Le striatum ne nous laisse malheureusement aucune chance

Ouvert aux commentaires.

Le Blog de Paul Jorion est comme vous le savez *Le seul Blog optimiste du monde occidental*. Ce n’est pas sur mon blog que vous entendrez prononcer des propos aussi noirs que dans la vidéo ci-dessous, qui montrent le genre humain comme irrémédiablement condamné. Constatez vous-mêmes à quoi vous échappez en venant plutôt tenir ici des propos positifs !

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36 réflexions sur « Le striatum ne nous laisse malheureusement aucune chance »

  1. Bizarre …. Moi je là trouve plutôt positive cette vidéo. Et j’aime beaucoup là formule proposée de « génération addict au savoir » comme solution.

      1. Ou, pour vous Paul, comme pour d’autres que l’on doit retrouver sur ce blog. Cependant avouez que le savoir qui peut être addictif ne fait souvent de mal à personne. Bien entendu après ce que l’Homme peut en faire ?.

  2. En toute rigueur, je trouve votre titre excessif : Sébastien Bohler donne, en fin de vidéo, des pistes pour moins se faire avoir par le striatum.

    Là où vous avez tout de même raison, c’est qu’avant d’avoir changé le comportement de quelques milliards d’accros à la dopamine, il aura coulé trop d’eau sous les ponts (enfin, trop en saison des pluies et pas assez en saison sèche) et nous serons bien, collectivement, en plein bazar.

    À lire pour plus de détails : le Bug humain (chez Robert Laffont).

  3. Ca me fait penser à cette réflexion d’Henri Laborit, neurobiologiste (son livre phare: « la nouvelle grille »):
    « On commence à comprendre par quel mécanisme, pourquoi et comment, à travers l’histoire et dans le présent se sont établies des échelles hiérarchiques de dominance. Pour aller sur la lune, on a besoin de connaître les lois de la gravitation. Quand on connaît ces lois de la gravitation, ça ne veut pas dire qu’on se libère de la gravitation. Ça veut dire qu’on les utilise pour faire autre chose. Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent, tant qu’on ne leur aura pas dit que, jusqu’ici, ça a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chances qu’il y ait quelque chose qui change. »

    1. Laborit c’est aussi ‘l’éloge de la fuite’,:
      Il ne faut pas se laisser mener par le bout de son striatum, ni de son hippocampe.. Si je me souviens bien.

  4. Ce n’est pas ce qu’il dit. Il est même plutôt optimiste.
    Doit-on en conclure que tu ne partages pas son optimisme quant aux pistes qu’il évoque ?

  5. Au bout d’une minute 56 je me dis que si l’intelligence seule fait l’Airbus, il a qu’à aller chercher les métaux rares dans les mines lui-même, avec ses petites jambes si intelligentes.

    À Huit minutes il faut que j’arrête.

    Si les trouvailles scientifiques servent à figer l’homme dans son impuissance alors ciao ciao la science.
    Et pour les vrais scientifiques vous pouvez remercier ce bonhomme.

    1. Cet homme là il connaît l’effort aussi bien physique qu’intellectuelle uniquement dans des chaussons en mouton et avec la certitude d’être récompensé. Sinon il ne ferait même pas Tedx on a compris, caressons lui le crâne alors c’est un stimuli adapté.

      Quand la science sert l’inconséquence Et la mollesse de caractère
      Excusez moi mais c’est encore pire que celle Pratiqué sans conscience.

      1. Pour info

        Le cerveau perçoit le contact en tant que caresse, lorsque la vitesse de déplacement est d’environ 5 cm /s.

        Ça peut servir.

      2. Oh c’est pour transformer le stimulus positif en stimulus négatif, Ça va lui apprendre des choses et en plus lui ouvrir tout un champ de recherche nouveau, c’est pas méchant.

  6. Merci pour cette vidéo, j’aurai appris quelque chose, je ne connaissais pas le striatum. Juste les travaux de Laborit qui affirmait exactement la même chose.

