L’actualité de la crise: briser l’encerclement de la dette, par François Leclerc

Billet invité.

BRISER L’ENCERCLEMENT DE LA DETTE

Deux réunions vont se tenir en Suisse ce dimanche et en début de semaine, dont nous ne saurons probablement pas grand chose. Mais ce n’est pas la discrétion qui les entoure qui fait en soi leur intérêt, mais plutôt leurs objets respectifs. La première est une réunion régulière de la Banque des règlements internationaux (BRI), la seconde un forum organisé conjointement par le FMI et la Banque nationale suisse (BNS), la banque centrale du pays.

La crise européenne est suivie de près dans le monde entier, en raison de ses conséquences systémiques potentielles à court terme, et de ses incidences à moyen terme : l’Europe, première puissance économique, représente plus de 30% du PIB mondial. Le G7 s’est donc penché dessus dans l’urgence vendredi dernier, à l’occasion d’une téléconférence.

Quant aux banques centrales, restées aux premières loges de la crise générale depuis son démarrage, elles ont de nombreux sujets à discuter ce week-end. Notamment Bâle III, cette future réglementation internationale qui vise à renforcer les fonds propres des banques, et qui est l’objet d’un bras de fer avec les Américains d’un côté et les Européens de l’autre.

Mais la crise européenne risque de modifier l’ordre du jour de leur rencontre. Quel rôle la BCE va-t-elle effectivement jouer au sein du dispositif permanent de « stabilisation » en cours de mise au point finale, afin de le consolider ? Va-t-elle également engager de discrètes et vigoureuses actions de soutien à l’euro sur le Forex, avec ou sans l’aide de la Fed et de la BoE ? Revenir à ses modalités antérieures d’allocation de liquidités aux banques, qu’elle avait commencé à restreindre  ? Pourra-t-elle continuer à refuser d’acheter directement la dette souveraine de tel ou tel pays sur le second marché, afin d’en soutenir le cours ? Rien n’est moins certain, car une attaque du couple Espagne-Portugal ou de l’Italie, qui ne peut être exclue, fera à nouveau dangereusement craquer l’édifice, plan de « stabilisation » européen ou pas. Les banques, qui pourraient ainsi se délester, y seraient-elles favorables.

Des décisions rapides de la part de la BCE sont espérées et attendues, qui pour certaines d’entre elles doivent faire l’objet de concertations avec ses consoeurs. Car il n’est pas vraiment garanti que le nouveau plan européen intimide la spéculation, cette imagerie naïve de la logique profonde des marchés dont se servent les chefs d’Etat pour puérilement jouer au gendarme et au voleur devant les caméras. L’inquiétude réitérée que vient d’exprimer Barack Obama à propos de la situation européenne est là pour le confirmer.

Va-t-il falloir une nouvelle crise aiguë pour que ce qui a été repoussé à plus tard soit abordé ? Afin de soulager les Etats de la dette qui les étrangle et les précipite dans la récession, en achetant partiellement celle-ci. En la restructurant également, avec décote, tout en soutenant parallèlement les banques qui en subiront les effets. Ces dernières sont de toute façon menacées si la dépression s’installe durement, soit en raison de leur portefeuille obligataire, soit par leurs encours commerciaux. Le nouveau plan européen pâtit du même travers que le précédent : il va être assorti de conditions injouables pour ceux qui en bénéficieraient, à l’instar de la Grèce. Or aucun pays, parmi ceux qui sont susceptibles d’être attaqués ou d’autres considérés plus solides, ne pourra revenir dans les clous du pacte de stabilité en trois ans. C’est cette constatation qui a précipité la crise la semaine dernière. Rien n’a changé depuis. La juste mesure de la crise n’a pas été prise.

Il ne va pas y avoir trente-six mille manières de faire face à la crise de la dette publique, une fois qu’il aura été vérifié que les mesures budgétaires et fiscales des gouvernements n’y suffiront pas, et que la croissance n’y contribuera pas ou si peu. Il y en a trois : la restructuration de la dette au détriment des créanciers, sa pure et simple monétisation ou encore le développement de plans de soutien publics à l’économie induisant une relance de l’inflation au-delà de la sacro-sainte norme des 2%. Elles peuvent être combinées. Les méthodes sont différentes mais le résultat attendu est en réalité le même : la dette publique est dans les trois cas dégonflée au détriment de la dette privée.

