LA BAISSE D’UN CRAN : CATASTROPHE, OU PAS CATASTROPHE ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Catastrophe ou pas catastrophe, la perte par la France de son AAA, auprès de Standard & Poor’s  ?

– Catastrophe !

Catastrophe prévisible ou imprévisible ?

– Prévisible ! Hautement prévisible.

Pourquoi prévisible ? Parce que la finance était devenue au XXIe siècle un château de cartes, et qu’une fois donnée la pichenette des subprimes, le reste s’écroule automatiquement.

Parce que, voyez-vous, toute cette belle construction n’était prévue pour marcher que d’une seule manière : « excellemment ». L’homme étant « rationnel » au sens des économistes – entendez : cupide, misanthrope et sociopathe – le capitalisme était parfait, et son immortalité assurée n’était que l’une des multiples facettes de cette immense perfection.

Mauvais esprit !

– Oui, je sais (je viens de l’entendre dire encore à Lyon) : « Le capitalisme a récemment sorti un milliard d’êtres humains de la pauvreté »… à moins que, plutôt que le capitalisme, ce ne soit la mise à sac de la planète dans son stade final, … « Regardez l’efficacité de la Chine aujourd’hui… »… à moins que, plutôt que le capitalisme, ce ne soit le temps de réponse très court propre aux régimes autoritaires, « Les trains roulaient à l’heure sous Mussolini ! » (je sais, ce n’est qu’une légende !)

La perte du AAA, ce sont des taux plus élevés exigés par le marché des capitaux lors de l’émission de dette souveraine, autrement dit quand les États empruntent. Pourquoi ? Parce que la part « prime de risque » augmente au sein du taux exigé. Ce qui ne serait pas encore trop grave si n’était intervenue l’invention géniale – je l’ai écrit l’autre jour dans Le Monde, mais je le répète, en insistant – l’invention géniale, du pacte financier européen, qu’on appelle aussi « règle d’or » quand on ajoute encore au génie en l’inscrivant dans sa constitution.

Qu’exige le pacte de stabilité ? Que le taux de croissance de la nation soit supérieur au taux moyen (oui, je sais : en réalité pondéré par le calcul de la duration) auquel un État emprunte. Donc un pays qui emprunte à du 2% doit avoir une croissance supérieure à 2%, à 3%, supérieure à 3%… à 7%, supérieure à 7%…

– Euh… comment on fait dans ces cas-là ?

Eh bien on travaille davantage, bande de feignants (il y en a vraiment qui ne comprendront jamais rien et à qui il faut tout expliquer !)

Sans compter les petits camarades à qui on avait juré – croix de bois, croix de fer ! – qu’on ne les laisserait jamais tomber – plus solidaire que moi, tu meurs ! – et qui, constatant votre pâleur soudaine, se demandent si ce n’est pas vous maintenant qui allez devenir un poids supplémentaire, plutôt que le Chevalier Blanc promis initialement à grand renfort de sonneries de trompettes.

La solution : comparer les dépenses des États à leurs recettes au lieu de les comparer au PIB ou à la hauteur de la Tour Eiffel. Réduire les dépenses mais pas celles qui font que les perdants du système arrivent à trouver quand même supportable la vie qui leur est faite. Augmenter les recettes, en supprimant dans un premier temps les cadeaux faits aux riches parce qu’ils sont un exemple à suivre pour tout le monde (comme le prouve suffisamment leur Rolex à 50 ans), et en leur demandant de mettre la main à la poche s’ils veulent encore sauver le système qui les a rendus si riches. Parce que le château de cartes qui s’écroule en ce moment, après tout, c’est bien eux qui l’ont voulu, c’est bien eux qui l’ont bâti.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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290 réflexions sur « LA BAISSE D’UN CRAN : CATASTROPHE, OU PAS CATASTROPHE ? »

      1. 1) la classe capitaliste
        2) celle qu’ils nous obligeront à faire.
        Donc, pour les disuader, se préparer au pire.

  1. Moi ce qui m’étonne, c’est que l’on en soit encore à débattre de sujets triviaux.
    Tout le monde tape le carton dans l’arrière-boutique pendant que ça se presse sur la devanture.

    Il n’y aura pas de sortie de crise.
    Ni dans un an, ni dans 10 ans.
    Tous les indicateurs de la pseudo-civilisation sont dans le rouge vif.
    Démographie.
    Energétique.
    Alimentaire.
    Biodiversité.
    Pollution.
    Economie.
    Education.
    Egoïsme, égotisme et égocentrisme exacerbés.
    Crétinisation et lobotomisation poussés à leur paroxysme.
    Perte totale des valeurs humaines.

    Sauf à changer totalement, rapidement et malheureusement certainement très brutalement de paradigme, le mur se rapproche dangereusement et pas seulement pour les français mais pour l’humanité.

    1. « Il n’y aura pas de sortie de crise.
      Ni dans un an, ni dans 10 ans. »

      Exacte, 100%. Je ne cesse de le répéter.

      Le pays imaginaire du capitalisme tombe dans le néant, déjà qu’on arrive même pas à sauver la Grèce… ça augure mal !

      1. Le rêve de tout écologiste qui se respecte…Interdire de faire le tour d’un étang pour que les oiseaux ne soient pas dérangés ! Les oiseaux sont là,donc,mais personne ne les voit sinon bin,ils ne seraient pas là mais on pourrait aller voir…Ce qui est un peu pareil…En fait…
        🙂

  2. J’ai déjà prévenu tous mes fournisseurs anglo-saxons que je ne m’approvisionne plus chez eux, dégradation par Standard and Poor’s oblige !!

    1. Messieurs,

      Dans la continuité des mesures gouvernementales visant à instaurer la règle d’or et réduire les déficits, je souhaite apporter ma modeste contribution à la restauration de la notation triple A retirée récemment à notre pays.

      Il convient sans attendre de réduire drastiquement le niveau d’endettement de nos nations et, afin de conserver ma notation AAA personnelle, je vous demande de bien vouloir :
      – m’effacer de la liste de vos clients et prospects car je ne souhaite plus recevoir de publicité ni recourir au crédit à la consommation,
      – ne plus utiliser mes coordonnées à des fins commerciales au bénéfice de vos sociétés partenaires.

      Ci-joint un chèque de XXX euros représentant le solde dû à votre établissement.

      Par ailleurs, je vous informe avoir révoqué l’autorisation de prélèvement dont vous étiez bénéficiaires.

      Je vous demande de faire le nécessaire auprès de vos services et vous remercie de me le confirmer.

      Je vous prie d’agréer, Messieurs, l’expression de mes respectueuses salutations.

      1. Trop de triple A, trop de triple 0 entraine le bad trip, certains avaient prévenu et maintenant
        les chèques seront à 000.

        Enfin, tant que l’armée et la police sont payées…

  3. En tout point d’accord avec vous Mr Jorion. Anecdote : J’ai une amie fonctionnaire en province et assistance sociale qui a failli ne pas être payée le mois dernier car l’endroit où elle travaille étant sous crédit avec Dexia qui pouvait plus avancer les fonds. Et personne, aucune banque ne voulait faire crédit pour suppléer à Dexia. Ce mois -ci c’est pareil. Et pourtant ils sont fonctionnaires territoriaux ? Une manière de dire que tout le monde commence à être atteint mais la prise de conscience est longue et difficile car, autour de moi les gens disaient tous: non cela n’arrivera jamais à moi. Croyant que l’effondrement de ce montage financier ne les toucherait pas. Autre point, l’incroyable asservissement de ces populations à un seul mode de pensée qui se croyaient à l’abri ? Une partie des élites ont une énorme responsabilité. Une génération à mon avis condamnée à l’errance intellectuelle devant l’effondrement de certaines valeurs non acquises et comprises. Merci de vos articles que je suis depuis longtemps.

    1. « Sheep », Pink Floyd 1977 (album « Animals »).

      Harmlessly passing your time in the grassland away;
      Only dimly aware of a certain unease in the air.
      You’d better watch out!
      There may be dogs about
      I looked over Jordan, and I’ve seen
      Things are not what they seem.

      That’s what you get for pretending the danger’s not real.
      Meek and obedient you follow the leader
      Down well trodden corridors into the valley of steel.
      What a surprise!
      A look of terminal shock in your eyes.
      Now things are really what they seem.
      No, this is not a bad dream.

      The Lord is my shepherd, I shall not want
      He makes me down to die
      Through pastures green He leadeth me the silent waters by.
      With bright knives He releaseth my soul.
      He maketh me to hang on hooks in high places.
      He converteth me to lamb cutlets,
      For lo, He hath great power, and great hunger.
      When cometh the day we lowly ones,
      Through quiet reflection, and great dedication
      Master the art of Karate,
      Lo, we shall rise up,
      And then we’ll make the bugger’s eyes water.

      Bleating and babbling we fell on his neck with a scream.
      Wave upon wave of demented avengers
      March cheerfully out of obscurity into the dream.

      Have you heard the news?
      The dogs are dead!
      You better stay home
      And do as you’re told.
      Get out of the road if you want to grow old.

      ——————————————————————————–

    2. Je ne suis pas fonctionnaire, loin de là. Depuis l’année dernière, j’enviais leur situation, mais vous me faites réfléchir. Je travaille en libéral et je peux vous dire que les choses changent pour nous aussi. Certains clients, sous couvert de crise, se croient tout permis et ne tentent même plus de négocier des baisses de tarifs comme auparavant. Ils les décrètent tout simplement. Un client pour qui je travaille depuis des années vient de modifier ses bordereaux de commande sans prévenir. On y lit désormais que s’il n’est pas satisfait de la qualité ou qu’on livre en retard, il se réserve le droit de ne payer qu’une partie du montant, sans discussion (et sans aucune précision sur les modalités, les sommes en question, les critères objectifs de qualités, le motif et la longueur du retard, etc.). Il n’envoie même pas un e-mail ou une lettre pour signaler cela, en se disant qu’on ne vérifie que la plupart ne feront pas attention car on a tendance à ne vérifier que le montant total et la date de livraison, et comme le silence vaut acceptation, impossible de contester cette clause a posteriori. Après ce que je vais lui répondre, il ne fera plus jamais appel à moi, mais tant pis. Mes revenus vont encore baisser, mais quitte à ne pas être payée, j’aime mieux disposer de mon temps à ma guise plutôt que faire du bénévolat forcé pour un escroc. Un concurrent s’est moqué de moi en me disant que le risque n’était qu’hypothétique. Ben tiens! C’est toujours l’argument avancé pour faire accepter l’inacceptable. « Signez, c’est juste pour rire (jaune)! » Ou comment légaliser l’esclavage…

  4. Texte très rigolo! Très bien le fait de montrer que « regarder la crise les yeux dans les yeux » (n’est-ce pas, chers politiciens – dignes rejetons de Chamberlain – qui écrivez une page honteuse de l’histoire humaine?) peut être fait avec humour. Qui a dit qu’être témoins d’un grand (mais périlleux) événement historique est chose ennuyeuse? Si seulement je pouvais mieux convaincre les gens autour de moi que c’est le moment de dégainer les livres, d’allumer le cerveau et d’organiser les réseaux … Dur dur… Mais on va y arriver Paul !

  5. Confiscation immédiate des Rolex sur le territoire ! Et des Burlingtons ! Et d’une ou deux autres choses.
    Après tout, c’est par spoliations successives que les États sont arrivés à se constituer.
    Les templiers, les juifs, Jacques Cœur, les assignats, les usines Renault, autant d’injustices flagrantes mais fructueuses qui ont bâti la France.
    Nationalisons les banques, privatisons leurs pertes.
    Remboursons nos créanciers avec leur propre fric (pas de CDS, gna-gna-gna !).
    Et enfin, une fois débarrassés de ces comptes d’apothicaires, passons aux choses sérieuses.

    1. La Rolex n’est que le symbole de l’archaisme…
      La plupart des gens possèdent sur eux des engins qui non seulement donnent l’heure atomique, mais se connectent sur le net, ont parfois des GPS, lisent de la musique et des vidéos…
      La Rolex c’est comme posséder un fauteuil Louis XIV…Ca en jette, mais à part ça…
      Pas trés utile ni trés confort…
      Rolex me fait penser à Louis XVI….
      Je ne sais pas pourquoi…
      Drole d’idée n’est-ce pas?

      1. @ izarn

        Très bonne association d’idées.
        Mais à y réfléchir, trop facile la guillotine ou la lanterne…

        En voyant Fillon dédramatiser à la télé, sans vergogne aucune, j’ai pensé qu’en d’autres temps, sous d’autres cieux, d’autres que lui avaient un certain sens de leurs responsabilités et, après avoir participé à la ruine du pays durant des années, en auraient tiré les inévitables conséquences.

        Le sepuku était un acte honorable par lequel celui qui avait failli prenait acte de son échec et offrait, pour ce qu’il en pouvait, réparation.

        J’ai imaginé MM Sarkozy et Fillon, côte à côte, les genoux sur un petit coussinet, les yeux fixant le téléspectateur, chacun fouaillant ses entrailles avec le wakizashi rituel. Et, un pas en arrière et à la gauche de leur future victime, Mmes Merkel et Lagarde, le katana à la main attendant le geste tacite par lequel l’auto-supplicié leur ferait signe d’abréger ses souffrances.

        Avouez que ça aurait de la gueule et que ça revaloriserait l’image du politique dans le pays !

      2. @ Izarn
        …faut pas charia quand même ! … guillotiner les poignets !
        Rolexez-les les pauvres fous archao-libeuros… ils sont si déboussolés par l’écroulement de leur monde, qu’ils se barreront en gelée, les psychorigides, comme Ronald Rigged One ou Mamie Thatcher, en bouillon Maggie dans leur tête !
        @ Renard
        …hélas, les traditions sont perdues : Masataka Shimizu, l’inepte PDG de Tepco s’était mis en congé-maladie au plus fort de la crise, à partir du 15 mars 2011, avant de démissionner le 20 mai, prenant une retraite bien imméritée, muni d’un très confortable pécule…
        Le dernier à l’avoir fait, fut ce pauvre Mishima, le 25/11/1970, comme vous savez, sous les lazzis des cadets des forces d’auto-défense dont il avait pris d’assaut la garnison avec ses acolytes.
        http://livedoor.blogimg.jp/zzcj/imgs/5/4/54e7590d.jpg
        …même le concept est dégradé :
        – scénette érotique : http://blog-imgs-27-origin.fc2.com/g/a/z/gazouko1/hakui720-2.jpg
        – gâteau à la pâte de haricots rouges ! http://livedoor.blogimg.jp/katubozi/imgs/e/4/e4a0104b.jpg

      3. et pour tout vous dire
        cela fait 30 ans que je vis sans montre au poignet, ni à la poche.
        la Rolex c’est vraiment dépassée, tout comme l’auteur de la saillie! lol!

      4. OUi oui, moi aussi, Rolex 1er m’évoque Louis XVI 😀

        Euh… En fait, non. Louis XVI était plutôt un brave type plein de bonnes intentions qui fut victime de son total manque de sens politique. Si le destin avait été plus sympa, il eût, cadet de famille, coulé une existence pépère à bricoler des serrures et autres.
        Tandis que le ‘sale mec’ [j’peux, dites, m’sieur l’modérateur? c’est une dénomination qui fait déjà partie de notre patrimoine politique, et le patrimoine, ça se respecte!], il est Incompétent certes, indubitablement même; mais lui prêter bon fonds est chose aussi crédible que son concept de ‘République irréprochable’…

    2. Mais il ne faut pas les jeter,les Rolex, (Une montre de ce prix,enfin,voyons…) Il faut juste que chacun puisse en avoir une .Pour autant qu’il le désire.C’est dans ce sens que ça doit marcher…

      Docteur Jivago :

      « Camarade ! Ton appartement a été divisé en 6 parties ! C’est plus juste,non ? »
      « Oui,camarade ! Tu a raison,c’est plus juste »

      (Fin de citation)

      Z’auraient mieux fait de construire les maisons qui manquaient….

  6. Texte fort.
    Macro-économie confrontée à de micro-ambitions données comme suffisantes par des macro-rapaces, ça ne l’a pas fait.

    A nous l’esprit : élevons-le à côté de leur ruines.
    (Tite-Live 🙂
    « C’est d’abord un fait assez constant, qu’après la prise de Troie la vengeance des Grecs, s’étant exercée sur le reste du peuple troyen, ne respecta qu’Énée et Anténor, soit que le droit d’une ancienne hospitalité les protégeât, soit que les conseils qu’ils avaient toujours donnés, de rendre Hélène et de faire la paix, engageassent le vainqueur à les épargner. (2) C’est encore une chose universellement connue, qu’après diverses aventures, Anténor, à la tête d’une troupe nombreuse d’Hénètes, qui, chassés de la Paphlagonie par une sédition, et privés de leur roi Pylémène, mort sous les murs de Troie, cherchaient un chef et une retraite, pénétra jusqu’au fond du golfe Adriatique, (3) et que, chassant devant eux les Euganéens, établis entre la mer et les Alpes, les Hénètes, réunis aux Troyens, prirent possession de leur territoire. Le lieu où ils descendirent d’abord a conservé le nom de Troie, ainsi que le canton qui en dépend, et toute la nation formée par eux porte le nom de Vénètes. »

    1. Inventons un nouveau terme sur ce blog: La méso économie (Micro économie)
      La méso économie c’est celle de la BCE ou de l’Allemagne par exemple.
      Un économie s’insérant dans la grande en tant que niche…
      On pourra aussi remarquer le caractère mésométrique de l’économie chinoise…
      Chose curieuse, il s’agit de fait d’un anti-libéralisme: Profitons de l’aubaine, mais surtout ne jouons pas le jeu…
      Je crois qu’on trouve ça chez Adam Smisth ou Ricardo:
      En Angleterre il y avait des prés communs (Comme en France: Les prés de la société).
      Certains en profitaient un peu trop et ne laissaient rien aux autres…
      Le capitalisme c’est aussi l’idée de prendre ce qui est gratuit et de le revendre:
      Exemple AREVA avec l’eau…Et la sublissime defunte de sa propre bétise que la taxe carbone.
      Ne parlons pas du pétrole hein? Parceque les réserve de pétroles n’appartiennent à personne, jamais l’humanité ne les as produite…
      Quand Khadafi, l’Iran,Chavez et Morales ont nationalisé leur pétrole, c’était leur droit le plus strict…

  7. Merci Paul: grâce à votre définition, j’ai enfin compris de quoi il s’agissait, quant à « la rêgle d’or ».

    Et surtout, son degré d’absurdité…

  8. Comparer le solde budgétaire aux recettes donne effectivement une vue plus réaliste des choses. Le budget général de l’Etat voté pour 2009 montrait des dépenses de 292,9 Mi d’euros pour des recettes générales de 196,2 Mi, soit un dépassement des dépenses sur les recettes de 49%. Pour 2010 le dépassement des dépenses (322,2 Mi) sur les recettes (169,5 Mi) est de 190%, pour 2011, le ratio dépenses (289,6 Mi) sur recettes (201 Mi) est de 43%. En moyenne pour les budgets votés 2009 à 2011 le déficit du budget général est égal à 60% des recettes.

    1. Le PIB = Pour les ImBéciles.
      Mettez des fonctionnaires à creuser des trous et à les reboucher vous avez un PIB qui augmente.
      Vaste fumisterie à l’intention des gogos , créé uniquement pour cacher des vérités.
      Il y à longtemps que cette relique internationale qui ne signifie rien devrait être éradiquée.

  9. Une rolex ça donne l’heure uniquement, vu ce que permettent les téléphones portables maintenant je n’en vois pas l’intérêt. Complétement has been nos élites. ^^

    1. On peut toujours trouver second usage d’un objet, une rolex ça ne montre pas que cela.

      Je n’ai jamais compris les gens de mon temps qui avaient des montres, des bidules, des gadgets de plus sur eux, pourquoi courent-ils tous ainsi à l’abîme mon petit doigt mouillé ?

      C’est avant tout pour plus d’intérêts partout mon Fils ! Mais les portables ne font pas mieux lever la tête, aucunement essentiel le monde avance si vite, complétement conditionnés les êtres c’est le tout machinal terrestre.

    2. C’est scandaleux…M Jorion veut la mort des entreprises de luxe ! Et les emplois ? les exportations ? Et le plaisir de voir la connerie de Séguéla et sa Rollex ?

    3. Pour les zélites parasites et oligarchiques, l’utilité d’un objet,
      c’est le plus souvent sa valeur de « distinction »,
      depuis la voiture jusqu’aux oeuvres d’arts, en passant par la montre.

      1. permettez-moi de ne pas être forcément tout à fait d’accord malgré tout…. il me semble qu’il faille bien prendre garde à séparer la VALEUR SYMBOLIQUE qu’a prise le nom Rolex, avec tout ce qu’il comporte de débile dans l’affirmation péremptoire de Séguéla quand il a sorti sa connerie, avec la matérialisation du GENIE HUMAIN qui se manifeste dans la conception, la réalisation d’un objet d’exception : une montre mécanique admirable…hélas, la majeure partie des propriétaires de Rolex ne se rendent même pas compte de la qualité de l’objet qu’ils portent au poignet, ceci explique sans doute cela…. personnellement j’ai une Jaeger qui me vient de mon père, elle fonctionne merveilleusement, tout simplement, de toutes façons, je « détraque » tous ces machins à quartz au bout de quelques semaines d’utilisation… magnétisme corporel semble-t’il…

  10. « 500 milliards envolés en cinq ans…

    Les auteurs de « Un quinquennat à 500 milliards » étrillent la gestion du président.

    La scène est surréaliste. « Tu vois, j’ai gagné ! J’ai gagné ! » lance, triomphant et vengeur, Nicolas Sarkozy au député du Nouveau Centre Charles de Courson, présent à l’Élysée pour une cérémonie début 2010. De quelle victoire si importante se prévaut donc le président de la République ? D’avoir fait baisser le chômage ou rétabli l’équilibre du commerce extérieur ? Rien de tout cela, bien sûr. Nicolas Sarkozy se félicite des 390 millions d’euros qui vont échoir au couple Tapie (dont 45 au titre du préjudice moral) à la suite d’un arrêt du Conseil d’État qui rejette le recours intenté par quelques députés, dont Courson, contre les conclusions d’un tribunal arbitral sur l’affaire Adidas-Crédit lyonnais. « J’ai gagné ! J’ai gagné ! » Stupéfiant car, si victoire il y a, c’est celle de Tapie, l’ami du président. Et pas du tout celle de l’État, contraint de faire un gros chèque. »

    http://www.lepoint.fr/economie/500-milliards-envoles-en-cinq-ans-14-01-2012-1419082_28.php

    1. Et oui L’homme qui pèse 500 milliards n’a peur de rien.

      Le plus déconcertant, c’est que, dans une volte-face rare, le président va détricoter une partie de la loi Tepa. « Même au pays de l’instabilité fiscale,

      on n’avait jamais vu une majorité défaire en fin de mandat ce qu’elle avait voté à son arrivée. »

      Il est évident que cette équipe de bras cassés, finalement non ils étaient la pour faire du fric entre eux. signée Mr oligarchie.

