Présidentielle, faut que ça bouge ! Réintégrer constitutionnellement la finance et la monnaie dans la démocratie européenne, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Sur la question de l’Europe, Mélenchon a le tort et la raison de s’arrêter à une posture politique. Raison parce que l’Europe est objectivement un machin technocratico-financier destiné à tuer la politique pour réserver tout le pouvoir aux oligarchies du capital. Tort parce que l’Europe est un fait de nos réalités politiques qu’il faut nécessairement organiser pour que la démocratie existe même cantonnée à la France. Continuer la lecture de Présidentielle, faut que ça bouge ! Réintégrer constitutionnellement la finance et la monnaie dans la démocratie européenne, par Pierre Sarton du Jonchay

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Présidentielle, faut que ça bouge ! La campagne présidentielle française entre fiction et réalité, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La nature et la finalité du travail cristallisent l’opposition entre libéraux et démocrates dans le débat électoral français. Les libéraux posent le travail comme un coût dont l’utilité négative est de séparer les gagnants des perdants dans l’incontournable compétition mondiale pour accumuler de la puissance de possession en plus-values monétaires. Les deux candidats de « gauche » prennent le catéchisme libéral à contre-pied par deux affirmations apparemment contradictoires : que le travail doit être rémunéré comme vraie cause de la prospérité ; que le travail doit être économisé et partagé dans sa finalité au bien-être de tous.

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Présidentielle, faut que ça bouge ! 18 mars 2017 : véritable déferlement de la France Insoumise ! par Philippe Soubeyrand

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Ce 18 mars 2017, ce fut l’occasion d’un véritable déferlement de la France Insoumise venue des quatre coins du pays, une démonstration de force que même les médias et la presse ne peuvent plus nier aujourd’hui ! Plus de 130.000 personnes ont pris part à la grande marche en faveur de la 6ème République, l’une des mesures phares du programme l’Avenir en Commun porté et soutenu par Jean-Luc Mélenchon !

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Présidentielle, faut que ça bouge ! MM. Mélenchon et Hamon, cessez d’offrir de vous un portrait plus médiocre que la personne que vous êtes ! par Pierre-Yves Dambrine

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

En attendant le premier débat télévisé qui nous sortira peut-être de notre torpeur, ces élections présidentielles sont tout simplement déprimantes. Fillon est la marée noire qui pollue toute l’élection ; sa candidature se normalise, malgré les fuites qui étendent sans cesse la surface de la tache.

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FAIRE DE LA POLITIQUE OU PAS ? par François Leclerc

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Ce n’est pas vraiment une découverte, mais on mesure la profondeur du contentieux à l’égard du Parti socialiste et de François Hollande à lire les commentaires à mon petit billet, qui ont largement ignoré mon inconvenante proposition !

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AU NOM DES MEILLEURES INTENTIONS, par François Leclerc

Billet invité.

Pour une surprise, cela en serait une ! Une candidature commune patronnée par Hamon et Mélenchon serait la suite d’une campagne présidentielle française déjà pleine de rebondissements. À défaut d’en être certain, on peut s’y attarder un moment.

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La route qui s’ouvre avec Benoît Hamon est-elle une impasse ? par François Fièvre

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

En réponse au billet de Pierre-Yves Dambrine, je m’interroge sur la pertinence ou non de la « voie ouverte » par Benoit Hamon à l’issue de la primaire du PS. Autant on peut être d’accord avec la première partie de son billet, qui décrit par le menu à quel point la désignation de Benoit Hamon comme candidat du PS est une bonne nouvelle, dans la mesure où elle ouvre une brèche dans l’ordo-libéralisme solférinien, notamment avec sa proposition certes imparfaite de revenu universel, autant je me pose la question de la justesse de la réflexion politique qui anime la seconde partie de son billet. Continuer la lecture de La route qui s’ouvre avec Benoît Hamon est-elle une impasse ? par François Fièvre

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Se battre contre la corruption systémique ou attendre la catastrophe ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

L’actualité de ses dernières heures est là pour nous rappeler une évidence qu’il n’est plus possible de nier : la corruption des politiciens professionnels par les plus puissants des intérêts privés.

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Implosion, chaos et opportunités de changement, par Jacques Seignan

Billet invité.

Tout le monde en convient, la barre pour nous tenir en haleine est devenue très haute pour les romanciers et les scénaristes (même ceux de Game of Thrones !). Encore une fois la réalité dépasse la fiction, et de loin. Pensons aux précédentes campagnes, rythmées par des sondages et quelques échecs dans la dernière ligne droite – amplifiés par ces mêmes sondages (Chirac / Balladur par exemple). Les Français sont à la fois des spectateurs sidérés et des acteurs implacables. Continuer la lecture de Implosion, chaos et opportunités de changement, par Jacques Seignan

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Dispersion des votes de gauche au premier tour… comment la (re)jouer collectif ? par François Fièvre

Billet invité.

