Ruffin doit-il se présenter à la présidentielle ?, par Elimina Kirsch

Tout d’abord je me questionne sur la légitimité de ma réponse. Je ne suis que sympathisante, électrice de gauche sans appartenance partisane définie dans le long terme, et je préfère militer à travers le monde associatif… 

Ma réponse à cette question est intrinsèquement liée au contexte le plus récent. Elle aurait sans doute été différente sous un autre contexte. 

À mes yeux, deux événements ont fortement marqué l’actualité et j’ai beaucoup de mal à m’en remettre : la tribune des militaires appelant ouvertement à l’insurrection, publiée dans Valeurs Actuelles ; et la participation des principaux responsables de gauche – à l’exception de la France Insoumise – à la manifestation des policiers devant l’Assemblée Nationale, le 19 mai dernier. 

En tant qu’électrice de gauche, sympathisante de la LFI, mais aussi de Ruffin, je subis la troisième candidature de Mélenchon comme un plébiscite imposé, que je ne comprends et ne cautionne pas. 

Depuis quelques semaines, la tribune des militaires me glace le sang car elle vient me rappeler qu’il existe bien un fascisme rampant qui nous attend au tournant, quelle que soit l’issue électorale (défaite ou victoire de la gauche). Elle a été signée -je le rappelle- par 2000 militaires encore en fonction, sortant allègrement de leur droit de réserve, ce qui visiblement semble devenir une mode au sein d’une fraction de nos forces armées ou de l’ordre. 

Quant à la manifestation des policiers, je me permets de citer un paragraphe de l’article intitulé « Fury Room » de F. Lordon, paru récemment sur le blog du Monde Diplomatique :

« On reste tout de même sidéré qu’il se trouve encore des bienheureux pour appeler à l’« union de toutes les gauches ». Mais que faut-il avoir dans les yeux (j’ai une hypothèse) pour ne pas voir que Jadot, Hidalgo, Faure, et jusqu’à Roussel (qui fait de Biden un membre d’honneur du PCF) sont des personnages de droite, et qu’il n’était pas nécessaire pour le savoir d’attendre qu’ils se couvrent de honte (et de leur vérité) en rampant à la manifestation-intimidation fascisante de la police – défi à la logique : chercher avec des gens de droite une union de gauche. Plaît ou plaît pas, il reste un candidat à gauche : Mélenchon ». 

En d’autres termes, la participation de tous les responsables de gauche à cette manifestation est venue marquer un fossé entre eux et les électeurs de gauche, ainsi que les potentiels votes « d’abstentionnistes repentis ». 

Au lieu d’une union des gauches, il ne reste désormais qu’une seule gauche présidentiable, la LFI, qui a pris le courageux pari de rester digne. Cela a même suscité une surprise positive parmi la gauche radicale, souvent abstentionniste, rejetant le système électoral de média masse. Voici ce qu’on peut lire sur Nantes Révoltée (auteur inconnu) le jour même de la manifestation policière :

« Les responsables de gauche qui manifestent avec l’extrême droite aujourd’hui étaient les premiers à diffamer et à salir le mouvement populaire des Gilets Jaunes, en le qualifiant de « populiste », de « poujadiste », voire d’extrême droite. De telles brosses à chiottes, incapables de reconnaître un authentique soulèvement social, finissent à présent au fond de la cuvette du fascisme policier. D’une certaine manière, les grognements de la police sont l’exacte antithèse des Gilets Jaunes : les premiers sont soutenus par l’intégralité de la classe politique et médiatique, du PCF au RN, sans avoir aucune assise ni soutien populaire. Les seconds, ont été calomniés, réprimés, abandonnés par tous, mais ont tenu bon car il s’agissait d’une colère profonde, soutenue, partagée par une grande partie de la population. (…) Le ralliement de la gauche à cette opération est une collaboration criminelle. Une exception notable : la France Insoumise, qui tient bon dans la tempête ». 

Malgré la personnalité écrasante de Mélenchon et le plébiscite « forcé » de sa candidature, une frontière vient d’être franchie au sein de la gauche la plus radicale : la FI n’est plus rattachée à l’unique personne de Mélenchon, mais est considérée comme une entité dans son ensemble, le seul parti de gauche n’ayant pas défilé aux côtés d’Alliance, du RN et de Zemmour, refusant la banalisation des revendications d’extrême droite. Ce jour-là, la France Insoumise est devenue dans les faits, à la fois le seul rempart contre le RN et le seul parti digne de représenter la gauche, en se rangeant du côté des revendications des Gilets Jaunes et des divers collectifs dénonçant la répression dans les banlieues, qui partagent le malheureux point commun de compter parmi eux (ou des personnes qu’ils représentent) des victimes de la police, y compris des morts. Un point commun qu’ils partagent notamment avec une partie de la gauche radicale, celle que l’on retrouve dans les ZAD par exemple, comme Notre Dame des Landes ou le Testet, où ils ont été fortement réprimés … Trois communautés principalement abstentionnistes… 

Le refus de la France Insoumise de participer à cette manifestation vient de leur ouvrir une potentielle opportunité (impossible à mesurer) : récupérer les votes des abstentionnistes de ces trois différentes communautés ayant l’intention d’aller voter en 2022. 

Quoi qu’il en soit, l’espoir pour l’électrice de gauche que je suis est à l’agonie.

Le fascisme, qu’il soit nationaliste ou néolibéral, nous guette. Nous baignons déjà dans la banalisation médiatique de sa violence. 

Une énième scission de la gauche finirait par définitivement nous enterrer, avec la sinistre responsabilité de céder le pays au RN. 

Comme vous pouvez le lire, je n’ai pas souhaité m’exprimer sur les qualités et les défauts de François Ruffin en tant que candidat aux présidentielles. Je pense que vous êtes suffisamment nombreux à avoir répondu en ce sens. 

J’aimerais simplement exprimer ici mon sentiment de désespoir quant à l’état de la gauche aujourd’hui et j’ai la conviction de ne pas être seule à le vivre. 

 Une candidature de Ruffin oui, à condition qu’il n’y ait qu’une seule candidature, sous le drapeau de la France Insoumise, un mouvement ayant rassemblé plus de 7 millions de voix aux dernières élections. Si Ruffin il y a, il faudrait un désistement de Mélenchon. 

Il n’y a pas de place pour les deux dans ce triste paysage politique. Un doublon de candidatures risquerait définitivement d’enterrer tout espoir d’échapper aux fascismes, avant même le 1er tour. 

Si les responsables de gauche dans leur ensemble ont sans doute déjà perdu le pari de gagner les élections présidentielles de 2022, ils ont encore la possibilité de ne pas définitivement éradiquer notre espoir, seul outil de survie qu’il nous restera face à la victoire de l’un de ces néo-fascismes en herbe du XXIème siècle.

Partager :

201 réflexions sur « Ruffin doit-il se présenter à la présidentielle ?, par Elimina Kirsch »

  1. C’est le propre du showbiz « représentatif » d’imposer le débat sur la personnalité du candidat et non sur son programme, qui de toutes les manières devra se soumettre au TINA des traités européens.

    À défaut de pouvoir parler des moyens d’instaurer la démocratie et d’établir un État au service du bien commun, je propose une représentation tournante : Ruffin le lundi, Mélenchon le mardi, Miss France le mercredi, Mister Univers le jeudi, Miss Drag-queen le vendredi, les annonces gouvernementales du week-end étant présentées par un canard numérique piloté par l’IA.

    5
        1. Merci pour cette proposition constructive, même si c’est une citation. Un entracte bienvenu dans un flot de contributions récentes, au message unique : « Caca-prout ».

          1
          1. Le premier pas pour sortir de la prison mentale que constitue la « démocratie représentative » est certainement de se rendre compte que les politiques économiques, budgétaires et monétaires sont hors de portée de nos bulletins de vote. Quoi que nous pensons, qui que nous élisons, tout cela n’a plus aucune incidence sur des leviers qui sont désormais exclusivement entre les mains des intérêts privés.

            Une fois l’évidence acquise (après tout de même 40 ans de destructions sociales !), que nos votes ne servent que d’onction démocratique aux politiques néolibérales du TINA, se posent alors les vraies questions. À commencer par la première d’entre elles : comment faire pour établir la démocratie face à des gens qui sont prêts sans aucun état d’âme à promouvoir l’extrême-droite pour garder le pouvoir ?

            Promotion de l’extrême-droite, comme le rappelait un commentateur dans un précédent fil, directement mise en place par le ministre de l’Intérieur venant apporter son soutien à des syndicats policiers venus vilipender l’institution judiciaire et l’État de droit devant l’Assemblée nationale !

            4
              1. Comment établir la démocratie ?
                Monsieur de La Palisse nous répondrait probablement « en commençant par admettre que nous ne sommes pas en démocratie ».

                Un fait acté par des abstentionnistes de plus en plus nombreux et qui ne sont pas dans leur majorité des gens qui se désintéressent de la politique, mais qui pensent que voter ne sert à rien. C’est à mon avis à cette population constituant le premier parti de France qu’il convient de s’adresser en lui soumettant l’idée du boycott des élections.

                Car autant l’abstention est synonyme de passivité et marque d’un sceau quasi-infamant le mauvais citoyen, autant le boycott marque par ce qui est rejeté, une citoyenneté active et combative. Avec le double avantage de ne pas courir le risque de se faire mutiler en manifestant, ni d’aggraver la situation, puisqu’au final tous les candidat(e)s s’inscrivant dans le cadre institutionnel français -un PR disposant des pouvoirs exécutifs et législatifs- et européen -niveau décidant des politiques budgétaires et monétaires- poursuivront la politique du pire, celle du TINA.

                L’appel au boycott offre un moyen non violent d’imposer le débat sur la nature oligarchique et ploutocratique de nos institutions.

                Cela n’empêchera certainement pas l’élection (ou réélection) de je ne sais quel politicien professionnel. Mais si l’appel est reconnu et suivi, il oblitèrera définitivement toute espèce de légitimité du prochain porte-manteau présidentiel et placera la question du type de régime que nous désirons au centre du débat.

                2
                1. Vous proposez donc  » le boycott des élections » pour « oblitèrer définitivement toute espèce de légitimité du prochain porte-manteau présidentiel et placer la question du type de régime que nous désirons au centre du débat. »

                  Mais moi je vous demande ce que vous proposez pour rétablir la democratie.

                  1. Comment ne pas répondre à une question aussi aimablement comminatoire ?

                    En reprécisant qu’il s’agit d’établir -et non de rétablir- la démocratie, je propose comme première étape d’effacer les toutes dernières traces de légitimité du pouvoir oligarchique actuel en boycottant les élections qu’il organise.

                    Cette étape me semble être le préliminaire indispensable pour imposer un débat national sur le type de société que nous voulons mettre en place et le type d’institutions qui seront nécessaire à son fonctionnement.

                    Appelons ça des États généraux si vous voulez.

                    2
                    1. Pourquoi, moi je trouve que tu es un mec bien Roberto Boulant, et en même temps très sur de lui ?

                      Pourquoi Paul se méfie de toi ?

                      T’en pense quoi toi, entre nous comme ça ?

                      Je sais, ça fait un peu analyse à deux balles, mais l’internet sert justement à cela. Le plus bel outil que l’Humanité ait inventé après le feu, la roue et l’écriture et l’imprimerie. En vrai, ce putain d’écran blanc est la solution, mais c’est que le début alors…

                    2. Merci pour le compliment CloClo et j’apprécie que tu aies écrit très sûr et non pas trop sûr de lui !

                      Pour l’analyse, je passe mon tour. Il m’arrive d’être d’une pudeur de rosière.

                      Pour l’internet, oui c’est un outil absolument formidable. Et si nous parvenons à nous survivre, j’espère bien qu’il sera à terme un moyen de démocratie directe au quotidien. Tu imagines une société où l’école apprendrait à réfléchir et à former des citoyens qui pourraient être consultés en temps réel sur les orientations politiques ? Le rêve d’une intelligence collective de niveau planétaire à portée de main (avec pouce opposable).

                      Si nous sommes faits de l’étoffe de nos rêves, alors honte à nos frères et sœurs qui ne pensent qu’à poser leur cul sur la plus haute branche de l’arbre !

                      1
                    3. Merci. Si l’on voulait aller plus loin quellesseraient vos propositions pour arriver aux États généraux ?
                      Idéalement que souhaiteriez-vous comme décisions et actions de ceux ci en quelques points ?

                    4. On peut effectivement imaginer une campagne de boycott appelant à la mise en place d’États généraux. Avec le double avantage de ne pas rester sur le seul registre du rejet et de proposer la seule option susceptible de court-circuiter les professionnels de la politique et surtout, leurs donneurs d’ordre.

                      Si voter changeait quelque chose il y a longtemps que ça serait interdit, disait Coluche. Et de fait, la LFI seule contre l’alliance de l’extrême-droite, de la droite extrême et de la droite honteuse (ceux qui étaient présents à la manifestation d’intimidation des syndicats de police devant l’AN), n’a strictement aucune chance de l’emporter dans ce jeu pipé où l’argent détient les médias.

                      Ma proposition pour en arriver à des États généraux est donc des plus simples : faire en sorte que la prochaine marionnette présidentielle soit élue avec le nombre de voix le plus faible possible. Plus l’écart entre sa légalité et sa légitimité sera grand, plus les États généraux s’imposeront comme solution.

                      1
                    5. @R.B. 24/5 à 20h16
                      Puis-je cette brève parenthèse :
                      Comment pouvoir distinguer dans les résultats officiels les « affirmés-boycotteurs » des « pêcheurs à la ligne du dimanche »..?
                      Ex: « ils » se seraient déplacés au bureau de vote … ou non.
                      Et « ils » auraient…??
                      De façon que leur intention de boycott soit clairement identifiable ( = et donc prise en compte comme résultat parfaitement identifiable de leur intention)
                      Bref.. que les partisans clairs du boycott ( clairement annoncé à des fins de remise en cause politique ) soient dûment comptabilisés.

                      A moins que le nombre des « boycotteurs » s’ajoute au nombre « naturel » d’abstentions( = absence au bureau de vote) pour augmenter ce total et affaiblir d’autant la « représentativité » de l’ élu…?
                      ((Rappel « piqué » à @Juannessy : https://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-elections/Election-presidentielle-2017/Election-presidentielle-2017-resultats-globaux-du-premier-tour ))

                      1
                    6. @Otromeros du 25/05 à 1444

                      Comment distinguer les boycotteurs des pêcheurs à la ligne afin de pouvoir les comptabiliser ? Question d’importance effectivement.

                      Le boycott étant un acte militant revendiqué comme tel, on pourrait imaginer de s’inscrire sur une plateforme ad’hoc. Mais outre le fait qu’il n’est pas réjouissant d’alimenter les banques de données de la DGSI, surtout en cas de victoire du RN, se poserait la question quasi insoluble de la réalité des chiffres revendiqués.

                      C’est pourquoi in fine, le plus simple me semble être de laisser faire le ministère de l’Intérieur en charge du décompte des élections. C’est-à-dire de renoncer à distinguer boycotteurs et abstentionnistes, seule l’importance de leurs non-voix cumulées comptant finalement dans le processus de délégitimation du système représentatif.

                      Ce qui n’empêche pas en parallèle de lancer une plateforme jeboycotte.org pour les plus courageux.

                    7. Comment pouvoir distinguer dans les résultats officiels les “affirmés-boycotteurs” des “pêcheurs à la ligne du dimanche”..?

                      La solution, rigoureuse, existe. Mais elle est russe. On va quand même pas récupérer une solution simple et pratique auprès d’un pays sous-développé, je vous le demande.
                      Ce n’est donc pas un bon truc. Dommage.

                    8. @ daniel

                      Soyez partageur, dites-nous en quoi consiste cette solution rigoureuse, simple et pratique ?

                      3
                2. Je vous rejoins sur cette impuissance que nous avons face à l’univers macro-économique écrasant. Comme vous dites, le taux d’abstention exprime bel et bien ce sentiment d’impuissance, mais aussi de rejet (lorsqu’il s’exprime comme un boycott).

                  Cependant, il existe deux nouveaux facteurs qui peuvent avoir un effet sur l’abstentionnisme.

                  1) Le mouvement des Gilets Jaunes et leur répression (ainsi que la médiatisation et « banalisation » de cette répression et de leur mutilation).
                  La mutilation des GJ permet de faire le lien entre la repression observée dans les banlieues et dans les ZAD, donnant lieu à des viols (affaire Théo), mutilations et morts.
                  Avec les GJ cette repression normalement exercée sur des individus appartenant à des communautés isolées sur le plan social et médiatique, se généralise sur une nouvelle partie de la population, fortement médiatisée depuis le début de sa mobilisation. De mon côté, j’observe une forme de « conscience de classe » qui émerge de cette répression commune.
                  L’enjeu pour les abstentionnistes de ces communautés ne serait donc pas de voter pour changer le système (où d’autres moyens sont jugés plus pertinents, lorsque le désenchantement ne l’a pas emporté), mais de faire cesser cette folle répression exercée sur eux, depuis longtemps pour certains, moins longtemps pour d’autres, mais dont l’ampleur est désormais médiatisée, permettant une prise de conscience plus globale.

                  2) La crise du covid vient s’ajouter à cela. La gestion calamiteuse que nous avons connue, brillament illustrée par la situation des masques, a pu révéler l’incompétence de nos technocrates. Or cette fois-ci il s’agit de notre santé, de nos corps.
                  La privation de nos loisirs, les faillites qui se succèdent, les nombreuses vies brisées…
                  Et toujours pas de moyens pour nos hôpitaux, un personnel hospitalier à boût et pourtant toujours en grève, alors que les mesures liberticides s’ancrent dans la société et s’imposent à nos habitudes, avec toujours plus d’outils de répression.
                  C’est un facteur essentiel, dont les conséquences sont certes impossibles à mesurer, vu le caractère inédit de la situation.

