SURVIE DU MONDE OCCIDENTAL, par Nodilor

Billet invité

1/ La France est en faillite avérée. Il est définitivement impossible de rembourser notre dette. Pour la rembourser, il faudrait par exemple 33 années en excédent budgétaire de +3 %. Les schémas les plus optimistes prévoient un retour à un déficit de –3 % au mieux en 2014 en supposant une croissance de 2,5 % que nous n’aurons probablement jamais faute d’argent pour investir en masse et que les taux d’intérêt resteront au niveau actuel ce qui n’est déjà plus vrai avec l’inflation spéculative actuelle et la hausse des taux de la BCE récente.

La dette est aujourd’hui de 1600 milliards d’€ et va s’alourdir de 400 milliards d’€ dans les 5 ans à venir ce qui générera un service de la dette qui dépassera les 60 milliards d’€ au taux de 3 %, de 80 milliards d’€ au taux de 4 % qui est plus probable pour la France.

Cette situation existait déjà en 2002 comme en 2007. Mais les actions lénifiantes de Chirac et catastrophiques de Sarkozy ont amplifié le risque. Les programmes annoncés par tous les candidats actuels ne traitent ni de la dette (le versement de 25 milliards d’€ par an pour rembourser la dette est une rigolade), ni du chômage (les 300.000 emplois jeunes ne sont pas à la hauteur des enjeux).

2/ Nous ne sommes pas les seuls dans cette situation de faillite puisque la BRI notait en mars 2010 que le Japon (avant les catastrophes), les Etats-Unis (avant le plan de relance d’Obama), la Grande-Bretagne, l’Irlande, ne pourraient jamais rembourser leurs dettes. Les ex-pays de l’Est ayant souvent emprunté en euros ne pourront pas non plus rembourser. Beaucoup d’autres pays en Afrique, Asie et Amérique du Centre et du Sud sont au bord du gouffre.

3/ La stratégie des cupides du marché financier est claire. En accord avec les agences de notation occidentales, on maintient des AAA pour les puissance dominantes et on attaque les pays les plus faibles à qui on accorde des prêts à des taux très élevés (7 à 10 %) sachant qu’en cas de défaillance, l’Europe paiera… en utilisant le fonds récemment créé et alimenté par des emprunts de la France (15 milliards pour le Portugal) et de l’Allemagne (20 milliards pour le Portugal), creusant encore davantage notre dette.

4/ La stratégie voulue par l’ensemble des gouvernants est le rétablissement des comptes publics par la rigueur type FMI : ces mesures sont inefficaces, insuffisantes et beaucoup trop douloureuses pour les classes populaires et moyennes. Elles sont d’autant plus insuffisantes qu’elles cassent le peu de croissance des pays très endettés, ceci expliquant cela. Ces mesures de réduction des déficits publics doivent porter essentiellement sur les dépenses les plus improductives de l’Etat.

La plus improductive est à l’évidence le service de la dette. C’est 45 milliards en 2010 pour la France ; c’est 1.500 milliards pour les pays du G20 qui sont payés en fin de compte par les peuples et qui, au lieu d’être investis dans des projets créateurs d’emplois, vont grossir les poches du système financier et de quelques rentiers. Cette masse d’argent sert d’ailleurs à accroître la spéculation financière.

5/ L’inflation liée en grande partie à cette spéculation entraîne une hausse des taux d’intérêt qui rend encore plus difficile le rétablissement des comptes publics puisque 1 % d’intérêt en plus c’est 16 milliards d’€ supplémentaires à payer par le contribuable français pour le service de la dette.

6/ En fait, le monde occidental capitaliste en est arrivé à cette situation catastrophique parce que les gouvernements de tous bords en France et ailleurs sont tombés dans le piège des banquiers (l’argent facile) et sont allés chercher la croissance avec les (dents ?) dettes. Tous les pays cherchent à trouver une voie qui permette de rétablir à la fois les comptes publics, le remboursement de la dette et la croissance. Seule la rigueur version FMI a été essayée avec les résultats catastrophiques et prévisibles que l’on connaît.

L’espoir de la croissance est vain dans nos pays dont le trend est plus proche de 1,5 % que de 2,5 %. De plus, cette croissance doit être « verte », ce qui va nécessiter des investissements lourds.

7/ Les créanciers raisonnables et moins cupides commencent à se rendre compte de l’impasse dans laquelle ils sont engagés. Par exemple, la Chine, qui est un des prêteurs principaux du monde occidental, a commencé à dégrader les notes des Etats-Unis, du Japon, de la France, de la Grande-Bretagne et même de l’Allemagne. Comme c’est dérangeant, on en a peu parlé.

