Les gens veulent un monde plus vert et plus heureux maintenant. Mais nos politiciens ont d’autres idées, par George Monbiot

Un article dans The Guardian : Les gens veulent un monde plus vert et plus heureux maintenant. Mais nos politiciens ont d’autres idées, le 21 juillet 2020.

Le « retour à la normale » de Boris Johnson ne fera que renforcer le consumérisme aux dépens de la planète – nous devons y résister.

Là-bas, quelque part, indiqué sur aucune carte mais tout près, se trouve une terre promise appelée Normal, à laquelle nous pouvons retourner un jour. C’est la géographie magique que nous enseignent les hommes politiques, comme Boris Johnson avec son « retour significatif à la normalité ». C’est l’histoire que nous nous racontons à nous-mêmes, même si nous la contredisons à la pensée suivante.

Il y a des raisons pratiques de croire que la Normalité est un monde féerique auquel nous ne pourrons jamais retourner. Le virus n’a pas disparu et il est probable qu’il continuera à se reproduire par vagues. Mais concentrons-nous sur une autre question : si une telle terre existait, voudrions-nous y vivre ?

Les sondages suggèrent invariablement que nous ne le voudrions pas. Un sondage réalisé par BritainThinks il y a quinze jours a révélé que seuls 12 % des gens veulent que la vie soit « exactement comme avant ». Un sondage réalisé fin juin, à la demande de Bright Horizons, un service de garde d’enfants, a révélé que 13 % seulement des personnes souhaitent reprendre leur travail comme avant le confinement. Une étude YouGov réalisée la même semaine a révélé que seuls 6 % d’entre nous veulent le même type d’économie qu’avant la pandémie. Une autre enquête réalisée par les mêmes enquêteurs en avril a montré que seuls 9 % des personnes interrogées souhaitaient un retour à la « normale ». Il est rare de voir des résultats aussi solides et cohérents sur un sujet aussi important.

Bien sûr, nous aimerions tous laisser derrière nous la pandémie, avec ses effets dévastateurs sur la santé physique et mentale, son exacerbation de la solitude, le manque de scolarisation et l’effondrement de l’emploi. Mais cela ne signifie pas que nous voulons retourner dans le monde bizarre et effrayant que le gouvernement définit comme normal. Notre monde n’était pas une terre dont nous avions perdu la matière, le contenu, mais un lieu où des crises mortelles s’accumulaient bien avant que la pandémie ne frappe. Parallèlement à nos nombreux dysfonctionnements politiques et économiques, la normalité signifiait l’accélération de la situation la plus étrange et la plus profonde à laquelle l’humanité ait jamais été confrontée : l’effondrement de nos systèmes de survie.

Le mois dernier, confinés dans nos maisons, nous avons vu des colonnes de fumée s’élever de l’Arctique, où les températures ont atteint une température hyper anormale de 38°C. Ces images apocalyptiques deviennent la toile de fond de nos vies. Nous faisons défiler des images d’incendies consumant l’Australie, la Californie, le Brésil, l’Indonésie, en les normalisant par inadvertance. Dans un brillant essai publié au début de cette année, l’auteur Mark O’Connell a décrit ce processus comme « la lente atrophie de notre imagination morale ». Nous sommes en train de nous acclimater à notre crise existentielle.

Lorsque les affaires reprennent, la pollution atmosphérique qui tue chaque année plus de personnes que le Covid-19 ne l’a encore fait, et qui exacerbe les effets du virus, reprend elle aussi. La dégradation du climat et la pollution de l’air sont deux aspects d’une « dysbiose » (dysbiosis) plus large. La dysbiose signifie l’effritement des écosystèmes. Le terme est utilisé par les médecins pour décrire l’effondrement de nos biomes [bactéries et autres] intestinaux, mais il s’applique également à tous les systèmes vivants : forêts tropicales, récifs coralliens, rivières, sols. Ils se désagrègent à une vitesse effrayante en raison de l’effet cumulatif de la « normalité », qui entraîne une perpétuelle expansion de la consommation.

Ce mois-ci, nous avons appris que 10 milliards de dollars de métaux précieux, tels que l’or et le platine, sont mis en décharge chaque année, intégrés dans des dizaines de millions de tonnes de matériaux de moindre importance, sous forme de déchets électroniques. La production mondiale de déchets électroniques augmente de 4 % par an. Elle est alimentée par une autre norme étrange : l’obsolescence planifiée. Nos appareils sont conçus pour tomber en panne, ils sont délibérément conçus pour ne pas être réparés. C’est l’une des raisons pour lesquelles le smartphone moyen, qui contient des matériaux précieux extraits à grands frais pour l’environnement, dure entre deux et trois ans, alors que l’imprimante de bureau moyenne imprime pendant cinq heures et quatre minutes au total avant d’être jetée. [[[Assez pour acheter deux ou trois cartouches dans ce business-modèle]]]

Le monde vivant, et les personnes qu’il fait vivre, ne peuvent pas supporter ce niveau de consommation, mais la vie normale en dépend. Les effets combinés et en cascade de la « dysbiose » nous poussent vers ce que certains scientifiques appellent un effondrement systémique mondial.

Les sondages sur cette question sont également clairs : nous ne voulons pas revenir à cette folie. Selon un sondage YouGov, huit personnes sur dix souhaitent que le gouvernement donne la priorité à la santé et au bien-être plutôt qu’à la croissance économique pendant la pandémie, et six sur dix souhaitent qu’il en reste ainsi lorsque (ou si) le virus se résorbe. Un sondage réalisé par Ipsos a donné un résultat similaire : 58 % des Britanniques souhaitent une reprise économique verte, tandis que 31 % ne sont pas d’accord. Comme dans tous ces sondages, la Grande-Bretagne se situe dans le bas de la fourchette. Dans l’ensemble, plus le pays est pauvre, plus ses habitants accordent de l’importance aux questions environnementales. En Chine, dans le même sondage, les proportions sont de 80 % et 16 %, et en Inde, de 81 % et 13 %. Plus nous consommons, plus notre imagination morale s’atrophie.

Mais le gouvernement de Westminster est déterminé à nous replonger dans l’hypernormalité, indépendamment de nos souhaits. Cette semaine, le ministre de l’environnement, George Eustice, a fait savoir qu’il avait l’intention de mettre à mal notre système d’évaluation environnementale. Les ports francs proposés par le gouvernement, dans lesquels les taxes et les règlements sont suspendus, ne vont pas seulement exacerber la fraude et le blanchiment d’argent, mais aussi exposer les zones humides et les vasières environnantes, ainsi que la riche faune qu’elles abritent, à la destruction et à la pollution. L’accord commercial qu’il entend conclure avec les États-Unis pourrait outrepasser la souveraineté parlementaire et détruire nos normes environnementales – sans le consentement du public.

Tout comme il n’y a jamais eu de personne normale, il n’y a jamais eu de moment normal.
La normalité est un concept utilisé pour limiter notre imagination morale.
Il n’y a pas de normalité à laquelle nous pouvons ou devrions souhaiter revenir.
Nous vivons à une époque anormale. Ils exigent une réponse anormale.

George Monbiot (21/07/2020)

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92 réflexions sur « Les gens veulent un monde plus vert et plus heureux maintenant. Mais nos politiciens ont d’autres idées, par George Monbiot »

  1. En somme il n’y a que les gouvernants pour persister à plomber le genre humain dans ses ornières.
    Polanyi le remarquait aussi à sa façon. Tiens, d’ailleurs dans un de ses textes de jeunesse il s’attaque à définir une  » comptabilité socialiste « . Et la finance est pour lui le facteur discret derrière le siècle de paix en Europe 1815-1914. Facteur qui masque les défauts structurels du capitalisme de marché jusqu’à la déflagration. ..

    1. Mais non ! Ce n’est pas  » Boris Johnson  » ou  » Donald Trump » qui vont acheter 100 000 voitures ou manger des tonnes de nourriture

  2. Et après tout ça, le dernier qui s’en ira n’aura même pas besoin d’éteindre la lumière : il y aura longtemps que les plombs auront sauté !

