L’homme, un animal « scopique »… au risque de sa vie

Dernier_Jorion

Sur le thème récurrent à mon nouveau livre du très mauvais équipement de l’espèce humaine à assurer sa survie, la pulsion « scopique » de l’homme qui le pousse à « aller regarder ce qui se passe », parfois au péril de sa vie. Cette histoire-ci se termine bien : tout le monde se tirera d’affaire mais ce n’est pas toujours le cas.

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Singularité, Intelligence Artificielle, et crétinerie naturelle, par Roberto Boulant

Billet invité.

Les choses sont donc claires, malgré les coups portés par de sombres voyous tels Copernic, Darwin ou Hubble, l’Homme (avec h et ego majuscule) reste la créature la plus intelligente de tout l’univers connu. Ou pour être plus précis, disons que nous sommes raisonnablement sûrs de ce fait, à l’échelle de notre système solaire. C’est-à-dire sur une distance de 17 à 18 heures lumière… à comparer aux 45 milliards d’années-lumière de rayon de la sphère de l’Univers observable.

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COP21 : un petit coup de marteau pour l’homme, un grand coup de masse sur l’Humanité… des lobbies en liesse… la grande parade des ONG est terminée !, par Philippe Soubeyrand

Billet invité

« Je ne vois pas d’objection dans la salle. Je déclare l’accord de Paris pour le climat adopté. […] C’est un petit marteau, mais je pense qu’il peut faire de grandes choses ! », Laurent Fabius, COP21, Paris, 12 décembre 2015 vers 19h30, sous un tonnerre d’applaudissements…

Dont acte [1] ! Les ONG ne se seront donc pas mises en colère ce jour là !

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L’irréaliste utopie, ou bien la très réaliste extinction de l’espèce ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

Sans doute est-il maintenant évident pour (presque) tout le monde, que la démocratie représentative est arrivée au terme de son évolution, qu’elle en est au stade de l’autodestruction à grands coups de Trump et de vagues marines.

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Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

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L’ultralibéralisme précipite l’avènement d’un monde fait seulement de robots

Dans La Gouvernance par les nombres. Cours au Collège de France (2012-2014) (Fayard 2015), Alain Supiot écrit ceci :

« Depuis les débuts des Temps modernes, le vieil idéal grec d’une cité régie par les lois et non par les hommes a pris une forme nouvelle : celui d’un gouvernement conçu sur le modèle de la machine. Ce mouvement avait été engagé par la planification soviétique qui, la première, a réduit la loi à une fonction instrumentale de mise en œuvre d’un calcul d’utilité. Il s’approfondit avec l’imaginaire cybernétique, qui impose une vision réticulaire du monde naturel et humain et tend à effacer la différence entre l’homme, l’animal et la machine, saisis comme autant de systèmes homéostatiques communiquant les uns avec les autres. À ce nouvel imaginaire correspond le passage du libéralisme économique – qui plaçait le calcul économique sous l’égide de la loi – à l’ultralibéralisme, qui place la loi sous l’égide du calcul économique. Étendu à toutes les activités humaines, le paradigme du Marché occupe désormais la place de Norme fondamentale à l’échelle du globe » (pp. 408-409).

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Effondrement versus mutation (II), par Michel Leis

Billet invité. Suite de Effondrement versus mutation (I).

Il ne faut pas imaginer les scénarios de mutation comme un complot décidé en haut lieu par une oligarchie soudain consciente des nécessités du changement. C’est juste la convergence de décisions isolées, certaines sont dictées par une culture commune, d’autres par des impératifs qui finissent par s’imposer au plus grand nombre, d’autres encore obéissent à une logique et à des objectifs qui n’ont rien à voir, mais qui contribuent néanmoins à cette mutation du système, enfin, la frange la plus avancée du capitalisme voit dans le changement une opportunité de pérenniser et d’accroître les profits. On est au cœur de cette logique du « il fallait se dépêcher de tout changer afin que rien ne change » qui était au cœur de mon premier essai[i], ces bouleversements en profondeur qui accompagnent des décisions qui ne sont pas forcément coordonnées ou concertées. La convergence de décisions isolées laisse intact le double questionnement évoqué dans la première partie de ce billet. Comment réduire la consommation des individus ? Comment obtenir le consentement de la majorité des citoyens à une réduction subie ?

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Sommes-nous vraiment plus malins que les dinosaures ? Ou comment ne pas devenir prématurément une espèce fossile, par Cédric Chevalier

Billet invité.

Pendant 165 millions d’années, les dinosaures ont largement dominé la Vie sur Terre : pas un territoire n’échappait à leur emprise. Il y a 65 millions d’années, dans une conjonction d’événements encore l’objet de discussion entre les scientifiques, ils disparurent pour la plupart, laissant les ancêtres des oiseaux actuels comme seuls descendants. Nous n’avons aujourd’hui connaissance de leur existence que via les empreintes qu’ils ont laissées dans la roche : les fossiles. Mais qu’y a-t-il de commun entre les dinosaures et nous ?