      – Le pire et qu’ils non rien laissaient aux successeurs désigner et nous on est dans la merde final.

      1. « L’homme qui pèse 500 milliards n’a peur de rien  »

        Il faudrait plutôt dire : » L’ homme qui a volé 500 milliards n’a peur de rien mais se couche devant tous « .

      2. @ 2013
        Bien vu, mais la chose est exprimée avec d’atroces et trop nombreuses fautes.
        Le pire eSt qu’ils n’onT rien laissÉ aux successeurs désignÉS, et nous, on est dans la merde finalE.

        Siouplé, un p’tit effort?!

      1. @amsterdamois désolé jai du mal et en plus mon clavier virtuel est deux fois plus petit que les doigts d’un nouveau né.
        Merki

    2. 500 milliards en 5 ans, il faut préciser le montant de la dette : 1700 milliards

      500 x 100 / 1700 = 29,4 % , joli score, same player shoot again, aux frais de la princesse, pour la danseuse de la république.

      Quand lors de 2007, je disais que le programme, en particulier le « TEPA », de Sarko était débile, et que j’expliquais pourquoi à des riches ou à des pas riches on me riait au nez.

      Ca va moins ricaner dans les chaumières, maintenant qu’on voit que c’était le programme « TEPA solvable » qui sort de la pochette surprise à 2 balles. C’est comme les 35 heures, discutables, mais expliquer que les problèmes viennent de là pour justifier de défiscaliser les heures sup, c’était culotté.

      Super, la compétence des élus qui ont promu un acteur de boulevard aux plus hautes fonctions mélangeant les intérêts publics avec ceux de ses poteaux déjà blindés d’oseille.

      Ca a commencé bling bling et scintillements, ça va se terminer schklang schklong et crépuscule des idoles.

      1. Ouais…moi, je ris jaune.

        Je n’avais jamais voté PS, mais en 2007 j’ai voté S. Royal au 2d tour, me disant qu’elle ne pourrait faire que moins pire.

      2. …ah, Fnur, pas de racisme, hein ! 😉
        …quant à cette pauvre Royal, moi aussi, j’ai voté pour elle puis suis allé me saoûler la gueule, tout comme Emmanuel Todd, d’après ses dires.
        Mais regardons les choses du bon côté : si Ségolène était passée, elle aurait été inepte, bien entendu, moins que Sarko, bien entendu. Et pourtant, personne ne pouvant réaliser cela, c’est un score de maréchal (ou de Chirac) qui aurait propulsé, en mai prochain, aux plus hautes fonctions mais dans le bordel ambiant, Son Excellence Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa !

      3. Nerima-kun

        J’aurais vu un scénario différent, la France serait moins mal, aurait conservé son 3A.

        Ségo, un peu loufoque parfois, c’est son charme, aurait poussé Merkel à une orientation différente, parlerait d’égale à égale, aurait pu dire en 2012 :  » Vous voyez bien que le programme de Sarko était mauvais, j’ai fait l’inverse. » Le risque est qu’elle aurait peut être nommé DSK premier ministre, entrainant quelques controverses médiatico-judiciaires embarrassantes.

    3. Sauf si le but est de ruiner l’état pour :
      Néolibéraliser encore davantage .
      donc :
      continuer à privatiser ,
      être assujetti complétement à la finance ,et drainer tous les impôts et taxes sur les banques …
      casser les bas salaires , ce que réclamait un représentant du medef ce matin sur FI…
      Je rappelle qu’il y a les comptes de l’état mais aussi ceux des collectivités territoriales plus les comptes sociaux (SS, retraites, etc …)
      Les néolibéraux nous ont poussé dans le gouffre ?
      C’est parce qu’il n’y a pas assez de libéralisme …
      Voyez la Chine, ce pays merveilleux avec une croissance magnifique ….
      Il faut continuer . Courage !
      Bn.

  11. Enfin c’est super la France n’est plus notée comme les obligations des banques Islandaises ni comme les obligations issues des subprimes, en n’étant plus AAA nous ne faisons plus parti des escrocs…. quand nos vendus au pouvoir vont ils le réaliser ???

  12. J’ai beau tourner la figure dans tous les sens, je ne vois pas comment on peut s’en sortir sans passer par la case remise à zéro de tous les compteurs, soit ça passe, soit ça casse…

  13. Alors, toujours « un vent d’espoir se lève » (pour reprendre vos termes) ? Sincèrement je n’ai jamais compris (et je ne comprendrai jamais) cette vidéo que vous aviez faîte… 😉

    1. La vidéo faisait allusion à l’ironie (ou au cynisme…) de ce type d’annonce!
      Et c’est surtout pour mettre en exergue, le fait que notre société occidentale part à la dérive (dans tout les sens.. économique, social, philosophique, écologique etc.) et qu’il est pratiquement sûr que nous avons dépasser le point de non-retour! Mais malgré ça, l’Homme a toujours su et saura surmonter les obstacles les plus fou grâce à l’Espoir.
      Le fait de voir que de plus en plus de monde vient chercher des info plus pertinentes ici me fait espérer qu’un autre monde est possible. Encore faut-il le mettre en place et non le subir!
      Merci M. Jorion de faire renaître l’espoir!

  14. Dialectique rigolarde !
    Allons vers notre perte
    avec le sourire
    Toute tentative de sauver quoi que ce soit
    est vouée à l’échec
    comme certain paquebot de luxe à l’échouage
    Tous à la mer
    avec joie!
    Panurgisme
    fut, est et sera le mot à la mode !
    Se voir, hélas, comme une population de lemmings…
    http://gifs.gifbin.com/320sw0sw7847.gif

    1. paquebot = HLM flottant.

      C’est du faux luxe, de l’illusion qui flotte et s’échoue, comme toutes les illusions sont amenées à échouer.

    2. Correctif: pas échouage, échouement, la différence est de taille: le nombre de morts.
      Et « de luxe » entre guillemets bien sûr (au deuxième degré).

  15. Catastrophe ? Certes, catastrophe, mais pour qui et pour quoi ?

    Ce n’était pas le ton du billet, mais j’aurais aimé vous l’entendre dire : pour les États.

    Ça fait des mois et des mois que je répète autour de moi que l’obligation faite aux États d’emprunter sur le marché et la Règle d’Or sont les deux mâchoires du même piège à con, sans obtenir autre chose le plus souvent qu’un regard incrédule.
    Ben là, on y est : le piège vient de se refermer.

    Quand un loup est ainsi pris au piège, il n’a que trois solutions : mourir sur place, attendre la venue improbable d’une âme bienveillante ou s’amputer lui-même.
    Et nous, qu’allons-nous faire ?

    1. «  » »Quand un loup est ainsi pris au piège, il n’a que trois solutions : mourir sur place, attendre la venue improbable d’une âme bienveillante ou s’amputer lui-même.
      Et nous, qu’allons-nous faire ? » » »

      La différence avec le loup, c’est que l’homme tentera de détruire celui qui a posé le piège.
      Bien sûr d’autres poseront, alors, des pièges différents…
      Mais ceux-ci seront à leur tour détruits.
      L’homme ne s’ampute pas lui-même… il invente la guillotine.

      1. Si je reformule, cela signifie que la venue plus-que-probable d’une âme bienveillante est le propre de l’humanité, et qu’elle ne s’arrête pas au simple fait de délivrer un compagnon, mais d’éradiquer le piège qui lui a fait du mal, jusqu’au prochain. Toujours aux aguets.

        Et je dirais même plus, avec autant d’humanité, remplacer les guillotines par la compréhension des mécanismes affectifs qui poussent – entre autres- les poseurs de pièges à agir pour s’en prémunir, n’en déplaise aux adversaires de la psychanalyse.

  16. La solution : comparer les dépenses des États à leurs recettes au lieu de les comparer au PIB ou à la hauteur de la Tour Effel. Réduire les dépenses mais pas celles qui font que les perdants du système arrivent à trouver quand même supportable la vie qui leur est faite. Augmenter les recettes, en supprimant dans un premier temps les cadeaux faits aux riches parce qu’ils sont un exemple à suivre pour tout le monde (comme le prouve suffisamment leur Rolex à 50 ans), et en leur demandant de mettre la main à la poche s’ils veulent encore sauver le système qui les a rendus si riches. Parce que le château de cartes qui s’écroule en ce moment, après tout, c’est bien eux qui l’ont voulu, c’est bien eux qui l’ont bâti.

    du plus pure Front de Gauche, merci pour cette prise de position !
    ____________________________________________

    Anatine Shan – 14 janvier 2012 à 11:02
    Un cri ! auquel nous sommes de millions à faire écho. Ils veulent la guerre, ils l’auront.

    et re, du plus pure Front de Gauche
    pas plus tard qu’hier :
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/01/13/la-guerre-de-la-finance-est-declaree/

    13 – Communiqué du 13/01/2012
    La guerre de la finance est déclarée
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    L’agence de notation Standard & Poor’s déclare la guerre de la finance contre la France. Il faut résister. Se coucher devant la finance aiguise son appétit. La capitulation grecque l’a prouvé. Il faut rendre les coups. La Banque Centrale doit annoncer immédiatement qu’elle prêtera à la France à un taux très bas. Faute de quoi il faut suspendre les versement français au budget de l’Union européenne et couvrir les prochaines tranches avec un emprunt forcé sur les banques françaises qui viennent d’être gavées par la BCE. La guerre entre la finance et le peuple est déclarée. Chacun doit choisir son camp, sans tergiverser.

    1. Bravo à mr Jean-luc Mélenchon !
      J’ai 58 ans , et ce monsieur me redonne espoir dans la politique .
      Quelques soient ses propres intentions de vote aux présidentielles de 2012 , Je suggère à ceux qui ne l’ont pas vue , d’aller sur replay A2 ,  »des paroles et des actes » du 12 / 01 / 2012 .

      1. Question de goût, qui ne se discute pas. J’y ai vu des effets de manche, le plaisir d’intimider des journalistes propres sur eux, et une logique café du commerce après une série de petits blancs mal contrôlée.

    2. Si ce que je dis ressemble à ce que dit le Front de Gauche, j’espère qu’on m’accordera que ce qui dit le Front de Gauche ressemble très peu à ce que je dis :

      L’agence de notation Standard & Poor’s déclare la guerre de la finance contre la France… La Banque Centrale doit annoncer immédiatement qu’elle prêtera à la France à un taux très bas. Faute de quoi il faut suspendre les versement français au budget de l’Union européenne et couvrir les prochaines tranches avec un emprunt forcé sur les banques françaises qui viennent d’être gavées par la BCE…

      Peut-on davantage prendre des vessies pour des lanternes ? C’est Standard & Poor’s qui déclare la guerre à la France ? C’est le baromètre qui déclare la guerre au temps qu’il fait ? Et la machine à concentrer la richesse, elle, n’y est vraiment pour rien ? La France résoudra ses problèmes par des prêts à taux très bas de la BCE ? Arrêtez, n’en jetez plus !

      1. à Paul Jorion,

        Bonne remarque.
        Il ne faut pas vous laisser récupérer par quelque politicien que ce soit pour la bonne raison que les politiciens, leurs publicitaires et leurs fidèless, ne s’intéressent pas à la vérité, mais à leurs parcours, et que, comme spécialistes, parfois appelés « experts », de la représentation dite démocratique, leur rôle est de mentir, d’autant plus quand ils semblent dire des vérités de fond, ou de front.

        En ce qui concerne « la machine à concentrer de la richesse », n’oublions pas que c’est dialectiquement « la machine à étendre la pauvreté » et que cette machine, fille de l’appropriation privative et du progrès, compris comme une idéologie quasi religieuse, nous entraîne vers le chaos.

      2. La vocation de cette agence est celle d’être un baromètre , c ‘est bien de remettre les pendules à l’heure . En même temps , on ne peut que s’interroger.

        CAR , par le passé , le baromètre semble avoir été quelque peu défectueux .

        Si l’on observe les buggs de ce baromètre , ne repère t’ il pas la paille dans le puit de son voisin mieux que la poutre qui a dans le sien ?
        Ce qui pourrait vouloir dire que le baromètre pourrait être manipulable?

        N’est pas , finalement , ce que suppose le Front de gauche, dont Mélenchon est le tribun,et la tête pensante économique Généreux ?

      3. Il faudra dire (ou faire comprendre) aux gens qu’il est parfaitement inutile de s’en prendre aux agences de notation, aux banques…….C’est la classe politique dans son ensemble qui nous a conduit dans le désert. Il y aura toujours des banques, des spéculateurs, des investisseurs soucieux du rendrement de leur capital. Le travail d’un gouvernement consiste à canaliser, à réguler, à sanctionner en cas de litige. Ces gouvernements ne sont pas au pouvoir par la grâce de dieu, mais par voix populi. Il faudrait de s’en souvenir de temps en temps.
        Il y a longtemps (au cours de mes études en médecine), j’écoutais une conférence donnée par un anthropologue (je ne me souviens plus de son nom), spécialiste en ethnopsychiatrie. Il parlait d´une tribu en Afrique noire: immédiatement après la mort du roi de cette tribu, celle-ci devient « folle » , elle tombe dans un état d’anarchie totale; on vole, on viole, on tue même…..

        Voilà le cauchmard des gens de Wallstreet et ailleurs: un état fort, au service de l’ensemble (!)des citoyens et non aux capitalistes cupides et/ou sociopathes.

      4. Oui, c’est bien ce que dit le FDG, ce thermomètre donne la fièvre.
        Ce n’est pas en soi un programme de société, juste une constatation sur un instrument instrumentalisé.
        Nos gouvernants n’ont pas le courage d’assumer leur politique libérale austéritaire,
        dans leur discours public ils se servent des agences de notation comme d’un cache sexe.

      5. la machine à concentrer les richesses, on en trouve la description et la dénonciation chez Mélenchon depuis longtemps aussi. Quant au soi-disant baromètre , il n’est pas fiable, et Mélenchon ne le vise là qu’en tant que relais de la finance . Et exiger de la BCE qu’elle revoie sa politique de taux n’est pas prétendre que cela peut suffire à résoudre tous les problèmes de la France. Mélenchon veut taper sur les méfaits des milieux financiers opaques qui utilisent les politiques publiques pour arriver à leurs fins. Le pouvoir donné récemment aux agences de notation par Bruxelles est une stupidité qui nous coûte cher, depuis elles n’ont cessé de fournir des occasions en or aux spéculateurs. Alors , non , Mélenchon ne prend pas des vessies pour des lanternes. On aimerait que sa colère, qui représente bien la nôtre, ne soit quasi systématiquement critiquée ou déformée.

      6. Bonsoir M. Jorion,

        Les thermomètres ne sont pas sensés donner la fièvre, seulement la constater. Jacques Généreux l’a expliqué de nombreuses fois. Il y a un jeu néfaste des agences de notation qu’il faut signaler. Vous venez vous même de dire que les taux allaient augmenter du fait de la dégradation de la note (hausse de la prime de risque). L’abaissement de la note, que vous avez analysée depuis longtemps, a également été analysée par le front de gauche et jean-luc Mélenchon depuis au moins avril 2010.

        Par ailleurs, le programme du Front de Gauche a pour objectif de renflouer les caisses de l’Etat, d’augmenter le pouvoir d’achat des petits salaires, d’empêcher le capital de s’accumuler dans des placements spéculatifs. Ca rejoint pas mal ce que vous dites également.

        Bien entendu, il existe certainement des points de divergence, mais de grâce est-il nécessaire d’envoyer dans les cordes de cette manière cavalière un des rares candidats qui refusent l’austérité, la règle d’or ?

        Par ailleurs, je veux signaler pour compléter mon propos que je partage les arguments d’anne bis.

        Pour conclure, il serait très intéressant qu’un médium quelconque (arrêt sur image ?) ait l’idée d’un débat entre vous et M. Mélenchon. Je l’ai vu sur le site d’asi face à Emmanuel Todd, Jacques Attali, Marc Touati (3 émissions différentes que je conseille à tous de visionner). Là, on avancerait.

        NB : un de mes rêves, serait de voir une émission télé de grande écoute entre vous, Généreux, Lordon et Sapir par exemple. C’est à dire entre des têtes bien faites qui cherche à arracher leur pays de la glue dans lequel certains l’ont enfoncé. Je suis d’accord avec E. Todd quand je l’ai entendu dire que les débats entre économistes pour ou contre le libéralisme n’avaient plus aucun intérêt. Il faut passer à autre chose

      7. Oui, bien sûr, mais de ce point de vue-là, nous nous retrouvons tous dans une position totalement passive : on vous invite ou on ne vous invite pas, notre pouvoir d’initiative se limite à accepter ou à refuser une invitation. Certains commentateurs me demandent : « Pourquoi ne vous voit-on jamais à telle ou telle émission ? » Ma réponse est invariablement la même : il s’agit de gens que je ne connais pas et je n’ai pas la moindre idée de la raison pour laquelle ils ne m’invitent pas dans le cadre de leur émission.

      8. Maintenant que le sort de MélAnchon a été proprement réglé par le daron, peut-être pourrait-on envisager de dépolluer à l’avenir ce lieu des divers tracts de campagne desquels que je sache il n’est nul besoin de venir ici pour connaître la « teneur ».

      9. S’il y a bien un terme qui revient à propos de la façon dont les affaires mondiales sont gérées, c’est celui d’opacité. Opacité des banques, opacité des entreprises, opacité des Nations-États, la persécution endémique liée au drapeau du « tous concurrents » ne permet guère de croire que de la glasnost circule : c’est, je te montre si tu me montre. Par définition l’expertise suppose un savoir articulé à des données fiables. Les deux semblent faire défaut. Des théories économiques contestables, et des données dont la mesure ne possède pas la scientificité offerte par un thermomètre.
        Jorion ne joue pas dans la même cour que Mélenchon. L’un est acteur engagée sur la scène politique avec son public et un enjeu, l’autre tient de l’éclaireur pistant en solitaire ou en bande à l’occasion et c’est indéniablement une position qui offre plus de liberté et sans engager les mêmes conséquences directes. Le direct gauche, en direct, Jorion n’en manque pas. De là à s’aliéner sous une bande-rôle établie, c’est manifestement ni le genre, ni l’option.

      10. Non à la guerre des boutons !

        L’intérêt de bouffer du « MélAnchon » à la sauce vigneron ? Aucun.
        Si ce n’est tenter de créer un camp qui pourra s’opposer à un autre , stratégie aujourd’hui dépassée de vieux mâle dominant , toujours prêt à jouir de ses bouffées de testostérones.
        Finie cette vieille époque , les cerveaux collectifs ont besoin de tous .

        L’intérêt de considérer que chacun peut avoir sa part de vérité ? Total quand on considère que l’évolution est préférable à la révolution .

      11. « L’agence de notation Standard & Poor’s déclare la guerre de la finance contre la France.. »

        Paul vous n’avez pas compris le sens de cette phrase.
        Standard & Poor’s déclare seulement la guerre, c’est la finance qui va la faire…

        « Et la machine à concentrer la richesse, elle, n’y est vraiment pour rien ? »
        Redistribuer la richesse c’est le programme du FDG….

      12. « Oui, bien sûr, mais de ce point de vue-là, nous nous retrouvons tous dans une position totalement passive : on vous invite ou on ne vous invite pas, notre pouvoir d’initiative se limite à accepter ou à refuser une invitation. »

        Ce qui veut dire , peut être , que pour passer de la passivité à l’action , il faudrait que songiez à organiser des débats .
        Par exemple : Todd, Généreux, Attali , Jorion : quelle belle vidéo en perspective .
        Peut être que ces personnes seraient intéressées puisqu’elles sont confrontés au même problème de « passivité ».

    3. D’accord, mais il faut d’urgence sortir de l’Europe de Bruxelles car elle est irréformable. L’heure des peuples européens a sonné s’ils ne veulent pas etre des esclaves de la finance internationale pour l’éternité. Le feront ils les Européens pour se libérer de ces chaines de la finance qui les a ligotés avec des traitres et des vendus à la tete de leurs Etats? Le doute reste permis. Le mouvement des indignés on n’en entend plus parlé. Les Français restent étonnament calmes face à la catastrophe. C’est à désespérer!

  17. Bonjour,
    Ce qui est extraordinaire, c’est la vision ou pré-vision des intervenants de ce blog par rapport au regard de la grande majorité de la population.
    Durant ces derniers mois, il y a eu un léger frémissements. Certains politiques, « économiste » ou « sachants de tout poil » commencent à évoquer non plus une impossible faillite de la Gréce et du reste…mais un peu probable accident économique!
    Tout va très bien madame la Marquise.
    Alors, la question du jour est : sommes nous des Cassandre face à une populace abrutie par la télé et la démagogie ambiante? ou des paranoïaques « fin-du-mondiste »?
    merci à vous tous et une mention spéciale pour nos deux animateurs

    1. Ce qui m’amuse, c’est d’entendre maintenant repris, assez timidement encore, les arguments répétés ici depuis des années. Hier, c’était le cas dans l’émission de G. Durand sur Paris Première, à son dîner de c… pardon, de politiciens.

    2. Les intervenants , et même ceux qui n’interviennent pas , d’ailleurs , on la chance d’avoir internet , et de pouvoir accéder à d’autres infos que celles sur les Télés .
      Et i y a longtemps que mr Jorion et d’autres voient les  »choses » arriver , et nous en informent .
      Merci à eux , car ils m’ont aider à y voir plus clair n et en avance .

  18. Plus la note baisse, plus le taux d’emprunt (dette) augmente, plus la croissance doit être haute,
    pour augmenter la note, seule solution de nos génial penseur, augmenter l’austérité, donc compresser l’économie, ce qui diminue la croissance, donc engendre plus de difficultés à rembourser, d’où nouvelle dégradation de la note.
    Et ainsi de suite,
    et dire que certain croit avoir inventer le mouvement perpétuel.

    ça va finir pas péter, à force de jouer avec les allumettes près du baril de poudre (ou de pétrole)

    1. Oui oui, à force de jouer avec les allumettes, on va faire déborder le vase.
      Quelle sera la goute qui mettra le feu aux poudres? 😀

  19. Le problème est que dégrader la France, l’incarnation de la République et de la civilisation, avec tous ses déboires certes et toutes ses faiblesses mais enfin, celle de Rimbaud et de Charles de Gaulle, c’est de l’hybris. C’est l’impensable. Le système qui n’est rien, cherche à noter ce qui le dépasse infiniment. La France, enfin… On dégrade Versailles ? Louis XIV, l’impressionnisme… Montesquieu ? Ils ne savent pas ce dont ils parlent.

    On dégrade le Roussillon, Aix ? quoi… il faut arrêter.

    Sans le savoir, le capitalisme vient de signer son propre acte de décès.

    Ce serait une erreur de ne voir dans cette dégradation qu’un péripétie, c’est un événement lourd de symboles, les marchands s’arrogeant sans même en avoir l’idée le droit de juger la civilisation, l’Esprit des lumières. Enfin l’un des piliers de la civilisation bourgeoise mais qui se voulait universelle, et pas seulement à tort. Il y a l’esprit de la république et son incarnation, deux choses différentes.