8/ Il serait éminemment moral que le système financier prenne une part prépondérante au rétablissement des équilibres financiers nationaux.

9/ Il est fondamental que le politique reprenne le pas sur le marché financier : il est d’ailleurs curieux de constater que, quel que soit le régime politique (démocratie parlementaire, démocratie type 5ème république, oligarchie, dictature) le système aboutit aux mêmes résultats : dettes, chômage, injustices, plus de pauvres et plus de riches et le politique n’a plus de réels pouvoirs sur l’économie.

Depuis une dizaine d’années, c’est la finance qui dicte aux politiques la marche à suivre.

Alors que politiques et médias s’occupent d’élections et de problèmes de second ordre pour justifier leur existence et leur pouvoir, je crois qu’il est temps que nos présumées élites se rendent compte de la gravité de la situation.

Il ne s’agit plus de droite ou de gauche. Il s’agit de la survie du monde, au moins occidental.

Il n’y a plus de solution dans la continuité. Tous les programmes de droite ou de gauche depuis plus de 30 ans se révèlent inefficaces. Ceux qu’on nous propose aujourd’hui le seront aussi car ils ne s’attaquent pas aux deux vrais problèmes : la dette et le chômage.

Si nous ne cassons pas cette spirale mortifère l’avenir est très clair : les crises de la dette en Europe, au Japon et aux Etats-Unis vont se développer une par une au gré des marchés financiers, et dans les pays concernés ce sera la séquence grecque actuelle : note dégradée, hausse des taux, rigueur FMI, grèves, baisse de la croissance, rigueur accrue, révolte, intervention du fond européen alimenté par des pays européens très endettés et qui creusent leurs dettes jusqu’au jour où le fonds européen ne sera plus suffisant, etc.

Cette séquence est engagée en Grèce, en Irlande et au Portugal. L’Espagne et l’Italie suivront et l’épée de Damoclès se rapprochera de la France qui, au fond, est dans une situation beaucoup plus catastrophique que l’Italie à cause de son déficit plus important et du fait que sa dette est détenue à 70 % par des étrangers.

Ces crises localisées d’abord se généraliseront entraînant des troubles graves mettant en cause l’existence de l’Euro, de l’Europe et de nos démocraties.

La solution ne peut qu’être mondiale ou au moins européenne. Il faut se donner des marges de manœuvre en prenant l’argent nécessaire là où il est.

Je propose un moratoire sur 5 ans (intérêt et capital) sur l’ensemble des dettes souveraines de tous les Etats sauf les pays les plus pauvres pour lesquelles il faut annuler la dette.

Cette décision déclenchera un véritable choc dans le monde de la finance, du même ordre mais pas forcément pire que celui qu’il nous a infligé en 2008, et à la suite duquel on a vu les banques récupérer très rapidement. Dans le cas présent, la décision sera prise à froid et peut donc être modulée pour en atténuer les dégâts.

Les Banques centrales devront pendant ces 5 ans assurer les « fins de mois » des pays en déficit.

Le non service de la dette permet de gagner environ 3 points de déficit arithmétiquement et gagner 1 à 1,5 % de croissance, ce qui permet d’envisager sur 5 ans le retour aux excédents budgétaires pour de nombreux pays grâce à la recherche d’économies parmi les plus improductives dépenses (train de vie de l’Etat, simplification des structures en mille feuilles) et grâce à une forte augmentation des recettes liées à une fiscalité touchant lourdement les plus aisés (solidarité nécessaire en période de survie).

Exemple : le budget de la défense en France est de 63 milliards d’euros. L’addition de tous les budgets militaires de l’Europe des 27 se monte à 284 milliards de dollars, soit plus de trois fois le budget militaire chinois et, ceci pour une efficacité très limitée… Une défense européenne mise en place au cours de ces 5 années permettrait d’alléger le budget de nombreux pays européens de un à deux points de déficit.

Le même travail peut être fait pour les dépenses liées aux Ambassades et aux consulats.

Les 150 milliards de frais de fonctionnement de l’Etat en France peuvent être réduits de manière importante sur une période de 5 ans en supprimant tout ce qui n’est pas vital pour le pays.

Des recettes nouvelles seront trouvées par une réforme fiscale profonde.

Enfin, les 7.500 milliards non payés par les membres du G20 aux spéculateurs sur 5 ans pourront en partie être investis dans des projets créateurs d’emplois ce qui rendrait crédibles des taux de croissance – évidemment verte – de l’ordre de 4 % ,capables de résorber là aussi sur 5 ans le chômage structurel actuel.

