Reformuler les règles du jeu dans leur ensemble, par Corinne Lepage

Billet invité.

La vitesse à laquelle se dégrade la cohésion européenne d’une part, la situation économico-sociale en Europe, aux Etats-Unis, voire en Chine, contraste avec la pauvreté des propositions et l’incapacité ou plutôt l’absence de volonté réelle du système politique d’entamer une réforme fondamentale du système financier.

Les cris d’orfraies des banques à la simple évocation du renforcement des règles prudentielles, qui ne sont qu’une petite mesure évidemment indispensable, suffit à mesurer l’étendue de la reconquête que le pouvoir politique devrait entreprendre pour s’attaquer aux racines du mal !

Mais deux sujets d’une autre ampleur devraient être abordés :

– l’encadrement voire la réduction drastique des paris sur les fluctuations de prix via les ventes à découvert et le jeu spéculatif sur les CDS, comme le propose Paul Jorion. Il est indispensable que risques éventuels et avantages de cette solution soient pesés de telle sorte qu’elle puisse être soutenue avec tous arguments à l’appui. En particulier, la question de l’assèchement du crédit qui est opposée par le monde de la finance, doit être approfondie et prouvée par ses défenseurs. Compte tenu de ce qui s’est passé en Grèce, et de ce qui menace désormais sur le même schéma, plusieurs pays de la zone euro, ainsi que la cohésion européenne, il est urgent d’agir.

– Le rôle du dollar et la reconstruction d’un nouveau système monétaire international. La proposition du panier de monnaies comme nouvel étalon international parait la solution la plus sage. Ce n’est pas pour autant qu’il s’agit de la solution qui sera choisie. Pour le moment, l’impression est plutôt à la confortation du système qu’à son bouleversement.

Mais, au-delà de tout cela, ce sont bien les règles du jeu qui sont à reformuler dans leur ensemble et l’affaire de la Grèce en est le symbole. Je ne sais pas si ce qu’a fait Goldman Sachs en montant le système permettant à la Grèce de trouver un subterfuge pour dissimuler son endettement est ou non légal. Je ne sais pas si le fait d’avoir ensuite spéculé contre la Grèce avant de placer à nouveau sur les marchés la dette grecque avec une augmentation de 2 ou 3 points du taux d’intérêt est légal ou pas. Ce que je sais, c’est que cela ne devrait pas l’être.

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159 réflexions sur « Reformuler les règles du jeu dans leur ensemble, par Corinne Lepage »

  1. Petit à petit, l’idée fait son chemin dans les esprits : au sein de l’Europe, des voix s’élèvent pour que le Fonds monétaire international (FMI) intervienne dans la crise que traverse la Grèce, bientôt prise à la gorge par un besoin de refinancement de 20 milliards d’euros d’ici à mai.

    Les cris d’orfraies de certains Européens, qui écartaient comme une humiliation l’hypothèse d’un sauvetage d’Athènes par l’institution de Bretton Woods, ont commencé à se dissiper. Et les regards se tournent vers Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, prêt à endosser le costume du sauveur de la Grèce et par la même occasion de la zone euro aujourd’hui tirée à hue et à dia, et cela à deux ans des présidentielles françaises.

    L’Allemagne a ouvert la voie vendredi matin : «Au cas où il faudrait en venir (à une aide à la Grèce), le gouvernement allemand n’exclut pas le recours aux ressources du Fonds monétaire international », a indiqué Ulrich Wilhelm, porte-parole du gouvernement, assurant que l’Allemagne coordonnerait sa position avec celles de ses partenaires européens.

    Dans le sillage de Berlin, le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, puis la Finlande ont exprimé leur appui à une intervention du FMI dans le dossier grec. « Ce n’est pas une question de prestige, mais de considérer ce qui serait le meilleur moyen de répondre » à la situation grecque, a expliqué le patron de la Commission.

    Les Pays Bas, la Suède, le Royaume Uni et même l’Italie ont dit envisager la possibilité d’un recours au FMI pour la Grèce.

    A ce rythme, la France risque de rester l’ultime bastion opposé à l’entrée en scène du FMI.

    La Tribune

    1. A ce rythme, c’est dans d’autres pays europeens que le FMI vas etre invite a intervenir, et son intervention si elle a lieu ne regleras pas le probleme de fond de la gouvernance de l’euro.

      Il faudrais dans l’urgence redefinir des regles de fonctionnement de l’UE, c’est impossible alors meme que le traite de Lisbonne est tout juste vote…

    2. @BA

      je ne vous connais pas et ne connais pas vos précédents écrits.
      Je n’ai donc aucun a priori sur vous.

      Mais votre commentaire à propos du FMI me hérisse le poil !

      Vous insinuez que l’intervention du FMI constituerait une voie de recours salutaire !?!
      « la zone euro aujourd’hui tirée à hue et à dia »
      « Les cris d’orfraies de certains (…) ont commencé à se dissiper. »
      « Petit à petit, l’idée fait son chemin »
      « pas une question de prestige, mais de considérer ce qui serait le meilleur moyen (…), a expliqué le patron de la Commission. »
      « la France risque de rester l’ultime bastion opposé à… »

      Etes-vous ignorant et naïf ?
      Etes-vous au contraire pleinement conscient et donc manipulateur ?

      Mon propos ne sera pas de trancher cette question mais d’éclairer les lecteurs sur les réalités du FMI..

      Comment, quand et par qui a été créé le FMI ?
      Et à quelle fin ?

      Comment s’est comporté le FMI dans les pays où il est intervenu ?
      Et avec quel résultat pour les populations ?

      Ceux qui l’ignorent encore et qui voudront bien se donner la peine d’effectuer une recherche, constateront que le FMI est une infrastructure supra-nationale élaborée par les Banksters pour servir leurs intérêts et ceux des grandes multinationales.
      Partout où il passe, le FMI exige le démantèlement et la privatisation des services essentiels du pays (eau, énergie, transport, …) et soumet l’économie –et donc les populations- à la loi de « la main invisible du Marché ».

      Le FMI ne peut en aucun cas être une solution à la crise systémique que nous traversons puisqu’il est l’une des pièces du mécano financier mafieux, au même titre que la FED pour ne citer qu’elle.

      Bas les masques !
      Il est fini le temps où les populations entières vivaient dans la douce ignorance de ces réalités.

      La berceuse de la propagande néo-mondialiste est à présent perçu comme « dissonante », comme un disque rayé. Le charme a cessé d’agir et les citoyens sortent de leur torpeur, plus nombreux jour après jour.

      La tromperie démocratique (à laquelle à pris part Mme Lepage) que fut l’adhésion de la France au traité de Lisbonne, contre l’opinion des Français exprimée par referendum, constitue un bon indicateur de cette autre réalité qui se joue (se jouait) à notre insu.

      Dans un commentaire plus bas (21 mars 2010 à 12:06), jeanpaulmichel, dit :
      « Désolé Mme Lepage mais votre dernier billet, comme les précédents, n’apporte rien à mon sens. Pire, il me paraît naïf.

      Je serais tenté de compléter :
      Etes-vous naïve ?
      Etes-vous au contraire pleinement consciente et donc manipulatrice ?

      De même, j’ai apprécié le commentaire de Pierre (21 mars 2010 à 12:24) qui récapitule vos différentes fonctions et vos différentes casquettes.
      Son constat est simple et modéré :
      « Votre extrême centrisme ménage admirablement bien la chèvre et le choux »

      Mme Lepage,
      ma courtoisie m’incite à vous remercier de venir partager vos réflexions sur ce blog.

      Mais mon honnêteté intellectuelle m’incite par ailleurs à vous faire remarquer que ce que vous nous donnez à voir, par l’indigence de vos critiques, est que vous roulez pour ce système.

    3. Chers messieurs,
      Désolé tout d’abord pour ma réponse tardive due aux élections régionales.

      Plusieurs points me font tout d’abord m’interroger :
      Beaucoup critiquent le traité de Lisbonne. Pourtant, le traité de Lisbonne ne redonne t’il pas plus de pouvoir au peuple par l’intermédiaire du Parlement Européen ?
      La possibilité pour les politiques d’agir dépend entre autres des latitudes dont dépendent les élus. Pour aller au-delà du cas franco français et loin de l’opposition que vous trouvez stérile, le cas de la réforme de santé aux Etat- Unis montrent bien la complexité du compromis pour modifier une législation si clivante. Les clivages les plus forts sont les plus durs à aborder en matière de politique et encore plus lorsqu’il y a une confrontation entre libéralisme, socialisme, néo conservatisme, réformisme. Généralement nous ne mettons pas en plus les mêmes définitions sur les mêmes notions. Ajoutons à cela écologisme, nous arrivons à un morcellement de l’opinion.
      Les propositions existent, il suffit de voir ce qui est développé dans des pays voisins. La crise fait évoluer les mentalités. Il suffit de voir l’évolution du Parlement sur la résolution visant à étudier la mise en place d’une taxe sur les transactions financières.

      Corinne Lepage

    4. @Corinne Lepage

      « Beaucoup critiquent le traité de Lisbonne. Pourtant, le traité de Lisbonne ne redonne t’il pas plus de pouvoir au peuple par l’intermédiaire du Parlement Européen ? »

      Cette phrase est habilement tournée, de manière à convaincre… Mais elle ne me convainc pas, désolé. Lorsque vous évoquez « plus de pouvoir au peuple », l’idée est séduisante, mais encore faut-il savoir de quel peuple il s’agit.

      En l’occurrence, quels rapports entre les peuples français, allemands, polonais, anglais? – je choisis ces pays à dessein – Quels rapports donc:

      – Au niveau des conditions sociales – protection, avantages, etc. entre les salariés de ces différents pays?
      – Au niveau économique – Le Royaume Uni hors zone euro.
      – Au niveau géopolitique – Je ne pense pas faire insulte à la Pologne en affirmant qu’elle n’a pas les mêmes prétentions au niveau international que la France ou que le Royaume Uni – Histoire de la colonisation oblige.

      En bref, l’idée que je défends est la suivante: Avant de parler du surplus de pouvoir accordé au peuple européen par le parlement, il serait nécessaire dans un premier temps que ce peuple existe, ce qui n’est pas le cas aux vues des quelques éléments évoqués.

    5. @ Corinne Lepage,

      a l’heure où j’écris, vous avez posté une batterie de 7 réponses en 10 mn (entre 22h15 et 22h25),
      ce qui implique que toutes les 7 ont été préalablement rédigés puis, ensuite, postées « à la chaîne ».

      Cette soirée de résultats électoraux a dû être chargée pour vous et l’effort consenti pour apporter ces réponses est en soi louable.

      Mais, comme vous vous en doutez, il y a un « mais » :
      ces réponses ont-elles été postées par mégarde dans le mauvais ordre, ce qui expliquerait que certaines semblent sans rapport avec le commentaire initial ?
      s’agit-il de réponses personnalisées ou bien de simples copier-coller extraits d’argumentaires-type ?

      Votre 1ère réponse fait suite à un commentaire qui porte sur le FMI, auquel j’ai moi-même réagi en restant centré sur le FMI.
      Dans votre commentaire, pas un mot sur le FMI mais un laïus généraliste sur les clivages politiques et le morcellement de l’opinion,
      avec des phrases creuses comme : « Les clivages les plus forts sont les plus durs à aborder en matière de politique… »
      Ou comme « La crise fait évoluer les mentalités. Il suffit de voir l’évolution du Parlement sur la résolution visant à étudier la mise en place d’une taxe sur les transactions financières. »

      Mêmes phrases creuses que l’on retrouve dans vos autres réponses :

      « La solution, si solution il y a, doit reposer entre la liberté du marché et des politiques keynésiennes. »
      « Traitement multifactoriel de la crise oui, en Europe oui, mais sur quel modèle… »
      « morale et éthique ne vont pas forcement de paire avec la législation. »
      « Les problèmes monétaires sont dus aux excès d’endettement, à la constitution de réserve par des fonds souverains, ou des spéculateurs. »

      Rien qui témoigne de la moindre prise de conscience de la cassure du système, pas le début d’un commencement de proposition ou de vision originale. Juste une rhétorique politicienne, « ronronnante » et mille fois entendue.

      Avec une telle conformité de pensée, votre mouvement ne devrait-il pas s’appeler » Back 20″ plutôt que « CAP 21 » ?

    6. « Beaucoup critiquent le traité de Lisbonne. Pourtant, le traité de Lisbonne ne redonne t’il pas plus de pouvoir au peuple par l’intermédiaire du Parlement Européen ? »
      Comme mon président, j’aime beaucoup votre point d’interrogation et vos affirmations en forme de questions.
      Et, comme lui , je vais vous répondre :
      Le « pas plus de pouvoir au peuple », c’est avec ou sans virgule ?
      Là vous l’avez formulé sans, chére maitre. Dont acte.
      Je vous parle « peuple » car le peuple sait aussi se renier plusieurs fois. Ce mal-entendant et plein de mal-attendus.
      Et, moi aussi, je suis nul en grammaire. Alors? ….Faudrait qu’on !…. Comme si…..
      Lisez vous la chronique Européenne du blog de votre collègue Mélenchon ? C’est pourtant édifiant. Surtout les détails.
      Même votre confrére Rachida s’em…nuie.
      Mélenchon lui, blog, dessine, photographie……..
      Vous, vous nous travaillez.

    7. @ FreeDem

      Encore une fois vous oubliez, comme tous les partisans du NON à la constitution européenne, opposés aussi au traité de Lisbonne, qu’au « dessus » de ces textes décriés, non ou peu opérationnels, il existe un texte, bien en vigueur lui, au niveau de l’OMC : l’AGCS (Accords Généraux sur le Commerce des Services ; y compris Services publics, il faut le préciser).
      Le vrai scandale vient du fait que ce texte a été négocié et accepté par la France au sein du GATT durant les « années folles » de la première moitié de la décennie 80.

    8. @ écodouble
      Je pense que vous réagissez à cette phrase :
      « La tromperie démocratique (à laquelle à pris part Mme Lepage) que fut l’adhésion de la France au traité de Lisbonne, contre l’opinion des Français exprimée par referendum, constitue un bon indicateur de cette autre réalité qui se joue (se jouait) à notre insu ».

