Présidentielle, faut que ça bouge ! La politique sous l’angle du hors-bilan de la finance globale, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

C’est sûr qu’un bilan consolidé multi-devises des « assets-liabilities » de François Fillon à l’échelle de la réalité globalisée nous transporterait dans un autre monde. Comme le rappelle très justement Gérard Longuet, en tant qu’homme public François Fillon doit nous déclarer un patrimoine et des revenus qui impressionnent concrètement le petit peuple mais qui sont du menu fretin dans les échelles de prix de l’élite capitaliste internationale qui gouverne. Continuer la lecture de Présidentielle, faut que ça bouge ! La politique sous l’angle du hors-bilan de la finance globale, par Pierre Sarton du Jonchay

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Présidentielle, faut que ça bouge ! De quoi Emmanuel Macron est-il le nom ? par Cyril Touboulic

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le candidat Emmanuel Macron obtient à l’heure actuelle 25 % des intentions de vote à 34 jours du premier tour de l’élection présidentielle [1]. Une présidentielle qui, il faut bien le dire, est polluée, contaminée par les magouilles, de même que l’attitude arrogante de ceux qui ne cessent de se présenter comme « irréprochables » et « proches du peuple ».

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 3 FÉVRIER 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 3 février 2017. Merci à Pascale Duclaud !

Bonjour, nous sommes le vendredi 3 février 2017 et ici en Bretagne, la tempête souffle ! Le « coup de vent » ! Vous verrez ça un peu dans les branches qui s’agitent derrière moi.

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Oui, nous avons encore le droit de voter pour le PS !, par Roberto Boulant

Billet invité. PJ : oui je suis toujours là ! Oui, c’est délibérément que s’affrontent ici des vues contradictoires sur les enjeux de société ! Ouvert aux commentaires.

Ingrats que nous sommes. Sans ce parti et sans le courageux coming-out libéral de François Mitterrand, nous n’aurions jamais su que le bonheur était dans le Marché.

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Présidentielle française – Les regrets !

La mayonnaise Fillon n’a pas pris. Macron monte en puissance et prend la place. C’est lui qui se retrouvera face à Marine Le Pen, et l’emportera dans un fauteuil.

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2017 : Il n’y a plus qu’à la gauche française de se trouver un champion !

L’extrême-droite française a en Marine Le Pen, son chef de file incontesté depuis 2011. Et hier, avec la démission du gouvernement d’Emmanuel Macron, c’est l’électorat se reconnaissant dans les valeurs de la droite civilisée (conservatisme, égoïsme, paternalisme, respect – voire amour – de l’argent) qui possède désormais le champion idéal à qui se rallier.

Seule la gauche demeure orpheline.

Thomas Piketty est un orateur remarquable. Le caractère mesuré des propositions réformistes qu’il avance a déjà séduit le centre gauche ; le fait qu’il ait rédigé, avec son « Capital au XXIe siècle », un monument de la science économique marxiste – reconnu comme tel à l’échelle de la planète – devrait maintenant séduire l’extrême-gauche.

La gauche française devrait sans tarder se rallier à la candidature de Thomas Piketty aux présidentielles de 2017. C’est sa seule chance non seulement de voir la gauche présente au second tour, mais aussi d’avoir en lui un candidat susceptible de l’emporter de manière décisive contre Marine Le Pen ou Emmanuel Macron, aussi bien dans les débats qui précéderont le vote que dans les suffrages.

Pour signer la pétition sur Change.org : Thomas Piketty, présentez-vous aux présidentielles de 2017 !

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France : Une formule inédite : le gouvernement d’union nationale mono-parti

Désormais sur toute question – comme sur celle du montant des rémunérations des patrons – le premier ministre dit une chose : « Il faut sévir ! », sur quoi son ministre de l’économie rétorque : « Mais non, mais non ! »

La tactique permet que toute opinion et son contraire soit défendue par le gouvernement. Cette formule qui garantit la concorde est inédite : il s’agit du gouvernement d’union nationale mono-parti.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 MAI 2016 – (Retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 13 mai 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 13 mai 2016.

La dernière fois que j’ai fait ma vidéo un vendredi 13, j’ai fait allusion à la superstition, au fait qu’il y a des gens qui considèrent que ça porte malheur. En fait on était le vendredi 13 novembre 2015 et cette journée là s’est terminée dans un bain de sang.

