LA CHUTE DE L’EMPIRE ROMAIN : EN DIRECT, GRÂCE À INTERNET !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

On a voulu étendre la logique du marché et de la marchandise à absolument tout. On a balayé du coup le domaine de l’éthique qui réglait jusque-là les affaires humaines. Le marchand – victime toute désignée selon Aristote de la fièvre de l’or – a cessé d’être un malade s’il succombe, pour être promu au rang de prototype de l’être humain rationnel ! Le salarié a cessé lui d’être la victime qui se contente des restes une fois que l’investisseur et le dirigeant d’entreprise se sont servis, pour être reconnu comme « Gestionnaire d’un Capital Humain », lequel n’est autre que… sa triste personne !

L’État est désormais une entreprise privée plus ou moins florissante dont la performance est évaluée par ces autres firmes privées que sont les agences de notation… dont le souci légitime est celui d’une part accrue du marché. Et ceci, quel que soit le prix à payer. Mais attention ! à condition que soit respectée la sacro-sainte loi de la concurrence parfaite !

Pendant ce temps-là les parieurs font monter la mise : quel est l’État qui prend le bouillon en premier ? « Si c’est l’Espagne, j’ai gagné ; si c’est l’Italie, c’est toi ! », dit l’un, « Mais pourquoi s’arrêter en chemin ? », ajoute l’autre, qui renchérit : « Si c’est Moody’s qui coule la zone euro, je gagne ; si c’est Standard & Poor’s, c’est toi ! »

Allons, allons, ne restez pas là à regarder, on n’attend plus que vous ! Ne soyez pas timides ! Parce qu’il y a GROS à gagner !

La chute de l’Empire romain… En direct ! … grâce à Internet ! Et vous y étiez !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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155 réflexions sur « LA CHUTE DE L’EMPIRE ROMAIN : EN DIRECT, GRÂCE À INTERNET ! »

  1. Ah quels angoissés ces investisseurs.
    -8% c’est rien
    Il suffit de brûler un cierge et de prendre un prozac.

    Ils vont venir nous sauver, ou ils vont se sauver.

    A la bastille, on aime bien …

    On se ferait bien un petit G20 ce week-end avec barbecue et tout et tout.

  2. (…) »Mais attention ! …A condition que soit respectée la sacro-sainte loi de la concurrence parfaite ! »…Sacro-Sainte Loi de la « con-cul-rance » par fait « E »!…So, Big Deal…Art ZOO veille au grains des dindons soustrait à leurs multiplications absurdes et défuntes désormais!

  3. Bonjour à tous.

    C’est la première fois que je prends la parole sur ce blog et pourtant je lis beaucoup de ce qu’il s’y écrit (articles, commentaires et liens dans la mesure du possible), depuis maintenant deux ans.
    Je ne vous cache pas que je fais du tri de gros car j’ai des opinions assez radicales.

    La complexité des systèmes mis en place pour faire de la finance m’a toujours repoussé car je la trouve sans objet au regard de l’absurdité et de la monstruosité des principes de bases sur lesquelles est édifié le système marchand dans son ensemble et les désastres qui en découlent.

    Aujourd’hui j’ai eu envie de mettre un commentaire car Paul Jorion, à mon sens, remet enfin en cause la seule chose à remettre en cause : la marchandise.

    Tout le reste n’est que foutaises en attendant.

    1. bonsoir
      reste à connaitre « votre » définition de la marchandise… pour savoir… si on est sur une même longueur d’onde… donc si on sous-entend derrière ce terme les mêmes choses?? Moi par exemple, ce sont les êtres humains qui m’interpellent et pas ce qui se cache trop souvent derrière ce mot de « marchandise »???
      Chris

      1. Tout à fait d’accord , l’humain est aujourd’hui une marchandise comme les autres . Un élément à l’existence artificialisée qui fait partie intégrante du fonctionnement du système . L’homme ne vaut que ce qu’il consomme. L’économie ne tourne pas au profit de l’homme. Le système fonctionne en roue libre dans un mouvement qui se voudrais perpétuel .
        Francisco, vous ètes vous déjà demandé quelle est votre place dans le mécanisme de ce système machine qui englobe le monde et l’exploite avec une férocité allucinante ?
        Si l’on regarde ce système comme une machine , on est frappé par la capacité qu’il a , d’exploiter et de détruire, notre monde et nos vies.

