En une de Paris Match : Mélenchon et Ruffin au camping ? par Thomas Saupique

Durant mes récentes recherches sur les crises républicaines françaises marquantes, je remontai le temps et tombai sur l’Affaire Dreyfus. Affaire à tiroirs tellement notable dans l’histoire de la nation qu’un jeu de l’oie (!) fut crée pour en retracer les différents rebondissements.

je crois qu’il faudrait inventer un jeu de l’oie pour démocratiser de manière ludique la notion de « privatisation de l’espace public ». Ou un jeu de 7 familles puisqu’il y existe essentiellement sept groupes qui règnent sur les principaux canaux, pourvoyeurs d’information. La famille Bolloré et le groupe du même nom étant aujourd’hui le cas le plus spectaculaire de concentration médiatique.

« Dans la famille Bolloré je demande le groupe Lagardère ! Paris Match, le Journal du Dimanche, Europe 1 ou encore les maisons d’éditions Hachette, Grasset, Fayard, Calmann-Levy. Bonne pioche ? Je continue dans la même famille et demande Vivendi ! C8, Cnews, Canal+, Gala, Voici, Télé Loisirs, les éditions Plon, Robert Laffont, Nathan, Havas pour la publicité … et j’en oublie !

Un jeu qui permettrait aussi de faire de la pédagogie sur l’hégémonie culturelle ambiante : à savoir le règne de “l’infotainment”, savant mélange de sport et de politique spectacle. Deux Sujets de nos jours traités similairement par des commentateurs interchangeables, de Pascal Praud à Daniel Riolo, du foot à l’info. Décortiquant les petites phrases et livrant leurs analyses tactiques, parlant aussi doctement du ballon rond que de la dernière mobilisation sociale ils sont omniprésents. Le nombre de blessés, d’incarcérations et de manifestants remplaçant le nombre de buts, les déclarations de Macron, Le Pen ou Mélenchon, celles des entraineurs. Quant aux joueurs ? Ce sont les citoyens ou les syndicalistes dont il est de bon ton d’aller recueillir quelques brefs propos en tête de manif ou en queue de peloton…

Match de foot entre deux équipes ou confrontation entre le gouvernement et son opposition : l’objectif est de créer l’intérêt du public pour voir l’argent des annonceurs rentrer. La mécanique du sport a donc été dupliquée ce qui revient d’ailleurs moins cher que de payer le noble travail d’une rédaction. Pour économiser ce qu’il faut ce sont des commentateurs qui rendent la politique plus rythmée, des « grandes gueules » pour ne pas les nommer. La conséquence est de rendre le citoyen passif. Il devient doucement spectateur de ces commentateurs qui s’invectivent sur les plateaux télé et il perd de vue les véritables sujets. Un patron de chaîne d’info privée nous l’a bien expliquée : le but c’est de vendre du temps de cerveau humain disponible pas de nous libérer.

Il n’existe alors plus rien du temps d’Hubert Beuve-Méry où les propriétaires de journaux étaient détachés de toutes autres activités économiques. Les ordonnances de 1944 sur la presse avaient pourtant bien du sens : elles protégeaient le 4e pouvoir de tomber dans des conflits d’intérêts anti-démocratiques. Mais voilà, plutôt que de laisser les journaux faire faillite et se réinventer, les gouvernements ont cru bon de laisser les industriels de tout bord les sauver. A la bonne heure : ils les ont transformés en vaches à lait publicitaire et de précieux alliés pour régner sur leurs affaires. En effet, quoi de mieux qu’un média pour négocier en coulisse avec d’ambitieux candidats et leur offrir une généreuse visibilité médiatique – ou les priver de cet indispensable sésame. C’est sûr qu’on est pas prêt de voir ni Mélenchon ni Ruffin en maillot de bain à la plage ou au camping, faire la une de Paris Match comme Sarkozy, Hollande et Macron l’ont fait docilement tour à tour… Ceci explique pourquoi nous nous retrouvons toujours avec des chefs d’état sans aucune vision pour la nation. Ils sont inévitablement adoubés par le secteur privé qui se partage en sept familles tous les plus influents médias.

Vous noterez que dans la presse les journalistes sportifs usent désormais du terme « Groupama Stadium » pour désigner le stade de l’Olympique Lyonnais et « Orange Vélodrome » pour celui de Marseille. Zemmour à qui l’on prête un esprit taquin, apprécierait j’en suis sûr que l’on accole à son nom ses sponsors privés dès que l’on parle de lui : Dassault et Bolloré. Car oui Dassault Bolloré Zemmour vend ses talents de chroniqueur plateau au plus offrants depuis plus de 20 ans maintenant. Il court matin et soir d’un micro à un autre pour encaisser sa pige. Mercenaire zélé, il flingue n’importe quel invité. Avec son coéquipier Naulleau sur le service public ils en ont ridiculisé plus d’un, pour le plaisir des spectateurs endormis sur leur canapé. D’une saison à l’autre, Dassault Bolloré Zemmour fut transféré plusieurs fois, souvenez-vous : France 2, Itélé, Paris Première, RTL, M6, CNews et j’en oublie sûrement. Cependant Serge Dassault jusqu’à sa mort l’aura toujours souhaité près de lui, au Figaro. Faut-il rappeler que malheureusement la provocation fait toujours encore vendre davantage de papier que l’investigation ?

Comme tout chroniqueur talentueux, parfois il s’emporte. Dassault Bolloré Zemmour a reçu trois condamnations… Mais Zidane lui aussi a bien pris quelques cartons ! Par contre comme toujours, lorsqu’il s’agit d’argent le jeu devient sérieux. Dans le milieu de la télé comme du foot, pour rester à l’antenne comme sur le terrain mieux vaut se la boucler sur les pratiques douteuses du métier.

Dassault et Bolloré, ce sont des contrats dont les montants se chiffrent en milliards avec différents gouvernements Français, Africains, du Proche et du Moyen-Orient. Donc comprenons bien que le petit Eric Zemmour c’est une danseuse de salon, grassement payée pour donner l’ivresse du contrôle de l’opinion publique et le frisson du pouvoir à ses patrons. Quant à sa frousse du grand remplacement de nos églises par des mosquées, ce n’est pas en confiant les rênes du pays à Dassault, Bolloré et Zemmour que l’on va enfin faire respecter la laïcité dans notre pays. Car les mosquées c’est Bouygues, un confrère propriétaire de LCI qui les construit. Et puis notez bien que dans les grands groupes privés, ils les aiment les communautés d’immigrés : ce sont parmi eux qu’ils recrutent celles et ceux qui travaillent pour le Smic et sans se syndiquer. C’est précisément grâce à cette main d’oeuvre peu éduquée que se font les économies qui payent la rente des actionnaires. N’allez pas les mettre dehors ou vous n’aurez que des grèves, vous diront les grands patrons ! Ils sont la concurrence qui fait taire les employés.

« Dassault Bolloré Zemmour » président, c’est l’histoire de Trump qui se répète. Ils sont tous les deux le même symptôme d’un mal plus profond : celui de la privatisation et de la personnification de l’espace médiatique autour de vedettes du petit écran. Donald aussi créa sa notoriété de toute pièce grâce aux médias privés. Ce sont des candidats opportunistes, ayant grandi hors-sol sans aucune expérience du jeu collectif nécéssaire pour gouverner un pays. Ils n’ont pas appris la nécessité du compromis ou du consensus propre à la vie d’un parti politique. Ils sont déconnectés de la réalité de terrain et paralysés dans une posture extrémiste, polarisante et dangereuse. Ayant seulement une image et des slogans offensifs à revendre. Aucun programme sérieux, juste de l’huile sur le feu. Des personnalités libres de toutes contraintes d’appareils. Des francs-tireurs, des mercenaires qui n’existent que dans un système médiatique où le moindre mètre carré à été privatisé. Ce sont des mauvaises herbes dont les ténors de la politique vont avoir bien du mal à se débarrasser.

Ni le chroniqueur télé “vendu” ni le président banquier “patron” ne font un honnête constat : notre vieille République s’est lentement transformée en un triste marché dominé par 7 familles qui font la loi.

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56 réflexions sur « En une de Paris Match : Mélenchon et Ruffin au camping ? par Thomas Saupique »

  1. L’excellence ! Merci.
    Juste un petit désaccord, Zemmour et cie, mercenaire oui mais pas franc-tireur
    « Celui qui fait partie d’un corps franc organisé pendant une guerre pour combattre parallèlement avec l’armée régulière ».
    « Personne qui, appartenant ou non à un groupement, à un parti, à une école, professe une certaine indépendance d’esprit, manifeste des idées avancées ou ne se plie pas entièrement à la discipline ».

    Franc-tireur, c’est à mon sens plutôt votre posture.

    1. Waouh la grosse bourde ! j’avais attribué à P. Jorion ce règlement de compte, bon Saupiquet fait le job et bien, le style offensif m’étonnait pourtant 😉.

      1. La modération encourage l’offensif et interdit l’offensant .

        Les media asservis ou pas devraient prendre exemple .

        2
      2. Second très bon texte de M. Saupique et à chaque fois , pour bien montrer les effets de la « privatisation » sur les cerveaux disponibles ou pas , il se retrouve mis en conserve…….

        1. Oui j’entends votre plainte, c’est l’effet d’un joke de Clo Clo dans le précédent texte qui m’a embarqué dans le Saupiquet. M. Saupique coté « cerveaux disponibles » œuvre en tant que ce que je nomme « cervelles fraîches » dont savent s’entourer les vieux maîtres pour diffuser leurs paroles. Vous ne me contesterez pas que les 2 derniers textes de M. Saupiquet fonctionnent comme ventriloquie. Ce qui n’enlève rien au talent d’écriture de M. Saupiquet exigible de la part d’un journaliste.

