Archives par mot-clé : technologie

Université catholique de Lille, « Introducing Andrew Feenberg », le 20 juin 2019

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Du fait qu’elle est en anglais, je ne pensais pas vous proposer ici les notes de mon introduction à l’oeuvre d’Andrew Feenberg que j’ai proposée à Lille mercredi dernier en sa présence. Mais comme je viens d’en faire ma réponse à un commentateur, je la reproduis ci-dessous dans une présentation mieux formatée. Ce n’est pas un article publiable, ce sont des notes.

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Université catholique de Lille, Workshop with Andrew Feenberg, le mercredi 20 juin 2019

Workshop with Andrew Feenberg

Université catholique de Lille, June 20, 2019 9.30 a.m.-5.15 p.m.

Maison des chercheurs, 14 boulevard Vauban 59800 Lille (1se floor, room 103)

Program

9 a.m.-9.30 a.m. Welcoming

9.30 a.m.-10 a.m. Paul Jorion (Université catholique de Lille): Introduction

10 a.m.-10.30 a.m. Reply by Andrew Feenberg and public discussion

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« Paul Jorion : Anthropologie de la (dé)raison technologique », par Hubert Guillaud

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Anthropologie de la (dé)raison technologique

Couverture de l'ouvrage de Se débarrasser du capitalisme

« Il nous faut comprendre dans quoi nous sommes plongés, car nous n’avançons pas dans les solutions face au risque de notre extinction », estime l’essayiste Paul Jorion(@pauljorion). « Qu’est-ce que la technologie par rapport à nous ? Qu’est-ce qui nous pousse à produire un discours critique sur la techno et que nous fait ce discours ? » La psychanalyse pose comme constat la méconnaissance que nous avons de nous-mêmes, où le raisonnement rationnel obscurcit les effets d’inconscients… Au niveau de l’espèce, nous pouvons faire le même constat : nous faisons autre chose que ce que nous avons conscience de faire… C’est ce que Hegel appelait la ruse de la raison. Notre espèce peine à se connaître elle-même. Nous avons besoin de poser un regard anthropologique sur ce que nous sommes, ce que nous faisons et sur le monde autour de nous, estime Paul Jorion. La science nous donne l’impression de comprendre beaucoup, mais bien des sociétés se sont imposées en ayant une compréhension très partielle du monde. Pour Jorion, nous sommes subordonnés à la survie de notre espèce, mais elle est mal équipée pour cela. Nous n’avons disposé longtemps que d’une seule méthode pour assurer notre survie : la reproduction. Aujourd’hui pourtant, nous avons une différence avec les autres espèces : nous cherchons à résoudre notre survie, le problème de notre extinction probable, par un autre moyen que la reproduction : la raison !

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Le Prof. Andrew Feenberg, à l’Université catholique de Lille le 20 juin 2019

Workshop avec Andrew Feenberg

20 juin 2019, Université Catholique de Lille, 9h00 – 18h00

La chaire de recherche « Ethique, technologie et transhumanismes » de l’Université catholique de Lille (ETHICS EA-7446) organise le 20 juin 2019 une journée de workshop avec Andrew Feenberg (Simon Fraser University), philosophe américain de la technique, et ancien étudiant d’Herbert Marcuse. Après avoir enseigné aux États-Unis ainsi que dans de nombreuses universités dans le monde, il est aujourd’hui titulaire de la Canadian Research Chair in Philosophy of Technology à la Simon Fraser University de Vancouver. Il est également directeur de programme au Collège International de Philosophie à Paris.

Le workshop sera principalement axé sur le dernier livre de Feenberg, Technosystem : The Social Life of Reason (Harvard University Press 2017), mais il offrira aussi l’occasion d’instruire une réflexion plus large sur le constructivisme critique de Feenberg à l’égard de la technologie.

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737 MAX : Les disruptions sont plus risquées dans les gros systèmes, par Timiota

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Les disruptions sont plus risquées dans les gros systèmes : le 737 MAX, Vasa moderne et métaphore de l’économie hyper-financiarisée.

