164 réflexions sur « Vidéo – Retard de la France sur les US : 2 ou 7 ans ? »

  1. Sur la question de Manu Macron devenant le chevalier de la gauche, l’ami des Zad, du CNR et des gilets jaunes, oui, pourquoi pas en effet.

    Mais il faudrait pour cela des conditions de température et de pression historiques, sociales, politiques telles que beaucoup d’autres personnes alors, pourraient faire le job ( et mieux )

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  2. Si vous voulez que votre message se diffuse le plus largement possible, il ne faut pas faire du Paul Jorion : pas digressions, du rythme, un ton pêchu et pas improvisé mais ou chaque mot est pensé. Ne changez rien à votre format habituel, il est parfait. Soit vous faites une vidéo spéciale, soit vous acceptez qu’elle reste confidentielle quitte à inspirer des personnes plus axées dans la communication…

  3. Il est clair que l’an prochain sera décisif.
    Il est clair que nos choix (voter ou non ? pour qui ?) détermineront comment sortir de la bifurcation historique qui va s’ouvrir.
    Il est clair que nul ne peut prévoir où en sera le fléau de Covid-19 qui s’est abattu sur la terre : terminé, atténué ou amplifié ? Il est éclairant de se souvenir de la sortie du 1er confinement en 2020 : les jours heureux commençaient.

    Savoir si nous aurons à nouveau un choix impossible (la peste ou le choléra) n’est pas encore clair. Il faut insister, seule une méconnaissance de ces fléaux du passé nous empêche de comprendre le sens profond de cette locution. En effet peste ou choléra étaient de terribles pandémies incurables d’où l’expression d’un choix irrecevable ou impensable. Mais de nos jours les deux sont devenus des maladies curables et d’aucuns peuvent penser qu’il nous serait loisible de préférer des diarrhées effroyables à des bubons purulents, ce qui implique un contre-sens potentiellement néfaste : non un fascisme en col blanc n’a rien de mieux qu’en col bleu. Comme vient de le prouver ces années éprouvantes vécues sous Macron, où l’incompétence et la destruction ont rivalisé avec le mépris de classe, la répression, un racisme soft, le triomphe du gorafisme (merci F. Lordon) etc.

    Trèves de joyeusetés ! Reparlons des choses sérieuses, des enjeux vitaux.
    Il est clair que subir le fascisme (type trumpisme) est effroyable et que comme le souligne P. Jorion, nul ne peut être assuré qu’une telle expérience peut s’achever dans les limites d’un mandat. Comme lui, je crois que la personne qui peut émerger pour nous unir ne peut venir des compétitons d’egos mais préférablement du peuple ─ mais là encore non sans risque car on voit surgir de drôles de zozos comme Zelenski en Ukraine ou éventuellement des gens comme Bigard ou Raoult en France.
    Éviter le duel fatidique Macron/Le Pen pourrait également se faire selon l’idée assez géniale de l’héroïque Alexandre Navalny : le « vote intelligent » [https://www.la-croix.com/Monde/A-Novosibirsk-traces-dAlexei-Navalny-2020-09-10-1201113290 ] . En gros, on vote pour tout candidat autre que ceux de Poutine. Transposé en France, en remplaçant Poutine par la créature bifrons Macronlepen, ça signifierait de concentrer nos votes sur n’importe qui. Mais bon j’avoue que si ça peut être quelqu’un d’acceptable comme M. Lassalle voter Jadot, Bertrand ou Hidalgo, moi, j’aurais malgré tout bien du mal… Le sens du devoir a des limites…

    On revient à la case départ et on doit tout envisager, y compris la proposition de P. Jorion sur Macron candidat de la gauche. Elle implique la rédemption, le Chemin de Damas ou autre torsion d’une âme dans des circonstances exceptionnelles. L’Histoire en offre des exemples rares mais de premier plan. Il semble ainsi qu’un Démocrate conservateur, élu d’un paradis fiscal (Delaware) est devenu un nouveau Roosevelt, et il suffit de se rappeler que Churchill avant d’être ce leader inoubliable conte le nazisme fut un « impérialiste anglais » avec tout ce qui s’en suit (colonialisme et racisme …)

    Reconsidérons le cas Macron. Après Chirac, un président aimable qui eut au moins le mérite de résister pour la guerre en Irak mais qui se vautra deux fois dans la trahison de ses électeurs ( en 1995 avec la « fracture sociale » gérée par Jupé et en 2002 en oubliant une union nationale implicite contre Le Pen), on a donc subi successivement trois présidents peu aimables dans des styles différents : du « casse-toi pauv’ con » au « pognon de dingue » en passant par les « sans-dents ». Dans une parfaite continuité, ils se sont efforcés de rattraper notre retard sur le thatchérisme. Le dernier des trois s’est rendu odieux à une majorité de gens et non sans raison. Inutile de redire sur lui en moins bien ce que dit avec fougue et talent François Ruffin.

