C’est pour cela que je demande une monnaie commune aux démocraties par laquelle elles soient économiquement solidaires dans la régulation de l’économie financière. Cette monnaie ne serait pas déposée dans des places off shore comme c’est le cas aujourd’hui mais dans un marché commun transparent sous souveraineté nationale contrôlé par les juridictions actuellement en place économiquement solidaires dans l’application du Droit. Le marché commun existe actuellement dans l’Union Européenne mais il ne contient pas la finance qui échappe aux lois par l’utilisation internationale des monnaies nationales (dollar, euro, livre, FS, yen…).

  10. Restaurer la démocratie par la pacification monétaire mondiale ?

    et en continuant à vendre ou acheter des rafales ? c’est du vent .
    alors qu’il faudrait des fours solaires pour reconstituer les ressources = sources des richesses . en arbre, en énergie
    mais ce n’est qu’un point .
    la monnaie en paix avec des pensées de guerre , ce n’est pas crédible .

  11. « la monnaie en paix avec des pensées de guerre , ce n’est pas crédible » .
    Je garde, je note, je grave, j’imprime,

    1. Il s’agirait de mettre entre les mains de personnes telles que F.Lordon et J.Généreux, l’histoire du Bancor …: j’aimerais entendre ce qu’ils en disent par rapport aux populations …à la remise en place de contre-pouvoirs …
      Excusez, mais « on » nous a déjà fait le coup de l’UE(SA) [ que, dans l’état actuel des choses, vous n’appelleriez tout-de-même pas démocratie, osé-je espérer …]
      Si on nous y amène ainsi, n’est-ce pas parce que c’est déjà dans les « tuyaux » depuis longtemps …(pour la fameuse gouvernance mondiale) : point de démocratie en vue !
      et que le malaise, le sentiment de catastrophe imminente( que les politiciens mis en place n’ont rien fait pour stopper = prise de pouvoir sur les banques , par ex.) qui chauffe depuis au moins 2 ans …nous prépare à gober la décision prise dans les « hautes sphères » « occidentales » : au point où nous en sommes, pourquoi pas ?
      Qu’est-ce qu’une démocratie actuellement : est-ce que cela existe encore, alors que chaque jour on rogne sur nos libertés, notre égalité et notre fraternité ?….
      l' »occident » est-il démocratique ? est-ce un exemple ? j’ai un doute …
      une UE, par et pour les Peuples, aurait pu être un symbole de quelque chose d’important : de trés vieux ennemis oeuvrant ensemble …aurait pu avoir une valeur pour des peuples en guerres sur d’autres continents ( je ne parle pas des guerres nettement provoquées par le système « occidental » ) …
      J’ai repéré le rôle du « Bon »,alias PJ, j’espère que la brute et le truand ne sont pas ici !….

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