      Vous dites :
      « il existe un texte, bien en vigueur lui, au niveau de l’OMC : l’AGCS (Accords Généraux sur le Commerce des Services ; y compris Services publics, il faut le préciser).
      Le vrai scandale vient du fait que ce texte a été négocié et accepté par la France au sein du GATT durant les « années folles » de la première moitié de la décennie 80. »

      Ceci n’infirme pas mon propos.
      Les politiques qui, comme Corinne Lepage, ou Manuel Valls ou d’autres, ont voté pour la réforme du titre XV de la constitution permettant la ratification du Traité de Lisbonne, ont commis un déni de démocratie.
      N’ayons pas la mémoire courte.

    9. @ FreeDem

      Je suis d’accord avec vous pour le déni de démocratie. Mais convenons que celui-ci n’aurait peut-être pas été fait (ou du être fait ?) si l’AGCS n’avait pas été négocié et validé comme il l’a été. Quand la France a négocié ce texte durant l’Uruguay round, ses dirigeants ont fait un véritable coup d’état en faveur des financiers du Monde. Il est maintenant difficile de revenir en arrière.

      Et puis petite précision et mea culpa ; vraiment : les négociations de l’AGCS, c’est fin des années 80-début des années 90 et non début des « années folles » 81-86 (où la loi permettant la libre circulation des capitaux a été votée – une des dernières lois de Béregovoy – allant dans le sens du couple infernal Tatcher-Reagan).

  2. Madame Lepage.

    Ce court billet, 90% des intervenants sur ce blog sont a meme de l’ecrire mot pour mot car il releve du constat que tout un chacun peut faire de la situation.

    Ce qu’on attend des politiciens c’est que vous proposiez des solutions. Que ces solutions aient fait l’objet d’un vaste debat est surement necessaire mais pas obligatoire, mais de grace, sortez du ronron habituel qui fait que nous, les electeurs, delaissont les urnes.

    Le plus bel exemple nous est donne par les election regionales, car qui ne sais au fond de lui meme que si, pour ma region, valerie pecresse remplacais jean paul huchon, les politiques suivies seraient a quelques details pres les memes.

    Alors laissez les precautions oratoires au vestiaire, appellez un chat un chat, cap 21 est une petite structure qui peut et meme dois se le premettre.

    1. Aucun politicien ne peut proposer de solution car aucune des solutions possibles ne peut s’accomoder de l’ existence de spécialistes de la politique.

    2. @astrorock

      Ce que décrit votre intervention est symptomatique de ce que j’évoquais dans un précédent commentaire , « les élus proposent et le peuple dispose ».

      La manière dont vous présentez la chose me fait toutefois songer à un nouvel argument à opposer à cette ancienne conception: Les mots que vous employez laissent entendre que les « élus » ne le seraient pas seulement par le biais du suffrage universel, mais par je ne sais quelle autre autorité « supérieure » les désignant comme les individus les plus aptes à remplir des fonctions politiques. Or il me semble que ce n’est pas le cas.

      Les personnalités politiques sont essentiellement des citoyens lambda qui ont choisi de s’investir dans un aspect particulier de la citoyenneté, ce qui ne veut bien entendu pas dire qu’ils soient nécessairement plus compétents que quiconque pour le faire.

      C’est pourquoi lorsque vous dites : « Ce court billet, 90% des intervenants sur ce blog sont a même de l’écrire mot pour mot car il relève du constat que tout un chacun peut faire de la situation. » comme un reproche adressé à Mme Lepage, j’estime au contraire que la chose soit tout à fait normale.

      Tant que j’y suis :

      @Corinne Lepage

      Comment appréhendez-vous le fonctionnement actuel de l’Europe? Cette dernière est-elle plus performante maintenant que le traité de Lisbonne est en vigueur? Et si tel n’est pas le cas, ce traité vallait-il la peine que l’on sacrifie la démocratie française pour lui permettre d’exister?

    3. « La manière dont vous présentez la chose me fait toutefois songer à un nouvel argument à opposer à cette ancienne conception: Les mots que vous employez laissent entendre que les « élus » ne le seraient pas seulement par le biais du suffrage universel, mais par je ne sais quelle autre autorité « supérieure » les désignant comme les individus les plus aptes à remplir des fonctions politiques. Or il me semble que ce n’est pas le cas. »

      Desole si mon propos pouvais laisser penser cela, ce n’est pas ma maniere d’envisager les choses, et je suis sur la meme ligne que vous.

    4. A l’argument qui considère que l’Europe ne pouvait pas faire comme si la France n’avait pas dit « non » au Traité Constitutionnel Européen, Mme Lepage rétorqua que la France ne pouvait pas faire comme si les autres pays européens n’avaient pas dit « oui ».
      N’en déplaise à Mme Lepage, qui avec son mouvement avait appelé à voter « oui » lors du référendum de 2005, la légalité était indiscutablement du côté du « non » et ça n’avait pas le même poids d’opposer à cela les convictions de qui que ce soit. D’autant que, si les pays qui ont approuvé le traité, par voie parlementaire généralement, pouvaient revoter par référendum (ce qui est bien la moindre des choses pour une telle décision), il y a fort à parier que les résultats ne seraient plus les mêmes du tout.

    5. @ Marlowe
      Des spécialistes de la politique ?
      Ecouter Cornelius Castoriadis @ Là-bas si j’y suis (redif entretien du 25 novembre 1996) àpd 15:40
      http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1039

      @ Dissonance
      Vous croyez vraiement que le fonctionnement interne d’un parti est démocratique ? Qui établi les listes électorales ? Qui décide du programme (et écarte toute opposition) ?
      « L’électeur est celui qui jouit du privilège sacré de voter pour l’homme choisi par un autre. » Ambrose Bierce

    6. Cher Monsieur,
      Les prémices de la mise en place du traité de Lisbonne sont mitigées. Il est un peu tôt pour se prononcer sur le nouvel équilibre institutionnel.
      Ainsi l’audition des commissaires européens est un volant d’une démocratie que la France ne connait pas. Je n’ose imaginer certains ministres auditionnés (peu expérimentés -pour ne pas dire autre chose- ou trainant des casseroles) par les 577 députés.
      On pèse une partie du poids que prennent les citoyens européens. Pourtant la domination des Etats sur les institutions européennes muselant les commissaires et le président du conseil n’est pas bonne pour la démocratie européenne. Aujourd’hui dans l’équilibre des institutions, l’Etat des nations domine, la réélection de Barosso nous prive d’un président de la Commission forte. Herman Von Rompuy est un homme de l’ombre. Espérons qu’il pourra s’affirmer.

      Corinne Lepage

    7. @fujisan

      A votre première question, je réponds non, bien entendu – comme je ne crois pas que le fonctionnement de l’économie, et plus précisément de l’entreprise ne soit démocratique non plus.

      Mais quelle solution choisir? Suivre les préconisations d’Etienne Chouard – tirage au sort des candidats? Se référer au modèle des primaires américaines? Cette dernière solution serait-elle pertinent sans le bipartisme?

      A la seconde question, je réponds évidemment les « insiders » du parti considéré. Mme Royal que je ne porte pourtant pas particulièrement dans mon cœur a au moins tenté de changer un peu cet état de fait en 2007 – avec le résultat qu’on sait – Une alternative serait de « piloter » le pays par usage quasi-systématique de référendums – Mais au prix d’une lourdeur de procédures certainement létale à moyen voir à court terme.

    8. « Les prémices de la mise en place du traité de Lisbonne sont mitigées. »
      Aprés la douche froide, la douche bouillante. Du gaz dans l’eau et de l’eau dans le gaz. Quelle marque le mitigeur?

      « Il est un peu tôt pour se prononcer sur le nouvel équilibre institutionnel. »
      Il est un peu tard pour se rendre compte que les états et l’institution Européenne sont pieds et mains liées.

      « Ainsi l’audition des commissaires européens est un volant d’une démocratie que la France ne connait pas »
      Ah! Le volant d’inertie….
      Vous faites du Badminton? Je vous conseil d’essayez le Jokari….

      « Pourtant la domination des Etats sur les institutions européennes muselant les commissaires et le président du conseil n’est pas bonne pour la démocratie européenne »
      Pourtant la domination des commissaires et du président du conseil sur les institutions démocratiques nationales muselant les états n’est pas bonne pour la démocratie européenne….

      « la réélection de Barosso nous prive d’un président de la Commission forte. »
      La commission ou le président « forte »?

      « Herman Von Rompuy est un homme de l’ombre »
      C’est vous qui l’affirmez, et là, voyez vous nous sommes d’accord. Homme de Londre ou d’orange, c’est vous qui savez……

    9. @ Dissonance 21 mars 2010 à 22:21

      Oui, les jury citoyens de Ségo. Encore faut-il que les élus acceptent le réellement le « jeu ».
      Dans un même esprit, il y a les budgets participatifs.

      J’avais lu aussi sur le site Plan C d’Etienne Chouard, d’autres propositions comme par ex. que chaque électeur puisse répartir un certain nombre de « points » à chaque vote, et même des « points sanction » en négatif. Pourquoi pas à l’heure de l’informatique ?

      Il y a aussi:
      Les mandats impératifs
      Le droit à révocation de mandat
      Le droit d’initiative populaire pour prosposer ou abroger une loi (comme en Suisse, avec les dérives possibles)

      Mais au delà des jeux de pouvoir, de domination/soumission, de cumul et confusion de pouvoir (où est encore la séparation des pouvoirs?)… le problème me semble qu’au delà d’une certaine taille, la démocratie ne peut vraiment fonctionner.
      A l’échelle communale, oui. Voire à l’échelle régionale. Mais à l’échelle d’un pays, de l’UE, du monde ? On n’arrive déjà pas à s’entendre entre Nord et Sud de mon petit pays, la Belgique…

  3. Nous faisons face à deux problèmes liés mais distincts : comment sortir de la crise actuelle et comment ne pas y replonger ?

    A propos du second, on subodore sans peine, vu son ampleur et l’étendue des problèmes qu’elle soulève, qu’une profonde refondation est à terme inévitable. Nous sommes en effet arrivés à la fin d’une histoire, une autre va devoir être engagée.

    Ce qui n’exclut pas, comme vous le proposez, et tout au contraire, de concentrer dans l’immédiat l’effort sur un nombre restreint de mesures exemplaires et décisives, des clés en quelque sorte, car il est urgent d’avancer et ce sont les premiers pas qui comptent.

    En particulier, il s’agit de dégonfler la bulle des capitaux privés, que l’on appelle aussi « flottants », en prohibant les instruments d’une spéculation qui a fait les preuves de sa nocivité.

    Comment sortir de la crise est une toute autre affaire. Cela suppose notamment qu’une issue soit trouvée aux déséquilibres des finances publiques, au dégonflement de l’énorme dette obligataire qu’il nous est intimé de résorber. Si la solution « classique » de l’inflation, ainsi que celle de l’annulation partielle de la dette sont écartées, quelles pistes devrions-nous alors envisager ?

    Est-il admissible de faire appel aux logiques soi-disant vertueuses de marchés qui viennent de démontrer leur totale irrationnalité  ? Est-il envisageable de devoir les rétribuer alors que leur sauvetage continue d’être opéré à taux zéro ou presque ?

    1. Si l’on admet que le monde est devenu global, les issues que vous evoquez doivent se concretiser par des decisions communes a tous les etats ou presque, on pourrais meme envisager d’impliquer les nations unies dans l’affaire tant ce probleme regarde le monde entier et que l’innaction auras des consequences mondiales.

      La sommes des initiatives individuelles n’est rien face aux enjeux, meme si elles sont louables. J’ai bien peur qu’il nous faille aller au bout de la logique d’un systeme que plus personne ne maitrise, d’ou le desaroi que nous observons chez les politiciens, le secteur speculatif, au sens large, pensant s’en tirer quoiqu’il advienne.

    2. Peut-être la première question à se poser serait-elle :

      Peut-on faire du neuf avec du vieux…???

      (désolé par avance de fonctionner en mode binaire, mais les replatrages, approximations, manipulations, individualismes, trafics maffieux,… commencent à user un bon nombre d’humains et, surtout, sont maintenant connues. Or, lorsque la Loi du Silence (Ho, Merta) est rompue, le corrompu tombe)

    3. Et le corrompteur, surtout.

      Cette suite me permet de continuer sur les causes et effets.

      Comme vous le savez, en médecine, lorsque l’on ne peut pas traiter une cause, on traite les effets.
      Nous nous retrouvons dans le même cas, ici.

      Et je continue par un rapprochement timide, audacieux, stérile et productif sur une réflexion lue il y a quelques années sur le peuple américain déraciné. Ou, plutôt, sans racine.
      Vous allez me permettre de faire un rapprochement entre un naturel d’individualistes se foutant complètement de leur pays, et un peuple de déracinés.
      En voulant jouer les sociologues ou psychologues de comptoir, les similitudes sont troublantes.

      Maintenant, j’ai un peu besoin de vous. Car mon raisonnement à deux balles bute sur la « city »…
      Certes, les Normands les ont colonisés depuis peu, mais…

    4. @ F. Leclerc :
      « Si la solution « classique » de l’inflation, ainsi que celle de l’annulation partielle de la dette sont écartées, quelles pistes devrions-nous alors envisager ? ».
      Il me semble que l’on n’a pas suffisamment évoqué (je ne parle de vous ou des personnes qui s’expriment ici) de la possibilité de reprendre ce qui a été donné par les politiques aux marchés, à savoir la possibilité pour les états d’obtenir du crédit aux BC, possibilité qui a été supprimée et ce … dès 1973 par Giscard. Donc, bien avant la mise en place de la BCE et de l’euro.
      Ceci permettrait, en empruntant à taux zéro ou quasi, de rembourser par anticipation la dette et de s’affranchir des ‘investisseurs’ étrangers, des intérêts du service de la dette et des variations de taux d’intérêt.
      Mais il est vrai que dès lors que l’on pose cette solution comme possible, ce sont les hommes politiques, de droite (Giscard, Sarkozy avec le TCE) comme de gauche (Mitterrand avec Maastricht), qui deviennent le problème et non un outil appartenant à la solution.
      Il me semble donc nécessaire, avant toute chose, de s’attaquer à l’outil qui a permis d’ouvrir les vannes de la dette publique : le système politique. Puisque nous résonnons dans le cadre de la démocratie, il est donc temps de modifier l’organisation politique pour que la structure se modifie.
      Sans doute en introduisant un peu ‘d’auto-organisation’ ou ‘d’autonomie’ au champ politique, à savoir de démocratie directe ou de contrôle de la représentation.

