6 réflexions sur « PJ TV : « Le monde d’après… » – Invité François Ruffin, le jeudi 4 juin à 18h »

      1. Distribution de soupe populaire et de tabac à Charleroi (Belgique) en 1916. Toutes les femmes ou presque en fichu sur la tête, tous les hommes avec leur « casquette de prolo ». Un signe d’appartenance. (Photo Collection et Document W. Theys).

        https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2848266985400550&set=pcb.1369976973187739&type=3&__tn__=HH-R&eid=ARC2dn7ki60f-NlGJBGdAYiiFUCI92mfjOjZvDMOoHwHhoBLKH0r0O-kQB4Pk0_qRpM3ySiRrHy_iqD72e6ae98cdd3e74c601b9954fa333f&oe=5EF97301
        L’abusus à Bezos en 2020, la « belle époque » 100 ans avant.

    1. Dans cette scène, ce que propose le « journaliste gauchisant », ce n’est pas de tout donner aux salariés, mais seulement de laisser les dividendes inchangés d’une année sur l’autre – on donne la même chose aux actionnaires que l’année d’avant, ni plus ni moins – en attribuant le produit des gains en efficacité de l’année – d’ailleurs en partie obtenus par des licenciements – aux salariés restants.

      C’est clairement de gauche (et affreux, certes), mais ce n’est pas extrêmiste.

      Enfin sauf du point de vue du président du groupe, rémunéré pour l’essentiel avec des stock options qui ne lui vaudront un pactole que si le cours de bourse est dopé par l’annonce de bénéfices mirobolants, générant l’attente de bénéfices encore plus mirobolants, donc un bien plus grand nombre d’acheteurs pour les actions du groupe, faisant grimper leur cours.

      Et du point de vue des actionnaires, qui attendent des gains beaucoup moins de l’appréciation du bénéfice dans une perspective de long terme que d’une bulle sur le cours de bourse de leurs actions dans une perspective de court terme… ou plutôt une absence de perspective du type « j’achète bas, je revends haut et je me fiche du reste »

      Ce n’est pas anticapitaliste non plus, ce que dit cet affreux journaliste. C’est contre le capitalisme financier, mais pas tant que ça contre un capitalisme plus ancien.

      Disons que c’est « réformiste » par rapport à une version plus ancienne du capitalisme, et « anti » par rapport au capitalisme financier. On est bien loin du couteau entre les dents…

      Il y a même plus d’une personne de droite qui pourrait approuver, savez-vous 🙂 …

  1. Pour Deleuze ce qui caractérise l’art véritable c’est la résistance car il ne se veut pas informatif, donc se soucie peu de ce qu’il est de bon ton de connaitre pour fixer au fond , au primordial, ce qui nous parle sans les mots et évite ainsi la communication et l’échange des « prévisibilités » et des choses entendues. La BD se regarde plus qu’elle ne se lit et se veut parlante lorsqu’elle résonne en nous…C’est donc une bonne contre-mesure ; son utilisation dans un esprit satirique « éducatif » autant que « révélateur » me fait penser à un parent pauvre du social qui est pourtant le plus efficient lorsque plus rien ne « prend » dans un terrain hostile : soit le milieu de l’éducation populaire avec certains de ses animateurs si talentueux qui savent faire parler l’intelligence émotionnelle là où « l’éducatif » et le psycho-social ne prend plus. Les animateurs sont à ce titre les précurseurs à envoyer en terrain difficile, derrière lesquels le travail éducatif, social psycho-social peut reprendre avec les éducateurs (en francs tireurs), les assistantes sociales en généralistes et les conseillers en médiateurs (d’administration ou lorsqu’il y a à se frotter à un marché ostracisant toutes les altérités,[de l’emploi ou du logement]) . Cette petite armée fonctionne très bien tant qu’on respecte le cœur de métier de chacun et les moyens à mettre en oeuvre pour que chacun puisse exercer son magistère. Malheureusement le monde politique est oublieux des vocations de chacun, et n’a cesser de casser les métiers, de bordéliser les missions par ignorance, flagornerie populiste et pingrerie contre-productive car c’est aux animateurs qu’il faut donner le plus de moyens pour qu’ils puissent faire « spectacle » afin de travailler les représentations de chacun…
    La question se pose sur ce modèle de petite armée, de quels rôles distribuer, quels moyens allouer, quelle petite armée mettre en branle pour activer les contre-mesures adéquates contre le rouleau compresseur du totalitarisme ultra-libéral de nos dirigeant:
    –> Il faudrait peut-être que la classe politique d’opposition oublie et transgresse les bonnes manières Francs maçonnes de concevoir la séparation de certains rôles: sur l’exemple du labor des premiers temps, il faut faire des partis politiques soient aussi des syndicats face à un pouvoir qui se veut essentiellement actionarial oisif, patronal décadent et managérial peu inspiré. (on n’a plus de chevalier d’industrie)
    –> La deuxième leçon des anglais, c’est qu’il faut que l’opposition face un cabinet fantôme concurrençant avec ses élus de terrain la forme exécutive de l’état central.
    –> La troisième se trouve dans les relais universitaires qui doivent s’organiser pour peser autant que les réseau ultra-libéraux qui ont pignon sur rue dans les médias: pourquoi ne pas organiser un regroupement des instituts catholiques pour établir et valider les contre-mesures des personnes de bonnes volontés aux propositions de la commission jean Tirole (les mélenchoniens doivent oublier leur anti-cléricalisme face à la menace d’un totalitarisme économique bien plus menaçant de nos jours et pourquoi pas élargir les alliances pour conquérir le pouvoir plutôt que faire du gras à bon compte dans l’opposition)

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