Jacques Seignan a déjà largement souligné l’absurdité de la situation actuelle, qui voit se multiplier les candidatures à gauche, et proportionnellement s’éloigner la possibilité pour elle d’être présente au second tour de l’élection présidentielle de 2017. Continuer la lecture de Dispersion des votes de gauche au premier tour… comment la (re)jouer collectif ? par François Fièvre

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Les classes moyennes, grandes oubliées de la gauche de la gauche, par Michel Leis

Billet invité.

Dans un précédent billet, j’évoquais ce décalage entre le discours tenu par la gauche de la gauche et la société française : « Les hommes politiques (…) continuent pourtant à utiliser un vocabulaire et des slogans d’une autre époque (…) la gauche de la gauche n’est (dans son discours) qu’un nouvel avatar des partis communistes d’antan ». Au cœur du problème, il y a une négation des classes moyennes par les partis et des hommes politiques à la gauche du PS. En 2012, dans le programme de Mélenchon, « L’humain d’abord », on parle d’insécurité sociale, de pauvreté de masse, de précarité, de mal-logement. Tout cela est fort louable, mais on cherchera en vain le terme « classes moyennes ». Pas la moindre mention non plus des classes moyennes dans les programmes du NPA ou de Lutte ouvrière. Le programme des écologistes en 2012 n’évoquait les couches moyennes de la population que pour déplorer qu’elles ne soient pas revenues dans les quartiers populaires.

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Sur la proposition par Paul Jorion d’une candidature Piketty en 2017, par Jean-Pierre Boudine

Billet invité. Je publie bien volontiers cette contribution au débat. Elle défend à mes yeux une conception essentiellement traditionaliste de la politique. Il s’agit là d’un luxe que nous ne pouvons plus nous autoriser : la politique aujourd’hui doit se faire de manière inédite, sans quoi nous serons très rapidement contraints de cesser d’en faire.

Parmi ceux qui lancent l’idée de « primaire de la gauche » : Cohn-Bendit, Yannick Jadot, Benoit Hamon … et maintenant Martine Aubry, Thomas Piketty fait figure de jeune homme, égaré dans un panier de vieux crabes exhalant des odeurs fortes.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 26 FÉVRIER 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 26 février 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 26 février 2016, et je voudrais commencer par vous parler d’un article que je viens de lire dans Libération. C’est un article de Rachid Laïreche qui raconte sa journée, hier, à Lille. Il a d’abord suivi Jean-Luc Mélenchon chez les ouvriers en grève de Vallourec et, le soir, il s’est rendu à la réunion organisée par des gens qui sont en faveur d’une primaire à gauche., réunion à laquelle s’est jointe Martine Aubry, chose un peu inattendue. Si on se reportait simplement à 48h plus tôt, on n’aurait pas pensé que Martine Aubry viendrait assister à cette réunion là. Et elle s’est déclarée en faveur d’une primaire à gauche.

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Le temps qu’il fait le 26 février 2016

[Le roi de France à qui Jeanne d’Arc s’adresse est bien entendu Charles VII et non Philippe VII (il avait bien le même chapeau que Philippe le Bon, duc de Bourgogne, mais la ressemblance s’arrête là !)]

Blog de PJ : Primaire à gauche : Pourquoi ne pas plutôt appeler un chat, un chat ?, le 12 janvier 2016

Blog de PJ : Primaire à gauche : programmes et personnes, le 25 février 2016

Blog de PJ : Mélenchon, Piketty et l’Europe, par François Fièvre, le 22 février 2016

Libération : Mélenchon: la loi El Khomri « nous renvoie au siècle dernier », par Rachid Laïreche, le 26 février 2016

Popularité de Bernie Sanders parmi les jeunes :

Sanders - Intercept

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Mélenchon, Piketty et l’Europe, par François Fièvre

Billet invité. Comme François Fièvre écrit ci-dessous : « … des médias qui pour l’instant ne voient pas d’autre manière de vendre du papier ou du temps d’attention que de le présenter comme un ami de Poutine […] ce qui ne correspond bien évidemment pas à la réalité », j’ai ajouté au bas de son billet la vidéo d’un échange qui a eu lieu samedi dernier lors de l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, afin que chacun puisse se faire une opinion, ainsi que [ajout le 23/2/16] la vidéo d’une autre séquence de la même émission. Ouvert aux commentaires.