    5. FL dit : « Si la solution « classique » de l’inflation, ainsi que celle de l’annulation partielle de la dette sont écartées, quelles pistes devrions-nous alors envisager ? »

      Georges Marchais @ « Cartes sur table » dit : « Vous avez une situation confortable. Vous avez un travail assuré. Vous êtes même des cumulards … un peu cumulards … Vous avez un bon revenu. Peut-être êtes-vous sous le coup de ma proposition « Au dessus de quatre millions, 100% d’imôts, je prends tout » Je comprends dans ces conditions que vous ne vouliez pas du changement. »

      http://www.youtube.com/watch?v=CX8z_9h9Oaw

      Zut alors, et le bouclier fiscal ?

      Jugement du Tribunal Populaire:

      Vu le sur-endettement généralisé
      Vu que les dettes ont pour contrepartie un montant à peu près équivalent de créances
      Nous, Peuple Souverain décrétons ce qui suit:
      Tous les patrimoines au dessus de X Euro seront taxés à Y %
      Tous les mouvements financiers de et vers les paradis fiscaux, en ce compris la City de Londres et l’état du Delaware aux USA, seront taxés à 100%

    6. Les solutions globales -on l’a vu à Copenhague- ont tellement peu de chances d’aboutir qu’il serait préférable d’agir sur les zones qui comptent là où se concentrent 80 ou 90 % des activités, avec des mécanismes de lutte contre les « fuites » et ne pas pénaliser des pays en dehors d’une économie comme nous la connaissons aujourd’hui, en particulier en Afrique.

      Corinne Lepage

    7. @zebu.

      Si j’ai bien compris vos propos, un element de reponse est institutionnel, et nous avons donc besoin d’un nouveau traite pour l’UE.

      La reprise d’independance de la BCE me semble un minimum ainsi que la redefinition de ses missions.

      Par ailleurs il faut clarifier la gouvernance, il y a trop d’institution donc trop de tetes.

      Reste a determiner vers quoi on veus aller, sois une federation, soit une confederation.

  4. Je rejoins Mr Leclerc sur le fait que d’un point de vue politique, il serait peut-être opportun de concentrer les efforts sur une ou quelques mesures qui frappent les esprits, en particulier ceux du monde de la finance (par exemple l’interdiction des paris sur les dettes des Etats).
    Le monde de la finance arrivera sans problème à s’adapter et à trouver de nouveaux « débouchés » comme il a su le faire depuis de nombreuses années : c’est aussi le propre du marché privé de s’adapter aux règles du public.

    Enfin, il n’est pas question ici de courage politique puisqu’il me semble que 99% des électeurs comprendraient sans problème que le monde de la finance n’a aucun de droit de vie ou de mort sur leur retraite, système de santé, de protection sociale, … Il n’y a pas besoin de faire beaucoup de pédagogie.

  5. M’enfin la destruction de l’euro donnerait au état unis, la possibilité de voire sa monnaie revenir au centre du jeux. Cette crise semble avant tout n’être qu’une guerre monnaitaire maquillé en crise de crédit. Et de surcrois une guerre de tranché qui ne peux se gagner qu’a l’usure ou en créant une bréche dans les tranchés adverses. Si en plus ceuw qui se disent allier commence a se tirer dans les pattes c’est perdu d’avance.

    1. Un peu de respect pour le mot « pitié » .

      Ecrire « caca » ou « merde » revient au même pour qui veut bien s’attacher à comprendre le fond des propos , tout en refusant de focaliser sur la forme.

    2. Mr De …

      Un peu de tolérance .Certe , logique a un rapport à l’orthographe qui lui est propre .Faut-il le condamner pour cela au silence ?

    3. L’euro est la réponse de De Gaulle a l’impérialisme économique US, ni plus ni moins. Le combat est bien entamé, c’est a celui qui réussira a faire en sorte que sa monnaie soit apprécié au dépends d’une autre, le credit restant outil permettant d’emettre cette monnaie. La course consiste a en emettre le maximum et a en faire porter la charge aux peuples.

      Pourquoi rentrer physiquement en guerre lorsqu’il est si facile de détruire un état avec des outils financiers (voire finlande, asie en 1990, argentine est tant d’autre).

      Le problème avec la guerre c’est qu’il fragilise ceux qui y participent. Laissant aux autres la possibilité de continuer a se renforcer.

      La conquéte économique de la chine, c’est une guerre de productivité. C’est a dire que pour survivre dans la mondialisation les entreprises doivent faire jouer la concurrence et proposer des prix attractifs. Se qui implique des réductions de couts.

      Une crise est par défaut une période de conflit qui peux être perçu a differents niveaux.

      1) mésentente.
      2) interet divergeant.
      3) état de démence.

      Lorsque c’est 3 paramètres sont présent entre 2 entités ou plusieurs ont peux facilement dire qu’il sont en guerre. Se qui n’implique pas qu’ils se tirent dessus avec des armes explosives.

    4. On entend parfois quelqu’un parlant différemment notre langue, avoir pourtant une pensée très juste. Abdou Diouf, le Secrétaire Général actuel de la Francophonie parle du sujet dans le journal Le Parisien d’aujourd’hui. Et ce matin Fab m’a envoyé sur « le blog de Paul Jorion » une chanson de Zao: « Ancien combattant ». Voici les paroles: http://paroles.zouker.com/song/lyrics/88921_ancien-combattant_zao.htm . Quelle pensée juste, et pourtant les sages du Quai Conti pourraient en avaler leur dictionnaire!

      Nous sommes tellement habitués chez Jorion à une expression écrite soignée, que le commentaire de Logique nous réveille (c’est vrai qu’il existe des moyens simples de corriger les principales fautes sur nos ordinateurs).

      Il reste tout de même un problème. Lorsque par exemple une orthographe ou une syntaxe trop chahutés, rendent totalement incompréhensible ce qui veut être dit, malgré les efforts bienveillants des auditeurs ou lecteurs.
      Ce n’est pas le cas pour Logique, mais c’est tout juste. Quel sport pour le lire!

    5. Les problèmes monétaires sont dus aux excès d’endettement, à la constitution de réserve par des fonds souverains, ou des spéculateurs.
      La sous-évaluation du yuan en ce sens est problématique.
      Corinne Lepage

    6. Désolé pour l’orthographe, c’est pas mon truc.

      « Les problèmes monétaires sont dus aux excès d’endettement, à la constitution de réserve par des fonds souverains, ou des spéculateurs.
      La sous-évaluation du yuan en ce sens est problématique »

      Qui prétends que le YEN est sous évalué, ne serais se pas les même qui notaient AAA les Subprimes et autres avoirs verreux.

    7. aux experts ès orthographe,

      vos remarques désobligeantes quant à la forme des commentaires de Logique sont plus que tristes, elles sont la marque d’une élite qui ne supporte rien d’autre qu’elle même.

      Ce faisant vous excluez tout lecteur de ce blog qui souhaiterait s’y exprimer selon son mode d’expression personnel et singulier.

      Je ne pense pas que ce soit avec ce genre d’état d’esprit que nous pourrons construire un monde différent où le mot « accueil » sera plus qu’un terme parmi d’autres mais une Valeur à Vivre.

      @ Logique,

      au plaisir de vous lire… A bientôt!

  6. @François Leclerc

    Monsieur, vous faites parti de ces personnes, qui semblent très bien connaitre le fonctionnement de ce monde, qui sillonnent et font vivre ce blog. J’ai une question très sérieuse à vous soumettre.

    Pensez-vous qu’il faille mettre en place des solutions pour sortir de cette crise – et par voie de conséquence, prolonger la vie de ce système – ou ne serait-il pas préférable de supprimer le cause même de celle-ci : c’est à dire, le système politico-économique en rigueur ?

    1. Il me semble qu’il faut déjà changer le fonctionnement des banques; revenir au Glass Steagall Act (ou équivalent) et imposer un taux de réserves de 100%

    2. Ce qui, au moins, constitue une réponse claire et tranchée. Malheureusement, un changement de système, s’il permet aux même leaders de continuer leur prise de pouvoir ne restera que lettre morte. Ce n’est pas uniquement le système qu’il faut changer, mais aussi et surtout les hommes.

  7. Il ne faut pas reformuler les règles du jeu, il faut changer de jeu ou mieux : passer à autre chose en abandonnant le systéme de la (sur)valeur.

    Même des critiques « modérés » commencent à l’exprimer, sur ce blog et ailleurs.

  8. « Comment sortir de la crise est une toute autre affaire. Cela suppose notamment qu’une issue soit trouvée aux déséquilibres des finances publiques, au dégonflement de l’énorme dette obligataire qu’il nous est intimé de résorber. Si ni la solution « classique » de l’inflation, ni celle de l’annulation partielle de celle-ci sont écartées, quelles pistes devrions-nous alors envisager ?  »

    Et puis surtout l’argent, l’argent, la crise financière, mais après ?, et l’énergie, et les matières premières ? La crise financière n’est t’elle pas un symptôme plus qu’une raison ou cause, et les spéculateurs des adeptes plus ou moins conscients d’une mentalité punk no future

    1. Il est certain, comme vous le suggérez, que la crise financière est l’arbre qui cache la forêt !
      Le vrai problème, c’est l’énergie et les ressources naturelles.

      Nous sommes presque arrivés dans le mur des Lois de la Physique et les financiers ont peut-être senti qu’il n’y a plus les réserves dans Dame Nature pour continuer la croissance sur laquelle repose tout l’illogique système économique actuel dont ils sont les super-parasites.

      De toutes les façons, sans que les « boursiers-mauvais » n’aient eu à sentir le mur arriver, la crise financière serait survenue car un système trop virtuel et trop déconnecté de la réalité débouche toujours sur une crise.

  9. Les dérives constatées n’ont pas tellement à voir avec un aspect légal ou pas. Si une société tolère les paris, elle tolère la spéculation. Si les gouvernements ont délibérément libéralisé les marchés, ils ne peuvent plus prétendre à une quelconque légalité de ce qui s’y déroule. En clair, si on veut redresser ces lacunes et remodeler le système (en le légalisant enfin, en le ‘régulant’), il suffit de le stopper. On ferme les Bourses, on ferme les marchés des changes, on canalise toute l’activité bancaire sous la tutelle exclusive d’une banque centrale ou d’une institution agrée à cette fonction, de sorte à ce que l’économie continue de tourner sans causer de soucis financiers. Et on prend le temps de résoudre les problèmes et de refonder le système. C’est aussi simple que cela mais personne ne le veut.

    Quand la crise bancaire a démarré en 2007, son ampleur était perceptible dès le départ et tous les gens avisés savaient pertinemment qu’elle était due aux malversations induites par les produits dérivés. Il suffisait à l’époque de stopper toutes ces opérations pour résoudre le problème à l’amiable. Cela n’aurait rien coûté du tout à la communauté et seuls les spéculateurs y perdaient les plumes. L’attitude des gouvernements occidentaux a empêché cette solution et la mise en faillite de Lehman Brothers a été la plus grande bévue du gouvernement américain de l’époque. Car en éliminant un des principaux protagonistes de ce système, on empêchait d’office une solution à l’amiable.

    Alors, chers politiques, prenez vos responsabilés et osez ! Mais je doute que vous en ayez le courage.

  10. Madame Lepage votre formulation est décevante, à l’image d’ailleurs des réactions du « personnel politique » que vous décrivez et que 55% des français sanctionneront ce soir dans les urnes. La nature sait se renouveler. En ce jour de printemps vos balbutiements ont quelque chose d’attristant. L’hiver n’est pas fini et sera long.
    Il est étonnant que vous ne puissiez avoir un avis sur ces questions de droit. Il me semble que cet aveu d’incompétence fait problème. Le clamer ainsi n’est pas d’un effet formidable, mais fait preuve pour le coup d’une inconscience qui en dit long sur votre impuissance à vous les politiques, la notre par voie de conséquence puisque vous nous représentez. A vous entendre, on va droit au casse pipe mais mollement et sans trop se presser. Quelque chose me dit qu’il faut se détourner de vos services, qu’ils ne sont pas à la hauteur des enjeux.
    Si vos propos ont pour but de pousser à la radicalisation, l’objectif est atteint.

    1. Article qui tombe a point, lire le Canard Enchaine de cette semaine 17/3/2010 page 7 :
      Corinne lepage.

    2. @ Roland

      J’ai lu sur le blog de Madame Lepage (clic sur sur son nom annonçant ses commentaires dans cette colonne) la réponse qu’elle a faite au Canard enchainé : elle me semble très claire, plausible et honnête. Ses actes sont à l’opposés de ceux colportés par ce journal.
      Le Canard n’est plus ce qu’il fut en des temps très lointains : il souffre du fait qu’il est écrit par des journalistes d’aujourd’hui ; qui oublient très souvent de vérifier avant de publier … car le temps gagné c’est de l’argent.
      Hélas, oui : « Time is money » ! Il en est ainsi même pour les gentils journalistes de gauche de qui, pourtant, j’aimerais entendre la Réalité plus que des vérités orientées.

  11. Les mêmes mots, les mêmes maux, qui finissent par tourner en rond. Qui aujourd’hui, s’intéressant un tant soit peu à la marche du monde pour défendre encore le système actuel?. Système qui peu à peu se gangrène, qui a fait la preuve de sa nocivité, mais qui malgré tout se maintient. Faute de mieux? de politiques alternatives? d’idée neuves? de courage politique? sans doute, mais désormais une chose est claire, comme l’écrit plus haut quelqu’un dans un commentaire: nul besoin de faire beaucoup de pédagogie, les citoyens aujourd’hui s’informent souvent en dehors des sentiers battus, et se forgent ainsi une opinion différente de celle qu’induit malheureusement l’écrasante majorité des grands médias.

    Comment peser sur les décisions politiques? comment concrétiser tous nos diagnostics, les transcoder en actions. Comment agir? Sommes-nous condamnés à n’être que les spectateurs avisés et navrés de notre propre chute?