  3.  » l’hypernormalité « , clin d’oeil à Adam Curtis et son « Hypernormalisation » ?
    E. Todd dirait plutôt ‘système zombie’… :-\

  4. La grande absente de cet article signé Monbiot, c’est la raison d’Etat, et donc le secret !

    Il est là, et seulement là, notre problème collectif, et pas ailleurs… C’est ce qui justifie notamment toute cette complicité crasse qui s’est progressivement installée entre les lobbies et les États…

    Du coup, même la personne la plus engagée dans la protection et la sauvegarde des biens communs, dès lors qu’elle réussit à se hisser en politique, se retrouve plus tôt que tard, aspirée par cette spirale infernale du secret, et ceci d’ailleurs, bien avant d’avoir commencé à composer son propre gouvernement…

    Parce que l’accès au pouvoir est également synonyme d’isolement pour cette personne vis à vis de la population qui l’a pourtant fraîchement élue dans le cadre de la démocratie représentative, le système qui organise savamment cet isolement, la broie dès les premières secondes de son investiture afin d’obtenir son consentement à l’égard du secret, et là, patatras… La personne que l’on croyait jusqu’ici engagée dans la protection et la sauvegarde des biens communs, se retrouve bien malgré elle engagée dans un tout autre combat, celui de la protection et la sauvegarde de ladite « normale »…

    Alors dites les gens, vous comptez aborder ce problème collectif quand ?! Car c’est bien à vous et à vous seuls réunis, qu’appartient la décision d’une réponse « anormale »…

  5. Le problème c est que vouloir « plus de vert » est un souhait en deçà de ce que il faudrait que les gens veuillent pour que l effondrement en cours soit stoppé. Comme s ‘il suffisait d’ injecter « plus de vert«  dans un système inchangé dans son mode de fonctionnement capitaliste pour le transformer. Le capitalisme n’est pas soluble dans l’écologie. L’inverse hélas si.

  6. Très bon article mais il y a une faille béante dans son raisonnement, une faille béante que l’on retrouve d’ailleurs chez nombres de personnes engagées de gauche et écologistes : l’impuissance du peuple construite. Le peuple est bel et bon, bienveillant, innocent, prêt à s’engager immédiatement dans un grand processus historique de transition. Ce sont les méchantes élites, les décideurs, les élus traitres qui mènent une politique contraire aux souhaits du bon peuple, des gentils citoyens. Hum comment dire, tout ça n’est-il pas complètement loufoque ? Quand on parcourt les milliers de kilomètres de banlieue pavillonnaire, ces villas 4 façades qui s’égrènent le long des nationales avec leurs deux SUV garés devant et la piscine à l’arrière, on peine à observer le peuple « prêt à la transition écologique et sociale ». Et il n’y a pas que les ultra-riches, toute la classe moyenne supérieure et inférieure applaudit à la croissance et au pouvoir d’achat. Les syndicats et les patrons sont deux faces de la même pièce : croissance, emploi et pouvoir d’achat. Rien sur l’écologie. Boris Johnson n’a-t-il pas été élu démocratiquement, après une année historique d’activisme de la part d’Extinction Rebellion, dont les revendications ont été fortement intégrées dans le programme du Labour, qui s’est ensuite pris une claque magistrale aux élections ?

    Faute de pointer la responsabilité du peuple lui-même, des gens, des « honnêtes citoyens », dans leur rôle électoral, cette pensée de gauche et écologiste ne manque-t-elle pas la proie pour l’ombre ? Comment faire de la politique si on ne s’adresse pas aux bonnes personnes : l’électorat médian qui vote toujours pour la poursuite du même ?

    Combien de temps durerait l’exécutif Johnson si le Royaume-Uni entrait massivement en grève générale pour exiger la transition écologique et sociale, aujourd’hui, immédiatement ?

    Où est la majorité pour la transition ?

    1. La responsabilité d’un peuple conditionné depuis son plus jeune âge, par des programmes et des publicités décidés en huit clos au seul profit de la raison d’Etat ?! Rassures moi Cédric !! Tu plaisantes là j’espère ?!

      Tu es citoyen, tu ne rentres pas dans le cadre établi, tu dégages !!

      Tout comme ces programmes stratégiques de recherche décidés eux aussi au seul profit de la raison d’Etat !!

      Tu es chercheur, tu ne respectes pas le cadre établi, tu dégages !!

      Alors on voit bien maintenant où tout cela nous a mené, en effet, à savoir : le nez de l’Humanité toute entière dans le mur !!

      Alors certes, une large part de ce peuple désormais dopée à grand coup de SUV toutes options, de smartphones dernier cri, voire de maison 4 façades à base de domotique, n’est pas très futée, je te l’accorde, de s’être ainsi laissée conditionnée, croyant sans doute bêtement à la illusion de propriété en tant que sacro-sainte réussite sociale…

      Mais s’attaquer à ce peuple aux cerveaux ainsi lobotomisés, ne résoudra absolument rien !! Ce n’est pas ça la cause des causes…

      Car si cette raison d’Etat était réellement au seul service de l’Humanité, pourquoi dans ce cas serions-nous dans la merde aujourd’hui ?!

      Vous voulez apporter une réponse « anormale » face à une situation qui se complaît dans l’ « hyper-normalité » (pour reprendre ici les termes de l’article de Monbiot) ?!

      Ok, soit !! Dans ce cas, attaquez-vous sérieusement au problème collectif de la raison d’Etat et du secret en découlant, cette même raison d’Etat qui conduisit pas moins de 192 chefs d’Etat à introduire du conditionnel au sein de l’accord de Paris !! Là seulement, vous toucherez au but recherché…

      https://www.pauljorion.com/blog/2015/12/16/cop21-un-petit-coup-de-marteau-pour-lhomme-un-grand-coup-de-masse-sur-lhumanite-des-lobbies-en-liesse-la-grande-parade-des-ong-est-terminee-par-philippe-soubeyrand/

      … ça ne s’oublie pas ça Cédric, et le peuple, lui, n’y est pour RIEN !!

      Il y a forcément un moyen de permettre à tout le monde de sortir du cadre établi et d’ouvrir les yeux… Sans doute une inspiration à trouver dans des scénarios à la Giver, voire equilibrium !! Dans le premier, c’est un passeur « de la connaissance » qui parviendra à briser l’illusion !! Dans le second scénario, c’est un ecclésiaste !! Dans les deux cas, ils sont aidés, car seul et de sa propre initiative, c’est impossible !!

      1. @Philippe. Tu exemplifies ce que je décrie : des gens qui sont persuadés que leurs concitoyens n’ont aucune reponsabilité dans le maintien de la trajectoire d’effondrement, que toute la responsabilité réside dans le chef des décideurs, de l’élite, de l’Etat, ou autre entité « au dessus des gens ».

        Dire que les citoyens ne sont pas une des causes majeures, si pas in fine la cause majeure de la trajectoire actuelle, c’est tout de même un postulat extrêmement fort qu’il faut pouvoir démontrer.

        Comme variante, dire qu’ils sont « irresponsables de leurs actes », dont celui de voter, c’est une vision de l’être humain qu’il me paraît difficile de justifier. Voici un texte intéressant sur les causes d’irresponsabilité pénale : https://www.village-justice.com/articles/causes-irresponsabilite-attenuation,15841.html#:~:text=Si%20en%20principe%2C%20%C2%AB%20nul%20n,pouvoir%20l%C3%A9gitimement%20accomplir%20l'acte.

        Philippe, tu penses vraiment que la majeure partie de la population entre dans ces conditions juridiques ?

        Tu contredis La Boétie sans arguments de même qualité que lui.

        A nouveau, comment justifier qu’en France, jamais on n’a donné une majorité et la présidence aux écologistes ?

        Alors que quand ils sont au pouvoir dans les grandes villes, comme par hasard, on constate qu’une politique plus écologiste est menée…

        Ca, c’est le libre choix des citoyens.

      2. Réponse hélas ! bien trop « simple » Cédric :

        Les gens ne sont aucunement responsables de la propagande, des programmes et des publicités de masse qui leur sont mis en permanence devant les yeux ! En justice, on appelle bien cela des circonstances atténuantes !

        Les gens ont tous été conditionnés leur vie durant afin qu’ils intègrent un cadre de surconsommation sans jamais le contester ; ce conditionnement ne touche pas la totalité des gens selon des degrés parfaitement identiques bien évidemment, sans quoi nous ne serions pas ici à débattre tous ensemble et même ce Blog n’existerait pas, ce qui ne signifie pas non plus que nous ne sommes pas affectés par ce conditionnement ; je le suis forcément malgré moi, et toi aussi Cédric tu l’es malgré toi…

        Reprenons l’article que tu montres fort justement du doigt :

        L’article 122-1 du Code pénal dispose dans son premier alinéa que « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. »

        Excellent ! Et en quoi consisterait un conditionnement psychique dans ce cas ci ?

        Réponse hélas ! beaucoup trop « simple » encore une fois :

        Car parmi les facteurs de troubles psychiques on retrouve bien évidemment le facteur psychologique, et en quoi consiste le conditionnement psychologique ?

        « Toute technique répétitive qui permet l’organisation d’un nouveau comportement par l’acquisition de réflexes conditionnés. », la première définition prise à la volée sur Google…

        Que c’est beau tout ça Cédric quand y pense, surtout lorsqu’on demeure attaché à un système ultralibéral totalement déviant dont la population doit garantir à elle seule à tout prix le bon fonctionnement au seul profit des 1% leur vie durant, et même au delà, les progénitures de ces mêmes 1% ayant leur entrée dans la vie tout « simplement » assurée !