                  Ainsi, le macro-économique vient percuter plus directement nos vies, en s’exprimant notamment via la répression, devenue quotidienne sous le mandat Macron, dont nous sommes victimes ou témoins.
                  Le vote devient pour ces communautés fortement abstentionnistes – et pourtant les plus réprimées – un moyen de faire cesser le plus rapidement cette répression, de cesser de compter nos morts et nos mutilés.
                  La surmédiatisation de l’extrême droite et de ses idées, vient accentuer ce phénomène, car il sous-tend qu’une répression encore plus forte nous attend en 2022, voire une guerre civile si on s’attarde sur les propos des policiers, relatés par Arte (https://www.youtube.com/watch?v=HDrvPpxR_1g).

                  Mais comme vous dites, une fois au pouvoir (si cette possibilité existe encore) ce nouveau gouvernement de gauche se heurtera à la macro-économie, et nous ne sommes pas à l’abri « d’une Tsipras », enfin si les militaires ayant signé la tribune ne décident pas de « sauver la France de l’islamo-gauchisme » avec un coup d’État.

                  On n’est pas sortis de l’auberge…

                  Au plaisir,

                  1. @ Eliminia Kirsch

                    Certes, mais la violence est consubstantielle du néolibéralisme et sa courbe suit fidèlement celle du creusement des inégalités.

                    Maintenant que la bataille des idées est perdue pour l’argent (le ruissellement des richesses, la mondialisation heureuse, les chômeurs sont des feignants refusant le travail et j’en passe des plus abjects), que lui reste-t-il pour se maintenir, que l’État policier de surveillance et de répression ?

                    La manifestation d’intimidation des syndicats policiers de droite extrême et d’extrême-droite devant l’Assemblée Nationale est à ce titre riche d’enseignements. Aux rares exceptions près qui ont sauvé l’honneur (dont LFI), tous les partis de gauche se sont précipités pour soutenir un discours policier hurlant que le problème se trouvait dans la Loi et la Justice…

                    Vous me direz que le bon côté des choses, si ses partis ou une coalition d’entre-eux est élue, est qu’il n’y aura pas d’instant Tsipras et de défaite en rase campagne, leur soumission au néolibéralisme casqué étant déjà actée.

          2. C’est la constructivité même du débat devient de plus en plus douteuse avec ce billet. Et une fin de non recevoir « proutesque » me parait des plus appropriée à ce texte. Ici on n’envisage pas constructivement les pour et les contre d’une candidature Ruffin, on crache sur celle de Mélenchon et ce faisant sur les Insoumis qui sont derrière lui.

            @Emila Kirschh
            Il faudrait peut être rappeler que ce que vous appelez un « plébiscite forcé » c’est une décision prise démocratiquement au sein du mouvement LFI. Peut être que si vous aviez mouillé la chemise et travaillé à la construction de ce mouvement vous en sauriez plus sur son mode de fonctionnement. Se pointer la gueule enfarinée et demander à des gens qui bossent depuis 10 ans pour monter une alternative de gauche radicale écologique solide malgré toutes les embuches, et leur dire : euh votre candidat il est tout miteux je voudrais bien voter pour vous mais faut m’en trouver un autre car, du haut de ma grande lucidité, ceux que j’aimais bien il se roulent dans la boue avec le RN avec « la main tendue pour l’union » … allons je viens vous voir faites moi donc un peu de ménage diantre!… Si vous ne voyez pas a quel point ça peut être insultant pour tous les militants LFI qui ont porté AVEC LEUR TRAVAIL Mélenchon a 19.4% en 2017. Vous avez un gros problème de capacité d’empathie. Mélenchon il n’est pas tout seul, c’est des milliers de gens qu’il a entrainé pour sauver un semblant d’option de gauche dans ce pays. Vous vous rendez vraiment pas compte que vous leur crachez à la gueule en leur disant que leur candidat a été choisi par plébiscite forcé? Que si ces gens la sont devenus le seul rempart au FN ils ont du le faire contre vous madame (au mieux contre votre indifférence)? Vous qu’on a jamais vu venir participer à l’élaboration du programme, vous qu’on a pas entendu quand la police mettait la main sur la liste des militants FI, vous qu’on a jamais entendu non plus défendre la FI des accusations =RN etc. Il a fallu que vos petits marquis poudrés se roulent dans la fange avec les nervis du FN pour que vous vous réveilliez et vous venez nous donner des leçons sur la modalité de choix du candidat! A LFI le désespoir connait pas on se retrousse les manche et on progresse comme on peut. Laissez moi cependant vous remercier de nous avoir appris à, s’il le faut, perdre droit dans nos bottes sous vos tombereaux d’insultes au soir du premier tour.

            « Chacun sait en conscience ce qu’il lui reste à faire » JLM 24/04/2017 Ça n’a pas pris une ride… A bon entendeur…

            https://www.huffingtonpost.fr/entry/jean-luc-melenchon-consultation-candidature-presidentielle-2022_fr_5f8709bbc5b6c5eccffc80ac

            9
            1. J’aimerais tout d’abord insister sur la notion de respect-mutuel dans nos échanges, car les arguments ad-personam n’y ont pas leur place.

              Je me suis sans doute exprimée maladroitement, car lorsque je vous lis, je vois que vous ne comprenez pas la trame de mon billet.

              En aucun cas je venais y critiquer Mélenchon, j’insistais simplement sur mon désespoir en tant qu’électrice de gauche et sur la nécessité de ne présenter qu’une seule candidature, sous le drapeau LFI (car justement ce mouvement/parti a du mérite, grâce aux militants qui le composent), d’éviter que les voix se divisent avec un doublon de candidatures Mélenchon-Ruffin, car même si Ruffin n’est pas LFI, beaucoup l’assimilent au mouvement.

              Je ne suis certes pas militante LFI, juste sympathisante, mais je suis militante dans le monde associatif. Je sais aussi ce que c’est de vivre une perquisition, les militants de la FI n’étant malheureusement pas les seuls personnes visées par de telles intimidations de la part du gouvernement, enfin, des différents gouvernements successifs.

              Quand je dis subir la troisième candidature de Mélenchon comme un plébiscite forcé, en effet je ne me suis pas expliquée et je m’en excuse. En tant que sympathisante LFI j’ai scrupuleusement suivi tout le travail accompli par les différents députés et talents qui composent la FI. Je suis notamment Mélenchon depuis 2005, et j’ai voté deux fois pour lui.

              Vu les nombreux talents, je ne comprends pas pourquoi la candidature de Mélenchon a été sondée sur internet, sans proposer d’autres personnes. Peut-être que vous pouvez m’éclairer là-dessus? Quelles ont été les autres modalités justifiant sa troisième candidature?

              Enfin, à aucun moment j’ai voulu m’en prendre aux efforts fournis par les militants de la FI, je les respecte, comme l’ensemble des militants de gauche et du monde associatif. Navrée si avez interprété mon billet comme une insulte leur étant destinée, ce n’est pas le cas.

              Cordialement,

              1. « Sur TF1, Jean-Luc Mélenchon a précisé qu’aucun autre Insoumis n’avait souhaité être candidat. Cette annonce n’est, par ailleurs, pas une surprise, les proches de Jean-Luc Mélenchon ayant répété depuis plusieurs mois qu’il était à leurs yeux le meilleur candidat. »

                Et en prime il a ouvert une plateforme pour réunir 150000 signatures qui en est à ce jour a 233000, elles ont pas été contraintes toutes ces personnes quand même!

                Besoin d’autre modalités? Vous croyez qu’à presque 70 piges Mélenchon aurait pas aimé avoir un poulain frais et compétent pour se taper la campagne? Regardez la tête qu’il a sur la RDS d’hier :

                https://www.youtube.com/watch?v=R7vACAAXvIc

                Il n’est même pas sur qu’il aille au bout de la campagne et s’il lui arrive quelque chose on l’aura la guerre de succession à LFI, et c’en sera fini de la moindre chance de deuxième tour. Il est même parti suffisamment tôt pour permettre à une guerre de succession de se tasser si elle surgissait. Je pense même qu’il a du être le premier surpris (et quelque part un peu déçu si tant est que le bonhomme ressemble un peu à l’image « aimant la baston » qu’il communique) que personne ne fasse un pas en avant. Les insoumis ont été suffisamment cohérents (pour mémoire ils ont rejoint Mélenchon qui refusait un simulacre de primaire en 2017, ça aurait été un comble d’en organiser une à LFI 5 ans après, qui plus est avec des candidats peu ou pas motivés…) pour ne pas se laisser prendre au piège. D’autant plus que dans le cadre d’une 6ème parlementaire qui pourrait advenir à moyen terme si le programme n’est pas trahi, chacun pourra trouver sa place derrière plusieurs personnalités qui pourront conclure des pactes électoraux de gouvernement comme ça se fait partout en europe, les électeurs arbitrant les compromis et les concessions nécessaires à obtenir une majorité de gouvernement. Ruffin à largement eu le temps de se décider, il s’est même rodé pendant les européennes à faire quelques meeting.

                https://www.youtube.com/watch?v=VorQgM8Tt90

                Mélenchon lui a autrement mis le pied à l’étrier que tout ce que pourra faire P Jorion ici.

                Je sais on va encore me dire que mon propos tourne à l’invective et que c’est pas constructif, ne vous y fiez, je suis loin d’être un méchant dans la vie, je dois compenser en écrivant ici vous dira notre psychanalyste préféré. 😉 Mon ego lui s’en tient aux classiques 🙂

                https://m.ina.fr/video/I00008559/jacques-brel-sur-la-colere-video.html

                PS : Vous pouvez critiquer Mélenchon tant que vous voulez et vous me trouverez même parfois d’accord avec vous (à vrai dire je n’ai qu’une confiance assez moyenne en lui même si il est indéniable que c’est un politicien de grande qualité). Par contre les insoumis qui sont derrière je sais pour en compter personnellement parmi mes amis que ce sont des gens sincères et qu’ils n’ont aucunement l’intention de marcher au pas derrière un « leader maximo » comme on se plaisait à le nommer sur ce blog il y a 5 ans. Et c’est bien sur eux que je compte pour le contraindre à s’en tenir au programme. Et paradoxalement, je compte aussi sur les marchés pour paralyser les réformes en attaquant la France, obligeant ainsi Mélenchon à se rabattre en urgence sur le volet institutionnel du programme et confier à une 6ème parlementaire le soin de définir au plus près de la démocratie les concessions qui, ne nous leurrons pas, devront leur être faites. C’est pour cela qu’il faut Ruffin à Bercy, pour mettre la barre très haut dès le début et l’y maintenir si et seulement si le peuple est prêt à en assumer les conséquences, (par exemple en le mettant à la tête du premier gvt de la 6 ème) alors que les premiers effets de la réaction des marchés se feront sentir. Il faudra que sur les premiers mois d’exercice du pouvoir, la population sente et surtout accepte en connaissance de cause ce à quoi elle va être confrontée si le programme insoumis voit le jour, et ce ne sera pas une partie de plaisir. Sinon ce sera de la gauche soviétisante à coup sur et ça finira aussi mal qu’un quinquennat lepen. Le programme insoumis c’est entre autre la fin de l’électricité pas chère, des bibelots chinois, de l’électronique à pas cher, des fraises au mois de décembre et des week-ends de 3 jours à Bangkok, avec en face des hausse de salaire, des diminution de temps de travail, le plein emploi et des services publics performant ; c’est la 6ème qui tranchera démocratiquement les concessions qui seront faites dans tout cela. Mélenchon ou Ruffin peu importe, ce qui est sur c’est que ce sera pas simple…

                2
  2. bonjour
    Je suis de gauche et j’ai voté pour l’avenir en commun (Mélenchon) à la dernière présidentielle. Ce qui m’intéresse dans FI c’est le programme AEC. Je n’ai rien contre la candidature de Ruffin, au contraire je la préfère à celle de Mélenchon, dans la perspective de l’union de la gauche. Mais il ne faut pas se faire d’illusion, si Ruffin été à la place de Mélenchon en 2017 il aura les mêmes reproches fait aujourd’hui à Mélenchon. FI se bat pour le programme, et Mélenchon est un porte-drapeau du programme AEC. Si un tabouret se présente avec le programme AEC je vote pour le tabouret, pas d’état d’âme pour le porteur. Maintenant que Mélenchon porte le programme et a montré une envie d’y aller ce qui n’est pas le cas de Ruffin, il faut faire avec et continuer à faire la promotion du programme pas du candidat.

    11
    1. Le programme ! J’ai bien peur que le programme n’intéresse pas grand monde. C’est ainsi.

      Moi aussi je voterai pour une chèvre si besoin, un âne, mais rendez-vous compte, un cré cré méchant, ça fout les jetons non ? (humour de bas étage).

      Pourquoi n’annonce-t-il pas un tandem les Laurel et Hardy de la FI ?

      1. Même s’ils se complaisent parfois à perdre du temps et de l’énergie pour rien , tous les partis et mouvements ont compris depuis longtemps que Clo Clo n’était pas l’étalon idéal pour forger leur action et leurs perspectives .

        Mais si une chèvre lui suffit pour atteindre au nirvana , ils pourraient mettre au pot commun pour lui offrir cette grâce avant sa mort .

        2
          1. C’est la chèvre ou l’âne qui pose la question ?

            Ils seront heureux d’apprendre que je ne fais jamais la sieste . Ils auraient pu s’en rendre compte en suivant le blog , mais on ne peut pas trop en demander à de braves bêtes , ou même de s’intéresser à la gauche .

            1. Il eut été préférable que tu sortes (sortasses ? c’est chouette ça sortasses,bref) de la sieste en fait. Au moins tu aurais eu une excuse. Tant pis.

  3. Totalmente d’accord avec ce billet : il faut que Ruffin décroche le wagon Mélenchon , qui ne démissionnera que sous la pression populaire ou plus prosaïquement par un sondage , sans l’option Mélenchon dans ce sondage .
    Je suis persuadé que Ruffin ferait instantanément 15 ou 16% aujourd’hui et progresserait rapidement si il se jetait ensuite dans l’arène , et s’exprimait ensuite sur le régalien, l’Europe, la géopolitique , sujets sur lequel il est pour me moment absent.

    1
    1. Grossièrement subtil, XTIAN.
      Commençons par obtenir une scission de la FI, et Ruffin pourra aller au casse-pipe assuré.

      Que Mélenchon ne soit pas votre idole, c’est compréhensible. L’air du temps et le vent dans les branches ont été soigneusement construits pas ses ennemis. . Mais vous devriez savoir qu’il a des partisans et qu’il le mérite. Je crois que rien ne lui est impossible même se mettre au service d’une candidature Ruffin.

      6
      1. Hé bien, espérons le
        Je crois néanmoins qu’un sondage l’aiderait à prendre cette décision

        1. J’ai bien ma petite idée de la manière dont vous comptez nous sonder… Je n’ai hélas plus la santé pour ça…

          1
  4. @Xtian
    Décrocher le wagon de queue c’est facile, mais vous semblez oublier que J.L. Mélenchon, c’est la motrice 😉

    3
      1. Si vous saviez vos classiques du blues, vous auriez su que le train est orienté, avec un avant et un arrière, marqué par 2 lumières. (rouges en France) .Ce sont les paroles de ‘Love in vain’ de Robert Johnson ( 1937 environ).

        When the train, it left the station, with two lights on behind
        When the train, it left the station, with two lights on behind
        Well, the blue light was my blues, and the red light was my mind
        All my love’s in vain

        Une bonne reprise:
        https://www.youtube.com/watch?v=yZYhhjyGXoU

        Là où va le train, là est la flèche de l’histoire. Tout dépend des voyageurs. Espérons que ce ne soit pas en vain…

        Bref, bravo arkao! Bravo d’abord à Elimina Kirsch.

    1. On peut en faire pas mal avec la métaphore du train , des locomotives , des voyageurs , des wagons de queue , des aiguillages , des stations , des expressions incluant le train, des quais de gares …. mais personnellement je me sens plus proche de celles et ceux qui installent patiemment et surement les rails sur le tracé le plus sur .

  5. C’est le billet politique le plus sensé depuis longtemps ici .

    Reste plus qu’à tuer le mythe mortel de la  » pureté de la race » et de ses chefs à gauche , pour offrir une chance d’éviter le pire ou le moins pire .

    Et par la même occasion donner aussi des espérances réalistes dans le monde tel qu’il est et devient .

    https://fr.scribd.com/document/483739222/JORION-GALPIN?secret_password=uXkwAmxxXDhHI1zn8mGK#fullscreen&from_embed

    https://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-elections/Election-presidentielle-2017/Election-presidentielle-2017-resultats-globaux-du-premier-tour

    1. Tuez donc, tuez donc , on enterrera nos morts dignement et on se passera de vous. Pas besoin d’alliés qui passent leur temps à faire le boulot de l’adversaire voire celui de l’ennemi pour au moins 50% du temps.
      J’ai dans l’idée que vous êtes très loin de donner envie à Ruffin… Mais on/je me trompe peut être sur le personnage.

      1
  6. Je pense que construire un discours politique articulé en priorité sur des valeurs dont est déduit un programme organisé de manière hiérarchique, aurait plus de chances de réunir les citoyens français amputés qu’ils sont du vocabulaire, de la rhétorique (gauche-droite) rendue inopérante par l’action destructrice de la macronie, pour réfléchir à leur avenir.

  7. On fonde le MACRRR ?

    Mouvement d’Appui à la Candidature Ruffin Rempart de la République ?

    1
  8. j’ai pris connaissance hier soir d’une interview de Mme Dominique Meda. Celle-ci propose aussi une démarche ayant pour but de « reconstruire » la gauche. Je n’ai pas encore lu son livre mais il me semble qu’il y a une prise de conscience salutaire . Serait ce lié à la tribune publiée et à laquelle M. Jorion a participé ?
    Ceci dit le billet de Mme ELIMINA KIRSCH traduit à la perfection ce que j’analyse aussi . Très bonne contribution.

