Étiquette : propriété privée

  • La propriété privée, remède maladroit et tragique à l’angoisse d’abandon, Jean-Michel Elyn

    Billet invité.

    Je suis tombé aujourd’hui sur cet extrait vidéo de VentsContraires.net sur la propriété privée et en voyant le titre je me suis écrié « Ah, enfin! ».

    Vous décrivez de manière technique ce que je ressens depuis fort longtemps. Tant que le but humain sera l’appropriation et l’enrichissement personnel, toute règle sera contournée pour assouvir le besoin archaïque de protection contre la peur de l’abandon. Car à quoi d’autre que la survie du nourrisson lorsque la mère ne se fait pas suffisamment présente servirait l’amoncellement de richesse sans limite à l’âge adulte ? Cette peur peut être supprimée soit par une meilleure éducation des futurs parents pour les générations à venir, soit par un travail personnel qui, vous le savez, prend un temps et une énergie que peu de personnes sont capables de donner.… Lire la suite…

  • VentsContraires.net – Paul Jorion : « Pas de décroissance sans remise en question de la propriété privée »

  • Parti de Gauche : Colloque sur le coût du capital, le 23 novembre 2013

    Interventions de Paul Jorion et Michel Husson

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  • Deux économies ou une seule économie ? Un principe ou deux principes ?, par Dominique Temple

    Billet invité

    L’économie de réciprocité est une économie naturelle comme l’économie d’échange.

    Les hommes comme le rappelle Aristote partout se sont réunis pour s’entraider mais ils ont observé ce phénomène singulier que l’entraide leur apportait un sentiment commun qu’ils ignoraient dans leur solitude et qu’ils apprécièrent d’autant plus qu’il s’accompagnait d’une raison qui lui donnait une forme : l’éthique. Celle-ci leur permettait de s’accomplir dans un autre domaine que celui de la vie, le domaine de l’esprit. L’éthique leur parut alors la motivation principale du vivre ensemble.

    De l’actualisation de cette nouvelle puissance sont nés les sciences et les arts, et les biens d’un autre ordre que ceux pour lesquels les hommes s’étaient initialement secourus.… Lire la suite…

  • Solder la faillite des États-Unis d’Amérique, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité.

    Le financement de la république impériale étatsunienne par la création monétaire oligarchique est la clé d’intelligibilité historique de la déroute financière d’aujourd’hui.

    Schématiquement les États-Unis ont achevé la construction de leur empire intérieur en même temps que les grandes puissances européennes ont achevé leurs empires coloniaux. Tout le monde s’est retrouvé en 1914 à court de conquêtes pour gager les politiques monétaires.

    Après le pari financier perdu de la première guerre mondiale, la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis ont cru résoudre leur problème monétaire en prenant des gages sur l’empire allemand vaincu en 1918. Les dettes publiques et internationales adossées à la guerre ont donné l’effondrement financier mondial de 1929 et la deuxième guerre mondiale comme annoncés par Keynes en 1919 dans « Les conséquences économiques de la paix ».… Lire la suite…

  • Réflexions pour un mouvement néodémocratique (XVII) – De quoi l’avenir devrait-il être fait ?, par Francis Arness

    Billet invité.

    Esquissons les mesures assurant d’abord la stabilisation de la situation économique, puis le grand tournant. Partons des propositions développées par Paul Jorion dans Misère de la pensée économique [1] ainsi que dans l’ensemble des contributions au blog (particulièrement dans le cadre du projet d’Encyclopédie au XXIème siècle [2]).

    Pour stabiliser la situation économique et éviter tout effondrement à court ou moyen terme, il faut :

    1. Au niveau européen : régler le problème de l’euro, mutualiser les dettes à l’échelle européenne après avoir organisé un défaut généralisé. Cela ouvrira à une restructuration qui conduira à une refonte de l’architecture de la monnaie unique et à sa transformation en un espace financier, bancaire et fiscal unique (euro numérique, comme le propose Pierre Sarton du Jonchay [3]), avec tout ce que cela comporte d’« euthanasie du rentier ».… Lire la suite…

  • À BERCY, LE 5 FÉVRIER 2013

    Une petite vidéo réalisée le 5, lors du Colloque De nouveaux référentiels économiques pour les politiques de demain.

    Cela se trouve sur le site des Ministères économiques et financiers : Les cafés économiques de Bercy. Vous y trouverez aussi une vidéo de Riccardo Petrella.
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  • Ce que le « bon sauvage » aurait eu à nous dire sur la propriété, par Bertrand Rouziès-Léonardi

    Billet invité.

    Faisons notre Proudhon de comptoir. Le mal se loge dans la propriété. J’en veux pour preuve ceci que la propriété a résisté à des millénaires de stigmatisation acharnée par les philosophes, les prêtres et les moralistes coalisés, dont certains étaient eux-mêmes propriétaires, comme si, par quelque ruse ultime, elle les avait possédés. Il faut désancrer l’homme des profondeurs du sol pour qu’il évolue à sa surface en l’endommageant le moins possible. Les agriculteurs, qui travaillent le sol, sont précisément les dernières personnes que nous devions instituer propriétaires. J’ai déjà évoqué cet argument démiurgique du « j’ai façonné ce pays » avancé par le colon des Paravents de Genet en guise de justification des abus qu’il y commet.… Lire la suite…

  • Institut de la gestion publique et du développement économique : DE NOUVEAUX REFERENTIELS ECONOMIQUES POUR LES POLITIQUES DE DEMAIN

    Voici l’allocution que j’ai prononcée ce matin au colloque qui se tenait aujourd’hui au ministère des finances français.