        Et puis, puisque tu me le suggères :

        « Nous ne sommes pas nés seulement en possession de notre franchise, mais avec affectation de la défendre. », La Boétie, Discours de la servitude volontaire…

        Quant aux résultats des élections Cédric, qui a dit que le machiavélisme n’existait plus ? Certainement pas moi… Or quand c’est le système lui-même qui désigne ses propres candidats, arrive un moment où on ne peut plus vraiment parler de démocratie représentative…

        Alors l’écologie, pas celle qui a fait fortune en vendant une bien attrayante marque de shampoing, mais la vraie, à la tête de l’Etat ?! Moi je le croirai quand je le verrai, car il y a belle lurette que le libre choix n’existe plus depuis longtemps ; parole d’ex-candidat…

    2. 100 % d’accord avec ça.

      Sans compter que parmis ceux qui s’expriment en faveur de la transition, certain partent du principe que c’est plutôt l’autre que lui-même, qui devra faire des sacrifices ou tout au moins changer de comportement.

      J’ajouterai aussi que le  » pouvoir  » n’est pas au mains des politiques aujourd’hui, mais d’une nébuleuse sous jacente.

      Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, allez donc écouter le sidérant feuilleton Squarcini de Mediapart.

      Pleneyl pose la bonne question à l’écoute de ce pouvoir invisible : Quelle est la marge de manoeuvre d’un gouvernement, en a t il seulement une ?

      1. Oui, ça peut paraitre pessimiste comme propos, en fait, c’est juste une indication sur l’objectif, et pour ne pas courir après des chiffons rouges ou des victoires de surface. Il y a tout un bazar à démonter dont une partie qui se voit peu, et qui est très active. Elle ne change pas avec les élections…

      2. Alors on se complète bien Car mon optimisme me pousse À croire que j’ai déjà réussi tout ce que j’avais entrepris dans ma vie.Alors même que Pour l’instant j’ai tout loupé.
        Même à convaincre la France de devenir une pastèque.
        😀

  7. Des sondages, sérieusement ?! C’est crédible un sondage, c’est sérieux, on peut prendre de vraies décisions fondées sur leur résultat ?! Mon sondage perso il me dit que 100% des gens veulent une reprise économique verte sans que cela modifie leur quotidien. Bref, du vert mais normal.

  8. Le thermomètre est en effet monté jusqu’à 38° en Sibérie le 21 juin dernier. Je dirais qu’une région située au-delà du cercle polaire arctique ne manifeste pas nécessairement un climat polaire.

    Quant au climat, on a juste oublié les canicules qui ont parsemé l’histoire des hommes pendant la période pré-industrielle, notamment le XVIIIème siècle . Elles sont assez remarquables en nombre – supérieur à celui du XXème siècle et en chaleur (https://blogs.mediapart.fr/mfdjfc/blog/230620/500-annees-de-secheresses-et-de-canicules-en-ile-de-france).

    Emmanuel Leroy Ladurie souligne « 500 000 morts lors de l’été 1636 ou de l’été 1705, 700 000 lors des étés caniculaires de 1718-1719, avec même l’apparition de nuées de sauterelles et une forme de climat saharien sur l’Ile-de-France ». (https://www.liberation.fr/france/2003/08/14/700-000-morts-lors-des-canicules-de-1718-1719_442098)

    Même avec le réchauffement actuel, nous n’avons jamais connu de tels phénomènes extrêmes.

    Quant aux prévisions catastrophique des modèles climatiques, il me semble assez juste de les relativiser : les épidémiologistes ont déjà du mal à modéliser de façon pertinente l’expansion d’une pandémie avec quelques variables, alors le climat, avec le nombre de variables concernées, la connaissance lacunaire de leurs interactions, l’imprécision relative des données chiffrées, il y a beaucoup à débattre sur l’alarmisme de leurs conclusions.

    La question environnementale – relativement décorrélée de celle du climat – me semble nettement plus critique et pourtant, bizarrement, on en parle nettement moins.

    1. Oh la! Un sceptique ! Attrapez le , au bucher.
      Rendez-vous compte ? Il ose réfléchir en dehors du cadre.
      Car le cadre aujourd’hui a changé .
      Des modèles mathématiques à des milliers de variables, imposent leur conclusions non discutables, non négociables. Le cauchemard pour un vrai scientifique.
      Comme si on avait besoin de ca pour arrêter de polluer l’air et les sols.
      Décimer la biodiversité, et arrêter la course folle du libéralisme libre échangiste .

    2. Mais non d’un chien !!

      Arrêtez de raconter des âneries en sortant notamment du contexte les propos d’un auteur qui a par ailleurs fait un travail d’analyse historique remarquable !!

      Je suis sidéré là !!

      Demeurez caché sous votre pseudonyme, cela vaut mieux pour vous !!

      Car dans le tome III de Histoire humaine et comparée du climat, de l’historien, Emmanuel Le Roy Ladurie, intitulé, Le réchauffement de 1860 à nos jours (avec le concours de Guillaume Séchet), aux éditions fayard, janvier 2009, page 364-365, il est écrit, je cite :

      « La décennie 1991-2000, terminale du siècle dernier, peut se conclure ainsi sur une note douce et presque optimiste. Mais les premières années du IIIe millénaire sont nettement plus inquiétantes. Sur les huit millésimes les plus chauds enregistrés depuis plus d’une cinquantaine d’années, sept appartiennent en effet au XXIe siècle et un seul (1998) relève du XXe siècle finissant. […] Toutes ces années, à l’exception d’une seule (1998), se rattachent ainsi au IIIe millénaire : il y a là de quoi conforter le pessimisme horrifique, calorifique et vraisemblablement véridique du GIEC, quant aux fortes chaleurs qui nous attendent lors d’un avenir pas si lointain. »

      Lisez l’ensemble de ses ouvrages, et là, sans doute, parviendrez-vous enfin à vous extraire de l’ignorance collective qui vous sied…

      Car depuis 2009, d’autres « millésimes » sont venus compléter cette triste liste, avec un sombre record absolu en 2016, qui comme 1998, fut marquée par un épisode El Nino tout « simplement » inhabituel… Nous savons de plus à quoi était dû le hiatus climatique de 1991-2000, synonyme selon Emmanuel Le Roy Ladurie, de croissance économique, notamment du fait de, je cite à nouveau page 363 du même tome : « l’opération Cieux ouverts (Open skies) à base d’ultralibéralisation du trafic aérien. […] le tout accompagné d’inévitables émissions accrues de dioxyde de carbone. »…

      Dites merci à la complicité crasse entre les lobbies du tourisme de masse et les Etats ; la raison d’Etat a bon dos !!

      En outre, les questions environnementales ne sont absolument pas décorrélées du climat, et écrire encore cela en 2020 après tout ce qui a déjà été dit et écrit sur le sujet, relève tout « simplement » du déni de réalité…

      Quant aux modèles ?! Il y a des failles, c’est un fait scientifique désormais reconnu, mais nous apprenons de nos erreurs, et les corrections apportées jusqu’ici ne contredisent nullement ce qui a d’ores et déjà été dit et écrit maintes et maintes fois… Aussi, laissons les parler plutôt que de parler bêtement à leur place, car pendant ce temps, c’est hélas ! 2020 qui se révèle être le prochain millésime…

      https://www.pauljorion.com/blog/2016/11/24/du-crepuscule-a-la-nuit-de-medicis-de-lelection-de-donald-trump-symptome-politique-philosophique-et-psychologique-dune-crise-systemique-globale-hors-de-controle-au-symptome-climatique-par/

  9. Les politiciens , je vois vaguement , encore qu’il y en a de toutes opinions , niveaux et capacités .

    Les « gens  » par contre , c’est qui et comment ça se mesure dans les désirs , les aptitudes et les cohérences ?

    Un « système » qui est la  » vérité » d’ensemble entre les  » politiciens  » et  » les gens » m’est plus accessible et potentiellement signifiant pour éviter d’avoir à ne pas choisir entre fins de mois et fin du monde .

  10. Ce point de vue est excellent, mais totalement anthropocentrique, en ce qu’il considère que la disparition d’homo sapiens serait « la fin du monde ». Vu coté biosphère, cette disparition d’homo sapiens est au contraire une preuve de la bonne santé et de la vigueur de son système immunitaire qui fait son travail en éliminant une maladie parasitaire qui menace son bon fonctionnement. C’est clair : soit nous serons capables collectivement de ramener notre empreinte écologique à zéro, soit la biosphère nous éliminera.

  11. https://youtu.be/83ED9fo0nRs

    A quand Guillemant sur PJ TV ?? C est quand meme dommage qu un type comme ca en soit reduit a repondre a des questions sur la radiestesie et la mediumnite d’auditoires de « newageux ». Passez les questions sur la kabale etc (quoique..) et cie si vous voulez Mr Jorion mais ecoutez ce qu il dit sur l IA et les cerveaux artificiels Vous etes peut etre un des seuls journalistes sic ! Qui ait les compétences pour l interviewer convenablement sur le sujet. 😉

      1. « L’investissement, c’est la spéculation + le temps et l’amour »

        J’en tire que la spéculation, c’est l’investissement – le temps – l’amour.