    Madame Lepage, si vous lisez ces mots, mettez tout votre poids politique, mobilisez radios et télés. Comme le disait Archmède: Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai le monde. Ce point d’appui, est précisément ce que nous devons maintenant nous employer à rechercher, et à trouver. Si la société ne se mobilise pas politiquement, démocratiquement, j’ai peur que la situation se dégradant elle ne choisisse de se réfugier, lassée, dans les plus obscures chapelles, prélude au chaos.

    En cette veille de second tout des élections régionales, le score de l’abstention devra être particulièrement surveillé. Car à ce sujet, une évidence s’impose: le premier parti de France est désormais apolitique. Considération excessive? certes, mais le fait que plus d’un Français sur deux s’abstienne d’aller voter, qui plus est pour un scrutin local, devrait alerter tous les élus et les médias de ce pays. Cela révèle, au minimum un désintérêt flagrant pour l’option démocratique, au pire une défiance grandissante des citoyens vis-à-vis de leurs représentants. D’ailleurs, la plupart des responsables politiques, avant de plastronner sur les plateaux TV, devraient bien réfléchir à ce que cela signifie au niveau de la vie démocratique dans ce pays. En effet, quelle légitimité politique peut-il encore y avoir lorsque seul un électeur sur deux se mobilise pour aller voter?. Si l’abstention s’aggrave, d’ici à quelques années elle représentera la majorité des citoyens. A cela plusieurs raisons: la crise certes, qui resserre ses mâchoires sur un nombre grandissant de nos concitoyens, qui ont le sentiment d’être abandonnés des responsables politiques, impuissants devant sa marche irrésistible, et dont les prières de plus en plus vaines tournent désormais à vide. Mais également le règne sans partage d’une politique de bas étages, faite de petites phrases, d’attaques ad hominem, souvent complaisamment relayées par les médias (toutes tendances confondues). Cela explique en partie ce désintérêt ou cette sourde colère exprimée par ces « non-électeurs ». Cela signifie sociologiquement quelque chose dont nos personnels politiques seraient bien inspirés de se préoccuper de manière concrète. D’élections en élections, l’abstention est en train de s’installer dans le paysage politique et malheureusement de s’y naturaliser. Si nous n’agissons pas collectivement (pardon pour le gros mot) pour inverser cette tendance, c’est tout notre système démocratique qui en pâtira. Et rien de bon n’en sortira.

    Il faut d’urgence bâtir une nouvelle manière de pratiquer la politique. Une réforme digne de ce nom, devrait s’employer à moderniser la vie démocratique, à la rapprocher du citoyen, à la rendre plus intelligible. Les énergies sont présentes dans notre pays, mais elles sont engourdies, découragées, déboussolées. La vie politique a un besoin urgent de renouveau, et pas qu’à gauche. C’est à ce prix qu’elle saura catalyser ces énergies.

    VM

  12. C’est bien de constater et de vouloir reformuler ce qui n’est pas un jeu pour le plus grand nombre !

  13. Mme Lepage,

    Vous écrivez :
     »Je ne sais pas si ce qu’a fait Goldman Sachs en montant le système permettant à la Grèce de trouver un subterfuge pour dissimuler son endettement est ou non légal. »

    Assez, assez, assez, Mme Lepage !! C’est assez ne croyez vous pas de poser des questions d’un tel niveau ?
    Est-ce légal de  »dissimuler » ? Bien sûr que non.

    Désolé Mme Lepage mais votre dernier billet, comme les précédents, n’apporte rien à mon sens. Pire, il me paraît naïf. Ce n’est pas ici qu’il faut publier de tels messages mais dans la presse, déposer un projet de loi, agir.

    Il faut carrément INTERDIRE ces pratiques qui ont prouvé leur nocivité.
    Interdire toute dissimulation, interdire les paradis fiscaux, etc, etc…Il faut du courage, du véritable courage politique, pas celui qui consiste à réduire les services publics, les retraites.
    Non, le véritable courage c’est de s’attaquer au pouvoir financier et à ses nuisances.

    Et mouiller sa chemise en participant aux prochaines manifestations, en vous montrant solidaire des salariés qui luttent pour leur survie alors que leur rentreprise est aux mains de Hedges-Funds.

    Tout le reste Mme Lepage, avec le respect que je vous dois, n’est que du vent.

    1. @JeanPaulMichel
      Avez vous lu l’article de Mme Lepage jusqu’à la fin: « ce que je sais c’est que cela ne devrait pas l’être (Légal)?

      Plus généralement que d’acrimonie sur le point de vue exposé et son auteur!
      A l’aune de ces commentaires un responsable politique n’a droit à considération que s’il descend de l’Olympe.
      Le seul politique à s’exprimer sur ce blog doit il prendre tous les coups destinés au reste de la classe?

      D’autant que personne n’a a cette heure ( 13H09) répondu sur le premier point soulevé: à savoir démonter l’argument d’un assechement du crédit si les CDS nus étaient interdits.

      Merci Madame Lepage de reprendre les positions de ce blog!

    2. j’arbore les mêmes couleurs
      mais je n’éprouve plus le besoin de monter le ton

      nous sommes désormais au-delà

      nous construisons une autre histoire

    3. Malheureusement mon expérience d’avocate me rappelle régulièrement que morale et éthique ne vont pas forcement de paire avec la législation. Que ce soit Bâle 2 ou les normes IFRS 2, elles sont des régressions en matière de transparence pourtant elles s’appliquent.

      Corinne Lepage

  14. Présidente du parti Cap 21, ex-vice-présidente du Modem, députée européenne, présidente du CRIIGEN, présidente de Terre Démocrate, présidente du Cercle du Droit, administratrice de Transparence International France, administratrice de Nef capital Ethique, avocate spécialisée sur les questions d’environnement qui propose une activité de conseil stratégique intensifiée auprès des entreprises (70% de votre clientèle), partenaire d’Inéum Consulting, une société de conseil en stratégie, organisation et systèmes d’information, avec des clients comme Total, ArcelorMittal ou Groupe Rio Tinto…., diversifié par l’offre de services à des Etats (Gabon, Monaco) pour rédiger leur Code de l’environnement.
    Transparence International, dont vous êtes administratrice, a pourtant régulièrement dans le collimateur la Principauté de Monaco et le Gabon… Quant-à Total, c’est vrai qu’ils ont bien besoin éventuellement de vos conseils éclairés….
    Et maintenant blogueuse sur le blog « apolitique » de Paul Jorion.

    Tout votre art madame est donc de vous assurer de porter la bonne casquette au bon moment. Votre extrême centrisme ménage admirablement bien la chèvre et le choux, ce qui n’est certainement pas pour déplaire à Paul Jorion et son désir de convaincre l’adversaire plutôt que de le combattre.
    Enfin, pour moi et les miens, vaincu ou battu le résultat risque malheureusement d’être le même, cars faire de la politique, c’est prévoir, et vous n’aviez rien prévu, et vous pensez visiblement que rien ne l’avait été.
    Ce n’est pas à une avocate que j’apprendrai que le malheur rapporte plus que le bonheur…..

  15. Réformer le système financier est souhaitable, mais il serait dommage de s’arrêter là, car je rappelle que le système financier n’est pas à l’origine de cette crise. La finance joue peut-être un rôle négatif mais elle n’est pas la cause principale de cette crise, qu’elle a plutôt retardée puisqu’elle a permis que la bulle des subprimes finance la consommation américaine.

    Les problèmes sont beaucoup plus graves.

    Il s’avèrera que réformer le système financier est insuffisant. Je rappelle qu’il n’est pas la cause.

    La cause puisqu’il faut tout expliquer, c’est la dégradation du travail aux USA et en général, l’outil de production dont la productivité explose. Ce sont les ménages qui n’ont pas pu rembourser les prets aux USA, non à cause de la finance, mais à cause de l’économie.

    Même avec une finance morale, même avec des patrons angéliques, cela n’irait pas mieux ! car il faut tenir en esprit les deux côté d’une équation, celle de l’entreprise, qui d’un côté produit une valeur et de l’autre un pouvoir d’achat, pondéré de décisions et d’arbitrage entre épargne et consommation, investissement etc.

    Tant que les 2 côtés de cette équation ne sont pas équilibrés, cela ne peut pas fonctionner.

    Il est vraiment regrettable de s’arrêter à la réforme de la finance.

    « Je tiens le loup par les oreilles. Je ne puis trouver le moyen ni de le lâcher, ni de le retenir »

    Terence

    Il y a aussi le concept pince-à-linge. Il serait regrettable de considérer que notre monde est moins complexe qu’une pince-à-linge, et que réformer un seul côté de cette pince (la finance) suffirait.

    C’est une crise multifactorielle, comme tout aujourd’hui. Traiter uniquement un problème est insuffisant et si je puis me permettre, l’est totalement.

    1. Traitement multifactoriel de la crise oui, en Europe oui, mais sur quel modèle, le modèle scandinave, le modèle grec, le modèle des pays de l’est ou le modèle anglo-saxon, voire le modèle français.
      Peut-on arriver au consensus. Peu de chances.

      Corinne Lepage

    2. Non, ce modèle est terminé. Notre monde au sens culturel, large, comprenant système économique et hiérarchie des valeurs attenantes à celui-ci est terminé : Il n’y aura pas de sortie de crise :

      Pour des raisons mathématiques, qui ne dépendent pas de la volonté politique, mais des mécanismes cybernétiques inhérents à l’économie, qui peut en effet être comprise comme « système » puisque tel est le mot, un système composés d’entreprises pour simplifier. Le mot système n’est pas un vain mot, ce n’est pas un informe, vaste et insaisissable corps comme l’Aurore, de Rimbaud… non, c’est consistent.

      Un système obéit à des lois, et il se conserve au cours du temps à certaines conditions, qui n’ont en fait jamais existé… dans le cas présent.

      Le problème insurmontable étant celui de la surproduction, d’autant plus grave que l’outil de production (technologie) est puissant, permettant d’abaisser encore le cout du travail, principale source qui entre dans la consommation ou demande globale.

      La demande globale (aggregate demand) est toujours inférieure à l’offre globale :

      Prenez une entreprise, les salariés ne peuvent pas consommer leur production. Prenez n’importe quel groupe d’entreprises, l’ensemble des salariés ne pourra absorber la production car, faites le calcul, la série A/B, A1/B1, … où An est toujours supérieur à Bn tend vers un réel positif.

      Nous avons donc la sortie du système (valeur produite, Offre) toujours supérieure à l’entrée du système (total théorique de la consommation possible, Demande globale). De ce fait, à chaque cycle, seul une fraction de l’énergie de sortie (l’argent) est « branchée » sur l’entrée, réinjectée, de sorte qu’il est infaillible que cela périclite, et nous avec.

      Cela s’appelle l’amortissement d’un système physique et il est inévitable comme l’amortissement d’un oscillateur. Dans l’amortisseur l’énergie est perdue sous forme de chaleur, ici elle est captée par l’épargne. Et de toute façon elle dépasse les capacité humaines de la demande solvable.

      Inutile d’aller ennuyer les Finlandais.

      Prenez une marchandise, 67% du prix est représenté par le cout du travail, cela signifie qu’il manque 33% à la demande globale pour absorber ce qui est produit (en gros).

      L’égalité de Says est fausse (la Loi de Says).

      Ce sont ces choses-là qu’il faut rééquilibrer, et il n’y a aucun moyen de le faire, si ce n’est d’attribuer une valeur arbitraire à la marchandise et donc de suspendre le principe même de « valeur ». De le retrancher de l’économie.

      La crise des subprimes était en fait le plus gigantesque « plan de relance » possible, puisque le crédit était facile…. mais lorsqu’on a tirés ses dernière cartouches…

      MARSCHALLIN :
      Heut oder morgen oder den übernächsten Tag. Nicht quälen will ich dich, mein Schatz. Ich sag’ was wahr ist, sag’s zu mir so gut als wie zu dir. Leicht will ich’s machen dir und mir. Leicht muss man sein, mit leichtem Herz und leichten Händen halten und nehmen, halten und lassen . . . Die nicht so sind, die straft das Leben, und Gott erbarmt sich ihrer nicht.

      => Je le dis parce que c’est vrai.

      La question est seulement de savoir combien de temps il reste.

    3. L’on pourrait m’objecter que c’est plus complexe : dans un sens circulent des marchandises dans l’autre sens un flux d’argent.

      Ce ne sont pourtant que des valeurs, au sens du marché, qui signifie que tout est valeur. La production d’une entreprise, sous quelque forme que ce soit est une valeur. La « sortie » est donc une valeur sous forme de marchandise, mais elle est produite pour l’entrée, le consommateur, qui lui même est sujet déterminé dans sa potentialité économique par la masse salariale, qui est par définition comme on l’a vu inférieure à la valeur produite sous forme de marchandise. La valeur circule. En fait, le Salarié est son propre Client !

      J’ai omis aussi dans les forces de freinage, à côté de l’épargne, le remboursement de la dette ou « déléveraging » actuel.

      A mon avis, il faudrait :

      a) Sortir un grand nombres d’activités du privé pour les réintégrer dans la gestion de l’Etat
      b) lancer une inflation a 2 chiffres…

      L’inflation suppose un don d’argent (car les taux d’intérêt sont déjà très bas et cela ne fonctionne pas, comme outil de relance), une création d’argent par l’Etat qui permet donc « d’ouvrir » un temps soit peu l’entrée, de rendre le consommateur davantage capable d’absorber la production.

      ==================

      Lorsque cette économie ne fonctionnera plus, les gens vont simplement échanger au niveau local comme à la fin de la 2nd guerre mondiale, 2 oeufs contre une livre de beurre, etc. ce sera une économie de troc, voir de troc étendu, entre usines et producteurs d’énergie, de biens agricoles, etc. voire entre pays.

    4. @JLM

      Pourquoi dialoguer avec Marx ? par Paul Jorion

      Je précise [… que cette discussion] s’insère plutôt dans une réflexion sur revenus et travail, et dans le cadre encore plus général déjà esquissé dans Ce qu’il advient de l’argent qu’on gagne, à savoir « Comment faire coïncider production et consommation dans un monde où le travail est devenu une denrée rare ? »

  16. « A partir de la veille du scrutin à zéro heure, il est interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale. »

  17. Bonjour Madame Lepage,
    bonjour à tous
    Je vais faire plus court que ceux qui ont critiqué avant moi votre billet : A quoi sert-il de reprendre des idées de proposition (même pas des mesures concrètes) qui ont déjà été formulées des centaines de fois depuis deux ans sur ce blog ?
    Je n’interviens pas souvent sur ce blog parce que je n’ai rien de plus à formuler par rapport aux thèses de Paul Jorion et aux avis de François leclerc.
    C’est donc ce que j’appelle un billet pour rien.
    Bienvenue quand même dans la communauté !