    1. Dominique Meda avait été interviewée le 1er mai 2021 dans l’émission de France Inter ‘ le grand face à face » sous le titre de La révolution du travail . Dans les quatre dernières minutes de l’entretien , elle annonçait qu’elle travaillait ( j’ignore avec qui et dans quel contexte ) à un « socle commun » apte à soutenir une candidature unique de la gauche . Mais au bout du bout , j’en reste à l’idée que ça ne bougera , si ça doit bouger , qu’avec les résultats ( et les analyses) des départementales et des régionales .

      https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-01-mai-2021

      2
  9. Le PCF fait sa révolution

    Publié le 24 mai 2021 par Descartes

    Pour ceux qui me reprochent de voir tout en noir, voici un papier résolument optimiste. Pourquoi un tel changement, me direz-vous ? Parce que dans ces temps difficiles où l’on voit l’ensemble des organisations politiques laisser de côté la décision collective pour se vautrer dans les délices de l’égo-politique, c’est une grande consolation de voir qu’il reste au moins un village gaulois qui résiste. Il reste en France un parti politique, un vrai. C’est-à-dire, une organisation où les candidatures et les programmes sont débattus dans des instances constituées conformément à des statuts, et où les militants ne sont pas réduits au rôle de groupies dans les meetings du Grand Leader ou de colleurs d’affiches – quelquefois achetés avec leurs propres deniers – mais gardent un véritable pouvoir de décision. Vous comprenez que je fais référence au Parti communiste français, mieux connu – même si ces dernières années beaucoup l’ont oublié – par son sigle « PCF ».

    Bien sûr, le PCF n’est pas sorti indemne du processus qui a vu les « classes intermédiaires » prendre le contrôle de la politique française. Après la longue marche qui commence avec le règne du père UbHue et qui se termine avec celui de l’homme invisible Laurent, le PCF n’est aujourd’hui que l’ombre de ce qu’il a été. Et ses péchés sont nombreux, même si le simple fait d’avoir gardé malgré toutes les pressions les mots « communiste » et « français » dans son nom a lieu de choisir un nom insipide du genre « Table Ouverte » ou « tous ensemble » devrait lui valoir à mon sens une demie-indulgence.

    Ah, hypocrite lecteur, tu t’attends ici à ce que je parle du stalinisme… mais ce n’est pas là à mon sens le pire de ses écarts. Il n’est pour le PCF qu’un péché mineur. Après tout, les communistes français n’ont tué, n’ont torturé, n’ont déporté personne. Leur responsabilité dans la mise en place du Goulag est à peu près la même que celle de Serge July et consorts dans la « Grande révolution culturelle prolétarienne ». Dans l’affaire, le crime du PCF est, comme l’écrit Aragon « d’avoir aimé la flamme jusqu’à y devenir lui-même l’aliment » (1).

    Non, le péché fondamental du PCF est d’avoir laissé sur le bord du chemin les couches populaires pour chercher à flatter les lubies – et les intérêts – des classes intermédiaires. Dérive qui a culminé avec le règne d’UbHue 1er (et unique) et son « parti d’un nouveau type » qui aboutit à la féodalisation du Parti avec le pouvoir des « notables » et des élus soucieux d’abord de leurs positions et de leur réélection, et des structures locales qui vivent au service d’un « grand élu ». Qui a abouti aussi à la quasi-destruction de l’appareil de formation militante et d’éducation populaire qui avait fait du PCF un « parti à part » dans le paysage politique français, le seul qui ait compris que l’accès des ouvriers aux responsabilités impliquait non pas une « discrimination positive » mais un effort d’éducation qui les mette au même niveau que les bourgeois occupant ces postes. Un appareil qui produisit une génération d’autodidactes brillants, de Leroy à Krasucki, de Paul à Seguy.

    Il est impossible de comprendre le naufrage du PCF ces trente dernières années sans prendre en compte ces évolutions. Cependant, les efforts considérables faits par Hue, Buffet et consorts n’ont pas réussi à effacer certains réflexes qui tiennent à l’histoire communiste et à son insertion dans le mouvement ouvrier. Malgré des dirigeants qui n’hésitaient pas à expliquer que votes et textes ne servaient à rien – souvenez-vous de Buffet parlant avec mépris « des heures passées à examiner des amendements au texte de congrès qu’on aura oublié le lendemain » – et qui se sont assis sur les textes quand cela les arrangeait – la liste « bouge l’Europe ! » en est un bon exemple – les communistes ont gardé une saine passion par le débat, une attention particulière aux procédures démocratiques et à la capacité de leur organisation de fonder son action non pas sur des décisions opportunistes de leaders éclairés, mais sur des textes discutés et votés collectivement. Le PCF reste l’une des rares organisations – pour ne pas dire la seule – dont les congrès ne sont pas seulement un prétexte pour le discours de clôture du Grand Dirigeant, mais l’aboutissement d’un véritable processus démocratique interne, avec pour le préparer des textes d’orientation examinés par les conférences de section et les conférences fédérales avant d’arriver au congrès lui-même.

    Tout cela compte à l’heure de décider de la stratégie à suivre pour l’élection présidentielle de 2022. Car, contrairement à ce qui se passe dans d’autres organisations, les militants communistes ont sur cette question leur mot à dire, et ce n’est pas une simple formalité. En 2012, Mélenchon fut le candidat du Front de Gauche regroupant le PCF, le Parti de gauche et une myriade de groupuscules divers. Mais pour que cette candidature voie le jour, le soutien énamouré de Marie-George Buffet n’a pas suffi : il fallut que la stratégie de Front de Gauche soit validée par un congrès, et que le choix du candidat soit approuvé par un vote des militants communistes (2). En 2017, alors que l’ensemble de la direction du PCF milite activement pour le ralliement au candidat « insoumis », la conférence nationale convoquée conformément aux statuts pour examiner les propositions aboutit, après un débat fort intéressant, à un vote négatif donnant la préférence à une candidature communiste séparée. Elle sera désavouée – là encore conformément aux statuts – par le vote des militants, qui choisissent le ralliement à 53%. Cependant, ce débat laissera des traces. Les communistes se sont affrontés sur un point fondamental : est-ce que le ralliement implique l’effacement ? Autrement dit, est-il possible tout en se ralliant (3) à un candidat de faire avancer lors de l’élection présidentielle les projets, les propositions, les thèmes et les valeurs portées par le PCF ? La direction prétendait que oui, qu’une « campagne autonome » parallèle à celle de Mélenchon était possible. L’expérience leur a donné tort, et pas seulement à cause du comportement du candidat Mélenchon. Lors d’une élection, toute l’attention se focalise sur le candidat et personne d’autre. C’est lui qui est invité à la télévision, c’est lui que les journaux interviewent. Et toute expression différente dans son camp est soit ignorée, soit montée en épingle comme facteur de division. Si l’on ajoute à cela la tendance mélenchonienne à occuper personnellement toute la place, il est clair que la « campagne autonome » était vouée à l’échec.

    Pour 2022, le PCF semble avoir tiré les conclusions qui s’imposent. Dans la préparation du 38ème congrès de 2018 – preuve là encore d’une démocratie vivante – les militants relèguent en deuxième position la proposition de « base commune de discussion » très prudente présentée par la direction du PCF, et ne donnent que 11% au texte proposant un rapprochement avec la « France insoumise ». Ils mettent en tête le texte issu d’un travail collectif et porté par Fabien Roussel et André Chassaigne proposant de prendre ses distances avec LFI, et notamment à travers d’une candidature communiste à l’élection présidentielle. C’est la ligne adoptée par le Congrès, qui élit par ailleurs Fabien Roussel secrétaire national en remplacement de Pierre Laurent.

    Cette ligne sera d’ailleurs confirmée par les votes du Comité national convoqué le 13 mars 2021 (4) pour élaborer le texte préparatoire (5) à la Conférence nationale qui devait examiner la question. Le texte est on ne peut plus explicite : « (…) nous décidons de proposer à notre peuple une candidature communiste ». Et tous les amendements proposés – soit pour retarder la décision, soit pour modifier le texte – ont été largement rejetés. La Conférence nationale elle-même s’est tenue le 10 avril, et a approuvé à une majorité des deux tiers le principe d’une candidature communiste, et proposé à la majorité des trois quarts le nom de Fabien Roussel. Une position que les militants communistes auront confirmé par leur vote les 9 et 10 mai derniers à plus de 80% des 30.000 votants…

    Quelle importance, me direz-vous ? Avec leurs débats, leurs textes et leurs votes, les communistes sont-ils autre chose qu’une secte de dinosaures pratiquant des rituels oubliés de tous et qui ont perdu leur sens ? Avec de la chance, le candidat communiste fera un score à un chiffre. Pour aller plus loin, il faudrait au PCF reconquérir l’électorat populaire et donc, pour reprendre la formule consacrée, de partir de ce que ces couches sociales ont dans la tête. Quand on lit dans le texte proposé à la Conférence nationale que « les défis à relever appellent de profondes ruptures. La France a besoin d’une grande révolution démocratique, faite d’avancées décisives, de conquêtes de pouvoirs faisant reculer toutes les dominations sur nos vies et nos libertés : celles du capital, du patriarcat, du racisme, des LGBTI-phobies… », on se dit que ce n’est pas demain la veille que le PCF va reconquérir l’électorat populaire. Le communiste de cœur que je suis a envie de pleurer en voyant la « domination du capital » mise au même niveau que les « LGBTI-phobies » ou le « patriarcat ». Un énorme chemin reste à parcourir pour que le PCF redevienne un parti portant les intérêts des couches populaires. Mais on peut se réjouir de voir que le PCF a au moins réussi à préserver son capital institutionnel, la culture procédurale si essentielle pour qu’il y ait un véritable débat démocratique. Pour que le débat politique existe, il faut des enceintes institutionnelles, et une confiance que ce qui est dit dans ces enceintes a un effet sur la réalité. Le contraste avec les « conventions » organisées avec pour seul but de faire tamponner des décisions prises par le Grand Dirigeant – et que celui-ci peut ensuite changer selon son bon plaisir d’ailleurs – sont des exercices de communication, pas de débat.

    Bien sûr, la décision des communistes de présenter un candidat donnera lieu aux critiques acerbes de tous ceux qui, à l’extérieur du PCF mais aussi à l’intérieur – où cette ligne peut compter sur les solides cohortes des « bébés-Hue » enkystés dans l’appareil – en sont restés au rêve d’intégration de l’ensemble des organisations de la « gauche radicale » pour donner naissance à une organisation unique, capable dans leur imagination de conquérir le pouvoir. Ce sont les mêmes qui, après le fiasco de la liste « Bouge l’Europe ! » et des « comités antilibéraux » en 2007, ont organisé dans le cadre du Front de Gauche l’OPA ratée de Jean-Luc Mélenchon sur le PCF, et qui en 2017 ont obtenu l’effacement du PCF aux élections présidentielles, cédant à Mélenchon le leadership de fait de la « gauche radicale ».

    Il n’est pas inutile de revenir sur la logique sous-jacente à ce courant de pensée. Leur logique est simple et peut-être résumée dans les termes suivants : les divisions de la « gauche radicale » – certains diront « la gauche » tout court – sont largement artificielles. Elles sont le résultat des batailles d’égos entre les dirigeants et des blessures d’une histoire ancienne dont les nouvelles générations, à supposer qu’elles la connaissent, n’ont rien à faire. Ces divisions cacheraient en fait une profonde unité d’intérêts, de projets politiques, de valeurs. Après tout, ne sommes-nous pas tous anti-libéraux, anti-racistes, féministes, « diversitaires » ? Ne voulons-nous pas tous un monde bisounoursien ou les conflits auront été bannis et les êtres humains vivront en parfaite harmonie entre eux et avec la nature, rejetant toute « domination », toute « aliénation » ? Dans ces conditions, pourquoi nous diviser, nous opposer ?

    Parfaite illustration de cette logique est le papier publié par la Fondation Jean Jaurès le 24 avril dernier sous le titre « La gauche française et l’Europe. Une synthèse possible pour 2022 ? ». La conclusion est révélatrice :

    « On l’a vu, la divergence majeure est stratégique. Elle concerne la méthode de négociation vis-à-vis de nos partenaires européens. Du côté de la gauche radicale, on s’interroge : peut-on faire confiance aux réformistes pour porter sincèrement ces combats communs ? Du côté des socialistes et des écologistes, on demeure opposés à une approche jusqu’au-boutiste, proposant, in fine, un référendum sur l’appartenance à l’Union. En définitive, cette question tactique divise des formations qui, si on s’en tient aux idées, pourraient faire alliance. Ou, formulé autrement, la gauche pourrait – non sans esprit d’ouverture –concevoir un dessein commun pour l’Union européenne d’ici à 2022. »

    C’est beau, n’est-ce pas ? Cet irénisme n’est pas le fruit du hasard. Quand le monde politique était structuré par les conflits entre les intérêts des différentes classes sociales, une telle vision aurait été impensable. Socialistes, communistes et radicaux ne se posaient pas la question de la légitimité de leurs identités séparées parce qu’ils avaient conscience de représenter des groupes sociaux et des classes différentes, aux intérêts divers, souvent conflictuels, quelquefois antagoniques. Si l’on peut aujourd’hui proposer la fusion des identités politiques spécifiques dans un grand gloubi-boulga consensuel, c’est parce que toutes ces organisations représentent aujourd’hui des nuances du même groupe social, à savoir, les classes intermédiaires. Dès lors que la lutte des classes disparaît comme élément structurant, que la lutte contre la « domination capitaliste », qu’on conserve pour des raisons traditionnelles, est mise sur le même plan que la lutte contre le patriarcat, le racisme ou les discriminations contre les LGBTIQ+ on devrait tous pouvoir se mettre d’accord.

    Dans ce contexte, la prise de position du PCF est doublement remarquable, parce qu’elle se pose en rupture de ce raisonnement en réaffirmant que ce n’est pas parce qu’on est tous « de gauche » qu’on veut les mêmes choses, qu’on est préparé à accepter les mêmes compromis. Que nos différences ne portent pas seulement sur des questions tactiques, mais touchent aux buts mêmes de l’action politique. Et qu’il vaut mieux perdre l’élection en défendant ses idées que de se fondre dans un magma informe derrière un candidat qui prendra vos voix et ignorera vos idées et vos intérêts.

    Si l’objectif est de reconquérir son rôle de parti populaire et tribunicien, le PCF a besoin d’être seul pour réfléchir. Seul pour constituer un projet qui ne soit pas limité par le besoin de plaire à tel ou tel allié, qui ne soit pas effacé par l’obligation de faire une campagne sur un programme et des thèmes choisis par d’autres. Seul pour montrer qu’il est capable de faire des choses, de défendre une ligne, d’occuper une place sans béquilles. Et pour montrer aux « dissidents » de toutes sortes qui vont là où la soupe est bonne – non, je n’ai pas mentionné Elsa Faucillon – qu’on ne peut être à la fois dedans et dehors. Car une candidature communiste, c’est aussi l’obligation pour un certain nombre de personnalités habituées à jouer personnel de se positionner clairement.

    Le choix d’une candidature communiste est d’autant plus logique que la « gauche radicale » a de toute évidence l’élection perdue. Non pas parce que le système électoral serait injuste ou parce que les médias sont méchants, mais parce qu’elle n’a pas de base sociologique permettant de rêver à la victoire. Qui a intérêt aujourd’hui à amener un candidat de la « gauche radicale » à l’Elysée ? Pas les couches populaires, puisque la « gauche radicale » ne porte plus et cela depuis longtemps les préoccupations et les intérêts de ces couches sociales, et l’a largement démontré à chacune de ses participations au pouvoir depuis les années 1990. Pas les classes intermédiaires dans leur ensemble, qui se trouvent fort bien servies par les politiques mises en œuvre par les gouvernements qui, de Hollande à Macron, se sont succédés ces dernières années. La « gauche radicale » ne peut compter que sur certains secteurs des classes intermédiaires, qui par affinité intellectuelle se donnent un petit frisson « révolutionnaire » en montrant leur cul en attendant de devenir notaires.

    Dans ce contexte, le choix n’est pas entre la victoire dans l’union et la défaite tout seul. On peut aller à la bataille avec ses idées, bénéficier d’une petite exposition médiatique, faire 2% et toucher un peu d’argent au titre du financement public des partis politiques. Ou l’on peut se fondre dans un magma qui fera un score à deux chiffres mais sans possibilité de défendre ses idées, et sans recevoir un sou, comme cela s’est fait en 2017. Roussel a raison de choisir la première option, avec une logique imparable : soit il fait un bon score, et ce sera une belle surprise, soit il s’étale, et cela ne changera rien.

    Descartes

    (1) « On sourira de nous pour le meilleur de l’âme
    On sourira de nous d’avoir aimé la flamme
    Au point d’en devenir nous-mêmes l’aliment
    Et comme il est facile après coup de conclure
    Contre la main brûlée en voyant sa brûlure
    On sourira de nous pour notre dévouement

    Quoi je me suis trompé cent mille fois de route
    Vous chantez les vertus négatives du doute
    Vous vantez les chemins que la prudence suit
    Eh bien j’ai donc perdu ma vie et mes chaussures
    Je suis dans le fossé je compte mes blessures
    Je n’arriverai pas jusqu’au bout de la nuit

    Qu’importe si la nuit à la fin se déchire
    Et si l’aube en surgit qui la verra blanchir
    Au plus noir du malheur j’entends le coq chanter
    Je porte la victoire au cœur de mon désastre
    Auriez-vous crevé les yeux de tous les astres
    Je porte le soleil dans mon obscurité »

    Louis Aragon, « les nuits de Moscou »
    (2) Deux congrès en fait ont examiné cette stratégie, le 34ème en 2009 et le 35ème en 2011. Quant au vote pour désigner le candidat en 2012, il n’était pas une simple formalité : la consultation donna 59% à Jean-Luc Mélenchon, contre 40% à André Chassaigne, alors que le premier avait le soutien massif des principaux dirigeants du PCF.

    (3) L’utilisation dans l’ensemble de ce papier du terme « ralliement » n’est pas le fruit du hasard. Si on pouvait parler d’alliance en 2012, quand le candidat Mélenchon acceptait encore un débat avec ses partenaires sur le programme, sur les thèmes de campagne, en 2017 toute discussion est exclue. C’est Mélenchon qui choisit le programme, les thèmes de campagne, l’organisation… il ira jusqu’à exiger des candidats aux législatives la signature d’une « charte » lui donnant tout pouvoir sur eux comme condition de l’investiture.