On en revient à cette idée que les bulles s’alimentent tour à tour, n’ayant pas d’autre issue. Dans l’étape actuelle, le système financier, après avoir cru pouvoir s’exonérer du payement de l’addition, est rattrapé par la crise de la dette publique, qui le menace d’une manière ou d’une autre. Soit parce que les Etats risquent de faire défaut, soit parce qu’il est nécessaire de les aider à leur tour afin de l’éviter.

C’est là que le FMI envisage d’intervenir et d’en étudier les moyens lors de sa réunion de brain-storming à Zurich mardi prochain. La liste des participants n’est pas connue, mais on sait que de nombreux banquiers centraux y sont attendus, suite à la réunion de Bâle de la BRI qui se termine lundi après-midi. Il ne s’agit rien de moins que de réfléchir à un nouveau Bretton Woods, une reconfiguration d’ensemble du système monétaire international.

Cette problématique n’est pas en soi nouvelle, puisqu’elle avait été largement évoquée dans le cadre de ce qui a été appelé par les américains la global imbalance, le déséquilibre global. Les dirigeants chinois avaient présenté un plan selon lequel il était à terme substitué au dollar comme monnaie de réserve un panier de devises incluant leur devise nationale. L’idée avait progressivement quitté le devant de l’actualité, le processus étant considéré comme nécessairement à long terme, et d’autres urgences prenant le dessus.

Elle rebondit désormais dans le cadre d’une problématique élargie à la question de la dette publique mondiale, celle de l’Europe étant bien moins importante que celles des Etats-Unis ou du Japon. Ce qui laisse supposer, même compte-tenu des disparités de situation, qu’elle n’a comme unique issue possible qu’une impasse identique. Le FMI, dont le costume de sauveteur a déjà été considérablement élargi par le G20, ne cesse depuis de chercher à encore accroître ses missions. Il puise dans ses réserves et y a trouvé une ressource qui lui semble pouvoir répondre aux exigences de la situation, à quelques adaptations près. Il a en effet été doté, comme les banques centrales, de la prérogative régalienne de la création de la monnaie. Pendant longtemps, les Etats-Unis ont freiné toute utilisation de celle-ci, les droits de tirage spéciaux (DTS), qui dans la pratique n’ont été que marginalement utilisés par les Etats membres du fonds. Remis au goût du jour, cet outil serait susceptible selon le FMI de contribuer au financement de la dette publique.

Un package a été clairement avancé, auquel s’ajoute la proposition que les banques centrales adoptent un nouveau seuil acceptable d’inflation. Sans discuter, pour ne pas enterrer le débat, les modalités de son calcul actuel. L’idée étant de faciliter ainsi la résorption de la dette grâce à l’érosion monétaire, en complément de son financement.

Enfin, un autre dossier est sous-jacent à ces préoccupations. C’est celui du carry trade, cette spéculation qui s’appuie sur les écarts de rendement entre les monnaies, un marché dont le volume est estimé à 1.500 milliards de dollars. Il a fait dire début mai à Heiner Flassbeck, l’économiste en chef de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) : « Si vous me demandez quel est le plus sérieux problème actuellement dans le monde, je dirais que c’est le carry trade ». Adair Turner, le responsable du FSA (le régulateur britannique) ne manque pas non plus une occasion de dire son inquiétude devant son développement et ses conséquences. La crise ayant abouti à des taux très bas aux Etats-Unis, les investisseurs se sont alors rués sur le dollar pour investir dans les monnaies des pays émergents où les taux d’intérêts sont élevés, perturbant leurs économies et contribuant à la création de bulles financières.

L’écroulement du système mis en place à Bretton Woods, dans les années soixante-dix, sonnant la fin du système de monnaies à parités fixes, a créé les conditions de l’essor progressif du carry trade, sans doute le plus performant des instruments ayant permis la formation de l’impressionnante masse des capitaux flottants actuelle. Une réflexion à ce sujet est-elle sur l’agenda du forum du FMI ? Nous avons toutes les chances, vu le caractère explosif du sujet, de ne pas l’apprendre dans l’immédiat. Il s’agit en effet de l’un des plus beaux terrains de jeu des mégabanques, qui a donné le signal de la dérégulation généralisée des années quatre-vingt et envoyé le signal de la grande folie. Aboutissant à la Grande Crise.