    2. REGARDER CE QUI SE¨PASSE EN ISLANDE / LES CITOYENS ON REFUSES DE PAYER POUR LES BANQUES / ILS ONT GAGNES / MAINTENANT ILS SONT ENTRAIN D ESSAYER DE REECRIRE LEUR CONSTITUTION PAR INTERNET ET +++/ A QUAND UNE VERITABLE DEMOCRATIE / ADEQUATION ENTRE TECHNIQUE ET DEMOCRATIE / IL NE FAUT PAS REGARDER LE PASSE / NOS MOYENS DE COMMINICATIONS AUJOURD HUI PERMETTENT
      CE QUI N ETAIT PAS POSSIBLE HIER / TOUS ENSEMBLE ON PEUT

    3. Paul répondra, mais pour -il me semble- les milliers de lecteurs/participants de ce blog, le royaume de la marchandise, c’est la production pour la valeur d’échange, autrement dit pour l’accumulation de capital, qui transforme l’être humain en marchandise.
      Autrement dit la préhistoire de l’humanité.

      1. La démocratie se construit par l’apport conscient des individus, par leur verbalisation du monde dans lequel ils souhaiteraient passer leur temps de vie.

        C’est la plus belle définition de la démocratie que j’ai pu lire.
        C’est peut être en partie ceci:
        http://ns14.freeheberg.com/~jupihor/index.html
        Sortir de la préhistoire, Jean Jaurès l’avait formulé en son temps.
        L’histoire humaine ne commencera véritablement que lorsque l’homme échappant à la tyrannie des forces inconscientes, gouvernera par sa raison et sa volonté la production elle même…
        Ce sera le jaillissement de la vie, ardente et libre, de l’humanité qui s’appropriera l’univers par la science, l’action et le rêve.
        Le jour où il y aurait, entre toutes les formes de l’activité humaine, entre toutes les fonctions, libre passage, libre et incessante circulation, les aptitudes changeantes ou incertaines de l’homme ne seraient pas figées et immobilisées dès la première heure par la fonction choisie par eux; les activités seraient perpétuellement en éveil, et même les poussées de sève tardive pourraient s’ouvrir de nouveaux canaux et éclater en floraison imprévue.

      2. Quelle préhistoire ? …… Nous en sommes aux soins palliatifs ! …plus d’espoir mon bon monsieur …pas de marche arriere ds votre civilisation … Vous etes trop gras det trop tendre pour faire partie des survivants ….
        @Michel Lambotte :
        Connaissez vous une « démocratie » qui ait vécu sans esclaves (10 pour 1 en grece) ou sans énergie gratuite ? …
        La lucidité serait de faire un bilan énergétique , en tirer une fourchette de conjectures sociétales possibles et de déja s’ y résigner et optimiser ce modèle politiquement et technologiquement .
        Tout le reste c’est pipo et scientisme …..qui ne peut que préparer des dérives démagogiques opportunistes .

      3. La lucidité serait de faire un bilan énergétique , en tirer une fourchette de conjectures sociétales possibles et de déjà s’ y résigner et optimiser ce modèle politiquement et technologiquement .