    (4) Le PCF reste à ma connaissance là encore la seule organisation pour laquelle on dispose des textes présentés aux instances de décision collective, d’un compte rendu des débats et des votes. Vous pouvez consulter le dossier concernant cette réunion ainsi que l’ensemble des réunions du Conseil national du PCF à cette page : https://www.pcf.fr/le_conseil_national

    (5) Vous noterez que la version du texte qui figure dans les documents est présentée avec ses lignes numérotées permettant de référencer finement chaque ligne du texte, et avec une marge pour les annotations. C’est un détail bien entendu, mais ceux qui ont mis le texte en forme l’ont fait dans une logique de débat fin, et non d’une lecture distraite…

    Cette analyse est extraite du blog de Descartes . Je n’ai pas pour habitude de mélanger les blogs car je respecte le travail important qu’accomplit chacun pour faire vivre son blog .

    1
    1. Je n’aime pas trop les blogs où on le maître des lieux ne se présente pas .

      Quand on lit les quatre dernières lignes du texte ( et on peut s’en contenter ) , on mesure l’ambition .

      1
      1. Libre à vous de vous « promener » dans ce blog et de découvrir par vous-même le personnage. Je ne partage pas forcément ses opinions loin de là . Mais il m’a semblé que son analyse méritait le détour . c’est tout.

          1. La vie est un jeu de piste perpétuel . Je dirai même un labyrinthe . Je pense que vous m’avez compris.

            1. Je pense que , sans labyrinthe , vous avez compris mon appréciation des quatre dernières lignes .

        1. Et sur la présence de Fabien Roussel à la manif des policiers factieux, sur sa demande de durcissement des peines planchers, vous avez un avis à nous donner ?
          Tout ça a été ratifié par les instances démocratiques du PCF décrites ici par Descartes ?

          5
            1. Faut bien viser les alignements ! C’est Khanard que je questionnais, il semble bien connaître les arcanes du PCF…

  10. Commentaire/billet parfaitement charpenté. Reconnaissance et félicitations.

    Une faille cependant… , quand @Elimina Kirsch (??) écrit , dans l’ordre :

    1) … » Une candidature de Ruffin oui, à condition qu’il n’y ait qu’une seule candidature, sous le drapeau de la France Insoumise, un mouvement ayant rassemblé plus de 7 millions de voix aux dernières élections. Si Ruffin il y a, il faudrait un désistement de Mélenchon .
    Suivi de :
    2) Il n’y a pas de place pour les deux dans ce triste paysage politique. Un doublon de candidatures risquerait définitivement d’enterrer tout espoir d’échapper aux fascismes, avant même le 1er tour.

    Il m’apparaît clairement qu’ il y a redondance.
    « Clairement » … à condition que l’on prenne soin d’ inverser l’ordre des deux phrases.
    En effet , aussi bien psychologiquement que politiquement , il n’y a de place que pour la seconde :
    …  » Il n’y a pas de place pour les deux dans ce triste paysage politique. Un doublon de candidatures risquerait définitivement d’enterrer tout espoir d’échapper aux fascismes, avant même le 1er tour.  »
    seconde phrase qui rend inutile la première… puisque (toutes choses restant égales par ailleurs d’ici l’élection…) JLMélenchon restera candidat. Point.
    Et ce sera juste . Pour tout le travail accompli par lui , ses compagnons en politique et ses partisans de terrain , depuis + 4 ans.

    François Ruffin ne se déclarera pas candidat , en tout cas , comme en politique il ne faut jamais utiliser le mot « jamais » , jamais tant que JLMélenchon restera candidat.

    Il reste une infime « chance » de « persuader » JLMélenchon d’appeler lui-même à la candidature de François Ruffin…
    On m’a dit que Paul Jorion proposait il y a longtemps sur son blog des interview(s)-vidéo à des personnalités de divers horizons.
    Il est peut-être arrivé le moment d’inviter le candidat Mélenchon à confronter les grandes lignes de « son » programme « AeC » aux interrogations impartiales d’un expert… Nul doute que compte tenu des circonstances et de l’intérêt suscité cette invitation pourrait être relayée « en clair » par l’un ou l’autre participant courant de ce blog… qui nous tiendrait au courant du suivi , quel qu’il soit.
    Evidemment chacune des deux parties conviendrait de s’inspirer exclusivement du contenu de l’ « AeC » …
    Du beau monde. Un sacré travail de préparation… Mais en cas de succès.. le début du commencement de quelque chose de différent…

    1
    1. Ce qui est déjà à peu près clair , avec ou sans redondance ou circonvolutions , c’est que si gauche unie il y a, son programme sera celui de la gauche unie , pas celui de LFI , qui , quelque soit la qualité de pas mal de sections de son programme AEC , ne peut en faire une table des lois déjà vieille de quelques années , et dont les points de divergences fortes avec d’autres composantes de la gauche , devront trouver de nouvelles versions ( Europe , Euro , VI ème république , nucléaire , Otan en particulier )

      On élit un président de la République pour donner la vision du monde de la France , et sur ce coup là , pour dire au monde que la France n’est pas « brune ».

      Pas un syndic de copropriété .

      2
      1. D’accord avec vous, le programme AEC n’est pas parfait et la meilleure façon de le rendre parfait est de le plomber ou la meilleure façon de le plomber est d’exiger qu’il soit parfait, .. ça marche dans les deux sens. Le programme AEC peut être remplacé par autre chose qui tient la route, mais pour l’instant il n y a pas un début de programme de gauche aussi abouti sur plusieurs sujets

        6
        1. Ça, s’il est « abouti » , ça va pas être possible d’en faire un autre ensemble . La première chose à faire étant que chacun ait lu , compris et annoté les programmes des autres .

          Si vous saviez le nombre de fois où j’ai revu ma copie dans le boulot , sous la contrainte de la résistance de la matière , de celle de mon équipe , de celle des élus territoriaux , de celle des habitants , de celle du temps qui a passé trop vite . Ça m’a arraché les tripes et la certitude d’avoir raison , à chaque fois , et à chaque fois tout le monde s’en est bien trouvé car au bout du compte , c’est l’assentiment majoritaire ( ou le moindre ressentiment global si on préfère ça ) qui fait l’essentiel , le seul but et la réussite humaine finale .

          C’est d’ailleurs un peu ce qui fait la différence entre l’ENA dans ce qu’elle a de pire et la territoriale dans ce qu’elle a de meilleur .

          3
      2. Ça ne vous a posé aucun problème de nous contraindre à voter Macron au second tour pour dire au monde que la France n’est pas brune, qu’est ce qui nous empêche de vous faire avaler le programme dans sa totalité jusqu’à la moindre virgule au même motif? C’est vous qui vous proposez de tuer ci dessus, vous pensez qu’on va se laisser faire?

        4
          1. Oui, l’argent, l’argent..
            Et le Pen l’a compris en disant clairement aux « versaillais » qu’elle ne toucherait pas à l’euro, rembourserait la dette…, en clair qu’elle ne ferait pas prendre de risque à leur patrimoine.
            Heureusement que dans son patrimoine à elle, il y a son nom, le Pen, patronyme repoussoir pour tous ceux qui votaient en 2002 :problème sans doute pour les plus jeunes qui n’ont pas connu le Pen 1
            Sans oublier qu’elle n’a pas le niveau intellectuel et émotionnel pour décrocher la timbale

            1. XTian,

              Quand vous écrivez « elle n’a pas le niveau intellectuel et émotionnel pour décrocher la timbale », si par « timbale » vous entendez la présidence, je ne suis pas sûr d’être d’accord avec vous… L’élection n’est pas décidée par un quelconque test ni intellectuel ni émotionnel – si elle l’était, je pense que pas mal de nos présidents récents auraient eu du mal à se faire élire, pensant surtout au facteur « émotionnel ».

              A encore presque un an de l’élection, et avec une différence très limitée entre les deux finalistes annoncés (53 ou 54% pour Macron, 46 ou 47% pour Le Pen) je ne vois rien d’invraisemblable à un basculement en faveur de la présidente du RN, par exemple vers le début d’année prochaine. Un basculement encore plus grand s’était produit en faveur de Mitterrand début 1981, alors qu’il était jusque là mené par Giscard 57 – 43.

              Ca ne signifie évidemment pas que ça arrivera ! Il y a encore des tas d’autres scénarios imaginables. Juste : que ça n’a rien d’invraisemblable.

              1. Sans oublier qu’elle n’a pas … , un malus en quelque sorte
                Cela s’ajoute à son patronyme et patrimoine repoussoir
                En , 1981 peu de gens connaissaient le patrimoine , l’histoire de Mitterrand … ça l’a aidé
                Quand aux présidents qui auraient élus sans avoir le niveau intellectuel suffisant donnez moi les noms
                Sans oublier ceux dont le niveau serait inférieur à celui de Le Pen

          2. Hélas non, je suis en plein dedans j’ai voté EELV pas plus tard que vendredi aux consulaires sur consigne de la FI, quand on lit tout ça l’union blablabla … ça fout légèrement les boules… 10 contre un que après que LFI ait cédé toute les tête de liste à EELV ces dernier vont venir pérorer d’un bon résultat électoral pour demander le désistement de Mélenchon à leur faveur… Merci pour le lien, elle a fini par bien récupéré on dirait, ya quand même quelques bonnes nouvelles.

            1. Elle est cool hein ? !

              Moi je l’adore. Vraiment, c’est mon oxygène dans ce milieu de dingues.

              J’ose même pas te dire ce que je vois de l’intérieur de la classe bourgeoise. C’est assez en vrai hallucinant.

              Mais la Le Pen, elle fait un très bon score, comme le Macron. Un jour je vous expliquerai ce que je vis, mais je ne suis pas prêt encore, je n’ai pas fait le tour de tout. Et je suis stupéfait des lois de la gravité dans cet Univers. Juste pour poser la scène pas un seul des gars que je fréquente ne pèse moins que 5 millions de roros en terme de patrimoine. Et tous voient la Marine comme au pire la dernière barrière de protection. Je ne te parle pas de deux ou trois types, mais de dizaines et de dizaines, partout. Et si tu savais les larbins qui suivent derrière à sucer les boules, juste épatant. Attention Dup, c’est pas un romans du passé, c’est aujourd’hui en 2021 ! Et ici en fRance !

              1. Pas besoin de me faire un dessin j’ai fait quelques brèves incursions dans ce genre de milieu, du genre de celle ou tu te rend compte que t’es vraiment pas à ta place quand on te fais remarquer avec un tact plus tranchant qu’un scalpel que le foie gras ne se tartine pas… alors qu’on se permet de chambrer le Pauillac au micro onde sic!… Plat du jour en question : Rossini dans sa variante maigret/foie frais… tout un symbole… Je suspecte qu’il y a un niveau (peut être 10 millions?) ou on se s’abaisse même plus au considérations politiques…

                1. Non très facile, on ne peut parler que ce que l’on connaît. Qu’est ce que tu y connais Arnaud ?

                  1. « Un jour je vous expliquerai ce que je vis, mais je ne suis pas prêt encore, je n’ai pas fait le tour de tout ».
                    C’est ça que t’appelle bien le vivre?

          1. Juan,

            C’est quoi ton problème, on a encore attaqué un hôpital comme la dernière fois où tu as aboyé avec les chiens ?

            Tu veux encore ta pâté ?

            Tu vois quoi dans ton lien du ministère de la farce ? Moi je vois que le mouvement mon gars il est juste là.

            D’ailleurs comment peut-on laisser dans une démocratie les résultats d’une élection entre les mains du ministère de la honte ? Tu t’es jamais posé la question bougre de gentil télétubbies ?

            1. « Tu veux encore ta pâté ? » « tu as aboyé avec les chiens « 
              Gloups !
              Pourquoi faire déboucher la contradiction des idées sur des invectives ?

      3. @Juannessy 15h34
        Je pense que vous prenez vos désirs (théoriquement , moralement , etc..etc.. tout à fait respectables , et que d’ailleurs je partage tout à fait vainement) pour la réalité (de 2021/2022).
        Tant votre premier paragraphe (bonne idée de circonscrire l’interview/débat à ces cinq points..) que le second sont devenus une vue de l’esprit.
        Et pour longtemps.

        1. J’exprime ce que la lucidité et le goût de mon pays me dicte , sans plus d’esprit de chapelle ou d’intérêt temporel .

          Ça peut ne pas convaincre , mais c’est moi , pas un militant de parti , ou you tube , ou Wikipédia , ou des etc plus ou moins respectables .
          Je ne respecte que le résultat des urnes que je rappelle sans cesse . Et comme j’ai appris à lire sans trop d’erreurs les nombres , au vu des échanges faits ici , je ne peux que regretter d’avoir mis en doute l’utilité de l’alerte de Paul Jorion quant à l’avènement de la pire sorte d’autoritaires , dont les forces républicaines semblent décider à lui favoriser la tâche , ayant tout oublier .

          Les  » races pures  » ne m’intéressent ni à droite , ni à gauche , et si le malheur veut qu’elles adviennent malgré tout , je sais où je serai pour mon temps restant .

          3
          1. Comment saurez/déciderez vous qu’elles sont advenues? Parce que leur premier objectif c’est précisément nos moyens de nous en informer… Les camps de « travail » ont été inaugurés en présence de tout le gratin de la presse européenne, pas sur qu’ils commettent deux fois la même erreur…

            https://www.youtube.com/watch?v=Iy5HMGIFpSI

            Si vous avez du temps à gâcher sur les infâmes réseaux sociaux…

    2. Effectivement une interview de Jean Luc Mélenchon par Paul Jorion serait salutaire . Il y a de nombreuses personnalités qui mériteraient un arrêt sur image.

      1
    3. C’est le but du MACRRR qui vient d’être créé ci-dessus à 13H43 (:;)
      « Mouvement d’Appui à la Candidature Ruffin Rempart de la République »

  11. Les « gens » qui ont tiré à bout portant sur Mélenchon à savoir le simple représentant du programme de LFI en 2017, et sur ce blog ils étaient majoritaires, étaient soit faux culs soit manipulateurs (« Vigneron » et followers), et porteront à vie comme tout un chacun le poids de leur acte.

    Le « Mélenchon » en 2013 témoignait « Il est clair que je n’ai pas 20 ans, mais mes idées – elles – ont de l’avenir. A la fin, vous aurez le choix entre les propositions du Front de gauche ou celles de l’extrême droite! Tout le reste est inconsistant ou aura fait faillite. Je vous souhaite à tous que mes idées soient devant et pas derrière… Sinon, cela voudrait dire que les bruns l’ont emporté ».

    Je m’en souvenais (pas vous ?) ; j’ai retrouvé : ça a été publié le 15-06-2013 à 11h43 http://www.lalibre.be

    On y est.

    Le péroreur commentera que le Mélenchon en disant « MES idées » abuse, j’en serai d’accord, mais que le péroreur s’inquiète alors de la traçabilité de ses propres ID.

    Pour les reste le délit de sale gueule ou de sale caractère n’est pas tasse de thé. Ruffin plaît beaucoup, il fait un boulot formidable, mais comme Piketty et d’autres pour aller dans l’arène il faut en avoir le désir (même énigmatique dans son fond) et là dessus, avec son identification (hélas) à Mitterrand le Mélenchon trace.

    Dans le temps il y avait la discipline de parti, ça s’est perdu, il paraît que ce n’était pas démocratique. Pourtant le fameux « front républicain » qu’était ce d’autre ?

    12
    1. Salut Rosebud,

      A force de faire la fine bouche, ils auront le déshonneur et les bruns dans la tronche. Pif paf, pan, aïe ouille pas sur la tête !

      Nous sommes tous des esthètes en plein incendie planétaire à notre façon.

      1
  12. Selon Frédéric Lordon, cité par l’auteur, nous aurions assisté le 19 mai dernier à une « manifestation-intimidation fascisante de la police »

    Plusieurs remarques à ce sujet :

    – La manifestation du 19 mai répondait à l’appel de l’intersyndicale des syndicats de policiers. Le tract de cette manifestation (1) reprend les logos de tous les syndicats concernés, et inclut l’ensemble des principaux syndicats, peut-être même la quasi-totalité. Y compris par exemple les syndicats policiers rattachés à la CFDT et à FO

    – Cette manifestation visait avant tout à défendre une revendication de l’intersyndicale non prise en compte par la représentation nationale, c’est-à-dire « la mise en œuvre de peines minimales pour les agresseurs de Forces de l’Ordre » – voir le texte du tract

    – Les statistiques sur les différents types de crimes et de délits sont disponibles en ligne (2) La catégorie de délits concernée a l’indice 73 « Violences à dépositaires autorité », qui recouvre les violences contre personnes dépositaires de l’autorité publique, c’est-à-dire policiers, gendarmes, douaniers, magistrats, gardiens de prison, inspecteurs du travail, sapeurs-pompiers etc. Ces violences ont fait davantage que doubler dans les vingt dernières années : de l’ordre de 35 000 en 2020, contre 15 000 en 2000. Voir ici le graphique que j’ai obtenu à partir des statistiques sur ce type de violence (3)

    Quoi que l’on pense de la revendication de fixer dans la loi des peines minimales pour les auteurs de ce type de violences, je ne vois rien dans cette revendication de « fascisant ». Pas plus que de « maoïste », « pédophile » ou « djihadiste »… le qualificatif « fasciste » est tout simplement hors sujet, c’est une insulte qui n’a rien à voir avec la revendication.

    Que des personnes qui vivent la dégradation de leurs conditions de travail – plus qu’un doublement des blessures, tout de même ! – réclament des mesures visant à les améliorer, et à diminuer le nombre des blessés parmi eux, n’a rien que de très compréhensible. Nul besoin d’évoquer les mânes de Mussolini, Hitler ou de n’importe quel autre criminel pour en parler.

    Ceci, encore une fois, quelque opinion qu’on puisse avoir sur cette revendication d’une modification des peines, qu’on la considère juste et nécessaire afin d’établir une dissuasion contre les malfaiteurs, ou inutile et exagérée.

