Jamais l’Intelligence Artificielle n’égalera le génie humain ! La preuve !

Grégory Maklès m’envoie ceci (nous réfléchissons beaucoup lui et moi depuis La survie de l’espèce [2012] à un univers de robots nous ayant entièrement remplacés) :

Je lui réponds : « C’est la preuve ultime qu’aucune IA n’égalera jamais le génie humain ! » Souvenez-vous en effet du prix Eurovision 1974 :

P.S. Ne vous méprenez pas : je considère véritablement qu’ABBA furent des génies de la chanson de variétés, et la culture populaire vaut bien la culture savante des zélites. « Rien d’humain ne m’est étranger ! », ce n’est pas la devise de l’anthropologue : c’est sa vocation !

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9 réflexions sur « Jamais l’Intelligence Artificielle n’égalera le génie humain ! La preuve ! »

  1. Je me souviens très bien du concours de l’Eurovision qui a couronné ABBA ! C’est dire ! J’avais 12 ans !
    J’ai grandi avec leurs chansons. Et quand j’ai un coup de blues, les écouter me fait chaud au coeur. Frida la brune est née des amours entre une Norvégienne et un Allemand durant la seconde guerre mondiale
    « Après la guerre, ces femmes et leurs enfants sont devenus des parias de la société norvégienne : nombre d’entre elles furent violées par des résistants, enfermées dans des maisons closes, internées ou expulsées. Certaines d’entre elles et leurs enfants auraient servi de cobayes pour l’expérimentation de drogues comme le LSD par l’armée norvégienne et la CIA1,2. Pour fuir ce rejet social, la mère d’Anni-Frid, Synni, émigre en Suède. Lorsqu Anni-Frid a deux ans, sa mère décède et sa grand-mère l’élève seule à Eskilstuna. »

  2. Quelle histoire Sabine ! ça risque pas d’arriver au playmobil géant qui nous débite des haïkhus ce genre d’aventures , d’ailleurs qu’est ce qui pourrait bien lui arriver il doit déja être au fond d’un placard

  3. Zeigarnik :
    Au sujet de cet effet, c’est le mot « protention », le complément temporel inversé de « rétention », qui me vient à l’esprit (mot Stieglerien-Simondonien, des perles dans du jargon).

    Ca ne m’étonne par trop, la perception est aux 3/4 une rétention (on voit ce qu’on est prêt à voir et que le cerveau « projette » sur la sensation, les cas où ça bifurque, comme le canard-lapin de Wittgenstein, montrent que le réseau de neurone va orienter vers les bassins existants (en « prêt à recevoir ») et ne pas aimer en sortir.

    C’est donc une rétention très courte.
    On introduit des rétentions plus longues, jusqu’aux rétentions « tertiaires », profondes, qui font que je suis un Européen et que même ma perception d’un tableau est à jamais différente de celle d’un chinois, pas exposé au même ensemble visuel/signifiant… (c’est à vérifier pour les Belges, hein, quand même, est-ce que la perception des frites n’est pas universelle :;) c’était mon point potache).

    La même veine peut expliquer deux choses : le beau et le rire/humour. (ne soyons pas modeste !)

    Le beau, c’est quand une perception partielle donne l’envie d’en voir plus. Je suis raisonnablement sûr qu’un cerveau qui verrait un tableau à travers un oeil forcé à être vraiment fixe (pour cause de muscle oculaire paralysé disons) serait très frustré en terme de « beauté », il faut parcourir de l’oeil (inconsciemment) pour faire revivre la tension entre visions partielles (entre elles et aussi entre elles et une perception plus globale).
    Et lorsque je vois dans la rue par un porche le début d’une belle cour intérieure (des crépis colorés, des fenêtres demi-cachées par des arbustes aux feuilles d’automne), j’ai très envie de découvrir le reste. Et le « Neigung », le penchant, de fait, disparait presque entièrement si je vais vraiment passer le porche et jeter un oeil panoramique. La sensation est maximale à mi-chemin, quand on ne voit pas tout. C’est pour moi une expérience du « potentiel attracteur esthétique ». Et j’ose généraliser que c’est cette expérience de potentiel attracteur qui est ensuite re-socialisée/humanisée pour donner la catégorie du beau. La caverne d Platon est-elle d’ailleurs si loin du porche ? Pour la « beauté » dans les autres sens, le goût fonctionne un peu comme ça, quoi de mieux qu’alterner chocolat et café une ou deux fois, l’un rendant l’autre plus attracteur. Ou whisky et bière parait-il. Pour l’audition, c’est paradoxalement plus compliqué parce que c’est linéaire, on ne choisit pas dans le temps comme on choisit dans l’espace. Mais l’attente d’un moment (pause/accélération dans une chanson, résolution après dissonance dans l’harmonie classique; les coda, les mozartiennes ou beethoveniennes sont dans nos oreilles bien souvent) rentrent dans ce schéma. Je ne dois sans doute pas être le premier et cela a donc du être formulé peut-être autrement…

    Quant à l’humour et le rire, c’est le mécanisme imaginé par le cerveau inconscient, en marge de la conscience (façon PJ : le « regard retardé pour qu’on enregistre un film bien compressé du passé et de ce qu’il faut en retenir »), lorsque le réseau sémantique est sollicité sans bien déboucher, donc sur aucune attracteur, ou en débouchant sur deux attracteurs (jeux de mots, les poèmes s’en abstenant pour jouer sur des dimensions différentes des mots, leur « réseau large »). Donc c’est une réaction de tous les primates sans doute mais surtout des humains, qui s’accroit quand le réseau de « ce qui fait un sens » commence à prendre de la place dans le cortex et à rencontrer des occurrences de trucs « qui ne collent pas mais c’est pas grave » (mettons des poules devant des couteaux pendant 50 000 ans et regardons comme ça évolue). Pourquoi faire ainsi ? Il est plus important de distraire la pensée de son cours pour retrouver des marques et des ancrages, dans ce cas, que de tenter de laisser la suite (il)logique se dérouler vers un truc innommable. C’est l’immunité anti-berserk ou anti-amok si on veut, mais je me laisse attirer vers des attracteurs un peu lointains, là !

  4. Monsieur Paul Jorion,
    Merci pour la transmission de l’image. Wittgenstein est un philosophe très important pour moi parce qu’il a étudié la perspective philosophique des malentendants à travers les différentes parties de l’oreille (externe, moyenne, interne) en particulier la transmission et la perception.

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