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Le temps qu’il fait le vendredi 13 mai 2016

La nouvelle coupure de la France entre gauche et droite passe au beau milieu du Parti socialiste et… du Front National !

Thomas Piketty vs. Emmanuel Macron

Jacques de Larosière

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Ne dites plus jamais « entrepreneur », par Stéphane-Samuel Pourtalès

Billet invité.

« La vie d’un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d’un salarié »

Selon un sondage BVA pour BBC, 61% des français sont d’accord avec cette phrase d’Emmanuel Macron, prononcée lors d’une interview avec Jean-Jacques Bourdin le 20 janvier dernier.

90% de la population active est salariée.

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L’HEURE EST AU REPLI, par François Leclerc

Billet invité.

A la veille de la rencontre de mercredi d’Angela Merkel et de François Hollande, le premier ministre français Manuel Valls a tenu devant des journalistes des propos rapportés par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung  : « Nous ne pouvons pas recevoir plus de réfugiés en Europe, ce n’est pas possible » a-t-il fait valoir, ajoutant pour faire bonne mesure : « Ce n’est pas la France qui a dit : venez ! ». Ce matin, [Michel Sapin] a regretté « l’initiative individuelle » d’Emmanuel Macron qui a proposé avec Sigmar Gabriel la constitution d’un fonds franco-allemand sur les réfugiés, martelant « il faut qu’il y ait un engagement européen en faveur de la sécurité, il faut qu’il y ait un engagement européen en faveur de la protection de nos frontières ». On attend la synthèse de l’Élysée.

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Court terme, long terme, par Michel Leis

Billet invité.

Comme le rappelle Cedric Mas dans son billet, la rhétorique guerrière porte avant tout sur le court terme. La lutte contre le terrorisme ne peut se limiter à une série de « batailles », que ce soit sur le territoire national contre des individus prêts à recourir à la violence, ou à l’extérieur avec les bombardements contre Daesh. Les postures guerrières et les mesures d’exception sont un acte de communication avant d’être réellement efficaces. Il faut rappeler une évidence : sans perspectives de long terme, la lutte contre le terrorisme est vouée à l’échec, il se renouvelle sans cesse et continue d’attirer à lui de nouveaux adeptes. On gagne des batailles sans jamais gagner la guerre. Depuis longtemps déjà, les priorités de la politique nationales et l’action diplomatique traduisent ce manque de vision, non seulement en France, mais dans d’autres pays occidentaux.

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CE N’EST PAS L’ENVIE QUI MANQUE ! par François Leclerc

Billet invité.

Matteo Renzi, le président du conseil italien, remettra-t-il en cadeau à François Hollande, à l’occasion de leur rencontre parisienne de demain, un exemplaire de la Constitution de son pays ? Celui-ci pourrait y lire que « l’Italie répudie la guerre » et ce serait un manquement à la courtoisie. Un sujet de conversation pourrait par contre s’imposer, le président français ayant été son incontestable source d’inspiration dans un autre domaine, comme il l’a implicitement reconnu en présentant à Rome un plan d’investissement dans la culture et la sécurité.

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UN GRAND COUP QUI FAIT PLOUF ! par François Leclerc

Billet invité.

Emmanuel Macron ne doute décidément de rien. Prenant la suite de François Hollande et de sa proposition « d’avant-garde de la zone euro » de juillet dernier, qui a fait un gros plouf, le ministre de l’économie français lance à son tour une bouteille à la mer en accordant une interview au quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung. Avec comme intention de tout simplement « refonder l’Europe ».

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Armées : Un SPV quèsaco ?, par Jacques Seignan

Billet invité.

Que de talent ne faut-il pas pour gouverner de nos jours ! Tout ce qui paraissait acquis, se retrouve dépassé par les incroyables progrès que le néolibéralisme nous oblige à faire – et à marche forcée ! Prenons l’exemple de l’Etat et de ses fonctions régaliennes : « en économie, les fonctions régaliennes désignent des tâches que l’État ne doit pas ou ne peut pas déléguer à des sociétés privées ».