Ainsi allait aujourd’hui le monde.

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105 réflexions sur « L’actualité de la crise: briser l’encerclement de la dette, par François Leclerc »

  1. On vit dans un monde formidable !

    L’autre jour , un de mes amis recherchait sur Ebay des Bd d’occasion . Il trouve un vendeur qui les propose pour 20€ les 3 . Mon ami le contacte pour faire affaire . Le lendemain , le vendeur le rappelle pour lui dire qu’il avait consulté le marché et que finalement , ces bd d’occase etaient côtées 30€ pièce . Il ne voulait donc plus les vendre au prix initialement proposé .
    Bref , mon ami est retourné sur Ebay et a fini par les acheter à quelqu’un d’autre pour 15 € !

    Il y a un marché , même pour des vieilles bd des années 80 , qu’on trouve encore partout !

    it’s a wonderful wonderful world .

  2. Si je comprends bien et pour résumer sommairement ce qu’il s’est passé depuis 2007 :

    1) Les banques ont joué avec les subprimes et ont perdu des sommes colossales entraînant une crise financière et économique sans pareille.
    2) Cette dette a en partie été monétisée par les banques centrales et les Etats se sont endettés pour racheter l’autre partie
    3) Les Etats surendettés, dont les économies les plus faibles, sont attaqués sur les marchés par des fonds voraces
    4) Les autres pays de la Zone Euro, aidé du FMI, achètent une partie de la dette de la Grèce pour tenter d’apaiser les marchés
    5) La BCE accepte des banques tous les titres grecs pour éviter toute paralysie du marché interbancaire, monétisant indirectement la dette grecque.

    Et ce qui est sur le point de se jouer dans les mois qui viennent :

    7) Le FMI et la CE financent les dettes des pays qui ne pourront plus se financer sur les marchés et la BCE assouplit sa politique sur l’inflation, tandis que la Grèce verra sa dette restructurée.

    Ce qu’il en ressort, c’est que cette gigantesque montagne de dettes gravit un à un les différents échelons (banques, banques centrales, Etats, CE, FMI) et on peut se demander si les derniers pourront supporter à leur tour son poids puisque ceux d’en dessous ne le peuvent pas.

    1. je ne me demande pas, je ne comprends pas l’intérêt de perdre tout ce temps, et tout ce temps perdu pour n’aboutir à rien, même en imaginant le retour à l’esclavage, pire encore ….
      l’argent n’est qu’un moyen d’échange,…
      la dynamique engagée de sa propre contraction sur lui-même, évidente, visible vu toute cette comédie(-tragédie) : cette frénésie de spasmes devant la soit-disant douloureuse, si douloureuse à financer des marchés, n’aboutira à rien…
      c’est autant de jouer à la roulette russe