L’annulation de la dette des pays les plus pauvres devrait aussi permettre d’améliorer les budgets sociaux de ces pays, de relancer l’économie de proximité qui reste l’avenir de ces pays rendus exsangues par leurs gouvernants et le FMI et de participer ainsi à la reprise mondiale verte.

La voie est tracée pour 5 ans mais il faut voir plus loin et suivre « LA VOIE » décrite si bien par Edgar Morin dans son livre qui devrait éclairer les politiques à suivre dans les domaines de l’humanité, de la pensée et de l’éducation, de la société et de la vie, par les futures élites pour ménager un espoir aux générations présentes et un avenir aux générations futures .

Partager :

140 réflexions sur « SURVIE DU MONDE OCCIDENTAL, par Nodilor »

  1. Bonsoir à tous.

    Cela commence à se radicaliser quelque peut non?. Petit à petit l’idée va faire son chemin. Quand nous aurons fait le tour de toutes les propositions raisonnables non suivies d’effets…..

  2. Hors sujet, mais cela peut avoir des conséquences économiques….un an plus tard revoici un volcan Islandais en éruption.

    BREAKING NEWS: Iceland’s most active volcano erupting; white plume up to 18,000 feet seen.

    Update from ABC7: A no-fly zone has been enacted within a 120-mile radius of the erupting volcano in Iceland.
    From MSNBC: BREAKING NEWS: Iceland’s most active volcano erupting; white plume up to 18,000 feet seen.
    And there goes European air traffic once again, with its already stagflationary economy to follow down the drains momentarily.

    http://www.zerohedge.com/article/iceland-grimsvotn-volcano-has-erupted

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/afp/326713/islande-nouvelle-eruption-d-un-volcan.html

  3. Sortez du dogme de la croissance ! Même verte, elle est dépendante d’une énergie abondante et bon marché, et cet univers là n’existe plus. Le pic pétrolier (peak oil), le pic des terres rares, et le pic des métaux non ferreux, sonnent le glas de la société de croissance | consommation | gaspillage qui se veut le modèle dominant et idéal que la Chine et l’Inde rêvent de copier.

    Dans un monde qui s’endette en continu, la croissance infinie (dans un monde fini qui commence à toucher aux bords de la boite) est le seul espoir de pouvoir éventuellement rembourser demain toutes la richesse qu’on a dépensé aujourd’hui avant même de l’avoir créée.

    Notre destination, c’est le mur et tout le monde regarde ailleurs…

    1. Il va falloir aider le citoyen pour se prendre en charge, pour relocaliser l’économie, pour prendre conscience que l’emploi c’est fini, qu’il faut dépasser le salariat etc.. etc..

  4. Moi j’vous l’dis!
    Avec la sacrosainte « concurrence », on va s’en sortir noblement.

    Que les concurrents s’avancent d’un pas!
    Lèvent la main.
    Signent..
    Opinent du chef…
    Cillent de l’oeil….
    Clignent….

    Mais enfin,
    combien de batailles sans concurrents déchus d’avance?
    D’obscènes guerres!

    Et combien de concurrents sans batailles gagnées d’avance?
    D’obscènes paix !

    Concourrons, concourons qu’ils disaient…
    Le nationalisme s’est arrêté avec la loterie nationale, alors réhabilitons le nationalisme puisque la loterie on sait pas faire plus qu’on le fait…, c’est un minimum maximaliste.

    Ce qui commence à gonfler, ce sont les morts issus de paix, issus de guerres.
    Prennent trop de place, et il manque de la place.
    On croit rêver!

    Faut envahir la Sibérie!
    Incroyable!!!

  5. Here Is What Happens After Greece Defaults:

    When it comes to the topic of Greece, by now everyone is sick of prevaricating European politicians who even they admit are lying openly to the media, and tired of conflicted investment banks trying to make the situation appear more palatable if only they dress it in some verbally appropriate if totally ridiculous phrase (which just so happens contracts to SLiME). The truth is Greece will fold like a lawn chair: whether it’s tomorrow (which would be smartest for everyone involved) or in 1 years, when the bailout money runs out, is irrelevant. The question then is what will happen after the threshold of nevernever land is finally breached, and Kickthecandowntheroad world once again reverts to the ugly confines of reality. Luckily, the Telegraph’s Andrew Lilico presents what is arguably the most realistic list of the consequences of crossing the senior bondholder Styx compiled to date.
    What happens when Greece defaults. Here are a few things:

    •Every bank in Greece will instantly go insolvent.
    •The Greek government will nationalise every bank in Greece.
    •The Greek government will forbid withdrawals from Greek banks.
    •To prevent Greek depositors from rioting on the streets, Argentina-2002-style (when the Argentinian president had to flee by helicopter from the roof of the presidential palace to evade a mob of such depositors), the Greek government will declare a curfew, perhaps even general martial law.
    •Greece will redenominate all its debts into “New Drachmas” or whatever it calls the new currency (this is a classic ploy of countries defaulting)
    •The New Drachma will devalue by some 30-70 per cent (probably around 50 per cent, though perhaps more), effectively defaulting 0n 50 per cent or more of all Greek euro-denominated debts.
    •The Irish will, within a few days, walk away from the debts of its banking system.
    •The Portuguese government will wait to see whether there is chaos in Greece before deciding whether to default in turn.
    •A number of French and German banks will make sufficient losses that they no longer meet regulatory capital adequacy requirements.
    •The European Central Bank will become insolvent, given its very high exposure to Greek government debt, and to Greek banking sector and Irish banking sector debt.
    •The French and German governments will meet to decide whether (a) to recapitalise the ECB, or (b) to allow the ECB to print money to restore its solvency. (Because the ECB has relatively little foreign currency-denominated exposure, it could in principle print its way out, but this is forbidden by its founding charter. On the other hand, the EU Treaty explicitly, and in terms, forbids the form of bailouts used for Greece, Portugal and Ireland, but a little thing like their being blatantly illegal hasn’t prevented that from happening, so it’s not intrinsically obvious that its being illegal for the ECB to print its way out will prove much of a hurdle.)
    •They will recapitalise, and recapitalise their own banks, but declare an end to all bailouts.
    •There will be carnage in the market for Spanish banking sector bonds, as bondholders anticipate imposed debt-equity swaps.
    •This assumption will prove justified, as the Spaniards choose to over-ride the structure of current bond contracts in the Spanish banking sector, recapitalising a number of banks via debt-equity swaps.
    •Bondholders will take the Spanish Banking Sector to the European Court of Human Rights (and probably other courts, also), claiming violations of property rights. These cases won’t be heard for years. By the time they are finally heard, no-one will care.
    •Attention will turn to the British banks. Then we shall see…

    http://www.zerohedge.com/node/389172

    1. Le traducteur de google dit ceci ( çà permet de comprendre en gros)
      Source :
      anglais
      â–¼
      Cible :
      français
      â–¼

      Voici ce qui arrive après la Grèce par défaut:

      Quand il s’agit de la question de la Grèce, maintenant tout le monde est malade de tergiverser hommes politiques européens qui même ils admettent mentent ouvertement aux médias, et fatigué de banques d’investissement en conflit tentent de rendre la situation semble plus acceptable si seulement ils l’habiller dans certains verbalement appropriées si totalement ridicule phrase (qui comme par hasard les contrats de mucus). La vérité, c’est la Grèce se plient comme une chaise de jardin: que ce soit demain (ce qui serait plus intelligent être pour tout le monde) ou en 1 année, quand l’argent vient à manquer de sauvetage, est sans pertinence. La question est alors ce qui se passera après que le seuil de terre nevernever est enfin défoncée, et dans le monde une fois de plus Kickthecandowntheroad revient aux confins de la réalité laide. Heureusement, le Telegraph Andrew Lilico présente ce qui est sans doute la liste la plus réaliste des conséquences de traverser le Styx obligataire senior rassemblées à ce jour.
      Qu’est-ce qui se passe quand la Grèce par défaut. Voici quelques petites choses:

      • Chaque banque en Grèce sera instantanément aller insolvable.
      • Le gouvernement grec va nationaliser toutes les banques en Grèce.
      • Le gouvernement grec va interdire les retraits de banques grecques.
      • Pour éviter les déposants grec des émeutes dans les rues, Argentine-2002-style (lorsque le président argentin a dû fuir par hélicoptère depuis le toit du palais présidentiel de se soustraire à une foule de déposants tels), le gouvernement grec déclare un couvre-feu, peut-être même la loi martiale générale.
      • Grèce relibeller toutes ses dettes en «New drachmes » ou quoi que les appels de la nouvelle monnaie (ce qui est un stratagème classique du pays défaillant)
      • La nouvelle drachme sera dévaluer par certains 30-70 pour cent (probablement autour de 50 pour cent, mais peut-être plus), effectivement défaillant 0n 50 pour cent ou plus de toutes les dettes grecques en euro.
      • La volonté d’Irlande, dans quelques jours, à pied de la dette de son système bancaire.
      • Le gouvernement portugais va attendre pour voir si c’est le chaos en Grèce avant de décider de défaut à son tour.
      • Un certain nombre de banques françaises et allemandes des pertes suffit qu’elles ne répondent plus aux exigences réglementaires en matière de suffisance du capital.
      • La Banque centrale européenne pourrait devenir insolvable, étant donné sa très forte exposition à la dette publique grecque, et le secteur bancaire grec et irlandais de la dette du secteur bancaire.
      • Les gouvernements français et allemand se réunira afin de décider si (a) à la recapitalisation de la BCE, ou (b) pour permettre à la BCE d’imprimer de l’argent pour restaurer sa solvabilité. (Parce que la BCE a relativement peu d’exposition en devises étrangères, il pourrait en principe imprimer sa manière, mais ce qui est interdit par sa charte fondatrice. D’autre part, du traité UE explicitement, et en termes, interdit sous la forme de plans de sauvetage utilisé pour la Grèce, le Portugal et l’Irlande, mais une petite chose comme leur étant manifestement illégal n’a pas empêché que cela se produise, il n’est donc pas intrinsèquement évident que son être illégal pour la BCE d’imprimer sa sortie se révélera bien d’un obstacle.)
      • Ils recapitaliser, et de recapitaliser leurs banques, mais déclarer la fin de toutes les opérations de sauvetage.
      • Il y aura un carnage sur le marché des obligations du secteur bancaire espagnol, que les détenteurs d’obligations imposées anticiper les conversions de dettes en capitaux propres.
      • Cette hypothèse se révélera justifiée, que les Espagnols choisissent de l’emporter sur la structure des contrats obligataires actuels dans le secteur bancaire espagnol, la recapitalisation de certaines banques au moyen de swaps d’endettement.
      • Les porteurs d’obligations auront l’espagnol du secteur bancaire à la Cour européenne des droits de l’homme (et probablement d’autres tribunaux, aussi), faisant état de violations des droits de propriété. Ces cas ne sera pas entendu depuis des années. Au moment où ils sont finalement entendu, personne ne prendra soin.
      • Attention, se tournent vers les banques britanniques. Ensuite, nous verrons …

  6. @ discotonio
    apparemment vous appréciez de pouvoir donner librement votre avis
    vous qui censurez sur votre site tout ce qui n’est pas du votre .

    1. Je censure pas grand chose. Je vire juste les insultes gratuites et les posts ouvertement d’extrême droite ou violents.

      Ca fait même pas un commentaire sur 20…

      1. il suffit de lire les commentaires
        pour voir qu’il n’y a aucun débat d’idées sur votre site.
        la censure est évidente.
        c’est votre droit.
        assumez le.

      2. Non je censure quasi rien.

        Mais je ne peux pas vous empêcher de vous persuader de ce que vous voulez…

        Mais c’est sûr que vu ce que je leur mets dans la tronche, la tartuferie de la fausse gôche qui noyaute 90% du web avec sa lutte contre « les salauds de riches » pour mieux justifier le fait qu’ils dépouillent la caissière de chez Auchan, elle reste pas bien longtemps…

      3. Pour illustrer ce que vous appellez des insultes gratuites, je vous ai demandé dans un commentaire sur votre blog si vous aviez des enfants et si vous les rangiez dans la catégorie des médiocres ou de ceux qui ont le droit de survivre…
        Censuré bien sur. Autre chose?

      4. Effectivement l’aspect constructif de ce genre de commentaire m’échappe…

        La rhétorique à la Schoppenhauer ou l’art d’avoir raison, ça ne m’intéresse pas.

  7. refelemele : 1 spéculé du double = 2 , 2 acheté à crédit 30 ans = 6
    1 dévalué de moitié = 0,50
    L’écart est de 12 fois;
    30 ans * 12 fois = 360 ans
    Chérie j’ai acheté la maison .
    Mince on a endetté nos descendant jusqu’en 2371.

  8. L’avenir ? Défaut des états? Inflation? stabilisation de la dette? je ne sais pas
    Mais il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup d’écureuils qui sont des français moyens qui ne verraient pas d’un bon œil le fait de voir leurs économies disparaitre …

    1. S’ils ne veulent pas que leurs économies disparaissent, ils devront les investir dans les économies d’énergie, j’affirme que c’est le placement le plus sécurisant et de surcroît d’avenir.
      Surtout si on transfert les charges du travail vers la consommation d’énergie et si comme je le propose on supprime les charges d’intérêts sur le matériel et la fabrication des matériaux rentrant dans le cadre des ces dites économie d’énergie.