        Je crains qu’un dialogue entre lui et moi ne soit, comment dire ? ardu 😉

      1. « Source lumineuse 3 milliards d’année, photon, univers macroscopique (univers globe), autre univers.

        Le courant principal des physiciens interdit le retour vers le passé.

        Comment connecter le cerveau gauche et droit?
        Lien avec la Kabbale / 10 dimensions de l’espace temps, théorie des cordes, 6 dimensions supplémentaires, interprétation deux niveaux à la conscience à trois dimensions, 3 mondes de l’arbre de sephiroth, 3 dimensions qualitatives, 3 piliers de la Kabbale.
        Niveau de l ‘animal (véhicule), niveau de la conscience (le conducteur), le niveau du subconscient (le guide), passé, présent, futur, intention de l’esprit de réaliser qqchose dans la matière. Différencier le soi de son esprit. L’âme c’est l’interface entre l’esprit et la matière.

        La planète est consciente et ressemble à l’homme, son prochain livre.

        Nous sommes tous la même conscience

        Soi, esprit, dieu est peu la même chose, questions d’étages (7), nous sommes au 4 ème étage
        La croyance en dieu est faite pour les matérialistes.

        Après la mort à mon sens, on rejoint l’étage du soi après un court séjour dans l’étage du moi (la densité de la conscience). L’intention est la base de l’évolution du vivant.

        La théorie de Darwin est totalement fausse. Il faut trouver autre chose.

        L’entropie augmente tout le temps d’après les calculs. Intégrer dans la physique l’étude de la conscience et ses propriétés. On ne sait pas d’où vient le libre arbitre. Il faut que les physiciens apprennent les mécanismes du fonctionnement des cerveaux (cerveaux mathématiques ; modèle cybernétique). Mieux comprendre le fonctionnement de notre réalité.

        Pas de Bing-bang, pas de commencement, théorie du grand rebond (trou blanc=trou noir sans temps)

        La conscience n’émerge pas que du cerveau.

        Les images réelles de la réalité ne peuvent pas émergées du cerveau.

        IA/Transhumanisme/2050
        Opposé au trans-humanisme, mais pas au point de ne pas y aller.
        Les dix croyances ancrées (sur son site web) dans la société venant d’une fausse science.
        Le seuil de dangerosité sera passé dès que les puces seront insérées sous la peau.
        Très optimiste pour 2050 avec un changement radical vers 2030. »

        D’après sa conférence ci-dessus.

      2. Il a fait une video pendant le covid qui est pas trop a son avantage le confinement a tapé fort semble t il lol 🙄 Ou alors le public newageux est plus juteux qu il n y parait? .. moi non plus je ne le connais pas mais j essaie en general de partir avec un apriori positif des gens, du moins tant que leurs propos semblent a peu près cohérents.

  12. 1 / Récemment  »Reporterre » a publié la tribune d’un collectif – Désobéissance Écolo Paris – intitulée : Ne nous parlez plus de la transition écologique.

    Cela commence ainsi :
     » Les auteurs de cette tribune s’appliquent à démontrer, en seize arguments, pourquoi la transition écologique est une impasse. Ce passage est extrait du livre « Écologie sans transition » publié aux éditions Divergences.
    Devant l’ampleur planétaire du désastre, un nouveau mouvement écologiste a émergé au fil des marches pour le climat, des grèves de la jeunesse et des actions de désobéissance. Mais sa stratégie se réduit encore à adresser une demande de transition à de supposés décideurs.
    Pour Désobéissance Écolo Paris, collectif à l’origine des grèves scolaires dans la capitale, on a déjà perdu trop de temps à demander aux pyromanes d’éteindre l’incendie. L’inertie de ce monde n’appelle pas une transition, mais une rupture. Pratiquer une écologie sans transition consiste à interrompre dès maintenant l’œuvre destructrice de l’économie et à composer les mondes dans lesquels nous voulons vivre. Et cela, d’un même geste.  »

    Suivent 16 arguments.

    2 / Démocratie mon c… comme dirait Zazie.
    Et ne dit pas George Monbiot.
    Et ne disent pas encore assez de citoyens.

    1. @Philippe Soubeyran

      « Les gens ne sont aucunement responsables de la propagande, des programmes et des publicités de masse qui leur sont mis en permanence devant les yeux ! En justice, on appelle bien cela des circonstances atténuantes ! »

      –> Combien de gens travaillent avec zèle dans l’industrie audiovisuelle, dans la publicité, dans le marketing, dans les entreprises qui produisent les biens de consommation (fast moving consumer goods) ?

      Ton argument est contredit par la justice allemande qui vient de condamner un gardien de camp de concentration de 93 ans, qui avait 17 ans au moment des faits. 2 ans de prison avec sursis. Des circonstances atténuantes certes mais pas une absence de responsabilité. Lui aussi avait été soumis à la propagande, et autrement que nous. Il a été jugé responsable de ses actes.

      Car si le peuple est irresponsable car soumis à la propagande, pourquoi l’Etat et les élites seraient-elles, elles, responsables de quoi que ce soit, elles sont elles aussi soumises au formatage culturel depuis le plus jeune âge.

      Il y a donc une aporie à ramener toute la faute chez les élites, l’Etat, les décideurs, celle de retirer au peuple sa par de responsabilité, tout en affectant aux élites l’entièreté de cette responsabilité, alors que les deux ensembles sont formatés culturellement dès le plus jeune âge (Donald Trump par sa famille, Ivanka Trump). Soit tout le monde a une part de responsabilité (variable), soit personne n’en a (je trouve cette dernière théorie plus sérieuse que celle de l’irresponsabilité du peuple).

      Tiens tiens, pourquoi une membre de la famille Trump écrit-elle un livre contre Donald ? Comment a-t-elle retrouvé sa puissance d’agir et donc sa responsabilité ?

      Une seconde aporie : si le peuple est irresponsable (et impuissant), et que les élites sont totalement responsables, de qui va venir le changement dans l’histoire ?

      Je préfère la théorie de La Boétie qui dit « soyez résolus de ne point servir et vous voilà libres » car elle reflète selon moi la physique du pouvoir. Le pouvoir dont on pense que les élites sont dotées n’est pas leur pouvoir propre, il est le pouvoir de la multitude prêté à une minorité. Pour peu que la multitude reprenne ce pouvoir, l’élite en est dessaisie.

      La théorie de l’irresponsabilité du peuple est autoréalisatrice : à force de la répéter on ne peut que convaincre le peuple qu’il est effectivement impuissant.

      Dans les faits, je suis persuadé qu’à l’heure d’aujourd’hui, une majorité de citoyens ne veulent pas renoncer à la croissance, l’emploi, le pouvoir d’achat et la technoscience/Progrès pour la décroissance. Ils votent en conséquence, tout à fait librement.

      Les Français justifient toujours pourquoi ils ne votent pas pour les écologistes mais leurs justifications sont mauvaises, très mauvaises.

      Votez davantage pour les écologistes, et vous aurez plus de pistes cyclables et moins de voitures, preuve à l’appui dans les grandes villes françaises.

      Ca, c’est le libre choix des citoyens que je sache.

      1. @Cedric Chevalier
        J’aime bien la Boétie et je préfère encore Rousseau qui pointe l’aporie dont nous ne sommes toujours pas sortis:

        Pour qu’un peuple naissant pût goûter les saines maximes de la politique et suivre les règles fondamentales de la raison d’État, il faudrait que l’effet pût devenir la cause, que l’esprit social qui doit être l’ouvrage de l’institution présidât à l’institution même, et que les hommes fussent avant les lois ce qu’ils doivent devenir par elles.

        Un autre façon de le dire -> l’homme fait l’histoire comme le cochon fait la saucisse

        « La théorie de l’irresponsabilité du peuple est autoréalisatrice : à force de la répéter on ne peut que convaincre le peuple qu’il est effectivement impuissant. »

        Ayant eu des parents communistes (ou « sympathisants ») j’ai eu la démonstration de l’échec de la proposition inverse: -> Si seulement « les gens » prenaient conscience de leur état d’exploitation (Soyez résolus de ne point servir…), alors la table serait renversée.
        Il suffirait donc qu’une minorité éclairée explique au bon peuple les raisons de son aliénation « Pour qu’enfin tout changeât, qu’enfin tout s’arrangeât » (Brassens)
        Du changement, il y en a eu, mais pas vraiment dans le sens espéré.
        Mais Lewis Carroll nous avait prévenu ; il faut que tout change pour que rien ne change.
        On remplace la 2 cv par la Cactus, puis la Cactus par un modèle électrique, demain à hydrogène… (toujours plus de la même chose)
        Mais le seul vrai changement est un changement de cadre.
        Il faudra sans doute un évènement exogène pour le faire faire advenir

  13. @ Philippe Soubeyrand:
    Darwin a dit : « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. »

    La manière dont vous mettez à l’index, proférez des anathèmes envers toute opinion qui déroge de votre croyance, et au-delà de la radicalisation que cela souligne, me fait nourrir quelque inquiétude quant à votre aptitude à vous adapter au mieux à un environnement – politique, économique, social ou environnemental qui viendrait à changer un peu significativement. La tolérance, c’est le premier pas à accomplir vers l’adaptation.