  2. En aparté de cet excellent article je vous conseille de lire d »Alain Accardo : Socioanalyse du journalisme .Il y a dans ce texte des tas d’idées dont l’approche est tout à fait originale : Dassault Bolloré Zemmour excellentissime 😀

  3. Cette tribune magique (merci Thomas Saupique), mérite bien plus d’intérêt général, et même particulier… que ce que la « DICTATURE des émotions » sondées, aujourd’hui (« Plus de 60% des Français souhaitent un référendum sur l’immigration », avez vous dit ?) abreuve jusqu’à l’overdose, ce qui restent de neurones survivant chez les « temps de cerveaux disponibles »…

    Il y a deux jours de cela, je ne croyais pas possible, en réfléchissant humblement à écrire ce qui suit ci dessous, qu’un seul ridicule « sondage », à pareil moment, pourrait avoir la capacité, la « bonne idée », le « bon sens »…. de dévoiler que ce qui donne « l’illusion » de la force, au coté obscure de “Dassault Bolloré Zemmour” and CO… c’est l’absence de neutralité et impartialité de son traitement biaisant ainsi le respect du droit de savoir de la citoyenneté (toute la complexité, et technicité du sujet de l’immigration résumée en une question…?), par l’entremise d’aucune pluralité journalistique, déontologique, politique, publique…

    « Du coq à l’âne…? » perturbant peut être le fait d’essayer de savoir faire la différence entre l’un et l’autre, dans le stade, les gradins, ou aux micros, face caméra… lorsque l’âne entonnant un cocorico, rend impuissant le coq.

    « Et si les « instituts de sondages » faisant « la pluie et le beau temps » des rubriques quotidiennes des médias mainstream, « éditocrates »… étaient devenues ces « agences de notations », qui ayant noté triple AAA des montages financiers plus que douteux, et suspects jusqu’à la moelle (CDS CDO et autres paris à découverts, etc) sont réduites à n’être convaincantes qu’auprès des « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer une « loyauté » (l’ancien premier ministre de « Jupiter » recevant la « légion d’honneur ») et fidélité, à un « culte » aussi « féroce »… que certaines religions catégorisées d’extrémistes : ce « culte féroce » étant devenu lui… le seul capable de rassurer les doutes, incertitudes, indécisions de leurs « ras le bol fiscaux », « poujadismes », « bas instincts », des « temps de cerveaux disponibles »… ?

    Non pas que les emprunteurs insolvables et pauvres, précaires, discriminé.e.s, « réfugié.e.s non ou mal assimilé.e.s »… auxquels les « subprimes », la peur d’avoir peur de la dette publique, le « redressement du pays »… font sans cesse référence… sont les douteux, suspects… dans « l’histoire augmentée » que les « scientistes en économie » et politiciens « apolitiques »… néolibéraux et ultralibéraux, ou fascisants… cherchent à vendre à « l’opinion »… comme cause principale des faillites des « États providences », en « état d’urgence perpétuelle », pénuries, etc… délitement de la « République », effondrement « civilisationnel »… quand ayant tous perdus, ils ne peuvent que déplorer qu’aucuns banquier, traders, ni même algo, du Trading Haute Fréquence, aux fortunes faites par la GAFAMI, etc, jusqu’à celles accumulées au cours d’une gestion néolibérale de la crise sanitaire et la spéculation faite sur la gestion en flux tendu de la baisse ou hausse des prix et de la production de masques, « vaccins », médicaments, gel hydroalcooliques, respirateurs, gants, blouses, denrées alimentaires, oxygène de réa… ainsi qu’encore moins de responsables d’agences de notations, de politiques ayant dérégulé, déréglementé la finance, etc. n’ont perdu de leurs « verbe invectivant », de leur sur-exposition médiatique, pouvoir d’influence… et été condamné, expulsé, méprisé, stigmatisé, ostracisé autant qu’eux anciens et nouveaux pauvres au chômage, licencier pour des arrangements boursiers, « crises économiques »…

    Vous rappelez vous du qualificatif honorifique de « spin doctor », que tous les « chiens de garde », « influenceurs », donneurs de leçons de morales », etc, s’accordaient à leur attribuer… en louant le présumé « fait accompli » qu’elles faisaient la pluie et le beau temps des « marchés » avec la « magie » de leur « main invisible », alors qu’elles ne devinrent plus que des thermomètres ayant mal fonctionné, du jour au lendemain, sans que soit mis en cause leur rôle déterminant « d’autorégulation » plus que défaillant, mais corrompue, des « marché », en absence, abandon du rôle de régulateur des États, des mécanismes de compensations des échanges commerciaux, monétaires …?

    Qu’offrent-elles d’autres ces instituts de la « DICTATURE des émotions » sondées… comme paris à faire sur les « promesses » d’un « monde d’après » réduit au court-termisme, à l’immédiateté, aux buzz… aux illusions de « gains de pouvoirs d’achats » (privatisation des paris sportifs et ludiques, etc, en France), et comme spéculations démocratiques (comme si la démocratie, n’avait plus à promettre de stabilité à long terme, mais était devenue aussi précaire que l’est l’amour – en référence à l’ancienne patronne du MEDEF qui déclara en substance que le travail c’est comme l’amour, précaire – l’électorat, l’expression du suffrage universel, de la liberté d’expression, du pluralisme des idées… en sont réduits à n’être que « part de marché » ) si ce n’est d’oser affirmer avec une « certitude » plus que « scientiste » : que puisque la « société s’est droitisée », il est « naturel » que soit « offert », à tout les scrutins, même intermédiaires… « l’éternelle dualité » d’un second tour à « l’identique » (« coté identitaire ») des dernières élections présidentielles, opposant l’extrême droite/droite extrême à la macronie, le « satanisme », prétendant « qu’il y a du bon dans le coté de la force », au coté d’une force, ne pouvant être appréhendée dans « l’illumination » de sa « bonté » (alimentant par opposition les adeptes des théories complotistes du genre des « Illuminati »…?) que par des « intelligences supérieures » (au contraire de celles et ceux qui ne sont « rien » dans les gars… à qui il faut dire « d’aller de l’autre coté de la rue pour trouver du travail ») comprenant le mieux le coté obscure, occulte, de la complexité … ?

    Quelles études scientifiques anthropologiques, sociologiques, sociopolitiques, etc. … de long terme donc, elles… auraient eu le temps de prouver… à temps… que « l’offre télégénique » en question s’éloigne à tel point de la réalité des faits, de l’observation de terrain… que les « demandes » exprimées par les raisons légitimes de l’abstentionnisme, les votes blancs, nuls (manque de réelle « représentativités », etc), sont si niées, tellement submergées par le négationnisme, la non existence/reconnaissance, l’indifférence que les risque de leurs radicalisations dans la polarisation de la « société civile idéalisée », ne peuvent qu’alimenter la course au « tout sécuritaire », au tout populisme… ?

    Bien nommer le choses, c’est, à ce qu’il paraît, ne pas rajouter du malheur au monde souffrant de ne pas reconnaitre dans cette « post vérité » d’un imaginaire collectif biaisé, les cas de NON RECOURS, soit la non redistribution du soit disant « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent » ouvrant la porte au statut de SDF… alors que le vrai « assistanat » sans contrepartie profite le plus indécemment aux propriétaires privés d’actions d’entreprises, etc.à leurs annulations/exonérations d’impôts et « charges »… Sont-elles encore moins reconnues aussi les « discriminations systémiques » concernant l’impunité des discriminations faites à l’embauche, dans l’accès aux logements, les brutalités commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites », par une partie des plus de 50 % du personnel du « monopole de la légitime violence de l’Etat » votant pour l’extrême droite – et autres tribunes de militaires…?

    Les blessures, les souffrances de la gestion calamiteuse de la crise financière des subprimes, des crises politiques, « sociétales » (refus d’accueil des réfugié.e.s du dérèglement climatique, le la perte de la biodiversité, des guerres cybernétiques, commerciales, monétaires de « civilisation » et autres ventes d’armements patriotiques »), de la crise des dettes publiques, crises qui s’en suivirent (ou en sont les problèmes de saturation des services publics hospitaliers en pleine crise sanitaire pandémique… de la Grèce… dont les contribuables directs Allemands et Français se sont repus sur leurs dettes publiques, au point d’en faire leurs créanciers des « années blanches », exonérations annulations, « droits à l’erreur fiscale »…?), n’étant pas même soignées, apaisées, indemnisées, jugées (en terme de justice sociale, autre que celle des dirigeant.e.s du public et privé, qui s’inquiètent de comment lutter contre la menace de justice sociale), que la crise sanitaire préparant le terreau de plus d’inégalités, pauvretés, précarités, décès… pour les même victimes – n’ayant jamais eu, elles, de dédommagement pour préjudice moral de plus de 400 millions d’euros… – qu’elles devraient apprendre à « assimiler » que pour « s’intégrer » il faudra survivre avec les séquelles et traumatismes, d’un covid-long, attrapés au moment d’un manque de masque… jugé « inutile », en premier ligne du camp de bataille… ?

    Elles devraient aussi intégrer que la survie passe par « l’assimilation » des séquelles et traumatismes de pathologies chroniques, et facteurs multiples de comorbidité qui auront tardé à être soignés, par manque de place en lits de réa, dans les services publics hospitaliers… séquelles « naturelles »… alors qu’elles vont faire vendre plus de traitements coûteux, etc, aux « marchés »… ?

    Elles devraient « accepter » de survivre plus péniblement que quiconque, avec les effets secondaires à moyen et long toujours inconnus, de « vaccins »… le précariat généralisé des droits du code du travail et des protections sociales… et surtout il leurs faudrait « rassurer » plus de 6 générations de leurs descendances de garder espoir en votant Macron ou extrême droite/droite extrême… aujourd’hui…. pour trouver une place dans la file d’attente de « l’escalier social » effondré… dès « demain »…. alors « qu’après demain »…. leurs descendances n’auront plus de libre choix d’un travail dans le public ou privé (voir l’article 23 de la déclaration universelle des droits de l’Homme ») même si elles savent que c’est une espérance illusoire…. parce la non résolution des urgences climatiques, « sociétales »… la « compétitivité » de la croissance démographique, les « réformes structurelles » (de l’assurance chômage, etc) des régimes des retraites, aligneront leurs espérances de vivre la retraite en bonne santé (déjà en net recul) aux taux de mortalité moyen de coronavirus et autres futures pandémies, et leurs conditions de survie, au moins disant moral, fiscal, social, environnemental… ?