    1. A défaut d’opinion de l’état (sur la crise),Mme Lepage s’enquiert de l’état de l’opinion.

  18. Je paris que le sujet du prochain billet sera qu’il faut trouver de nouvelles règles pour un monde meilleur, que les chômeurs aient un travail, que l’on trouve un remède contre le cancer…et qu’il faut interdire la spéculation pure faite par des acteurs parasites. Sans vouloir paraitre désobligeant, çà va durer combien de temps ce petit manège ?

    1. Ce petit jeu durera le temps que vous gagnez vos paris, puique vous aimez parier ! cher monsieur

    2. Paris ne s’est pas fait(e) en un jour…
      Ps :je demande l’arbitrage de M.Yves de Bressy pour le « e ».

    3. Piotr,

      Paris est
      une belle ville,
      une commune importante,
      une cité ancienne,
      une grosse agglomération,
      une citadelle des arts,
      une mégapole puissante,
      une conurbation moderne,
      une grande métropole,
      une place forte,
      une capitale de la France,

      (Comme vous, j’attends l’arbitre. Il suffirait qu’une nouvelle fois le masculin l’emporte, et qu’un rigolo rappelle que Paris est un centre urbain, et cette ville sera fait!)

    4. @Piotr
      Bah, si vous hésitez, rappelez-vous le discours du général de Gaulle le 25 août 1944. Après vous n’avez plus aucun doute que Paris est féminine ! Vous pouvez donc enlever les parenthèses autour du ‘e’.
      Bonne soirée !

  19. Madame Lepage, je vous renvois à la réponse que j’ai faite au billet de François Leclerc du 19 mars à propos des réglementation et du risque majeur de crise déflationniste qui pourrait s’ensuivre. Tant que l’on ne modifie pas le mode d’émission du signe monétaire, les contrôle des spéculations et des spéculateurs restent des réponses qui ne marcheront pas. Et un fausse réponse « recette », au stade où nous en sommes, serait sans doute dramatique pour la paix civile.

    Ce qu’il faut comprendre, c’est que la « grève du capital », s’exprimant actuellement notamment par la spéculation narguant tout le monde, peut agir encore plus simplement par la rétention de monnaie liquide, car le détenteur de liquidité, en provoquant un climat violemment déflationniste (s’agissant de très gros financiers), obtiendrait sans coup férir une appréciation tout aussiviolente de ses sommes thésaurisées quand le prix des actifs baissent fortement: il pourra racheter, quelques mois plus tard, des paquets d’action et des actifs immobiliers fortement dépréciés au niveau des prix, moyennant quoi, les spéculations actuelles resteraient comme un souvenir « anodin » par rapport à la crise déflationnistye généralisée.
    C’est pourquoi j’insiste souvent sur le fait qu’il faut quand même prévoir une nouvelle façon d’émettre des signes monétaires, marqués par le temps, comme je le rappelle souvent.
    Pourquoi la concentration des richesses et le volume extravagant de la rente du capital ne sont-il jamais même thématisés par les économistes, et même la gauche de gouvernement s’en fout complètement? C’est pourtant flagrant: ceux qui auraient besoin de capitaux pour agir, y compris les gouvernements, sont devenus insolvables, et ceux ont trop ne proposent que le blocage du système, histoire de bétonner leurs acquis.
    Pourquoi les partis politiques et leurs économistes ne s’en préoccupent pas et se conduisent comme des suiveurs serviles des milliardaires?

    1. « Pourquoi les partis politiques et leurs économistes ne s’en préoccupent pas et se conduisent comme des suiveurs serviles des milliardaires? »

      La réponse est dans la question.

    2. La solution, si solution il y a, doit reposer entre la liberté du marché et des politiques keynésiennes. A chaque déséquilibre (endettement collectif ou inégalités voire endettement et inégalités) nous nous apercevons qu’une crise économique surgit dans les 10 à 20 ans qui suivent.

      Les luttes pour les équilibres et la transparence sont les combats à mener tous les jours.

      Corinne Lepage

  20. « au-delà de tout cela, ce sont bien les règles du jeu qui sont à reformuler dans leur ensemble et l’affaire de la Grèce en est le symbole » dites-vous Madame Lepage. Et vous avez raison. Mais pour des raisons que vous n’aviez sans doute pas imaginées. Sans doute qu’en lisant mes commentaires vous aurez toutes les peines à reconnaître vos propos.

    Car quelles seraient donc les règles à reformuler ? Celles de la finance, sans doute. Mais pas seulement. Car la reformulation de ces règles ne passera pas, on le sait à l’observation de l’inertie de notre actuel personnel politique, sans au préalable chasser ce même personnel politique et reformuler les règles du jeu politique. Deux ans de crise et rien ne s’est passé : les politiques ont capitulé devant la finance et la politique des Etats se fait à la corbeille. En un mot, mettre en place une constitution économique ne se fera plus sans la reformulation d’une nouvelle constitution politique. On savait grâce à Monsieur Jorion que l’on ne pourrait faire l’économie d’une constituante, ne serait-ce que pour (ré)incorporer l’économie dans le politique. On sait aujourd’hui que cette constituante devra avoir une ampleur plus conséquente encore et qu’en repensant les articulations de l’économique et du politique, c’est tout l’ancien monde qui devra faire la bascule. Et sans doute, vous, vous en tant que représentant du monde politique actuel, avec.

    Non que je vous en veuille à vous personnellement. Monsieur Jorion, prenant la semaine dernière, la mesure exacte de la crise politique qui éclata dimanche, a eu la bonne idée de mettre directement en relation le peuple du web avec ses représentants. Et vous, vous avez eu le courage d’affronter l’orage. Vous avez osé venir parler en tant que semblable. Personnellement, quand je vois un article comme le vôtre, fait de trous, je me dis que vous laissez la place à la discussion. Et cet espace, je le prends. Mais tout de même, tout de même…Qu’est-ce qui pourrait bien me pousser à voter après vous avoir lu ? Vous reprenez ici certaines des propositions de Monsieur Jorion, certes, mais qui vous entendra dans votre camp ? Si je ne me trompe pas, vous êtes désormais définitivement passée à (ce que l’on a coutume d’appeler la) gauche : vous avez quitté le Modem après avoir appelé à voter pour Europe Ecologie en Alsace. Mais cette gauche (au sens large) que vous rejoignez après avoir été ministre d’un président de droite comprend-elle mieux la crise et sera-t-elle davantage active dans la recherche de sa résolution ? On peut en douter. Quelle différence y a-t-il entre Sarkozy et DSK ? Quand ce dernier fera mettre en œuvre en Grèce les solutions du FMI, nous verrons le président français appliquer des solutions à peu près identiques à propos des retraites en France : dans les deux cas, les peuples paieront pour les actes des banquiers (mais aussi à cause des injonctions des agences de notation) et pour l’irresponsabilité et le manque de courage des politiques. Que me proposerez-vous ensuite, après que ceux qui ont les plus hautes charges électives auront tranché ? Votre compréhension ? Votre commisération ? Votre compassion ? Quelques cosmétiques législatifs ? Tout cela ne se mange guère en salade, Madame Lepage. Tout cela n’aide guère à vivre.

    Ce soir, dès ce soir, vous, comme d’autres, vous réjouirez de la hausse de la participation (la si mal nommée) à ces élections. Mais vous saurez que cette hausse n’est que le fruit d’un réflexe pavlovien (« Allez votez, c’est un devoir ! » ou alors comme ici « Vous voyez bien que nous agissons ») que vous et votre classe agitez régulièrement comme un levier qui sauve les apparences. En une semaine, les souffrances et les frustrations, le sentiment très net et bien partagé d’être non seulement écarté mais floué par le pouvoir (politique et financier) ne s’évaporeront pas. Il y a bien en France quelque chose comme le désir d’une nouvelle révolution démocratique. Et rien n’indique, malgré la bonne volonté affichée, que vous n’en serez pas la victime, vous aussi.

  21. Bonjour madame Lepage,

    tout d’abord mes condoléances pour le Modem, de plus j’ai cru comprendre que vous le quittiez.
    Remettre à plat les règles du jeu, refonder le capitalisme, changer le monde, oui, sans doutes.
    Vous tenez deux gros sujets, dollar et CDS, mais il manque à vos argument une liant politique.

    A juste titre vous dénoncez les excès spéculatifs et la domination du dollar, sujets importants mais qui dédouanent totalement le politique et sa responsabilité dans la crise.

    Ce que nous attendons des politiques c’est un cadre d’actions et une pensé, et non une récupération d’analyses économiques.

    Commencer par remettre en perspective l’Europe, sa politique de puissance et sa place dans le monde.
    On vous attend sur un sujet, en européaniste convaincue, celui de la politique économique allemande et des profonds déséquilibres qu’elle engendre au sein de la zone euro.

    Sans paraphraser madame Lagarde, la politique française consistant à museler la puissance économique allemande par l’euro à échoué. Nous avons échoué la construction europeene en négligeant le fait historique de la reconstruction nationale allemande, nous n’avons pas su convaincre nos frères d’outre Rhin qu’il fallait s’unir dans la complémentarité et non se livrer une guerre absurde au sein de la zone euro. Le principe de la « concurrence libre et non faussé » prend à cette égard un éclairage nouveau comme une condition de la domination économique allemande.

    On attend des politiques français du courage sur cette question, il nous faut absolument traiter ce sujet car, le cas échéant, les conséquences d’une séparation du couple franco allemand seront bien plus graves pour nous tous que quelques contrats à terme ou points de déficit.

    La crise systémique s’accélère, elle touche aujourd’hui l’Europe dans ce qu’elle est fondamentalement, l’anticipation et l’action juste du politique ne réside pas dans la compréhension à postériori des failles du système économique.

    Penser une politique de développement économique sociale et durable en Europe, avec nos partenaires, est ce que l’on attend de vous, vous avez été élue au parlement européen par le peuple souverain pour réaliser cette tâche.

    Cordialement.

  22. Nous avons le vague sentiment que si RIEN n’est fait le monde va au chaos économique et social.

    Il y a plusieurs sujets à traiter concomitemment de fàçon à enrayer la crise en cours et empêcher sa reconduction.

    Or RIEN n’est entamé puisqu’à chaque rendez-vous du GXxx les gouvernants décident de se quitter pour voir plus tard…coincés qu’ils sont entre leurs Peuples et leurs lobbies financiers.

    Les dirigeants attendront probablement un accident social d’importance pour agir trop tard.

    D’après vous, combien de temps ce manège et cet étalage d’insuffisance peuvent-ils durer avant la très grande pagaille?

    Gouverner c’est prévoir.

    On ne votera plus pour un personnel politique qui a fait la preuve de son incompétence.

    1. Si j’en crois ce nous disent et écrivent messieurs Jorion et Leclecq dans leurs dernières interventions,le malade est incurable.On est dans le palliatif.Il n’y a plus qu’à brancher la pompe à morphine ou à bière.

    2. « Gouverner c’est prévoir »
      Je suis d’accord avec cet axiome, mais lorsque france telecom avait encore des minitels à vendre, internet à pris deux ans de retard, quand EDF et GDF avaient intérêt à vendre leurs énergies fossiles, c’est le solaire, le géothermique etc… qui ont pris des années de retard. Les lobbies essayent toujours de gagner du temps, et les industries mettent souvent encore plus de temps à se reconvertir. La fin à court terme du pétrole est une sacré remise en question de l’ultra-libéralisme, sans parler des conséquences sur l’agriculture et l’augmentation non contrôlée de la démographie. Des milliards (+ ou – 7,219 milliards en 2015) de bouches à nourrir avec des bœufs et des chevaux de trait, le défi est grand. L’équation me paraît énorme, mais comme gouverner c’est prévoir, je ne dois pas m’inquiéter, n’est-ce pas Corinne ?

    3. « On ne votera plus pour un personnel politique qui a fait la preuve de son incompétence. »

      Il faudrais…

  23. Vos quatre sujets sont :

    – proposition Jorion .

    – monnaie de référence .

    – règles du jeu ( quel jeu ?)

    – conforter le politique vis à vis du système financier .

    Les réponses en appellent à un niveau de territoire qui doit être précisé : mondial , européen , national .

    Pour moi le niveau minimal d’efficacité possible des mesures éventuelles ( françois Leclerc s’est mouillé des urgences selon lui ) n’est pas clair . Il est en tous cas pour le moins européen .

    Il se trouve que vous êtes élue au parlement européen . On aimerait connaître les échanges et éventuellemnt alliances qui peuvent conduire à l’espoir d’avoir une action à ce niveau . Ou il faut démissionner de ce poste .

    Pour ce qui est de conforter les élus , mon idée personnelle est que , quand on en est là , il faut rendre la parole et son pouvoir au peuple . En provoquant une crise institutionnelle ? Peut être en promouvant et amenant sur l’autel constitutionnel le RIC le vrai . VITE . Dernière station avant la guerre civile .

    Et déjà dans l’immédiat faire vivre et prospèrer le RIC mode européenne , qui a été rappelé ici même par une référence à un site de pétition vers Barroso s’agissant de la  » législation » OGM .

  24. Des critiques sont féroces.
    Le billet de M.e Lepage a le mérite de montrer
    le niveau de prise de conscience d’ une classe politique
    ‘ouverte’.
    Pour le niveau, je rejoins certaine férocité: les portes
    ouvertes sont fracassées.
    Il reste que ce billet est un très bon révélateur.
    Je parie ( attention : il n’y a pas d’argent en jeu et que
    des perdants) que dans 5 à 10 ans, une classe politique
    de bonne composition commencera à comprendre…
    Agir au niveau politique demandera un peu plus de temps.

    Courage…
    On peut avoir un sentiment d’ urgence.
    tant la conversion sera longue et couteuse.
    On pourra éléver un monument aux morts
    de la guerre financière ( l’ Afrique semble
    le lieu approprié) avec cette dédicace:
    « Désolé, il a fallut attendre une prise de conscience
    et nous avons beaucoup souffert à
    vous voir mourir inutilement ».