    Si la France est dégradée autant abandonner la partie, car elle est l’un des fondements, de tous points de vue. C’est la 4è économie mondiale…

    1. Pfff… « La France ne s’écrit qu’à barrer le ‘la’  » , comme disait Lacan de « la » femme.

      Les marchés ne jugent pas la civilisation !
      Ne tombez pas dans le patriotisme, qui est toujours une arnaque.
      La France capitaliste d’aujourd’hui l’a bien cherchée, sa cote amoindrie.
      Vous devriez plutôt vous réjouir que malgré un président de droite conseillé par le patron de BNP Paribas, le capitalisme ne sait pas reconnaître un de ses plus fidèles soutiens, la France « fille aînée de l’Église » des marchands.
      Une des questions est: jusqu’où doit-il aller pour que soient élus les partisans du « réarmement » des banques centrales (F. Lordon)?

      1.  » Vous devriez plutôt vous réjouir que malgré un président de droite conseillé par le patron de BNP Paribas, le capitalisme ne sait pas reconnaître un de ses plus fidèles soutiens (…)  »

        Après M.Papandréou & M. Berlusconi, voilà bien effectivement M. Nicolas Sarkozy désarticulé et impitoyablement sacrifié par sa  » upperclass  » dont il n’était que l’agent vulgaire. Il y a dès lors plein de questions à se poser.

        Qui dirige ? Question naïve mais qu’il faut sans cesse reposer. Il est effectivement étonnant de voir que M.Sarkozy a été jeté à la poubelle avant même que l’opposition ne remporte la victoire électorale. Auquel cas il aurait été facile de faire porter le chapeau à l’opposition dès son arrivée à l’Elysée, comme cela a été le cas en Grèce quand M.Papandréou a été élu après la gabegie de l’ancien gouvernement de droite à la botte des marchés financiers. Alors quoi ?

        Nous préparerait-on dans un futur proche un gouvernement technique avec M.Trichet à la tête de l’exécutif comme autrefois un Pierre Laval président du Conseil ? Ou comme les gouvernements techniques de Godlman Sachs en ce moment en Grèce, en Italie et dans bien d’autres pays. Tout cela en vu de nous dissoudre en 2015 dans le grand marché Transatlantique décidé dans les officines opaques sans que les populations européennes n’aient été mise au parfum ?

      2. « Auquel cas il aurait été facile de faire porter le chapeau à l’opposition dès son arrivée à l’Elysée »
        Justement non.
        On est là face à l’essence de ce type de pouvoir : l’arbitraire.
        Peu importe ce que vous ferez ou comment vous le ferez, il est bon que les ‘dirigeants’ politiques sachent qui gouverne.
        Y compris et SURTOUT s’ils font ce qu’ils prétendent que ce type de pouvoir dit. Car les ‘dirigeants’ politiques n’en savent rien, en fait.
        Ils ‘pensent’ que ‘les marchés’ pensent cela et disent ceci mais ils n’en savent rien, en fait.

        Et ‘les marchés’ leur rappellent, à chaque instant que c’est bien eux qui définissent le ‘où’, le ‘comment’ et gardent pour eux le ‘pourquoi’.
        Ceci est le plus à même de faire régner la terreur : ne pas savoir sur quoi s’opposer ni pour quoi lutter, c’est priver l’opposition d’une ‘rationalisation’ des fonctionnements de ce type de pouvoir. Or, seuls ceux qui le dirigent savent ce qu’il en est vraiment.

        Pourtant, ce n’est pas si compliqué à comprendre : préserver le pouvoir et l’augmenter, si possible, sur toute chose. A fortiori sur ceux qui prétendent ‘défendre leurs intérêts’ : mais de quoi se mêlent-ils, de quel ‘droit’ ceux-ci osent intervenir en prétendant savoir quels peuvent être les intérêts de ceux qui gouvernent ?
        Les simples mortels n’ont pas à connaître les raisons des dieux.
        Et il est bon de le leur rappeler de temps en temps, en faisant un exemple.
        Sarkozy, aujourd’hui. Berlusconi, hier. Demain, l’opposition ?
        Quelle importance …

    2. C’est la 4è économie mondiale…

      La France dispose du 5ème PIB mondial (chiffres 2010), en nominal (derrière l’Allemagne).

      En parité de pouvoir d’achat (PPA), son PIB n’est que le 9ème au monde. Vague nuance…

      (source: Wikipédia)

    3. La France, incarnation de la civilisation ! Avec Napoléon , sans doute ? Ou bien Louis XIV ,qui sur la question des dettes s’y connaissait mieux que personne , avec Versailles justement …et ses guerres ( des goûts qui le rapprochent tant de notre cher monarque ! )…

      1. J’avais prévu toutes ces critiques…

        La France est trop belle pour être dégradée, et sera encore là quand ces misérables agences de notation ne seront plus qu’un tas de poussière. Et si l’on dégrade la 5 économie du monde…

        Enfin, nous sommes les enfants de 1789. Qu’on critique toute cette période et qu’on critique ce que l’on veut, cela a inspiré toute la modernité ! Donc symboliquement, dégrader la France, c’est quand-même inoui, je dirais même que c’est dégrader son origine, l’origine de notre petit big-bang temporel moderne, et je dirais même que c’est commettre un attentat de type oedipien.

      2. @Lisztfr
        C’est la France qui est ‘dégradée’ ou son système d’économie de marché et sa finance libéralisée…? C’est valable pour les autres pays, bien sûr…
        Comme disait Brassens, « je n’aime pas ‘la patrie’, je ne sais pas ce que c’est, j’aime la France, c’est différent »…

      3. Lisztfr, n’y a-t-il pas un soupçon d’idéalisme, qui transparaît de votre position?

        La France a beau être « 5ème puissance mondiale » (en nominal. 9ème en PPA…), elle s’est dégradée toute seule, de par elle-même (note basée sur des éléments objectifs, et non subjectifs).

        Comme le souligne Paul, l’agence de notation n’est qu’un simple thermomètre…

      4. …sauf que le thermomètre est made in USA et gradué en pouces …qu’il nous oblige à mettre ! …we’ll have to cry uncle (…Sam) !

        Lisztfr, je souscris entièrement à votre vision, qui est du patriotisme et de l’humanisme bien compris, mais vous oubliez la Grèce, mère de la civilisation occidentale, de la démocratie, de la philosophie, qui est plus que dégradée : vilipendée, honnie, ridiculisée, affamée.

        Et nous oublions tous l’immense crime contre l’humanité qu’est la guerre en Irak (un million de mort …and counting), autre forme d’agression contre un peuple (mais c’est la même et issue du même épicentre de notre civilisation malade), l’Irak, berceau de la civilisation, de l’écriture, des lois… qu’on a assassiné et – dans tous les sens du terme – atomisé !

      5. La France, incarnation de la civilisation ! Avec Napoléon , sans doute ? Ou bien Louis XIV ,qui sur la question des dettes s’y connaissait mieux que personne

        Je ne crois pas que l’on puisse analyser les mécanismes qui motivent les individus et un ensemble d’individus avec les mêmes outils. C’est bien la limite de la psychanalyse, qui redevient pertinente lorsqu’un individu, ou une oligarchie structurée sur le même modèle familial, s’empare du pouvoir.

        Mais ce qui rend possible cette prise de pouvoir est complexe.

        Ce qui représente la France, la belle, la rebelle, est symbolisé d’une certaine manière par les multiples tentatives du commun de faire cesser l »Etat d’Exception » comme dit Roberto Nigro.
        Le problème est que le « coup d’Etat » (électoral ou pas) est pour l’instant constitutif des Etats dits démocratiques; qui ne tiendraient pas sans les règles d’exception qui les protègent des autres possibles coups d’Etat pour une durée limitée. L’Etat d’exception est reconduit, et renforcé chaque fois…
        .

    4. @ listfr

      vous relevez le vrai problème , la sape de la structure symbolique de notre organisation sociale.
      j’avais appelé cela le « pol-potisme rampant » sur ce site il y a un peu plus de deux ans.
      en effet , la destruction soit disant « révolutionnaire » (la révolution ultra-libérale , servie par nos politiciens depuis 1975 : Giscard-Mitterrand-Chirac-Jospin-Sarkozy) des repères idéologiques , sur lesquels nous nous appuyons depuis des siècles, ne peux qu’aboutir à un état d’anomie , avec ses travers de barbarie.

      nous goutons déjà cela , dans nos faits divers , ou dans les évènements dramatiques appelés « terroristes » (d’état , idéologiques , confessionnels…) survenant régulièrement sur notre planète.

      ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas remettre en question les paradigmes idéologiques sur lesquels reposent nos sociétés.
      Mais , je le crains, nous avons attendus trop longtemps pour le faire , le reste du monde continuant d’être humilié par notre attitude orgueilleuse , ce qui ne facilite pas les évolutions necessaires et pousse au jusqu’au-boutisme.

      cet aspect des choses n’intéresse , bien sur, pas les économistes (ils se défendent soigneusement de toucher à l’humain , préférant théoriser sur des abstractions , sautant allègrement du pré-signifiant à l’a-signifiant , scotomisant ce que représente la langage humain) , mais pas d’économie sans analyse des psychologies humaines …
      à quand , une révolution copernicienne sur la façon d’analyser les relations inter-humaines (l’économie, quoi !)

      bref , vous zavez-t-y pas l’impression de vous auto-tromper dans cette façon d’aborder les choses ?

      une économie s’arrête quand la synthèse des désirs de chacun produit une somme quasi nulle (intérets trop disparates)
      nous en sommes là.
      il va falloir en fruster un certain nombre pour que les choses redémarrent , il n’y a pas de raison que cela ne marche pas.

      le problème étant de trouver un père symbolique , quelqu’un (quelques-uns ) qui puisse oser incarner un mauvais objet en face de la maman-état-providence..

      l’imagination est désormais « le pouvoir »

      1. Quand ce fameux père sera trouvé, me ferait du souçis.
        A chaque fois on a crié « maman » après ( heu… quand ceux qui le pouvaient…)

        Déjà, cet appel au « père » me rassurre pas du tout.

      2. @ philippe

        j’en conviens , je me suis mal exprimé.en écrivant « ..trouver un père symbolique.. »

        il ne s’agit pas d’un homme réel , car une femme peut fort bien faire « l’affaire » , voire mieux, quand je pencherais plutôt pour une solution collégiale.

        mais je parle plutôt de cette opportunité (liberté ?) qu’ont les hommes de percevoir leur finitude et de la nécéssité d’un compromis avec l’autre pour dépasser une situation ingérable seul.

        compromis veut dire composer avec le désir de l’autre et la politique est cet art qui dégage d’un accord collectif ,une action significative.
        l’Europe contemporaine n’a plus vraiment d’homme(femme) politique (dans le sens défini plus haut) depuis longtemps…..cette crise est profondément démocratique dans la mesure où il me semble que les peuples dont nous sommes ne savent plus choisir leurs représentants afin qu’ils correspondent aux intérêts de la collectivité ( ce qui amène immanquablement à ne pas satisfaire un certain nombre d’intérêts particuliers ce qui n’est pas toujours facile d’assumer , mais qui doit l’être +++. )
        les intérêts à court terme de particuliers peu soucieux de l’altérité ont savamment exploité la situation jusqu’à son terme ce qui nous laisse ces jours ci bien démunis.

        enfin , quand vous dites « ..cet appel au « père » me rassurre pas du tout… » , c’est ,à mon tour ,votre remarque qui ne me rassure pas du tout.
        elle dénote une telle incompréhension de ce que j’ai voulu dire , qui m’amène à me poser la question de savoir ce que vous ne voulez pas savoir (s’avoir , peut-être?)

    5. La France est trop belle pour être dégradée, et sera encore là quand ces misérables agences de notation ne seront plus qu’un tas de poussière.

      La phrase est belle, l’image séduisante.

      Cependant, la seule analyse qui me touche attrait à la problématique suivante : à quel prix Lisztfr ? Pour les nécessiteux qui n’ont pas le loisir de réfléchir à tout ça, probablement au prix fort, trop fort.

      Inacceptable.

    6. « Comment osent-ils dégrader l’incarnation de la civilisation », dites-vous?

      Ouh la! Vous ne seriez point un tantinet chauvin, des fois?

      Faudrait regarder un petit peu au delà des frontières, mon bon monsieur. La France n’a pas la patente des Lumières ni des Droits de l’Homme ni de la Démocratie ni de la République ni de l’Universalisme ni de l’Esthétique ni de la Littérature ni des arts culinaires ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni… ni…

  20. Juste un sentiment : les états Européens ne pouvant (sinon de concert) dévaluer leur monnaie,ne reste à la spéculation qu’une arme : déclasser la dette, pour la rendre plus onéreuse.

    C’est ce qui se passe sans aucun doute.

    1. Les Etats européens, par le traité de Lisbonne – qui entérine notamment tous les accords précédents – se sont donné comme règle de se financer sur le marché (européens et international).
      Ce sont bien les « Politiques » qui ont servis les « Financiers » sur un plateau et pas l’inverse.
      Les attaques sur la dette – tous pays confondus en Europe – et donc son renchérissement, servent notamment de justification aux politiques de désengagement des Etats.
      Le seul remède est de casser ce cercle vicieux et d’interdire aux Etats de se financer exclusivement sur le marché, notamment en empruntant à taux 0 à la BCE.

      1. C’est bien cela rester dans le cadre.
        Emprunter des sommes astronomiques à la BCE
        pour payer la dette odieuse à la classe capitaliste,
        et faire payer la note à nous tous par l’inflation.

        C’est bien le retour de la Gauche plus Rien,
        le flan gauche mitterrandien derrière Hollande.

      2. à Charles,
        Et bien dans un premier temps si la BCE prête à taux 0 ou à très faible taux comme elle le fait pour les banques, vous stoppez la spéculation sur la dette car vous n’avez plus besoin des marchés, donc vous pouvez renégocier votre dette . . . par ailleurs rien ne vous empêche de faire un audit de la dette, le FDG n’y est pas hostile il me semble,
        L’Euro est surévalué notamment à cause de la politique de la BCE qui ce faisant préserve notamment la rente des rentiers, alors un peu d’inflation ne ferait pas un bien grand mal.
        Quand à faire payer la dette par nous tous par l’inflation, c’est le contraire, l’inflation diminue la dette, non ? Par contre les politiques austéritaires développées partout en Europe, elles, oui, font bien payer la note à nous tous et pas au système.

        signé : le flan gauche mitterrandien qui bottera le derrière de Hollande . . . pour faire un jeu de mot facile sur votre chute

      3. C’est exactement cela que propose le programme « altercapitaliste »
        des nomenclatures PC et PS recyclés dans le ratissage à gauche pour le PS:
        – payer la dette à ceux qui n’ont fait que profiter de cadeaux de l’Etat
        (entre autres par baisse de 10 % de l’imposition du capital)
        – la faire payer par les travailleurs, à travers l’augmentation des prix
        (inflation par la planche à billet)

        Ce n’est pas pour rien que le vieux sénateur se réclame du traitre Mitterrand

      4. Cher RV,

        Non seulement le Front de Gauche n’est pas hostile à un audit de la dette, mais Jean-Luc Mélenchon a été encore plus précis à ce sujet ce soir en meeting à Nantes.
        La vidéo de ce meeting sera certainement bientôt sur son blog pour ceux qui veulent suivre.

      5. Charles,
        en 2007, un certain candidat du NPA, n’a-t-il pas appelé à faire barrage à Sarkozy par le rue et les urnes ? La gauche en France, depuis belle lurette, a toujours soutenu le candidat arrivé en tête.
        Est-ce que cela a nui à l’identité de chacun ?

        Comment faites-vous pour confondre le programme du PS et celui du FDG sur la réponse à la crise de la dette (pour employer une formule passe-partout). Le PS propose une « austérité de gauche » (quel bel oxymore !) pour soi-disant remettre les compte à 0 et le FDG propose une relance de l’activité, rétablir les recettes de l’Etat « républicain », la planification écologique pour sortir du productivisme etc.

      6. @ RV Les vieilles nomenclatures mitterrandiennes,
        responsables par désertion, de la montée du FN,
        soutiendront le PS, pire, iront à la soupe dans leurs gouvernements.

        Ceux qui ont compris depuis longtemps, ou depuis 2002,
        ne soutiennent aucun infirmier du capitalisme à l’agonie.

        Certains anticapitalistes, au plus, appellent à voter contre la droite,
        jamais à soutenir et encore moins à participer
        à la comédie bien rémunérée de l’Alternance.

        Quant aux programmes PS et FdG, aucun ne vise le socialisme,
        mot exclu tout comme le dépassement du capitalisme.
        Rester dans le cadre, avec le beurre et le caviar,
        est la boussole des politiciens professionnnels.

        Ils se font seulement concurrence dans la course au caviar,
        démontrée à chaque fois, et même pendant plus 20 ans,
        de 1981 à 2002, Mélenchon, Buffet, et autres nomenclatures en tête.

      7. à Charles A. 15 janvier 2012 à 15:23
        L’audit ne serait-il pas un préalable à la requalification d’une partie de la dette ?
        Préconisez vous de répudier la dette sans audit ?

  21. Pantalonnade en A
    A dada ! à dada ! à dada ! à da-dû
    …. à da-boum ! à da-ouille ! à da-zut ! à da-bof ! à da-bling !
    A da – à da – à da – à da – à da

    1. Ben moi je croyais que AAA, ça voulait Amicale des Alcooliques Associés….
      Ensuite j’ai buché la question , mais en fait mon intuition d’origine était peut-etre la bonne…

  22. Bonjour à tous,
    je sais que ça peut paraître idiot, mais le mot « élite » suggérant, à l’origine, une idée d’excellence, voire de modèle, pourrions-nous tous appeler un chat un chat et dire (plus justement) « les dirigeants » ou « les dominants », s’il-vous-plaît ?
    Cela correspond tellement mieux à la réalité…
    Les « élites »… Elites de quoi ? C’est quoi, leurs qualités ?
    Cordialement à tous,

    1. Comme vous avez raison !
      Un des termes à employer est « oligarque »

      Hervé Kempf, L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie

      Si nous voulons répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie : cela suppose de reconnaître l’oligarchie pour ce qu’elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques

      .

    2. J’approuve également.
      C’est le genre de cadeau que nous ne devrions pas faire, même s’il a certainement quelques avantages « diplomatiques ».

      1. Je m’adressais effectivement à quelqu’un d’autre qui avait utilisé ce terme dans son commentaire (je ne sais plus qui).
        C’est aussi une réflexion d’ordre général par rapport à ce terme si souvent utilisé.

    3. …on voit parfois le plaisant « zélites » (qui évoque les zélotes) mais pourquoi ne pas réutilliser le terme exact pour désigner les 1% et leurs laquais (politichiens, journaleux, etc.) : ploutocratie (gouvernement par la richesse) et ploutocrates.
      Oui, le terme fut abondamment utilisé par les Nazis, et alors ? foin du politiquement correct, il n’y en a pas de plus exact …je note d’ailleurs qu’on le retrouve de plus en plus dans les articles états-uniens de critique et de contestation ; il est vrai que, là-bas, depuis le coup d’Etat judiciaire de 2000 par la Cour Suprême qui interdît les recomptes de voix en Floride (Gore avait gagné), puis par son récent arrêt Citizens United, tout est devenu encore plus clair, aveuglant même…

      1. Pas par les nazis, par l’extrême droite française et collaborationniste.
        Le ‘foin de politiquement correct’ est superfétatoire, en l’espèce.

      2. Pas que par l’extrême-droite Zeb, par l’autre extrême aussi, et partout dans le monde, ces noms grecs tu sais c’est les mêmes dans toutes les langues, et par des centristes aussi, comme le père de l’impôt sur le revenu progressif, le drôle de monsieur Caillaux…
        «Mais ces directions de bon sens n’agréaient pas aux ploutocrates nantis qui aspiraient à briser l’organisme européen.» (Joseph Caillaux; Où va la France? Où va l’Europe? -1922)
        http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Joseph_Caillaux

      3. … eh bé non, l’usage français par les collabos (et même plus tôt) fut ou concomitant ou suiviste. Un simple coup d’oeil au Wiki teuton (« Plutokratie ») et c’est revérifié :
        Im Nationalsozialismus war Plutokratie ein zur Kapitalismuskritik oft verwendeter Begriff. … »plutocratie fut un terme souvent utilisé par le national-socialisme pour critiquer le capitalisme ». En particulier par Goebbels (häufig verwendet : « fréquemment utilisé » … pour critiquer les gouvernements anglais et américain).
        Et le paragraphe conclut, comme moi, à la possiblité de réutiliser le terme de manière objective, débarrassé de sa connotation, à la faveur de son réemploi en anglais.
        http://de.wikipedia.org/wiki/Plutokratie

    4. Vous avez bien raison. Ce sont (hélas) nos dirigeants, retenus par un système de sélection qui élimine les personnes de bonne foi et ayant une personnalité équilibrée.

    1. Dans son avant-dernier livre, Minc disait que « la classe » des intellectuels français, ça ressemblait à ground zero.
      Il a oublié de s’y inclure. Peut-être la peur de se voir premier, de la classe.

  23. « les riches »…
    Que veulent-‘ils » au juste?
    Il me semble qu’il est toujours compliqué de stigmatiser ainsi comme si « les » riches formaient un syndicat avec des revendications clairement énumérés. ce n’est pas le cas.
    Tout, mes semble-t-il, pouvons-nous formuler l’hypothèse que les opportunités de placement les plus juteux attirent l’argent, notamment spéculatif.
    or, par les temps qui courent, et les banques le prouvent, les risques sont ce qu’ils sont, et le placement le plus sûr semble le placement auprès de la BCE, même si cela ne rapporte que peu.
    On n’avancera pas avec le moralisme sur les « méchants riches ».
    Obtenir que l’argent ne puisse plus se planquer, plus jamais, serait la seule mesure réellement salvatrice, mais pour ce faire, il faut introduire le SMT, il n’y a pas d’autre solution

    1. Ne pourrait on pas aussi
      __________________________
      Interdire certains produits financiers
      Mettre en pratique la taxe Tobim
      Rétablir un fixing quotidien
      Créer un pôle public financier transformant notamment la politique et les critères du crédit
      Placer sous contrôle social les banques privées qui ne respecteraient pas la nouvelle réglementation en matière de lutte contre la spéculation et la financiarisation de notre économie
      Bloquer les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux
      Supprimer le bouclier fiscal
      Augmenter l’ISF et l’impôt sur les revenus du capital
      Taxer les revenus financiers des entreprises
      Supprimer les exonérations de cotisations sociales patronales qui ont montré leur inefficacité
      Transformer les missions de la politique monétaire et de la gouvernance de la Banque centrale européenne (B CE) et de la Banque de France
      Créer un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire pour l’expansion des services publics, de l’emploi et des qualifications
      Créer des pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représentants dans la gestion de leur entreprise
      Créer des pouvoirs nouveaux pour les citoyens dans les institutions bancaires et les collectivités territoriales
      Moduler l’impôt sur les sociétés et le taux des cotisations sociales afin d’inciter les entreprises à développer la valeur ajoutée, les formations, les salaires et l’emploi, en pénalisant les entreprises qui délocalisent, développent leurs placements financiers, ou se servent des nouvelles technologies pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail
      Reprendre le contrôle des mouvements de capitaux aux frontières de l’Union européenne
      Faire contribuer directement les banques centrales au financement des biens et des services publics
      Obliger les institutions financières à détenir des titres de la dette publique
      Abroger le pacte de stabilité et le pacte pour l’Euro+ pour ouvrir la voie à un nouveau Pacte européen de progrès social et de co-développement
      Faire financer directement par la BCE (et les banques centrales nationales comme la Banque de France qui constituent ensemble l’Euro-système) par création monétaire, un Fonds de développement social, solidaire et écologique européen
      Refuser le dogme de la réduction de la dépense publique parce que l’investissement public est nécessaire et tout particulièrement en période de crise pour suppléer les défaillances de l’investissement privé
      Etablir une fiscalité qui redonne toute sa place à un impôt sur le revenu réellement progressif
      Mettre fin au démantèlement de la fiscalité du patrimoine engagé par le gouvernement actuel
      Créer une loi anti-évasion fiscale qui permettra l’imposition des revenus des Français à l’étranger ( sur le modèle étatsunien)
      Mettre en place une nouvelle cotisation sociale sur les revenus financiers afin d’aller vers la suppression de la CSG et l’extinction de toute fiscalisation de la protection sociale
      etc.
      etc.
      etc.