    Ensuite la catastrophe : pourquoi toujours dans 30 ans ? Alors qu’elle a commencé selon les économistes en septembre 2008, pour Paul en février 2007 et pour moi le 1er avril 2007 (c’était un dimanche, donc certains parlent du 2 avril, mais le 1er avril, non seulement c’est vrai, mais c’est aussi tellement plus joli).

    Et enfin concernant un sujet parallèle à celui abordé dans la vidéo : la nature nous permet de ressentir les phénomènes linéaires, mais pas exponentiels. Racontez la petite histoire de l’inventeur du jeu d’échecs qui a demandé au roi comme récompense 1 grain de riz sur la première case, 2 grains sur la seconde, 4 sur la troisième etc.. jusqu’à la 64ème soit, paraît-il car je n’ai jamais fait le calcul moi-même, une couche de grains de riz de 10 mètres sur toutes les terres émergées de la planète. Racontez ça, et voyez la réaction type du « je n’y crois pas ». Sauf que ce sont des maths, pas de la religion. Or la croissance économique après laquelle nous courrons est exponentielle, et c’est une autre raison que « la fin a commencé » il y a déjà plus de 10 ans.

    (Plantez des cormiers)

  7. … »  »  » il a qu’à aller chercher les métaux rares dans les mines lui-même…(…)…Si les trouvailles scientifiques servent à figer l’homme dans son impuissance  »  » « …

    Non, non… -:) « On » y travaille sérieusement…. et , outre TOUS les métaux rares , même les composantes de H2O pourraient être « capturées »(= ramenées en orbite lunaires pour exploitation et rapatriement) …et DONC , fort logiquement.. « PRIVATISÉES« … !!

    Pour comprendre l’idée …
    https://www.science-et-vie.com/archives/ressources-minieres-la-chasse-a-l-asteroide-est-lancee-37393

    Pour l’actualité , voir la vie des « start-up » franco-USA sur des magazines dédiés.

  8. Ne connaissant pas du tout ce gars, j’ai un peu décroché avec ses histoires d’explication de la fabrication et imprégnation du striatum par les contraintes de la savane. Il parle notamment de la frustration sexuelle, et notamment du danger d’affronter le chef de la tribu « étrangère », ce qui n’est pas convainquant. Il faut lire « Presque humains’ de Shirley C. Strum. Une présentation en dit : « In 1972, when graduate student Strum set off to do doctoral research on baboons (one of the few primates to have adapted to savannah life, baboons are often studied for clues to early human behavior), she did not anticipate that her findings would help to completely shatter previously held conceptions about both baboon and early human societies.  » Or ce qu’explique ce conférencier tient de ces conceptions obsolètes. Y compris quand il parle de la dopamine de la domination sociale et du nombre de ‘J’aime’ sur les réseaux sociaux. Et c’est donc une femme qui a étudié sur le terrain (à ras de terre, sans fixer jamais du regard les babouins) la véritable organisation sociale (y compris l’exogamie des jeunes mâles et leur approche possible des femelles), là où son chef de terrain lui avait dit : « ne jamais descendre du véhicule, et rester à distance, les babouins mâles sont dangereux ». Et très souvent, nous les hommes parlons de la frustration mâle mais nous ne savons que peu de chose du désir et de la frustration femelle. Au fond, que la dopamine réagisse à l’information, à l’alimentation, au sexe et au pouvoir est une chose actuelle, mesurée en labo. Donner à cet effet des origines pré-historiques et une permanence « dictatoriale » n’est peut-être pas très important, sauf si on veut donner lui un statut de « cause » et des voies pour le « manipuler » pour une satisfaction moins dispendieuse, moins dangereuse. Et la dopamine liée à l’altruisme « chez les femmes » amène à un essentialisme biologique peu convainquant lui aussi.
    Entre les « attitudes possibles » et le »aucune chance », on ressent une oscillation peu confortable…

  9. J’avais écrit ça sur ce livre.

    http://www.afas.fr/le-bug-humain/

    L’homme a atteint l’extraordinaire stade de développement que nous connaissons aujourd’hui. Il l’a atteint car son corps lui a permis cette performance. Son corps, c’est-à-dire son corps en entier, à commencer par son cerveau.
    Son corps, et donc aussi son cerveau, se sont adaptés, au fur et à mesure, millénaires après millénaires, à toutes sortes d’événements et de contraintes extérieures. Chaud, froid, pénurie, surabondance, maladies, catastrophes naturelles, guerres… non sans mal, non sans beaucoup de pertes, il a traversé tout cela et est devenu ce qu’il est désormais.

