rtbf – Face à l’info, Le dernier qui s’en va éteint la lumière, mercredi 13 avril 2016

le dernier qui s'en va...

J’étais interrogé par Eddy Caekelberghs.

Nous avons parcouru les différentes thèses de mon livre « Le dernier qui s’en va éteint la lumière », telles que formulées par Roberto Boulant.

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Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de Paul Jorion, éd. Fayard, 2016. Une note de lecture (III) : Compte à rebours, par Roberto Boulant

le dernier qui s'en va...

Billet invité.

Le long chapitre, près d’une centaine de pages, que Paul Jorion consacre à un état des lieux planétaire, provoquera peut-être chez certain(e)s un fou-rire incontrôlable.

Mais de ceux qui vous saisissent lors d’un enterrement, lorsque submergé par la peine et l’absurdité des choses, votre corps décide sans vous demander votre avis de relâcher l’insupportable tension.

Car il faut bien admettre l’absurde de la chose : aurions-nous eu la volonté de nous suicider, que nous n’aurions guère fait mieux !
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Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de Paul Jorion, éd. Fayard, 2016. Une note de lecture (II) : Commercialement, l’extinction de l’espèce est une bonne affaire, par Roberto Boulant

Dernier_JorionBillet invité.

Ce qu’il y a de plus paradoxal avec cette curieuse espèce qui se nomme elle-même avec arrogance homo sapiens, c’est qu’elle est suffisamment stupide pour détruire son seul et unique habitat, tout en étant suffisamment intelligente pour comprendre et analyser lucidement les enchainements menant à l’inéluctable catastrophe.

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Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de Paul Jorion, éd. Fayard, 2016. Une note de lecture, par Roberto Boulant

Dernier_Jorion

Billet invité.

Est-il raisonnable de présenter un livre en disant que sa lecture est une rude épreuve ? Pire même, qu’il va à l’encontre de l’air du temps ! De celui qui ne cesse de nous susurrer à l’oreille que nous pouvons nous endormir tranquillement, que tout est sous contrôle. Ceux et celles qui ne veulent pas se poser de questions parce qu’ils ne veulent surtout pas avoir de réponses, ne liront pas ce livre de toute manière. Mais les autres, que sans une foi démesurée j’imagine les plus nombreux, risquent d’être pour le moins désarçonnés.
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Le temps nous est compté, par Philippe Soubeyrand

EL NIÑO 2015-2016(-2017?) vs ATLANTIQUE NORD : un choc se produit au dessus de l’Arctique et du Groenland, et nous vivons à l’heure Cosmopolis de l’indifférence, la luxure, l’orgueil, l’inégalité et l’indignité… Or le temps nous est compté ! Continuer la lecture de Le temps nous est compté, par Philippe Soubeyrand

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Pourquoi vouloir que l’espèce humaine survive ?, par Cédric Chevalier

Dernier_Jorion

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Dans son « Temps qu’il fait » du 3 mars 2016, Paul Jorion s’exprime à propos de son prochain livre, Le dernier qui s’en va éteint la lumière :

« Et je vous l’ai déjà dit : on ne peut pas prouver qu’il faut sauver le genre humain et l’humanité, cela ne se prouve pas, c’est une chose qu’on a envie de faire ou pas. Moi personnellement, j’ai envie que cela continue… qu’on s’améliore quand même. Je me dispute un petit peu dans tous les coins, sur un mode un peu réformiste d’un côté, sur un mode un peu plus révolutionnaire d’un autre, je fais [flèche] de tout bois mais j’ai l’impression qu’avant de partir, il faut faire un max quand même. Pourquoi ? « Pour la beauté du geste » comme j’avais dit un jour. Je ne sais pas exactement ce que veut dire l’expression mais je me comprends et j’espère vous aussi, que faire quelque chose pour la beauté du geste, ça vaut la peine. »

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Le Grand Tournant : la relève est là !

La personne qui m’envoie cela, fait un parallèle avec les dernières pages de La survie de l’espèce (Jorion & Maklès, Futuropolis).

Sanders - Intercept

Extrait d’un article de The Intercept intitulé : « Selon un des principaux sondeurs Républicain : Les jeunes sont de gauche d’une manière terrifiante ».

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L’homme, un animal « scopique »… au risque de sa vie

Dernier_Jorion

Sur le thème récurrent à mon nouveau livre du très mauvais équipement de l’espèce humaine à assurer sa survie, la pulsion « scopique » de l’homme qui le pousse à « aller regarder ce qui se passe », parfois au péril de sa vie. Cette histoire-ci se termine bien : tout le monde se tirera d’affaire mais ce n’est pas toujours le cas.

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Singularité, Intelligence Artificielle, et crétinerie naturelle, par Roberto Boulant

Billet invité.

Les choses sont donc claires, malgré les coups portés par de sombres voyous tels Copernic, Darwin ou Hubble, l’Homme (avec h et ego majuscule) reste la créature la plus intelligente de tout l’univers connu. Ou pour être plus précis, disons que nous sommes raisonnablement sûrs de ce fait, à l’échelle de notre système solaire. C’est-à-dire sur une distance de 17 à 18 heures lumière… à comparer aux 45 milliards d’années-lumière de rayon de la sphère de l’Univers observable.