      1. Pour tout cela il faut abroger la traité de SHENGEN et autres traités permettant la libre circulation des biens et des personnes, et remettre des douaniers à la frontière pour empecher la fuite des capitaux comme en 1981.
        Je suis étonné que sur ce site personne ne désigne des fouteux comme R I C H E S ; en tout cas ils sont meme plus riches que des PDG de certaines banques. Pourquoi cet étrange oubli?

      2. Pour tout cela, il faudrait au moins une grève générale,
        celle que Mélenchon et autres bureaucrates ont dénoncé,
        afin de casser le mouvement de défense des retraites.

        Cherchez la raison.
        Vous le saurez au lendemain des élections…

      3. Le traité de Shengen concerne les personnes pas les capitaux.
        Les EUA, pays extrémiste s’il en est, impose ses ressortissants vivant à l’étranger au même titre que ceux résidents au pays, donc pas besoin de les empêcher de sortir . . . il suffit de voter une loi, à l’assemblée . . .
        quand aux mesures listée ci dessus elles sont toutes tirées du programme du FDG
        et quand à la position du FDG par rapport à une grève générale, il s’est toujours aligné sur les mots d’ordre des syndicats – qui à l’époque de la lutte contre la réforme des retraites étaient unis comme ils ne l’ont jamais été . . .

      4. @ RV

        merci enfin du concret

        pour le fixing une fois par semaine cela devrait amplement suffire
        la Cac est une creation de pure speculation à la nanoseconde

        il faudra quand meme monetiser…….
        80 milliards/an est un minimum
        via la BdF en attendant
        la fin de l’analyse sur l’ampleur du hair cut

        il faudra surtout taper tres tres fort – politiquement – sur Mme Angela et menacer de foutre en l’air
        l’Union Européenne des ploutocrates:!!

      5. Unis contre la grève générale,
        les bureaucrates syndicaux la main dans la main
        avec les politichiens ravis de nous voir en prendre plein la gueule,
        et espèrant que la défaite du travail se traduirait en votes
        pour les remettre à la table du caviar.

        Ils ont trahi de 1981 à 2002.
        On mettra ces politichiens au pouvoir contre MLP ou Sarko,
        mais le tous ensemble, la grève générale qu’ils ont combattu,
        au service du capital, se dressera contre les comédiens de l’Alternance,
        et les enverra à la retraite méritée.

      6. Mais enfin, Charles,
        prétendez-vous décréter une grève générale
        contre l’avis d’une intersyndicale ?
        Quelle légitimité auriez-vous ?
        N’y allez-vous pas un peu fort ?
        De quel monde rêvez-vous ?

      7. Jamais les dirigeants syndicaux n’ont déclaré une grève générale.
        Ils sont payés dans le système pour négocier et maintenir l’ordre social.

        En 36, grève générale malgré eux
        En 68, grève générale malgré eux
        Les deux plus grandes conquêtes du siècle.

        Le FdG a cherché à auto-limiter le mouvement sur les retraites
        d’il y a un an en braillant contre la grève générale
        et lançant un contre-feu de proposition de référendum
        alors que ce qui était à l’ordre du jour était l’extension du mouvement,
        progresser en organisation, préparer une épreuve de forces .

        A l’épreuve des faits et du concret, ce rassemblement a été un poids mort
        et a tiré des buts contre le camp populaire quand une bataille était menée réellement.

        C’est qu’en fait, et comme d’hab, le réformisme institutionnel
        voulait éviter tout grand affrontement social
        pour ré-orienter les colères vers le terrain électoral.
        On a vu ce qu’il en est au concret :
        la victoire de l’attaque concrète de la bourgeoisie contre les travailleurs.

      8. à Charles 15 janvier 2012 à 15:15
        Les syndicats seraient donc tous des social traites suppôt du capitalisme depuis 36 jusqu’à nos jours ?
        La grève générale comme la révolution ça ne se décrète pas mais ça peut se préparer.
        Un des mots d’ordre du FDG est « n’attendez pas les consignes » . . .

    2. Ils sont placés dans une configuration stratégique semblable et sont ainsi soumis à une structure d’incitations similaire.
      Ils bénéficient d’un avantage informationnel (le circuit de diffusion est plus court, puisqu’ils sont moins nombreux et organisés en réseaux divers et variés).
      Dans la mesure où il souhaitent grosso modo la même chose: tirer profit de leur situation, la coordination se fait sans qu’il y ait besoin d’un centre, par convention.
      Nul besoin donc de syndicat ni de conscience de classe en ce qui les concerne.

      Reste qu il va falloir se servir dans leur poche, ne serait-ce que pour « déconcentrer » le capital.

      PS: je n’ai pas encore eu l’occasion de me plonger complètement dans votre ouvrage Johannes, mais je ne l’oublie pas.

  24. La dégradation de la note de la France ne signifie-t-elle pas la mort prochaine de la zone Euro ? Le FESF et le MES vont certainement voir leurs notes dégradées et vont finir mort née alors que la situation en Europe continue à ce dégradé de plus en plus… ça commence à sentir le sapin.

    1. sentir le sapin (v.) (familier)
      avoir déjà un pied dans la tombe

      Étymologie
      En référence aux cercueils en bois de sapin.
      Y avoir une impression que la mort ou la fin arrive.
      Comme ça commençait à sentir le sapin

      pour les otages à présent inutiles

      , ils tentèrent le tout pour le tout.

      http://fr.wiktionary.org/wiki/sentir_le_sapin

    2. oui sans doute,
      mais aussi une nouvelle offensive contre les dépenses publiques . . .
      et la marchandisation des services publics

  25. C’est curieux, j’ai vu l’ombre fugace de l’effondrement, j’ai senti le vent glacial du grand chaos.
    Ce n’était qu’un cauchemar ?

    1. le cauchemar c’est aujourd’hui
      tout semble « irréel »
      c’est le réveil qui va être le plus dur à digérer, non ?

  26. Cette perte d’un A me met dans l’émoi…
    Comment vais-je finir ce mois de voeux d’une année que je souhaitais sous le signe du triple A: Amour, Amitié et Argent…Me voici obligé à cause de cette agence de changer de stratégie et de passer au double A… C’est l’Argent qui en fera les frais!!!!

    1. « sous le signe du triple A » ?

      Changez de voeux, souhaitez une année deux mille douce
      Méthode Coué.

    1. Gayraud tient le discours de ses maîtres, celui d’un ancien directeur honoraire de la banque de France entre autres. Je vous laisse faire les recherches. Son « travail » est une commande.

      C’est tellement pratique: 1/ le système est fondamentament sain (circulez y a rien à voir) et 2/ c’est, qui plus est, la faute des banquiers US (les banquiers français sont victimes par ricochets de leurs agisements).

  27. Quelqu’un peut-il m’expliquer comment il est possible que l’Allemagne paye avec une certitude totale sa dette quand la France ou l’Italie présentent des risques plus ou moins importantes?

    En cas de défaut Français, Italien ou autre (autre d’importance), comment l’Allemagne pourrait-elle résister à la contagion via son système financier (sans même prendre en compte les garanties au FESF et autres outils de sécurisation financières utilisés depuis 3 ans).

    Est-ce que le personnel des agences à la moindre compétence en matière d’évaluation des notes financières???

    1. L’Europe fabrique un château de cartes et les marchés jouent au poker avec les annonces des agences.
      Je passe ou Fold -> Rendre vos cartes au dealer sans avoir à les montrer.
      Vous sortez du coup. Vous perdez les jetons éventuellement investis.

  28. Est-ce que , par hasard , nous n’aurions pas été sanctionnés ( ou « dégradés » ) pour notre bêtise?Monter des usines à gaz comme le FESF et le MES , alors qu’on n’a pas d’argent et qu’on doit l’emprunter pour le prêter …au FMI ! Voilà en effet de quoi donner confiance aux investisseurs ! J’ai bien apprécié la comparaison avec le banquier qui vous interpelle sur le découvert de votre compte et à qui vous répondez  » Pas grave ! Je vais vous faire un chèque !  » Non! C’est trop facile de s’indigner ! On n’a que ce que l’on mérite , pour avoir élu Bling Bling et l’avoir supporté ! Tout cela est parfaitement logique . Je dis MERCI aux Yankees qui le remettent à sa place !

    1. L’enfumage, et pas « notre bêtise » c’est de prétendre avoir besoin de donner confiance aux investisseurs.
      Si le banquier de votre « fable » vous prête à un taus usuraire, c’est vous qu’il ruine, non ?

  29. On est en droit de se poser la question, à laquelle je n’ai pas encore trouvé de réponses argumentées, quant au jeu auquel jouent les riches de cette planète en ce moment et auquel les valets de type Sarkozy, Fillon ou Merkel se prêtent en courbant l’échine.
    Une chose est certaine: lorsqu’on regarde la courbe d’endettement des pays dit riches, il est incontestable que la généralisation de la pensée reagano-tatcherienne est à l’origine de la flambée de celle-ci.
    Pire, c’est lorsque des pays encore réticents à l’ultra-libéralisme se sont « lâchés » dans la dérégulation reagano-tatchérienne, c’est à dire dans notre pays, à l’arrivée du nabot agité du bocal, que la courbe s’est dangereusement verticalisée.

    Alors pourquoi cette brutale découverte de l’existence de l’endettement des pays? Quel est le but recherché par les riches (en dehors de l’augmentation des taux d’intérêts) en sortant du chapeau un monstre qu’ils ont créé de toutes pièces en accusant les moins nantis d’être à l’origine de son existence. Jusqu’où ira la prédation du 0,1% de très riches de cette planète vis à vis des 99,9% du reste de la population.

    Il y a pourtant une solution pour remettre les compteur à l’heure. Une imposition lourde des transmissions de patrimoines, comme l’avait fait en son temps Roosevelt, que l’on ne peut pas traiter de gauchiste.
    La France serait riche de près de 10.000 milliards d’Euros d’économie et de placement en tout genre, selon un éditorialiste de France Inter, ce matin.
    Sachant que 90% des français gagnent moins de 2500 euros/mois, on peut vite savoir où se trouve ce pactole, qui ne va que continuer de contribuer à la fortification de féodalités, alors qu’il faudrait tout mettre en oeuvre pour les démanteler.
    Alors que veut le peuple? De peur de ne pouvoir transmettre son « do-mi-si-la-do-ré » à sa progéniture, ils ne feront que suivre les arguments des féodaux, qui parleront de spoliation à la soviétique, alors que l’impôt sur l’héritage est très certainement le plus égalitaire qui soit.

    1. C’est environ 80 % des salariés Français qui gagnent moins de 2500 Euros par mois ; c’est encore beaucoup.

      Pourquoi se limiter à l’héritage : alignons aussi tous les salaires à 1650 Euros par mois ou moins pour être encore plus juste. Cà a déjà eté fait ailleurs, renseignez vous.

      PS : j’ai planté des noyers sur un terrain acheté par mon travail. Je ne récolterai probablement jamais une quantité significative avant ma mort. C’est donc pour mes enfants. Je vous invite à prélever ce que vous voulez dans une dizaine d’années, à une seule condition, que vous le fassiez vous même … si ce n’est pas encore trop contraignant pour vous.

      1. Quelle mauvaise foi, quelle manière lapidaire d’évacuer un des problèmes fondamentaux de toute notre civilisation. Votre réponse n’est pas argumentée, elle n’est pas pertinente et encore moins juste.
        Pourquoi répondre de manière sensée lorsque la caricature est si facile. Souhaiter rétablir l’éthos égalitaire par le biais de la succession, ce n’est pas souhaiter une société alignée dans la médiocrité. C’est simplement éviter la constitution de bastions, de féodalités et de castes prédatrices. Mais visiblement la propagande des bien-nés de cette planète fonctionne toujours.
        Lisez en détail la proposition faites par Leon Blum dans le lien proposé par « Timiota ».

    2. Quand la situation devient mauvaise, les « bien nés » auront moins tendance à vouloir changer les choses que les « mal nés ». Le premiers attendront (souhaiteront) que leurs vieux claquent tandis que les autres, en plus de les avoir à charge, maudiront les leurs de n’avoir rien laissé. Au passage, les « bien nés » auront aussi tendance à s’accaparer le pouvoir et à mettre en place les structures pour se protéger des « mal nés », ces deux mondes ne se fréquentant guère. Un beau modèle de société, tout çà ! Certes, certains pays européens sont plus concernés que d’autres par cette situation. Par exemple, en tant que belge, il est très difficile de propager autour de soi un discours anti-héritage…

      1. Roosevelt l’a fait en 1930. Il a osé dire que lorsqu’une famille s’enrichie de manière indécente, il faut que l’Etat agisse pour que les petits enfants de cette famille reviennent à la case départ.
        Roosevelt, un communiste? un gauchiste? C’était le new deal, une époque où les héritages étaient taxés à 85%. Une mesure prise après la débâcle de 1929.
        Il est toujours extraordinaire de constater combien le conservatisme règne, même chez ceux qui aimerait changer le système.
        Le patrimoine, la propriété privé, un sujet à aborder sans à priori, sans dogme, dans un monde où 99% des humains ne possèdent rien ou pas grand chose.

        Mr. John Difool, j’ai 3 enfants et je fais parti des privilégiés en terme de revenu, mais je ne suis pas un héritier. Mes parents ne m’on rien laissé, parce qu’il n’avait rien. Des immigrés.

      2. @ John Difool
        Vous n’êtes pas de bonne foi, ou vous avez mal compris.

        Il s’agit de plafonner les héritages, d’empêcher la perpétuation des gros patrimoines et la concentration croissante de la richesse dans les mains d’une caste restreinte, et non d’interdire à la grande masse des parents de laisser quelque chose à leurs enfants!

        C’est la tactique habituelle de la classe possédante, de susciter auprès des classes moyennes et tous ceux qui possèdent un petit quelque chose la peur des ‘partageux’.

        On en a un très bel exemple ici aux Pays-Bas avec la question lancinante du Hypotheekrenteaftrek, cette mesure fiscale permettant de déduire de ses impôts les intérêts de son emprunt immobilier.
        Cette mesure est à l’origine de la bulle immobilière aux Pays-Bas, qui a rendue très ardue la primo-accession à la propriété; et surtout, elle n’est pas plafonnée, de sorte que plus on est riche, plus on peut déduire de ses impôts, et votre somptueuse villa de millionnaire est donc financée en définitive à 50 % par l’Etat, elle n’est pas belle la vie?!
        Au final, la mesure coûte au fisc des centaines de millions d’€ chaque année, et 80% de ce manque à gagner bénéficie aux 20 % les plus riches. Mais sans cesse, les partis de droite font peur à la grande masse des petits propriétaires en leur disant que si la gauche arrive au pouvoir, leurs traites grimperont en charge : même si les partis progressistes ne proposent que de plafonner le hypotheekrenteaftrek, de sorte que l’on cesserait de subventionner les palais des plus aisés, et poussent même la timidité jusqu’à exclure tout effet rétroactif sur les contrats existants, il suffit de dire « ja ja, ils commencent comme ça, et puis après ils s’attaqueront à vous », le doute est instillé, la peur installée, et le tour est joué : le H-woord est tabou, et le petit propriétaire vote pour le parti des oligarques…

    3. Héritage limité : Réforme oubliée de Léon Blum

      Rappelé par Thierry Pech dans son ouvrage « Le temps des Riches », Seuil, 2011.
      Thierry Pech est journaliste à Alter Eco (dir de la rédaction ?).

      http://www.toupie.org/Textes/Blum_reforme_oubliee.htm

      Ma foi c’est vrai qu’en ces temps de lecture Toddienne sur les systèmes familiaux, l’héritage est une de ces gares de triage dont il nous faut choisir les nouveaux aiguillages.
      Une sublimation s’acquiert par les savoir-vivre et les savoir-faire, sans préjudice de la classe sociale , et donc d’autant mieux qu’on transmets ces savoir là, et pas les bons à valoir sur des Rolex qui laissent croire qu’on peut s’en passer.

      La gare de triage inclura donc un aiguillage bancor et un aiguillage héritage. Prévoir d’autres voies tant qu’à faire.

  30. « Nous assistons à l’écroulement d’un monde, des forces immenses sont sur le point d’être déchaînées » , entretien avec Frédéric Lordon dans La Revue des Livres:

    (…)

    C’est une leçon de choses historiques. Ouvrons bien les yeux, on n’a pas souvent l’occasion d’en voir de pareilles. Nous assistons à l’écroulement d’un monde et ça va faire du gravât.
    L’histoire économique, en tout cas celle qui a fait le choix de ne pas être totalement bornée (…) a depuis longtemps médité l’effrayant pouvoir de destruction de la finance libéralisée.
    Il fallait de puissants intérêts (…) pour remettre sur les rails ce train de la finance qui a déjà causé tant de désastres ; en France, comme on sait, c’est la gauche de gouvernement qui s’en est chargée.
    De sorte que, à la lumière de ces leçons de l’histoire, on pouvait dès le premier moment de la dérégulation financière annoncer la perspective d’une immense catastrophe, et ce sans pourtant savoir ni où, ni quand, ni comment exactement elle allait se produire.
    La catastrophe en question aura pris vingt ans pour survenir, mais voilà, nous y sommes.

    (…)

    Et nous voilà en 2007. 2007, n’est-ce pas, et pas 2010.
    Car le discours libéral n’a rien de plus pressé que de nous faire avaler l’idée d’une crise des dettes publiques tout à fait autonome, européenne dans son principe, et imputable à une fatalité d’essence de l’État impécunieux.
    Or le fait générateur est bien la crise de la finance privée, déclenchée aux États-Unis,
    expression d’ailleurs typique des contradictions de ce qu’on pourrait appeler, pour faire simple, le capitalisme de basse pression salariale,
    dans lequel la double contrainte de la rentabilité actionnariale et
    de la concurrence libre-échangiste
    voue la rémunération du travail à une compression continue
    et ne laisse d’autre solution à la solvabilisation de la demande finale que le surendettement des ménages.

    (…)

    Donc, depuis 2010 et l’éclatement de la crise grecque, la finance rescapée massacre les titres souverains sur les marchés obligataires alors qu’elle aurait trépassé si les États ne s’étaient pas saignés pour la rattraper du néant. C’est tellement énorme que c’en est presque beau…

    Pour couronner le tout, les marchés exigent – et bien sûr obtiennent – des États des politiques de restriction coordonnées qui ont le bon goût de conduire au résultat exactement inverse de celui supposément recherché :
    la restriction généralisée est telle que les recettes fiscales s’effondrent aussi vite que les dépenses sont coupées, si bien qu’in fine les dettes croissent.
    Mais l’austérité n’est pas perdue pour tout le monde : son parfait prétexte, « le problème des dettes publiques », aura permis à l’agenda néolibéral d’engranger de spectaculaires progrès, inenvisageables en toute autre circonstance.

    On l’a déjà compris, la leçon de choses est bien moins économique que politique.
    Elle est d’ailleurs tellement riche qu’on ne sait plus par quel bout l’attraper.
    Il y a, d’un côté, l’extraordinaire position de pouvoir conquise par l’industrie financière qui peut forcer les puissances publiques à son secours, puis aussitôt se retourner contre elles dans la spéculation sur les dettes souveraines, et pour finir refuser toute re-régulation sérieuse.
    Il y a, d’un autre, la force de l’agenda néolibéral qui, inflexible, poursuit sa route au milieu des ruines qu’il a lui-même créées : jamais le néolibéralisme n’a connu si prodigieuse avancée qu’à la faveur de… sa crise historique, l’explosion des endettements publics ayant créé une formidable opportunité pour une entreprise de démantèlement de l’État social sans précédent, par plans d’austérité et « pacte pour l’euro » interposés.

    (…)

    Il y a enfin, et peut-être surtout, la crise historique de l’idée de souveraineté, attaquée de deux côtés.
    Du côté des marchés financiers, puisqu’il est maintenant évident que les politiques publiques ne sont pas conduites d’après les intérêts (seuls) légitimes du corps social, mais selon les injonctions des créanciers internationaux (…)
    Et du côté de la construction européenne, puisque, en « bonne logique », il faut reconduire et approfondir ce qui s’est déjà montré toxique à souhait : en l’occurrence le modèle européen

    (…)
    Mais peut-être la vraie leçon de choses commence- t-elle maintenant seulement car des forces énormes sont sur le point d’être déchaînées.

    Si, comme on pouvait le pressentir en fait dès 2010 au moment du lancement des plans d’austérité coordonnés, l’échec macroéconomique annoncé conduit à une vague de défauts souverains, l’effondrement bancaire qui s’ensuivra immédiatement (ou qui le précédera par un effet d’anticipation des investisseurs) sera, à l’inverse de celui de 2008, irrattrapable, en tout cas par les États puisque les voilà financièrement sur le flanc ;
    il ne restera plus que l’alternative de l’émission monétaire massive,
    ou de l’éclatement de la zone euro si la Banque centrale européenne (et l’Allemagne) se refuse à cette première solution.

    En un week-end, nous changerons littéralement de monde et des choses inouïes pourraient se produire : réinstauration de contrôles des capitaux, nationalisations flash, voire réquisition des banques, réarmement des banques centrales nationales – cette dernière mesure signant d’elle-même la disparition de la monnaie unique, le départ de l’Allemagne (suivie de quelques satellites), la constitution d’un éventuel bloc euro-sud, ou bien le retour à des monnaies nationales.