    Est-ce que faire acte d’abstentionnisme équivaut à être, pour cette « DICTATURE des émotions » sondées , et ses adeptes…. « assimilé » au présumé coupable « séparatisme » : séparation de l’ambiance, du »climat » de la « droitisation de la société…. », et/ou du « pays »… de la « nation qui se droitise » soit disant…?

    Est-ce que le « libre choix » de cette déclaration universelle des droits de l’Homme – qu’autant le MEDEF que l’extrême droite/droite extrême conspuent, combattent… – celui d’aspirer à rêver pour soi, et faire rêver ses enfants… d’avoir telles ou telles vocations, d’exercer tels autres métiers, existe encore pour les 6 futures générations de descendances des plus pauvres, précaires, discriminé.e.s… lorsque sont privilégiées l’endogamie, la reproduction de classe, et/ou la « préférence nationale », le « ruissellement » (voir du coté des plus de 160 milliards d’euros « d’épargnes » engrangées par qui durant cette année de gestions néolibérale de la crise sanitaire)… du suffrage censitaire… et « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail, des savoirs, services publics, segmentés à la tâche, privatisés, dématérialisés, digitalisés, et de l’emploi se précarisant quand il ne peut pas disparaitre, ne se délocalise pas plus qu’il ne peut être automatisé… puis l’assistanat sans contrepartie des propriétaires privés d’actions, d’entreprises faisant du chantage à l’emploi, à « trop d’impôts et charges tuent les impôts et charges », à « l’excessive générosité des aides sociales pas assez incitatives »… ?

    Article 23 de la déclaration universelle des droits de l’Homme :

    1 Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

    2 Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

    3 Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

    4 Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts. »

    http://www.textes.justice.gouv.fr/textes-fondamentaux-10086/droits-de-lhomme-et-libertes-fondamentales-10087/declaration-universelle-des-droits-de-lhomme-de-1948-11038.html

    1. Pour mémoire, c’est aux deux « extrémités » intérieures de la forme en altère à laquelle s’identifie, fait « référence », le « partage et la distribution » des richesses, privilèges, etc, pouvoirs… et la misère, précarité, pauvreté, avec le « ressenti » d’abandon… trahison…. du modèle « sociodémocrate » et de croissance de « l’économie », d’aujourd’hui, que se trouvent actuellement, le plus d’infractions… non respect de l’article 23 :

      « « Article 23 » fait son cinéma.  » https://blogs.mediapart.fr/edition/lhonneur-du-chomeur/article/261112/article-23-fait-son-cinema

      1. La « stupéfaction » de la « DICTATURE des émotions » sondées, devant le « score » de l’abstention électorale dont les prévisions, les siennes (communes à l’intérêt particulier se conjuguant, corrélant avec les « anticipations » des « chiens de garde », influenceurs », donneurs de leçons de morales »…) « l’annonce » à plus de 68 %, à 20 heures… vous surprend… dans le fait de nier, être dans la négation, par rapport au fait que l’abstention aurait pu être prévu d’avance, et autrement, par d’autre quelle… ?

        Qui des « chiens de garde », « influenceurs », « donneurs de leçons de morales », et de la « DICTATURE des émotions » sondées, « mérite » la « palme » d’avoir tellement « péché » à concurrencer les orgueils d’appareils, de corporatismes… en les mettant en « compétitivité » avec ceux des « politicien.e.s », politicailleries… de seulement trois « régions » (parisienne, PACA, et Grand-est), qu’elles-ils ne peuvent que sembler déplorer les méfaits d’un sentiment d’abandon des citoyenneté.e.s des autres « régions » et enjeux départementaux, dont ils peinent « en même temps » à masquer le fait de chérir d’avoir en conséquence, devoir se justifier sans s’excuser non plus, de ne pas avoir su appréhender pareille complexité… ?

        Qui d’eux « mérite » la « palme » d’avoir réussi à explicité (et anticipé par anticipation…) aux « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce », aux doutes incertitudes, de leurs « ras le bol fiscaux », « poujadismes »… toute la complexité qui résidait dans l’exceptionnalité d’un agenda électoral réussinant deux scrutins électoraux, intermédiaires, locaux, survenant sur fond de crise sanitaire… élections dont les échelons, prérogatives, la hiérarchisation des valeurs… et « personnifications », comme « personnalisations » incarnant les candidatures à choisir, n’avaient rien à voir avec les campagnes du « tout sécuritaire » qu’ont incarné les campagnes électorales, des trois régions précitées, sur fond de duel macron vs extrême droite/droite extrême… ?

        Et quelles « leçons de morales » risquent d’être tirées de cette progression exceptionnelle de l’abstention, durant ces élections intermédiaires, que les deux antagonistes du duel présidentialiste opposant Macron à l’extrême droite/droite extrême… pourraient vouloir réduire (entre autre proposition de « référendum » sur « l’immigration »…) à un régime plus autoritaire, « centralisé », « censitaire », plutôt « royaliste » d’ailleurs, afin « d’alléger » la « gabegie » des dépenses d’États, sociales, « sociétales », des institutions territoriales (gérant entre autre la soit disant « redistribution » du « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres les restent et se déresponsabilisent », la gestion des « discriminations systémiques » commises à l’embauche, dans l’accès aux logements, et à la justice – brutalités commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites » par une partie des 50 % du personnel du « monopole de la légitime violence de l’Etat » votant pour l’extrême droite…) du « mille feuille » coûtant si cher au « pauvre pouvoir d’achat » des populismes du « ras le bol fiscal », « poujadisme »… ?

        Est-ce que l’extrême droite (et droite extrême…), va renier, jusqu’à dénier et attaquer préventivement en justice (entendez au sens ou les dirigeant.e.s du public et privé, comme le ministre de l’intérieur… s’inquiètent tellement plus de comment lutter contre le menace de justice sociale et « sociétale »… qu’ils attaquent à tout va pour « diffamation »…) quiconque contestera le constat de la négation, du « nihilisme », de la trahison d’une « promesse » faite pour pour toutes et tous, sans « distinction aucune »… n’est-ce pas (?), du « retour des jours heureux » de la retraite à 60 ans (voir du coté obscure des contrats des livreurs UBER, etc…)…?

        Ou est-ce que la campagne électorale présidentielle de la macronie, qui ayant débuté par des « cartes postales » et gifles locales… marque sa « préférence nationaliste », pour une opposition d »extrême droite fusionnée à la droite extrême… va réussir à « exceller » à démontrer qu’il est moins déplorable que les méfaits des ravages du recul de l’âge de départ à la retraite, de son projet de réforme structurelle » des régimes vieillesses (et de l’assurance chômage, etc), dont l’espérance de la vivre en bonne santé, sans pathologies chroniques, facteurs multiples de comorbidité, manque de lits de réa, inégalités d’accès aux soins, masques,etc, pour les plus pauvres, précaires discriminé.e.s, amenuisent, fassent disparaitre cette espérance autant que l’espoir du CDI, remplacé par « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée de l’emploi et des services publics, des protections sociales alignées au mieux disant social, moral, fiscal environnemental… plutôt que d’insister sur l’illusion du « retour des jours heureux » de la retraite à 60 ans pour toutes et tous, quand les « ras le bol fiscaux », « poujadistes », veulent rien payer…?

        1. Et donc quel taux de participation minimum, ou d’abstention maximum… record… au premier et second tour…. est capable de légitimer, ou d’invalider… de remettre en question et en doute, en cause…. les principes de « représentativité » de la cinquième République… et l’élection de n’importe quelles candidatures que ce soit, au niveau régional et départemental – voir par anticipation au niveau présidentiel, européen… – sera t-elle la leçon tirée par le duel mortifère opposant la macronie à l’extrême droite/droite extrême…? Leurs propositions… d’entre deux tours… seront-elles de rendre le vote, comme la vaccination, obligatoire, au pire… du moins au mieux… de faire « déchoir de la nationalité » et des droits civiques, les citoyennetés abstentionnistes, comme de menacer de licenciement les personnels des services publics/privés hospitaliers (et des EHPADS) refusant d’encourir les risques des effets secondaires à moyen et long terme des « vaccins… » encore inconnus…?