    La question que pose « le bug humain » est la suivante : notre cerveau n’est-il pas devenu notre ennemi ? les qualités qui lui ont permis de surmonter tant d’obstacles, et que ces obstacles-mêmes ont contribué à forger, ne se retournent-elles pas contre nous ?

    Sébastien Bohler, journaliste spécialiste des neurosciences, décrit longuement le fonctionnement de la partie du cerveau qui est en cause ici, le striatum. Elle est celle qui secrète la dopamine, l’hormone dite de la récompense. Tous les animaux sans exception ont un striatum. Il est la vie. Il est la voix intérieure qui nous dit : « Va, mange autant que tu peux car la nourriture n’est pas donnée dans ce monde. Va, copule autant que tu peux car plus ta descendance sera nombreuse, plus tu auras de chances de transmettre tes gènes à la postérité. Va, montre-toi plus important que les autres, car c’est ainsi que tu t’assureras une situation qui te garantira des ressources matérielles et des partenaires sexuels. Va, avale autant d’informations que tu pourras sur le monde qui t’entoure car cela augmentera tes chances de t’en sortir. Et fais cela plus que les autres, car sinon ce sont tes gènes qui seront submergés par ceux de tes concurrents. En conséquence, ne te modère surtout pas, ne te limite pour rien au monde ». La sélection naturelle sélectionne les individus ayant un striatum en bonne état de marche, un striatum dont le message exprime bien, fort et clair, ce toujours plus conditionnant la survie.

    Oui mais voilà !, comme le dit le sous-titre du livre, « pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète », une exploitation illimitée de ressources limitées est impossible.

    Notre striatum nous mène-t-il à notre perte ?

    Heureusement notre cerveau contient aussi le cortex, qui nous rend capable de raison, de conscience.

    C’est lui, le cortex, qui fait le constat de cette impossibilité de l’exploitation illimité de ressources limitées.
    Le constat suffira-t-il ?

    Car le striatum garde, gardera, il est indispensable qu’il le fasse, toute sa force.

    L’ouvrage, très documenté, mentionne de nombreux modes d’action du striatum, et du cortex aussi, ainsi que, sous leurs multiples facettes, les répercussions individuelles, sociales, politiques des uns et des autres.
    Lequel des deux l’emportera, le striatum ou le cortex ?

    Deux hypothèses sont envisagées.

    La première consisterait à prendre le striatum à son propre jeu. Puisqu’il nous contraint au toujours plus faisons en sorte de l’orienter vers des toujours plus préservant l’avenir : toujours plus de frugalité, toujours plus de modestie, toujours plus d’altruisme… Les religions s’y sont essayé. Leur succès n’est pas flagrant.

    La seconde consiste à faire fonds sur le cortex, c’est-à-dire sur la conscience. En effet, les injonctions du striatum sont obéies tant qu’elles sont inconscientes, masquées. Mises au jour, elles s’évanouissent, car en effet nous savons bien ce qu’elles ont d’absurde. Mais entre conscience et inconscience, entre action décidée et action de type réflexe, la partie n’est pas gagnée d’avance. C’est le pari de la raison.

    Le bug humain offre un surprenant autant que séduisant point de vue sur un sujet de grande actualité, notre responsabilité dans l’avenir de la planète.

    1. Vous résumez une idée du conférencier que j’avais passée : « Va, copule autant que tu peux car plus ta descendance sera nombreuse, plus tu auras de chances de transmettre tes gènes à la postérité ». Je ne vois pas comment cette idée très élaborée, la transmission de gènes, est dans notre dopamine. En fait, l’homme jouit aussi sans copulation, durant la masturbation, etc.. On dira qu’il croit copuler. Mais la femme aussi jouit durant la masturbation, et elle peut difficilement croire qu’elle est copulée, qu’elle emmagasine du sperme. Au fond, c’est une hypothèse finaliste : il y a jouissance parce qu’il y aura descendance personnelle. Et on sait aujourd’hui que c’est l’ovule qui veut capter le spermatozoïde, un paresseux parmi bien d’autres qu’elle parvient à englober. (Oubliez la fable du spermatozoïde sprinter qui claque la porte aux poursuivants et qui sort son dard). Bref, il y a de la mythologie derrière la construction du conférencier.