    Alors par hypothèse, comment confirmer son tournant vers la gauche pour qu’ensuite le peuple de gauche vote pour lui ? Il y a une solution très simple ! Désormais, ce politicien ayant démontré qu’il n’a strictement aucune parole (cf. le déplorable épisode de la Convention sur le climat) doit prouver par des ACTES : les actes doivent devancer les paroles ! Et cela avant les élections de 2022.

    Il devrait donc le plus rapidement possible constituer un nouveau gouvernement en virant des Darmanain ou Le Maire et mettre en place des mesures analogues à celles de Biden. L’autre jour à France-Inter Th. Piketty proposait que la France impose un nouveau taux d’imposition sur les sociétés avant l’UE. Il y a bien d’autres mesures à prendre immédiatement (sur les néocotinoïdes, sur les retraites etc.) qui marqueraient favorablement les électeurs de gauche et les anciens électeurs de gauche ayant malheureusement en vue un vote RN. N’oublions jamais qu’en Pologne le répugnant parti PIS a redistribué du fric avec des allocations, dans les campagnes délaissées par les glorieux libéraux pro-Européens de Tusk.
    On a vu ce que les promesses de Hollande ont donné ; on a vu avec le beau discours de Toulon avec Sarkozy. On a vu En Marche se transformer en instrument d’abaissement démocratique jamais vu. Nous ne voulons plus être grugés.
    Alors, c’est clair. Si Macron agit avec des mesures concrètement à gauche, et ça va sans dire, pas avec saupoudrages sociétaux ou actions à visée marketing (*), mais ayant des effets véritables à court et moyen terme, alors ce serait une option envisageable.
    Mais qui peut y croire ?
    Pour ma part, même si en amateur de SF, de fantastique et d’univers parallèles, j’accepte toutes hypothèses avec les conditions susdites, je crois plus urgent que l’on dégage nos « chers leaders », petits ou grands, et que nous nous unissions à la base pour faire émerger des personnalités dont une se sacrifiera pour se présenter à l’élection et nous aider à nous sortir nous-même de notre servitude volontaire.

    (*) – Exemple : supprimer l’ENA ? Pure démagogie POPULISTE. Il suffisait d’interdire le pantouflage et les allers-retours entre privé et cabinets ministériels ou autre haute fonction publique.

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    1. Zut pour mon lapsus calami : lire Alexeï Navalny et non Alexandre N. … comme Alexandre Nevski, télescopage de héros russes… ?

    2. Le Rassemblement National reste dans l’Europe et dans l’euro, donc présentable, c’est ce qui importe pour la bourgeoisie pour parler comme dans le temps ! Contrairement à Lordon qui traite Macron de cinglé, c’est le propre du centrisme qui se revendique ni de droite ni de gauche, de ne pouvoir faire autrement que gouverner à gauche parfois, à droite d’autres fois, en général sur les mœurs plutôt à gauche, sur l’économie politique toujours à droite. Par définition le centre sur une surface, même en éventail c’est mince, donc l’équilibre est instable et ça balance au gré du vent de l’actualité.

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  4. Il me semble que nous continuons à voir les élections avec le regard du XXème siècle. Comme s’il y avait encore des « appareils » politiques, des structures organisées, hiérarchisées avec des cellules ou des fédérations locales. C’est de ces « appareils » que sortaient autrefois des candidats. Mais s’il n’y a plus d’appareils ?
    Macron et son (pseudo) mouvement en sont une bonne illustration avec des gens qui s’inscrivent par dizaine sur un programme et derrière un homme. Et voilà que l’homme, une fois élu, n’en fait qu’à son bon plaisir. Tout le mouvement macronnien s’éfiloche et part en lambeaux.
    Au delà des hommes, il me semble que c’est tout une mécanique, celle des partis politiques du XXème siècle, qui ne fonctionne plus !