  4. Autre excellence : Les extrêmes se rejoignent… par Constantin Brissaud In le Diplo

    La formule a été tant rabâchée qu’on pourrait la croire fondée sur le bon sens géométrique : dans un cercle comme en politique, les extrêmes se rejoignent. Depuis la Révolution française, ce pseudo-théorème sert d’arme de disqualification massive, dont la liste des victimes ne cesse de s’étendre.
    Charles Philipon (auteur) et Victor-Hippolyte Delaporte (lithographe). — « Armes du peuple. Armes du juste milieu »
    gallica.bnf.fr – Bibliothèque nationale de France
    Un petit jeu très prisé dans le débat politique contemporain consiste à identifier un point commun entre deux individus ou deux courants opposés pour les renvoyer dos à dos et les condamner d’un même élan. La France insoumise et le Rassemblement national (RN, ex-Front national) critiquent tous deux les traités européens ? C’est la preuve que les extrêmes se rejoignent. Ils soutiennent tous deux le mouvement des « gilets jaunes » ? Encore un signe d’une alliance objective. Après la manifestation qui s’est déroulée dans sa ville le 8 décembre 2018, le maire Les Républicains (LR) de Toulouse, M. Jean-Luc Moudenc, commentait sur Twitter : « Nous avons vu les deux extrêmes se rejoindre sur les barricades pour tenter de déstabiliser la République. Je condamne cette connivence et la violence qu’elle organise. Ils ont semé le chaos et continuent dans certaines rues. Qui se ressemble s’assemble… » Destinée à disqualifier des adversaires politiques, cette stratégie revenant à assimiler l’eau et le feu a une longue histoire.
    Les « extrêmes » n’ont jamais eu bonne presse. Sans remonter jusqu’à l’Antiquité, quand Aristote vantait les bienfaits du « juste milieu », cet « équilibre entre deux extrêmes », le mot a longtemps servi à condamner des tempéraments, des comportements jugés excessifs. Au XIVe siècle, le philosophe Nicole Oresme considère ainsi que « la vertu est moyenne et les vices sont extrêmes ». Trois siècles plus tard, Blaise Pascal, lui aussi apôtre du « juste milieu », écrit : « L’extrême esprit est accusé de folie, comme l’extrême défaut. Rien que la médiocrité n’est bon. » Puis, en 1782, c’est au tour de l’écrivain Louis Sébastien Mercier d’affirmer dans son Tableau de Paris que « les extrêmes se touchent » car « les grands et les canailles se rapprochent dans leurs mœurs »
    Avec la Révolution française, ce thème quitte le terrain de la morale pour gagner celui de la politique. En août 1789, l’Assemblée nationale fraîchement instituée doit se prononcer sur le droit de veto royal : le roi peut-il bloquer une loi décidée par l’Assemblée ? À gauche dans l’Hémicycle, les partisans de la république s’y opposent ; à droite, les défenseurs de la monarchie constitutionnelle y sont favorables. À cette nouvelle division une autre s’ajoute bientôt. À partir de 1791, on commence à évoquer l’« extrémité de la partie gauche » et l’« extrémité de la partie droite », notamment pour suggérer que ces deux bords pourraient se rejoindre. Ceux qui, à l’image de Talleyrand, La Fayette ou l’abbé Sieyès, défendent la monarchie constitutionnelle ne tardent pas à se présenter comme l’incarnation de la modération, de la raison. Comme l’écrit l’historien Uwe Backes, « l’appellation d’“extrême” devient l’un des lieux communs de la critique antirévolutionnaire ».
    Directeur du journal La Sentinelle, auteur d’un pamphlet intitulé À Maximilien Robespierre et à ses royalistes, Jean-Baptiste Louvet ne cesse de dénoncer l’existence d’un complot unissant les « jacobins fanatiques » et les partisans de la monarchie absolue. « Le démocrate Babeuf n’est qu’un royaliste déguisé », peste-t-il le 12 mai 1796, avant de récidiver trois jours tard : Babeuf, « c’est un aristocrate enragé (…), un agent des princes de l’étranger. Et remarquez bien que je pensais ainsi de Marat, d’Hébert et de tous les brigands de ce genre ». Les harangues complotistes de Louvet sont largement célébrées par la presse de l’époque ; ses collègues, qui, pour la plupart, mettront leur ardeur réformatrice au service de Napoléon, louent son courage, son esprit, sa sagacité). Figure en vue des partisans de la monarchie constitutionnelle, après avoir brièvement soutenu la Révolution, Mme de Staël fait l’éloge de la modération : « On a dit souvent, dans le cours de la révolution de France, que les aristocrates et les jacobins tenaient le même langage, étaient aussi absolus dans leurs opinions, et, selon la diversité des situations, adoptaient un système de conduite également intolérant, écrit-elle en 1796. Cette remarque doit être considérée comme une simple conséquence du même principe. Les passions rendent les hommes semblables entre eux, comme la fièvre jette dans le même état des tempéraments divers ; et de toutes les passions, la plus uniforme dans ses effets c’est l’esprit de parti. »
    Après le coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799), Napoléon Bonaparte et ses alliés tentent d’effacer la notion même de clivage politique. Le nouveau régime se présente comme la seule voie raisonnable, et ce discours séduit de nombreux « modérés » de la décennie précédente. Avocat, digne représentant de la bourgeoisie libérale et conservatrice, Antoine Boulay de la Meurthe est l’un des premiers à acclamer le nouveau consul. En décembre 1799, dans Le Spectateur du Nord, journal des aristocrates ayant fui la France, il défend ainsi l’ordre contre la Révolution, « le travail, l’industrie, les talents, les mœurs et presque toute la propriété » contre « les agitateurs et les méchants ». « La République est entre ces deux extrêmes, écrit-il ; elle est dans l’immense majorité des citoyens également exclus par la faction royaliste et la faction démagogique. » Ces appréciations lui vaudront, sous l’Empire, d’être couvert de décorations et de devenir ministre de la justice.
    Dans les vingt années qui suivent la Révolution s’élaborent ainsi les ingrédients qui composent depuis plus de deux siècles le thème de la « convergence des extrêmes », utilisé afin de discréditer tout projet de transformation sociale : avec leurs propositions démagogiques et irréalistes, les « extrémistes » de tous bords fragiliseraient la communauté politique et entraîneraient le pays sur une pente dangereuse. Il convient donc d’éclairer le peuple pour le guider vers la seule voie raisonnable, celle de la modération.
    Ainsi, à l’image de celui de Napoléon, la plupart des régimes qui suivent la Révolution se réclament du juste milieu, de la tempérance. Désireux de réconcilier les bourgeoisies de gauche et de droite, Louis-Philippe expose en janvier 1831, dans une phrase restée célèbre, la position de son gouvernement : « Nous chercherons à nous tenir dans un juste milieu, également éloignés des excès du pouvoir populaire et des abus du pouvoir royal. » Seriné par les propagandistes du roi, qui multiplient les brochures — Le Juste-Milieu dévoilé (1832), Le Juste-Milieu en toutes choses et surtout en politique (1832), Le Triomphe du juste-milieu, ou la Révolution de Juillet et ses véritables conséquences (1833) (5)… —, ce thème est férocement raillé par les caricaturistes. Une lithographie de Charles Philipon oppose les « armes du peuple » (faux, lanternes, balais…) et celles du juste milieu (une comptabilité tenue par la police secrète, des clystères (6))… De même, dans l’estampe Le Juste Milieu ou le c… entre deux selles, un homme tombe par terre, entre la chaise du peuple et le trône royal.
    Après les révolutions de février et de juin 1848, Louis-Napoléon Bonaparte se présente lui aussi comme l’homme de la réconciliation en promouvant, selon l’historien Éric Anceau, « un centrisme destiné à absorber les extrêmes et à détruire les oppositions ) ». « Dans tous les pays, les besoins et les griefs du peuple se formulent en idées, en principes, et forment les partis. Ces associations d’individus (…) se heurtent, se détruisent réciproquement, jusqu’à ce que la vérité nationale, se formant de toutes ces vérités partielles, se soit élevée, d’un commun accord, au-dessus des passions politiques. Pour consolider cette cause, il faut au pouvoir un représentant qui n’ait d’autres intérêts que les siens », écrivait Bonaparte dès 1841. Le bon gouvernant serait ainsi celui qui s’élève au-dessus de la mêlée et trace le chemin de la vérité comme un berger guidant son troupeau.
    La chute du Second Empire, en 1870, déplace le centre de gravité politique, mais ne modifie guère le fond du discours. Hier qualifiés d’extrémistes, les républicains modérés prétendent désormais incarner le nouveau cercle de la raison, à partir duquel se jaugent les limites du possible. Le Parti radical, créé en 1901, va notamment user sans relâche de cet argumentaire contre ses rivaux socialistes, puis communistes. Avant le déclenchement de la première guerre mondiale, Le Radical, principal organe du parti, ne cesse de renvoyer dos à dos bellicistes et pacifistes. Le 25 août 1913, un article dénonce ainsi ceux qui pèchent par « excès antimilitaristes », puis en appelle aux « gens honnêtes », aux patriotes « qui aiment leur pays avec passion, mais avec décence ». Le radical Stephen Pichon, alors ministre des affaires étrangères, est bien sûr de ceux-là, félicité par le journal pour son approche « toujours prudente et modérée » de la « question balkanique ». Cette approche échoue à empêcher le conflit, mais peu importe aux radicaux, qui persistent à dénoncer la convergence des extrêmes. Dans son édition du 10 juillet 1918, Le Radical fustige cette fois « les extrêmes de l’impérialisme germanique et de l’impérialisme socialiste des bolcheviks », qui non seulement « se touchent », mais « sont sur le point de fusionner »…
    Ce rapprochement entre l’Allemagne et la Russie soviétique va connaître, sous une forme quelque peu différente, une longue prospérité avec la condamnation des « totalitarismes », une notion fourre-tout qui permet de mettre dans le même sac communisme, fascisme et nazisme, afin de défendre en creux le seul modèle économique et politique raisonnable : la démocratie libérale et l’économie de marché. S’il apparaît dans l’Italie des années 1920 sous la plume d’opposants au Duce, ce concept gagne véritablement ses lettres de noblesse après la seconde guerre mondiale, quand les travaux de Hannah Arendt prétendent en préciser les contours. « Les mouvements totalitaires sont possibles partout où se trouvent des masses qui, pour une raison ou une autre, se sont découvert un appétit d’organisation politique », écrit-elle dans Les Origines du totalitarisme, en 1951. À l’image de Carl Friedrich et de Zbigniew Brzezinski, futur conseiller à la sécurité nationale du président américain James Carter, d’autres chercheurs tentent d’objectiver ce thème en définissant des critères permettant d’identifier un « régime totalitaire » : un parti unique de masse dirigé par un chef charismatique, la banalisation de la terreur, la centralisation de l’économie, la mainmise du pouvoir sur les moyens de communication, etc.
    Cette ligne consistant à rapprocher Joseph Staline et Adolf Hitler, en négligeant tout ce qui les sépare — à commencer par les millions de soldats nazis anéantis par l’Armée rouge sur le front de l’Est —, remporte un vif succès dans le camp occidental pendant la guerre froide. Elle trouve en France des relais particulièrement efficaces. Le philosophe Raymond Aron intègre les travaux d’Arendt dans son cours en Sorbonne dès 1957, puis la notion de « totalitarisme » deviendra l’un des thèmes privilégiés de Commentaire, la revue qu’il fonde en 1978 : ce terme figure dans pas moins de 381 articles des 162 numéros de la revue parus entre 1978 et 2018. Créée en 1982 par l’historien François Furet afin de rassembler intellectuels, journalistes, dirigeants politiques et hommes d’affaires « de la droite intelligente à la gauche intelligente », la Fondation Saint-Simon se donne elle aussi pour but de promouvoir cette grille de lecture. Dénonçant « les extrêmes », elle prône un « gouvernement rationnel », c’est-à-dire « ce que la rencontre de l’intelligence et de la politique peut donner de plus heureux » (8). Portée par des personnalités influentes comme Pierre Rosanvallon, Jacques Julliard ou Pierre Nora, elle se constitue rapidement un réseau d’obligés. Ses notes sont publiées par l’éditeur Calmann-Lévy, dans une collection créée par Aron, et très souvent publicisées par le quotidien Le Monde, dont le président du conseil de surveillance (1994-2008), M. Alain Minc, n’est autre que le trésorier de la fondation.
    Forte de ces soutiens, la théorie de la « convergence des extrêmes » renforce sa légitimité universitaire. En 2015-2016, l’Institut d’études politiques de Paris proposait par exemple à ses étudiants un cours intitulé « Penser la politique dans ses extrêmes ». Son objectif ? « Mieux appréhender l’extrémisme de droite et de gauche », afin de « dégager les dimensions communes aux extrémismes ». Dans la deuxième partie du cours, intitulée « Les points de convergence », une séance s’attarde sur le thème « Complot et vision antagonique du monde » : il s’agit de comparer des textes de M. Jean-Marie Le Pen et de Lutte ouvrière. Une autre se penche sur « l’europhobie et l’antimondialisation » supposément communes aux extrêmes. Ce type d’enseignement s’inscrit dans la droite ligne de la thèse chère au politologue Pascal Perrineau — mais contestée dans le monde universitaire — du « gaucho-lepénisme », selon laquelle les anciens électeurs communistes, principalement définis par leur absence de ressources économiques et culturelles, seraient spontanément séduits par la simplicité du discours frontiste et nourriraient donc l’essor du FN.
    Depuis une vingtaine d’années, l’idée que les extrêmes se rejoignent a fini par s’imposer comme un lieu commun, accommodé à toutes les sauces, de la vie politique française. Si M. Le Pen s’est hissé au second tour de l’élection présidentielle de 2002, c’est à cause des « petits candidats » d’extrême gauche qui ont précipité la défaite du raisonnable Lionel Jospin, faisant ainsi le jeu de l’extrême droite, dont ils seraient les alliés objectifs. « Le vote en faveur des extrémismes ne traduit-il pas aussi un rejet de la complexité de l’Europe et du monde ? », demande le journaliste de Libération Jean Quatremer à M. Pascal Lamy, alors commissaire européen au commerce (3 mai 2002). « Est-ce que les Français comprennent la complexité de leur propre système ? », lui rétorque ce dernier, peu confiant dans l’intelligence de ses compatriotes.
    Puis arrive le référendum sur le traité constitutionnel européen (TCE) de 2005. Un éditorial du Monde ne voit dans la victoire du « non » rien d’autre que le triomphe d’un « immense front du refus » composé de votes « égaillés entre extrême droite, extrême gauche et abstention ». Refuser le TCE, estime Mme Martine Aubry, alors secrétaire nationale du Parti socialiste, c’est non seulement afficher son « populisme », mais surtout prendre le risque de nourrir « ce qui a conduit l’Italie d’autrefois à ce que l’on sait » . Forme contemporaine de l’accusation de convergence des extrêmes, l’étiquette du « populisme » est aujourd’hui apposée à tous les phénomènes dépassant le spectre restreint des options politiques jugées convenables : La France insoumise, le RN, mais aussi le mouvement des « gilets jaunes », le Brexit, MM. Donald Trump et Bernie Sanders, la coalition gouvernementale italienne…
    Après avoir longtemps tancé les « gaucho-lepénistes », Perrineau accuse désormais de « national-populisme » tous ceux qui critiquent l’Union européenne. Selon l’analyse prisée par les médias, le clivage entre la droite et la gauche serait en passe de laisser place à une nouvelle division entre partisans et adversaires de l’Union, entre « libéraux » et « illibéraux », entre les défenseurs de « sociétés ouvertes » et ceux qui prôneraient la « fermeture ». Il y a quatre ans, M. Alain Juppé, mentor du premier ministre français actuel Édouard Philippe, annonçait déjà le projet, national mais aussi européen, qui allait devenir celui du président de la République : « Il faudra peut-être songer un jour à couper les deux bouts de l’omelette pour que les gens raisonnables gouvernent ensemble et laissent de côté les deux extrêmes, de droite comme de gauche, qui n’ont rien compris au monde. »
    Sauf que, au petit jeu des rapprochements, on pourrait également trouver bien des points communs entre les « libéraux » Angela Merkel et Emmanuel Macron et les « illibéraux » Matteo Salvini et Viktor Orbán : tous célèbrent la propriété privée et la classe moyenne, rêvent de diminuer impôts et cotisations sociales, d’« assouplir » le droit du travail, de contrôler les « assistés » ou encore d’encadrer davantage le droit de grève. Mais l’idée de pointer ces similitudes n’est pas très courante dans les discours officiels et dans les médias. Et elle ne fait pas l’objet d’un cours à Sciences Po.