        Je ne fais que ça mon bon monsieur.
        Une civilisation qui exploite les hommes ou les ressources naturelles n’est pas démocratique, la vraie démocratie doit inévitablement passer par l’apport conscient des individus, par leur verbalisation du monde dans lequel ils souhaiteraient passer leur temps de vie.
        Je suis d’accord avec votre groupe restreint, mais dans un premier temps, il sera indispensable qu’il se réalise autour de projets capables de fédérer des actions constructives

      4. @Michel Lambotte:
        Il y a là une contradiction sans solution : la tentation de l’ubris , c’est a dire l’apparent bénéfice de la spécialisation , du gain de productivité , ….. et l’optimisation de l’individu , indissociable du rapport individu / groupe . ……Seul l’ isolement du groupe permettait cet optimisation , puisque si un groupe voisin cède a « la tentation » , il dominera celui qui se l’interdirait …..
        C’est la raison pour laquelle , seule la fin de l’acces a l’énergie facile peut sauver l’individu en tant qu’entité intègre .

      5. @ kercoz

        Au risque de me répéter, je suis d’accord avec votre position, mais le fossé qui existe entre votre position et le monde tel qu’on le connaît est gigantesque et sans créer des passerelles il est impossible de le franchir.
        C’est ce que je m’efforce de faire tout en ayant conscience, comme vous le dites,que seule la fin de la disponibilité gratuite de l’énergie peut sauver l’individu.
        C’est ce qui m’anime depuis 30 ans, tout en sachant très bien que la spécialisation a atteint ses limites, c’est ce que je rencontre dans le jardin communautaire, un terrain humain vierge qu’il faut exploiter.
        Si les gens se prennent en charge dans un groupe restreint, il seront moins enclin à se laisser dicté leur comportement.
        Si dans un premier temps, il y a communication entre les groupes restreints avec internet , il y aura beaucoup moins d’envie de la part d’un groupe de dominer l’autre, je pense même que la collaboration sera la bienvenue.

      6. @Michel Lambotte:
        Je suis conscient des convergences . Ma position est toute théorique. Je tente d’analyser historiquement ce qui a fait diverger notre systèmes ………POur moi la bifurcation est la sortie du système naturel …la dénaturation par lre choix d’outils de gestion défaillants …. Il est bien évident qu’on ne peut retourner au modèle « chasseur ceuilleur » .
        Une étude historique montre que les modèles civilisationnels, s’ils étaient défaillants , ne devenaient pervers qu’ a long terme (manque d’énergie) … Mais que malgrés leurs « lustres » (qui sont seuls en mémoire ) , l’individu lambda devait déja etre oppressé .
        Il me semble que l’on puisse étudier les outils vertueux (complexes) de gestion des groupes archaiques et y adjoindre un nombre limité de gestion centralisée …Le risque etant l’emballement de l’attrait intuitif mais contreproductif des gains de productivité .
        En terme de Jardin , je cultive un potager d’env 300 m2 de façon intensive ..et les relations que celà implique me semble exclure tout « partage » dans la partie culture …le « don » par contre des produits est un réel plaisir…sensuel .
        POur le net , qui semble pouvoir apporter , « combler » le besoin d’interraction et de valorisation de l’égo , il y a un phénomène d’endogamie qui peut etre plus néfaste qu’il n’ y parait …ds la vraie vie , la nécessité de subir les contraintes de l’unité de temps et de lieu me semble avoir un role non négligeable .

      7. Il y a eu effectivement une bifurcation importante lors de la sortie du système naturel, il me semble que c’est à ce moment que l’homme a pris conscience qu’il pouvait façonner la nature à son avantage, cultiver et élever plutôt que de parcourir de grandes distances pour la chasse et la cueillette.
        Il y a captation d’énergie renouvelable et une certaine oppression de l’individu par l’esclavage surtout lors de la construction de gigantesques ouvrages.
        Par la mégalomanie de certains dirigeants, ces ouvrages ont souvent précipité la fin des civilisations, l’ile de Pâques en est un exemple concret.
        Chaque civilisation bien que sur un mode énergétique renouvelable consommait une partie du patrimoine forestier qui l’entourait, et qui dans certain cas provoquait le désert.
        Quelque part, l’ère agraire n’a jamais été durable, et l’ère industrielle a multiplié le défaut, mais à sa décharge a « unifié » le monde et nous a donné la maitrise des matières premières avec une spécialisation encore plus marquée.
        Faire l’étude des groupes archaïques des chasseurs cueilleurs me paraît être une bonne chose, mais ne pensez vous pas que l’évolution depuis a été telle qu’il soit pratiquement impossible de s’en inspirer.
        Le chasseur cueilleur n’avait pratiquement pas connaissance de son impact sur son environnement, il savait tout simplement qu’il en dépendait.
        Il me semble qu’aujourd’hui beaucoup ont pris conscience de notre impact sur l’environnement, en y ajoutant une productivité des ressources, il me semble que le coup et jouable.
        Créer une société sans énergie fossile est pour moi possible dans une activité relocalisée.