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COP21 : un petit coup de marteau pour l’homme, un grand coup de masse sur l’Humanité… des lobbies en liesse… la grande parade des ONG est terminée !, par Philippe Soubeyrand

Billet invité

« Je ne vois pas d’objection dans la salle. Je déclare l’accord de Paris pour le climat adopté. […] C’est un petit marteau, mais je pense qu’il peut faire de grandes choses ! », Laurent Fabius, COP21, Paris, 12 décembre 2015 vers 19h30, sous un tonnerre d’applaudissements…

Dont acte [1] ! Les ONG ne se seront donc pas mises en colère ce jour là !

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L’irréaliste utopie, ou bien la très réaliste extinction de l’espèce ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

Sans doute est-il maintenant évident pour (presque) tout le monde, que la démocratie représentative est arrivée au terme de son évolution, qu’elle en est au stade de l’autodestruction à grands coups de Trump et de vagues marines.

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Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

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L’ultralibéralisme précipite l’avènement d’un monde fait seulement de robots

Dans La Gouvernance par les nombres. Cours au Collège de France (2012-2014) (Fayard 2015), Alain Supiot écrit ceci :

« Depuis les débuts des Temps modernes, le vieil idéal grec d’une cité régie par les lois et non par les hommes a pris une forme nouvelle : celui d’un gouvernement conçu sur le modèle de la machine. Ce mouvement avait été engagé par la planification soviétique qui, la première, a réduit la loi à une fonction instrumentale de mise en œuvre d’un calcul d’utilité. Il s’approfondit avec l’imaginaire cybernétique, qui impose une vision réticulaire du monde naturel et humain et tend à effacer la différence entre l’homme, l’animal et la machine, saisis comme autant de systèmes homéostatiques communiquant les uns avec les autres. À ce nouvel imaginaire correspond le passage du libéralisme économique – qui plaçait le calcul économique sous l’égide de la loi – à l’ultralibéralisme, qui place la loi sous l’égide du calcul économique. Étendu à toutes les activités humaines, le paradigme du Marché occupe désormais la place de Norme fondamentale à l’échelle du globe » (pp. 408-409).

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Effondrement versus mutation (II), par Michel Leis

Billet invité. Suite de Effondrement versus mutation (I).

Il ne faut pas imaginer les scénarios de mutation comme un complot décidé en haut lieu par une oligarchie soudain consciente des nécessités du changement. C’est juste la convergence de décisions isolées, certaines sont dictées par une culture commune, d’autres par des impératifs qui finissent par s’imposer au plus grand nombre, d’autres encore obéissent à une logique et à des objectifs qui n’ont rien à voir, mais qui contribuent néanmoins à cette mutation du système, enfin, la frange la plus avancée du capitalisme voit dans le changement une opportunité de pérenniser et d’accroître les profits. On est au cœur de cette logique du « il fallait se dépêcher de tout changer afin que rien ne change » qui était au cœur de mon premier essai[i], ces bouleversements en profondeur qui accompagnent des décisions qui ne sont pas forcément coordonnées ou concertées. La convergence de décisions isolées laisse intact le double questionnement évoqué dans la première partie de ce billet. Comment réduire la consommation des individus ? Comment obtenir le consentement de la majorité des citoyens à une réduction subie ?

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Sommes-nous vraiment plus malins que les dinosaures ? Ou comment ne pas devenir prématurément une espèce fossile, par Cédric Chevalier

Billet invité.

Pendant 165 millions d’années, les dinosaures ont largement dominé la Vie sur Terre : pas un territoire n’échappait à leur emprise. Il y a 65 millions d’années, dans une conjonction d’événements encore l’objet de discussion entre les scientifiques, ils disparurent pour la plupart, laissant les ancêtres des oiseaux actuels comme seuls descendants. Nous n’avons aujourd’hui connaissance de leur existence que via les empreintes qu’ils ont laissées dans la roche : les fossiles. Mais qu’y a-t-il de commun entre les dinosaures et nous ?

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C’est quoi notre espèce ? (I) La donne est médiocre, biaisée en notre défaveur

Je l’ai fait pour l’ensemble de mes livres récents, et en 2013 et 2014 pour Penser tout haut l’économie avec Keynes (chez Odile Jacob, le 2 septembre) : vous les offrir en cours de rédaction sous forme de feuilleton. Voici une première livraison de Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître chez Fayard… quand ce sera terminé). Il faut que nous avancions ensemble sur ces problèmes (c’est une question de vie ou de mort 😀 ).

Si nous pouvons nous représenter des dangers considérables à l’horizon de vingt ou de trente ans, ils nous sont pourtant indifférents, et notre espèce est tout spécialement mal outillée pour faire face à une menace aussi brutale et aussi énorme que son extinction éventuelle. Nous n’avons pas tant survécu jusqu’ici en raison de nos qualités que du fait que la planète qui nous accueille est une corne d’abondance débordant de tous côtés de ses incroyables richesses, prête du coup à pardonner tous les errements, et qui nous a autorisés à la piller outrageusement. Mais malgré sa générosité quasi infinie, nous sommes quand même parvenus à dépasser ses bornes. C’est là que nous en sommes.

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100 millions de dollars pour le projet « Maman ! Vite ! Au secours ! »

Sigmund Freud écrit dans « Deuil et mélancolie » (1917) : « Il est […] remarquable qu’il ne nous vienne jamais à l’idée de considérer le deuil comme un état pathologique et d’en confier le traitement à un médecin, bien qu’il s’écarte sérieusement du comportement normal. Nous comptons bien qu’il sera surmonté après un certain laps de temps, et nous considérons qu’il serait inopportun et même nuisible de le perturber. »

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