    1. daniel,

      L’homme de la rue aujourd’hui, lui, en étant un peu curieux et cultivé sait déjà que du côté des pouvoirs, les jeux sont faits. 5 à 10 ans avant qu’une classe politique comprenne, est un temps de retard à l’allumage considérable. Ont-ils le cerveau lent à ce point ? C’est malheureusement beaucoup trop tard, et dans le meilleur des cas qu’est-ce qu’ils auraient compris ? La pesanteur d’une classe politique à la ramasse est un véritable frein à l’émancipation des peuples : pourquoi attendre, nôtre avenir nous appartient, c’est du sérieux. A ce train-là, l’Afrique vous avez raison de le souligner s’en prendra plein la gueule, mais les tensions (et quoi d’autre?) seront partout. Non, je ne peux pas croire que les gens se laisseront écraser comme de vulgaires punaises.
      Cordialement.

  25. Eh bien sûr que votre situation est inconfortable. Chaque fois que vous passez sur le blog de Paul, vous vous ramassez une salve de boulets assez rouges. Genre acier franchement échauffé quand même. Cela vous aiderait-il à vous forger une opinion de fer ?
    Faudrait-il rappeler que vous êtes identifiée comme individu politique ayant proximité au pouvoir ? Bien sûr qu’on se trompe en pensant ceci, mais que voulez-vous…

    Bravo pour votre honnêteté à avancer les vérités à tuer tout politicien professionnel : vous ne savez pas… le bien-fondé des lois qui s’entassent pour chercher à orienter un point, sans aucune capacité à considérer l’ensemble.

    Des solutions à courts termes pouvant être efficaces pour améliorer de manière significatives le « mieux réel » de l’ensemble des humains vivants sur terre actuellement, on peut les rêver, mais immédiates, sans être radicales, c’est à dire, sans créer de dégâts considérables, j’attends que quelqu’un de très pertinent dépose ici même.

    Sinon, les solutions évidentes sont à plus long terme ( dois-je préciser que nous serons tous morts ? ) :
    -éducation … équitable ( si ce mot pouvait récupérer un sens )
    -médias libres. ( ce qui demande un développement argumentaire assez important sur le terme de « libre », en place duquel j’aurais dû préférer celui de « diversifiés » ? )

  26. Madame Lepage,

    Qu’apporte votre billet aux lecteurs de ce blog ?
    Rien ! Tout ce que vous y énoncez a déjà été écrit ou dit ici.

    Que vous apporte ce blog ?

  27. à Galien:
    ce qui était aburde, dès le départ, c’est de faire la monnaie unique sans se soucier des convergences salaiales, sociales et économiques (industrielles) es pays.
    Dès le départ, l’euro était franchement sousévalué pour un pays comme l’Allemagne, mais largement surévalué pour les pays du sud de l’europe. Tout cela avait pu tenir pendant quelque temps en creusant les divergences, et aussi parce que le tourisme fort des pays du sud impliquait une population plus grande l’été et justifiait l’importation au dessus de l’exportation pour ces pays.
    En quelque sorte, les allemands exportaient au sud pour racheter comme touristes les surplus exportés sur place – ce n’est qu’un schéma.
    Maintenant, accuser l’Allemagne de ne pas vouloir payer, c’est un peu léger comme argument. En effet avec la monnaie unique, l’Allemagne accroîtrait sa dette en donnant des milliards à la Grèce avec, pour effet, de stimuler encore ses exportations: les grecs importeraient davantage, notamment depuis les grands pays exportateurs, donc l’allemagne!
    Et si vous avez regardé les chiffres, la dette allemande est à 91% du PIBdéjà, en Frace:96%, en GB 99%, en espagne 112% et en italie et en Grèce autour de 130%!
    Faisons une moyenne de tout cela, et le 100% sera certainement dépassé pour
    quasiment tous, alors, « sauver » la Grèce n’a pas plus de sens que sauver les autres pays.
    La seule chose réaliste me semble être l’émission du SMT permettant des refinancements à près de 0% d’intérêts, afin de rendre à nouveau solvables les endettés,individus, entreprises et collectivités publiques, moyennant quoi, les créances seraient sauvées du même coup!

    1. Je crois que vous faites fausse route.
      Au contraire de fustiger l’Allemagne, même elle n’est pas exempte de tous reproches, c’est la construction européenne que je critique.
      Les principes politiques du marché unique sont des facteurs aggravant des déséquilibres entre les nations productivistes et consommatrices.
      Comme certains hommes politiques en Allemagne je pense qu’il serait souhaitable de substituer au principe de ‘concurrence libre et non faussée (sic)’ celui d’un équilibre des balances commerciales intracommunautaires.
      L’Allemagne, exportatrice, inondant ses voisins de produits bon marché n’est pas un phénomène nouveau, je crois me rappeler d’une situation de déséquilibre analogue dans les années 1910.
      C’est aussi une constante de l’histoire des nations et des peuples d’Europe, la volonté de puissance dans le productivisme de nos voisins doit être prise comme faisant partie de leur trait de caractère.
      Dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre, la France et L’Allemagne, dans un but de réconciliation, se sont interdite toute analyse critique mutuelle, par la géopolitique notamment.
      Aujourd’hui la puissance centrale allemande se réveille d’un engourdissement bien mérité, nous devons l’apprécier en conséquence.
      La finalité étant que nous puissions prospérer mutuellement tout en conservant nos identités et avant toutes choses dans la paix.

  28. « Reformuler les règles du jeu » est une chose fort difficile en cours de partie .

    Il faudrait , heu, soit pouvoir tourner la page du capitalisme ( houps, encore in blague dans ce genre et j’me fais éjecté ) , soit espérer que les agences de notations américaines aux intérêts liés à celui des « hedge -fun  » et « big banks » américaines acceptent de bien vouloir perdre de leur pouvoir …de persuasion.
    « Izen tit  » ?

    Par exemple , j’imagine que si des pays manifestaient l’intention de brider quelque peu les agences de notations , la note de ces mêmes pays auraient tendance à baisser, comme par hasard .
    Ce qui expliquerait la toux du ministre Woerth quand Jorion l’interroge sur les ratés des agences de notation.

  29. cela fait depuis 15 ans au moins que la plupart des états occidentaux et la France en particulier vit au dessus de ces moyens ( déficit permanent et accumulation de l’endettement)…le pb de fond n’est pas le système bancaire …encore moins les CDS….
    le pb de fonds c’est le libéralisme économique et la financiarisation extrême qui l’a accompagnée, soutenu par les politiques de droite comme de gauche Madame Lepage
    pour les aficionados de ce blog, j’ai du mal à comprendre ce que vous appelez les « propositions Jorion »…pour moi il n’y en a pas, une bonne analyse certes, mais pas grand chose pour proposer une alternative

    1. Vous avez raison, enfin en ce qui concerne les banques qui en ont bien profité en se goinfrant des intérêts des dettes souveraines.

  30. @arnaud : 13 h 17

     »Que d’acrimonie… »
    Vous trouvez ? Je pense au contraire avoir fait  »light ».
    Je persiste en pense qu’il va falloir que les  »politiques » choisissent leur camp.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=4261cf7bbae4dfce6265be2d87c0502e

    Extrait :
     »Les pays développés avec des déficits publics élevés doivent commencer dès aujourd’hui à préparer leurs opinions publiques aux mesures d’austérités qui seront nécessaires à partir de l’an prochain, a estimé dimanche le numéro deux du Fonds monétaire international.
    Selon John Lipsky, directeur général adjoint du FMI, l’ampleur des ajustements qui vont devoir être mis en oeuvre est si vaste qu’ils risquent de se traduire par un recul des allocations santé et retraite, une réduction des dépenses publiques et une hausse des impôts. »

    Vous m’avez trouvé trop acide ?
    Nous vivons en plein déni de démocratie. Le traité constitutionnel fut rejeté par le peuple.
    Il fut imposé par le congrès réuni à Versailles.
    Quelle fut la position de Mme Lepage et de son parti ? Quel camp ont-ils choisi ?
    Suis-je irrévérencieux de rappeler ce fait historique et dénoncer les politiques ayant permi, soutenu ce  »tour de passe-passe », ce subterfuge ?
    Ce que je sais, c’est que cela n’aurait pas dû être répondraient certains…aujourd’hui.

    Maintenant que la maison brûle, nombreux sont ceux qui souvent après avoir favorisé, encouragé le système en place, se targuent de proposer des solutions.
    Quelle crédibilité leur accorder alors qu’ils ont par le passé démontré leur complicité avec le monde financier ?

    Un scénario catastrophe se met en place et je pense qu’il n’est plus temps de philosopher.
    J’attends des politiques du courage, du réel courage faute de quoi la misère s’abattra sur le peuple  »d’en bas » et nous serons renvoyés au temps de Zola.
    Les propositions du FMI en sont les prémices.
    Quel camp choisira Mme Lepage ?
    Sera t’elle dans les manifestations à côté des salariés ?

    1. En participant aux manifestations et grèves générales aux côtés des citoyens, risque-t-elle de perdre ses clients ? Total, Rio Tinto….

    2. @ Parpalhol et Espagnoux

      Je ne sais pas si Madame Lepage a pour client Total ou Rio Tinto.
      Mais je connais personnellement un de ses clients : Un petit paysans bio de Vendée qui se bat contre un projet pharaonique destructeur de milieux écologiques précieux.

  31. La pauvre Corinne en prend pour son grade !

    Ce n’est pas parcequ’elle a la bonne volontée de reprendre quelques propositions fortes de Paul qu’il faudrait penser qu’elle représente la classe politique dans son ensemble, bien au contraire. A ma connaissance quelques députés (et Bercy bien sûr) se font communiquer régulièrement des infos sur les soubressauts qui agitent la bête de Wallstreet au Palais Brognard, de droites plutôt (on a ses amis).
    A gauche…rien. Les think-tanks n’ignorent pas la réalité du systémisme de la crise, ont fournis quelques analyses tièdes, que n’ont pas lues des édiles surbookées, mais très peu proposés. La vérité est que les modes de pensée de nos élus ne peuvent intégrer un virage à 360°. Il faudra être dans le mur pour que de véritables alternatives puissent emmerger.
    Mme Lepage a le mérite d’avoir créé des « groupes de réflexion » (Terre Démocrate) qui s’ils ne sont guère plus productifs d’idées révolutionnaires que ceux évoqués plus haut, ont néanmoins la qualité d’aborder, comme c’est le cas ici, les questions qui se posent sans trop d’a-priori et dans une démarche ouverte et peu dogmatique.
    Il ne sagit donc pas d’un « Fan-Club » comme ont pu le devenir le « Modem » ou « Désirs d’Avenir », et je crois davantage à la possibilité que de tels « regroupements citoyens » emmergent des propositions constructives et singulièrement plus drastiques que le brouet saumatre dont nos dirigeants s’apprètent à nous abreuver…

    1. @ Patrick,

      Bien entendu, Alain a écrit 360° alors qu’il voulait vraisemblablement exprimer l’idée d’un virage à 180°.

      Rebondir sur l’étourderie en ces termes : Oui, ça se nomme une « révolution »
      est excellent à double titre.
      1/ Le jeu de mot est extrêmement pertinent
      2/ Tel un avion pourchassé qui effectue un lopping et se retrouve en position de chasseur derrière celui qui le prenait pour cible, la révolution conduit à cette inversion des rôles où les proies deviennent dangereuses pour les prédateurs.

      La morale de l’histoire est-elle que, s’ils ne lâchent pas signicativement du lest, certains qui se croyaient de la race des dominants intouchables ne pourront plus se déplacer sans risquer le pire pour leur arrière-train ?

  32. Bonsoir !

    @ Mme LEPAGE :
    Bonsoir Madame !

    Je ne reprendrais par les réflexions exprimées par certains, ici même, concernant le contenu de votre billet . Beaucoup , ici même, sont convaincus de cela.
    Si vous êtes ce que vous prétendez être, alors montrez l’exemple .
    Comment ???
    1- Arrêtez le cumul des mandats et des fonctions : Permettez à d’autres, de prendre vos places de présidentes !!!
    2- Une fois 1 effectué, lancez vous réellement dans la bataille !
    3- CAP 21 doit être une pierre de ce qui se met en place…. Mais , êtes vous solidaire du système actuel ??? J’en suis convaincu , Madame … Dès lors, soit vous faites un gros effort, avec vos adhérents, pour conceptualiser et défendre, à la vie , à la mort, certaines idées… soit , il faut passer son chemin!!!

    Bonne soirée et cordialement !
    Tomate!

    1. Notre sentiment c’est que la classe politique connue en place ,ou postulant au pouvoir ,dans tous les pays est incapable de réformer ,attachée qu’elle est à cautionner les erreurs ou les dérapages passés et actuels des partis de l' »établissement ».
      Il faudra(ait) bien que de nouvelles têtes émergent pour proposer, voire imposer par la force, des solutions cohérentes capables de redresser ce qui a été tordu.
      Si quelques solutions pacifiques sont apparues ici et là on voit bien que les institutions ou les hommes en place sont assez pusillanimes (ou corrompus) pour les écarter avec un certain mépris ;ce qui ne les rend même pas impopulaires auprès des citoyens qui continuent à penser que ces gens « dirigent ».
      En fait je suppose qu’il existe plusieurs deadlines repoussables un certain temps ..jusques à quand?
      Ce qui est agaçant c’est d’ignorer à quelle date et en quel lieu une digue de dette sera rompue; ceci provoque une angoisse génératrice de la hâte de voir enfin un gros clash arriver afin que le début d’une sorte d’espèce de solution se fasse jour.
      Peut-être certains cercles décideurs discrets se proposent-ils d’en passer par un évènement politique majeur violent pour déclencher le chaos destructeur-créateur?