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    1. Plutôt vivifiant .

      Et qu’est ce qui « rapproche » les électeurs RN des Hauts de France et ceux de PACA ?

      ( dernière tentative d’obtenir une réponse ) .

      1. Peut être le sentiment d’avoir perdu définitivement quelque chose, au nord la grosse industrie et ses emplois au sud les biens et le pouvoir de décision, captés par les investisseurs.

        1. Il y a peut être aussi dans le sud le souvenir de l’Algérie française qu’ils ont perdu avec tout une partie de leur histoire ?

          1. Pour une petite minorité , sans doute , mais ça n’est pas ce qu’on ressent sur place , d’autant que la « communauté » des anciens pieds noirs s’est diluée très largement France entière .

    2. @ Rosebud 1871

       » M. Alain Juppé, mentor du premier ministre français actuel Édouard Philippe, annonçait déjà le projet, national mais aussi européen, qui allait devenir celui du président de la République : « Il faudra peut-être songer un jour à couper les deux bouts de l’omelette pour que les gens raisonnables gouvernent ensemble et laissent de côté les deux extrêmes, de droite comme de gauche, qui n’ont rien compris au monde. »  »

      Il faudra bien un jour que M. Juppé réponde devant la justice de son pays ou devant le Tribunal Pénal International de sa responsabilité lorsqu’il était ministre des Affaires Étrangères du gouvernement Balladur , en ce qui concerne la formation, le soutien financier et l’assistance militaire des assassins de masse qui ont perpétré le génocide rwandais.

       » Rwanda : la mémoire frelatée d’Alain Juppé  » : https://www.humanite.fr/rwanda-la-memoire-frelatee-dalain-juppe-703093

      1. Hubert Védrine qui accorde une longue interview à Eléments, journal d’extrême-droite, ne manque pas d’indécence lorsqu’il remet en cause la liberté de la presse et dans un geste de déni évident quant à son propre rôle et celui de l’Elysée, rejette les accusations sur les « gauchistes » :
        https://www.lefigaro.fr/politique/rwanda-hubert-vedrine-cree-la-polemique-au-ps-en-ciblant-les-gauchistes-20210601
        Hubert Védrine n’est plus de gauche, s’il ne l’a jamais été. Il se plaint de la presse, mais on l’a vu sur tous les plateaux de télé vendre sa version révisionniste de l’histoire.
        Ne pas oublier que si Juppé était ministre des affaires étrangères pendant la cohabitation, en vertu des dispositions de la Cinquième République, la politique étrangère est le domaine réservé de l’Elysée.
        Juppé a exprimé quelques regrets, Védrine aucun.

      2. Bah, j’ai appris à un âge avancé les 75000 morts à Madagascar en 1947 réprimant les velléités d’indépendance. Chaque époque a ses saloperies, ses silences, ses censures, et ses complices. La stratégie « Vérité et Réconciliation » mise en œuvre en RSA très loin de nos pratiques juridiques, mêlant foi et catharsis, a eu son efficacité distante de la notion de « réparation ». Pas sûr que ce type de communion soit transposable sous d’autres cieux où se pratique plutôt la technique théâtralisée de l’aveu sous contraintes et la sanction du Code en vigueur.