Le cas classique est celui de la guerre. Le pouvoir étatique implique ainsi l’usage exclusif de la force armée et on peut dire que c’est une de ses justifications : défendre la souveraineté nationale. On peut bien sûr rêver d’un monde futur où ce genre de question ne se pose plus. Mais il semble bien que l’on soit encore dans une situation dans laquelle des forces obscurantistes sont menaçantes et donc la légitime défense s’avère nécessaire. La France joue un rôle important en première ligne en particulier en Afrique. On peut évidemment discuter des causes et critiquer ces actions mais c’est un fait. L’Italie est aussi en première ligne dans les terribles drames des immigrants en Méditerranée. Or l’Union européenne se défausse de ces problèmes pourtant cruciaux mais maintient des exigences budgétaires « féroces » quel que soient les circonstances. Aucune circonstance d’intérêt européen supérieur ne semble, aux yeux des eurocrates, justifier un  laxisme budgétaire quelconque. C’est typique des systèmes à l’agonie que de se confronter à des apories. Il faut donc trouver des sous – par d’autres moyens, plus « créatifs ».

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Transfusés : pourquoi le revenu universel n’est pas la solution, par Zébu

Billet invité.

Les deux reportages d’hier soir, « Cash investigation » et celui qui suivait sur la « lignée » Wendel (sans doute le plus pointu) d’infrarouge ont permis de mieux comprendre dans quel contexte nous vivons et d’où celui-ci vient.

Très clairement, nous sommes dans une situation de transfusés : nous dépendons des liquidités pour notre survie.

Et nous devons tout faire pour que ce lien vital soit maintenu.

C’est en ce sens que l’intervention d’Emmanuel Macron doit être comprise dans le magazine « Cash Investigation », lorsqu’il est interrogé sur la situation de Sanofi : son partage des bénéfices au bénéfice des actionnaires (« objectif 50 % »), sa « rationalisation’ des coûts » (que sont les chercheurs), ses plans stratégiques à venir et les aides publiques que cette entreprise reçoit (136 millions en 2013), notamment le Crédit d’impôts recherche (sic) et le CICE.

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AU RADIO CROCHET, ILS SERAIENT DÉJÀ ÉLIMINÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Les bras en tombent et les mots manquent ! Une mission française de la dernière chance dépêchée à Berlin, avec comme consigne de trouver un moyen de sauver la face, est revenue bredouille. Le terrain avait été préparé : il ne s’agissait pas d’un vulgaire marchandage (sic) entre les gouvernements allemand et français, et il était « simpliste » de parler d’un pacte, dixit Michel Sapin, le ministre français des finances, pas plus que demander une quelconque modification des règles budgétaires comme l’a affirmé en prologue Emmanuel Macron, ministre de l’économie. Résultat : en y mettant les formes, les deux parties ont donc d’un commun accord signifié qu’ils ne l’étaient pas.

Pas question d’investir sur fonds publics, ont fait à nouveau savoir Wolfgang Schäuble et Sigmar Gabriel, les homologues des ministres français, les espoirs se reportant alors sur un catalogue de « propositions extrêmement concrètes » en cours d’élaboration, dont il faudra trouver le financement, en s’appuyant sur « la dynamique » que cela créera. « Chacun sait ce qu’il doit faire », a résumé Emmanuel Macron, ne pouvant mieux signifier que rien de commun n’était envisagé. Reste à connaître le sort qui va être réservé par Bruxelles au projet de budget 2015 français et à rédiger le communiqué du prochain sommet européen. Ils sont toujours à la tâche.

Mais comment combler ce vide sidéral ?

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À partir d’une conférence de Kojève, par Nikademus

Billet invité.

Une conférence de Kojève en janvier 1957, publiée en 2 fois dans Commentaire, la première partie en 1980, la seconde – ils ont pris leur temps -, en 1999.

A lire attentivement pour la hauteur de point de vue et parce qu’il y rappelle entre autres qu’« il est avantageux, non seulement du point de vue politique, mais encore de celui de l’économie elle-même, de payer pour le travail non pas le minimum, mais le maximum possible » et que c’est cela et rien d’autre qui a sauvé le capitalisme première manière (Ford).

On sait que les ministres du premier cercle du pouvoir ont choisi une voie contraire puisqu’ils proclament ces jours-ci que l’antithèse exacte de cette proposition les mène certes au suicide politique mais n’en est pas moins la seule envisageable, avec un fatalisme que l’on jugerait digne de l’antique s’il ne rappelait pas plutôt ces idéologues soviétiques qui trouvaient très en-dessous d’eux d’accepter une quelconque validation par la réalité ou l’expérience quand seule une sanctification finale par l’Histoire était à leur mesure. Mais pour ces derniers celle-ci n’est jamais venue, comme on sait ; et pour leurs pâles imitateurs, elle ne viendra pas.

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