      8. Michel,

        Merci.

        « Le jour où il y aurait, entre toutes les formes de l’activité humaine, entre toutes les fonctions, libre passage, libre et incessante circulation… » : il existe aujourd’hui un passage unique, imposé, pour assurer l’échange « entre toutes les formes de l’activité humaine » : la monnaie.

        L’économie monétaire est tyrannique, nous sommes ses serviteurs effrayés à l’idée-même de quitter sa protection.

      9. Pas de quoi Fab
        Appuyons nos idées les unes sur les autres, c’est le meilleur moyen d’avancer.
        C’est l’échange monétisé obligatoire qui bloque l’évolution, la monnaie n’aurait jamais du quitter sa fonction de moyen d’échange et être considérée comme pouvoir et richesse.
        Paradoxalement c’est grâce à l’intérêt à rembourser que le progrès technologique s’est développé et à permis la maitrise des matières premières.
        L’épuisement de la planète nous rappelle à l’ordre avec son cortège de misère et d’accidents climatiques additionnés d’érosion et d’inondation, nous en sommes là aujourd’hui, ce système a perdu son dynamisme et doit laisser la place à un autre qu’il faut inventer.
        Je ne sais pas ce qu’il adviendra du groupe cité dans le lien, mais je pense qu’à l’intérieur de celui ci, il y a une volonté diffuse de dépasser cet échange monétisé.
        Nous rencontrons tous un besoin d’échange autre que monétisé et nous essayons de le mettre en pratique, il y a là matière à réfection que je ne manquerai pas à indiquer sur le site.

  4. Oh, cher Paul, je sens que je vais adorer la lecture de ce billet de Paul 🙂

    À toutes et à tous, c´est peut-être bien le moment de sortir du bois, quelque soit l´opinion qui vous fait peur.On va causer et tenter d´avancer vers un peu plus de démocratie, c´est à dire de rencontre d´intérêts divergents entre humains et de peurs incomprises et non analysées qui s´affrontent, planquées derrière des idéologies ou croyances plus ou moins assumées, si ce n´est affirmées.

    Avec le direct de l´Italie, on a matière à creuser. Commentons le direct live depuis nos diverses fenêtres, un peu de télé-réalité toutes et tous, qu´on se marre un peu. On va tenter de se la faire sans armes, au moins entre contributeurs(trices) de ce blog. Deal ?

    1. Deal, Vincent!
      Ce n’est pas l’heure de se planquer, mais d’échanger.
      Que mille alternatives éclatent…
      Chacun d’entre nous devrait en bénéficier.

    2. cinq lignes pour un programme mondial,
      les pays n’ont pas besoin de disparaitre et chacun d’eux participe de façon égale

      1 – plus de guerres, mais un monde qui se donne à la paix
      2 – et donc, respecter tout le vivant.
      3 – placer l’autre avant soi(avoir chacun 7 milliards d’amis), c’est à dire s’entraider
      4 – plus d’argent ni de commerce, le monde regorge de ressources à partager
      5 – tout le savoir humain est bien commun, chacun peux apprendre et évoluer

      voilà pour les fondations
      avec ça on surbookés pour les deux prochains millénaires

      comme dirait l’autre c’est ça ou le chaos(habituel) 😉

  5. Cher Paul,

    je crois qu’il ne s’agit pas de la fin de l’Empire Romain à quoi nous assistons.