    (1) https://www.alternativepn.fr/medias/tract/9655-intersyndicale-rassemblement-le-19-mai-2021.pdf
    (2) https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/chiffres-departementaux-mensuels-relatifs-aux-crimes-et-delits-enregistres-par-les-services-de-police-et-de-gendarmerie-depuis-janvier-1996/
    (3) https://i.ibb.co/r6kwk5L/Violences-sur-d-positaires-autorit-2000-2020.jpg

    3
    1. C’est bien tenez vous en au premier degré… tout va pour le mieux dans le meilleurs des monde après tout…

      4
    2. @Alexis Toulet
      Certes, mais peut-être serait-il bon de s’interroger sur les origines de l’augmentation de ces violences ces vingt dernières années.
      Je ne doute pas que vous avez une petite idée.
      En ce qui concerne les statistiques, je vous rappelle quand même qu’il y en a eu un (de flic) qui a porté plainte contre une handicapée qui l’avait « agressé » avec son fauteuil roulant:
      https://www.huffingtonpost.fr/entry/une-femme-gilet-jaune-en-fauteuil-roulant-condamnee-pour-violences-envers-des-policiers_fr_5deaa235e4b0913e6f8fc2cf
      Je sais pas vous, mais moi j’ai la gerbe ;-(
      Les ptits poulets qui font se mettre en arrêt pour un bobo, ça vous fait gonfler de la stat, ça.
      Oh les pauvres petits choux, ils se font agresser quand ils font leur nettoyage de réfugiés autour de Calais à coup de matraques, de gaz et de bulldozer. Vite, créons une caisse de solidarité citoyenne pour ces valeureux que tout le monde déteste.

      3
      1. Augmentation des violences… attend de voir ce que ça va donner une fois les peines durcies planché et automatique et les QHS réhabilités, quand ils vont se retrouver face à des Mesrines qui préféreront crever que retourner au mitard, comme au bon vieux temps qu’ils réclament ça va leur faire tout bizarre…

        1
      2. Arkao,

        « les origines de l’augmentation de ces violences ces vingt dernières années »

        Il est assez évident que le chômage de masse prolongé (quarante ans déjà !), l’appauvrissement d’une bonne part de la population (inégalités croissantes obligent) et le grippage de l’ascenseur social (une école qui élève nettement moins qu’autrefois, c’est mauvais pour les enfants de familles aisées mais ils arrivent à surnager, c’est désastreux pour les autres et ils coulent)… sont des causes de fond majeures sinon principales.

        Il est bien évident que ce n’est pas un système de peines minimales qui à lui seul va résoudre le problème de l’augmentation des violences. Seul s’attaquer aux causes sous-jacentes pourrait mener à une amélioration franche et durable.

        Seulement voilà : les politiques qui amélioreraient ces causes ne pourraient avoir d’effet qu’à long terme (10 ans ?) Alors que des mesures de fermeté accrue auraient un effet à court terme (1 an ?)

        A elle seule, la fermeté accrue n’aurait d’effet que temporaire. La violence réaugmenterait un peu plus tard… Mais à elles seules, les politiques anti-chômage, anti-inégalités et pro-ascenseur social risqueraient d’arriver un peu tard – même si on les démarrait en juin 2022, ce qui est le meilleur (hélas pas si probable) des cas.

        Je serais partisan pour ma part de faire les deux. S’attaquer aux problèmes de fond, tout de suite, en sachant bien sûr que même si la politique est suffisamment volontariste (pas la motion mi-chèvre mi-chou) il faudra des années pour que les fruits apparaissent. Et augmenter la fermeté contre les violents, tout de suite, en sachant bien sûr que l’effet ne pourrait en être durable à lui seul… oui, mais en combinaison ?

        Personnellement, j’ai la chance de vivre dans un quartier calme. Pas de vente de drogue en bas de chez moi. Personne pour importuner ma femme ou ma fille. Et si les pompiers sont appelés, personne ne les caillassera. La raison pour laquelle j’ai cette chance est évidemment financière – question de revenus.

        Oui, mais les millions de gens qui n’ont pas ma chance ? Il leur faudra attendre des années et des années pour que la violence diminue, donc ? Alors qu’un renforcement de la fermeté pourrait leur procurer un répit, en attendant que la résolution des causes de fond puisse avancer ?

        Je ne suis pas d’accord. A mes yeux, il faut baisser le feu sous la cocotte-minute (les mesures de fond) ET maintenir de force le couvercle de peur qu’il explose (les mesures de fermeté)

        Surtout, même si j’ai tort de penser ainsi, même si la grande majorité des policiers qui le pensent ont tort… ce n’est PAS une position « fasciste ». C’est à ce mot de Frédéric Lordon que je réagissais. Le débat ne gagne rien aux noms d’oiseau.

        1
        1. Si vous ne vivez pas l’augmentation de la violence à qui faites vous donc aveuglement confiance pour accepter leur axiome de départ? Il mourrait 4 fois plus de policiers aux mains des truands dans les années 70 avec une population bien inférieure et des peines beaucoup plus ferme (peine de mort, QHS etc.). A qui donc accordez vous votre crédit?

          https://youtu.be/X237R2EYD1k?t=428

          1
    3. (c’est là sa place à ma bafouille, pourquoi le système passe son temps à me dire que je commente trop vite ? :D)

      Ah bah si les farces de l’ordre ont des syndicats dont certains serait de “gauche” (pouf pouf pouf, je pouffe) on est tranquille alors.

      Je pense que tu as oublié l’épisode des Gilets Jaunes et la menace envoyé au gouvernement : https://www.marianne.net/societe/apres-les-gilets-jaunes-les-policiers-obtiennent-une-augmentation-aupres-du-gouvernement

      ” – plus qu’un doublement des blessures, tout de même ! –”

      Oui, t’as bien fait de mettre les guillemets et les tirés et le point d’exclamation. Manque que le stabilo jaune fluo (gag) et les sirènes et les gyrophare pour ne pas passer à côté de cette info.

      T’as pas pensé que peut-être ils en prennent plus parce qu’ils castagnent plus aussi ?

      Moi je préfère retenir celle là :

      https://www.bastamag.net/recensement-interventions-policieres-letales-27-deces-2020-causes-circonstances-IGPN-IGGN

      1
    4. 1 – Quand des policiers manifestent massivement, es qualité, devant l’assemblée nationale, pour faire pression sur la justice et sur la loi, j’appelle cela un mouvement factieux. Quand on apprend d’un sondage récent que 73% d’entre eux s’apprêtent à voter pour l’extrême-droite, j’appelle ça un mouvement factieux TRES DANGEREUX, et j’adresse l’expression de ma solidarité républicaine très sincère et très anxieuse aux 27% qui restent. L’attitude face à ce danger a l’avantage de départir immédiatement d’une part ceux qui ont les idées républicaines claires, et d’autre part les têtes flasques qui faseyent dans la direction du vent.

      2 – Il y a un malaise évident dans la police, et des policiers meurent, mais cinq fois plus de suicide que d’agressions de voyous, qui d’ailleurs provoquaient quatre fois plus de morts en fonction dans les années 70 qu’aujourd’hui (Source : Fabien Jobard, sociologue spécialiste de la police).
      Il y a aussi, et c’est peu dire, un certain malaise dans la population à propos de la police. Apaiser ce double malaise est l’un des chantiers politiques les plus pressants, mais on ne réglera RIEN par l’émotion manipulée ou manipulante. Ces choses sont critiques, et appellent le débat documenté, serein, et rationnel. Tout le contraire de ce qui se passe.

      3 – Pas plus que la peine de mort, les peines minimales n’ont d’effet dissuasif. Il s’agit, typiquement, d’un fétiche. La seule chose que garantissent les peines minimales, c’est l’injustice, certaine, d’un mécanisme broyeur automatique mis à la place de l’intelligence.

      4 – La sécurité publique ne peut résulter que d’un consentement, très largement partagé, à une autorité publique suffisamment légitime parce que suffisamment juste. C’est une culture, qui se construit, pas une situation sociale qui se décrète.

      5 – Par ailleurs, il n’est pas injurieux de rappeler aux policiers qu’ils meurent bien moins, dans l’exercice de leur métier, et proportionnellement à leur nombre, que les marins-pêcheurs ou les ouvriers du bâtiment. Toutes les morts au travail sont scandaleuses, toutes…

      18
      1. « Les 27 %  » qui restent, sont très très inquiets. Je ne te le fais pas dire, j’en connais plusieurs, à la vérité ils sont terrorisés et écrasés par la réalité fasciste et beauf à crever de la majorité, et ça ne date pas d’aujourd’hui. C’est une constante, c’est un nid d’abrutis, tout juste au niveau des malfrats qu’ils arrêtent. Et encore…

        C’est pas nouveau, tous ceux qui, l’humanisme chevillé au corps sont rentré dans ce corps républicain qu’est la police n’ont pu que se rendre compte du haut degré de pourriture et d’accommodement à tous les niveaux de cette institution.

        Mais bon, les sachants vous l’avez dit les gars, faut être un peu débile pour faire ce métier. C’est pas qu’il ne faille pas d’ordre dans la société, bien entendu que si, mais pas ainsi recruté…

        1. D’où sortent ces chiffres : aucun sondage sur un échantillon aussi restreint ne peut être fiable
          A moins de dépouiller les votes d’un bureau à proximité d’un commissariat où tous les autres citoyens s’abstiendraient , on n’en sait rien car il n’y pas moyen de le savoir
          Ce qui n’empêche pas les bras cognitifs de confirmation, d’interprétation et de spéculation de s’activer
          A propos de biais cognitif Cloco :
          – tu nous annonces benoîtement dans un commentaire précédent «  pas un seul des gars que je fréquente ne pèse moins que 5 millions de roros en terme de patrimoine. Et tous voient la Marine «  –
          – et ensuite dans le commentaire ci-dessus sur la police « “Les 27 % ” qui restent, sont très très inquiets. Je ne te le fais pas dire, j’en connais plusieurs, à la vérité ils sont terrorisés et écrasés par la réalité fasciste et beauf à crever de la majorité, et ça ne date pas d’aujourd’hui. C’est une constante, c’est un nid d’abrutis, « 
          Un sondage confirme t’il cela , tout cela , le vote des roros pour Le Pen , sans oublier l’élégant nid d’abrutis où est ce juste une facilité progressiste ?

          1. Salut Xtian

            Merci de me lire, c’est sympa. Un sondage confirme-t-il cela ?

            Pour les gens que je vois autour, pas besoin de sondage je les vois, j’entends toujours les même litanies.

            Pour les 27%, je reprend le chiffre que donne Marc Peltier et qui n’a pas l’air déconnant d’après ce que l’on peut lire sur l’institution, et il n’est pas dit exactement FN mais « extrême droite » c’est plus large et bien plus logique, pour les chiffres t’es quand même assez grand pour taper sur google « vote fn police » par exemple non ?

            Tiens un lien comme ça sensé être en creux :

            https://www.liberation.fr/checknews/2018/04/24/quelle-est-la-proportion-de-policiers-votant-a-gauche-en-france-et-de-militaires_1653591/

            Mais je ne comprends pas, quel est le problème de constater que des profils psychologiques assez particuliers pour exercer un boulot se retrouve à voter pour des partis reprenant les codes et schémas de ces profils ?

            1. Intéressant comme question et comme analyse
              Pour qui votent les boulangers, les garagistes, les médecins, les postiers, les assureurs, les chauffeurs de poids lourd ?
              Pas compliqué, il suffit d’analyser le profil psychologique de la communauté concernée et de le matcher avec les codes des partis en lice.
              Et pour la police, qui est un nid d’abrutis, facile, ils votent pour des abrutis

      2. Votre point 5
        Le meurtre d’un policier =accident de travail ? Comme la chute mortelle d’un ouvrier d’un echafaudage ?
        C’est vraiment ce que vous pensez ?

        1
        1. J’ai bien relu mon point 5, et je vous confirme qu’il veut dire exactement ce qu’il dit. Ne lui faites pas dire ce qu’il ne dit pas.

          1
          1. Mais on peut certainement affirmer que oui, dans le Code du Travail, quelque soit l’origine, la cause du décès, si ce dernier se produit durant le temps de travail, y compris le trajet entre la maison et le lieu de travail, nous sommes bien en présence d’un accident du travail. Et heureusement pour les indemnisations envers les proches ! D’ailleurs si on peut démontrer que c’est bien la fonction qui est à l’origine du meurtre comme l’égalité posée par XTIAN, on doit pouvoir qualifier cela en accident de travail même si la personne est en repos (en fait juridiquement faudrait creuser… là aussi :D) et ça serait un avantage pour les proches.

            Pourquoi juste dire cela serait mal venue ou détourné ?

          2. Vous avez relu ce que vous avez écrit
            « il n’est pas injurieux de rappeler aux policiers qu’ils meurent bien moins, dans l’exercice de leur métier… que les ouvriers du bâtiment »
            À quel type de mort pensez vous à titre d’illustration ? Une chute dans un escalier ?
            Croyez vous vraiment que c’est ce type de mort qui était l’objet de cette manifestation ?
            J’ai relu votre point qui dit effectivement ce que vous avez écrit

            1. C’est le droit pénal qui essaie d’apporter depuis toujours ( et plutôt bien ) les réponses à ces questions , qu’il s’agisse d’infractions , de délits ou de crimes , via la notion de circonstances aggravantes en particulier .

              Et il est bon que ça reste du domaine de la Loi et de la justice , pour que la balance ne soit pas cédée au premier bas du front venu .

              3
      3. Marc Peltier,
        Vous nous dites « il n’’est pas injurieux de rappeler aux policiers qu’ils meurent bien moins, dans l’exercice de leur métier, et proportionnellement à leur nombre, que les marins-pêcheurs ou les ouvriers du bâtiment. »
        Vous avez raison ce n’est pas injurieux c’est indécent.
        Et vous redoublez l’indécence en vous abritant derrière ce sophisme
         » Toutes les morts au travail sont scandaleuses, toutes ».

    5. Puisque vous parlez des mânes de Mussolini et d’Hitler, elles auront probablement frétillé de joie en entendant les propos de syndicats policiers expliquant que « le problème de la police, c’est la justice » tout en espérant que « les digues cèderont, c’est-à-dire les contraintes de la Constitution, de la loi » (!)

      https://www.mediapart.fr/journal/france/240521/le-grand-n-importe-quoi-darmanin
      24 mai 2021 Par Ellen Salvi
      On pensait avoir touché le fond la semaine dernière, en apercevant un ministre de l’Intérieur dans une manifestation de policiers durant laquelle l’institution judiciaire a été huée, sous les fenêtres de l’Assemblée nationale.

      2
    6. Tout à fait d’accord sur la motivation
      Et comme déjà dit par ailleurs, les syndicats et les policiers ne doivent avoir aucune illusion sur la suite qui sera donnée à cette motivation et à cette manifestation.
      Les promesses de Darmanin ou d’hidalgo, Jadot, Bertrand, Roussel, Faure ne peuvent, très heureusement de par la séparation des pouvoirs , engager la justice,
      Et l’individuation des peines est dans son ADN, minima ou maxima inclus.

    7. Je ne comprends pas comment toute un partie des gens qui se réclament de gauche (la vraie attention hein) sont toujours les premiers à opérer un tri définitif dans un pan entier de travailleurs precarises et en première lignes que sont les policiers ou l’armée… C »est pas des premiers de corvée eux aussi ? Ce reflexe de rejet me fait penser à la remarque de Clinton sur les White Trash américains. Les policiers sont leurs « déplorables  » à eux, opérant une sélectivité inique sur telle ou telle souffrance toujours préférable à telle autre pour ne pas avoir à se coltiner avec la complexité et rester du côté des « bons ». « Tete haute et mains propres » comme aurait dit l’autre borgne hein ?

      1
      1. Pauvre Arnaud, qui regarde le doigt quand il montre la Lune.

        Les flics ou les militaires sont des travailleurs précarisés ? Tu te moques de qui ?

        Ils sont les auxiliaires du POUVOIR qui écrase et domine. Rien de plus. On ne va pas pleurer sur leur sort. En tout cas pas moi. Ils servent l’Ordre Etabli pas l’Ordre Public. A eux de se réveiller, mais vu le niveau, ça m’étonnerait, de tout temps, de toute éternité, ce sont des lèches bottes et des larbins aux ordres du système en place. L’Histoire entière de toute l’Humanité m’en est témoin.

        1
      2. Effectivement c’est faire une analyse simpliste que de ne pas distinguer misère de condition et « misère de position », comme le rappelle l’article que je mets en lien ci-dessous qui reprend à son compte une analyse de Bourdieu. Cette misère de position, c’est le malaise qui résulte de la politique du chiffre (initiée par Sarkozy), de l’absence de management digne de ce nom, de l’abandon de toute mission de service public digne de ce nom.
        La plupart des syndicats policiers s’en émeuvent, mais malheureusement les considérations sécuritaires tiennent le haut du pavé dans le discours syndical, si bien que là où ceux-ci, en salariés qu’ils sont, devraient pointer les errances et les insuffisances de leur ministère de tutelle, l’absence de réflexion globale quant au rôle de la police dans une société à bout de souffre les revendications se fourvoient dans un discours anti-républicain et une fuite en avant sécuritaire qui fait l’impasse sur les causes sociales du malaise.
        La police bien entendu n’est pas aidée quand le ministre de l’intérieur ne cesse de jeter de l’huile sur le feu, avec l’assentiment du président de la République. Quand des ténors de la gauche cautionnent de facto ces revendications mal formulées, étriquées.

        https://blogs.mediapart.fr/theo-r-et-mathurin-s/blog/240521/la-france-de-2021-une-configuration-fasciste-en-puissance-12

        1
    8. Alexis Toulet, prenez un abonnement à Mediapart!
      Vos chiffres sur les violences commises à l’encontre des forces de l’ordre sont foireux.
      Mediapart a invité un socioloque qui travaille sur ces questions depuis longtemps, explique l’évolution des actes repris dans les statistiques, s’exprime avec beaucoup de modération.
      Vous serez rassuré.

      2
        1. @Arnaud

          Le sociologue s’appelle Fabien Jobard, CNRS, Cesdip (Guyancourt) .