    Quand cette conflagration surviendra-t-elle ?
    Nul ne peut le dire avec certitude.
    On ne peut exclure qu’un sommet européen parvienne enfin à taper suffisamment fort pour calmer un moment la spéculation.
    Mais ce temps gagné n’empêchera pas la macroéconomie de faire son oeuvre : lorsque s’imposera, d’ici six à douze mois, le constat de la récession généralisée, elle-même résultat de l’austérité généralisée, et que les investisseurs verront monter irrésistiblement le flot des dettes publiques supposées devoir être arrêtées par les politiques restrictives, la conscience de l’impasse totale qui se fera à ce moment entraînera les opérateurs à nommer eux-mêmes une « capitulation »,
    c’est-à-dire une ruée massive hors des compartiments obligataires et,
    par le jeu des mécanismes de propagation dont la finance libéralisée a le secret,
    une dislocation totale des marchés de capitaux tous segments confondus.

    (…)

  31. Je vis au Brésil où la note attribuée par S&P est BBB (depuis novembre 2011). Puisque j’en entends beaucoup se faire des gorges chaudes de l’économie brésilienne, dois-je en déduire que l’économie de la France (bien mieux notée à AA+) est en excellente forme ?

    1. @ FrancisJ

      merci de relever l’ineptie de cette affaire de notation….je ne vois pas comment S&P,Moody,Fitch liraient mieux dans le marc de café que MMe Irma , eux qui n’ont pas « vu » les subprimes , ni même cet été la faillite d’une banque américaine dont je ne me souviens plus le nom, désolé.

    2. Hahahahaha!
      C’est pour ça que l’euro a dévalué de 30% par rapport au réal depuis 2009?
      Or donc les marchés achètent du réal BBB contre de l’euro AAA?

  32. La solution : comparer les dépenses des États à leurs recettes au lieu de les comparer au PIB ou à la hauteur de la Tour Eiffel

    La comparaison entre les dépenses et les recettes de l’Etat, c’est bien la première qui est faite quand on dit que le budget est en équilibre ou en déficit. Aux tolérances d’appréciation près, la « règle d’or » c’est basiquement d’avoir un budget en équilibre. Alors qu’on dise que le déficit doit être égal à 0% des recettes ou à 0% du PIB, il n’y a pas de quoi d’étriper…

    Je ne comprends pas que vous insistiez sur l’incohérence qu’il y aurait à calculer le ratio du déficit budgétaire par rapport avec le PIB. Ce ratio est pourtant significatif, le PIB étant une statistique connue avec assez de précision dans tous les pays développés et représentant la capacité d’un pays à « produire des richesses » donc à rembourser ses dettes.

    A moins d’en venir au Bonheur National Brut cher au roi du Bhoutan !

    1. Le PIB est fondamentalement privé. Si l’Etat n’a pas de recettes, qu’importe le PIB. Ensuite le PIB est souvent truqué, contradictoirement à ce que vous dites. Quand on y met les profits de la spéculation…Qui avec les places offshores ne paient pas de taxes…
      Bref c’est de la blague. Ou alors il faut interdire la libre circulation des capitaux et criminaliser les paradis fiscaux: Menace de bombardement comme sur la Libye.
      Donc le PIB c’est désormais de la foutaise qui permet de déclarer « qu’un milliard de pauvres sont sortis de la misère ». Statistiques moyennes qui ne prennent pas en compte la concentration des richesses. Meme Stiglitz, pourtant pas un Alter, le dénonce depuis 10 ans…
      Quand à la régle d’or, c’est une lapalissade imbécile. Il est clair que meme des entreprises, des banques, s’endettent pour propsperer…Pourquoi pas l’Etat et les services publics qui participent au bien et à la richesse commune?
      A vu de tout cela la « Régle d’Or » est bien une inanité sortie de cerveaux dinosauriens rescapés de l’ère mesozoique.

      1. la régle d’or, c’est une lapalissade imbécile. Il est clair que meme des entreprises, des banques, s’endettent pour propsperer…Pourquoi pas l’Etat et les services publics qui participent au bien et à la richesse commune?

        Argumentez plutôt que de tomber dans des images outrancières et dinosauriennes. Les entreprises s’endettent certes, mais elles paient des intérêts à leurs créanciers et les remboursent à ce que je sache, sinon c’est la faillite…
        L’Etat, lui, depuis 35 ans ne fait qu’accumuler les dettes pour les raisons qu’on connaît tous : manque de courage des politiciens soucieux d’abord de leur ré-élection, gestion calamiteuse des personnels fonctionnaires, maintien abusif de rentes de situation et d’organisations obsolètes, etc… L’OCDE avait publié une étude montrant que là où il faut 1,3 fonctionnaire, le même travail pouvait être fait par 1 personne du privé ! Cela, tout le monde le sait et a pu le vérifier cent fois autour de lui…
        En tout cas avec les Allemands, il va bien falloir qu’on l’applique cette règle d’or, sinon la sanction sera automatique à savoir payer 2 ou 3 fois plus cher le service de la dette et, comme je l’explique ci-dessous, renoncer à sa monétisation progressive. La BCE et les Allemands nous tiennent par le garrot. Bien vu, n’est-ce pas ? Ou alors, il faudra quitter le navire euro avec à la clé, un appauvrissement généralisé du pays.

      2. @ eereipg

        Bravo, il fallait un sacré sens de l’humour pour commencer par ça :

        Argumentez plutôt que de tomber dans des images outrancières et dinosauriennes.

        et continuer avec ça :

        L’Etat, lui, depuis 35 ans ne fait qu’accumuler les dettes pour les raisons qu’on connaît tous : manque de courage des politiciens soucieux d’abord de leur ré-élection, gestion calamiteuse des personnels fonctionnaires, maintien abusif de rentes de situation et d’organisations obsolètes, etc…

      3. @erreipg

        Encore une fois, établir des budgets équilibrés peut s’envisager si le secteur financier est restructuré et que le financement des états n’en dépend plus, c’est à dire si la politique reprend ses marges de manoeuvre. On en discutera à ce moment là.

      4. Pierre G.

        l’OCDE avait publié une étude montrant que là où il faut 1,3 fonctionnaire, le même travail pouvait être fait par 1 personne du privé !

        Et l’ocde, dites moi, avait-il essayé de corréler l’endettement privé avec la proportion de «personnels du privé» remplaçant chacun soi-disant si avantageusement 1,3 fonctionnaires ? C’eût été non seulement instructif mais encore plus complet, non ?

    2. « … la capacité d’un pays à « produire des richesses » donc à rembourser ses dettes »

      Vous pouvez expliquer le mécanisme qui se cache derrière votre « donc » ? … sans mettre entre parenthèses bien entendu la manière réelle dont sont taxés les revenus du travail et du capital…

      1. @Paul Jorion
        Rembourser ses dettes bien évidemment en jouant sur le niveau des impôts et des taxes. Cela ne préjuge nullement de la couleur du pouvoir qui pourrait selon ses convictions, frapper plutôt la consommation ou les successions ou les impôts sur les Sociétés etc…

        Après les accords du 9 décembre 2011, je suis persuadé que l’Allemagne acceptera que la BCE monétise partiellement et progressivement la dette de tel ou tel pays qui aura respecté durablement la règle d’or. Ce que les Allemands ne veulent pas et ils ont raison, c’est qu’une dette annulée soit immédiatement reconstituée par l’inertie des mauvaises habitudes.

    3. @ erreipg
      Je ne peux oublier que l’Irlande et l’Espagne étaient des pays montrés en exemple par les néolib pour leur faible taux de dette publique / PIB. Et pour cause, c’étaient des pays où l’état était bien moindre que chez nous. Par contre il y avait surendettement privé. Vouloir comparer dette publique / PIB, c’est de fait tenir un discours néolib et vouloir le moins d’état possible.

      1. A mon sens, si la règlementation Bâle III est appliquée et elle devrait l’être progressivement par étapes jusqu’en 2018, les abus de la dette privée devraient disparaître du fait de la plus grande responsabilisation des banques qui prêtent l’argent.

        Il est en effet choquant qu’en 2008, le barrage bancaire ait sauté comme un bouchon plaçant de ce fait les États en première ligne et aggravant considérablement la dette publique.

        N’ayez crainte, si les banquiers constatent qu’il leur est impossible désormais de refourguer la dette privée à l’État en cas de crise, ils veilleront à ce qu’elle soit contenue…

  33. En gros je suis d’accord avec Jorion, mais ni redéfinir un critère pour les déficit, ni augmenter les impôts ne suffiront, il faudra d’une manière ou d’une autre couper largement dans les dépenses, avec je suis bien d’accord, la limite du « pas celles qui font que les perdants du système arrivent à trouver quand même supportable la vie qui leur est faite », sans quoi, il en va de la paix sociale à court terme. Est-ce que ce sera possible ? j’en sais rien.

    1. Mais savez-vous d’où provient le déficit actuel?
      entre le paiement des intérêts de la dette actuel
      et le remboursement du capital, nous en sommes à plus que le montant des recettes.(50 mds d’intérêts, 300 mds de prêts, 200 mds de recettes fiscales)
      il ne reste donc plus rien pour le fonctionnement du pays.
      on les fait où les économies?
      et pour faire quoi?

      1. Un budget primaire contracyclique à – 50 Mds (? – 4% du PIB) par choix (keynésien) d’investissement n’est pas une absurdité dans une période de récession en macroéconomie standard.
        Dixit un Krugman par exemple.
        Cela maintient des jobs et évite l’érosion de productivité par déqualification des classes au chomage, lequel use ceux qu’il touche en leur ôtant l’émulation d’un milieu de travail, les savoir-faire associés, etc.

    2. La paix sociale ? Pensez-vous aux centaines de milliers de SDF et à tous ces Français qui vivent au camping du fait qu’ils ne peuvent pas se loger convenablement ( Loyers trop chers ) … et qui ne  » dérangent pas  » ?

      Une loi vient d’être voté par le gouvernement  » Fillon » pour expulser ces français qui vivent à l’année dans les campings faute de pouvoir se loger.

      Vous savez, c’est ce même gouvernement qui a refusé les 20 % de logements sociaux dans chaque grande commune de France…

      Et, vous vous parlez de  » Paix Sociale  » ? Sans compter les millions de chômeurs ? De quelle paix sociale parlez-vous ? Celle qui ne vous dérange pas ?

      1. si cela m’a révolté et j’ai écris des mails bien sentis à un certain Jean Louis Léonard… m’a pas répondu… lol

      1. @ Paco76

        LOL !! Forges est souvent génial mais intraduisible… Un étranger sait vraiment l’espagnol quand il peut comprendre l’humour « forgiano » (aussi subtil qu’irrésistible).

        Celui-là est traduisible:

        « Tailleur de la BCE et du FMI »
        – Je sais pas… je ne ne le trouve très approprié…
        – Pourtant, pour les fonctionnaires c’est le dernier cri…
        – Oui, oui… j’en doute pas…
        – L’essentiel c’est l’ergonomie…
        – Oui…

      2. @Pablo75
        Merci pour la traduction, j’avais plus ou moins compris avec mes maigres bases en espagnol…!
        Ce dessin étant cette fois assez explicite…J’en reçois de temps en temps, de Valence ou Madrid.
        Mais étant ‘padrino’ depuis quelque temps, il va falloir que je progresse, ou bien je serais le seul à ne pas être bilingue !

      3. @ Paco76

        Ce n’est pas la meilleure école pour apprendre l’espagnol, Forges… ll joue beaucoup avec les mots. Mais parfois c’est très clair:

        http://www.elpais.com/vineta/?autor=Forges&d_date=20111208&anchor=elpporopivin&k=Forges

        « Grands moments de l’Humanité: Fin 2011, Ère de l’Épargne Budgétaire, mise en place du monument mixte à la Refondation du Capitalisme + la Refondation de l’État Providence ».

        (dans l’autre, dans la 2e ligne il fallait lire – je ne ne le trouve PAS très approprié…)

  34. Bonjour,
    Hold up un commentateur du Blog de Jean-Luc Mélenchon nous recommande tes écrits ,celui-ci est très intéressant ,il montre comment la culpabilisation du monde du travail allant de la classe ouvrière en tête ( coûts du salaires à la place de dû à faire baisser coûte que coûte) jusqu’ aux cadres de direction DRH compris est au jour le jourla ligne de route, la conduite à tenir
    Mais ce qui doit nous concentrer et comprendre c’ est l’ incroyable retour à l’ envoyeur du prêt à 1% de la BCE vers la zone euro et ces mêmes banque mettent au chaud leurs liquidités de l’ ordre de 490 milliards ce WE à o,25%,et accéléré depuis fin 2011 alors que Lagarde en AOUT 2011 de renforcer les liquidités car risque de pénurie ,vite démentie d’ ailleurs et qu’ à la même période des 200 millards se stockaient à la B.C.E.et ça s’ est accéléré depuis ,alors liquidités ou pas ? La haute finance a toujours été d’une opacité telle que ces fainéants de banquiers véreux ont toutes leurs lois pour eux et surtout avec cette B.C.E. et cette U.E.
    Vivement le Pôle Public financier et bancaire avec gestion du personnel,de la citoyenneté ,et des élus républicains contrôlés par la Révolution citoyenne avec la maîtrise de la création monétaire en euros ou s’ ils le foutent en l’ air en francs.
    Mais je pense à une offensive avec le GMT de 2015 des financiers véreux crapuleux mafieux à l’ oeuvre dans tout cet embrouillamini ,bordel ,une stratégie de soumission où la monnaie dollar prévalente et unique comme dans la pensée d’ailleurs. Je sais ça fait très parano mais nous sommes en guerre et ce sont les financiers et pas n’ importe lesquels qui veulent nous asservir ,d’ où la culpabilisation de tout ce qui va mal et de traiter de pas assez de travail,vous gagnez trop,vous nous coûtez trop cher et nous vous devons rien,ça rappelle le pire 33/45;
    Résistance et Prenons le pouvoir avec le Front de Gauche avec seulement notre petit bulletin de vote.
    .

  35. « La perte du AAA, ce sont des taux plus élevés exigés par le marché des capitaux lors de l’émission de dette souveraine, autrement dit quand les États empruntent. Pourquoi ? Parce que la part « prime de risque » augmente au sein du taux exigé. »

    Cette part risque fort, dans les semaines à venir, à augmenter aussi au sein des taux exigés par les banques pour les emprunteurs de crédits immobiliers, les banques suivant en cela le taux de l’OAT 10 ans.
    De sorte que les taux augmentant tout en aillant déjà des restrictions d’accès au crédit depuis plusieurs mois déjà (moindre exposition des banques au risque, réduction de la taille du bilan, …), qui produisent une raréfaction de la demande par l’augmentation de non solvabilité suffisante pour accéder au crédit immobilier (ceux possèdent une épargne désirant encore moins l’utiliser pour augmenter les apports nécessaires pour pallier à cette restriction du crédit), on obtiendra bientôt un décalage croissant entre revenus disponibles des ménages (plans de rigueur ‘aidants’ par ailleurs), offre surabondante (contrairement à l’antienne de l’absence d’offres) et prix toujours très élevés (bien qu’ayant baissés très faiblement ces derniers mois, les prix immobiliers en France sont les 3ème plus hauts du monde !).
    Ajouté à cela la livraison d’une nouvelle offre qui continue à être à niveau élevé dans le neuf, la disparition de la défiscalisation dans l’immobilier locatif qui permettait de drainer l’épargne des plus riches vers la construction et la fin du Prêt à Taux Zéro pour l’ancien (afin de préserver à minima les promoteurs immobiliers et la construction), on obtient toutes les conditions pour une baisse de prix très importante dans l’immobilier, le crédit ne pouvant plus pallier à la faiblesse des revenus, comme ce fut le cas à partir de 2008 où les taux d’intérêt ont chuté fortement.
    Pour ne pas dire un effondrement, si des plans ‘d’ajustement’ (pour ne pas dire ‘rigueur’) se concrétisent dans les semaines à venir …
    http://www.immobilier-danger.com/Perte-du-triple-A-AAA-de-la-France-475.html

    L’immobilier, c’est 2/3 du patrimoine des français en ‘valeur’ (laquelle est exprimée en euros, lequel risque fort d’exploser en vol, à la vue de la dégradation généralisée en cours et celle qui est annoncée pour les mois à venir avec les ‘perspectives négatives’ des notations). Et la construction, plusieurs millions d’emplois directs et indirects.
    Quand une part importante de cette ‘valeur’ partira en fumée, disons plus de 10% (pourquoi 10 % ? : parce que ce fut à peu près le niveau de ‘correction’ réalisé sur le marché entre 2008 et 2009), on commencera alors sans doute dans la population à se poser des questions, quant aux choix qui sont proposés, du moins parmi les 57% de propriétaires.
    Sans compter les locataires, qui pâtissent eux-aussi de la situation et en pâtirons plus encore, pour une raison simple : ceux qui trouvaient un ‘débouché naturel’ dans l’achat et qui ne le pourrons de moins en moins sauf baisse importante des prix s’en iront grossir la masse des locataires, confortant ainsi 2 choses :
    1/ la hausse des loyers, qui n’ont toujours pas été encadrés
    2/ la hausse des demandes en HLM, ceux-ci ayant évidemment été les parents pauvres de la construction et de l’investissement, alors même qu’en période de crise comme celle d’aujourd’hui, il serait plus que nécessaire de disposer d’un ‘stock’ de logements sociaux pour répondre à une demande de plus en plus fragilisée financièrement par la crise

    Bref, comme vient de le faire Eric Cantona, il est plus que temps de faire du logement une des pierres d’achoppement de la campagne présidentielle, en lieu et place du remboursement de la dette.

    Il y aurait bien quelques solutions, mais …

    A- Imposer les plus-values liées à la vente du domicile principal, selon le barème progressif : plus la plus-value est importante et plus le taux le sera aussi.
    2 effets : en premier lieu, augmenter les recettes fiscales de l’Etat. Comme le dit Paul Jorion, ceci est impératif, si l’on cherche un tant soit peu équilibrer le budget de l’Etat. En second lieu, mettre la pression sur la formation des prix, pour tous ceux qui parient sur un différentiel important car ayant acheté un bien il y a longtemps ou non mais à un prix inférieur : il faut leur annoncer que ce différentiel sera taxé, progressivement. Et que c’est une mesure de justice sociale : il n’est pas normal qu’une minorité recherchant la maximisation des bénéfices impose à tous des prix spéculatifs. Ils devront donc s’acquitter d’un ‘ticket modérateur’ pour sortir avec leurs plus-values, ticket qui contribuera à financer d’autres actions.
    Non seulement les résidences secondaires seront taxées de la même manière, avec un barème progressif, mais plus encore que pour la résidence principale. D’abord, afin, là encore, de rechercher la justice sociale : ceux qui possèdent une résidence secondaire ont évidemment moins de besoins vitaux que ceux qui n’ont qu’une seule résidence en propriété. Mais aussi pour décourager tout investissement spéculatif, national ou étranger (surtout), qui participent à la formation de prix spéculatifs.
    Pour les propriétaires qui vendraient avec des moins-values, un système de crédits d’impôts progressifs (selon le montant et le barème fiscale des ménages, avec une limite en montant maximum) permettrait à ceux qui ont acheté récemment de pouvoir néanmoins revendre avec des prix inférieurs, jusqu’à une certaine limite, afin de contribuer à dégonfler les prix immobiliers.
    Enfin, l’arrêt de tout dispositif de défiscalisation pour les investissements immobiliers, ce qui contribuerait à redresser aussi la situation financière de l’Etat et l’encadrement des loyers indirectement par la fiscalisation progressives des revenus locatifs et directement dans les zones où ceux-ci sont par trop déconnectés des revenus disponibles (l’ajustement par la fiscalité devant se révéler normalement suffisant pour se faire, mais l’existence d’une telle mesure étant en soit aussi un vecteur de décroissance des loyers en tant que menace).

    B- Lancer un grand plan de construction de logements sociaux. Ce plan serait financé en partie par les recettes apportées par la fiscalisation des plus-values immobilières mais aussi par l’imposition progressive des mutations et des donations du vivant sur le patrimoine transmis, avec un seuil d’exonération assez faible global pour chaque foyer fiscal. Enfin, la collecte du Livret A serait recentralisée par la CDC, au bénéfice de l’Etat et non des banques.
    Ce plan aurait de multiples avantages :
    – apporter une offre adaptée aux besoins actuels des ménages en termes financiers et resolvabiliser les ménages sur la part de dépenses des loyers, qui en ont bien besoin ;
    – contribuer au dégonflement des prix immobiliers sur le marché privé, que ce soit dans le neuf ou l’ancien, dans l’achat ou la location mais surtout sur ce dernier marché ;
    – relancer l’activité de construction dans le neuf, afin de réduire les effets de la crise et des plans de rigueur, tout en ayant un développement d’activités quantitatif adapté à des besoins qualitatifs.

    Pour se faire, encore faut-il que les politiques aient la volonté de le faire.
    Mais aussi que les propriétaires d’actifs immobiliers acceptent une diminution volontaire de la ‘valeur’ de leur patrimoine (ce qui reviendrait à devoir enfin examiner ce qu’est une ‘valeur’ et son concept, au profit d’une ‘revalorisation’ de l’usage que l’on en fait).
    Dans le cas contraire, ils subiront de toute façon une telle ‘décote’.
    Ils risquent néanmoins de ne l’accepter qu’à partir d’un certain niveau de perte.
    Quand il sera trop tard pour enrayer un effondrement, comme dans les années 90.

    1. Ce plan me paraît cohérent.
      Ne faudrait-il pas aussi s’intéresser aussi à l’immobilier non résidentiel? Car il me semble, qu’au moins dans les grandes métroploes, les m2 vides sont une insulte à l’intellgence.

      1. Tout à fait. Et concernant les m2 vides, augmenter la pression fiscale sur l’absence de mise en location. Sans parler du foncier. Et encore moins, une fois la situation d’urgence affrontée, la mise en oeuvre d’une réflexion sur la propriété.

    2. à zébu,

      Pour ce faire, encore faut-il que les politiques aient la volonté de le faire.

      Certes, mais il me semble que les politiques n’ont pas la volonté de le faire, ni même sans doute l’idée.
      Et, si vous me permettez une question, quels sont donc ces politiques dont vous parlez ?

      Par ailleurs permettez moi de vous faire remarquer qu’il y a un moyen très simple de mesurer la part (énorme) de spéculation dans l’immobilier : c’est le prix de vente du m² comparé à son prix de revient et en tenant compte des dépenses énergétiques indispensables pour l’usage du logement.
      Savez-vous que la norme à venir (BBC : bâtiment basse consommation) ne pourra pas être appliquée dans les constructions à venir dès le début de 2013 pour des raisons économiques et pour des raisons de savoir-faire ?
      Je pense que c’est pour celà que tant de constructions neuves, dites locatives, ont été édifiées ces dernières années, n’importe où et n’importe comment, à grands frais pour l’Etat, et avec beaucoup de survaleur pour les grands groupes du bâtiment.
      Un chef d’entreprise dans le domaine des constructions individuelles me disait récemment que la profession anticipait pour 2012 la bagatelle de 350.000 suppressions d’emploi dans son secteur d’activité.

      Ils risquent néanmoins de ne l’accepter qu’à partir d’un certain niveau de perte.