    Il s’agit plutôt de la fin de la République Romaine et du prochain avènement de l’Empire.

    Sera-t-il sous la forme Romaine ou sous celle du Saint Empire? Sera-t-il un état ou une multitude d’entités régit par une oligarchie marchande du type de la Ligue Hanséatique?

    C’est la fin de la République.

    Après quelques siècles de nuit, espérons que la prochaine tentative d’amélioration de la condition humaine sera plus juste et plus pérenne.

    Espérons aussi que l’amoindrissement social, sociétal, culturel et politique que nos générations et celles à venir vont vivre ne sera pas forcément proportionnel individuellement.

    Inch Allah

    1. bonsoir
      inch allah est de trop dans votre mail..mais merci d’avoir rétabli une « vérité » historique!!
      D’autant que, après votre humanisme que je connais depuis très longtemps… vous emporte trop juste et très loin, … et cela fait peur en fait!!!
      Votre dernière phrase ressemble à une « bouteille » à la mer!!! et fait mal..absolument!!!
      chris

      1. In shah allah, mektoub, shouïa, scirocco, simoun, c’est du bon français. Ce n’est de trop dans aucun bon dictionnaire. Algèbre, alcool, altaïr, aldébaran, nouba, toubib, barda, bled, clebs, maboul, flouze, gourbi, smala, matraque, alcôve, algarade, alcazar et aussi guitare, récif et sarbacane, fanfaron. Bougie, artichaut, aubergine, épinard, estragon, massepain, orange, pastèque, sucre, candi, tasse, café, sorbet, safran, alcool, sirop, magasin et bazar, fardeau, luth, truchement. C’est du bon français.

        Je trouve que la plus belle phrase que l’on puisse prononcer en ce moment c’est « Mektoub, plus qu’un shouïa la smala des financiers aura beau ramasser le flouze, mais la définition du marchand de Mohandas Gandhi l’emportera in shah allah »

        La définition de la caste des marchands de Gandhi, c’est un organe de la société qui assure la distribution des biens. En cas de coup dur, il est capable de la sauver en se sacrifiant (distribuant à perte). Mais c’est l’inverse qui arrive, les marchands semblent spéculer pour que les prix montent et « parasitent » la société (le mot est un peu fort) au lieu de l’irriguer.

      2. Bonsoir,

        le « inch Allah » pour sa connotation angoissée, triste et résignée, par pour son aspect religieux.
        Sinon, merci pour ces mots.

      3. @kerjean, inch’ allah « angoissee, triste et resignee… » euh, comment dire… Peut etre que tu devrais … aller nager…

      4. @Lucien

        Mektoub, plus qu’un shouïa la smala des financiers aura beau ramasser le flouze, mais la définition du marchand de Mohandas Gandhi l’emportera in shah allah

        J´aime bien votre citation, me suis permis de la partager.
        Après une longue Histoire commune entre les peuples francophones et arabophones (tristement, souvent très dure pour les populations arabophones), une bonne raison d´espérer est de constater que le mélange des langues et des cultures s´ opère. Une bonne raison de penser que la voie de la coopération entre les peuples est la voie à suivre. à tous ceux qui choisissent des voies identitaires, laissez tomber, vous allez vers la Nuit et le Brouillard. Choisissez l´espoir, pas la peur.