          La vidéo est sur Youtube maintenant, il parle des chiffres à la minute 4:40 :
          https://www.youtube.com/watch?v=X237R2EYD1k.
          La plupart des vidéos Mediapart (sur abonnement comme tout le site) sont versées sur Youtube, soit tout de suite, soit après quelque temps de primeur pour les abonnés me semble-t-il.

          Mais je crois que vous serez intéressé par les 12 minutes comme moi !

          Je découvre du coup son blog sur Mediapart, en accès libre comme tous ces blogs: https://blogs.mediapart.fr/fabien-jobard .

          Cordialement.

          PS: Mediapart, c’est 200.000 abonnés à 8 euros par mois. Vous mesurez la force de frappe et d’enquête !

          1
  13. Hors champ:

    J’ai déjà de petites ( enfin déjà grandes ) Aminata et Lila comme deux de mes trois petites filles , et un Lirio parmi mes trois petits fils , mais je ne connaissais pas Elimina .

    1
  14. La lecture du texte de Frédéric Lordon me fait penser qu’il a oublié un détail: la droite, tous extrêmes confondus, est atomisée. C’est un gros cailloux dans ses chaussures. Va y avoir un combat des chefs homérique, du moins je l’espère. Les régionales que la droite espère jouer le rôle d’un décanteur pourrait, au contraire, exacerber les oppositions d’égo. Je l’espère aussi.

    La droite est dans sa diversité superficielle bien plus affectée par l’insignifiance que ne le serait la gauche. (je ne dis pas la goôoche. Voir remarque plus bas) . Les réactions épidermiques des anti-LFI sur ce blog sont un bon indicateur des soucis que soulèverait une dynamique LFI. Soucis d’ailleurs légitimes s’agissant de leurs préférences. Merci donc, messieurs et dames(?).

    Notre force est aussi dans leurs faiblesses multiples. Nous devrions ne pas négliger cet atout. Et cela devrait rassurer un peu Elimina Kirsch et ceux qui éprouvent son désarroi.

    Rq: je n’étais pas conscient que la récente manif policière était un si puissant révélateur de positionnement droite/gauche. Maintenant, nous pouvons savoir qui parmi les politiques et syndicalistes préfèrent et soutiennent les éborgneurs. (Ils ne faut pas trop accabler les éborgneurs. Les chefs, seuls, sont responsables).

    1. Seule FI, de façon cohérente d’ailleurs, a saisi l’occasion politique de ne pas se joindre à la manifestation.
      Et quand vous dites que cette manifestation est un révélateur de la position droite /gauche, la conclusion serait :tous de droite sauf FI ?

      1. Non, s’attaquer à la séparation des pouvoirs ce n’est pas être de droite… On peut être de droite et respectable, pas être fasciste.

        1
        1. Tous les présents à cette manifestation se sont attaqués à la séparation des pouvoirs ? Plus fort que Daniel encore dans l’analyse de cet événement

  15. Qu’il soit espéré de choisir démocratiquement « un Ruffin » ou « un Mélenchon » – pardon mais ce n’est pas pour manquer de respect à l’un ou l’autre si pour résumer une partie de la complexité du propos qui va suivre, je joue au jeu ridicule, de réduire les « représentativités »électoralistes » des idées, des manières sur le fond et la forme de les défendre, et des incarnations de la meilleur « personnalisation et personnification » du pouvoir à mettre au devant de la « scène », à « l’individualisation » de l’incarnation du l’autorité, que l’individualisme électoral/clientéliste/homo œconomicus est invité à choisir – peut-on attendre de l’un et l’autre, et des un.e.s et des autres les défendant ici, autre chose que des querelles de clochers…?

    Non pas qu’il soit question de laisser penser que ce qui suit ai partie prenant à choisir défendre une certaine « paroisse », plutôt qu’une autre… ou même à n’entendre que son propre son de cloche… mais pendant ce temps… n’existe pas un risque que les mouvements des pièces de l’échiquier puissent nous échapper « subrepticement », « à notre insu » quoi…?

    « Qui se rappelle qu’alors que le fhaine eut menacé en son temps de porter plainte pour diffamation quiconque accuserait ce parti, ses chefs nationaux/locaux… ou/et ses militants (des groupuscules de génération identitaire, des ex du GUD…?) de colporter les idéaux d’extrême droite (depuis les actions de milice des frontières et pires… sont banalisées) a t-il-elle oublié qu’à ne pas être passé à l’acte, c’est supposé être »rassurant » aujourd’hui, que ce soit le ministre de l’intérieur, courant plus vite sur l’extrême droite de l’extrême droite, pour séduire l’électorat de l’ex-fhaine et de la droite extrême… qui porte plainte contre des propos qui n’ont rien de « glaçant » non plus, sauf à être tenus par une candidature de la « représentativité de la gauche » parisienne, pour les prochains scrutins locaux, et à considérer qu’être à gauche (de la FI, du NPA, des gilets jaunes, etc…?), écolo, décrocheur de portrait, du mouvement eXtinction Rébellion, « Islamo-gauchiste », « ayatollah de l’écologie », « khmer vert »… vaut désormais l’échafaud au pire, ou au mieux, un éborgnement, une amputation, une fracture du crane, des contrôles aux faciès brutaux mais impunis dans leur « systématicité » et autres « violences policières » (pas de « répressions » nous dit-on…?) commises lors de « manifestations interdites »…?
    La ficelle – on parle de celle de « l’inversion de la hiérarchisation des valeurs » qui ici prend au mot l’électorat du fhaine et ses dirigeants, et à contre pied celle « direction » de la droite extrême, n’ayant eut de cesse de qualifier la jeunesse des quartiers, banlieues, cités, de « racaille »… en étant souvent copié-collé par une partie de la macronie, celle ayant des proximités avec « l’ex-usurpateur d’identité » en lui disant « chiche »… – sur les plaintes que l’extrême droite du fhaine, n’a pas osé porter, n’est-elle pas assez grosse, ou même suffisamment tangible pour être crédible, afin de faire croire que si l »extrême « droitisation de la société » n’est pas convaincue que l’extrême droite de l’ex-fhaine puisse oser poursuivre en justice ces ennemis de la gauche… la macronie version droite extrême… n’aura pas de « complexe », ni même de gène, elle, et prendra un grand plaisir pour « exterminer » cette partie du pluralisme des idées démocratiques, du droit de savoir de la citoyenneté, de la neutralité et impartialité de la presse, dans le « monde d’après »…? »

    1. Pour appuyer ce constat je prendrais en exemple l’idée « dédiabolisée », banalisée, qu’en France, mais pas que… il est devenu « plus que légitime » (voir le lien de 0) de bénéficier avec « l’adoubement » des « temps de cerveaux disponibles » de « l’opinion »… de la « société civile »…. d’une protection policière (et médiatique) rapprochée, lorsque sont tenus des propos haineux, racialisés, etc… envers des Musulman.e.s supposément coupables « d’islamistes »… des jeunes des cités préjugés « dealer »… des réfugié.e.s suspecté.e.s « terroristes »… et caricaturé.e.s dans leur « culte » par une « liberté d’expression plus que décomplexée » (extrêmement droitisée), ou encore des propos injurieux, connotés négativement, invectivant, etc, envers des syndicalistes, gilets jaunes, etc (voir lien 1), quand il est de « coutume », voir suspect, de ne pas cracher avec la « foule »…. sur toutes les idées, propositions programmatiques, des gauches, des écolos, etc… ni soutenir des plaintes pour diffamations… même si elles émanent de l’ignorance de la séparation des pouvoirs, etc…

      1. « Eurêka »…! J’ai retrouvé le fil du lien 0 et peut le recoudre au raisonnement tenu plus haut en citant notre hôte affirmer : « Aux lecteurs ici incapables de comprendre un billet qui met en garde contre l’extrême-droite, j’adresse ce message : “Quittez le pays avant 2022, sinon je ne donne pas cher de vos os à vous personnellement : vous ne voyez rien venir et vous ne verrez jamais rien venir. Vous êtes en danger. Fuyez !” »… dans un commentaire laissé le 23 mai 2021 à 21 h 34 min, sur le billet de blog intitulé « Inquiétez-vous : l’une ou l’autre extrême-droite vous a dans le collimateur, par Anton Klimm ».

        https://www.pauljorion.com/blog/2021/05/23/inquietez-vous-lune-ou-lautre-extreme-droite-vous-a-dans-le-collimateur-par-anton-klimm/

        1
  16. Qui peut croire qu’en mai 1981 les électeurs qui ont préféré Mitterrand à Giscard l’ont fait en ignorant qui était le Florentin ? Quels étaient ses casseroles et ses coups tordus ? Et l’on pourra aisément allonger la liste. Non bien sûr, pourtant, ils ont choisi de virer le descendant de Louis XV, ( dixit VGE ), par les soubrettes, persifla alors le Canard Enchaîné.
    En réalité les électeurs Français du moment choisir un anti-Giscard.

    Ainsi aurons-nous à choisir un anti-Macron. Qui est Macron et qu’aura-t-il fait pendant 5 ans, il est facile de trouver les réponses dans le Blog de Paul Jorion pour dresser à coup sûr le portrait robot de l’impétrant.
    François Ruffin ou un / une autre.

    C’est un anti Macron qu’il faut à ce pays.

    2
    1. Lors de mon premier vote de ma vie (mai 1981, je n’aurais pas voté avec la majorité à 21 ans), je faisais partie des gens qui ignoraient sincèrement la rouerie du Florentin (peut-être que Le Monde n’en faisait pas étalage, je ne me souviens pas, je parle d’un Monde que les moins de 20 ans, que les moins de 40 ans… que les moins de 50 ans…etc.) .

      Les nébuleuses de gauche de l’époque (on est dans l’après-après mai 1968, mais ce n’est pas zéro loin de là) m’avaient amplement convaincues de me débarrasser de la droite, des Peyrefitte, Poniatowski etc. et autres supplétifs qui n’avaient pas abandonnés l’idée de « casser du bougnoule »;

      et le volet « social-humain » de Giscard était assez visiblement condescendant (manger chez les français…, le p’tit déj avec les éboueurs) pour qu’on ne m’y prenne nullement. Après, je ne nie pas un peu de déterminisme socio-parental, certes.

  17. Ah bah si les farces de l’ordre ont des syndicats dont certains serait de « gauche » (pouf pouf pouf, je pouffe) on est tranquille alors.

    Je pense que tu as oublié l’épisode des Gilets Jaunes et la menace envoyé au gouvernement : https://www.marianne.net/societe/apres-les-gilets-jaunes-les-policiers-obtiennent-une-augmentation-aupres-du-gouvernement

     » – plus qu’un doublement des blessures, tout de même ! – »

    Oui, t’as bien fait de mettre les guillemets et les tirés et le point d’exclamation. Manque que le stabilo jaune fluo (gag) et les sirènes et les gyrophare pour ne pas passer à côté de cette info.

    T’as pas pensé que peut-être ils en prennent plus parce qu’ils castagnent plus aussi ?

    Moi je préfère retenir celle là :

    https://www.bastamag.net/recensement-interventions-policieres-letales-27-deces-2020-causes-circonstances-IGPN-IGGN

  18. On peut prendre les paris : d’ici la présidentielle un tombeau de boue sera déversé sur la FI et sur son candidat, JLM, de la part de l’ensemble des médias et de l’arc politique qui rassemble le FN, LR, LERM, le PS, et EELV ( j’omet volontairement le PC qui n’est pas à un revirement prêt). Mélenchon sera l’ennemi à abattre parce qu’il représente ce qui reste de dignité à la gauche. Vouloir opposer Ruffin à Mélenchon est un jeu vain et démobilisateur car, quelles que soient les qualités humaines immenses de Ruffin il n’a pas l’envergure et le sens politique de Mélenchon, ni non plus l’appareil politique derrière lui. Mélenchon ne gagnera pas la présidentielle mais il fera un score à deux chiffres très important pour la suite du combat et l’avenir de la gauche.

    2
    1. Mélenchon ne gagnera pas la présidentielle mais il fera un score à deux chiffres très important pour la suite du combat et l’avenir de la gauche.

      Le vrai nom de votre bonne humeur « Scout, toujours prêt ! », c’est « désespoir ».

      1. non, c’est plutôt « lucidité ». Ruffin le dit lui-même, la gauche ne peut arriver aux responsabilités gouvernementales qu’en s’appuyant sur une forte mobilisation populaire.

        1
      2. Paul Jorion est à 99% raccord avec le programme AEC, mais il est néanmoins convaincu que J.L. Mélenchon est un obstacle à la victoire de la gauche, et j’ai l’impression qu’il vous dissuaderait encore de voter pour lui, même s’il ne lui manquait qu’une seule voix pour l’emporter. Paul, cet intellectuel si pénétrant, considère, dans ce cas, la personnalité, détestée, de l’homme, plus que le parcours, les structures, ou le programme. C’est un mystère désolant pour moi.

        J’appuie, hélas, mon sentiment sur un billet, publié dans la dernière semaine des élections 2017, qui est à mes yeux une véritable trahison des intérêts de la gauche, en pleine bataille :
        https://www.pauljorion.com/blog/2017/04/17/melenchon-ou-hamon-le-pari-irresponsable-et-dangereux-par-cedric-mas/
        Hamon a fait finalement 6%, et il n’a manqué que 600.000 voix à Mélenchon pour être au second tour. Bravo pour la lucidité du positionnement !
        Depuis, Kuzmanovic a été viré de LFI, et rien, dans les quatre ans écoulés, ne vient conforter, si peu que ce soit, les accusations ridicules et infamantes portées.

        Paul, avec le recul, comment jugez-vous maintenant ce billet ? Allez-vous nous refaire le coup ? Allez-vous en arriver à « plutôt Marine Le Pen que Mélenchon » ?

        J’ai une très grande estime et sympathie pour François Ruffin, et je suis sûr qu’il continuera de jouer un vrai rôle politique, neuf, profond, structurant. S’il advenait qu’il doive porter les couleurs de la gauche, j’en serais très heureux. Mais dans l’état actuel, je suis de l’avis de Jean Duchène : le pousser pour affaiblir Mélenchon, c’est aveugle et absurde. Il faut soutenir celui qui est le plus solide pour promouvoir le programme sérieux, lucide, clairement de rupture, qui peut convaincre. C’est aussi celui de Ruffin. C’est aussi le vôtre !

        7
        1. C’est un mystère désolant pour moi.

          Ce n’est pas un mystère : mon opinion s’est faite il y a une dizaine d’années à partir d’informations confidentielles transmises par une personne, disons X, qui les tenait elle de première main (il avait été témoin). Il y avait une troisième personne dans l’échange, disons Y, qui avait été la raison de la transmission des informations quand X, excédé par l’insistance de Y, avait dit : « Je vais maintenant te dire quelque chose, et après cela je ne dirai plus rien. Parce que je sais que toi aussi tu te tairas ». Ce qui fut le cas en effet.

          Je ne dirai jamais rien de plus que ce que je viens de dire ici.

          1. Ah, Paul ! Quand on s’entend répondre « Tu en as trop dit, ou pas assez ! », c’est qu’on aurait du la fermer, AVANT. Sinon, c’est ridicule…

            9
          2. Je ne connais ni X, ni Y
            Mais, biais cognitif de confirmation aidant, X et Y renforcent ma conviction que Ruffin doit décrocher le wagon
            Et qu’un sondage confirmerait, en creux, ce qui es su et tu par X et /ou Y, que Melenchon doit passer la main

          3. @Paul Jorion :

            Cette affirmation et sa conclusion auront cependant de la peine à figurer au panthéon des raisonnements logiques aristotéliciens …

            Pour mon compte , je me fous un peu des travers des personnalités de Mélenchon , de Ruffin ou des autres , qui ne seraient des handicaps que dans le cas de régime autoritaire ( ce qui mérite d’être sérieusement passé à l’examen ).

            J’attache par contre mon premier choix à la nature des réponses apportées à :

            https://www.pauljorion.com/blog/2021/05/24/ruffin-doit-il-se-presenter-a-la-presidentielle-par-elimina-kirsch/comment-page-1/#comment-849815

            3
          4. Vous devez donc avoir toute confiance en X et par extension tout savoir de sa relation à Y puisque les révélations de X étaient visiblement destinées à faire taire Y… On se demande pourquoi X continue à taire une chose si importante qu’elle met à bas votre foi légendaire en la rédemption? 😉

              1. Plus l’accusation est grave plus elle se doit d’être étayée. Et surtout, une fois le bénéfice du doute écarté, il est un point de non retour au delà duquel silence vaut complicité, si ce n’est juridiquement (à moins que X ne soit fonctionnaire) au moins face à soi même…

              2. A noter qu’il n’est pas besoin de statuer sur les faits pour statuer sur le caractère diffamant des propos à votre place je consulterais un avocat avant d’écrire le moindre mot de plus sur le sujet, vous marchez sur des oeufs…

                1. Salut la foule !

                  A la lecture de ces propos, je viens d’appeler à l’instant un ami, on a grandi ensemble, qui fait parti du top 5 de LFI et vraiment un très très très, très très proche collaborateur de JLM.

                  Il m’a dit qu’il n’était pas X ni Y., et qu’il fallait que j’arrête de picoler à mon âge ! Voilà ce que je viens de prendre dans la tronche. Bravo !

  19. Non mais là on s’amuse on rigole , mais faites gaffe quand même il pourrait très bien être élu ! Imaginez les rouges à la tête du pouvoir 30 ans après la chute du mur de Berlin , vous y avez bien réfléchi à ça ?