    Voyez-vous, en dépit – ou à cause de – mon ignarerie crasse, je me suis quand même donné les moyens de remettre mon logement à un niveau environnementalement plus correct : il se classe entre ‘B’ et ‘C’ (entre le haut du ‘C’ et le bas du ‘B’). On peut toujours mieux faire, mais étant donné le type de construction, je pense avoir atteint un seuil au-delà duquel le coût marginal du kwh économisé serait dissuasif.

    Et vous M. Soubeyrand, qu’avez-vous fait pour le climat?

    1. C bien Richelieu ! T’es un bon citoyen ! T’as tout fait comme c’est dit dans le livre des normes.
      Hélas, comme le livre des normes est tout faux, car il émane des lobbies qui en tirent grands profits, tu as tout fait pour que le climat continue sur la voie du réchauffement. Tu es un « suiveur » « Ton éminence » ! Un passif ! Un mal pensant !
      La maison du futur, n’a pas besoin d’être chauffée car elle est confortable non pas par la quantité d’isolation qu’elle « affiche » avoir mais par les qualités physique des matériaux qui la compose. Ils ont des effusivités faibles et une forte capacité de perspiration.
      Le béton ayant une très forte effusivité et une capacité à perspirer nulle, si ta baraque est en béton, tu n’as rien fait pour la Planète. Tu n’as rien fait pour toi. Tu n’as rien fait pour tes descendants.
      Amen.

      1.  » Ils ont des effusivités faibles et une forte capacité de perspiration. »

        Tu penses à un un pull en laine sur un tee shirt de coton ? 😀

    2. @Richelieu,
      certains écologistes sont violents dans leurs réponses , ce qui dissuade une majorité de voter pour eux et porte préjudice à la cause écologique en général.
      Poussant à jeter le bébé avec l’eau du bain.
      Pratique pour ces gouvernements en place qui , servant des intérêts financiers à court terme , font placer l’écologie au second plan.
      Et quand on observe les quelques ayatollahs de l’écologie , on s’aperçoit que le sentiment d’urgence extrême leur font péter les plombs.Humainement compréhensible , intellectuellement contre productif.

      La résistance aux stress de toute nature , clés de la survie dans le monde qui vient ?

  14. Bonjour,

    Je suggère une solution, l’anarchie politique, qui n’est pas le chaos, ou bien un chaos stable, comme qui dirait…

    … Cela induit pas mal (hum!) de modifications de nos schèmes de représentation de ce que peut être l’existence et je ne sais pas si c’est possible d’y arriver, comment dire, sereinement…

    Sinon, je ne suis pas certain que d’autres formes de réponses à l’incurie actuelle soient meilleures que ladite incurie à la Boris Johnson…

    Bonne journée!

    PS: l’humanité a survécu à l’effondrement de l’empire romain d’occident, il semblerait…

    1. Il semblerait que vous suggérez des choses assez chaotiques dont vous n’êtes pas certain .

      je ne sais pas si , hum , comment dire c’est la solution la meilleure .

      1. Depuis belle lurette je ne vois pas d’autres solutions que l’inscription d’une forme absolument nécessaire d’écologie politique dans un nouveau cadre : celui d’un archipel de communautés autogérées, reliées entre elles en seconde intention.
        Oui, en 2020, un renouvellement de l’anarchie, une anarchie écologiste.
        « L’anarchie : l’ordre moins le pouvoir ». Elisée Reclus
        (Voir aussi Longo Maï )

      2. Un générateur de réponse par mimétisme, c’est amusant. Je débranche le mien, alors!

        Les gens en place au pouvoir ne sont pas réformables, les déloger ne sera pas du tout une partie de plaisir.

        L’humanité a connu des guerres civiles, je ne pense pas que nous l’éviterons, tout simplement, sous quelque forme que cela soit je l’ignore évidemment.

        C’est la déposition du pouvoir des agents en place qu’il importe de penser. Le reste n’est que flatus vocis, désolé…

        Et je ne confonds pas réalisme et pessimisme.

        Cordialement,

      3. @Régis Pasquet :

        Il y a « belle heurette « que les anarchistes ont exprimé les intentions que vous redécouvrez , et en particulier cette  » aspiration  » à imaginer l’ordre sans le pouvoir .

        C’est d’ailleurs leur échec le plus patent , et ça ne peut être qu’un échec selon moi , dans la mesure où c’est nier , en idéalisant la Liberté comme Dieu seul vénérable , que l’espèce humaine ne peut ,dans le foisonnement de ses membres à la fois semblables et tous différents , pour éviter la confrontation et la guerre du tous contre tous ( et donc se donner une chance de survivre ) , que se donner , en sus des « désirs » de liberté et de Lien , les outils de la Loi ( généralement transmutée dans le Pouvoir ) qui organise sur le temps présent et proche les conditions séculières de la coexistence .

        Tout organisme vivant complexe se structure autour du Lien et de la Loi .( que je traduis parfois en terme prétentieux comme le mariage de l’anarchiste et du philosophe ) .

        C’est ce qui lui permet de satisfaire les quatre conditions de cette vie , en relation avec le moteur à quatre temps que je cite souvent ( passé , hors temps , « présent » , futur proche ) :
        – l’empathie ( domaine de la liberté , du désir , du corps , du Lien. )
        – la créativité ( domaine de la liberté , de la joie , du  » corps « , du Lien )
        – l’organisation et la fixation de repères au moins provisoires ( domaine de la raison , de la règle , des conditions du pouvoir , de la Loi )
        – le pari partagé sur l’avenir ( domaine du Pouvoir , du conditionnement , de la prise de risque dans notre tragédie incertaine , qui dépasse les peurs et atermoiements personnels )

        Les pouvoirs tels que nous les bricolons avec plus ou moins de talent , sont en fait nos créations fragiles pour assurer la survie de l’espèce . Ils sont à contre-emploi quand ils ne se préoccupent que des deux dernières conditions , alors que leur légitimité et absolue nécessité sont dictées par l’incontournable obligation vitale de satisfaire ( « suffisamment » ) les quatre sans exception .

        PS : recyclage anarchiste :

        https://www.pauljorion.com/blog/2012/10/16/les-forces-collectives-proudhoniennes-un-complement-a-misere-de-la-pensee-economique-par-jacques-langlois/#comment-371430

      4. Merci pour le développement. La pensée anarchiste n’est pas nouvelle et je ne la découvre pas d’hier… Elle ne constitue pas une impasse théorique, ou alors il va falloir faire un effort supplémentaire de démonstration.

        L’Etat. La Loi. Le Pouvoir.

        Décidément, on n’en sort pas.

        De même que le néo-libéralisme a investi la structure même de la République, c’est la réalité que vous avez devant les yeux, rien en théorie n’interdit que la pensée anarchiste en fasse de même.

        Alors, qu’est-ce qui l’interdirait en pratique?

        Cordialement,

      5. @Asclepios :

        l’anarchisme est tout autant une impasse que le libéralisme néo ou pas , et de même que toute idéologie qui ne couvre pas toutes les quatre conditions qui définissent un système complexe vivant .

        Errare humanum est , perseverare diabolicum .

        Mais c’est pourtant bien à persévérer que nous sommes contraints pour enfin dénicher une forme de pouvoir qui autorise tous les possibles qui préservent et permettent la vie .

        Et tout le monde sera content sinon fier et modeste .

    2. Ouais, l’anarchie c’est vraiment bien.
      Hélas, Asclépios, l’effondrement de Rome est une chose et l’effondrement du « monde mondialisé » en est une autre.
      Légèrement infiniment plus conséquente, t’as pas idée !

