Les antihumanismes et la survie de l’espèce

Ouvert aux commentaires. On assiste depuis quelque 150 ans à la montée en puissance de différentes réflexions généralement appelées «…

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3 réflexions sur « Les antihumanismes et la survie de l’espèce »

  1. Merci M. Jorion (et vous toutes et tous commentateurs et « trices ») de nous instruire en donnant aussi l’occasion au dialogue social, à la démocratie sociale, disent certains, d’exister.

    Je retrouve dans ce billet les réflexions que la lecture de votre livre « Défense et illustration du genre humain » m’inspire…

    En ce sens je vais reprendre un commentaire, amélioré, que j’ai laissé en réponse à Timiota, sur votre autre billet intitulé « La peur d’avoir peur ».

    « J’avais réfléchi à une époque, à lier les deux URGENCES, celles SOCIALES à celles CLIMATIQUES, en approfondissant l’adage qui dit que pour aider un pauvre, mieux vaut lui apprendre à pécher, que de lui donner de l’argent, ou autres denrées alimentaires, ponctuellement. Selon moi, il ne vaut plus aux temps disruptifs actuels. Il me semble que cette approche est d’intérêt dans le fait qu’elle corrèle le problème de perte de la biodiversité, de dérèglement climatique, à celui du développement exponentiel d’inégalités (territoriales, scolaires, de « destin »), de précarités et pauvretés, nouvelles, d’un « nouveau monde » quoi.

    Car avec la raréfaction des ressources et sur-concentration des richesses (d’autant plus conséquente après le crack financier de 2007/8 , et les socialisations massives de dettes privées privées – « immorale optimisation » crimes et délits sociaux, fiscaux moraux environnementaux, impunis – pertes casinos avec en conséquences l’explosion des dettes publiques, des déficits combinés aux politiques d’austérité) qui devrait s’opposer logiquement au productivisme déraisonné (« externalités négatives » polluantes, comme le fait d’envoyer nos déchets – ménagers etc – soit disant recyclés dans des conteneurs colorés, ailleurs, vers des pays pauvres les refusant désormais parce que toxiques, etc), au consumérisme irrationnel de plus d’1,7 planètes par an (en moyenne, soit les pays pauvres en sont si loin, que les 6 planètes par an, du modèle des USA à de quoi déclencher une peur d’avoir peur de le choisir) et à la problématique de la « compétitivité » de croissance démographique, de guerres commerciales, monétaires de « civilisation », dont les puissances occidentales ont le secret (« d’affaires » de vente « d’armements patriotiques », de conflits d’intérêts…), il semble qu’il n’y a déjà même plus de « bassin », pour apprendre à pécher aux plus pauvres…

    Le cas des NON RECOURS (30% des » bénéficiaires du RSA » sur 14% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, ne touchent aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres et se déresponsabilisent ». Qualifiés aussi par « Jupiter » « d’inégalités de destin ») est illustratif en ce sens, ou, l’apprentissage qu’est censé être donné par « l’État providence », dissuade, décourage, ostracise, culpabilise, plus, les plus démunies des mères isolées, jeunes filles « actives », et les plus modestes des travailleurs précaires, jeunes hommes des cités… à faire valoir (en terme de « représentativité »), qu’elles et ils ne sont pas plus en tant « qu’élèves », des « fainéants et faignantes », « rien », « alcooliques », « drogués » et que sais-je encore, « assistés »… que responsables de ne pas comprendre la complexité et complexification du « nouveau monde » du travail (ordonnances, 49.3 décrets, etc des lois travail…) et de la restriction des critères d’aides sociales ouvrant aux droits (par analogie entendez : carte de pêche, comme permis de chasser). « 5 milliards d’euros par an, d’économies faites sur les dépenses sociales » devraient suffire à prouver leurs « efforts inconscients », plutôt que réconforter, flatter dans les « sondages », les politiques publiques de rigueurs, d’austérités, et les personnalisations et personnifications les menant avec autoritarisme (fermeté et souplesse…?).