  3. Bon Dimanche M. Leclerc, et vous aussi M. Jorion,
    Depuis que je lis vos articles sur ce blog, (dont je vous félicite), je suis à la fois content et déçu!
    Content je le suis quand, aprés avoir lu vos articles et les commentaires des blogueurs, j’ai la naïveté de penser que je ne suis pas seul à décrypter les turpitudes du monde dans lequel nous sommes trop souvent spectateurs, mais je suis déçu, quand finalement au travers de vos écrits une trop grande modération perce, (vous vous excusez même de votre trop grande supposée véhémence!).
    Rien ne va plus, les jeux sont faits! Est-il besoin de conserver un langage politiquement correct? Hier, en plein désarroi, les dirigeants des grandes nations ont innondé, les marchés de liquidités qu’ils espéraient récupérer avec la croissance revenue. C’est comme au casino, on joue juqu’à son dernier sou, espérant toujours se refaire. C’est sûr cette fois si c’est la bonne ! Oui, c’est comme au casino, plus le jeu dure longtemps et plus le joueur est certain de perdre. Il fallait être C.. pour y croire.
    Le retour d’une croissance au niveau mondial permettant de renflouer les dettes et de continuer comme avant, il n’y a guère que les Chefs d’Etat qui y ont cru! Et s’ils ont fait semblant c’est encore plus grave parce qu’ils ont menti collectivement pour dépouiller un peu plus leur peuple. C’est du niveau de l’association de malfaiteurs, de bandes organisées. A qui profite le crime? C’est la seule question qui mérite réponse. A entendre les commentaires, et lire la presse, la faute, le crime serait d’avoir vécu au dessus de nos moyens, que l’on soit Grec, Français, Anglais ne change rien à l’affaire puique tous les états sont surendettés! (à part l’Allemagne, et la Chine, joli duo!). La seule solution qui s’impose aprés un tel constat est évidemment de mettre fin à la gabegie. Fini, les diners au Fouquet’s, les voyages de milliardaires, les retraites dorées sur tranche…il va falloir travailler plus pour gagner moins, et ne plus se soigner, ni même espérer un avenir meilleur.
    L’avenir c’est en Chine ou en Allemagne qu’il faut aller pour en avoir un apperçu. La Chine régime communiste pour le bien du peuple, où le droit de grève est interdit et où les capitalistes du monde entier se précipitent tant la liberté y est faible, et le profit immense, (pour quelques uns seulement). L’Allemagne, qui a retrouvé une compétitivé en bloquant les augmentations de salaires et les hausses de pouvoir d’achat, lui permettant d’exporter toujours plus.
    Deux pays, deux régimes, une même illusion! J’entends souvent, aprés une compétition sportive décevante, qu’il faut être deux pour faire un bon match! (2 joueurs ou 2 équipes). Le problème c’est que malgré la pléthore de Chef d’Etat, on peine à en touver ne serait ce que deux pour faire un monde correct.
    Alors, finalement, la situation est suffisamment grave pour que vous sortiez de votre réserve, et nul besoin de vous en excuser!

    1. Chacun son genre, moi c’est plutôt les colères froides ! Contenues mais sans appel.

    2. François Leclerc @
      Froide ou volcanique, la colère ne sert à rien et brûle inutilement l’énergie vitale humaine.
      Méditer, chercher la voie du Tao, puis la suivre…..
      Cette voie passe vraisemblablement par un nouvel ordre financier mondial où l’or servirait d’étalon mais où les peuples travailleurs et imaginatifs se tailleront la meilleure part au détriment des autres……comme par le passé.

    3. La colère est elle utile? Oui devant une situation inacceptable. Alors un peu de véhémence, de fougue, de passion et pourquoi pas d’emportement ne peuvent pas être vain. Quant à la voie du Tao, de Lao Tseu, ce recueil écrit à plusieurs mains, si l’utilité de toute chose provient des « vides », alors ce qui se passe en ce moment est sans aucun doute,…très utile.

  4. Les masques tombent .

    Dommage que nous ne votions que dans deux ans ….en principe .

  5. Le président américain a appelé la chancelière allemande Angela Merkel pour réclamer des mesures « énergiques » de l’UE afin de rassurer les marchés face à la crise de la dette. belga

    Gonflé Obama qu’il s’occupe de mettre de l’ordre dans sa pyramide de ponzi d’abord …..

    1. Donc, si je comprends bien Merckel veut rassurer les marchés et Sarko veut les niquer. Génial ces politiques. A moins qu’ils ne veuillent les rassurer en les niquant? En tous cas, ils ont joui de plaisir ce lundi.

    1. Un bank run du pékin moyen n’est pas vraiment possible vu que vous ne pourrez pas accéder à votre argent directement. Si vous voulez retirer par exemple dix mille euros, vous ne les aurez pas et devrez attendre 24 ou même 48. Cela déjà en temps normal, imaginez au milieu de la panique (votre agence sera probablement close). Autrement dit, vous vous rendrez compte trop tard que vous avez été refait. Par contre, il est possible d’avoir toujours un peu de liquide chez soi au cas où ça tournerait mal. Vous ne récupérerez pas tout ce que vous aviez en banque mais ce liquide vous permettra de tenir quelques semaines.

  6. Il est évident que l’inflation facilite le désendettement mais le problème c’est que l’inflation ne se décrète pas ! Nos pays occidentaux sont au contraire en situation de déflation et il est donc totalement illusoire de croire qu’on pourra s’en sortir avec l’inflation. Cette crise, qui est avant tout une crise du libre-échange et de la mondialisation est le révélateur de profonds déséquilibres dans les échanges qui entraîne dans nos pays une déflation importée (la Chine en est le principal vecteur).