    1. Le Manu a pris son envol vers les foyers de la classe moyenne sur des premières pages en papier glacés de journaux people. Comment ne pas s’en souvenir !
      Puis vinrent les médias sociaux, ses hurlements dans l’arène, son concept purificateur du mouvement, ses assemblées citoyennes etc..
      La promotion du produit « président Micron » finalise l’ère du consumérisme en liquidant la classe politique vautrée dans son confort poussiéreux.
      S’ouvre une nouvelle ère, celle du consommateur investisseur qui va remplacer le citoyen. L’inflation des produits financiers rend caduque l’épargne. Les taux négatifs vont faire pulluler des investissements sur tous les biens matériels et immatériels accessibles à toutes les bourses. Les capitalistes ont bien compris comment dissoudre les économies des citoyens, en les forçant à devenir des rentiers de leur casino planétaire.
      Sur la http://www.rts.ch, ce matin il y a un article sur les Ouïghoure et un autre sur « Les raisins de la colère » de Steinbeck.
      L’épisode qui s’annonce n’aura rien à leur envier.

  5. Après Macron pis-aller pour faire barrage au fascisme, Macron fédérateur de la Gauche , toujours pour la même raison , mais en mieux . Gageons que Brigitte notre mère à tous saura l’influencer dans ce sens . En attendant on pourra rebaptiser LREM en  » A Gauche Toute, Marche !  » ( AGTM, c’est pas mal je trouve )

  6. Bonsoir,

    Très intéressant comme analyse, mais le problème de la gauche en France, c’est en réalité l’Europe et les dogmes néolibéraux qui empêcheront toute politique de relance véritable et tout changement de cap. Sans parler d’implosion de l’Europe ou de Frexit (ce qui est en réalité la même chose), il va falloir être capable d’un bras de fer permettant la mise en place de la politique que vous décrivez.
    Donc, de façon claire, quelle est votre position sur le point que je viens d’évoquer ? Comment parvenir à sortir de cette ornière, comment imposer une politique keynésienne dans une Europe néolibérale ? Pour le moment, c’est une question de nature aporétique…

    1. « comment imposer une politique keynésienne dans une Europe néolibérale ? »

      Faire d’une Europe néolibérale, une Europe keynésienne.

      Le problème n’est pas plus compliqué – il l’est peut-être moins – qu’aux États-Unis.

      1. Le problème est qu’aux USA, le changement peut-être porté par la volonté d’un seul homme, alors qu’en Europe, la volonté d’un individu peut bloquer l’initiative de tous les autres… Je suis malheureusement beaucoup plus pessimiste que vous…

        1. L’Allemagne va avoir besoin à moyen et long terme d’une politique Keynésienne , pour sortir de son modèle rendu caduque par l’émancipation et la montée en puissance économique d’autres pays anciens ( Chine principalement ) ou émergents . Mais je ne sais pas avec qui elle aura envie et intérêt de la jouer . L’Europe , enfin des peuples parce que keynésienne , semble l’issue la plus simple et la plus souhaitable .

          Aux aléas de parcours près , y compris écologiques , climatiques , migratoires et de violences sociales  » internes  » .

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  7. L’ennui avec cette pratique de primaire c’est justement d’avoir été importée des États Unis et de s’en trouver contaminé. Les électeurs éclairés de gauche après de nombreuses années de diversions idéologiques ne dépassent pas le quart des électeurs. Le travail de propagande éducative et les alliances que LFI avait développés en 2017 avait permis à la gauche 20 %. On ne saurait dire que ce blog avait soutenu l’affaire qui aurait été cuite au second tour de toute façon, droite et extrême droite sont majoritaires. Continuer à tirer sur une ambulance fusse t-elle de gauche, pour rêver d’un Macron virant sa cuti est dans la continuité des positions dominantes de ce blog en 2017, même si quelques trolls ont disparu.

    Quand aux affaires d’égo, j’ai le souvenir d’une poignée de main d’Hamon qui a manifestement produit quelque effet, et le culte de la personnalité dans les appareils d’États comme d’entreprise, d’associations diverses etc. ne fonctionne qu’avec les mécanismes que Lebon puis Freud ont éclairés et dont on ne saurait se passer (il suffit de fréquenter ce blog comme échantillon social), c’est plutôt – au service de quoi sont-ils mis en branle ? qui est le problème, donc retour au programme et à la pédagogie de la raison et de ses rapports de force persuasifs.