    1
    1. Oui bien réfléchi en 2017 au moment de voter au premier tour. L’enfer est pavé de bonnes intentions mais au fond c’est précisément tout ce qui compte, les intentions, dans un monde ou il ne nous est possible ni de connaitre à l’avance les conséquences de nos actes ni même d’être certains de notre libre arbitre à les poser. J’ai voté Macron exactement avec la même logique au second tour et je ne compte pas en changer en 2022 ni pour aller voter au premier tour ni probablement pour ne pas y aller au second…

      1
  20. IL y a de quoi se sentir doublement orphelin de la gauche en ce moment, comme pris en tenailles par deux exigences contradictoires, celle de se retrouver dans le refus de Mélenchon de participer à la manif’ des policiers, car c’est effectivement un marqueur important pour refuser le fascisme qui vient, et celle de trouver inacceptables les complaisances du même Mélenchon envers quelques leaders et régimes dictatoriaux (Vénézuela, Bielorussie, Russie, Chine). Car, non, ce ne sont pas des détails, mais de réelles divergences, de celles qui auraient forcément des conséquences si le candidat Mélenchon était élu. A ce propos j’aimerais d’ailleurs savoir ce que Ruffin en pense. Il a beau dire qu’il ne connaît pas grand chose à la politique étrangère, il a bien sa petite idée, les enjeux sont tout de même planétaires !
    En somme, qui est le ‘vrai’ Mélenchon ? Celui qui trouve des mérites à certains régimes dictatoriaux ? Ou bien celui qui affiche une volonté d’en finir avec la 5ème République ?

    1. Pendant que les communautaristes de son parti défilaient avec les salafistes et frères musulmans Ruffin mangeait des gaufres avec ses enfants à Bruxelles… Demain, quand Méluche ira se traîner aux pieds du tsar de toutes les Russie, Ruffin emmènera ses enfants à disneyland… Et c’est lui qui représente le dernier espoir de la gôche? Mouarf!

    2. Pierre-Yves, ce que tu exprimes à propos des régimes dictatoriaux est tellement emblématique d’un malentendu fossilisé, que je me sens obligé de relever :

      Quand Mélenchon dit « Les Français ont intérêt à s’entendre avec les Russes », ça n’a jamais voulu dire « il faut soutenir Poutine ». Ca veut dire ce que ça dit : l’histoire, la géographie, la démographie, la distribution des ressources naturelles, l’équilibre, la paix à long terme, tout plaide pour que les Européens de l’Ouest, et tout particulièrement les Français, s’entendent un peu mieux avec les Russes. Adopter les obsessions de l’OTAN, et les pousser dans les bras des Chinois, contre l’Europe, ce serait une erreur tragique, dont nos enfants et petits-enfants auraient à payer le prix. Peu importe Poutine ! Qu’il crève, avec son régime dégueulasse ! Il faudra de toutes façons s’entendre avec les Russes. De Gaulle a reconnu la Chine de Mao, il n’a jamais été maoïste, que je sache. A-t-on jamais pu dire de de Gaulle qu’il était « complaisant » avec Mao ? Pourquoi, alors, en accuser Mélenchon, quand il adopte, mutadis mutandis, la même attitude, celle d’un homme d’Etat face à l’histoire longue ?

      Il y a d’autres prises de position, jugées problématiques, qu’il s’agisse de la Chine et du Tibet, ou du Venezuela, qui ont d’autres raisons, que je ne peux pas toutes détailler ici, mais il a toujours exprimé clairement ses raisons. On peut ne pas les suivre, mais elles sont politiques et cohérentes entre elles. Il ne s’agit pas de l’expression d’une complexion personnelle, perverse, qui le prédisposerait à la complaisance dictatoriale, c’est ridicule. Il s’agit de politique. Il faut savoir reconnaître la mauvaise foi systématique qui s’exerce contre Mélenchon. On n’écoute jamais ce qu’il dit vraiment, qui est souvent complexe, nuancé, et, le cas échéant, paradoxal. Il est tellement pratique de pouvoir résumer : « Ah ben voilà : il est du côté des méchants ! ».

      C’est évidemment encore plus vrai quand on n’aime pas Mélenchon, viscéralement, d’avance !…

      10
      1. Jean-Marc,
        Merci de ta réponse, j’apprécie ton sens du débat.

        Permets-moi tout de même de dire que tu ne m’as pas convaincu même si dans le secret de l’isoloir je ne sais pas encore ce que je ferai car en face ce ne sont pas des enfants de coeur.
        Les déclarations de Mélenchon à propos de tel ou tel régime ne sont pas aussi anodines que tu le dis. Elles vont au delà du jeu qui consiste à se chercher des alliés pour rétablir un équilibre à l’instar d’un De Gaulle chantre des non alignés. Elles sont cohérentes oui, mais c’est une cohérence qui m’inquiète, car elle trahit une conception de l’Etat-nation où il n’y a pas de place pour la diversité, au prix d’une indifférence pour les minorités ethniques ou bien pour les dissidents. Elle m’inquiète aussi car au lieu d’affirmer une différence, une exigence démocratique elle préfère trouver des alliés objectifs chez les dictateurs simplement parce qu’ils sont les ennemis de son ennemi, les USA, préférant alors l’absence de contre-pouvoirs à une démocratie faillible mais où des mouvements émancipateurs peuvent encore s’affirmer.

        1. @Pierre-Yves
          Pas de place pour la diversité… indifférence aux minorités ethniques… aux dissidents… ennemi des USA… Je me demande où tu vas chercher tout ça. Tu parles bien des mêmes qu’on accuse aussi d’islamo-gauchisme ? de communautarisme ? Ceux qui ont demandé d’accorder l’asile à Snowden ? Ceux qui ont participé à la campagne de B. Sanders ? Ceux qui prônent, pour eux-mêmes, l’auto-organisation la plus décentralisée possible ?

          Bon, tu sais quoi ? Le mieux est que tu te fasses ton idée en écoutant Méluche directement, par exemple la revue de la semaine en cours (n° 138). Allez, une grosse demi-heure, c’est pas la mer à boire. Je suis à peu près sûr que tu vas être surpris, quand il va commencer à te parler de l’Arctique et des câbles sous-marins…
          https://www.youtube.com/watch?v=1rCDsGL3lS0

          2
    3. Constitution du Venezuela
      Article 127.
      C’est un droit et un devoir de chaque génération de protéger et maintenir l’environnement à son profit et à celui du monde futur. Toute personne a un droit individuel et collectif à jouir d’une vie et à un environnement sur, sain et écologiquement équilibré. L’Etat protégera l’environnement, la diversité biologique, génétique, les processus écologiques, les parcs nationaux et monuments naturels et les diverses zones d’une importance spéciale pour l’écologie. Le génome des êtres vivant ne pourra pas être breveté, et la loi qui porte référence aux principes bio-éthiques réglementera la matière. C’est une obligation fondamentale de l’Etat, avec l’active participation de la société, de garantir que la population puisse se mouvoir dans un environnement libre de contamination, où l’air, l’eau, les sols, les côte s, le climat, la couche d’ozone, les espèces vivantes, soient particulièrement protégés, en conformité avec la loi.
      ***************************************
      Comme quoi le Venezuela peut être source d’inspiration et s’intéresser à ce pays ne pas signifier automatiquement une complaisance avec des « leaders et régimes dictatoriaux »

  21. Ou sont les engagements des politiques de gauches – M. Ruffin c’est le plus illustré en la matière que M. Mélenchon (lui ayant délégué cette « tâche subalterne », peut être…?)- et d’autres se prétendant « humanistes »… ou sont leurs marches et manifestations de soutiens, soutiens autres qu’envers les souffrances des membres des « forces du maintien l’ordre » (social, « sociétal » dans le même état de chaos…?) votant à plus de 50% pour l’extrême droite… quand un pareil combat de si longue allène (« Les femmes de ménage de l’Ibis Batignolles aux Prud’hommes pour défendre leurs droits ») reflète que la première d’un édifice qui sans eux et elles, élu.e.s, institutionnel.le.s, associatifs, syndicats… ne sera jamais érigé…?

    Pensez donc que la victoire de ses femmes de ménages, ne fait que battre en brèche, à peine, à croire la « publicité » étant faite à cette actu danses médias mainstream… le « mythe » des NON RECOURS (dont le champ est i large qu’il va des inégalités de « destin », scolaire, territoriales, des « discriminations systémiques » commises lors des contrôles aux faciès, « manifestations interdites », des discriminations impunies à l’embauche, dans l’accès aux logements, aux protections sociales – et la non redistribution du soit disant « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent »… jusqu’à la dissuasion de porter plainte pour diffamation discrimination jusqu’au à l’intimidation à faire valoir ses droits avec les discours ostracisant sur le « cancer de la société », les chômeur.euse.s et bénéficiaires du RSA=fraudeur.euse.s) souligne juste que le non respect du droit de savoir de la citoyenneté, du code du travail dans la pire convention du travail que le pays de la déclaration universelle des droits de l’Homme continue de couver en son sein… doit-il suffire à satisfaire la gauche…?

    Cette victoire n’étant que celle d’une justice en souffrance, à peine rendue sur des infractions pénales, civiles, causant tant d’injustices, d’inégalités, de souffrances, de violences, de « répressions »… qu’elles ne sont « représentatives » que de la partie émergée d’un iceberg monumental (l’abstentionnisme étant immergé), qu’attendent les « représentations » de gauche, et d’autres comme les législateur-trice.s, etc, pour renforcer l’inspection du travail, les conseil prud’homaux, et l’arsenal législatif du code du travail défaillant de « cette société de service » si chère au cœur de la droite de « l’ex-usurpateur d’identité », comme à d’autres personnalités de gauche, qui pour l’une… ayant été envisagé comme candidature présidentielle « providentielle », se rappelle à notre mauvais souvenir dans l’actu…?

    1
  22. @ Roberto Boulant, voici:
    J’en avais déjà causé il y a quelque temps, 2 ou 3 ans je crois.

    Il s’agit simplement de créer une ‘liste’ supplémentaire. En Russie, elle s’est appelé ‘contre tous’. On pourrait aussi bien la dénommer ‘poubelle’. Avec notre système électorale à 2 tours, il faudrait y apporter quelques aménagements. Encore n’est-ce pas sûr. La ‘poubelle’ arrivant en troisième position est éliminée du second tour comme les autres.
    Le référendum ne pose pas de problème.
    De cette manière, le vote blanc est comptabilisé, au lieu de passer aux oubliettes.

    Si cette liste est majoritaire, le vote est annulé. Il l’est tant que les partis ne proposent pas aux électeurs un programme acceptable. (programme: soyons optimistes). Le vote devient positif: l’électeur dispose d’un faible pouvoir de contrainte vis à vis des partis.

    Des inconvénients ou contre-indications? Probablement beaucoup, comme toujours avec l’exercice de la démocratie, cette technologie fragile. Mais indispensable.

    1. @ Daniel,

      Merci pour l’info, j’ignorais totalement la tentative de nos amis russes pour éviter de choisir entre Poutine Vladimir et Vladimir Poutine (ce fil devient tellement long que j’ai failli rater votre réponse).

      Ceci dit, je ne pense pas que la méthode puisse être dupliquée chez nous car le problème est d’une toute autre nature. Nous pouvons, contrairement aux Russes, choisir entre des programmes différents… qui débouchent tous sur la même politique. Il suffit de voir les trois derniers quinquennats qui bien que basés sur des programmes électoraux différents ont tous appliqués –avec de plus en plus de violence- le TINA néolibérale.
      Et la présence des diverses forces politiques à la tentative d’intimidation des syndicats policiers devant l’AN (de l’extrême-droite de Darmanin à Fabien Roussel du PC !) me conforte dans l’idée que cette spirale mortifère ne peut que se poursuivre dans le système représentatif actuel.

      1
      1. Roberto, vous êtes trop pessimiste.
        Sans doute avez-vous quelques arguments et quelques déceptions pour vous justifier. Vous n’êtes pas le seul, soyez-en certain. Ce n’est pas une raison pour abandonner.

        Vos raisons pour ne pas copier les russes sont curieuses.
        Prenez cette phrase « Nous pouvons, contrairement aux Russes, choisir entre des programmes différents » (je la prends pour une affirmation positive) . D’abord, sa base est un pré-supposé sur la vie politique russe. J’en ignore à peu près tout, mais cette base ne me semble pas prouvée. La diversité est peut-être plus grande qu’ici. Cette constatation, si elle est vraie, serait accablant pour notre système politique.

        Ensuite, concernant les droites ici, l’illusion de la diversité est savamment construite, comme nous l’expérimentons tous depuis longtemps. La ‘poubelle’, comme échappatoire, serait très utile. Plus de choix contraints, c’est appréciable. J’ai la conviction que la france en marche arrière n’aurait pas été élue.

        Mais le sujet n’est pas là. Il s’agissait d’un moyen simple de compter ceux qui font l’effort de voter et qui ne veulent pas voter pour un des pseudo-choix en lice. Ils sont régulièrement 30 à 40% des inscrits, au moins. Ils méritent d’être décomptés, c’est-à-dire bénéficier d’une publicité égale aux autres. J’y vois une transparence pédagogique.

        1. Daniel, si j’avoue sans aucune difficulté être pessimiste et si j’ai pour cela quelques menus arguments qui dépassent le seul cadre national, comme le saccage de nos écosystèmes, la chute de la biodiversité et le réchauffement/basculement climatique qui se précise –avec les guerres qui ne manqueront pas de l’accompagner-, je ne vois vraiment pas en quoi je devrais m’en justifier ? Il s’agit de faits, de la réalité contre laquelle nos sociétés vont s’écraser.

          Concernant la vie politique russe, je voulais simplement dire qu’elle était fléchée pour que sorte le nom de Poutine des urnes, tout comme la nôtre est fléchée pour que ce soit le TINA qui soit appliqué, et cela quel que soit le vainqueur des élections.

          Concernant les bulletins blancs, je vous rejoins sur l‘intérêt qu’il y aurait à les décompter, mais je ne vois pas en quoi cela changerait quoi que ça soit au résultat final des élections présidentielles ? La Constitution est claire et la jurisprudence confirme qu’il n’existe pas de taux d’abstention susceptible d’invalider l’élection.

          Cependant la différence essentielle entre ce que je crois comprendre de la proposition « poubelle » et le boycott, est que la première vise à exiger de vraies alternatives programmatiques alors que le second prend acte –après 40 années tout de même- qu’elles sont impossibles dans le système de démocratie dite « représentative » où un euro vaut une voix.

          1. Amen à ce que vous dites et que je partage, sans trop déprimer cependant. Les déconvenues existent et continueront. Pas de quoi abandonner. Nous devons être confiant dans notre capacité à surmonter les difficultés, même si péniblement. Notre condition nous impose de le croire sans défaillance.

            Le vote pour la liste ‘ je n’en veux aucun’ est très différent du vote blanc. Les abstentionnistes sont justement ceux qu’ils faudrait ramener dans l’isoloir. Mes 30 à 40% au moins incluaient les 2.

            Un scénario extrême et légèrement forcé:
            « Qui vous savez » ou « M.A.R. » a été élu avec un chiffre calamiteux. Imaginons que la liste dite ‘poubelle’ attire une bonne partie de ceux qui préféraient antérieurement la pêche à la ligne auxquels s’ajoutent les votes blancs, dans ce cas l’élection de « qui vous savez » aurait été compromise et donc annulée. La droite extrême et l’extrême droite également rejetées. Plus de chantage de règle depuis Chirac. Une grande victoire.

            C’est le principe. Cause simple, grands effets potentiels. La mise en place est extrêmement simple: prévoir une case supplémentaire ou un bulletin de vote en plus.
            Je crois avoir tout dit sur le sujet.

            1. Hélas non, la Constitution est claire, la jurisprudence formelle: même si un seul électeur s’exprimait sur l’ensemble du corps électoral, cela suffirait à valider l’élection du candidat ayant reçu sa voix.

              Mais comme déjà dit, le but du boycott est de délégitimer le futur porte-manteau élyséen et dans cette optique, seule importe d’avoir la plus faible participation possible.

              Ensuite tienne à Dieu et aux instituts de sondage de reconnaitre les leurs et de faire la part des pécheurs et des pêcheurs.

              1. Roberto, vous devenez difficile.

                Si la liste « contre tout » recueille 2 voix, et l’autre 1 voix, l’élection serait annulée. Si c’est l’inverse, l’autre serait élu très légalement.
                J’ai repris votre exemple mais avouez qu’il est extrême.

                Il n’y a pas besoin de changement constitutionnel, particulièrement en France, où les tripatouillages électorales sont à initiative de l’exécutif, moyennant une loi adhoc.

                Il faut simplement que la loi crée une liste fictive destinée à recueillir les votes de ceux qui sont insatisfaits par les propositions des listes réelles.
                Comme cette liste est fictive, si elle recueille une majorité de voix, le vote est annulé mécaniquement.
                Sans aller à cette extrémité, la proportion des insatisfaits se rassemblant sur cette liste fictive indiquera aux partis en lice leurs insuffisances. Là est la pédagogie, de l’électeur vers le parti.

                Il me semble que cette possibilité d’exprimer un vote activement négatif est assez pour ramener des pêcheurs de poissons pollués à l’isoloir.

                Je cause, mais j’ai bien l’impression que votre conviction est faite. Permettez-moi de le déplorer.

                1. Daniel, il vous faut adresser vos reproches à la Constitution car ça n’est pas une question de conviction personnelle mais de loi fondamentale.

                  Si votre liste « contre tout » recueille la majorité, cela ne lui donne aucunement le droit d’annuler le résultat des élections ! Tout juste peut-elle refuser de gouverner -et les constitutionnalistes qui nous liraient nous le confirmeront-, c’est le président du Sénat qui assurerait alors l’intérim du pouvoir dans l’attente de… nouvelles élections, dont on ne voit pas ce qu’elles pourraient apporter de nouveau puisque se tenant toujours dans un cadre « représentatif », c’est-à-dire contrôlées par l’argent.

                  Beaucoup de bruit et de fureur pour pas grand-chose puisque tout le monde est au courant que les gouvernements –quelle que soit leur étiquette- gouvernent contre les populations.

                  Dans ces conditions, ramener dans l’isoloir ceux que vous appelez « les pêcheurs de poissons pollués » serait une aberration totale puisque cela reviendrait à situer le problème dans les programmes alors qu’il est dans le système « représentatif » ou un euro vaut une voix.

                  Et si le but réel du vote « contre tout » est de servir de défouloir au gueux, permettez-moi de douter de l’efficacité de la chose pour enrayer l’effondrement en cours.