      Vous vous trompez ; les électeurs l’accepterons, comme ils ont déjà tout accepté de la falsification de l’air qu’ils respirent, de leur nourriture, de ce qui est nommé culture ou vie démocratique, et de la transformation des services publics en entreprises concurrentielles. Tout au plus voterons-t-ils pour un front ou un autre en se disant que l’élection de leur leader résoudrait tous les problèmes, et que si ces leaders ne sont pas élus, ce ne sera pas de leur faute à eux, les électeurs, même pas indignés.

      1. @ Marlowe :
        ‘L’objectivation’ des prix spéculatifs par des raisons empiriques est une fausse route. Celle des coûts de construction ne l’explique, au mieux, que pour 2 à 3%. Si on s’attache plutôt aux prix du foncier, là, on commence véritablement à appréhender le phénomène dans ses profondeurs, à savoir la mise en valeur dans toute sa splendeur des rapports de force sociaux, qui passent en la matière par les promoteurs (mais aussi par les collectivités publiques, qui prélèvent leurs parts du gâteau). C’est cette réalité là, empirique et non ‘objective’, fondée sur la ‘valeur’, laquelle se cacherait derrière des coûts de production croissants : vaste foutaise !!
        Le BBC en est le plus bel exemple. Car le BBC n’est pas une norme (RT, réglementation thermique) mais bien un … label. La RT 2012 (et pas le label BBC) s’appliquera effectivement en 2013 mais elle s’applique déjà pour les bâtiments publics.
        La vérité ?
        On a vendu à prix d’or, par les promoteurs, des logements soit disant à la ‘norme’ BBC (qui n’en n’est pas une) pendant des années, sachant qu’une RT arriverait ensuite (inscrite dans les accords du Grenelle de l’environnement dès 2009), alors même que la norme était publiée en 2010 pour application un an plus tard. Le label BBC est donc une vrai plus-value, du moins pour eux qui l’ont vendu. Et les surcoûts de production n’ont pas grand chose à voir par rapport à cela, ni même de la formation.
        Tout ceci pour ‘créer de la valeur’, en faisant passer un label pour une norme RT, sans ses surcoûts (of course) et le tout en le liant à différentes défiscalisations (notamment Scellier BBC, le ‘top du top’ de l’arnaque pour tous), qui ont largement contribué à former des prix spéculatifs : quand on n’a pas assez de fluctuations de prix, rappelez-vous, il est nécessaire de les amplifier.
        D’où l’utilité :
        – de la ‘norme’ BBC
        – des outils de défiscalisation sur l’investissement locatif (lié ou pas sur cette norme’)
        – pour drainer l’épargne des plus riches sur ces produits,
        – sur lesquels ‘on’ tirera un maximum de profits [le on’ est une typologie réduite socialement].
        De sorte qu’il n’est pas (du tout) étonnant) que la RT 2012 ne soit pas applicable en l’état, tout simplement parce qu’en lieu et place de former les intervenants à la mise en oeuvre de celle-ci, on a surtout cherché à maximaliser la ‘norme’ BBC, si juteuse et surtout bien moins exigeante que la RT 2012.
        Voilà donc où nous a conduit la spéculation et la défiscalisation sur le marché immobilier : des prix exorbitants au profit d’un nombre toujours plus restreint, pour le désavantage de tous avec des recettes fiscales réduites, des niveaux de formation inadéquat au regards des impératifs à venir et au final, oui, du chômage massif dans un secteur qui ne devrait pas en connaître, au regard des véritables besoins sociaux, à savoir en logements sociaux, qui rapportent peau de balles pour les promoteurs, of corse.

        Quant à votre prévision concernant la réaction des concernés, je ne voudrais pas vous contredire mais quand on touche au patrimoine, notamment à celui que l’on a constamment (à dessein …) présenté comme étant le plus sûr, en particulier dans ces temps difficiles (comprenez, quand vous toucherez votre misérable retraite ans 30 ans, serait bon de parier sur une bonne ‘valorisation’ de ce même patrimoine, un investissement, un pari sur l’avenir, comprenez …), je crains, passé un certain seuil de décote, que ceux qui auront déjà perdu leurs illusions et une bonne partie de leur (futur) patrimoine (à ‘valoriser’) et auxquels il ne restera plus que les dettes continuelles à payer pour un actif dont la valeur deviendra inférieure à la seule somme des intérêts payés ou qui ‘escomptait’ (comme on escompte une créance future à payer) sur cet actif pour ‘valoriser’ leurs maigres retraites, n’aient point le même regard que vous.
        C’est sans doute la dernière des choses, avec un bank run, à laquelle un politicien aimerait avoir à se confronter : une République de petits propriétaires qui deviennent in fine des petits débiteurs en solde net.
        Dans cette République là, on peut porter atteinte à la qualité de l’air, à celle de la nourriture, de la culture ou de la vie démocratique, aux services publics.
        Mais toucher au patrimoine, à la propriété privée, à sa ‘valeur’ individuelle, c’est porter atteinte au pacte social tel que constitué actuellement.
        On a fait la révolution pour moins que ça …

      2. à zébu,

        Merci pour la réponse.
        J’aurai du parler comme vous l’avez fait de la RT 2012.
        Je parlais par ailleurs des objectifs d’économie d’énergie, non seulement pour les immeubles d’appartement, mais surtout pour les maisons individuelles et je suis bien d’accord que le couple « Scellier-BBC » est une escroquerie.

        Vous ne répondez pas à ma question concernant les politiques que vous évoquez.

        Je pense que la colère des petits propriétaires, devant la perte d’un pourcentage important de leur richesse illusoire (celle qui repose sur la spéculation et non sur la possession d’un bien d’usage) ne pourrait surtout nourrir que les mouvements d’extrême-droite et ceux qui se présentent comme étant « de gauche » mais qui sont pour l’essentiel des mouvements du ressentiment, différents des mouvements de la colère.

        Je pense que ceux qui tiennent les rênes de la République, comme ceux qui aspirent à les tenir, veulent maintenir intacte l’illusion que l’endettement pour « constituer un patrimoine immobilier » est la bonne option et qu’il faut repousser au plus tard l’aveu de la faillite.
        De ce point de vue, il est commode que les mauvaises nouvelles soient annonçées de l’extérieur ; cette manière de faire permettant la création des boucs émissaires dont notre époque a tant besoin.

        Par ailleurs, je continue à penser que, comme le disait Bernanos, « les lâches et les imbéciles » ne sont pas ceux qui pourrait faire une révolution, révolution que j’appelle pourtant de tous mes voeux et qui est le passage obligé pour que l’humanité continue à vivre.

  36. Que le FMI se tourne vers Colin Campbell pour demander des explications quant à la dynamique du PO n’est qu’un signe de plus que l’on y est et que c’est là le cœur du problème.

    A ce propos rappelons que Campbell avait prévu le crédit crunch dès 2005, ceci expliquant probablement l’intérêt nouveau qui est porté par l’institution financière pour le travail du géologue.

    Alors la perte du triple A, catastrophe ou pas, ne doit pas être vu autrement qu’un symptôme de la décroissance forcée à laquelle nos pays sur-développés sont confrontés.

  37. juste à côté de chez moi, sur la plage d’Erdeven, git le TK Bremen
    pour s’en débarrasser : les cisailles de la grue géante croquent peu à peu et à une vitesse impressionnante la coque du TK Bremen échoué dans la nuit du 16 décembre dernier sur la plage d’Erdeven.
    belle métaphore ??

  38. Hi,

    Ce matin, j’ai lu sur le site de Paul Jorion cette participation d’un internaute :

    « Sur France 5 hier soir dans l’émission « C dans l’air » titrée « On a perdu notre triple A », il fallait voir et entendre le touchant unanimisme réjoui et rassuré, des Roland Cayrol, Jean-Pierre Gaillard, Marc Fiorentino, Philippe Dessertine annonçant que l’avenir certain de la France était celui déjà en œuvre partout ailleurs, comme en Italie ou en Angleterre, soit la baisse du pouvoir d’achat des ménages, la baisse des salaires, la baisse des prestations familiales etc… afin de rembourser la dette, à la manière de n’importe quel ménage bien tenu. Enfin la raison l’emporte (et nous avec) ! Cette émission était abjecte de tant de consensus et de propagande hilare. »

    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index.php

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    Ce matin, j’ai commencé l’écoute de cette émission de Colombani, la Rumeur du monde : (30 minutes sur 43 m’ont suffi) avec Laurence Boone, chef économiste à la banque America Merrill Lynch et membre du Cercle des Economistes, et de Marc Lazar, Professeur à sciences Po et à l’université ainsi que l’ineffable Casanova.

    http://www.franceculture.fr/emission-la-rumeur-du-monde-l-italie-l-europe-et-les-agences-de-notations-2012-01-14

    La Rumeur du monde relève parfaitement de ce qui est dénoncé dans le documentaire « LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE » … que je vous recommande plus vivement encore.

    Ces 4 personnes partagent la même idéologie marquant régulièrement leur accord tout au long de l’émission dont l’intérêt devient nul.

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    Ce matin, j’ai entendu, sur France Info, Minc mollement très mollement questionné par l’employé de service.

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    Hier je suis allé voir LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE.
    Merci aux réalisateurs et au producteur pour ce très bon travail. Et que le bouche à oreille fasse son oeuvre, enfin souhaitons-le.

    1. J’ai écouté, oui da, ce matin…
      Ha ben ça, ils n’ont pas inventé le fil à couper le beurre!
      Ron Ron soporifique néolibéral…
      Mieux encore, il semble que le Monde n’existe pas (la Rumeur du Monde, Arf!) … Comme je le disais, ils sont enfermés dans un monde feutré de méso économie qui pretends etre globalisée…
      Remarquons surtout l’étonnante myopie de leur vue… Ils prévoient l’avenir à la semaine…
      Je dirais meme la petite semaine…Meme la c’est risqué, prudence!

    2. @Bossuet,
      D’accord à 100% avec vous, faites comme moi et beaucoup d’autres, ne les regardez (ou écoutez) plus, ils ne le méritent pas, laissons-les se contredire eux-mêmes, la suite des évènements de l’histoire leur tordra le bras…
      Au sujet ‘des nouveaux chiens de garde’, j’ai lu le livre à l’époque, et vu avec plaisir le film, comme une bonne piqûre de rappel !

    3. C’est pareil sur FRANCE INFO après la dégradation de la note de la France, seuls les »économistes » du système ont été invités et un seul remède l’austérité et deux coupables : les Etats et peuples européens! C’est ce qu’on appelle le pluralisme des opinions!!

  39. Aïe, aïe !! Les karmas d’enfer qu’ils se préparent pour après leur court séjour sur Terre..
    L’univers va s’en charger …

  40. Ce qui se passe est gravissime :
    L’héritage laissé par ce gouvernement qui a creusé la balance commerciale et tous les déficits de façon éhontée , avec ses cadeaux fiscaux dés le départ , électoraux actuellement , en gavant les élus , les nommés, les dirigeants des sociétés bancaires et privatisées , en engageant aujourd’hui le pays dans des PPP ruineux ( et couverts de malfaçons ) va rendre impossible une alternance économique dans le cadre d’une alternance politique .
    Il n’y aura pas d’autre solution que d’essorer le peuple dans des politiques de rigueur qui rendra le futur gouvernement insupportable …
    Il me semble que c’est ainsi qu’un S. Berlusconi a réussi à se maintenir , qu’un Papandréou s’est fait virer , etc …

  41. Paul,

    Je vous ai déjà lu plus « apaisé ».

    Est-ce votre passage à Lyon ou le véritable souk socio-économique qui nous attend à brève échéance qui contrarie votre flegme habituel ?

    C’est un total « non événement » pour les observateurs de l’économie.

    Néanmoins, la dégradation d’un cran avec perspective négative vaut-il mieux qu’un abaissement de deux crans (à priori déjà « pricé » ?) avec perspective stable ? Nous savons bien que les « investisseurs », hautement rationnels, aiment la stabilité… bien qu’ils participent plus qu’activement au bordel ambiant pour bon nombre.

    Réponse lundi sur les marchés, de la dette notamment.

    Sans transition, livret A maintenu à 2,25% pour une inflation 2,50%. C’est que la BDF a des prévisions à 6 mois qui indiquent blablabla… qu’elle nous donne des prévisions à 6 jours ce sera déjà pas mal.
    Pour sûr, ce n’est pas les intérêts du livret A qui font le pouvoir d’achat des « feignants » de chômeurs, mais ca fait toujours sourire les recommandations de la BDF.
    Cette dernière ferait mieux de demander à un de ses nombreux stagiaires d’établir et mettre en réseau interbancaire un tableau excel « Fico-sans-ba-de-laine » centralisant les détenteurs de crédit consommations.

    1. La BdF ne fera jamais de fichier positif pour la bonne et simple raison que les banquiers s’opposent à toutes mesures de régulation du crédit à la consommation et plus encore du crédit Révolving. La dernière à avoir annoncé cette régulation et avoir fait marche arrière c’est Lagarde (2009-2010).

      Les banques surveillent mais ne freinent pas le crédit à la consommation. Ce sont des marges particulièrement juteuses pour elles.

      Pour l’instant elles considèrent que finir ses fins de mois avec une carte de crédit révolving ça rapporte plus que cela leur coûte en dossier de surendettement où ils ne retrouvent souvent que le capital. Mais comme ils ont souvent facturé du 18% ils peuvent encore tenir.

      Celle qui s’oppose à l’augmentation des salaires, politique du MEDEF, a été portée par les Services et l’un de ses parains c’est le même qui fait le visiteur du soir au Chateau.
      ….

      1. Tiens à ce propos ma compagne, qui lit les papiers que la banque lui envoie (la BP des PO) m’apprends que depuis le 25 12 2011 le taux lié à l’utilisation d’un découvert autorisé a grimpé de… 7,60 %, passant à 16 et quelques… Et que ce chiffre est susceptible, dit ma chère agence, d’être modifié à tout moment. Chouette cadeau de Noël.

  42. « Le capitalisme a récemment sorti un milliard d’êtres humains de la pauvreté »
    Cette phrase est une absurdité absolue puisqu’on ne peut comparer le capitalisme actuel à rien…Si nous étions sous un autre système humain, combien de pauvre en moins alors ? « 6 milliards ? »
    Dans ce système capitaliste, c’est simple, les chiffres sur vos comptes en banque reflète votre taux d’exploitations d’autrui, plus le chiffre est gros, plus vous avez exploité d’autres individus…Même le lotto, les autres joueurs ont payé avec leur sueur leur billet perdant et vous raflez la mise…
    C’est absurde.
    De plus, In fine, l’aboutissement absolue du capitalisme, c’est tout le monde très très pauvre et un seul individu très très riche.

    1. Et combien de gens que le capitalisme a rejeté dans la misère et le désespoir dans le monde et plus particulièrement dans les pays occidentaux depuis le début de la crise?

  43. Blague de fin d’époque ( néolibérale) :

     » Si à 50 ans on est pas cupide, misanthrope et sociopathe, c’est qu’on a raté sa vie ! « 

  44. 5,4 millions de chômeurs en Espagne.

    Le chef du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy, a estimé samedi à 5,4 millions le nombre de chômeurs en Espagne fin 2011, une chiffre “astronomique”, a-t-il dit, qui confirme la progression alarmante du nombre de sans-emploi dans le pays. “Cette année (2011) va se terminer avec 5,4 millions” de chômeurs, a déclaré M. Rajoy, soit plus de 400.000 chômeurs supplémentaires par rapport à la fin septembre, lorsque l’Espagne affichait déjà un taux de chômage de 21,52%, le plus élevé du monde industrialisé.

    http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/2012-01-14/5-4-millions-de-chomeurs-en-espagne-890299.php

    1. Sans doute une bonne nouvelle pour les notateurs de S&P. L’Espagne va redevenir « compétitive ». Très compétitive.

  45. Bah, attendons qu’Hollande se fasse élire, pour qu’il continue le dépecage en règle de tout ce qui tiens de la Chose Publique, mesures d’austérité imposées par le marché, comme l’a fait en Grèce son collègue Papandréou, puis cela ne suffisant pas, on nous mettra un gouvernement d’union nationale Goldman Sachs pour terminer le boulot. Elle est pas belle la vie ? (Enfin ça, c’est le scénario optimiste…)

  46. Naked / Mike Leigh : attention, chef d’œuvre !

    J’y pense tous les jours à ce film. Quasiment. Parfois j’oublie et puis je me souviens de la claque prise en son temps. Depuis, je vais moins au cinéma. Les chef d’œuvre sont rares et résistent à la notion de simple  » produit « . Pas de divertissement nul ou de diversion dans  » Naked « . Tout le monde à la sortie du film ressort  » à poil  » &  » à oilpé  » . Quel écho avec l’aujourd’ hui !

    Et on peut embrayer avec l’œuvre d ‘ Agamben si on veut :

    Nudités | Giorgio Agamben : http://www.payot-rivages.net/livre_Nudites-Giorgio-Agamben_ean13_9782743619947.html

  47. Selon F. Fillon, « les agences de notation ne font pas la politique en France »… Certes! Mais qui fait la pluie et le beau temps dans ce pays si ce n’est la financiarisation de l’economie et de la politique! Tout le problème est là, il n’y a pas de politiques à la hauteur des enjeux! Ils sont justes bons à constater les dégâts et les minimiser tous les jours. Le débat politique est complètement creux. Ce qui m’embête le plus, c’est qu’il n’existe aucune voix, aucun homme ou femme, dans ce monde politique qui soit assez forte pour proposer une alternative crédible et nous proposer autre chose que ce spectacle pathétique. Tous semblent resignés à suivre une seule doctrine, celle qui emmène le troupeau que nous sommes droit vers la falaise. La crise sera t’elle alors du meme cou le fossoyeur du paysage politique actuel? À ce rythme, il risque fort d’être balayé dans la tourmente si lui aussi ne réforme pas vite fait. La campagne de 2012 arrive fort à propos pour montrer à ceux qui en doutaient encore, l’éloignement de cette caste inutile et à côté de la plaque. Il nous faut des hommes et des femmes plus courageux!

  48. On peut prendre le problème par n’importe quel bout : on ne peut pas dépenser durablement plus qu’on ne gagne. Quand arrive l’heure du bilan et des décisions difficiles, la couleur politique n’a plus aucune importance. A tout prendre, je préfère que la vis soit serrée par la gauche : elle le fera en termes humains. Comme dit le chanteur : c’est mieux d’être traité de con en chanson.

    1. Pour vous répondre, je dirais que vue la situation aussi bien en France qu’en Europe et… Dans le monde finalement, la réponse apportée par tous les parties de droite comme de gauche se trouve très très éloignée des défis que nous allons devoir tous relever. La crise est un fleuve en crue, sorti de son lit et qui emmène tout sur le passage. Le politique est un tronc d’arbre arraché sur la berge ou il penchait un peu trop. Il se retrouve maintenant balloté par les flots à demi immergé. Certains s’accrochent à lui y voyant un radeau de fortune. Tout ce petit monde souffle et sourit car ils se croit finalement sauvé. La suite reste aujourd’hui à écrire…

    2. La tâche urgente, ce n’est pas de serrer la vis,
      c’est de la libérer, en mettant fin à la ploutocratie capitaliste,
      qui menace de détruire l’humanité et la planète.

    3. Claundre, vous oubliez le principal
      Les Etats sont maitres de leurs recettes.
      En prenant en compte ce paramètre, le parallèle avec la gestion bon père de famille est un enfumage de première classe.
      Une politique de « gauche » rétablira les recettes de l’Etat et serrera la vis aux spéculateurs,
      autrement c’est une gauche Canada Dry.
      ++++++++++++++++++++++++++++++++++++
      à Jef
      si la crise est un fleuve qui est sorti de son lit c’est qu’une certaine politique libérale de dérégulation a supprimé les berges du fleuve, alors ce qu’une politique a fait, une autre politique peut le défaire. Le politique n’a jamais perdu son pouvoir, il l’a simplement mis au service d’une oligarchie. Se remémorer le New Deal, comme de l’expression de la puissance du « politique » sans le prendre comme « modèle »
      ++++++++++++++++++++++++++++++++++++
      à Charles,
      pour une fois, ça s’arrose ! je suis bien d’accord avec vous, le serrage de vis est une erreur économique et politique,
      mais la planète peut se passer de l’humanité et pas l’inverse, alors restons humbles vis à vis de la vie de la planète et élaborons la planification écologique . . . pour l’humanité !

      1. La « planification écologique » est une blague.

        La planification est exlcue par le FdG, puisqu’il refuse
        l’expropriation du capital

        L’écologie dans ces conditions, ce n’est même plus
        la négo des centrales nucléaires contre des fauteuils de députés,
        mais la proposition d’un référendum pour ne pas faire campagne,
        avec tous les écologistes sérieux, pour la sortie du nucléaire.

      2. à Charles A. 15 janvier 2012 à 15:28

        La planification est exlcue par le FdG, puisqu’il refuse
        l’expropriation du capital

        c’est beau comme le grand soir . . . mais la planification écologique ne se réduit pas à la question nucléaire, loin s’en faut.

    4. @ Claundre

      Il y a des bouts du problème que vous ne voyez pas.
      Vous comparer un pays à un ménage. La chose est erronée, ne serait-que parce qu’un Etat, contrairement à un ménage, détermine lui-même le montant de ses revenus [bon, ok, je simplifie, c’est plus compliqué, mais bon…]; et c’est l’Etat qui frappe la monnaie.

      Mais si vous voulez rester dans l’analogie du ‘ménage’, alors c’est d’un ENSEMBLE de ‘ménages’ qu’il faut parler; ensemble dans lequel certains ménages accaparent une part disproportionnée des revenus. Dans cette situation, bon nombre de ménages sont obligés de dépenser plus qu’ils ne gagnent, et donc de s’endetter; tandis que d’autres non seulement ne dépensent qu’une partie de leurs revenus [dépenses ‘contraintes’ + dépenses somptuaires], mais en plus voient ceux-ci encore s’accroitre par le biais ‘magique’ de la rente rapportée par leur épargne ‘placée’.

      Et donc, on peut prendre le problème par certains bouts, et y trouver une solution : la redistribution des richesses, un partage plus équitable du gâteau.

      1. La France ne frappe plus monnaie depuis un bon bout de temps. D’ailleurs, y a-t-il vraiment un État français ? ou une grosse collectivité territoriale au sein de l’Empire américain, avec des apparences de république indépendante qui ne trompent plus guère personne ?

  49. Le Monde des Ā.
    Roman de science-fiction (!?), écrit en 1945 par A. E. van Vogt (Canada) et traduit en français en 1953 par Boris Vian (France). Le titre se prononce « Le Monde des non-A ».

    L’ouvrage est considéré comme une œuvre majeure de van Vogt. Il possède une suite, Les Joueurs du Ā, puis La Fin du Ā et fait partie du Cycle du Ā.