  5. Excellent pour moi aussi. Je mélangerais un « Jeu des Sept séries » avec un succédané de Monopoly (qui a le tort de ne viser que le monopole, d’acheter la banque : cela n’est plus ce que nous vivons). Mais en y insérant aussi un « valet puant » : le traître, celui qui casse le spectacle.
    Excellent aussi que la société du spectacle est ainsi aboutie : nous ne sommes plus prisonniers de notre consommation (50-90) mais de notre télécommande (ou pour moi des dépêches, c’est à peine mieux). Sur ce point, que peut-on faire ? (Daniel) D’une certaine façon, Ruffin et Mélanchon vivent aussi du spectacle, ils cherchent aussi à faire le buzz (Merci Patron, l’hologramme, etc.). Les medias cherchent à faire un buzz destructeur (ce que fut la perquisition pour Melanchon) ou un scandale destructeur (DSK). Ruffin y a échappé jusqu’ici. Et nous, devons-nous faire des vidéos ? (Jorion dit qu’elles sont plus regardées que les textes). Même des livres sont publiés pour profiter du temps d’antenne de leur présentation. Sans doute faudra-t-il en revenir aux débats, aux meetings, aux interviews approfondies… et aux journaux militants. Je rève d’une offre « Pack » où pour un abonnement à quelques revues, je recevrais aussi des exemplaires gratuits (obsolètes) d’autres revues (il y a bien des boîtes spécialisées pour vendre des revues mainstream…).
    Un bémol concernant Zemmour, même si le principal est excellent. Je ne suis pas sur que le rapprochement avec Trump soit pertinent. J’ai tiqué aux lignes : « Ce sont des candidats opportunistes, ayant grandi hors-sol sans aucune expérience du jeu collectif nécessaire pour gouverner un pays. Ils n’ont pas appris la nécessité du compromis ou du consensus propre à la vie d’un parti politique. Ils sont déconnectés de la réalité de terrain et paralysés dans une posture extrémiste, polarisante et dangereuse ».
    Zemmour se rend utile en tant que provocateur auprès des médias. Il doit être séduit d’être poussé à se présenter, mais n’a pas montré une ambition du pouvoir, de devenir un mâle Alpha. Il doit recevoir des moyens venus d’ailleurs (alors que Trump ou Berluconi les avaient). Je m’inspire souvent de la trajectoire de Léon Degrelle en Belgique, depuis les mouvements de jeunesse du pouvoir catholique en Belgique, puis dans les journaux de cette obédience, jusqu’à une rupture avec ce milieu et une course au pouvoir victorieuse en 1936 avec le Mouvement REX, comparable au x résultats électoraux actuels du R.N., mais se heurtant alors à un front des grands partis.
    Bref Zemmour doit selon moi (je ne connais pas bien) opérer deux virages : transformer son discours intellectuel journalistique en discours purement politique et sa provocation journalistique en violence sociale ; et se faire chef d’un mouvement avec un petit cercle et un large organisation. Ce que fit Nicolas Sarkozy en prenant le pouvoir sur le camp présidentiel. J’estime que le programme a de moins en moins d’importance (il est une base pour les provocations des médias). bien moins que les « postures » qui servent à faire le buzz. Ce que fit aussi en un sens Emmanuel Macron. Ce sont des mercenaires des grands groupes, ok, mais pas des francs-tireurs, juste des » outsiders » à la bonne place au bon moment.

  6. https://fr.wikipedia.org/wiki/Radios_francophones_publiques

    De façon plus large , votre billet , centré sur les media d’informations , dépeint la pente vécue en France ( partout ) en gros depuis la thatcherisation , et la privatisation et marchandisation rampante de l’espace public dans ses acceptions les plus triviales , domaine public au sens propre : réseau autoroutier , management du réseau sanitaire , entretien du patrimoine national , sous traitance érigée en méthode de gestion pour des activités autrefois réservées au régalien à tous les niveaux territoriaux , cas de l’ONF , d’EDF et ses barrages , de la Poste , polémique de l’aéroport de Paris …..

    On voit bien la motivation marchande et « libérale » qui pousse à ça .
    On voit moins , selon moi , voire pas du tout , ce que j’ai pu ressentir dans ma carrière , c’est à dire l’irrespect croissant concomitant du domaine public par le citoyen devenu simple et égoïste consommateur: c’est public , donc c’est « à moi » et je fais  » ce que je veux » . Non , le domaine public est un bien commun , donc le premier bien à respecter et c’est précisément le lieu où « je ne fais pas ce que je veux » . Et pour un consommateur , tout est bon à gober , pourvu que ce soit facile et jouissif . Tout , y compris le management de l’opinion .

    Vive l’impôt et son contrôle ! Vive la taxe sur l’audiovisuel !

    PS : On n’en demandera pas pour autant la publication des photos de Ruffin ou Mélenchon en maillot de bain , sur le blog de Paul Jorion .

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  7. « Sous-traitance érigée en méthode de gestion pour des activités autrefois réservées au régalien à tous les niveaux territoriaux » Je viens d’en apprendre une bonne : la pénurie de radiologues, fait que des clichés sont traités quelque part abroad, et que le spécialiste n’a pas d’accès à la façon dont sont interprétés les clichés. « Avant » chaque spécialiste voire généraliste avait ses correspondants préférés…bientôt son robot préféré…?

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  8. On peut y adjoindre le jeu de Monique Pinçon-Charlot Qui s’appelle Kapital . On s’amuse bien tout en apprenant!

  9. Alors oui, mais Bolloré, Dassault Zemmour en terme d’audience ça ne pèse pas très lourd face à TF1/M6 ou le service public audiovisuel et en terme de rentabilité ils en sont de leur poche.

    1. La chaîne d’info en continue renommée Cnews (après « l’échec d’ITELE…?) et autres audiences des chaînes du groupe de com’ privée de Bolloré (C+, C8, etc), n’ont-ils pas « reçu » le « titre honorifique » de premier rang au placement des « programmes d’info », etc ayant le plus d’audience, battant bfm ayant cumulé des années durant ce « titre », et devant se sentir menacé par les nouveaux « secrets d’affaires », conflits d’intérêts…. des milliardaires magnas de la presse et autres monopoles industriels..?

      1. Sur certains horaires ils sont passés devant BFM mais pas encore au total, et même premier ça fait quoi 2 ou 3 personnes sur 100 qui regardent la TV à ce moment là, n’importe quel jeu de TF1 , France TV ou émissions de M6 fait entre 3 et 10 fois plus de monde et je ne parlent même pas de tous ceux toujours plus nombreux qui ont trouvé mieux à faire que de regarder une chaîne de télévision

    1. Speer avait le projet de 450000 places à Nuremberg. A Pyongyang juste 150000. Stade de France 80000. Oui l’émotion quelque soit le spectacle, j’appelle ça le stade communiant du stade. Rajoutez un « c » ça fait plus communicant.

    2. Je ne pense pas que la domanialité du stade soit pour grand chose dans l’enthousiasme des spectateurs .

      A Saint Etienne le stade Geoffroy Guichard est la commande de construction de ce  » chaudron » par le patron fondateur de Casino , pour y faire jouer ….son équipe , en 1930 .

      Comme j’y accompagnais plus tard mon paternel pour suivre  » les verts » , à une époque où les « gradins » derrière les buts n’étaient qu’une bête butte de terre , j’y ai toujours été impressionné par la faculté du lieu et du spectacle à mettre en lumière , par une étrange catharsis collective , aussi bien le meilleur d’une foule que ses ressorts les plus abjects et les plus violents .

      Surtout si , à la buvette , on suivait les conseils des hautparleurs qui à la mi temps hurlaient les « réclames « publicitaires , dont une que j’ai encore dans l’oreille :
       » la bière la plus fameuse , c’est la Meuse , c’est la Meuse ,
      et la plus savoureuse , c’est la Meuse , c’est la Meuse ! »

      Ricard était aussi à l’époque admis à la publicité .

      Dans ce cas là , en particulier pour les derby contre Lyon , on était sur que la castagne n’était pas loin , et mon paternel m’exfiltrait rapido .

      Mais quelle différence aujourd’hui entre les joueurs d’une équipe de Lens , Saint Etienne ou Münich ?

  10. fffff… un souffle d’espoir, ou disons, une petite lueur de panache dans cette morne plaine informationnelle : my dear ARTE !

    Mon très cher ARTE que je remercie du fond du coeur, notamment pour ce documentaire là : « Pauvres poulets » (https://www.youtube.com/watch?v=ZjlhIT3O0p4).

    Et pourquoi donc? Parce qu’il s’agit d’une enquête. Une enquête à rebondissement, qui nous emmène au tour du sujet, autour du monde. une enquête « systémique », au de la de la simple rationalité limitée.

    Et la conclusion, permet de boucler et rebondir sur le sujet de l’immigration qui a été évoqué dans ce fil et qui est sous jacent au thème de ce post. La conclusion est la suivante : vous qui adorez le blanc de poulet, pas cher.. de qualité industrielle, préparez vous à accueillir dans votre chambre d’amis un migrant!!! et surtout.. de grâce.. arrêtez de blâmer ces migrants, car c’est.. un peu votre responsabilité 🙂 Enfin disons celle du système dans lequel vous vivez..

    En effet, toute choses étant parfois lointaine ment liées, il se trouve que notre fantastique agriculture européenne subventionnée et mega industrialisée, a besoin pour gagner encore quelques sous de plus, d’exporter les résidus de nos poules pondeuses ainsi que les cuisses qui sont passées de mode.. par bateau, en mode congelé.. vers l’Afrique de l’ouest. Et autant vous dire, cela fait un sacré stock… Il en résulte une déstabilisation totale de la production locale, qui était de qualité et faisait appel a une nombreuse main d’oeuvre. J’ai bien dit « faisait » car aujourd’hui les ex travailleurs du secteur forment les cohortes (c’est pas juste un gars isole : quand une femme ferme c’est 50 à 300 gars.. ) des migrants pour qui n’ont qu’une solution à tenter : le rêve européens.

    Et en effet, quel est donc cet endroit sur la planète ou la viande est tellement bon marché.. qu’elle peut être exportée par bateau congélateur et arriver 3 fois moins cher que la viande locale.. avec le cout main d’oeuvre local : c’est forcément un endroit absolument géniallissime ou il doit faire bon vivre tous ensembles!

    Donc, retenez la nouvelle règle de consommation : je mange un burger poulet alors, j’envoie 3 euros à une association d’accueil de migrants, et je vote pour le parti qui taxera le fabricant de burger avec une taxe accueil migrant… et si je suis pas content : libre d’aller s’installer en Afrique 🙂

    p.s. IL me semble que ce genre d’analyse systémique est l’approche dont on a vraiment besoin de nos jours. IL y a besoin de diffuser largement cela. POur faciliter il faudrait créer des clips résumés. Y a t il des membres intéressées par cette activité bénévole? (synthèse de documentaires qui font le tour d’un sujet, illustration sous forme de schémas) ???

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    1. C’est exactement pour cette problématique là que je défilais avec mon petit fils en 2002 , avec la Conf Paysanne et Via Campesina .