      1. Le « monde mondialisé » impose aux esprits dans la bouteille son caractère indispensable: ce n’est qu’une représentation, il n’y a rien là de nécessaire. Son effondrement est l’occasion de passer à autre chose, ce qui ne se fera pas sans « heurt », je le concède volontiers, je ne suis pas non plus inconséquent…

        Cordialement,

  15. Beau mensonge, en tout cas bel oxymore que le « retour à la normale » si on veut suivre G. Canguilhem.
    L’exergue de son puissant ouvrage « Le normal et le pathologique » sur la couverture de l’édition PUF est « Nulle guérison n’est retour à l’innocence* biologique ». Pour faire simple, une norme (qui n’est pas une moyenne) s’élabore à mesure que, dans le champ étudié, des occurrences factuelles surviennent. Elles seront soit « normales » c’est-à-dire conformes et proportionnées au connu soit « anormales » c’est-à-dire non-conformes, disproportionnées ou inconnues. La norme évolue au gré des occurrences comme un modèle physiologique qui s’ajuste. Elle traduit et représente un instantané de l’action d’un principe de maintient de la stabilité. Un peu comme une dérivée en mathématiques. Par exemple, la pression sanguine normale d’un sujet sain sera de 11-12 / 7-8 et la pression normale d’un sujet hypertendu sera 16+ / 10. Pour faire encore plus simple : la température normale du corps humain est entre 36,5° et 37,5° mais c’est normal (et même rassurant) d’émettre plus de 38° en cas fièvre, indice pathologique. Le pathologique est une autre norme, mais une norme aussi. Et après une première fièvre pathologique, un humain normal peut donc voir étendue la zone de normalité de sa température corporelle, et ce de façon définitive.
    La norme (et l’état de normalité qu’elle occasionne) ne peut donc au départ, qu’émerger et être constatée. Elle est issue d’un système qui fonctionne et peut être saisie par une valeur exprimée dans une unité. En tout cas, elle relève du donné et est amenée à évoluer en fonction des occurrences qui amènent le système à s’ajuster.

    [Mode Canguilhem off].
    Mais on peut hélas croire qu’il est possible de décider de la norme. Dans une certaine mesure c’est vrai. Si on limite l’action sur la norme à seulement accepter qu’elle évolue.
    Avant 2020, la norme du monde contemporain de notre vie c’est « pas de pandémie »** (une température corporelle normale du monde entre 36.5° et 37.5° si on veut).
    En 2020 et jusqu’à ce jour, la norme du monde contemporain de notre vie c’est « pandémie bien actuelle et bien active » (un bon 39° sur l’échelle de la tempréature corporelle du monde et des conséquences sur le malade qu’on ose concevoir, mais une norme pathologique efficiente).
    Après la fin de la pandémie, quand, si et à quel coût (social, historique, humain, politique…, en tout cas pas financier, on s’en moque des faffiots) elle survient , cette norme deviendra « pandémie possible et surmontable » (une température corporelle normale du monde entre 36.5° et un bon 39° qui laisse des cicatrices).
    Retour à la normale mais pas retour à l’innocence biologique, jusqu’à ce qu’on quitte le monde qui nous est contemporain. Pour chacun de nous le monde normal d’avant épidémie ne comptait pas avec cette épidémie. Le monde normal pour nous, à présent, est celui dans lequel un virus peut circuler mondialement et d’ailleurs le fait actuellement, avec toutes les conséquences plus ou moins terribles qui émergent. (Mettre un masque, voir des êtres chers mourir, subir la propagande rétrograde, subir le déclassement social, tout plaquer, être malade….)
    Aucune directive incantatoire sortie de la bouche d’un homme de paille et chef aveuglé ne changera cette donne là. Le meilleur n’est jamais avant. Viser un retour au passé historique, s’accrocher pour se rassurer à une norme antérieure et révolue définitivement (tendance « se prendre pour de Gaulle ») est lâchement contre-humain quand il est possible d’affronter le moment et d’accompagner la nouvelle normalité.

    * dans une acception plutôt juridique que religieuse
    ** ou « pas de pandémie dûe à la mondialisation capitaliste » ou « pas de pandémie dûe à [insert your fact here] », je ne veux lèser aucun étiologue. Seul le fait « pandémie ou non » m’importe réellement.

  16. Ce fil invite à se poser la question de la responsabilité personnelle.
    Pour ma part , j’ai beaucoup oeuvré pour un bon climat … de travail.Ce qui n’a pas empêché la montée des zozos.
    Houps.

    1. Le fil , c’est à voir , mais le billet c’est plutôt à une « obligation de réponse anormale » qu’il appelle . Ce qui est assez court et nébuleux .

      PS : la responsabilité , pour notre espèce , ça ne peut être que personnel ET collectif .

      1. juannessy !
        Il eut été bien, tout de même, que ceux et celles au pouvoir, avant et maintenant, l’ai joué moins personnel ET plus collectif.

      2. Je parle de Responsabilité , et ça ne se saucissonne pas ni ne s’évacue sur « l’autre » ( biunivoque ) .

        Ça « n’est que » le côté opérationnel de la Fraternité .

        La Responsabilité comme la Fraternité ça se manifeste ou pas , mais elles sont faciles à repérer dans leur manifestation ou leur absence .
        Le « Lien » existe ou pas . Il compte pour la moitié de nos nécessités . Quand il est absent trop longtemps , le système s’anémie et meurt , corps et âme .

  17. Pour qui gouverne , le truc pratique avec la norme , c’est qu’on ne la discute pas : « c’est la norme « .

    Dans un monde «  normal «  , comprendre «  tel qu’on l’a toujours vu «  , certains y voit le côté rassurant du connu opposé à l’inconnu .
    Bon , d’un côté le solide ( glace) se transforme en liquide ( eau) . L’effet de ces volumes d’eau sur notre environnement , tous les effets ?
    Au doigt mouillé , moins de 30 ans avant que Boris se rende compte de la situation.
    Dix ans ?

    Bon , d’un côté une multiplicité de mouvements écologiques( des pacifistes aux ayatollistes ) qui font de leur opinion politique une priorité par rapports aux enjeux de la planète .
    Combien de temps avant qu’ils s’unissent ?

    « « Quand les Shadoks furent parvenus à l’extrême limite de l’océan qui entourait le monde, ils virent bien qu’il n’y avait plus rien au delà mais décidèrent néanmoins, fidèles à leur devise « Croître et Croire! Toujours! », qu’ils devaient continuer: après mures réflexions, le professeur Shadoko fournit la solution: il suffisait de pomper l’eau à l’arrière du bateau pour la rejeter à l’avant!
    Et les Shadoks pompèrent, pompèrent…… »

    1. Les Shadoks c’est pour des découragé du ciboulot à la Camus. Olala on vit pour mourrir. Olala c’est absurde. Tais toi et savoure ton air msieur Shadoks.

      1. Pour Continuer avec le ton péremptoire, j’ai une Maxime :
        Si tu as profité de l’énergie fossile aujourd’hui, Il est difficile de te plaindre De l’air pollué, tant qu’il ne t’a pas tué en une bouffée.

      1. Écriture automatique ou surréalisme?
        Un petit dernier pour la route , avant de reprendre la lecture fort intéressante de ce fil .

        Qui a écrit : “L’unique différence entre un fou et moi, c’est que moi je ne suis pas fou.”?
        La réponse (en allemand )devra évoquer une chanteuse fort connue.

      2. Clarification :
        Si j’ai bien compris vous vous souciez. de mon état. Ici, nous sommes soucieux de l’état de notre habitat et de ses choses.
        Tout ce que je peux espérer c’est que mon état s’améliore ( héhéhéé ) pour (entre autres) servir.
        Donc ni automatisme ni surréalisme, juste de la logique pur et simple.
        Je m’en irai chercher votre énigme quand je serai plus censé.

      3. Devenir plus censé est une belle espérance .
        On peut pour cela étudier les rouages de l’intelligence ou les mécanismes de la folie, tout comme on apprend autant de ses réussites ou de ses échecs…
        Franchement , l’énigme était d’une rare simplicité .
        Avez vous bloqué parce que vous ne parlez pas allemand ?
        J’avance sur ce terrain parce qu’il n’est pas utile de tout connaître pour comprendre le nécessaire.

      4. « Avez vous bloqué parce que vous ne parlez pas allemand ? »
        Exactement.
        + un défaut de motivation combiné à une réserve d’énigmes pour la suite.

      5. A la réflexion , la réponse en russe plutôt qu’en allemand , voir en bosniaque , bulgare, croate, macédonien, roumain , serbe, slovène .
        Tout ça pour dire que l’abondance de données sur le problème n’aide pas forcément à sa résolution.

  18. Sortir du consumérisme, le pouvons nous ? Qu’est ce qui nous en empêche ? Le « système » ou chacun de nous ? Les élites ou le citoyen lambda ? Le « capitalisme » ou la « nature humaine » ? Il me semble que PJ a répondu à ces questions dans l’excellent ouvrage « Le Dernier Qui S’en Va… » : les deux mon capitaine !

    La vidéo du 22 décembre 2019 de Sébastien Bohler sur ce même blog nous confirme que l’homme, « prisonnier » de son striatum sera indéfiniment demandeur du toujours plus.

    Dans un récent article paru le 10 juillet dernier sur le site du Club de Rome (clubderome.org) (en anglais) DENNIS MEADOWS dénonce une nouvelle fois l’hypocrisie et la myopie des dirigeants de ce monde. (article traduit en français et publié sur le site les-crises.fr ce 22 juillet qui nous conduisent à la catastrophe.