    Oeuvre très intéressante même si nous ne pensons qu’au A (A-oui), bien qu’il soit supprimé.
    (texte pris sur Wikipedia)

      1. Marlowe

        En fait de logique non aristotélicienne il s’agit surtout de faire valoir l’idée que la carte n’est pas le territoire. A est non A en tant que l’on ne peut identifier des « choses » qui relèvent de plans de réalité distincts. Le mot « flèche » n’est pas la flèche véritable qui atteint sa cible. Il s’ensuit pour l’auteur l’idée d’une hygiène de l’esprit, — le « héros » dans le Monde des  se nomme Gossain (go sain), apte à nous délivrer des identifications abusives. C’est une illustration psychologique du positivisme logique pour lequel beaucoup de nos maux peuvent être évités si nous savons nous éviter de nous poser des questions qui n’ont pas de sens en pratiquant une analyse rectificatrice du langage.

        La « logique » non aristotélicienne, qu’il emprunte en réalité à Alfred Kozybsky auteur du livre Science and sanity est, me semble-t-il , une réfutation superficielle d’Aristote car elle concerne les présupposés métaphysiques d’Aristote et non pas le principe même de la logique d’Aristote que Jorion a notamment mis en évidence en qualifiant d’antisymétrique la logique propositionnelle du stagirite consistant à emboiter des concepts selon un certain ordre non contradictoire, ce dont procède précisément l’invention conjointe de la réalité et de la vérité, toujours à l’épreuve du monde empirique et ouvrant l’univers des mondes possibles. Aristote reste certes prisonnier d’une métaphysique en essentialisant certaines de ses catégories mais sa logique ouvre l’ère scientifique. Aristote n’a pas inventé une logique qui confond la carte et la territoire. Aristote propose des cartes mais pour explorer un territoire dont les limites sont révisables. Les cartes ont d’abord une portée pratique. La métaphysique d’Aristote ne peut se comprendre si l’on fait l’impasse sur sa dimension éthique et politique.

        Mais il est vrai Kozybski est le témoin de l’essor de la toute nouvelle Théorie quantique. Ainsi postule-t-il que la logique elle même doit être congruente de l »état de la science d’une époque déterminée. La logique en 1933 ne peut donc pas pour lui être celle de l’antiquité. De même il refuse l’élémentalisme de certaines propositions, à savoir celles qui font appel à la verbalisation d’objets sans référents, comme par exemple l’espace et le temps, ou l’onde et le corpuscule. A noter que sur ce point Jorion pourrait s’accorder avec ce dernier lorsqu’il pointe les insuffisances de la théorie quantique. Kozybski insiste aussi sur la nécessité des propositions engageant un « je » au détriment des propositions plus générales. Ainsi il considère chaque « objet silencieux » comme évènement unique. Mais, pourra-t-on alors objecter, difficile si l’on suit jusqu’au bout cette méthode de faire une critique sociale du langage et une critique linguistique de la société, le risque étant de tomber dans un différentialisme radical qui nous renvoie à l’individualisme méthodologique ….
        (voir l’article Sémantique générale dans Wikipédia pour les références à Korzybsky.)

        Ce qu’on sait moins aussi c’est que van Vogt participa en 1950 à l’ouverture d’un centre de dianétique en Californie, méthode exposée à l’origine dans un magazine de science-fiction et qui fut promise à un brillant avenir puisque son inventeur n’est autre que Ron Hubbard le fondateur de l’Eglise de scientologie. Précisions tout de même que Vogt n’approuva pas la tournure religieuse prise par la dianétique sous l’emprise de Hubbard, si bien qu’il finit par créer son propre centre. (voir wikipédia.)

      2. Ce qui permet d’identifier des « choses qui relèvent de plans de réalité distincts » est une démarche intellectuelle, qui procède donc d’une certaine forme de logique. Ici c’est une pensée tautologique puisqu’elle prétend découvrir ce qu’elle a elle-même créée. Mais si l’on accepte l’absence de nature propre, chaque chose n’apparaît dans le réel qu’en relation de dépendance avec une autre. D’après la théorie habituelle de l’identité : (A est A) donc (A n’est pas B). Selon une autre logique (qui a existé deux ou trois siècles avant celle d’Aristote) si rien n’a de propriété dans l’être : (A n’est pas A) alors (A n’est ni A ni B). La conjonction d’identité A = B (syllemme) est également rejetée par la même logique. « Un agent qui est et qui n’est pas n’effectue pas une action qui est et n’est pas ; où aurait-on […] l’existence et l’inexistence, mutuellement contradictoires ? un agent existant n’effectue pas une action inexistante. Un agent inexistant n’effectue pas une action existante […] ». Nâgârjuna. C’est-à-dire que dans cette autre logique A n’est à la fois ni A ni non-A. Ce n’est plus ici une pensée tautologique mais abolitive dont les conséquences sont tout à fait surprenantes, et intéressantes…

    1. Oeuvre très intéressante ouais bof , dites-moi, vous vous les êtes envoyés les tomes complets ? Parce que moi le monde des A c’était l’indigestion après 10 pages. Le genre de lecture pré-adolescente où l’on pense que tout se passe mignonnement dans la petite pensée……..

  50. Que valent vraiment les notations des agences dont on nous rebat les oreilles ?
    Leonard Mlodinov, dans son livre « The Drunckhard walk, How uncertainty rules our lives » montre à quel point une connaissance précise des concepts de sondages, des probabilités, des statistiques et des méthodes de modélisation en économie et plus généralement en sciences sociales fait gravement défaut dans la population en général, et est particulièrement grave pour les acteurs plus directement concernés par ces sujets: personnes du monde politique, de l’entreprise privée ou publique et les professionnels des médias, surtout ceux chargés de transmettre et de commenter les sujets économiques et sociaux.
    Par mon métier d’économiste statisticien j’ai pu me rendre compte à quel point l’observation de Leonard Mlodinov s’appliquait dans le monde de l’entreprise : mes exigences techniques sur la représentativité des échantillons et sur les méthodologies d’extrapolation des données de l’échantillon à l’ensemble de la population face aux consultants en charge d’enquêtes que nous leurs commandions, n’étaient pas comprise par ma hiérarchie.
    Des sommes considérables ont ainsi été dépensées pour des études dont la validité statistique était faible ou même nulle et dans certains cas les données obtenues erronées.

    Je constate par ailleurs assez souvent, des imprécisions notables dans les discours politiques ou les commentaires des médias dès que l’analyse statistique devient un peu complexe.
    Leonard Mlodinov donne par ailleurs dans son livre un exemple flagrant de l’incapacité de grands spécialistes de la finance à prédire les performances des placements à l’échèle micro économique. Il montre aussi comment les techniques d’évaluation des performances des dirigeants des très grandes organisations privées et publiques sont peu fiables ils sont souvent jugés à ½ point de retour sur investissement prévisionnel, alors que les prévisions sont elles-mêmes au mieux dans une fourchette de + ou – 5% voir même 10%. Je peux en témoigner ayant été prévisionniste dans une très grande entreprise du secteur électronique et informatique.
    Les agences de notation ne peuvent échapper à cette analyse: comment pourraient-elles le faire? Elles sont soumises aux mêmes incertitudes de mesure et de modélisation que les autres prévisionnistes. Comme par exemple les agences de placements financiers.
    Voici en deux images une illustration de la gravité de la situation :
    Qualité des prévisions sur 5 ans des mêmes agences financières sur deux périodes consécutives:
    D’abord pendant les 5 années 1991-1995
    http://nsm05.casimages.com/img/2011/07/03/110703102654653748416327.jpg
    Puis, les 5 années suivantes 1996 2000:
    http://nsm05.casimages.com/img/2011/07/03/110703102715653748416328.jpg

    la comparaison montre qu’on ne peut accorder aucune confiance à ces agences et je rajoute qu’on ne peut très probablement pas accorder plus de confiance aux agences de notation…
    Dans mon expérience professionnelle j’ai pu constater que des consultants pourtant mondialement reconnus faisaient eux aussi des erreurs monumentales montrant parfois un manque alarmant de connaissances en analyse statistique et en modélisation.

    J’ai vu l’un d’entre eux présenter des résultats bruts sortis d’un échantillon tels quels, comme représentant la population totale, alors que l’échantillon comprenait 100 grosses entreprises, 100 entreprises moyennes et 100 petites entreprises…
    Or dans la population totale on trouve approximativement 200à 300 grosses entreprises, 10000 à 20000 entreprises moyennes et 500 000 à 1 000 000 de petites entreprises (distribution de Pareto) Vous voyez l’erreur j’espère…

    A votre disposition pour des exemples précis.

    Ne laissons pas nos gouvernants mesurer la température de nos économies avec des thermomètres à la fiabilité incertaine.
    Il serait temps que les dirigeants politiques, les médias et les spécialistes de l’économie dénoncent ce scandale de l’incompétence des agences de notation.

    Paul Tréhin

    1. EUh, Paul Tréhin : La géguerre des obus et des blindages ne vous guette-t-elle pas ?

      Si vous faites plus de rigueur dans la thermométrie, les incongruités (lire : les conneries) iront se cacher un cran plus loin.
      A Fukushima, il y avait plein de bons thermomètres, jusqu’à ce que …
      Il y a aussi du « pharmakon » dans cette histoire.
      Mon avis est qu’on n’a pas tant à demander un meilleur usage du thermomètre qu’un monde « à réciprocité » , un « système associé » suivant Stiegler/Simondon, qui fonctionne avec assez de liens pour que les inconnues sous-jacentes à votre proposition soient raisonnablement repoussées dans l’obscurité et le bruit qu’elles méritent.

      1. Je voulais seulement dire combien les notes des agences de notation sont sans valeur, en essayant d’argumenter un peu mon affirmation.
        Or tous les chefs de gouvernements se laissent influencer par ce que j’ai comparé à un thermomètre dans une métaphore imagée.

        Un des intervenants a fait remarquer quelques messages plus haut, qu’il n’y a pas de gouvernement en France. Le problème est pire que ça; il n’y a plus de gouvernants ni de gouvernance les gouvernements ne gouvernent plus ils « réagissent » et le peu de gouvernance qui découlait des « marchés » aussi mauvaise et contestable soit-elle, n’existe plus. Il n’y a plus de gouvernance des marchés. Les marchés eux mêmes sont en pleine déliquescence. Ce sont des canards sans tête.
        En espérant la chute du capitalisme, il faudra tout de même trouver une système de gouvernance permettant de partager les ressources limitées de notre planète et pour cela il faudra qu’émerge un mode nouveau de gouvernance le plus proche des membres de la société, sans en oublier aucun.

        Paul

      2. Dans le domaine de la Recherche (cf le texte sur la Désexcellence de Gosselain et al. de l’ULB publié il y a qqs mois sur ce blog), le mot gouvernance fini par avoir la même connotation que le mot « Réforme » dans la bouche de nos gouvernants actuels (néolib, UMP, et autres émissaires de l’austérité expansionniste).

        Je comprends l’idée que quand on se sent un tant soit peu intelligent/expert on ait envie d’aller mettre son tournevis là où les « gouvernant » ne veulent plus le mettre, mais pour construire un maniement collectif du tournevis (collectif au sens où on accepte un gouvernement d’un petit nombre dans la mesure où la collectivité y retrouve plus de satisfaction que de frustration), il me semble qu’il faut …. il faut … un dépassement de la gouvernance. Ou un dépassement du cadre langagier qui met la gouvernance au pinacle comme c’est le cas actuellement.

        Actuellement, « gouvernance » désigne le fait que les élus/gouvernants seront capables de mécontenter leurs supposés mandants, et que ceux-ci l’ont bien mérité car ils s’étaient sclérosés, endettés à l’excès, que sais-je !

        Rarement l’idée vient aux gouvernants que lesdits mandants pourraient avoir en eux des ressources permettant l’émergence de solution qu’il suffit alors de favoriser, et là je vous l’accorde il faut sortir les thermomètres.

        Pour revenir à la Recherche, des tribunes publiques dans Nature, je crois, pointent le fait que les N systèmes de distribution de l’argent de recherche n’ont pas été comparé entre eux en terme de résultats/type de fonctionnement, et que les agences changent d’une politique (y c façon de distribuer) à une autre sans aucune idée précise du bilan de la politique précédente, ni aucune idée d’aller faire un tour d’horizon comment ça marche autrement ailleurs.
        Du coup les chercheurs passent leurs temps à rédiger des monceaux de projets, (cf Discours d’Eisenhowever (farewell address) ou la nouvelle « The Mark Gable Agency » dans Voice of the Dolphins du merveilleux emmerdeur & visionnaire que fut Leo Szilard (1961) (peu dispo hélas), qu’avait pointé SLR (Sauvons la recherche) notamment.

    2. Les consultants « mondialement « connus appartiennent forcément à de grosses entreprises ce qui explique peut être celà ( sur-valoriser le poids de grandes entreprises) .

      Ce rappel aux nombres d’entreprises et leurs poids ferait bien d’être martelé si l’on veut un jour, vraiment, résoudre le problème du chômage .

      1. @Beber

        Les consultants mondialement connus n’appartenaient pas à de grosses entreprises, ils étaient des grosses entreprises dans leur domaine: ils vendaient leurs services de consultance, aux grandes entreprise ou même à des entreprises de taille moyenne, mais plus rarement car les honoraires de ces consultants n’étaient le plus souvent pas à la portée des moyennes entreprises.
        Je parle au passé car je ne suis plus dans la vie active. Le milieu a changé depuis que de très grosses entreprises industrielles et commerciales se sont elles aussi lancées dans la consultance, secteur plus lucratif et moins risqué au niveau des investissements de base nécessaires, que ceux dans la production ou la distribution, où comme je l’ai expliqué dans un autre message sur ce blog, il devient quasiment impossible d’investir en équipement productif à moyen ou long terme, compte tenu de l’évolution de plus en plus rapide des technologies.

        Non seulement les entreprises privées ne savent plus où investir dans des équipements productifs, mais même les entreprises publique, les gouvernements nationaux ou locaux ne savent pas plus où mettre l’argent public qui leur a été confié dans des infrastructures que l’évolution technologique risque de rendre obsolète avant même qu’ils ne soient réalisés.

        Dans mon message précédent je parlais d’une incompétence sur les techniques de base en statistiques dont j’ai pu constater les dégâts dans mon activité professionnelle. J’ai dû stopper une présentation d’n consultant très connu dans le domaine des télécommunications dès que la première diapositive de la présentation a été projetée: elle était tellement entâchée d’erreurs et d’erreurs graves que prenant la situation par la dériqion, j’ai dit au chef de projet : « Stop, arrérez vous immédiatement car si ce que vous présentez est correct vous devez aller le plus vite présenter vos résultats pour le prochain prix Nobel d’économie. Sinon, votre édute est totalement incohérente… J’ai dû convoquer cette équipe de recherche pour leur faire un cours de statistiques fondamentale (anecdote certifiée authentique) . Ces consultants en études de marchés habitués à faire leurs présentations à des ingénieurs techniques peu au fait des analyses statistiques en économie, n’avaient pas en général devant eux un spécialiste des statistiques et pouvaient vendre leurs salades sans contradiction… Ce que font les agences de notation avec les gouvernements actuels…

        Il faut rajouter maintenant à ces défauts de connaissances statistiques combien l’évolution technologique accélérée rend les prévisions impossibles, tant pour les consultants que pour les agences de notation.

        Leurs analyses sont donc sans valeur et ont de moins en moins de valeur. Il faudrait que les politiciens et les dirigeants comprennent ces carences graves et disent clairement aux agences de notations d’aller se faire voir ailleurs (et je reste poli) et qu’en conséquence ils reprennent les initiatives dans leurs fonctions, en écoutant plus les populations cela devenant par ailleurs plus aisé avec les nouveaux médias et les réseaux sociaux: en finir avec une politique de haut en bas sans respect pour les « petits »

        Si vous ne connaissez pas cette présentation PowerPoint réalisée par des enseignants qui ont réfléchi au problème de quelles formation auraient besoin les élèves pour pouvoir s’insérer dans la société de demain, je vous recommande de la regarder. Il s’agit d’enseignants du secteur public aux USA, secteur connu pour son attitude critique face aux politiques conservatrices des gouvernements américains qui se sont succédés

        En anglais ici:
        http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=did%20you%20know%202011&source=web&cd=1&ved=0CCQQtwIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3Dd8W1WuxGniE&ei=hz8TT9DlAcW-8APEub3WAw&usg=AFQjCNEyCl_fxcMF-G1NYI4BtUn4D6yeeA&cad=rja

        En français ici:
        http://www.dailymotion.com/video/x7p9el_did-you-know-french-francais_news

        Et celui ci plus spécialement sur l’évolution des médias et leur impact sur nos sociétés.
        http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=did%20you%20know%20french&source=web&cd=2&sqi=2&ved=0CC0QtwIwAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DO8_73lzFjZs&ei=xD8TT629NYPc8gPupoD-Aw&usg=AFQjCNGqNTWm5WF6OB8UXTlgIxVg5k0NwA&cad=rja

        Et ne pensez pas qu’il soit possible de stopper cette évolution, elle vien de n’importe où sur la planète et de n’importe qui; plus forcément des grandes entreprises capitalistes. Cela peut venir d’un jeune étudiant ou d’internautes travaillant en réseau, souvent dans un premier temps sans objectif de profit.

        Dans l’exemple suivant un jeune chercheur indien démontre les possibilités d’un système qu’il a conçu tout seul, de centaines de milliers de lignes de code informatique. Quand l’organisateur de la conférence lui demande « Qu’allez vous faire de cette invention fabuleuse, allez vous la vendre à une entreprise? » Il répond, « non je vais mettre ce logiciel sur internet sous forme de logiciel ouvert. Ma récompense sera de savoir que des millions de gens y auront accès… »
        http://www.pranavmistry.com/projects/sixthsense/#VIDEOS

        Il y a comme cela des millions de passionnés qui inventent de nouvelles applications numériques, en grande partie depuis que la puissance informatique est devenue accessible à un grand nombre de créateurs. et que la disponibilité de réseaux rapides et relativement abordables ont été développés, parfois même par des premières générations de passionnés. On connait la photo célèbre de Steve Job, Bill Gates et une bande de farfelus, barbus et chevelus, dont la légende dit « Auriez vous investi sur une pareille équipe? »

        Dans un tel environnement les notations des agences du même nom ne peuvent qu’être fausses sur le fond, ce que j’ai essayé de démontrer dans mon message précédent..

        Il y a une autre explication à ces notations: une croyance de nature fondamentaliste en l’économie de marché croyance de type « fondamentaliste » comme l’appelle Joseph Stiglitz, et comme toute croyance fondamentaliste elle ne peut être discutée rationnellement.

        Paul

  51. Ce sera peut être une autre perception de l’espace et du temps, une autre culture, derrière un langage développé pour de nouvelles correspondances avec le monde. Certains goûteront la profondeur d’un ciel étoilé, d’autres seront effrayés par tant de beauté comme évidence de n’être rien ou si peu face au spectacle. De la contemplation. Un Livre entre les mains, sans déchirer les pages avec la rage au cœur ; l’ennui, la solitude font le reste jusqu’à la pointe du désespoir. Cependant une grande question demeure : Pourquoi quelque chose plutôt que rien ? C’est le feu qui a ravagé ma maison, c’est l’eau qui a apaisée ma soif.

  52. Et s’il faut en arriver aux chaloupes ? (parallèle économie/évènement maritime)
    Je reprends comme trame de ce commentaire l’invraisemblable naufrage/échouage du Costa Concordia lors d’un certain Vendredi 13 janvier 2012.
    Comment ne pas être frappé par la coïncidence () un vendredi 13 et (ii) cent ans après le Titanic (1912) ?
    Bien sûr, rien de vraiment surnaturel, juste le même effet qui permet au Chaman ou au griot de rendre malade un membre de la tribu en ne s’en prenant qu’à ses cheveux, son ombre, ou quelque chose qui lui est associé : le système de pensée fait le reste. Et le système de pensée du capitaine du Costa Concordia n’a peut être pas été influencée de façon très différente du fautif par le chaman. Impressionnante force irrésistible au vu de ce résultat d’aller se planter dans un endroit farpaitement répertorié par jour calme, sans problème de sonde Pitot s’il vous plait.

    Je me demande si la poursuite obstinée par les élites d’une orientation néolibérale face à des évidences chaque jour plus claires, et face au droit à la comprenette après Keynes, n’est pas, mutatis mutandis, le même type « d’empoisonnement psychologique » ?
    L’envoûtement agit donc par le truchement d’un quelque chose à quoi ces élites s’identifient aussi fort que notre cerveau associatif le permet (associatif et non primitif, ne pas confondre, merci P Picq).
    Et ce truc est forcément tellement gros qu’on ne le voit pas.
    C’est le chiffre, et la relation d’ordre dans le chiffre, qui permet d’imaginer comme toute simple une supériorité (j’en ai plus, le chiffre est plus grand).

    Voila, c’était le quart d’heure « les structuralistes en croisière étudient l’économie cent ans après le Titanic » (hips) . Subventionné par Zermelo et Fraenkel.(brggrrp).

  53. Trop de terres sont brûlées,
    Trop de cerveaux son éteints.
    Dans cette guerre de l’individu contre la société.

    Passer sa vie
    À réduire son univers
    Jusqu’à être seul dedans
    Et là, s’y trouver grand.
    Ô le rêve inversé
    Ô l’ennui.

  54. Au final que la Grèce qui a été le berceau de la démocratie deviennent le grain de sable qui fait tomber la tyrannie du capitalisme, est en soit on ne peut plus symbolique…

    Il y a quelques années, j’ai créé, dirigé puis revendu une petite entreprise.
    Venant de l’atelier et de la rigueur vertueuse de l’établis, quelle ne fut pas ma stupeur de m’apercevoir que l’humain ne faisait pas parti de mes bilans d’entrepreneur et n’apparaissait que comme une charge au compte d’exploitation. Au même niveau que d’autres charges, mais surtout pas comme un investissement comme le centre d’usinage robotisé que j’exploitais et pour lequel j’avais reçu l’aide de mon banquier…

    Ayant dans ma petite structure le même plan comptable que les autres entreprises, comment ne pas imaginer, avec un peu de bon sens, que c’est un jeu perdu d’avance puisque l’humain vivant en société ne fait simplement pas parti du calcul…
    L’important n’est pas combien de personnes tu aides à vivre en préservant en même temps tout ce qu’implique leur avenir, mais combien tu tires de profit du système…

    A nouveau la Grèce antique nous montre la voie, c’est nos héros qu’il faut changer…

  55. Le rôle de ces agences de notation est néfaste pour nos économies notamment en raison du biais de leur jugement. En effet, quelle est l’idéologie de ces agences de notation? Néo-libérale, bien-sûr et leur notation sera donc obligatoirement fonction des mesures « plus ou moins » néo-libérales que prendront les différents gouvernements.
    C’est ce biais que dénonce l’article suivant:

    http://lespoir.jimdo.com/2011/12/23/supprimons-les-agences-de-notation/

    Amicalement

  56. Un site états-unien alternatif remarquable, Common Dreams, a publié un article au titre révélateur : « Dégradez ça : les agences de notation de Wall Street compromettent les efforts européens d’amélioration de la situation et agissent comme des terroristes financiers ».