    D’autant plus que si le « bassin » (on parle de bassin d’emploi ou est préféré assister sans contreparties les propriétaires privés d’actions, d’entreprises de la « start-up nation » se concentrant sur « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail segmenté à la tâche, des savoirs et services publics privatisés, numérisés, dématérialisés, technocratisés, et de l’emploi se précarisant quand il ne disparait pas…) ou la pèche s’ouvre, est toujours plus réduit, et « pollué » (Pour les chasseurs : hausse de la prime d’activité de 90 euros/mois, qui exonérant comme source de financement le patronat et l’actionnariat, pose un problème de déficits publics et d’arbitrages déjà pesant sur les dépenses sociales. Suspicion généralisée de « fraudes sociales » et flicage systématique) la question n’est plus de leur apprendre à se responsabiliser « écologiquement » dans la priorisation des besoins vitaux qu’elles et ils ne peuvent satisfaire (explosions des dépenses pré-engagées, désertification des services publics et privatisations rampantes de certains d’eux….), en pêchant simplement comme des « oisifs les jours de votes », mais semble t-il, elle devrait se préoccuper du risque de les faire passer pour des bouc-émissaires du consumérisme, parce qu’elles et ils seraient les otages pratiques, des « peurs d’avoir peur » d’autres plus nantis…

    Pour parler de « valeur » que la droitisation de la société chérie, aime à entendre pour se rassurer. Si l’État dont la « providence » est détournée au profit « d’élu » (femmes ou hommes) faillit dans son « devoir » de porter assistance aux personnes les plus en danger (de la chasse aux pauvres, à celles des réfugiées et migrants…), comment et pourquoi voudriez vous que le public concerné par les NON RECOURS, discriminations impunies, etc, abstentionniste avec d’autres publics, consente d’avoir la responsabilité d’un quelconque devoir, et que d’autres publics à peine mieux lotis en fassent de même dans d’autres domaines (« ras le bol fiscal », « poujadisme »)… ?

    1. D’ailleurs la focalisation des débats médiatico-politiques au sujet des intentions que portent le gouvernement concernant la réformes systémique, « en même temps » que paramétrique, des retraites, et les oppositions qui s’affrontent dans un rapport de force déséquilibré, à n’en pas douté, n’est-il pas instructif au sens que vantant la « justice sociale » entre autres « valeurs », toutes consciences semblent exclurent de la réflexion le fait que si ces 30% de NON RECOURS, ne font même pas valoir leur droit à l’aide sociale élémentaires, ne cumulent donc aucuns « points », quelles retraites pourront-ils espérer… ? Ou dit autrement jusqu’à quel âge, au delà de 64 ans, leur faudra t-il chercher à travailler, en sachant que leur espérance de vie, arrivée à l’âge de la retraite est en net recul (ce pays si « riches » va t-il recevoir un « prix Nobel » de la « paix sociale » pour avoir à son « actif » plus de 400 décès de SDF -soi un peu que les années précédentes… ?) ?

  2. Qui sommes-nous ?

    La phase pédestre et terrestre

    Nous envahissons tout l’espace disponible en nous adaptant au milieu et en puisant dans les ressources à disposition.
    La densité de population augmente au point que les ressources ne suffisent plus. Une longue période de massacre s’ensuit, qui nous conduit à changer l’organisation sociale et à améliorer l’extraction des ressources.
    Nous repartons coloniser la planète fort d’une connaissance et d’une organisation supérieures à nos ancêtres.
    La densité de population augmente au point que les ressources ne suffisent plus. Une longue période de massacre s’ensuit, qui nous conduit à changer l’organisation sociale et à améliorer notre compréhension du monde.

    La phase aquatique et commerciale

    Nous repartons coloniser la planète fort d’une connaissance et d’une organisation supérieures à nos ancêtres.
    Convaincus de notre supériorité, nous asservissons les peuples barbares et pillons leurs ressources. Une longue période de massacre s’ensuit, qui nous conduit à changer l’organisation sociale et à exploiter les ressources à notre profit.

    La phase industrielle et maître du monde

    Nous repartons asservir les peuples de la terre fort d’une connaissance et d’une organisation supérieures à nos ancêtres.
    Les ressources de la planète ne suffisent plus à nous soutenir. Une courte période de massacre s’ensuit, qui nous conduit à changer l’organisation sociale et à ..

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