    De nouveaux référentiels économiques pour les politiques de demain

    Les questions qui restent à résoudre

    La crise qui se déclencha en 2007 fêtera à la fin de ce mois, son sixième anniversaire. Malgré quelques rares périodes de répit, la dégradation du système financier, et de l’économie dans son sillage, s’est inexorablement poursuivie depuis.

    Les questions sur lesquelles planche l’économie sociale et solidaire depuis le XIXe siècle sont au premier rang de celles qu’il conviendrait de résoudre. Ne nous défilons pas et interrogeons-nous sur où nous en sommes aujourd’hui dans leur solution.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LA RÉVÉLATION DE NOUVELLES ASPIRATIONS, par François Leclerc

    Billet invité.

    Ce n’est aujourd’hui qu’une petite musique mais elle est insistante : ici, des livres sont échangés, ou des vélos et des ordinateurs récupérés et retapés, là des jouets et vêtements pour enfants sont remis à neuf; des boutiques de produits de « seconde main » s’ouvrent et des circuits courts de produits alimentaires se développent, le covoiturage progresse lentement, tandis que la colocation s’impose.

    Une économie naissante de la débrouille et du partage est en train de se développer, à la rencontre de la rigueur des temps, mais aussi du besoin de s’affranchir de l’hyperconsommation, et de créer du « lien social » comme disent les sociologues.… Lire la suite…

  • DES RÉFORMES À METTRE EN OEUVRE IMMÉDIATEMENT

    Le capitalisme à l’agonie (2011) était de l’ordre du constat. Vous vous souvenez peut-être que dans les entretiens que j’accordais à l’occasion de sa parution, la question m’était souvent posée (parfois même avec une certaine vivacité) : « Mais que mettriez-vous à la place ? ». Du coup, Misère de la pensée économique se veut plus programmatique, et apporte des réponses.

    Le quotidien financier belge L’Écho va consacrer un long article à mes « réformes à mettre en œuvre immédiatement » (pp. 325 à 344). Le moment est peut-être bien choisi de rappeler ce qu’elles sont.

    Des réformes à mettre en œuvre immédiatement

    On l’a vu, dans notre système capitaliste, les « avances » qui sont consenties par certains, les détenteurs de capital ou « capitalistes », pour rendre possible un processus de production ou pour permettre à un consommateur de consommer, sont rémunérées par des versements d’intérêts.… Lire la suite…

  • SORTIR DU CADRE ? par Thierry Melchior

    Billet invité

    Chacun le sait (ou devrait le savoir), nous sommes confrontés à une triple crise.

    Celle dont il est le plus question dans ce blog, est, bien sûr la crise économico-financière, qui, dans la foulée de la crise des subprimes est loin d’avoir été résolue.

    Elle se conjugue avec deux autres crises qui sont comme les deux faces d’une même médaille, la crise énergétique et la crise climatique. La crise énergétique résulte d’une exploitation toujours plus effrénée des sources d’énergie fossile depuis une centaine d’années, sources qui, en conséquence, commencent à se tarir. L’approvisionnement énergétique n’est pas encore très gravement menacé, mais tout laisse présager qu’il le sera bientôt.… Lire la suite…

  • ALTERÉCHOS.be, Paul Jorion : La crise, l’économie sociale, N° 335, mars 2012

    Dans la revue belge AlterÉchos.

    Julien Winkel : Le sociologue, anthropologue et économiste Paul Jorion était à Bruxelles début mars. Il a accepté de répondre à quelques questions à propos de la crise, de l’économie sociale.

    Paul Jorion commence à être bien connu du public belge. Né à Bruxelles le 22 juillet 1946, ce sociologue, anthropologue et économiste a beaucoup fait parler de lui suite à la publication en 2007 de « Vers la crise du capitalisme américain », un ouvrage où il annonce la crise des subprimes qui aura lieu quelques semaines plus tard. Parallèlement à cela, c’est également au travers de son blog (www.pauljorion.comLire la suite…

  • LA PROPRIÉTÉ, L’OS À RONGER DU PAUVRE, par Bertrand Rouziès-Léonardi

    Billet invité

    Pour prolonger le débat autour de la notion juridique de propriété, qui a fait vibrer la corde sensible de bien des visiteurs et habitués de ce blog, je vais l’aborder sous l’angle affectif, précisément, parce qu’il me semble que les résistances que rencontre en nous l’éventualité d’une abolition de la propriété s’expliquent par la nature de notre rapport au monde et aux activités qui le transforment.

    Une petite fille – appelons-la Natacha – aimait les flacons de parfum, leurs bouchons taillés à facettes. Un jour que sa tante s’apprêtait à en jeter un vide, Natacha lui demanda la permission de le garder.… Lire la suite…

  • RÉPONSE À PIERRE SARTON DU JONCHAY SUR LE DROIT DE PROPRIÉTÉ, par Jean-Luce Morlie

    Billet invité

    Pierre, je ne sais pas encore traduire votre entreprise dans « ma langue », toutefois il me semble que nous pouvons dialoguer sur les inquiétudes situées aux jointures des articulations entre de nos deux modes de représentation.

    Vous écrivez

    « Le droit de propriété est ce qui permet à l’individu d’exister dans la société, donc à la société d’être une société et pas une masse librement manipulée par des théocrates. »

    Je vous suis entièrement lorsque vous décidez de poser

    « que le bénéfice collectif d’une propriété est l’utilisation par le propriétaire de la chose conforme au bien commun.

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