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  8. Comme vous le savez tous je carbure à plein de substances licites et moins licites, et ce qui m’intéresse se trouve très exactement entre les oreilles, cette manière d’être là, à s’occuper de divertissements assez stupides au milieu de processus physico-chimique totalement délirants tant à l’échelle quantique que macroscopique. Je suis fou, et je le sais. J’oublie trop souvent où je suis et ce que je suis, emporté par le délire habituel qui nous berce tous.

    Bon sinon, nous sommes DEJA gouverné par l’extrême droite en fRance, elle est seulement polie, souriante et cultivée, presque In et libérale. Elle s’est mise à la mode et dans son temps, faut-il être de naïveté confondante pour la voir encore avec des chemises brune et des portraits de maréchal au mur, éructant sa haine à la face du basané et du juif. Facho chic, avec cravate et mocassins, parlant anglais et ouvert sur le Monde, elle ferme ses frontières aux migrants, et parc ceux qui rentrent dans des camps ou les chasses comme des bêtes dans la nature, laisse des millions de gens dans la précarité, envoie sa milice en uniforme contre ceux qui manifestent pour les réprimer violemment, laisse ses juges sanctionner tous les jours tous les paumés de la vie sans jamais les aider vraiment, achète ses élections à grand renfort de pognon, répand l’esprit de compétition, de sélection, d’efficacité, de productivité, d’excellence, dans les têtes car il faut soit disant gagner la guerre économique mondiale.

    Or il y a seulement deux camps, les résistants à l’oppression adepte de la réalité et les collabos actifs ou passifs qui se complaisent dans ce délire ou n’arrivent pas à s’en extraire et y retombent dès que le voile du divertissement semble se crever. Choisi le tien camarade.

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    1. Non cloclo, les années folles c’était aussi le top du facho-chic… Les milices et les portraits de Maréchal (sic!) c’est encore à venir… Le pire n’est jamais ni certain, ni décevant… Tu te radicalise juste un peu tôt. A trop prendre de substances le risque est de vivre dans la prémonition, je crois que c’est en parti ce qui m’a conduit à cesser ; sentir ce qui va arriver sans pour autant rien y pouvoir (en fait on ne peu même pas formaliser la sensation par la pensée on a juste un mal être ou un bien être inexplicable) c’est finalement très désagréable (surtout quand on prend de l’âge et que le gros du bon est désormais derrière nous…), quand on en prend conscience…. Après reste les fulgurances, ces révélations aussi instantanées que puissantes qui nous révèlent le monde depuis un autre angle de vue, comme depuis une autre paire d’yeux, mais elles sont sommes toutes fort peu nombreuses et il me semble qu’elles sont aussi biaisées que notre expérience du réel propre. J’ai tendance à croire qu’elles sont juste empruntées quelques nanosecondes à un autre être vivant (ou pas… j’ai eu une expérience avec les pierres d’une plage d’Almeria un jour sous mix psylos/rachacha/charras… sans parler de la fourmi, des arbres ou des amis dans le même état avec lesquels tu te passe carrément de mots pour partir dans un immense fou rire ou pour tout casser dans une folie furieuse…). Ça rend juste perméable à tout un tas de truc qui au final ne sont que fort peu utiles (en tous cas dans le monde actuel) et le cout est vraiment cher, trop cher… et encore, j’ai jamais rien pris de synthétique, c’est peut-être pour ça que je suis encore là pour en parler…

    1. Salut Hervé,

      Et oui, nous sommes depuis des années dirigés par des gouvernements d’extrême droite, selon tous les critères permettant de les classifier ainsi, mais on agite le chiffon brun de la grande mythologie classique de la main gauche pour qu’on ne regarde pas les mesures et les actions totalement discriminantes et violentes organisées par la main droite qui se répand dans toute la société et que une partie de la population, qui compte et pèse, fait mine ou semblant de ne pas voir, en changeant le sens des mots. Ce peuple là n’a rien à envier à celui de l’Allemagne nazi, il vient applaudir à la même comédie, au même cinéma grotesques de pantins abrutis bouffis par leurs ambitions tant que leurs privilèges sont préservés et leurs illusions renforcées. Quand la voilée de bois vert va tomber sur eux et déssiller leurs yeux, on verra les mêmes bouffons dire qu’ils ne savaient pas. Alors que ce sont tous des criminels.

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        1. bonjour
          question annexe à vous qui êtes un proche du pouvoir maison. Qui coupe les têtes là haut ???
          cordialement

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