  33. non, le peuple ne vit pas au-dessus de ses moyens!
    C’est seulement quand 40% du PIB est versé comme rente du capital tous les ans que les montagnes de richesses se trouvent dressées en face des trous du surendettement. Et il s’avère que cette logique interne de l’accumulation des richesses en peu de mains (comme au monopoly) finira par ne plus laisser de moyens à une frange grandissante de la population qui vit pourtant déjà de pas grand’chose!
    Comment justifier qu’après soixante cinq ans de paix et d’accumulation de richesses depuis 1945 il n’y aurait plus assez pour tout le monde?
    Alors, cessons de nous accabler et de nous priver!
    Privons, par contre, les plus fortunés de la rente du capital, il leur resterait toujours assez pour voir venir pour un temps.
    Même sans intérêts, un milliardaire pourrait encore vivre très bien!
    Grâce à l’instauration du SMT, nous obtiendrions très rapidement un rééquilbrage des comptes publics, car l’intérêt de la monnaie aurait disparu comme par enchantement.
    Je rappelle que cet intérêt n’est pas vraiment justifiable économiquement, et il prend sa racine dans le signe monétaire thésaurisable lui-même!

  34. Bonsoir.

    Je crois que ce qui m’enerve le plus c’est que mme Lepage ne vienne JAMAIS repondre a nos objections, questions, etc que suscitent ces billets.

    Des lors, quel est l’interet?

  35. « Reformuler les règles du jeu dans leur ensemble ». Je dirais qu’il est temps de se débarrasser du capitalisme. Essayer de réformer cette bête est inutile, d’autres ont déjà essayer par le passé et ça n’a rien donner.
    Fini le modem, nous sommes passés à l’adsl.

  36. Madame Lepage, vous dites « l’étendue de la reconquête que le pouvoir politique devrait entreprendre » je n’aime pas ces mots « reconquête, pouvoirs politiques » ils cachent tant de mépris, de violence.
    Vous, partis politiques, vous avez tous failli, vous n’avez jamais défendu les citoyens mais seulement exprimé vos égos, et empli vous portefeuilles. Nos sociétés en sont là « à cause de vous » de vos incompétences, de vos lâchetés et intérêts. Vos apparitions ici ne sont qu’une façon de trouver une porte de sortie honorable…………

  37. Gros soupir en fin de lecture de ce billet.
    Mme Lepage, vous paraissez désireuse de faire avancer les choses dans la bonne direction. Votre temps (n’incluant hélas pas celui de répondre), votre énergie et votre aura médiatique ne seraient-elles pas cependant mieux employées ailleurs qu’ici?
    S’agissant de la diffusion des idées, vous prêchez pour des convaincus sur une fréquence très précise.
    Le feriez-vous pour d’autres et ailleurs, là où le besoin s’en fait sentir?

    Que dites-vous aux citoyens plus préoccupés par leur niveau de vie que par leur liberté ou leur érudition, à l’heure des rapports mensongers de l’AIE sensés attiser la reprise?
    Vous parlez d’une nécessaire réforme fondamentale du système financier -qui n’est lui même qu’un ersatz du système capitaliste- ; et d’illégalités ayant entraîné l’effondrement que l’on connaît.
    Fondamentale jusqu’où? Êtes-vous pour squatter les logements vides ou confisqués par les banques? Êtes-vous pour l’auto-réduction alimentaire dans les magasins, principalement pratiquée par les petits retraités? Êtes-vous pour sauver nombre de vos semblables de l’aliénation et de la torture, au mépris total du travail et de quelques € ? Bref, êtes-vous pour ou contre le droit de propriété, qui de fait nous dirige vers l’Etat privé et la guerre privée? Comment ça nous y sommes déjà?
    Êtes-vous pour sortir de la légalité lorsque vous le croyez juste?

    1. @ Pipas !

      Avec votre propre style, il y a du bon sens, dans ce que vous dites .
      Ca me rappelle l’armée. Un Colonel nous a dit , un jour, suite à un évènement ayant des conséquences fâcheuses pour l’un d’entre nous : « …Si vous estimez que l’ordre qui vous est demandé, est contraire à certains principes ( ….) , vous avez le devoir de désobéir à cet ordre ! « .
      Ce qui fut fait …quelques mois plus tard…. Il fallut beaucoup de temps, et de courage pour défendre ma décision …. J’ai , fort heureusement trouvé des appuis …. épaulé et défendu !
      Je ne fus pas sanctionné !
      Donc, il y a du bon sens dans ce que vous avez exprimé ! Et de la justesse au regard des exemples évoqués !!!
      Merci à vous !

    1. Excusez_moi !
      Changer les règles sans changer de système, me paraît plutôt le leitmotiv, et ceci ou cela depuis longtemps. Pauvres ne croyez en rien et ils vous le donnerons. Prisons le paradis, l’avenir est entre nos menottes.

  38. C’est un peu con. Voilà une personne qui a obtenu le moratoire sur les OGM, et certains tentent de la discréditer. Chez Monsanto on doit en baver de plaisir. C’est triste de devoir rappeler que les multinationales de ce genre, quand elles ne peuvent pas acheter quelqu’un, s’emploient activement à le salir et le discréditer.

  39. @Corinne Lepage

    Je vous ai entendu ce soir sur France Inter. Concernant le commentaire de je ne sais plus quel membre de l’UMP – Benoît Apparu peut-être? – J’ai été amusé de l’expression que vous avez employée: « Les bras m’en tombent ».

    Bien que je convienne du caractère consternant de la déclaration en question – en gros, « nous venons de prendre une dérouillée (passez-moi l’expression), continuons dans le même sens. » – la surprise n’est pas de mise ici.

    Ce type de commentaire a été invariablement le même à l’issue de chaque scrutin depuis 2007, et pour cause: Ces élections intermédiaires n’ont strictement aucune implication sur les orientations choisies au niveau national, du moins au strict plan légal.

    Il serait évidemment sain à ce sujet de porter l’analyse au niveau éthique : La « majorité présidentielle » porte-elle encore la moindre légitimité considérant la somme des revers électoraux qu’elle cumule depuis les dernières élections nationales?

  40. @ Astrorock,

    lorsque vous aurez parfaitement intégré, vous, votre propos, vous cesserez dans le même temps de prendre la peine de rédiger le moindre commentaire relatif aux « billets » de Madame Lepage que seule guide la visibilité sur ce blog.

  41. Madame, nous cherchons sur ce blog à comprendre comment fonctionne ce monde, la place que vous y occupez est un levier pour le changer. Merci de vouloir nous rencontrer.

    §

    Vous proposez de requalifier certaines règles du « capitalisme financier » comme juridiquement délinquantes. Partant, il semble que vous considérez la « délinquance » du capitalisme comme lui étant en principe « extérieure » et donc amendable. Ne devrions-nous pas, au contraire, considérer que cette délinquance est devenue sa nature (1). Depuis 1980 en effet, après l’effondrement des caisses d’épargne US, le capitalisme financier ne s’est sauvé qu’en généralisant son développement selon le modèle d’une arnaque de Ponzi : il s’agit toujours d’effacer les reconnaissances de dettes arrivées à terme et impayables, par des reconnaissances de dettes futures tout aussi fumeuses. Chaque relance exigeait des paris sur des montants de plus en plus pharaoniques, lesquelles bulles sont sans mesure avec les possibilités de l’économie réelle. À chaque stade il faut inventer « du nouveau » par des pratiques « borderline » jusqu’à la délinquance. Cette fraude ordinaire : dérégulation, junk bonds, CDS, évaluateurs complices, prolifération des écrans, etc. constituent le cœur de sa survie (les Madoffs tout comme les Landrus ne servent qu’a faire oublier Verdun ). Vous condamnez, non pas une déviance mais une nécessité opératoire, car pour l’essentiel, c’est grâce à la fraude que depuis trente ans la machine a pu continuer de tourner et c’est ce que nous souhaitions, sauf que, cette fois, nous sommes dans le mur et pour de bon ? La finance est au stade terminal, mais le « capitalisme » vit encore, il change seulement de phase et retourne à sa geste initiale. En 1789, l’opération fut de transférer la propriété des biens du clergé et de la noblesse en conversion des reconnaissances de dettes consenties par l’état à la bourgeoisie. La Grèce ne dispose-t-elle pas encore de quelques titres de propriété dont le transfert apurerait quelques dettes auxquelles elle fut contrainte ?

    Les plus malins tirent quelques marrons avant chaque effondrement, pouvons-nous ignorer les terres, les mines, les usines, les brevets appropriés par quelques décennies de cavalerie ? La phase qui se termine nous imposait la croyance en un illusoire « toujours plus » ; nos âmes et la planète en sont ravagées. Allons-nous maintenant demeurés enchaînés par la peur d’avoir moins ? Au-delà d’un dernier pillage des États par leur faillite, il n’y a plus rien à quoi la finance sauvage puisse être utile, aussi croyez-vous vraiment qu’un froncement sévère des sourcils envers les banques fera accepter aux peuples la frugalité par lesquels ils sont déjà préparés à régler la dernière note autant qu’à se courber sous la maîtrise par l’eau , le nucléaire, et les OGM et la précarité contrôlée ?

    (1) Jean De Maillard , L’arnaque ; la finance au-dessus des lois et des règles, Gallimard, 2010

  42. « Enchainés par la peur d’avoir moins »

    Bien dit. C’est en effet une ornière ou les conversations s’embourbent, même ici.

  43. Bonjour Corinne,

    Un peu de musique : http://video.google.fr/videoplay?docid=-3178467250969474646&ei=feqmS_2LAoqN-AbPy8jeBQ&q=tryo&hl=fr#

    « Reformuler les règles du jeu dans leur ensemble » : si vous posez le toit avant d’avoir monté les murs…je doute de la solidité de l’édifice. Et j’avoue que « ça me plaît moyen » de savoir qu’on risque d’être nombreux, très nombreux, un pays, le monde, l’humanité sous ce toit !

    A chacun son jeu.

  44. « La gauche a dénoncé un projet plein de « cadeaux fiscaux » qui sous couvert de mesures « innovantes », présente de « vieilles recettes éculées » ou encore « marque le retour d’une société de rentiers ».
    Alors que Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités, avait vanté « une rupture qui permet » aux plus faibles de « repartir », l’opposition a dénoncé le « cynisme » du gouvernement mettant en regard les milliards offerts aux plus riches et les pauvres 25 millions du RSA.  »

    http://jaipasvotesarko.over-blog.fr/categorie-10186187.html

  45. Madame Lepage
    J’ai l’impression à vous lire, billet et commentaires, d’entendre le bla bla mille fois répété de tous les politiciens: nous allons faire, ne faudrait-il pas, nous débattons, grâce nous soient rendues, etc, etc …

    Et ça, c’est génial « Il suffit de voir l’évolution du Parlement sur la résolution visant à étudier la mise en place d’une taxe sur les transactions financières. »
    ‘L’évolution sur la résolution visant à étudier …’
    Le Parlement Européen sera dissous et l’U.E. aura éclaté avant que le P.E. ait seulement fait la proposition d’une taxe Tobin… et même s’il faisait cette proposition, pensez vous que Londres la laisserait s’appliquer ?

    Vous avez un bon poste, restez-y mais ne nous racontez pas d’histoire; de toute façon le Peuple, lors de ces dernières élections, vous a envoyé dans les cordes.

  46. Que donnent les derniers pointages, aujourd’hui, lundi 22 mars ?

    1- La France est très hostile à une intervention du FMI pour sauver la Grèce ? Pourquoi ? Pour une raison noble ? Ou alors pour une raison politicienne ?

    La raison noble : Nicolas Sarkozy est contre une intervention du FMI car il pense que les pays européens peuvent payer plusieurs dizaines de milliards d’euros pour sauver la Grèce du défaut de paiement.

    Mais peut-être qu’il y a une raison bassement politicienne.

    La raison politicienne : Nicolas Sarkozy est contre une intervention du FMI car cela ouvrirait un boulevard au patron du FMI pour l’élection présidentielle de mai 2012. Nicolas Sarkozy veut être ré-élu en mai 2012. Or, il est en train de battre des records d’impopularité. Sur ce point précis, tous les sondages concordent.

    En revanche, le patron du FMI, Dominique Strauss Kahn, est la personnalité politique préférée des Français en mars 2010.

    Dernière chose : si le FMI prêtait 54 milliards d’euros à la Grèce, Dominique Strauss Kahn serait perçu par l’opinion publique française comme l’homme qui a sauvé la Grèce de la faillite.

    Et ça le placerait en position de force pour l’élection présidentielle de mai 2012. Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas renforcer son futur rival.

    2- Qui est favorable à une intervention du FMI pour sauver la Grèce ?

    Réponse : Dominique Strauss Kahn, Jose Barroso, l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas, la Suède, le Royaume-Uni, et l’Italie.

    Lisez cet article de LA TRIBUNE :

    « Dans le sillage de Berlin, le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, puis la Finlande ont exprimé leur appui à une intervention du FMI dans le dossier grec. « Ce n’est pas une question de prestige, mais de considérer ce qui serait le meilleur moyen de répondre » à la situation grecque, a expliqué le patron de la Commission.
    Les Pays Bas, la Suède, le Royaume Uni et même l’Italie ont dit envisager la possibilité d’un recours au FMI pour la Grèce.
    A ce rythme, la France risque de rester l’ultime bastion opposé à l’entrée en scène du FMI. »

    1. ça va sans doute finir , en « bonne » politique par 50% d’aide FMI et 50 % d’aide Europe .

      Tout le monde y trouvera matière à se réjouir . Peut être même les grecs aussi .

      J’espère qu’ils n’auront pas la rancune assez tenace pour faire descendre les drapeaux allemands , qui comme la plupart des drapeaux des pays qui leur amènent des touristes , sont hissés sur les hampes de leurs hôtels . En tous cas les souvenirs des dernières guerres mondiales ne les avaient pas conduits à ce type de rétorsion préjudiciale au commerce , jusqu’à ce jour .

    2. Les Grecs devraient même réfléchir à un ajout du drapeau du FMI sur les hampes de ces mêmes lieux de convivialité tarifée !

    3. @ BA

      mais où voulez-vous en venir avec cette propagande pro-FMI ?

      Vous avez été le 1er à réagir suite au billet de Corinne Lepage (21/03 à 9h40)
      et c’était déjà pour critiquer la résistance à l’intervention du FMI.
      Ce 2nd message sur le même thème crée une redondance inutile et est largement hors sujet!

      Vous induisez le postulat que l’intervention du FMI serait positive et que ceux qui s’y opposent le font à tort ou pour de mauvaises raisons.
      Il s’agit d’une posture idéologique non argumentée et plus que contestable.