  9. « Des recettes nouvelles seront trouvées par une réforme fiscale profonde. »

    En ce moment, les vrais riches et leurs valets qui nous gouvernent se creusent la tête pour trouver le moyen d’éviter ces impôts.
    Le Luxembourgeois Juncker a trouvé une solution, qu’il veut appliquer à la Grèce. Il s’agit de s’en prendre aux biens de l’Etat. Les propriétés de l’Etat sont les biens communs, de tous les citoyens. Comment les monnayer quand les gouvernements se montrent récalcitrants ?

    Juncker propose que l’Europe crée une société de tutelle (Treuhand) qui se chargera de « vendre » toutes les propriétés de l’Etat grec (y compris les sites archéologiques); puis on attend de chaque Etat de l’Union qui aura des difficultés à rembourser rapidement les banques qu’il livrera ses biens à la Treuhand européenne. Et le tour est joué.
    Quand on sait qu’après la chute du mur, la société de liquidation créée par Helmut Kohl a bradé la plupart des entreprises est-allemandes; même les plus rentables (seuls les gens malhonnêtes disent qu’il n’y en avait pas), on ne s’étonne pas que les banques ont commencé à racheter les entreprises grecques à vil prix (j’ai perdu la référence). Et qu’elles cherchent le moyen de s’approprier le reste pour encore moins cher.
    Et les auteurs de la crise auront tout gagné : le transfert de propriété leur aura permis d’augmenter leurs richesses, but suprême de leur existence. Question : Et après ?

    Quelle merveilleuse idée pour éviter d’augmenter les impôts des plus riches !!! Merci Monsieur Juncker …
    Référence en allemand : http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/0,1518,764072,00.html

    1. … Ajoutons que pour Juncker, c’est le « contribuable allemand » (via la TVA, entre autres, passée de 16 à 19% et qui pourrait augmenter) qui paiera la dette grecque en cas de défaut.
      Les ténors du parlement allemand ont aussitôt répliqué qu’ils s’y opposeraient par tous les moyens. Ce sont les banques qui ont pris le risque et qui engrangent des taux d’intérêt éhontés. A elles d’assumer.
      (Référence au même article du Spiegel)

  10. Pour sortir de cette crise, il faudrait prendre des mesures révolutionnaires (en idées et en actes).
    Or, je ne connais pas, dans l’histoire, des cas où les dirigeants mènent eux-même la révolution.
    Ah si, il y a eu Mao … pour l’objectif et le résultat que l’on connait. 🙂

  11. LE RAISONNEMENT EST COMPLETEMENT FAUX.
    En effet, qui a dit qu’il fallait rembourser la dette des Etats à 100% sous un délais X ???
    PERSONNE !!
    Le but des Etats est de le ramener à 30% à 50% du PIB sous un délais raisonnable, et de le maintenir à ce niveau, car on n’a jamais vu un Etat totalement désendetté !!!!
    et le ramener à ce niveau sous 10 à 15 ans est tout à fait possible.

      1. En supprimant tout ce qui fait notre vie en société!!!
        C’est tout simplement impossible étant donné qu’il n’y a pas d’action sans réaction et cette dernière se fait de plus en plus sentir.

    1. @Stephane PASQUIER
      Il faudrait donc que l’Etat reste endetté car s’est une coutûme ? Histoire de conserver le flux financier des travailleurs vers les rentier ?
      Aussi, comprenez-vous qu’avec notre sytème monétaire, le remboursement d’une dette revient à retirer cette somme de la circulation.
      Il est donc impossible techniquement de réduire la dette de 50 %, et abhérent de vouloir conserver une dette pour toujours, seulement parceque ce serait une coutûme…
      amha

      1. Bein, je suis d’accord, moi aussi j’aimerai bien voir la France complètement désendettée, mais connaissez vous un pays sans dette ??
        Moi, pas….

      2. Le dette d’un état rapporte des interets aux banques preteuses, qui est une rente tranquille et sans risque, tant que ça ,ne devient pas intenable. Intenable = 60% PIB environ. Au delà, le risque de défaut n’est plus négligeable, et la rente tranquille devient dangereuse.

        Donc, les banquiers font tout pour que les états soient endettées à environ 50%. Donc les banquiers soutiennent les politichiens qui promettent des « acquis sociaux » à ne plus en finir, ce qui tombe bien car les gens aiment bien entendre ça.

        CQFD.