      20 ans pour que Arte y arrive aussi . Mais merci à Arte , la et France Inter de nous offrir parfois des émissions qui sont dignes du journalisme , pour qui veut bien choisir ce qu’il écoute ou regarde .

      Vive la taxe sur l’audio-visuel !

    2. Je n’ai pas regardé ce documentaire, ne supportant déjà pas de voir quelques oiseaux en cage… Merci pour la critique.

    1. Vieux sujet aussi vieux que la révolution française , qui sera forcément explosé par la presque disparition de la presse papier et de son réseau .

      Mais vrai sujet politique et citoyen , pas simple à traiter , même avec des ambitions vertueuses .

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  11. @ Thomas Saupique,

    Merci pour votre point de vue !

    Il m’a curieusement donné envie de le compléter par celui d’Ignacio Ramonet (Le Monde Diplomatique, page 1, 1995) sur la diffusion de la pensée unique dans la société :

    « Dans les démocraties actuelles, de plus en plus de citoyens libres se sentent englués, poissés par une sorte de visqueuse doctrine qui, insensiblement, enveloppe tout raisonnement rebelle, l’inhibe, le trouble, le paralyse et finit par l’étouffer. Cette doctrine, c’est la pensée unique, la seule autorisée par une invisible et omniprésente police de l’opinion.

    Depuis la chute du mur de Berlin, l’effondrement des régimes communistes et la démoralisation du socialisme, l’arrogance, la morgue et l’insolence de ce nouvel Evangile ont atteint un tel degré qu’on peut, sans exagérer, qualifier cette fureur idéologique de moderne dogmatisme.

    Qu’est-ce que la pensée unique ? La traduction en termes idéologiques à prétention universelle des intérêts d’un ensemble de forces économiques, celles, en particulier, du capital international. Elle a été, pour ainsi dire, formulée et définie dès 1944, à l’occasion des accords de Bretton-Woods. Ses sources principales sont les grandes institutions économiques et monétaires — Banque mondiale, Fonds monétaire international, Organisation de coopération et de développement économiques, Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, Commission européenne, Banque de France, etc. — qui, par leur financement, enrôlent au service de leurs idées, à travers toute la planète, de nombreux centres de recherches, des universités, des fondations, lesquels, à leur tour, affinent et répandent la bonne parole.

    Ce discours anonyme est repris et reproduit par les principaux organes d’information économique, et notamment par les « bibles » des investisseurs et des boursiers — The Wall Street Journal, Financial Times, The Economist, Far Eastern Economic Review, les Echos, Agence Reuter, etc. —, propriétés, souvent, de grands groupes industriels ou financiers. Un peu partout, des facultés de sciences économiques, des journalistes, des essayistes, des hommes politiques, enfin, reprennent les principaux commandements de ces nouvelles tables de la loi et, par le relais des grands médias de masse, les répètent à satiété. Sachant pertinemment que, dans nos sociétés médiatiques, répétition vaut démonstration. »

    En France, 7 familles ont entre leurs mains le pouvoir de diffuser une pensée unique en la théatralisant via les médias !

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    1. Il y a quelques tournures complotistes dans ce texte du Diplo (Ignatio Ramonet, pourtant), qui appauvrissent la pertinence de l’analyse. « La pensée unique (…) seule imposée par une invisible et omniprésente police de la pensée » ? Non. « Ce discours anonyme [produit par les institutions de Bretton Woods dès 1944] est repris et reproduit par les principaux organes d’information économique » ? Bof.
      Non, l’essentiel n’est pas dans une intention concertée. A l’époque, les puissants avaient la trouille de la prise de pouvoir par les Communistes de chaque pays ou par la volonté de l’Union Soviétique (c’est ainsi que De Gaulle a eu son poste d’avant-plan qu’on ne voulait pas lui reconnaître chez les Alliés, c’est ainsi que Paul Henry Spaak à l’ONU est mandaté pour prononcer son fameux « Discours de la Peur » pour lancer la « Guerre Froide »). Mais ils ne savaient pas où ils allaient, ni avec celle-ci, ni avec Bretton Woods ou l’ONU.
      On trouve la même trouille aujourd’hui avec les résistances citoyennes qui se répandent suite à la pandémie : le dérivatif /sédatif nationaliste de l’Euro vient bien à point. Si on est attentif, c’est très sensible. Les contraintes sont abandonnées.
      Le problème est plus général : toujours les puissants maîtrisent des outils idéologiques pour dominer. Ce fut la religion (y compris en cas de divergence avec les seigneurs leurs cousins ou en cas de divergence religieuse). c’est aujourd’hui la « science économique » dénoncée par Jorion et d’autres. L’idéologie de la bourgeoisie a été là depuis deux siècles et ni Bretton Woods ni Reagan et Thatcher n’ont été à la source de quelque chose, même si elle et lui ont eu un rôle déterminant à une époque.
      faut un mouvement social fort et organisé pour procurer aux gens une autre idéologie, alternative. Mouvements socialistes et communistes, malgré les nombreuses trahisons historiques des premiers, ont pu modifier l’agenda avec leurs revendications répandues par leurs militants, qui ont donné la « social démocratie » (8 heures, suffrage universel, sécu, sécurité au travail, etc.) On oublie que ces droits galvaudés sont des conquêtes de la lutte.
      On pourrait prendre le problème à l’envers. En 44 des patrons de presse, issus souvent de la résistance, ont créé de nouveaux journaux contre ceux qui avaient collaboré avec les autorités de l’occupation. Comment ont-ils été récupérés, sont rentrés dans le rang de l’idéologie bourgeoise et sont disparus, remplacés par des gestionnaires sans objectif d’indépendance ?
      Par l’absence de ce mouvement alternatif d’ensemble.

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  12. Article dans Le Monde aujourd’hui. Sur CNews et Zemmour :
    « Le Conseil d’Etat inflige un revers à CNews
    La chaîne d’information du groupe Canal+ espérait faire annuler une mise en demeure prononcée à son encontre par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

    Pour CNews, c’est un revers. Le Conseil d’Etat a rejeté, mercredi 16 juin, le recours déposé par la chaîne d’information pour faire annuler une mise en demeure prononcée le 27 novembre 2019 par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) à son encontre. La chaîne réclamait l’annulation « pour excès de pouvoir » de la décision du régulateur, ainsi qu’une amende de 10 000 euros.

    A l’époque de la décision du CSA, l’émission Face à l’info n’avait que quelques jours d’existence. Le 14 octobre 2019, au terme d’un débat avec l’ancien socialiste François Pupponi portant notamment sur l’immigration, le polémiste Eric Zemmour s’était exprimé sur la colonisation française en Algérie en ces termes : « Quand le général Bugeaud arrive en Algérie, il commence par massacrer les musulmans, et même certains juifs. Eh bien moi, je suis aujourd’hui du côté du général Bugeaud. C’est ça être Français ». De quoi s’attirer les foudres du CSA, qui avait estimé que la chaîne était contrevenue à ses obligations en matière d’« incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de race, de sexe, de mœurs ou de nationalité ».

    La filiale de Vivendi, dont Vincent Bolloré est le premier actionnaire, elle, considérait à l’inverse que cette mise en demeure était « contraire aux principes de la liberté d’expression », et que les propos de l’éditorialiste du Figaro relevaient de « l’expression du pluralisme des courants de pensée et d’opinion ». Une erreur d’analyse, estime donc le Conseil d’Etat. Il conforte le CSA qui reprochait dans le même temps à la chaîne d’avoir manqué à son devoir de maîtrise de l’antenne. Ces propos n’avaient en effet suscité « ni réaction, ni même modération » de la part de la présentatrice Christine Kelly.

    Amende de 200 000 euros
    Un cas de figure qui n’a pas manqué de se répéter. C’est d’ailleurs pour les mêmes motifs, et pour les mêmes raisons que l’instance présidée par Roch-Olivier Maistre est passée au degré supérieur de sanction (conformément à la procédure) lorsqu’il a condamné, le 17 mars 2021, CNews à une amende de 200 000 euros. Au cours de l’émission du 29 septembre 2020, Eric Zemmour avait qualifié les mineurs étrangers isolés de « voleurs », d’« assassins » et de « violeurs », ajoutant qu’il fallait « les renvoyer ». L’animatrice du débat n’avait pas davantage protesté, manquant une nouvelle fois au devoir de maîtrise de l’antenne. Identique à elle-même, CNews avait une nouvelle fois estimé que le CSA l’empêchait d’exercer son droit à la liberté d’expression, et fait un recours contre cette décision. Le Conseil d’Etat doit encore trancher.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Une sanction financière inédite contre CNews pour des propos d’Eric Zemmour sur les migrants
    Au printemps, Eric Zemmour avait saisi lui-même le Conseil d’Etat afin de le convaincre de suspendre les 200 000 euros d’amende infligés par le CSA à son employeur. En vain. En attendant, selon nos informations, le polémiste phare de l’antenne pourrait être renvoyé début septembre par le parquet devant la 17e chambre du tribunal correctionnel pour sa sortie sur les mineurs isolés. Plusieurs plaintes avaient été formulées à son encontre, notamment par la Licra et SOS Racisme. Le CSA lui-même avait émis un signalement, se fondant sur l’article 40 du code de procédure pénale, qui oblige une autorité publique à faire connaître un délit dont elle serait au courant.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Eric Zemmour perd son recours contre le CSA
    Depuis 2011, l’essayiste proche de l’extrême droite a été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale ou religieuse. La dernière date de 2020 : il s’était livré à une une diatribe anti-musulmans lors de la convention de la droite organisée par Marion Maréchal Le Pen, le 28 septembre 2019. »

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    1. @Arnaud
      « Quand le général Bugeaud arrive en Algérie, il commence par massacrer les musulmans, et même certains juifs. Eh bien moi, je suis aujourd’hui du côté du général Bugeaud. C’est ça être Français » dixit Zemmour.
      Comment faudrait-il que ce polémiste s’exprime pour développer sa pensée sans encourir les remontrances du CSA dans son interprétation des lois françaises.
      Ce texte ou équivalent ne pourrait il pas figurer dans une oeuvre de rap, sans problème ?

      « incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de race, de sexe, de mœurs ou de nationalité »
      Il n’est nul question de sexe si ce n’est l’absence injustifiée au recours à l’écriture inclusive.
      Le terme massacrer mets en scène la violence, mais cet épisode a-t-il eu lieu oui ou non ? doit on le nier ou l’oublier dans les poubelles de l’histoire ?
      Cet action est elle justifiée par la haine ? Il n’est fait allusion à aucune haine, pas plus que pour les actions collatérales en IRAK ou certains mariages au Mali.
      Français est une nationalité, Bugeaud comme Zemmour sont français, le texte incite-t-il à une revanche contre les français ?
      Non certainement pas.
      Le CSA considère-t-il alors que musulmans ou juifs caractérisent des races ou des moeurs ?
      C’est possible, mais habituellement celà désigne plutôt des religions.
      Ce n’était pas encore des questions de nationalité, même si la France a par la suite utilisé cette discrimination pour la traduire en terme de nationalité à l’occasion du décret Crémieux.
      Zemmour n’y est absolument pour rien.
      Y a-t-il enfin une quelconque incitation dans ce texte, autre que celle de montrer l’exemple pour un descendant d’immigré, de revendiquer une appartenance française assumée.

      1. Zemmour et Cnews ont enfreint la loi. Ce rappel des paroles de Zemmour montre clairement son appartenance politique et jusqu’où il placerait la limite de son action s’il arrivait au pouvoir.
        Que certains puissent le soutenir ne m’étonne pas. Mais je n’en ferais jamais parti.

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      2. Curieux ‘raisonnement’, tordu même, que le votre (ce n’est pas pourtant pas habituel de votre part sous ce pseudo) qui consiste à dire que Zemmour se serait contenter de rappeler une lapalissade, à savoir que Zemmour comme Bugeaud sont Français ; qui consiste à dire que Zemmour ce contente d’affirmer que ces évènements ont eu lieu.
        Qui consiste à dire que puisque Zemmour n’emploie pas le mot haine, que son propos
        n’est donc pas haineux. Qui consiste à dire que le racisme caractérisé se montre avec une pancarte où celui qui tient le propos raciste a écrit : «  je suis raciste ».

        La citation de Zemmour est pourtant claire : Zemmour prend le parti de l’homme qui a commis des exactions en Algérie qui se justifiaient par la colonisation (mais aussi aux yeux d’un Jules Ferry) est une bonne chose. C’est dans le droit fil de la rhétorique d’une partie de la droite actuelle qui trouve des cotés positifs à la colonisation, une façon de la réhabiliter par la bande.

        Désolé mais c’est ce que fait Zemmour avec cette saillie, c’est une justification en plein XXI siècle de la colonisation et de la violence qui l’accompagne. Si Zemmour a recours à ce sombre épisode de l’histoire de France pour affirmer une identité Française, c’est pour tenter de faire passer le message suivant : l’histoire est à prendre d’un bloc, à prendre ou à laisser. Moi Zemmour je m’identifie au général Bugeaud, comme Français dans les mêmes circonstances, j’aurais fait comme lui, puisqu’il était Français, comme moi.
        Zemmour essentialise son appartenance à la nation Française, comme si son histoire n’avait pas été dès ses débuts conflictuelle, avec ses points de vue opposés. IL prend le parti du point de vue unique du général Bugeaud auquel tout Français devrait selon lui s’identifier. C’est une approche, une vision, totalitaires de l’histoire.
        Elle dit : si vous n’êtes pas pour Bugeaud, vous n’êtes pas Français. La haine embarquée dans la citation est donc bien réelle : les colonisés n’ont pas droit à leur point de vue, ils sont niés ; de même qu’aujourd’hui dans le discours zemmourien, les musulmans ne sont pas considérés par lui comme des Français à part entière.

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        1. Ne pourrait-on pas en finir avec cette non-personnalité?
          Ça commence à bien faire.

          Rendez-vous compte, PYD, vous êtes en train d’enfoncer des portes ouvertes! Rien que de discuter ses non-idées vous ramène à la nullité intrinsèque d’origine.

          « il » existe, d’accord. Ceux qui le suivent sont sourds aux arguments contraires. Pourquoi perdre du temps?
          Des occasions pareilles me font regretter Coluche. J’imagine assez bien ses sarcasmes. Hélas, je n’ai pas l’ombre de ses talents.

          Il fallait marquer le coup, et vous le faites très bien. D’autres aussi. Mais de grâce, cessons-là.

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          1. Daniel,
            Et tout à fait entre nous, il n’y a pas de zemmourisation, puisque celle-ci n’est que la continuation de la lepénisation des esprits. Zemmour n’est qu’un faire-valoir de la petite boutique de MLP, ils cultivent leurs petites différences qui n’en sont pas. C’est le même fond idéologique.

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            1. Il n’y aurait pas de « petite boutique des horreurs », s’il n’y avait pas parmi des plus petites aux plus grosses plantes carnivores, certaines des plus « chronophages »… et nombre de leurs adorateurs-trices… cultivant les doutes et incertitudes… sur leurs régimes d’exception « végane », ou « végétarien », au choix… selon les proies… l’appétit… l’heure… la saison…

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        2. @ Pierre-Yves Dambrine
          Explications très claires, Eric Zemmour est la victime de l’enseignement républicain à la Jules Ferry, qui à l’époque fonctionnait encore, et visait à un endoctrinement massif et totalitaire de la jeunesse de France.
          Peut-être peut-on y voir une manifestation du syndrome de Stockholm.
          La citation pourrait être comprise comme signifiant que pour être français y compris aujourd’hui, il faille être solidaire avec l’intégralité de l’oeuvre de Bugeaud, ce qui pourrait être problématique, mais pas au sens de la loi invoquée par le CSA, néanmoins Eric Zemmour s’exprime en son nom propre et par son allusion au massacre de quelques juifs, évoque la possibilité de quelques réticences, mais aussi un refus de tout déterminisme identitaire dans son positionnement, c’est une affirmation de son parcours intellectuel personnel.
          La citation prise seule est effectivement hors contexte, reste à savoir si le conseil d’Etat organe auquel Cnews a adressé son recours s’est prononcé sur le fond ou sur le droit du CSA de sanctionner, qui est manifestement dans nos institutions actuelles son rôle de censure de limitation de la liberté d’expression et de police de la pensée sur les média à large diffusion, autrefois sous tutelle publique directe.

          1. Salut Ruiz,

            C’est vrai que la lecture de ton commentaire plus haut prenant fait et cause pour la défense de Zemmour m’a clairement interpellé de ta part, comme ça a surpris PYD.

            D’abord pour faire lien ensemble, souder une communauté de citoyens, rappeler des massacres et la colonisation, c’est déjà plus que surprenant de mon point de vue, et de surcroît proclamer que c’est ça être Français, alors là y a plus qu’à ramasser mes bras parterre. Déjà que naturellement je ne me sens pas Français, avec pareille débilité encore moins, et même pas du tout. Je n’ai rien à voir avec ce ramassis d’illuminés qui se paluchent sur des visions et des perceptions de la Nation Française éminemment contestables.

            Mais quand tu sais ce que le cortex cérébrale permet de faire pour atteindre de plus en plus de jouissance, à cause de l’habitude, faut augmenter la dose, je ne suis pas non plus complètement surpris des sallies (hi hi hi) du vieux Z.

  13. Ah la victimisation, l’endoctrinement, le totalitarisme, le syndrome de Stockholm, le déterminisme identitaire, la liberté d’expression, la police de la pensée…quel galimatias MDR !

    « Comment est-ce que nous ne sentons pas tous que des paroles dont nous dépendons, nous sont en quelque sorte imposées ? C’est bien en quoi ce qu’on appelle un malade va quelquefois plus loin que ce qu’on appelle un homme bien portant. La question est plutôt de savoir pourquoi est-ce qu’un homme normal, dit normal, ne s’aperçoit pas que la parole est un parasite ? Que la parole est un placage. Que la parole est la forme de cancer dont l’être humain est affligé. Comment est-ce qu’il y en a qui vont jusqu’à le sentir ? Il est certain que, que là-dessus, Joyce nous donne un petit soupçon. »

    « L’automatisme c’est ce qui pense vraiment par soi-même, c’est ce qui n’a justement aucun lien de cet au-delà, L’EGO, QUI DONNE SON SUJET À LA PENSÉE et qui aussi pour le coup nous fait penser à quelque chose de toujours très visible et problématique. Si le langage parle tout seul, c’est bien là l’occasion ou jamais d’utiliser le terme d’automatisme, et c’est ce qui donne sa résonance authentique, c’est probablement aussi son côté satisfaisant pour nous, au terme d’automatisme mentale dont usait Clérambault. ».

    La télépathie, ce sont les ondes qui infusent la voix de son maître et fabriquent le sujet de sa pensée.

  14. Un commentaire perdu au milieu de l’océan.

    La compagne de Ruffin fait partie du premier cercle de Mélenchon. C’est une de ses plus ferventes militantes.

    Pour aller à la présidentielle, l’équation que doit résoudre Ruffin est simple : ma vie de couple ou l’intérêt supérieur de la nation.

    Au jour d’aujourd’hui, mon petit doigt me dit qu’il place sa vie sentimentale en premier.

    1. Commentaire de @M 21/6 à 11h11 que je découvre avec retard… :

      …  » La compagne de Ruffin fait partie du premier cercle de Mélenchon. C’est une de ses plus ferventes militantes.

      Pour aller à la présidentielle, l’équation que doit résoudre Ruffin est simple : ma vie de couple ou l’intérêt supérieur de la nation  » …

      Fiabilité?
      Auquel cas cet éventuel état de choses ne nous regarde pas . Et à mon sens clôt tout débat précédent.

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