Le déroulement de la crise du Boeing 737 MAX est intéressant parce que l’accident industriel qui se profile après le crash ET302 d’Ethiopian Airlines le 10 mars survient au moment d’une industrialisation bien lancée, au « pied de la courbe », puisqu’on en est à 350 appareils livrés sur environ 5.000 commandés. Il pose la question des vertus ou vices intrinsèques de cette industrie au point où elle a le plus de mal à faire excuser ce qu’on croit deviner. Et en filigrane, je propose à la fin de ce billet une analogie sur l’hyper-financiarisation.

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La crise : ses dessous et ses implications futures, par Paul Tréhin

Billet invité

La crise financière actuelle, combinée à une crise économique dans « l’économie réelle », n’est plus probablement que la partie visible de l’iceberg d’une évolution structurelle beaucoup plus profonde dans l’économie. L’observation de cette crise comme un phénomène purement financier va peut-être mener à une solution à court terme des problèmes sans vraiment adresser les problèmes sous-jacents : « Nous ne pouvons pas résoudre des problèmes en utilisant le même mode de pensée que nous utilisions quand nous les avons créés. » Albert Einstein.

Bien qu’il y ait quelques similitudes entre la crise actuelle et la grande dépression de 1929, les solutions utilisées dans les années trente pour un retour de l’économie à la prospérité à cette période ne suffiront certainement pas à résoudre le problème de manière durable dans la situation présente.

Au moins deux aspects sous-jacents de la crise économique devraient être abordés :
1. L’accroissement de la rapidité d’évolution de l’innovation technologique
2. L’écart croissant entre économies riches et économies sous-développées.

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Chant d’une alouette, par rienderien

Billet invité. Le billet sur le travail de Jean-Luce Morlie a suscité beaucoup de commentaires de votre part. Voici une variation sur le même thème

Chant d’une alouette

En ces temps de bouclier mental, pourquoi parler de politique alors que tous les dirigeants sont sous la nano-botte de la finance, et pourquoi parler d’économie alors que tout le monde s’accorde à dénoncer l’irresponsabilité des banques. Irresponsabilité que les banques reconnaissent cyniquement avoir provoquée, mais qui ne change pas pour autant l’essentiel du fonctionnement de la finance, ce qui permet encore toutes les spéculations et autres spoliations. Des richesses érigées sur les ressources de l’humanité, aux prix volés du sang, de la sueur et des larmes de nombreuses générations depuis de nombreux siècles, aujourd’hui rassemblées dans les paradis fiscaux. Tant que les ressources semblaient infinies, le capitalisme, après avoir usé de l’esclavagisme et du colonialisme pour s’affirmer, promettait un capitalisme juste et propre où chacun y trouverait une place. Dans cette illusion, nos démocraties aseptisées, menées par les « Droits de l’Homme », devaient immanquablement nous conduire dans un monde meilleur. A ce jour, les ressources bientôt épuisées affolent le capitalisme dont le but premier est de mettre la main sur tout ce qui est vital pour sauver sa peau. Le retour de tous les extrêmes du ciel et de la terre est en ordre de marche, ce qui occupe bien les peuples à se détester, pendant qu’une chape de plomb nous tombe dessus.

L’évolution technologique nous fascine, nous sidère, elle nous devance, nous suivons sans mot dire. Tu cliques ou tu claques ! Mais cette évolution technologique, à la recherche du degré zéro défaut pour un profit maximum, ne permet plus d’intégrer une large majorité de la population dans ses capacités et aspirations d’êtres humains. Dans ce monde, monde riche à la pointe de tous les savoirs, point de salut pour ces inadaptés, que les origines sociales, leurs natures, leurs vies, leurs choix, mettent à l’écart, ne correspondant pas aux normes imposées par le profit. Face à l’impossibilité de se fondre dans ce flux de technologie impitoyable réservé aux plus forts, aux plus riches, les inadaptés sont éliminés par la faim, les guerres, la pauvreté, les suicides, les maladies, la marginalité, le silence et l’oubli.

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