      3. http://www.indexmundi.com/map/?v=94&l=fr

        Djibouti 0
        Botswana 0
        Antigua-et-Barbuda 0
        Grenade 0
        Bahamas 0
        Cap-Vert 0
        Sao Tomé-et-Principe 0
        Saint-Christophe-et-Niévès 0
        Érythrée 0
        Sainte-Lucie 0
        Comores 0
        Saint-Vincent-et-les-Grenadines 0
        Dominique 0
        Guinée équatoriale 0
        Malte 0
        Samoa 0
        Iles Salomon 0
        Iles Fidji 0
        Vanuatu 0
        Tonga 0
        Nouvelle-Calédonie 0
        Iles Cayman 0
        Nauru 0
        Groenland 0
        Kiribati 0
        Belau 0
        Brunei 0
        Macao 0
        Liechtenstein 0

  12. la solution serait de rétablir la loi Glass-Steagall des deux côtés de l’atlantique, mais….par exemple Ramon Fernandez, Directeur général du Trésor, vient de reconnaître ce 20 mai que la France n’entend pas adopter un équivalent de la loi Glass-Staegall et ne veut pas revenir à des taux de changes fixes.

    quant au FMI l’inculpation de DSK peut être considéré (de mon point de vue) comme une volonté de couple US/UK de briser l’Europe.
    Les Hedges funds ne vont pas se priver de l’occasion de redoubler leurs spéculations sur les emprunts d’Etat de la Grèce, car le FMI apparaît aux yeux des marchés comme la garantie de bonne fin du plan de sauvetage mis en place l’année dernière. L’effacement de DSK va ouvrir la voie au déchainement de la spéculation contre l’Euro (alors que les Etats-Unis sont plus malades que la Grèce…( source : Financial Times du 11/05/2011 en page intérieure plus discrète…!).

    1. Au point où on est arrivé, il faut prendre des mesures bien plus sérieuses qu’un rétablissement du Glass-Steagall Act aux USA ou l’instauration d’un équivalent en Europe.

  13. Quand , dans le film INSIDE JOB , j entends un banquier énoncer qu il n est pas admissible que sa banque perde UN SEUL DOLLAR (et ceci au beau milieu de la crise financière ) , je sais , je comprends, je suis certain qu il faudra aller chercher un changement quelconque ( dans le sens que vous indiquez ) AVEC LES DENTS ET BEAUCOUP DE SANG SUR LES MURS ! Je voudrais tellement me tromper !

  14. quelle sinistrose !!!
    je suis inquiet moi aussi mais il y a des raisons d’espérer.
    En 1994, le Canada était à la rue avec une dette souveraine insoutenable. Ils s’en sont remis.
    La dette de la france est élevée… mais il y a des pays qui nous doivent de l’argent (d’ailleurs j’aimerais avopir des donnés sur cette situation)…

  15. En matière de survie, les solutions sont toujours innovantes . Quel problème majeur signale Nodilor?
    Le problème d’une dette qui en écrasant les économies deviendra insupportable .

    Et si l’euro ne valait plus rien ?
    Et si les taux d’intérêts étaient bloqués ?
    Et si le préteur sortait du décor ?
    Et si des lois interdisaient de prêter à des taux d’usuriers ?
    Et si les prédateurs financiers prenaient conscience qu’ils vont tuer ce qu’ils veulent accaparer ?
    Et si une guerre redistribuait les cartes… ?
    Et si une innovation technologique primordiale relançait la croissance du vieux monde?

  16. Un grand nombre de commentaires ici cherchent des solutions économiques. C’est intéressant mais pensez-vous que cela résoudra quelque chose ?
    Moi je ne le pense pas. Je ne pense pas non plus que les élites au pouvoir soient incompétentes et ne voient pas venir les choses.
    Je crois, comme beaucoup, que derrière notre apparente démocratie, nous avons une oligarchie (une organisation de puissants qu’on ne distingue pas précisément) qui tire les ficelles. Je crois aussi que celle-ci n’est pas figée et qu’elle subit des querelles internes.
    Vous dites que les politiques ne voient pas venir les choses. Je n’en suis pas sûr. Mais pour eux, ça s’annonce éventuellement plutôt bien. La dernière crise a accentué l’écart des richesses, parfait.

    Alors je crois que la clé n’est pas de trouver des solutions économiques et ensuite d’attendre ou d’agir pour qu’un politique la reprenne. Le politique qui arrive au pouvoir fait partie de cette oligarchie, il en est un membre exécutif, à défaut d’être pensant. Le politique qui arrive au pouvoir a été forcément poussé par les média. Les média appartiennent à l’oligarchie. Nos discussions ici, maintenant, n’ont aucune chance de porter.