      Je vous renvois à la réponse que je vous ai faite hier à 18h38 (3ème commentaire de cette page)

    4. Financièrement, ce serait une bonne affaire que nous prêtions à la Grèce.
      Nous empruntons à environ 3,5%, si nous prêtons à la Grèce à 5% on gagnera 1,5% , et la Grèce qui autrement aurait du emprunter à 6 ou 7 fera aussi une bonne affaire.
      Puisque l’Union Européenne est avant tout une zone de « libre échange » (de libéralisme), allons jusqu’au bout du raisonnement!

    5. Je ne fais aucune propagande en faveur de l’intervention du FMI. En revanche, j’aimerais rappeler ceci à propos de l’intervention du FMI pour sauver la Grèce : nous sommes en train de subir la pire crise économique, financière et sociale depuis 1929. Tous les pays européens sont endettés, et même surendettés.

      Par exemple, en 2014, la dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB. La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB. La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB. La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB. La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

      Conclusion : les Etats membres de l’Union Européenne NE peuvent PAS sauver la Grèce.

      Chacun des Etats membres de l’Union Européenne ne pense qu’à une seule chose : éviter lui-même le défaut de paiement.

      Chacun des Etats membres de l’Union Européenne ne pense qu’à sauver sa propre peau.

      Chacun des Etats membres de l’Union Européenne ne pense qu’à éviter la faillite.

      Alors, arrêtons de prendre nos désirs pour des réalités. Les Etats membres de l’Union Européenne NE sauveront PAS la Grèce parce qu’ils n’en ont pas les moyens.

      Il ne reste plus que le FMI pour pouvoir sauver la Grèce.

      C’est triste, mais c’est comme ça.

  47. @ tous,

    que d’énergie et de temps perdu en vain verbiage…

    Alors qu’il y a tant à construire.

    Le Nouveau est plein de promesses. Ne le sentez-vous pas??

    1. Bonsoirn !

      Pourriez vous développer ce que vous exprimez par  » ..le nouveau est plein de promesses.. »
      Si par nouveau:
      1: vous exprimez cette époque fantastique dont nous sommes les témoins et acteurs , je vous rejoins!
      2: Vous exprimez cette soupe d’initiatives, de réflexions et de concrétisations qui naissent, ici même, et ailleurs, … alors je vous rejoins !
      3: vous exprimez un avenir ou nous serons plus clairvoyant , le brouillard se dissipant, je me considère comme sceptique !!! Attendez un peu …juste pour voir , entendre … et comprendre ….
      Peut être, partagerez vous toujours ce nouveau, dont vous nous offrez , une part …. peut être pas …. Ou, du moins , de façon plus précise…Donc , plus nuancé !

      Bonne soirée !

    2. @ Tomate,
      voir le billet contre-appel du 22 mars et ses commentaires…
      Aller vers le meilleur. 😀

  48. Situation de blocage. Rien ne change car ceux qui en ont la responsabilité n’en ont pas les moyens, et ceux qui en ont les moyens n’en ont pas la responsabilité. Celle-ci appartient aux politiques, mais les moyens sont entièrement aux mains des financiers puisqu’il n’appartient qu’à eux d’accepter ou non de nouvelles règles. La balle étant dans leur camp, c’est aux banquiers et financiers de tous poils qu’il conviendrait de s’adresser. Faire savoir aux scintillants paquebots que sur leurs routes ils croisent des naufragés.

  49. Mme Lepage,

    Avez-vous signé la pétition de soutien pour la défense de Mr Denis Robert
    contre Fleuve nettoyeur?
    Si oui, pourquoi? Si non, pourquoi?
    Merci.

  50. Il n’y a pas que le blog de Paul Jorion dans la vie, mais aussi celui d’Article11 par exemple, d’une couleur plus militante. J’y ai découvert récemment un portait, partisan en diable, – mais parfois c’est une qualité -, du « président pull-over ». Je cite cet article car il illustre la dimension culturelle de la crise, une dimension à mon sens négligée ici: « Lors de sa première tournée en Europe comme président, peu après l’élection de décembre de 2005, les médias européens ne se sont pas privés de moquer Morales en le surnommant « le président pull-over ». La raison ? Simple : il avait gardé, pendant toute sa tournée, le même pull à bandes colorées, assez peu raccord avec le décorum et l’apparat de rigueur. Rien d’une mise en scène, juste la marque d’un dédain absolu pour les questions d’ordre matériel : c’était simplement le seul pull-over qu’il avait emporté. »

    Le Général ne se serait jamais montré ainsi, mais jamais non plus comme le fit Sarko au lendemain des présidentielles. L’on devine que les questions d’argent devaient autant ennuyer le premier qu’elles passionnent le second. Quand cela changera, on pourra espérer des politiques qu’ils forcent la main aux maîtres de la finance. Pour l’heure, on n’imagine mal des gens qui leur mangent dans la main être capables de taper un grand coup sur la table. A moins que « la reconstruction d’un nouveau système monétaire international » puisse se faire en douce, par des tours de passe-passe, façon prestidigitateur chez Patrick Sébastien.

  51. Bonjour à tous,

    Je me demande dans quelle mesure il est possible de limiter le pouvoir bancaire sans rendre à la BCE la liberté de financer librement les économies européennes (sans passer par les institutions bancaires privées) ?
    Je me demande également dans quelle mesure il est possible de limiter le pouvoir bancaire et l’inflation du pouvoir de l’argent qui va avec (comprendre la capacité à transformer du passif en actif : est-ce de la création monétaire, est-ce de la création de richesse ou de la simple création de bulle, l’illusion de la richesse ?) sans porter atteinte au système en général (dans la mesure où tous les organismes de placements collectifs sont susceptibles d’avoir acquis ces actifs bancaires qui n’en sont pas) ?

    Quelqu’un aurait-il ne serait-ce qu’un début de réponse à apporter à ces questions, qui me semblent essentielles ? Ce qui permettrait ensuite, de penser à une stratégie de résolution des problématiques financières actuelles et permettrait également d’éviter que toute politique de rigueur ou d’augmentation des impôts dans un quelconque pays européen ne se traduise exclusivement par un enrichissement des banques au détriment des intérêts collectifs (services publics etc.) ?

    Cordialement,

    1. Je ne pense pas que Madame Lepage puisse donner une quelconque réponse – car j’ai plutôt entendu son Président » F. Bayrou (l’est-il encore?) nous parler des efforts à faire pour réduire « la dette publique » – qui serait plutôt à chercher du coté de Jacques Sapir.

    2. Bonsoir,

      En effet, les préconisations de Jacques Sapir me semblent être de bon aloi. La seule voie possible à mon humble avis.

      Cordialement,

  52. Ha mais oui c’est bien ça !
    Cesser les CDS, et jouer aux chaises musicales avec le dollar, et hop le tour est joué ???

    Que devient Monsanto qui détruit l’Inde (pour commencer) avec ses OGM ?
    Que devient la taxe carbone que nous devons payer a chaque expiration ?
    Que devient Google et son internet centralisé (vous vous souvenez de ce que veut dire INTER-NET ???)
    Que devient la répartition des richesses ?
    Que devient le Pic Oil ? La disparition des dauphins, des baleines, des requins ?
    Que devient la PAC qui ruine les agriculteurs et les obliges a détruire les sols pour des décennies ?

    Que devient la libre concurrence et le rendement du capital qui obligent l’homme à exploiter l’homme et son environnement ?
    Que devient la presse muselée par le Grand Capital ? Murdoch qui achète les journaux pour manipuler l’opinion afin de justifier la guerre en Irak ?
    Que devient Maddof, Enron, ClearStream et les autres pointes de l’Iceberg ? Doit-on rester dupe encore longtemps ?

    Et surtout, que deviennent tous ces gens qui se détournent, au péril de leur vie, du capitalisme, de la pensée unique occidentale, du mercantilisme, de la « croissance » (virtuelle) ?

    Nous avons les moyens de la culture, du savoir, de l’énergie décentralisée.
    Nous avons les moyens de partager, de coopérer, de collaborer.
    Nous avons les moyens de cesser d’avoir peur de notre prochain, de notre voisin, et même de l’étranger.
    Nous avons les moyens de bâtir un monde plus simple, et donc plus juste, et plus sain.

    Qu’attendons nous ?

    1. La fin de celui-ci….

      Mais en attendant, justement, rien n’interdit de mettre en route des voies nouvelles à petite échelle. Il y a de quoi faire ici et maintenant.

      Exemple :

      Dans l’agriculture aujourd’hui, mettre en place de la vente directe, regrouper des clients pour donner des débouchés aux exploitations qui font bien leur métier : c’est facile, et possible quasiment pour tout produit, pour toute localisation, YA KA.

      Faire cela, c’est protéger des espaces naturels, s’affranchir un peu de la grande distribution, préserver des races domestiques, maintenir de l’emploi, assurer la transmission de savoir faire, rendre les consommateurs plus responsables, s’alimenter mieux, diminuer la dépendance aux banques, visiter un peu le pays….je continue, ou c’est bon comme ça ?

    2. +1 Thomas
      et concrètement ca signifie quoi pour les politiciens … ???
      qu’ils arrêtent de nous mettre des bâtons dans les roues.
      Ils le font de 2 manières : en décourageant l’initiative individuelle.
      En encourageant l’initiative « corporative ». Ils veulent de la centralisation, le big business.
      Le décentralisé, c’est leur fin a eux (du moins pour cette forme de pipolitique).
      Solutions locales pour un désordre global comme dit Colinne Serreau.
      On est loin de la vraie démocratie demos/kratos le pouvoir du peuple, alors qu’on pourrait très bien le réaliser aujourd’hui.
      Le pouvoir est justifié comment ? parce qu’il faut être plus fort que le voisin, sinon il va nous écraser. Et voila la dichotomie qui nous enferme.
      Au delà de la crise économique, je pense aussi que c’est une crise du rationalisme a l’occidentale. Même si c’est plus sous-terrain comme mouvement, il existe, il prends de l’ampleur.

  53. Madame Lepage,
    Dans votre projet politique, je ne perçois pas clairement votre positionnement vis à vis de l’entreprise, des prélèvements obligatoires, de la fiscalité portant sur les individus. Je ne perçois pas non plus votre positionnement vis à vis de l’état providence ou de l’état social (peu importe le mot, c’est ce que vous pourriez metrre derrière qui m’intéresse), vis à vis du tiers secteur.
    Pouvez-vous nous indiquer quelques liens sur ces sujets, sur votre blog ou sur le site de Cap21?

  54. Qui continue de verser des bonus colossaux en évitant de préter à l’économie réelle?
    Qui sert d’intermédiaire et de pourvoyeur des paradis fiscaux?
    Qui peut créer de la monnaie pour faire crédit aux pauvres, les surendetter, et compenser ainsi leurs salaires bloqués?
    Qui exige que les obligations d’Etat versent des taux d’intérêts plus élevés que ceux qu’ils versent eux mêmes pour l’argent qu’ils prètent après l’avoir emprunté à la BCE?
    Qui ponctionne la force de travail des entreprises et des particuliers et parasite l’économie réelle?
    Qui peut nier qu’une majeure partie de leur activité n’a aucune utilité pour la collectivité ?

    Si la réponse à toutes ces questions est la banque et les banquiers alors il faut les nationaliser
    Renationaliser la monnaie pour la mettre au service du travail et des citoyens car l’intérêt des banques ne coincide pas avec celui de l’intérêt général.

    Mme Lepage s’aligne sur la position de Paul Jorion concernant les CDS, mais ne soyons pas naïfs on sait très bien que la finance dérégulée retombera sur ses pattes et aura très vite reconstitué un clone, fonctionnant avec les mêmes règles, sans fonds de garantie pour couvrir les transactions.
    Au plus profond de la crise le pragmatique Gordon Brown a nationalisé la Royal Bank of Scotland et Lloyd’s immité tout aussi timidement par Obama, mais ils n’ont pas été jusqu’au bout de la logique de l’intérêt général. Pendant ce temps notre cher Président a réuni plusieurs fois les banquiers pour les moraliser avec les piteux résultats qu’on connait.Pourtant l’occasion était belle pour tous ces chefs d’Etat, de reprendre la main, de frapper fort au plus bas de la crise.Mais il ne fallait pas décourager la City et Wall Street, ils ont fait le choix inverse de sauver et de financer les prédateurs et l’occasion pour eux ne se présentera pas aussitôt.Le capitalisme grace à eux a encore de beaux jours.
    A la prochaine crise financière ils ne seront plus là, et la Chine qui ne connait pas ce problème peut continuer de rire.

    NB: Nationaliser est devenu un mot horrible et tabou écarté du vocabulaire libéral ambiant, il est réservé à Chavez ou aux bolcheviks.

    1. Sympa, le message. Il me fait penser à une petite chose que je ne comprends pas bien: tantôt les politiques vous disent qu’ils ne peuvent pas faire ceci ou cela à cause de l’opinion, (en l’occurrence aider la Grèce), tantôt ils s’assoient dessus comme sur un bidet (réductions d’impôts en faveur des riches). J’ai comme l’impression que l’opinion a pour eux un double visage, et qu’il nous montre celui qui les arrange quand ça les arrange.

  55. Cher Madame Lepageme est que la « liberté des marchés » ne peut être avec la signe monétaire actuel. En effet, les contraintes posent exclusivement sur l’emprunteur et le bénéfices reviennent exclusivement exclusivement aux détenteurs de capitaux. Cla n’est pas équilibré, car le détenteur de capitaux est maître du temps, tandis que l’emprunteur paye la rente du temps que l’on appelle l’intérêt.
    Il s’agirait d’inventer un signe mnétaire, marqué par le temps, le SMT, qui, seul, rétablirait une véritable liberté du marché.
    Quant au keynesianisme, il conduit immanquablement à une impasse, car les dettes ne peuvent que croître dès lors que le signe monétaire est comme il est.
    Je vous adresserais volontiers un texte que j’ai rédigé autour de ce problème qui fait 90 pages et qui vous ferait sentir pouquoi toute la science économique est à revoir à la lumière de ce problème.
    Envoyez-oi un mail à johannes.finckh@wanadoo.fr si vos souhaitez aller au fond de ce problème.

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