  7. http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/581594/le-budget-communautaire-ne-suffit-pas.html

    Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le commissaire aux Affaires économiques Olli Rehn « sont maintenant en train de pousser les Etats membres à agir sur la base de cette proposition afin de s’assurer » que les ministres « concluent un accord ambitieux » non limité au seul recours au budget de l’UE, a-t-elle ajouté.

    Elle n’a pas précisé les détails de ce second mécanisme. Mais le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a évoqué des « garanties » apportées par les Etats de la zone euro pour des prêts supplémentaires.

    D’après une autre source diplomatique, si Bruxelles ne pouvait pas emprunter suffisamment avec la garantie du budget communautaire,
    « les Etats membres pourraient donner leur garantie également, pour que la Commission lève de l’argent (supplémentaire) sur le marché ».

    De la sorte, « il n’y a plus de plafond », on a « un crédit illimité avec une garantie illimitée », a commenté cette source.

    Bruxelles négocierait avec le ou les pays en difficultés pour « poser un certain nombre de conditions très sévères, comme on a fait pour la Grèce », et les ministres européens des Finances (Ecofin) devraient donner leur aval, a précisé cette source.

    « On peut imaginer un suivi de la situation tous les 6 mois, et qu’elle impose des mesures pour que le pays concerné rembourse aussi vite que possible et retourne sur les marchés aussi vite que possible », a-t-elle ajouté.
    La Banque centrale européenne, enfin, pourrait aussi faire un geste.

    1. il semble qu’ils aient peur, …
      (le marché libre et non faussé se comporterait-il exactement comme une mafia ??? …)

  8. L’accélération du processus fait peur.
    Un peu comme un chauffeur routier qui sent que son tacot n’a plus de freins.
    Comment arrêter un 43 tonnes poussé à pleine vitesse avant qu’il n’emplafonne tout le monde.
    A quoi pensaient-ils quand ils ont pondu ces carry trade.

    Est-ce encore une fois une posture pour se dédouaner auprès de l’opinion du fait que cela saigne.

    1. « A quoi pensaient-ils quand ils ont pondu ces carry trade. »

      Ben jusqu’ici ça leur réussit plutôt bien. Les milliardaires ne se sont jamais aussi bien portés et ils vont baisser les salaires, réduire les pensions, etc. Ils pouvaient pas prendre ces mesures en temps normal sans que les gens se soient révolté. Là ça va peut-être passer comme une fleur. De là à dire, comme Naomi Klein, que tout ça est prémédité…

  9. David Cooperfield peut se recycler.

    Comment concrétiser du virtuel par la peur.
    Tout ce que retienne les gens est le prix que cela avait avant que cela dégringole.
    A une autre époque on appelait cela la pierre philosophale, ou comment transformer le plomb en or.
    A partir du moment où sera inscrit dan le marbre les i[pertes virtuelles]i, qui osera contester l’état de la fortune de quelques uns.
    C’est très bien fichu ce truc.

    1. là question reste qui est celle de l’usage,
      ( et entre autre usage, … l’usage que nous voulons faire de notre temps)
      hors l’usage n’est pas l’usure, pas plus que l’usure de se prendre pour l’usage …

  10. Il semble qu’on s’oriente vers un fonds de 600 ou 650 milliards d’Euros dont 440 garantis pas les pays de la zone Euro. Jolie somme mais d’où viendra-t-elle ?

    Il n’est pas possible en effet de réduire les dépenses de l’état et de sortir des centaines de milliards en même temps. Cela va mutualiser la crise à tous les pays de la zone Euro mais ne va pas la régler.

    Avantage: il y aura de fait une gouvernance économique européenne unique. Inconvénient: le social va encore passer à la trappe et vue l’ampleur du hold-up annoncé, cela ne va pas passer.

    Source: http://lemonde.fr/europe/article/2010/05/09/cacophonie-autour-du-fonds-d-urgence-europeen_1348771_3214.html

    1. « Jolie somme mais d’où viendra-t-elle ? »

      De votre poche bien sûr. (Et de la mienne aussi, snif)

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