    Je ne pense pas qu’une révolution n’arrivera. Nous avons trop de confort et les média manipulent trop bien une majorité d’individus.

    Une idée que j’imagine crédible serait qu’un candidat se présente avec le discours suivant :
    – ma seule mission sera rendre les média indépendants
    – je ne suis ni de droite ni de gauche
    – je ne resterai que 2 ans
    et que les petits partis indépendants le rallient (en espérant un bon score pour les futures élections 2 ans plus tard).

    Si ce candidat arrivait alors à casser le lien de domination entre oligarchie et média, nous pourrions alors avoir des politiques indépendants qui agissent réellement pour leur peuple.

  17. Mais qui parle de rembourser?
    Un simple maintien du niveau des emprunts d’état associé aux potentielles économies relevées dans ce billet et à un prélèvement fiscal sur les revenus des bons du trésor limitant le net entre 1 et 2% suffirait à notre bonheur financier.

  18. Tout initiative est bien venue avec ces dettes, pourquoi pas un système de participation scientifique des états à l’Euro million,, la dernière fois c’était plus de 100M d’euros,, adieu la dette Grecque,

  19. Il y a vingt ans, Edgar Morin était déja bien en phase avec l’avenir.
    Si on fait le compte, entre ceux qui ont deux pieds dans le passé, ceux qui deux pieds dans le futur, et ceux qui ont chacun des deux pieds qui colle au chewin-gum des contingences passées-futures, cela nous fait-il distinguer une femme providentielle -un homme providentiel?
    Genre: « Certe non, heureusement (à ma gauche), hélas (à ma droite)… »

    De mon coté, je serais, en tendance, assez dur avec les classes moyennes comme vous les décrivez, et ne suis pas certain qu’elles intègrent en tout bien tout honneur votre environnement descriptif.
    Mais je ne suis pas un aristocrate, ni un nouveau riche, pas plus un ancien pauvre, alors je suis suspect!

    Si cela est le cas l’analyse de votre billet, alors les classes moyennes ont estimé qu’elles valaient bien le sacrifice des classes inférieures.
    Les voilà victimes de leur suffisance:
    « Comment éliminer les classes inférieur, et tout ça sans frotter? »

    Confiance aux contre-valeurs en argent, au pognon, voire aux financiers….
    Comment dès lors LES stigmatiser,…mais encore LE stigmatiser?

    Chich il’avait bien dit:: « Les promesses n’engagent que ceux qui… »
    Ma grand’mère était plus simple, moins surnaturelle, et disait:
    « une personne qui gagne mille francs de trop, c’est plus simple que mille personnes qui gagnent un franc de trop! »

      1. C’est comme çà que je le vois aussi, nous sommes en train de nous prendre la deuxième vague ou correction de la demande liée à la rencontre d’une offre devenue limitée et d’une demande encore et toujours stimulée. Il y aura d’ailleurs d’autres vagues et remous si le système arrive à survivre à la décroissance dans la durée et qu’il nous permette de préserver une certaine forme d’industrie.

        2004-2008 : inflation (destruction lente de la demande) > émeutes de la faim
        2008-2009 : déflation (destruction accélérée de la demande)
        2009-2011 : inflation > révolutions du pouvoir d’achat
        2011-20?? : déflation

        A l’avenir l’offre stagnante puis décroissante va se heurter à une demande qui se révélera de plus en plus incompressible et cela nous mènera à une succession de points de rupture (révolutions, guerres, famines, etc.) qui verront par à-coups de pans entiers de la demande disparaître, donnant à ceux qui resteront en course des marges de croissance si pas des marges d’a-croissance temporaires.

  20. LA SEULE ISSUE

    La droite,de part et d’autre de l’Atlantique,ne souhaite pas seulement que les économies du monde occidental perpétuent la récession mais aussi qu’elles plongent dans la dépression qui les guette désormais.Une irresponsabilité qui risque de coûter fort cher sur le long terme.Seules des politiques de relance s’inspirant du plan Obama(dont je pense qu’il constitue à ce jour la mesure phare de son mandat électif)menées de part et d’autre de l’Atlantique,c’est-à-dire d’une certaine façon coordonnées,sont à même de juguler la crise et d’éloigner le spectre de la DEPRESSION.C’est tout le contraire qui est réalisé en Europe où les Etats s’adonnent à un concours de plans de rigueur qui ne font qu’accentuer la récession et augmentent les risques d’une sévère dépression.

Les commentaires sont fermés.