    2. Vous avez trop LU quelque chose d’ autre, c’est évident,Kerjean, mais c’est bien distillé, bravo.

  6. Ne vous inquiétez pas, l’empire est désormais prêt pour la contre attaque:

    Décret n° 2011-795 du 30 juin 2011 relatif aux armes à feu susceptibles d’être utilisées pour le maintien de l’ordre public

    Analyse juridique de ce texte:
    http://koubi.fr/spip.php?breve721

    En attendant le retour du Jedi…

    1. Et ouaIs, et pendant ce temps là, on continue à vendre du sécuritaire aux « braves gens »
      Ce jour dans un coin plus bourge tu meurs, pas une ombre de mec « en marge » à des kilomètres, patrouille de policiers municipaux Tonfas, gazeuse et tout et tout fièrement exhibées.
      Habitués à cela, ils comprennent mieux pourquoi on tape sur les « marginaux », les minorités visibles ou invisibles, faut bien, pas le choix. Faut bien tout sauver des ennemis de la société, on fait tellement de sacrifices pour que ça ait l´air de tenir debout.
      Mais n´ayez pas peur du gouvernement pour l´instant, pas tant que le Peuple est pas dangereux pour les puissants, les gradés, les méritants. Ayez peur de monsieur et madame tout le monde, continuez à vous regarder en chien de faïence en vous demandant qui va se péter le gueule en premier, pourvu que ce soit pas vous ou sous vos yeux..
      NB: message un tantinet agressif, je le reconnais, je tiens à préciser que cela ne s´adresse pas à toutes et à tous sur ce blog, et à des degrés divers pour certains. Par ailleurs, ce n´est que mon ressenti, que j´avais envie d´exprimer, je peux me planter sévère, mais qu´on vienne me le dire, SVP.
      Salud compañeros y compañeras.

  7. Il y a plus ou moins 1960 ans (St Marc) :…. ( exprès, je ne prends pas le grand chef ;-)) …

    15 – Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons;
    16 – et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple.
    17 – Et il enseignait et disait : N’est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.

    2000 ans plus tard :
    -Pète et Répète sont dans un bateau.
    Pète tombe à l’eau. Qui reste dans le bateau ? Répète
    Pète et Répète sont dans un bateau. Pète tombe a l’eau. Qui reste dans le bateau ? Répète
    Pète et Répète sont dans un bateau. Pète tombe a l’eau. Qui reste dans le bateau ? Répète…;-)

    …Quand la folie prend le pas sur le bon sens,…. ou encore : « Tout ce qui n’est pas résolu nous revient sous forme de destin !…;-)

    1. Même Saint Mathieu dit depuis bien longtemps :

      9 Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié;
      10 que votre règne arrive; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
      11 Donnez-nous aujourd’hui le pain nécessaire à notre subsistance;
      12 et remettez-nous nos dettes, comme nous-mêmes remettons à ceux qui nous doivent;
      13 et ne nous induisez point en tentation, mais délivrez-nous du Malin.

      Dingue hein ? 😀

      Récitez comme le crédo mécaniquement chaque jour par des millions de chrétiens catholiques. Bref, quand on vous dit qu’ils ne comprennent rien de ce qu’ils racontent, et pourtant ce n’est plus en latin ! Mais qui c’est donc le Malin dans cette histoire…

      1. Si dieu c’est nous, le diable c’est qui ? 🙂
        Un « non élu » au profil de « Serpillères Jetables Imprégnées au St Marc de café » ?

    2. Oui »Martine-Bxl »
      Certains auraient remplacé destin par karma, mais peu importe
      Je suis encore d’accord avec rodj, bien qu’utopique
      Noé a également raison quand il remet en question les « principes de bases » sur lesquels sont fondés le système marchand.
      L’histoire se répète en effet, le temps s’accélère et les évènements prennent de l’ampleur, c’est un temps de crise. J’espère pour un monde meilleur… pour nos enfants ou par nos enfants.
      Parler et s’informer sur un blog comme celui de Paul Jorion, c’est bien. Pour agir chacun à son niveau modestement, c’est encore mieux.

  8. Mais oui, c’est ça.
    Du pain et des jeux.

    Ce jour j’ai acheté quelques dizaine de tonnes de blé.
    Je pourrais toujours en faire faire du pain que je ferais revendre bien cher aux idiots qui eux devront se contenter des jeux.
    C’est la misère qui empêche le monde de vivre sereinement.
    Salauds de pauvres…..
    Même plus moyen de jouer tranquille en bourse.