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C’est quoi notre espèce ? (I) La donne est médiocre, biaisée en notre défaveur

Je l’ai fait pour l’ensemble de mes livres récents, et en 2013 et 2014 pour Penser tout haut l’économie avec Keynes (chez Odile Jacob, le 2 septembre) : vous les offrir en cours de rédaction sous forme de feuilleton. Voici une première livraison de Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître chez Fayard… quand ce sera terminé). Il faut que nous avancions ensemble sur ces problèmes (c’est une question de vie ou de mort 😀 ).

Si nous pouvons nous représenter des dangers considérables à l’horizon de vingt ou de trente ans, ils nous sont pourtant indifférents, et notre espèce est tout spécialement mal outillée pour faire face à une menace aussi brutale et aussi énorme que son extinction éventuelle. Nous n’avons pas tant survécu jusqu’ici en raison de nos qualités que du fait que la planète qui nous accueille est une corne d’abondance débordant de tous côtés de ses incroyables richesses, prête du coup à pardonner tous les errements, et qui nous a autorisés à la piller outrageusement. Mais malgré sa générosité quasi infinie, nous sommes quand même parvenus à dépasser ses bornes. C’est là que nous en sommes.

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100 millions de dollars pour le projet « Maman ! Vite ! Au secours ! »

Sigmund Freud écrit dans « Deuil et mélancolie » (1917) : « Il est […] remarquable qu’il ne nous vienne jamais à l’idée de considérer le deuil comme un état pathologique et d’en confier le traitement à un médecin, bien qu’il s’écarte sérieusement du comportement normal. Nous comptons bien qu’il sera surmonté après un certain laps de temps, et nous considérons qu’il serait inopportun et même nuisible de le perturber. »

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À propos de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Le Seuil 2015)

L’ouvrage de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Le Seuil 2015) est une lecture essentielle : les auteurs ont rassemblé, comme ils le soulignent – et à la différence de leurs prédécesseurs – les preuves de l’effondrement, non pas dans un domaine spécifique, correspondant dans la plupart des cas à la sphère d’investigation d’une discipline ou d’une sous-discipline, mais dans l’ensemble des domaines où des effets se conjuguent pour sceller l’extinction de notre espèce.

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Le dernier humain, à la machine qui s’apprête à le terminer : « Mission accomplie ! »

Martin Rees est le quinzième Astronome Royal du Royaume-Uni depuis 1675, date de création du poste dans l’entourage du roi : « Pour s’appliquer avec le soin et la diligence les plus exacts à la rectification des tables des mouvements des cieux, et des positions des étoiles fixes, afin de découvrir la longitude tant désirée des endroits pour le perfectionnement de l’art de la navigation ».

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 12 JUIN 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 12 juin 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 12 juin 2015. Si vous allez sur le blog – et vous êtes sur le blog probablement – vous verrez que j’ai lancé une sorte d’appel de soutien à la Grèce. C’est symbolique, ce n’est pas un article où on discute de choses de fond, c’est juste pour lancer une sorte de cri de ralliement, parce que, eh bien, nos dirigeants, les gens qui agissent en notre nom, prétendument, sont en train de mettre la pression sur la Grèce. Bon, la Grèce met aussi un peu la pression sur eux, mais il est important que nous montrions, que nous fassions la preuve de notre soutien.

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Le temps qu’il fait le 12 juin 2015

La Grèce a besoin de votre soutien

Comment tout peut s’effondrer ; petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Pablo Servigne, Raphaël Stevens, Ed du Seuil (collection anthropocène), avril 2015

Le capital au XXIe siècle, Thomas Piketty, Ed du Seuil 2013

Suicide de l’Occident, suicide É l’humanité, Flammarion 2015

Mon débat avec Sophie Wahnich, organisé par La plateforme, aura lieu le 18 juin à 19h30 au Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, 75018 Paris

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Devenir des robots pour ne plus souffrir de la condition humaine, par Pascal

Billet invité

Tiré du documentaire d’Arte de 2012.

Pierre Dardot, professeur de philosophie (retranscription en italique)

« On construit la fiction d’un individu-cerveau, c’est-à-dire d’un individu qui est son cerveau et qui dans la mesure où il est son cerveau, doit faire attention au fonctionnement de ce cerveau. Donc, il doit faire attention pour éviter tout dérèglement de ce fonctionnement, et ne doit pas hésiter à recourir à des artifices pour améliorer le fonctionnement du cerveau. Parce que, bien évidemment, ce qui est en jeu ce sont les avantages compétitifs. Ce qui veut dire que les rapports entre les individus sont remodelés de manière à faire prévaloir la norme de la concurrence entre les individus conçus chacun comme étant une entreprise de soi ».

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Le temps qu’il fait le 29 mai 2015

La Grèce

Un nouveau livre : un constat

P.S. : Je mentionne tout au début de la vidéo que quand je suis très fatigué je dis le contraire de ce que j’essaie de dire, et aussitôt je qualifie le gouvernement Tsipras comme étant « d’extrême-droite » ! Toutes mes excuses au chef du gouvernement grec (qui aura rectifié de lui-même) !

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