    Comme je l’ai écrit dans un précédent commentaire, le dernier n’aura même pas besoin d’éteindre la lumière…

    1. Oui, Sébastien Bohler (neurobiologiste), il faut la citer en entier :
      « Il y a un décalage entre les défis environnementaux et notre appareil psychique (le striatum et le cortex cérébral). On a été piégé en construisant un système économique, financier et politique calqué sur la sélection naturelle qui par nature favorise l’individu en les mettant en concurrence. On a par exemple joué sur le besoin de reconnaissance sociale en expliquant aux gens que avoir une voiture c’est bien mais si vous voulez affirmer votre statut social il en faut une deuxième – ou une plus grosse. Le marketing et la publicité ont ainsi ouvert un champ infini à la création de désirs »

  19. La réponse, nous l’avons sous (et sur) le nez : le « masque ».
    N’est-il pas le signe ostentatoire de culpabilité d’une société qui se saborde ?

    1. Stop au sabordage, mille sabords !

      Villes contre multinationales
      Le « modèle Preston », ou comment une ville peut reprendre la main sur son économie, ses emplois et son bien-être
      par Hazel Sheffield 2 juillet 2020

      « La nouvelle génération de maires écologistes ou issus d’alliance de gauche qui vient d’être élue pourraient s’inspirer du modèle expérimenté à Preston au Royaume-Uni ou à Cleveland aux Etats-Unis : s’appuyer sur les marchés publics, la création de banques régionales et de coopératives de salariés pour « relocaliser » leurs budgets, et éviter qu’ils ne s’évaporent dans la globalisation financière. Explications. »
      https://www.bastamag.net/Municipales-modele-Preston-budgets-municipaux-emplois-locaux-cooperatives-banques-regionales-villes-contre-multinationales

    2. Vincent Munier : « Le travail d’un photographe naturaliste est de susciter l’émotion par la beauté »
      « Vincent Munier, documentariste multiprimé, a grandi les yeux ouverts sur la beauté de la nature. Émerveillé autant par le vol d’une mésange dans une tourbière vosgienne que par le bond d’une panthère des neiges au Tibet, il raconte à Reporterre son parcours, son rapport aux animaux, son approche de la photo, son regard sur le monde et les combats à mener pour préserver le vivant. »

      « Quelle est votre définition du sauvage ? »

      « C’est aussi bien les petites mésanges à ma fenêtre que le lynx. C’est quelque chose qu’on n’arrive pas à maîtriser, à dompter. Il y a une notion de liberté dans le sauvage. Pour moi, c’est un mot noble (long silence). »
      https://reporterre.net/Vincent-Munier-Le-travail-d-un-photographe-naturaliste-est-de-susciter-l-emotion-par-la-beaute

      Oui, pour moi itou, c’est un mot noble !
      Liberté, égalité, fraternité étendue au vivant ! 🙂

  20. @Cédric et @Richelieu :

    Et un point Godwin pour Cédric…

    Mike ! Toi au moins tu as vu juste !

    Et ça c’est le risque Cédric, dès lors que l’on décide de verser dans l’argumentum ad nauseam comme tu le fais ici, qui plus est en commentaire décalé ; heureusement pour moi que je lis tout le file…

    Ah ! Et comme nous ne sommes pas totalement ici dans une « docte assemblée », au cas où :

    Argumentum ad nauseam :

    « sophisme basé sur la répétition d’une affirmation »

    Autre forme de conditionnement psychologique donc (je refais ici le lien avec ma réponse importante précédente à ton attention afin de rétablir le file) :

    https://www.pauljorion.com/blog/2020/07/21/les-gens-veulent-un-monde-plus-vert-et-plus-heureux-maintenant-mais-nos-politiciens-ont-dautres-idees-par-george-monbiot/#comment-812871

    Alors vas-y Cédric, fais un procès à plus de 7 milliards et demi d’êtres humains (Etats et élites exclues), puisque tu sembles y tenir à ce point. Pour ma part, je demeurerai jusqu’au bout l’un de leurs fervents défenseurs, et je n’aurais de cesse de montrer du doigt ces États et ces élites lobbyistes dont je perçois désormais plus nettement le jeu !

    Car lorsque je vois et observe tout autour de moi, les comportements d’amis, de voisins, de parents, d’enfants, de passants, de touristes, etc., certains parfois pires que d’autres (y compris parmi nos propres enfants bien malgré nous), je ne vois en réalité que des comportements de robots humanoïdes préalablement insidieusement programmés depuis longtemps… Et je vais devoir ici me répéter : toi comme moi, nous sommes nous aussi préprogrammés, nous toutes et tous ici…

    Ô combien il est compliqué de savoir faire preuve « de discernement et de contrôle de ses actes » dans de telles conditions !

    Je tiens d’ailleurs à préciser ici que les lois en vigueur sont loin d’être parfaites, car si elles l’étaient, alors il n’y aurait nul débat, ni ici sur ce Blog, ni même au sein de nos parlements respectifs…

    Le corollaire de ce que j’écris ici est intuitif.

    Le problème se situe donc bel et bien au niveau de nos démocraties dites représentatives, car dès lors que les candidats sont désignés par le système lui-même (par le biais notamment de ces fichues campagnes de signatures), il ne peut plus s’agir ensuite de démocratie au sens noble du terme. Il s’agit donc plutôt d’une pseudo-démocratie.

    Un ami du Blog, assez discret, dirait sans doute mieux que moi qu’il s’agit bien là du processus de « privatisation des États »…

    Comment dans ces conditions pré-électorales, peut-on encore croire en l’honnêteté sans faille de futurs candidats écologistes ?

    Comment dans ces conditions peut-on encore se permettre de nous parler de libre choix ?

    Tant que nous serons toutes et tous sous conditionnement psychologique, nous ne serons jamais libres de choisir quoique ce soit…

    Pour compléter ma réponse à ton attention Cédric, je vais également répondre ici à Richelieu :

    A 51 ans, je demeure l’objecteur de conscience que j’ai toujours été.

    L’âme écologiste dès mon adolescence, j’ai exercé dans de nombreux métiers qui m’ont fait prendre conscience d’un monde multi-facettes extrêmement compliqué/imbriqué : la gestion des déchets (j’ai été un temps ripeur/éboueur pour pouvoir financer mes études – ça ne s’oublie pas), les nappes phréatiques (j’ai nettoyé des gouffres charniers d’animaux – ça ne s’oublie pas non plus), la métallurgie (et ses travers), l’informatique et l’électronique (et leur obsolescence programmée en masse – mon père était radio-technicien), la communication (et ses stratégies de manipulation des masses), la cognition, le pharmaceutique, le nucléaire, les télécommunications, les assurances et même la cybersécurité, etc…

    Forcément, un jour ou l’autre, il fallait bien que je m’interroge autrement au regard de notre situation, à savoir notamment systémiquement…

    Mais il y a dans la vie un temps pour tout : adhérent, partisan, militant, combattant (dans cet ordre)… À chaque étape de nos vies respectives, un sentiment de colère légitime monte progressivement en chacun de nous, et ceci d’autant plus que les preuves de nos erreurs attentistes accumulées se font hélas ! légion !

    Arrive alors forcément un moment, où l’on passe de bénévole à engagé, puis où l’on troque sa carte du parti (AREV) pour des baguettes de tambours (CPEPESC – Grand Canal Rhin-Rhône), puis probablement, le moment où l’on troque ces mêmes baguettes usées jusqu’à l’âme du bois pour une « difficile » plume (la manière la plus pacifique de combattre que je connaisse à ce jour), comme ici pour dénoncer la trahison patente de nos élites dites représentatives :

    https://www.pauljorion.com/blog/2015/12/16/cop21-un-petit-coup-de-marteau-pour-lhomme-un-grand-coup-de-masse-sur-lhumanite-des-lobbies-en-liesse-la-grande-parade-des-ong-est-terminee-par-philippe-soubeyrand/

    … il n’y aura pas de deuxième COP21… c’est hélas ! d’ores et déjà trop tard…

    @Richelieu, vous pouvez compléter cette lecture en relisant la plupart de mes billets qui sont toujours hélas ! d’actualité :

    https://www.pauljorion.com/blog/?s=Philippe+Soubeyrand

    Vous pouvez également méditer tout cela en musique si l’envie vous en dit ; ici, la censure n’a aucune prise sur la création à la fois libre et gratuite (telle fut ma décision au seul service de la biosphère terrestre – dont l’Humanité – la survie et la paix) :

    https://play.dogmazic.net/artists.php?action=show&artist=6870

    Écoutez et relisez tout cela en attendant qu’un éditeur se décide enfin à faire son travail comme il se doit…

    Car tant qu’il y aura censure en ce monde, il n’y aura jamais de libre choix, seulement des choix conditionnés et orientés !