      1. il y a toutes sortes de simulacres en effet mais le fait est que l’accouplement lui-même procure un grand plaisir (=une forte dose de dopamine) et que cela est favorable à la reproduction.

      2. Je suis d’accord, mais les causes/motifs de plaisir données par le conférencier sont finalistes. De ce fait les remèdes qu’il donne sont peu convaincants.

      3. Finalistes ? Non.
        L’évolution, c’est comme ça que ça marche : le mieux adaptés sont sélectionnés. Il n’y a pas de finalité. Il y a un mécanisme.

      4. Je suis bien d’accord avec vous. C’est le conférencier qui est finaliste : la sexualité s’explique par le désir de reproduction, et il y a aussi le désir de viande et un troisième exemple que j’ai oublié, toutes explications séduisantes parce que simplistes.

  10. Titre de la conférence : « Rééduquez notre cerveau pour sortir de la crise écologique »

    Au doigt mouillé, le gars nous parle du destin de l’humanité à très court terme en se focalisant sur les 10g les plus vieux de notre cerveau pour une moyenne 1500g, résultat de plus de 300 millions d’année d’évolution (mammifère).
    15 minutes comme 10g ça fait pas beaucoup de temps « de cerveau disponible », merci de rappeler que l’existance d’une espèce dépend de la survie de ses membres et que le truc (striatum) nous récompense quant on s’occupe de nos semblables.
    Il oublie malheureusement de mentionner que l’industrie capitaliste/consumériste consacre plus de 90% de ses revenus à faire joujou avec le truc à l’insu de notre plein gré.
    Sortez de ce cadre que je ne saurai voir.

    1. Ce n’est pas une question de poids !
      Il y a environ 86 milliards de neurones dans le cerveau humain. Notre cortex cérébral représente environ 80% du poids du cerveau et comprend environ 16 milliards de neurones. De son côté, le cervelet qui ne représente environ que 10% du poids du cerveau comprend néanmoins près de 69 milliards de neurones ! C’est donc plus des trois quart des neurones de notre cerveau qui sont situés dans cette petite structure cérébrale que constitue le cervelet !

      1. Ça doit être une question de un petit peu tout à proportion de la quantité, de la qualité ( et sûrement encore bien d’autres choses) de ses parties et de leurs liens ?
        Bouuuuh c’est compliqué le réel ahi

  11. Aux négationnistes du striatum que je vois percer dans les commentaires : lisez donc le bouquin du gars avant de juger avec vos préjugés !

    Il y a toujours plus d’infos dans 10 pages de texte que dans 1 h de vidéo.

  12. A vrai dire, l’exposé du conférencier est du genre caricatural. Ce qui est excessif est insignifiant dit-on. Sauf exceptions, l’humain ne peut être réduit en effet à un simple tube digestif doté d’un sexe n’est-ce pas? D’autre part, dans une perspective d’évolution positive, le striatum ne devrait-il pas, tout naturellement, perdre de son importance au fil du temps (l’homme est perfectible)?

  13. Bel exemple de ce qu’est l’idéologie dominante actuelle, contenue d’ailleurs entièrement dans les deux premiers mots de la conférence : « rééduquer », « cerveau ».
    Et alors, c’est qui au juste l’instance qui va se charger de rééduquer le cerveau ?
    Au final ça revient à dire qu’en chacun existe une sorte d’ « Alien » qui à la fois nous mène par le bout du nez, qui est nous sans être nous, une sorte de corps étranger malfaisant auquel il va s’agir d’apprendre les bonnes manières, pour en faire un bon toutou respectueux d’autrui et de la planète, au passage.
    On pourrait construire pour cette noble tâche des machines à rééduquer, style celle présentée dans « Orange mécanique » par exemple…

    1. Merci Laurence d’avoir compris qu’il s’agit-là, « en mode stand-up » pour le dire à la mode du IIIe millénaire, d’une opération d’aliénation, non sans fortes similitudes avec les usages que fit Debray-Ritzen du « cerveau reptilien » (triunique) au siècle précédent, quoique mâtinée d’une psychanalyse de bazar.