                  1
                  1. Roberto,

                    Si vous commencez par faire une erreur de compréhension sur un détail qui se situe à la base de cette nouveauté…

                    « Si votre liste « contre tout » recueille la majorité, cela ne lui donne aucunement le droit d’annuler le résultat des élections ! »:

                    -0- La liste poubelle n’a pas ce pouvoir d’annulation.La loi dispose seule de la condition d’annulation.

                    -1. La pseudo-liste est dépersonnalisée. Elle n’a aucun représentant. Elle est en quelque sorte fictive mais ses effets sont bien réels. Elle est crée par la loi électorale. Elle recueille les voix des votants qui n’approuvent aucune des listes présentes au scrutin.

                    -2. Etant fictive, elle ne peut être élue, bien entendu. Si elle est majoritaire, le scrutin est annulé et il est recommencé.
                    On peut espérer que ce dialogue de l’électeur vers le candidat soit positif.
                    Rien n’empêche de présenter le même programme afin d’avoir l’électeur à la fatigue… mais le risque est le renouvellement de l’annulation.
                    Sans aller à ce cas extrême très improbable, le contenu de la liste poubelle est quand même un indicateur d’insatisfaction par rapport à ce que proposent les impétrants. Les conséquences sont évidentes.

                    Ces dispositions me semblent un pas en avant. Faible, si vous voulez, mais utile.
                    A ce titre, bien que simple, nous n’avons peu de chance de l’importer ou bien, elle sera mise en œuvre de façon telle qu’elle ne présentera aucun intérêt. Quand on veut noyer l’électeur etc… rage.

                    1. Pardonnez-moi Daniel, je n’avais pas compris que la liste « contre tout » ne présentait aucun candidat.

                      Cela met un terme définitif au débat puisque qu’il n’est pas possible en France de présenter aux élections une liste… sans aucun nom !

  23. Nous devons rendre grâce à Dame ELIMINIA … dont le billet nous a permis l’enchaînement des réflexions et commentaires aboutissant , selon moi , au noeud (gordien) du problème… :
     » Tout est dans tout ,tout est un, et tout pourrait être à nous  »
    Sauf que dans la citation.. hélas c’est seulement dans « le royaume des cieux »..!

    Par contre , sur ce blog , aujourd’hui [[et « ad eternam » ??]] :
    https://www.pauljorion.com/blog/2021/05/24/ruffin-doit-il-se-presenter-a-la-presidentielle-par-elimina-kirsch/#comment-849942
    confronté au billet révélateur(et ses six cents commentaires..) :
    https://www.pauljorion.com/blog/2017/04/17/melenchon-ou-hamon-le-pari-irresponsable-et-dangereux-par-cedric-mas/

    1. Otromeros,

      Purée qu’est-ce qu’on s’est marré quand même ! 😀

      Mais cette fois je ne ressers pas les plats. Y m’ont usé les deux clowns Julien Blanc et Auguste Vigneron !

      Comme mon pote 2Casa, cette fois j’arrête ce boulot à la con. Je passe mon tour.

      Seulement presque 5 ans plus tard, le péril n’a fait qu’enfler. Et il va nous péter au pif c’est écrit.

      J’attends la (re)venue de Jésus en mangeant des chips et en buvant de la bière. Vous devriez faire comme moi, après on pourrait se taper un carton et se finir au whisky. Je veux Ruffin dans mon équipe.

      1. Je viens de repasser rapidement… séquence nostalgie… ça parait tellement loin ! Quand on pense aux quantités incommensurables de merde qui ont été déversées sur LFI et Méluche est encore la a 12-13% !!! Même si le non possumus devait éclater au grand jour – qui ne serait qu’une sombre histoire de zezette hors d’âge ou de consentement ou encore de gros sous, car au fond ya que ça de vraiment intolérable… Il y a tant de fouille merde qui bossent 24/24 prêt à vendre père et mère pour un scoop sur Méluche que je suis très sceptique sur le fait qu’un tel non possumus ait pu être tu durant 10 ans – quoiqu’il en soit, s’il sortait à quelque mois des élections, qui y croirait? Mélenchon et la LFI ont tellement été bashé que ça ne ferait pas bcp de monde qui le lâcherait quand bien même ce fut pour Ruffin. Ils lui ont tellement chié dessus qu’ils ont fait de son électorat de base une garde impériale. Ce sont précisément tous ces basheurs qui lui ont donné le manche de la poêle. Si P Jorion parvient à galvaniser quelque chose gageons que ce sera le noyau dur de la LFI contre Ruffin qui je le rappelle n’est pas LFI. Même avec un non possumus révélé, atroce, et en bêton armé il ne parviendra qu’à dégouter un peu plus de monde d’aller aux urnes. C’est pas en décillant la princesse que vous allez la convaincre d’épouser le palefrenier aussi sincère et séduisant fut il…

        4
  24. Pour ceux qui auraient/ont suivi ce fil (fondamental pour la suite…2022) de bout en bout… y compris un survol raisonnable des 600 commentaires rappelés hier à 23h02…

    J’ose LA question « qui tue » … :

    2022. Simulation..toutes choses restées égales par ailleurs…!
    Élections présidentielles françaises. Résultats globaux en % exprimés au 1er tour :
    Par ordre décroissant ( seuls les deux premiers s’affronteront dans un second tour) :

    Marine Le Pen : 23,4 % .
    Jean-Luc Mélenchon : 17,6 % .
    Emmanuel Macron : 17, 4 % .
    ……(suite admise sans intérêt)……

    Position individuelle/de blog pour le second tour?

    1. L’énorme avantage d’un second tour JLM/Lepen c’est qu’on tomberait enfin les masques une bonne fois pour toutes… 😉

      2
      1. Tu sais je pense qu’elle gagnerait. Elle est moins dangereuse pour les affaires et pour le capital un peu d’ordre ne fait jamais de mal dans la société…

        C’est pour cela que c’est grave !

        1
        1. C’est sur qu’avec Faure Roussel Jadot et Castaner qui viendraient appeler à faire barrage c’est pas gagné… 🙂

          1
        2. Par contre je ne pense pas que Lepen soit synonyme d’un peu d’ordre, bien au contraire… Je crois que bcp de monde ne demande qu’à se trouver un prétexte de résistance un tant soit peu étayé moralement pour tout envoyer bouler… Furry room oblige.

          1. Furry room ?

            Mon chou, tu viens de passer plus de 1 an 1/2 avec des rues vides, des couvre feux respectés à 98,5%, des gens qu’on enferme facilement. Et juste avant des LBD, des intimidations, des coups de matraques, alors envoyer tout bouler sans canons comme en 1871, tu repasseras je pense.

            Je pense que tu te trompes. Il est plus facile de courber l’échine que de bomber le torse, gravité oblige.

            1
    2. Messieur Harris et Interactive ne sont pas d’accord avec vous :
      Marine 27%
      Manu 25%
      et Jean-Luc 13%
      (+ les copains : Anne 6%, Yannick 6%, Nathalie, Fabien et Philippe 3% = 28%)
      http://www.lecentrisme.com/2021/05/presidentielle-2022-sondage-macron-25_27.html
      Va falloir une sacrée union de la Gauche !
      Mettre François à la place de Jean-Luc, ça ramènerait plus de monde ?
      Notez bien que c’est Monsieur « Challenges » qui paye le sondage, on sait déjà pour qui va (faire) voter le CAC 40.

      1. Un an avant les élections de 2017 JLM partait de beaucoup plus bas.
        Ce sondage est plutôt encourageant . . . !

    3. Position individuelle/de blog pour le second tour?
      …?…
      Tiens , il faudrait peut-être décoder.. :
      Alors.. Le Pen ou Mélenchon ..?
      Que recommanderaient les « de gauche » de ce blog…?
      Classons-les en deux catégories..
      1)les pros ou indifférents à JLMélenchon … on peut penser que , puisque « de gauche » , ils s’exprimeraient en faveur de JLMélenchon..
      2)les anti-JLMélenchon , bien que « de gauche »… se sont-ils posé la question..?
      Les voici , événement d’une probabilité raisonnable , confrontés à une conséquence potentielle de leur « logiciel de pensée »… QUE recommander ?? … une personnalité indéniablement BRUN FONCÉ vs une personnalité qu’ils estiment ROUGE/BRUN…
      Serait-ce au moins un dilemme?
      ((Bien entendu l’abstention n’est pas envisageable..))

      1. Tiens , tant qu’on y est , …et les « pas vraiment , ni même pas du tout de gauche » ..et les « ni/ni » …qu’est-ce qu’ils feraient , eux??

          1. Toi Cloclo, l’homme épris de liberté, tu réponds à ce questionnaire où les réponses sont déjà données ?
            Ou alors c’était de l’humour …

              1. Non, pas gêné, seulement surpris, venant de toi, par cette ferveur subite pour le candidat Mélenchon, surtout, que tu disais ne pas voter, sauf erreur de ma part.
                Qu’est-ce qui motive ce changement ?

                1. Aucun changement dans le réel car la configuration ne sera pas celle là, je répondais à ce petit problème posé par notre ami otremeros :

                  « Alors.. Le Pen ou Mélenchon ..?
                  Que recommanderaient les “de gauche” de ce blog…? »

                  Avec la condition suivante : ((Bien entendu l’abstention n’est pas envisageable..))

                  Pas toi tu voterais Lepen ?

                  Pareil dans le cas Macron/JLM, je vote JLM sans me pincer le nez et avec joie. Idem, JLM/Jadot, JLM/ Faure; JLM/ droite je vote JLM.

                  JLM contre n’importe qui plus à droite, je vote JLM sans me pincer le nez et avec joie ! 😀

                  En revanche match

                  JLM/Ruffin, je vote Ruffin
                  JLM/Poutou, je vote Poutou.

                  JLM contre ma grand mère je vote ma grand mère la sainte femme !

                  Tu ne veux pas jouer simplement amicalement à ce petit jeu ?

                  1. Quand a être surpris de mon vote pour JLM, je t’invite à relire les 600 messages plus haut de 2017…. Je ne vois pas où est ta surprise.

                    1. Tout est plus clair. 🙂
                      Ce n’est pas toi qui me gênait, mais le questionnaire orienté (sans choix Ruffin etc …)

                    2. @P-Y D. (28/5 à 18h13) écrit , en réponse à CloClo :
                      … »Ce n’est pas toi qui me gênait, mais le questionnaire orienté (sans choix Ruffin etc …) « .

                      Brièvement , puisque vous semblez persister dans cette analyse de (ma) la question (très sérieuse) posée… :

                      A mon estime vous avez lu trop rapidement… ((= il n’y a pas de « questionnaire orienté »..))
                      En effet , je propose à ceux qui ont… NON SEULEMENT lu et commenté le fil actuel d’ELIMINIA , …MAIS AUSSI le billet-ancêtre : « 4 ans déjà » , avec ses SIX CENTS commentaires (( https://www.pauljorion.com/blog/2017/04/17/melenchon-ou-hamon-le-pari-irresponsable-et-dangereux-par-cedric-mas/#comments )) d’envisager MA SIMULATION du résultat du premier tour des présidentielles 2022 en France (pas au Vénézuéla) amenant (probabilité loin d’être nulle) au second tour Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon ..!
                      Y « conseille » quoi le blog.. par la voix de P.Jorion..?
                      Que prônent les « réputés/affirmés de gauche » commentateurs..? En particulier les « déclarés anti-JLM mordicus »..?

                      En réalité , moi vouloir savoir si « l’eau a coulé sous les ponts » ou si le « paquet 2017 précédent » ne bouge pas d’un iota…auquel cas il « leur » reste le choix entre la pêche à la ligne.. et.. le vote MLP ..!!
                      « Impossible n’est pas français ». (paraît-il)
                      ((NB : aucun doute qu’à cette occasion JLM ne lèvera même pas un sourcil pour « arranger » les choses..=noyer le poisson))

      2. Désolé de casser les rêves, aucun doute que le pilonnage de ce qu’on appelait jadis le Capital, voire les 200 familles, https://www.challenges.fr/france/les-200-familles-mythe-persistant_718692 (Ruffin encore) ferait suffisamment de dégâts pour que la famille Le Pen écrase LFI sans recomptage !
        Si l’opération dédiabolisation du FN a marché (Vive l’Europe et vive l’Euro) la diabolisation du bonhomme qui s’est pris un instant pour la République a bien marché aussi. Lacan remarquait que si un homme qui se croit un roi est fou, un roi qui se croit un roi ne l’est pas moins. Mais un Jupitérien, c’est quoi alors ? Suivre la descendance du fondateur de la dynastie Le Pen c’est quoi alors ?

        Le sujet n’est pas la tête d’affiche mais la pénétration dans les consciences de messages qui devraient un jour finir par l’emporter contre tout ce à quoi ils obvient.

  25. Les commentaires se raréfient, c’est dommage. Je relance une pièce dans la machine où plutôt deux,
    Puisque ni Melenchon ni Ruffin ne semblent l’emporter Haut la main je propose :
    François Boulo
    Delphine Batho
    Guillaume Erner
    Barbara Stiegler
    Hanouna.
    « Faites vos jeux, rien ne va plus » !

    1. Les commentaires se raréfient ? Il y en a encore un gros à venir (il m’a été promis tout à l’heure) 😉 Et puis moi, je n’ai encore rien dit. Vous croyez vraiment que je n’aie rien à dire à ce sujet ?

        1. Certains ont déjà épuisé pas mal de leurs munitions à défendre un candidat qui n’est arrivé à rien, et qui n’arrivera à rien.

          Les mêmes font le bilan de la discussion qui a eu lieu ici jusqu’à présent comme un « match nul » entre François Ruffin et leur candidat.

          Un match nul ? Pourquoi pas, cela veut dire qu’ils ont encore le moral et tant mieux pour eux : à leur place, je n’en mènerais pas large.

          1. « défendre un candidat qui n’est arrivé à rien, et qui n’arrivera à rien. » Cela m’étonnerait que vous parliez de Lassalle ou de Hamon, ou de Place Publique, là. D’autant que vous dites ne pas encore vous être exprimé.
            Donc ce candidat qui a porté une nouvelle gauche à 20 %, dans un mouchoir de poche avec la droite traditionnelle et l’extrême droite c’est injuste de dire qu’il n’est arrivé à rien. Au moment où le PS allait à rien, au tapis, pour des raisons qu’il faut ne pas ignorer. (D’autant que Valls annonce son grand retour d’enfumage).
            Le défaut de la 5e République (merci d’avoir corrigé), c’est de montrer des hommes (des héros dominants) à la place des idées, pour donner une « image de la France » fantasmée au moment où le sang des rwandais est (devrait être) sur toutes les mains.
            Pour cette raison là, (autant que d’autres explicitées dans les commentaires), « Ruffin à la présidentielle » n’est pas seulement une mauvaise question, une question pernicieuse, mais une question-écran. INDEPENDAMMENT de 2022, que faire ? ET SUITE à 2022, que faire pour encadrer l’élu, et les conflits qui parcourent la société ?

            3
            1. chabian
              Il s’agit de 2022 justement, c’est une élection présidentielle, c’est la loi du genre qu’il faille porter d’abord le questionnement sur un candidat, c’est le candidat qui porte le programme, l’élan, une dynamique qui ensuite, peut-être, produira les effets attendus.
              Pas possible de brûler les étapes et de faire le coup d’après avant d’avoir franchi cette première étape.
              Ruffin ne fait donc écran à rien du tout dans l’immédiat.
              La seule question pertinente c’est : Ruffin doit-il ou ne doit-il pas être candidat ?

              1. PYD : « La seule question pertinente c’est : Ruffin doit-il ou ne doit-il pas être candidat ? »,

                Allons bon, pourquoi pas au doigt et à l’œil ? Votre « doit », serait un devoir, et au nom de quoi ? sauver la France ? l’espèce humaine ? Mais pourquoi voudriez vous qu’il en ait plus envie que Piketty ?
                C’est un acte de se déclarer candidat, de la même façon qu’il existe un tas d’autres façons de se déclarer quelque chose. Un pronunciamiento ça semble se traduire (mal) par « déclaration ».

                La seule question pertinente c’est : mais qu’est-ce que JLM a fait ou n’a pas fait à Paul Jorion qui justifie sa campagne ?

                4
                1. Rosebud,
                  ça c’est une autre question … à laquelle il ne m’appartient pas de répondre puisqu’elle concerne P. Jorion.

                  Je suis d’accord avec vous sur le fait que cela concerne d’abord Ruffin.
                  Il faut qu’il en est le désir.
                  Le « doit » c’est ce qui nous concerne, nous, en tant que supporters déclarés, ou pas.
                  Je n’en fais pas une affaire morale.
                  Je disais, il faut qu’il en est le désir, mais pas que, il y a eu des cas dans l’histoire où des hommes ou des femmes se sont lancés dans une bataille, entrainés par une dynamique qui les dépassaient, et qu’ils acceptaient.
                  Perso, je pense si Ruffin en a vraiment le désir, il ira et y mettra toute son énergie, on est pas dans le même cas de figure que Piketty, qui lui ne voulait pas y aller.

                  1. « il faut qu’il en est le désir » écrivez vous…
                    C’est différent d’ « avoir » le désir.
                    « Être le désir », c’est pour rendre « service » à l’autre, se mouler dans son désir, le votre celui de Jorion…le fond de commerce des pratiques S.M. pour la plus emblématique.
                    « il faut qu’il en ait le désir » ça se verrait et sa se saurait ! Dans une dizaine peut-être…

          2. Si l’on juge par le nombre de personnes qui ont fait un billet favorable à la candidature de François Ruffin je pense que le résultat est plutôt clair dans le contexte du blog.

          3. « Certains ont déjà épuisé pas mal de leurs munitions à défendre un candidat qui n’est arrivé à rien, et qui n’arrivera à rien.  »
            Celà ne vous fait il pas penser à Macron ?

            C’est vrai il n’est pas (encore) candidat.

            1
    2. « Faites vos jeux, rien ne va plus », votre approche sent le casino ou les jeux du cirque. Après boulot, bateau, vous avez raté métro et dodo.😂😂😂

      1

Les commentaires sont fermés.