    1. Ouais ouais Common Dreams c’est toujours mieux qu’Antiwar comme d’autres fois, hein ? Version Democrats, présentable quoi, pas version R. Paul ou Pat Buchanan, libertarians ou paleoconservatism quoi. Cela dit, d’après c’qu’on m’a dit t’aurais beaucoup plus de chances de te faire censurer/radier comme posteur chez Common Dreams que chez Antiwar, sûr et certain, n’est-ce pas mon petit ne rime à qu’un, ou que chez Jorion bien sûr.

    2. Mon pauvre vieux, c’est bien simple, tu es dégoulinant de mauvaise foi. La compassion me pousse (ça ne tiendrait qu’à moi !…) à te redemander ce qu’on t’a fait pour que tu sois obligé de vivre ainsi dans l’aigreur et l’agressivité (et aussi ce pauvre simulacre de puissance : vouloir régenter un blog).
      Sinon, tu ne sais pas répondre sur le fond, ni à moi (fil 7 dans http://www.pauljorion.com/blog/?p=32563), ni à cet article.

      1. … j’oubliais le plus important : au lieu de voir des ennemis partout, ouvre-toi à l’identité commune ; il y a aussi une parcelle de sagesse chez Justin Raimondo, Ron Paul et Buchanan du site antiwar.com, quand ils dénoncent depuis des années avec des arguments justes, les immondes guerres états-uniennes. Ne sont-elles pas immondes, au fait, et l’une des causes du déréglement financier mondial ? …réponds donc !
        Cela ne me fait pas un partisan pour autant de ce malheureux Buchanan, obsédé par le déclin de l’homme blanc (je recommande l’hilarante réponse de M. Moore à cette obsession) ou de Ron Paul, qui est, c’est bien certain, un papy demeuré (créationniste, déjà, ça ! plus tout le reste), mais qui – élu – précipiterait les USA dans l’isolationnisme (enfin le repos du guerrier) et le déclin brutal (un peu plus tôt un peu plus tard, cela dit), ce qui me convient parfaitement puisque je tiens les USA, en tant que pays et régime, comme la plus grande menace actuelle pour l’humanité. Simplement dit et rappelé.

      2. T’es vraiment une bille. Je les connais par coeur les arguments isolationnistes pièges à neuneus des fachos libertariens. Et je t’ai déjà dit ce que je pensais du mirage isolationniste et de la façon dont se finissaient toujours les aventures isolationnistes US. Je te rappelle d’ailleurs que Bush II a été élu avec un programme de politique extérieure isolationniste. Et je te renvoie aisément le compliment : tu ferais bien de t’intéresser à la doctrine et aux fondements théoriques et historiques des neocons et des faucons plutôt que te limiter à tes clichetons anti-am ou anti-war de premier communiant ou de lecteur suspectement européo-centré de dedefensa, et je suis très poli…

      3. C’est vrai quoi, merde ! Ya pas plus poli qu’moi ! gentil garçon, courbettes et tout ! donc fatalement c’est encore à bibi de se fader les auto-félicitations, faut-y qu’je sois de bon tempérament kamême…

    3. Quéquéqué mauvaise foi ? C’est pas vrai ce que je dis là ? Je pense pas sincèrement tout ce que je dis là ?
      Et me fais rire plus qu’il ne m’est humainement possible avec l’aigreur ou l’agressivité. Tu me fais beaucoup rire, simplement et je prends, c’est vrai un énorme pied à me payer ta fiole de va-t’en-guerre sautillant et clownesque. Je me repentirai sur mon lit de mort, promis, peut-être.
      Ton « fond », je m’en bats l’oeil, comme de ton article Common (American) Dreams. Et puisque tu me demandes une nouvelle réponse à tes banalités anti-am de maternelle je me fais un plaisir de te répéter la seule réponse que je juge, en toute indépendance et en toute bonne foi, comme la seule idoine à ton impayable logorrhée.

      Me parle pas de pilules colorées cher yoyotant zazou zen pfizerisé sinon j’te cause de tes pilules d’iode et de tes pilules bleues. T’as surement l’écrasante majorité des blaireaux décervelés qui ne savent que dénoncer l’Empire du Mal ou e Grand Satan dans ton camp. Garde les autour de toi tes blaireaux à barbe ou sans barbe, reste bien au chaud, prends ta petite laine et ne prends pas froid surtout mon petit biquet. Je préfère mes Didier Super, mes Townes Van Zandt à tes recensions de platitudes. Que tu pipes dalle, ou soi-disant, ça m’arrange. Que Schizo pige et se marre c’est normal, il a deux ou trois dimensions de comprenance, de finesse critique d’avance sur toi ou moi, c’est cadeau bonux. Te voir qualifier Schizo de « rémora » et lui demander « pensez enfin par vous- même », c’est mon deuxième cadeau bonux, tu fais pas dans la demi-mesure hein? du Grandiose ou rien.

      1. Quel respect Saurat ? J’en demande du respect pour ma gueule moi ? J’demande juste qu’on respecte l’intelligence du lecteur, sinon j’irrespecte. Et j’m’en prends pas aux naïfs.

      2. j’apprécie pas trop la « politesse » de Vigneron, moi. Elle colle une drôle d’ambiance sur ce blog , au quotidien, on n’ose plus trop discuter, y a un cerbère qui gueule tout le temps ….

      3. Les yeux dans les yeux , vigneron redécouvrirait le respect .
        Dans l’illusion de sa toute puissance , il est comme les milieux financiers , nocifs parce que persuadés de ne pas avoir de compte à rendre.

      4. … que dire de cette conception du dialogue …sinon qu’il y a décidément un problème ici avec ce type qui se croit tout permis. Mais qui n’empêchera personne de débattre, qu’il le sache…
        Et, non, il ne répond pas sur le point crucial, jamais :
        – guerres d’agression états-uniennes depuis 10 ans, qui ont mis à bas 250 ans de construction de droit international et spécifiquement un demi-siècle de charte onusienne ; toutes tentatives oh combien incomplètes mais qui avaient le mérite d’exister et de freiner les exactions,
        – redevables des chefs d’inculpation du tribunal de Nuremberg,
        – qui ont coûté 1 billion de dollars, d’ores et déjà, et monteront à 3 (chiffrage Stiglitz),
        – qui constituent donc aussi une des causes, peu élucidée sur ce blog, du désastre financier mondial (guerres à crédit, accélération des déficits US), désastre lui-même produit par une matrice de pensée et des pratiques surtout anglo-saxonnes, mais relayées et appliquées par les collaborateurs oligarques du monde,
        – qui ont, last but not least, coûté la vie à plus d’un million d’êtres humains en Irak/AfPak.
        … j’en suis littéralement malade depuis 2003… non, depuis 2000 et l’élection truquée de Bush II ! Je me souviens avoir alors réalisé d’un coup que le pire serait à venir, à partir du moment où on pouvait faire avaler au peuple américain une élection pareillement frauduleuse… le pire est bien advenu, toujours pas clos ; real men go to Teheran, comme disent les néo-cons.

        Le pire du pire, c’est aussi que ces calamités gigantesques (guerres ; extinction des libertés publiques et de la démocratie ; finance folle et prédatrice, là-bas ou ici) ne sont finalement que des DIVERSIONS par rapport au désastre ultime où nous nous engageons, petit rappel des scénarios possibles.
        La responsabilité US sera énorme dans l’histoire, couronnant celle des puissances coloniales, des fascismes et autres communismes, de tous les phénomènes repérés d’agression et d’oppression par un peuple sur d’autres et… versa-vice ! Mais cette menace continue actuellement d’exercer ses ravages. Les élections présidentielles US rendront cet empire en voie d’effondrement encore plus ingouvernable, encore plus sujet à de terribles embardées, économiques ou militaires, décuplant les souffrances du peuple états-unien… cela fait des années que je prône le découplage politique, culturel et économique d’avec les USA et le rééquilibrage avec les BRICs et l’Amérique latine, l’Afrique, champions de demain (si on les laisse vivre). Voeu pieu d’un minuscule Cassandre …fanatique bien sûr (c’est tout ce qu’ils savent répondre).
        Le miracle serait celui d’une implosion, limitant la casse, comme ce miracle historique de l’implosion soviétique ; je n’y crois plus. Nous allons vraiment vers les temps de fer, de sang et de larmes…

      5. @-kun
        Vous n’êtes pas Cassandre mais orchidoclaste.

        Le complexe militaro-industriel US est cré cré méchant, bégayez-vous incessamment : qui ne participe pas obsessionnellement à matraquer cet evidence universellement acquise au burin est un ennemi du White Knight Nerima, et qui nuance un brin en rappelant que le capitalisme est un peu autre chose que l’Oxydant red-neck est un collabo.

        « on enfoncera toutes les portes qui peuvent s’ouvrir » disait le hautement subversif Chérèque. Mais la clairvoyance de Nerima a décrypté que le blog à Jorion est manipulé par la CIA, c’était mission impossible, et grâce à lui, le blog s’auto-détruira dans cinq secondes…

        Merci pour vos contributions éclairantes !

      6. Schizo, à ton avis, combien de milliards de Cassandroïdes©®™ comme « ne rime pas kak’un©®™ » assis devant leur téloche Samsung©®™ à se gaver d’une des innombrables séries ricaines à la façon X Files ou 24 Hours de Fox TV®®™ ou autres et de Springles©®™ de Diamonds Foods©®™ / Procter & Gamble©®™ arrosés de Coca©®™ pour atteindre le nirvana visionnaire, déjouant les plus subtils retors ressorts de la sort/hard/smart powerful géopolitique satanique US(©®™ ? ) ?

      7. @vigneron, le 16 janvier 2012 à 14 h 49

        Bah ! Les chiffres, c’est plus ton truc qu’à moi. Je dirais plus que de pavés disparus de Paris depuis 44 ans et exactement autant que d’heureux impétrants putatifs à l’élection de l’arche de Malthus moralisée, et sans doute les mêmes, respectueux des conditions de survie par éradication anticipée des méchants, mais accueillants en matière d’immigration choisie laborieuse sélectionnant des couples d’avenir tel Yuan Zi et Huan Huan. Tout ce qui est bon pour le R§D n’est-il pas bon pour l’humanité ? Est-il ?

      8. Intéressant ce copinage entre caïds de blog.
        Sauf que le snobisme intellectuel n’est qu’un vernis cache- misère .

        Accumuler du savoir pour en tirer la jouissance du mépris : erreur tragique de la suffisance? .
        Pas seulement .

        Ce qui peut engendrer la violence ou le désarroi , un être doué d’intelligence le sait .
        Le désarroi, c’est pratique : çà fait taire…

        A croire que l’idée d’une Amérique inamicale les dérange, à moins que ne soit l’idée qu’un événement dont leur intelligence si grandiose n’aurait pas conscience puisse être possible ?

        Il y a des égos qui ne peuvent accepter l’idée que l’on soit tous égaux , ne serait ce que dans CE DROIT de donner une cohérence au monde qui nous entoure.

      9. @béber

        Si le monde était une mosaïque ou un puzzle dont une seule pièce irriguait l’ensemble des malheurs, n’importe quel cancre aurait déjà tout compris sans effort : il suffirait de circonvenir la source horizontale impure, puis de la décarreler ou d’en décarrer pour réaliser l’Eden, le diable étant tout concentré dans le plus gros des détails.

      10. Tiens, Schizo-rémora recolle au petit requin bloguiste ! …ah oui, intéressant copinage et débinage de qui ne pense pas comme eux. Ou ne ressent pas comme eux.

        cré cré méchant, bégayez-vous incessamment …

        … et je le rebégayerai longtemps, sans doute pour vous égayer, pauvres tâches qui se prennent pour quelque chose, ici.
        Croyez-vous un seul instant que vos pitoyables caricaturages m’en empêcheront (moi ou d’autres) ? …caricature encore que la sommaire réponse du rémora à Béber ; il ne s’agit évidemment pas de cela mais de tenter d’arrêter la plus grosse source ACTUELLE de malfaisance qui ne cesse d’en multiplier de secondaires … »the biggest festering wound among so many, indeed ».

        Ces guerres états-uniennes sont un scandale et une horreur permanentes (appliquons la bonne règle de proximité de l’adjectif, tiens), d’une magnitude encore plus grande, jusque là, que celle de la crise financière qu’elles ont, de peu, précédée et à laquelle elles sont intimement liées. Mais il y a des gens pour qui un million de morts et des pays entiers massacrés par nos soi-disants alliés, « frères » en « valeurs démocratiques » (!), qui nous infligent, certes avec notre « consentement », depuis 30 ans leur modèle économique failli, pour qui tout cela ne représente rien et qui sont incapables d’en discuter (« orchidoclaste »? encore faudrait-il en avoir !) : l’empathie les enrage, ils sont au-dessus de « ça » !
        Or, ce sont bien des souffrances immenses qu’on commet, quelque part, en notre nom et nous pouvons agir, à commencer par une dénonciation sans relâche du régime qui les produit et qui avilit ses victimes et d’abord ses propres citoyens.
        Pourtant, il arrive qu’un jeune bourreau inconscient arrive à la résipiscence et se fasse témoin. Et c’est alors le miracle (et l’efficacité) du pardon !

  57. L’Italie vient de nous montrer comment les comportements des investisseurs à l’égard des États ne sont faits que des prophéties auto-réalisatrices : tant qu’ils croyaient à la possibilité d’être remboursés ils demandaient des taux raisonnables et le remboursement restait possible. Depuis qu’ils n’y croient plus ils demandent des taux (6 à 7%) qui conduisent précisément à rendre ce remboursement impossible. C’est le sort qui nous attend.

    Le moment est peut-être venu de faire une proposition politiquement et économiquement raisonnable, plus raisonnable en tout cas que la règle d’or actuellement proposée. Elle tient en peu de mots. :

    Lorsque le budget primaire d’un État est équilibré la Banque centrale Européenne est autorisée à lui faire des avances sans intérêt.
    …. comme cela se faisait en France et ailleurs avant 1973.

    On atteint ainsi deux buts :

    – Pousser très fortement les États à équilibrer leur budget et garantir que la facilité accordée n’autorisera pas le laxisme budgétaire; c’est indispensable pour recueillir l’accord de l’Allemagne.

    – Permettre le remboursement de la dette antérieure. Rembourser les dettes passées, onéreuses, par des avances gratuites est un moyen sûr de sortir de la spirale de la dette. Car, on l’a compris, les seuls besoin d’avance d’un trésor dont le budget est à l’équilibre sont ceux que nécessite l’apurement du passé.

    Cela se résume en une formule :

    « On monétise la dette à condition que vous n’en créiez pas de nouvelle ».

    1. « On monétise la dette à condition que vous n’en créiez pas de nouvelle ».

      « Chose » que la nature fonctionnelle et comptable du système ne permet pas sans des « coupes franches » sur les populations..en toute rationnalité mathématique et hors « préocuppations des uns et des autres », si cohérence du raisonnement à son terme, non ?

      Spéculation et poids des armes confirmant par les faits, en sus de l’irrationnalité comportementale et politique, si tel était la réalité des options privilégiées, non ?

      Ceci n’est ni une prise de position ni une prise à parti ad hominem, simple avis sur lecture, votre réponse m’intéresse, dans le prolongement de votre commentaire analytique.

      1. Je ne suis pas sur de vous comprendre. Pourquoi dites vous que l’équilibre primaire ne peut être atteint sans coupe franche sur les populations? un alourdissement de l’impôt sur les plus riches et sûrement nécessaire pour équilibrer les comptes de l’État (et il serait aussi bienvenu pour réduire les inégalités); mais selon moi, rien de plus.

  58. Petite réflexion sur le mot crise en chinois : les caractères qui le composent et leur sens profond.

    La crise, en chinois, se dit 危机 wēijī.

    Le premier caractère [危 wēi] signifie la notion de danger. La partie supérieure, 厃zhān, indique l’action de regarder en l’air, et l’on reconnaît au-dessus le radical du couteau ⺈ : le caractère représente littéralement quelqu’un menacé par un couteau au-dessus de lui, l’épée de Damoclès en quelque sorte.

    Le second caractère [机 jī] signifie le moment à saisir, une occasion, ce qu’on appelle aujourd’hui en bon franglais une opportunité. Le caractère a le radical de l’arbre, suivi du caractère 几 qui donne le son, mais signifie aussi à la fois combien ? et petite table : on pourrait dire que c’est l’histoire d’un type assis au pied d’un arbre qui attend de voir ce que le ciel va lui apporter…

    Au total, la crise exprimée par les caractères 危机 wēijī est autant occasion que danger, c’est l’occasion à saisir au milieu du danger, l’occasion fournie par le danger même.

    Il y a dans ce terme toute une philosophie positive de la vie, un art de survivre au milieu des pires épreuves, ce que Su Tong a si bien exprimé dans son titre de roman : 《活着》 (Huózhe Vivre !).

    On a tendance à croire les prévisionnistes qui assurent que les Chinois seront les premiers à sortir de la crise actuelle, et à s’en sortir au mieux…

    1. Pas si sûr. C’est pas parce que les chinois ont depuis fort longtemps intégré dans leur culture la notion de changement en tant que processus que cette notion s’y trouve merveilleusement exploitée. En réalité, ses domaines d’application sont fort variés, des choses les plus viles et futiles jusqu’aux considérations les plus morales et les plus éthiques ou politique dans le sens du bien commun. Il ne faut pas confondre le fonds philosophique d’une culture et ce qui en est fait, effectivement. Il n’est pas douteux qu’il y a encore aujourd’hui en Chine des hommes sages ici ou là, mais depuis quelques décennies le fait majeur en Chine c’est avant tout la recherche du profit. Toutes les opportunités dans le domaine marchand ont été exploitées, et avec le résultat que l’on sait, mais à coté de cela combien d’opportunités ratées pour faire évoluer un système politique sclérosé ? Au plus haut niveau on voit certes la nécessité de faire avancer la cause d’une monnaie internationale, mais bien tardivement, au prix d’immenses déséquilibres sociaux et écologiques qui pourraient rendre la situation très vite ingérable. N’oublions pas que la Chine est sur le même bateau que nous. Si sortie de crise par le haut il y a elle s’effectuera tous ensemble. Bref, cela n’a plus grand sens que de dire qu’un pays s’en sort mieux qu’un autre, ou alors seulement à court terme, avant que certains effets de seuils n’aient été franchis.

      1. Merci Pierre-Yves, je voulais simplement souligner le message d’espoir et de sagesse que l’on peut découvrir dans les caractères 危机. et que l’on peut retrouver aussi dans cette petite histoire chinoise:

        C’est l’histoire d’un vieux paysan qui était très pauvre, et qui n’avait pour seule richesse qu’un cheval, une très belle bête, qui attisait la convoitise de ses voisins. Un riche dignitaire qui passait par là, vit le cheval et voulut l’acquérir, pour un très bon prix. Mais malgré ses conditions de vie modestes, il refusa de le vendre. Un voisin vînt le voir et lui dit : « Oh, tu en as bien de la chance d’avoir un si beau cheval ! Un cheval qui vaut si cher ! », le vieux paysan lui répondit simplement « Je ne sais pas si c’est de la chance ou de la malchance »…

        Un jour, le cheval sauta par dessus la clôture et s’enfuit… Le voisin qui avait vu la scène lui dit très hypocritement : « Oh mon pauvre ami, ton cheval était ta seule richesse et il s’est enfui, comme c’est malheureux ! ». Le vieil homme lui répondit simplement « Je ne sais pas si c’est de la chance ou de la malchance ».

        Quelques jours plus tard, le cheval revînt, ramenant avec lui plein de beaux chevaux sauvages, tous d’une grande élégance… Les voisins étaient atterrés… Ils vinrent le voir le regard envieux et lui dirent « Que tu as de la chance ! Tu n’avais pour seule richesse qu’un cheval, et te voilà avec une dizaine d’entre eux ! ». Le vieil homme, lui, comme à son habitude se contenta de répéter : « Je ne sais pas si c’est de la chance ou de la malchance ».

        Ne pouvant s’occuper tout seul de ces nombreux chevaux, le vieil homme fit venir son fils. Un jour d’orage, un cheval énervé donna un grand coup de sabot dans la hanche du fils qui fut gravement blessé… Un voisin vînt le voir pour le plaindre faussement : « Oh mon pauvre ami, tu n’avais qu’un seul fils, et voilà qu’aujourd’hui il est blessé, et qu’il ne pourra plus jamais remarcher normalement… comme je te plains ! ». Le vieil homme lui répondit encore « Je ne sais pas si c’est de la chance ou de la malchance ».

        Puis la guerre éclata. L’armée vînt au village, et par décret de l’empereur, tous les jeunes hommes valides et vigoureux furent enrôlés de force. Les voisins ne pouvaient que regarder leurs fils partir au le front, sachant qu’une mort certaine les attendait… Mais le fils du vieil homme qui boitait beaucoup ne fut pas enrôlé car son pas fut jugé trop lent… Ainsi fut-il sauvé de la guerre…

      2. @ Quelqu’un
        Dans une autre collection qui considère que toute fin n’est pas qu’un commencement , l’histoire se termine ainsi ( du moins d’après mes sources) :

        « Ainsi votre fils fut sauvé de la guerre… »je ne sais pas si c’est de la chance « répondit le paysan .
        « Putaing de 经济危机, z’êtes nul , en fait vous ne savez jamais rien! » lui répondit un moine taotriste tendance cep de vigne .

        « C’est vrai ,et c’est faux en même temps.
        Je sais juste que j’aimai mon cheval , et que j’aime mon fils . Et çà , c’est vraiment une chance. »

    2. Ce n’est pas très malin de rester assis à table sous une épée de Damoclès, à moins d’être assuré que les branches de l’arbre occasionneraient, selon les prévisionnistes du sens du vent, un clinamen de la chute du sclass, ce qui serait un calcul égoïste, même s’il en pleuvait. A première vue, comme ça, je dirais que le sens ici expliqué à weiji inciterait plutôt à se mettre sous la table ou à se lever, quitte à la renverser si on y est attaché.

      Ne connaissant rien au chinois, je ne conteste pas. M’enfin, que survivre soit un art au pays du Milieu, ou n’importe où ailleurs, me laisse sur mon séant.

  59. Oui, si on accepte une vision darwinienne de l’équilibre du monde…

    Dans un dessin de Charles Shultz , l’auteur des BD de Snoopy et Charlie Brown, fait dire à Woodstock, l’oiseau qui vole la tête en bas: « Ceux qui croient dans l’équilibre de la nature sont ceux qui ne se font pas manger »

    Dans le texte original:
    «  »Those who believe in the ‘balance of nature’ are those who don’t get eaten. »

    Dans ce sens le chinois seront peut-être les premiers à s’en sortir. Toutefois de nombreux indices peu rassurants infirment cette espérence, et de toute façon si elle se réalise ce sera au dépend des autres pays du monde…

    Paul

    1. Cela me rappelle ce dicton brésilien (excusez je ne suis pas lusophone) :

      « Em rio que tem piranhas, jacaré nade de costa »

      Dans une rivière où il y a des piranhas, le caiman nage sur le dos.

      Ce qui ne peut pas durer …

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