Je tente de répondre à une demande de Paul Jorion qui m’encourageait à rédiger sous forme de billet un mail que je lui adressais en janvier pour donner mon point de vue sur une potentielle candidature de Piketty, et aussi « sur la nécessité pour la gauche de s’organiser sur le plan international plutôt que national ». Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, Mélenchon a présenté sa candidature, et Paul Jorion a dit ce qu’il en pensait, à savoir qu’il ne pensait pas que Mélenchon puisse gagner, et donc que la candidature de Piketty lui semblait d’autant plus pertinente et indispensable. Je vais dire pourquoi je ne suis pas d’accord avec ça. En essayant d’être bref, et donc en laissant de côté les arguments primaire/pas de primaire, ou ceux permettant de définir les bons ou les mauvais profils de présidentiables. Et en défendant la pertinence de la candidature de Mélenchon.
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Jean-Luc Mélenchon saborde officiellement l’initiative de primaire pour la gauche

Il y a moins d’un mois, le 12 janvier, j’expliquais ici que « Le projet d’une primaire à gauche a le démérite de ne pas appeler un chat, un chat. » J’expliquais que ce projet (ou ses variétés diverses) faisait preuve d’hypocrisie en ne disant pas clairement ce qu’il sous-entendait : qu’il existe au sein de la gauche française un courant puissant qui considère 1) que François Hollande a cessé de représenter la gauche ; 2) que les chances de Jean-Luc Mélenchon de représenter la gauche pour l’emporter au second tour des présidentielles sont inexistantes.

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Europe : Retours vers le passé, par Zébu

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C’est la rentrée, celle des dupes selon Jacques Attali, qui souligne le caractère cyclique et totalement inadapté de ce phénomène selon lui face aux grands bouleversements en cours au niveau mondial ou européen : crise financière en Chine, ralentissement de l’activité économique dans le monde, crise en Grèce, crise des migrants venant s’échouer sur les rives européennes et sur l’incompétence des dirigeants européens, terrorisme, guerres larvées récentes ou ouvertes depuis des années, réchauffement climatique, etc.

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Syriza en France, par Zébu

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Alexis Tsipras a donc pris donc ses responsabilités, face à l’Europe et face à ses électeurs mais en Europe, il faudra bien aussi que des responsabilités soient prises.

C’est notamment le cas en France puisque des élections cruciales arrivent bientôt, avec les cantonales en mars 2015. Cela peut ainsi paraître étrange de donner à ces élections une valeur majeure mais celles-ci sont de fait essentielles au parti au pouvoir, le Parti Socialiste, lequel est structurellement dépendant de ses élus locaux. Si comme cela pourrait se confirmer des effets d’éviction des candidats du PS par un fractionnement des alliances, notamment des Verts s’alliant dans des centaines de cantons à la gauche de la gauche, devaient se produire, un nombre important d’élus locaux PS se verraient distancés au premier tour, soit par des candidats de gauche ‘alternatifs’, soit par le FN.

La résultante serait politiquement catastrophique pour le PS et le pouvoir exécutif car les opposants au sein du PS verraient ainsi confirmer leurs propres positions lors du prochain congrès en juin 2015.

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L’avenir de la Grèce… et le nôtre

Voici donc que l’avenir européen redevient passionnant. Des élections législatives auront lieu en Grèce fin janvier, conséquence de l’impossibilité de nommer dans cette nation un nouveau président de la république, et le parti de gauche authentique (je veux dire par là « digne de ce nom ») Syriza en est aujourd’hui le favori.

En Espagne, le parti Podemos, né dans le sillage du mouvement des Indignados, a lui aussi le vent en poupe.

Si bien que la question se pose avec acuité : pourquoi est-ce en France l’extrême-droite qui tire les marrons du feu, alors que l’histoire prouve qu’au moment où les décisions cruciales doivent être prises, l’extrême-droite se mue immanquablement en chien de garde du système capitaliste aux abois ?

Quand les milieux d’affaire allemands dirent à Hitler : « Maintenant tu mets la pédale douce sur l’anticapitalisme et on est derrière toi ! », l’homme éminemment réaliste qu’il était s’est couché comme un toutou. Finis aussitôt les dithyrambes à un Ordre Économique véritablement Nouveau ! Gottfried Feder en sait quelque chose : théoricien entre tous de l’anticapitalisme et, au sommet de sa carrière authentique mentor d’Hitler, il finira au rang beaucoup moins prestigieux de… professeur d’école technique.

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« Tout seuls, tout seuls, ouais ! ouais ! », par Zébu

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« Tout seuls, tout seuls, ouais ! ouais ! [1] »

Connaissez-vous la raison qui fait que le PS est au pouvoir, et pas (encore) le FN ?

Elle tient, entre autres, dans la structure même de la détestation des partis politiques par les Français.

Ainsi, si 85% des Français pensent que les partis politiques ne sont pas proches des réalités quotidiennes, ou 82% d’entre eux qu’ils ne sont pas adaptés à la situation du pays, 75% des Français jugent avoir une mauvaise opinion du PS, quasiment à jeu égal concernant le FN (74%).

La différence provient surtout quant à l’opinion entre les deux partis politiques, de la structuration de leurs mauvaises opinions : pour le PS, les ‘très mauvaises’ représentent 27% des réponses quand pour le FN cette catégorie en représente 48%, et les ‘assez mauvaises’ 48% pour le PS et 26% pour le FN [2].

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