  21. Synthèse :

    Nous sommes en ordre dispersé et la mobilisation d’un « moment Pearl Harbor » en souffrirait à l’évidence.

    Cédric a bien répondu sur un point central : nos « externalités négatives » nous sont invisibles.
    Nous avons construit assez de « complexité » et de chaines d’objets pour ne plus voir nos déchets/pollutions.
    En partie parce que les dirigeants ne prennent pas cela en compte.

    Un « savoir de nos externalités négatives » doit donc se construire, à l’heure où deux phénomènes forts déstabilisent le statut des savoirs eux-même : les réseaux « sociaux » (« sociaux » au sens des animaux grégaires, fourmis ou guêpes, émergence de nouvelles tendances découplées des individus et des désirs/souhaits qu’ils diraient avoir si on leur demandait) et l’intelligence artificielle.

    Construire du savoir sur un tas de connaissance ainsi rendu instable comme un poussier (~un terril), c’est x2 en taf par rapport à construire en situation stable et tranquille…

    1. @timiota : synthèse totalement incomplète et fausse !

      Alors donc, on élude maintenant ?! C’est pas très joli tout ça !

      Et x2 ??? ???

      Force est de constater que le doigt mouillé ne te réussit pas toujours timiota…

      Face aux phénomènes multi-facettes qui exacerbent les flux informationnels qui sont à chaque heure, chaque minute, chaque seconde, chaque millième de seconde, voire chaque nanoseconde, ouverts à l’attention du cerveau humain, ta perception de l’état actuel « normal » du système au sein duquel nous évoluons, se laisse hélas ! abusée physiquement ; philosophiquement dans le cas de Cédric… Et réaffirmer ici après tout ce qui a déjà été dit, que « nos externalités négatives nous sont invisibles », n’est hélas ! qu’un raccourci totalement biaisé et erroné…

      Car aborder justement la question sous l’angle systémique, met notamment en exergue que ces flux informationnels du fait de leurs structures majoritairement redondantes/répétitives, devancent psychologiquement l’ensemble de nos externalités négatives en découlant !

      Tout comme nous toutes et tous ici timiota, tu n’es pas épargné par ce conditionnement psychologique ; la preuve…

      Paul Jorion non plus d’ailleurs, lui qui ne répond toujours pas à la question pertinente importante qu’un lecteur lui a posé au sujet de la Chine ; une LUMIÈRE égarée sans doute… Personne n’est épargné et encore moins parfait !

      Ce n’est pas pour autant que je me permettrais pour ma part de parler de flux informationnels « invisibles » sachant que c’est hélas ! la déformation artificielle du temps qui les fait tendre vers l’invisibilité apparente (ordre propre au hasard) d’une part, et vers la densité cachée (désordre propre au chaos) d’autre part ; nos cerveaux humains ne suivent plus cette dictature informationnelle, du coup nos intentions s’effacent au seul profit de nos décisions, et ceci bien malgré nous…

      Vouloir diminuer la quantité de nos externalités négatives dans l’espoir de retrouver légitimement un optimum environnemental, économique et social par la seule construction d’un savoir de nos externalités négatives dans ces conditions quasi quantiques, n’est donc pas la solution ; attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, tout savoir étant forcément utile bien évidemment, je dis que systémiquement, ce n’est pas la bonne réponse à apporter au regard de l’état actuel du système…

      Car tout principe de néguenthropie sera mis en échec non pas uniquement par la tendance naturelle de l’entropie, mais également par cette tendance artificielle de l’entropie que nous avons nous-mêmes inventé (les inconscients que nous sommes bon sang) ; dis merci à l’intelligence humaine et à ses failles (tout est détaillé dans mon livre « à venir ?! »)…

      Alors vous pouvez retourner toute cette sinistre histoire en long, en large et en travers, vous n’aurez pas d’autre choix que de devoir TOUT STOPPER afin d’établir les meilleures conditions possibles avant la construction de ce savoir de nos externalités négatives, ou dans le cas contraire, vous éteindre collectivement, nos enfants compris donc ; rassure toi timiota, j’éteindrai consciencieusement la LUMIÈRE derrière moi en m’en allant moi aussi, tu n’as pas idée…

      Eh ! oui, je suis désolé… Tu ne peux pas toujours avoir tout juste, c’est humain, tant les lois de la physique sont mises elles aussi en échec par la systémique…

      Et nos États et nos élites dans tout ça ?!

      En tant que dignes représentants du peuple, quand on a connaissance d’une information scientifique importante au regard de notre situation pour le moins inextricable, que l’on tait volontairement par tous les moyens possibles et inimaginables cette information, on se fait ainsi censeur, avocat du diable et coupable ; et parmi nos élites, oui, il y a hélas ! bon nombre de scientifiques !!

      Je n’hésite donc plus une seule seconde ici à évoquer la question du crime contre l’Humanité, les gens n’étant quant à eux que des robots humanoïdes conditionnés bien malgré eux ; mais comme nous l’a si bien dit Jean-Paul Vignal sur ce file (ce que tu éludes d’ailleurs littéralement à tort dans ta micro-synthèse), la biosphère se remettra de notre propre extinction ; cela me rassure un peu pour la planète Terre toute entière, mais pas pour nous…

      Aussi, encore combien de temps comptez-vous tergiverser à ce point au regard de tant d’évidences systémiques ?!

      Notre avenir ?! Ce sera donc soit l’extinction de notre espèce, soit le « noocène »… Et toucher du doigt le « noocène », cela veut dire aussi, toucher du doigt sept valeurs clés au seul service d’un optimum environnemental, économique, social, mais pas seulement, car aussi moral, à savoir : la sensibilité, la sobriété, l’humilité, l’équité, la dignité, la liberté et la fraternité (dans cet ordre)…

      Il ne fallait pas me chercher…

      Tic Tac Tic Tac ; il y a cinq ans déjà, presque jour pour jour :

      https://www.pauljorion.com/blog/2015/07/27/urgent-lettre-ouverte-a-lattention-de-nicolas-hulot-par-philippe-soubeyrand/

      … ce fut pour moi une énorme déception en retour ; je me faisais des illusions ; j’ai tant de questions à poser à ce monsieur, ce soi-disant prétendant à l’écologie…

      Je ne suis pas du genre à oublier…

      De plus, je ne vais certainement pas t’apprendre à toi, cher timiota, ce que cinq ans signifient lorsque l’on fait face à une fonction exponentielle en base a inconnue mais hélas >> 1…

      Arrêtez de tergiverser ! Il faut TOUT STOPPER ! Telle doit être notre réponse collective « anormale »…

  22. « TOUT STOPPER » , et tout le monde, ne risque pas d’arriver. Jamais. L’unanimité en vue du néant est totalement improbable. Ou dit autrement: le maximalisme est paralysant et mortel à terme.

    Il faut donc approcher les questions autrement. Le temps, qui nous manque déjà, est une des questions essentielles, bien entendu.

  23. @philippe
    A part le côté irréalisable de la conclusion de votre synthèse ,Le fait que les éditeurs ne font pas leur boulo en ce qui vous concerne ( dites vous, à ce que j’ai compris ) , je crains fort qu’à péter plus haut que son cul, la production de méthane n’en soit que favorisée…

    Si cela peut adoucir mon propos , cela s’applique aussi à moi même .
    Ce dérèglement climatique est un problème plus que complexe .Toute activité crée de la pollution .Tout accroissement de la population amplifie ce problème. Rien que respirer…
    A se demander tant la situation est grave, si tout cela ne dépasse pas l’intelligence humaine et du coup , si nous n’aurions pas besoin ,en plus des efforts personnels de chacun , d’un petit coup de main céleste.
    Voir une forme de providence qui jusque là a permis à la vie ( miracle en soi) de se perpétuer malgré toutes sortes d’obstacles.

    https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/une-fuite-active-de-methane-detectee-depuis-les-fonds-marins-de-l-antarctique-inquietent-les-scientifiques_4055883.html

    Ma synthèse : les temps sont à se poser calmement au bord d’une rivière , et à espérer que les bonnes solutions coulent de source.

    1. @Bernard : vous écrivez, « A se demander tant la situation est grave, si tout cela ne dépasse pas l’intelligence humaine. »

      Relisez moi bien. C’est ce sur quoi j’alerte. Et cette intervention céleste que vous évoquez, ne peut venir que de nous (Dieu, ce sont nos « jolis cerveaux gélatineux » qui se l’imaginent pour se rassurer à défaut de suffisamment d’entendement), à travers une réponse « anormale », pour reprendre une énième fois ici le terme de monsieur Monbiot…

      @daniel : les robots humanoïdes que nous sommes ont tous un gros bouton rouge marqué STOP… En outre, seul un choc de complication/simplification permettra de créer les conditions nécessaires au choc de complexification/diversification à venir : « noocène »… Dans le cas contraire, ce sera l’extinction assurée…

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