      Les neurologues suivent des signaux neuronaux mais n’y comprennent que ce que leur orgueil social leur permet d’espérer de leur fonction historique : robotiser les humains. La dopamine est un inhibiteur de prolactine, c’est-à-dire un sublimateur du principe de plaisir. Elle fait diversion, d’où son rôle dans les assuétudes. Elle est donc une arme pour les comportementalistes. Lire plutôt Blaise Pascal qu’écouter ce show man en blouse blanche, cousin de l’Alexandre Laurent déjà vanté sur ce blog. Ce qu’il dit du divertissement n’est pas de l’entertainment-youpi-youpi. Et la sublimation, contrairement à ce que chante le chantre ici écouté, ne mène pas au savoir entendu comme une accumulation d’informations plus ou moins hiérarchisées et catégorisées. Elle se réalise, parfois, et d’autant mieux le corps est satisfait, en capacité imaginaire consciente apte à distinguer ce qui est su de ce qui n’est pas su, et même à concevoir des promenades mnésiques et langagières pour chercher à savoir tout autrement.

      Mais ces capacités échappent à quiconque rêve d’IA, laquelle est tissée par une conception cumulative de la pensée, ainsi réduite à la puissance de calcul, et par là déqualifiée et valorisée en même temps. Il existe même des gens qui miment les affects humains en écrivant des algorithmes pour faire accroire que les machines font comme les humains…

  14. Bonjour,
    Il serait intéressant de faire le lien capitalisme/dopamine/striatum mais je crois qu’il y aurait des liens évidents à montrer.
    En tout cas, je partage les propos de ce monsieur et ses conclusions. Par exemple, sur le changement de notre manière de consommer, cela sera possible que si on met dans la boucle la notion de plaisir. Je ne crois pas à la privation, à la contrainte. Malheureusement, les écologistes vendent trop souvent ce genre de propos. Dans un monde « striatum/dopamine » utilisé à merveille par le capitalisme, ce genre de discours n’a aucune chance de gagner. Or si on remplace les valeurs actuelles de consommation qui engendrent du plaisir par d’autres valeurs plus vertueuses mais qui engendreront la même dose de dopamine, on aura des chances de changer l’histoire.
    Donc, en conclusion, la bataille se trouve dans nos classes d’école. Si il y a bien un champ de bataille stratégique il est là!

    1. « Je ne crois pas à la privation, à la contrainte. Malheureusement, les écologistes vendent trop souvent ce genre de propos ».
      Mais enfin, Pierre, vous n’avez donc jamais expérimenté le plaisir qu’il y a à « se passer de » ? Je me passe la plupart du temps de ma voiture et le plaisir que j’ai à prendre mon vélo le matin est autrement plus jouissif et revigorant que le plaisir que j’ai pourtant à parfois conduire.
      Idem : quel plaisir y a-t-il à se rendre dans un supermarché comparé au plaisir pris sur un marché où l’on prend le temps de discuter, tout en choisissant soigneusement ses légumes de saison avec des producteurs locaux ?
      Quel plaisir à surconsommer comparé au plaisir de chérir et de prendre soin des objets que l’on possède déjà ?
      De même qu’il y a un grand plaisir à s’arrêter de manger lorsque l’on arrive à la satiété (il est vrai que j’y arrive assez rapidement), il y a un immense plaisir à ne pas ressentir l’écœurement que provoque la vision chez soi d’une accumulation d’objets inutiles.
      Je suis très sceptique concernant le rôle de la dopamine. Il faut effectivement beaucoup de « dope » pour supporter un mode de vie débilitant. Qui consiste également à penser que nous aurions soi-disant besoin de notre dopamine quotidienne pour tout simplement vivre.

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