  9. Ah ben, je croyais qu’on était en 1788; finalement, on est en 260. 😉
    Si on continue comme ça à remonter dans le temps des crises, on va se retrouver à la césure paléolithique / néolithique, mais en sens inverse.
    🙂 et 🙁 selon les goûts.

    La chute de l’Empire romain… En direct ! … grâce à Internet ! Et vous y étiez !

    Pour les historiens, professionnels ou amateurs passionnés, quel pied ! Peut-être même que l’analyse du déroulement de la crise actuelle va nous donner des clés pour éclaircir certains processus des crises passées pour lesquelles les sources n’abondent pas.

  10. Chute de l’Empire Romain d’Orient ou d’Occident ?
    Personnellement je pencherais plutôt pour la chute de l’Empire Byzantin…

    1. Ou mieux encore la fin de l’ex-Yougoslavie, avec je l’espère les épisodes guerriers en moins.
      Toutes le constructions baroques finissent par s’effondrer.
      Jusqu’à nouvel ordre un état correspond à un peuple et donc à:
      – une langue commune
      – une monnaie commune
      – un pouvoir représentatif commun démocratiquement élu
      Dans la zone euro seule la monnaie est commune.
      Ou alors il faut trouver une solution confédérale de type suisse.
      Toutes les constructions étatiques volontaristes, qui ont voulu faire table rase du passé ont vu
      ce passé remonter à la surface et leur exploser à la figure.
      Que ce soit l’ex-URSS ou l’ex-Yougoslavie, seuls les USA qui ont vraiment en grande partie éliminé physiquement les populations autochtones amérindiennes ou les ont noyé dans des flots d’immigrants s’en sortent mieux jusqu’à présent…
      En Europe aucune nation n’est jamais parvenue à prendre le dessus sur toutes les autres, malgré toutes les guerres qui ont ensanglanté ce continent.
      L ‘Europe doit tenir compte de son histoire, de l’histoire de ses peuples si elle veut progresser sur la voie de la paix et de la prospérité.

  11. Aujourd’hui : La tendance était à la baisse sur les places boursières de Londres, New York, Paris, Francfort, Milan, Tokyo et Hong Kong etc……… mais à la hausse à Shanghaï

    Quelqu’un a une explication ?

      1. Ils surveillent le dépôt de munitions…..
        Les « nouveaux capitalistes » Chinois sauteront avec lui.
        Ils sont « riches » en Euro-dollars…….
        BOOOM.

      2. Je vous remercie de vos réponses, mais pouvons-nous essayer de parler avec transparence.

        Premièrement, François Leclerc, de quel État-parti parlez vous ?

        Deuxièmement, Pierre, qui sont « ils » dans votre première phrase ?
        Enfin, pouvez -vous justifiez vos guillemets à « nouveaux capitalistes » Chinois et « riches » en Euro-Dollars ?

        Merci !

      3. Premièrement, François Leclerc, de quel État-parti parlez vous ?

        Vous sortez d’où ? Vénus ? La République Populaire de Chine (RPC), le Parti Unique, de son petit nom Parti Communiste Chinois (PCC), ça vous dit vraiment rien ?

        Allez donc jeter un coup d’œil sur leur Constitution, toujours instructif.
        Même si celle de la RPC comporte pas moins de 138 articles, assez fréquemment révisés…

        http://mjp.univ-perp.fr/constit/cn1982.htm

  12. La chute de l’Empire romain… En direct ! … grâce à Internet ! Et vous y étiez !
    Monsieur Jorion si exquisément courtois me fout le bourdon;d’un coté l’infâme spéculateur ,de l’autre l’ignoble spectateur,deux manières obscènes de voir le monde.

    1. à partir du moment ou Paul fait ce blog ce n’est plus un spectateur, ce qui est triste, c’est ceux qui ne voit le déclin et qui ne ce savent même pas spectateur, alors que ce sont les seuls, ce qui arrivent sur ce blog et autres ne le sont plus (en modifiant leurs réalités c’est-à-dire en ne ce satisfaisant plus d’une information nominale dirait PSJ, ils sont déjà acteur) et ceux qui agissent pour que tout tienne pour que « la guerre de Troie » n’est lieu, ne le sont pas plus.

    2. Injuste. Paul n’est pas spectateur. Il est acteur.
      Pas besoin de réciter son texte pour reconnaitre qu’il est dans la pièce, avec nous tous!
      Donnez-lui la répartie, car lui, n’est pas spectateur.

    1. @ Philippe

      C’est aussi ce que j’ai ressenti en lisant ce billet, mais sans parvenir à l’exprimer aussi clairement que vous. Et je trouve cela effrayant.

  13. … grâce à Internet…oui mais rendons à César ce qui est à César : grâce à certains blogs en particulier !
    Merci à Paul et François : vos extraordinaires analyses en temps réel resteront uniques.

    La chute de l’Empire romain d’Occident, c’est la perte de l’immense culture classique ; les villes vidées… mais les campagnes libérées des grands propriétaires terriens prédateurs n’étaient peut-être pas perdantes. Des archéologues se sont aperçu que les squelettes des paysans du Ve siècle étaient significativement plus grands que les esclaves des latifundi (de mémoire, désolé pas de référence).
    A nous de créer le monde nouveau, et comprendre l’échec total de l’ancien système devrait aider.

  14. Good morning Montpellier !

    Nous avons pu visiter cette merveilleuse petite ville du sud avec son style gothique méridional unique ainsi que le centre Antigone, je salue tous les montpelliérins au passage sauf notre hôtel… et bref…

    Je ne poste pas ceci en vain.

    La partie « Antigone » construite pas l’architecte Ricardo Bofill vers 1989, semble, à première vue, une horreur… le dimanche soir, très mauvaise impression de ce recyclage de formes classiques à l’abandon, dans un style vain et grandiloquent, voire teinté d’une ironie sarcastique si l’on considère le nom des rues, toutes en référence à la Grèce, Délos, Thessalie, etc.

    Rêve d’un architecte de l’absurde ayant oublié que des gens allaient vivre là pour de vrai face à ces pseudo citations antiques et de style classique 18è simplifiées, cet art de la façade qui rappelle celui de Las Vegas… du toc, de la citation, un jeu vide avec de symboles, pour rien… sans beauté, ascétique.

    Et j’en suis toujours là même si aujourd’hui cela s’animait davantage. Un HLM trempé dans l’antiquité, même si la perspective y est. Chacun ses goûts… quand on y réfléchit, par rapport à la copie que feraient les chinois et qu’ils font parfois, concernant des quartiers de Paris, R Bofill n’a pas copié. Les références à la Grèce sont parcimonieuses, quelques copies de statues et les noms des rues. Sinon les dimensions sont grandiloquentes, exagérées et le Pirée démontre par son jet d’eau que le vrai Pirée est très loin. Bref cela interroge l’idée de l’art conceptuel et de l’ironie en architecture, et qu’est-ce une façade, car ensuite j’avais l’impression que Montpellier était également une façade… voilà la puissance de cette architecture (intelligente) à priori raté mais qui permet de réfléchir, dommage pour ceux qui sont sacrifiés pour y vivre…. Vivre en sachant que tout est faux, et que peut-être même Si Delos est a des centaines de km, on risque de rencontrer encore une façade….

    C’est le concept de façade qu’il a réussi à représenter.

    1. Il faut dire merci au socialisme municipal totalitaire de G. Frèche ! Misère, et si vous connaissiez les intérieurs, à l’avenant de votre description.

    2. Lisztfr, en mal d’architecture en poème sypphonique
      , je vous conseille « Le conscience de l’œil » de Richard Sennett, chez Verdier, pas cher et petit pour vos vacances (14 euros).
      Bcp d’intuitions profondes sur qui f ait quoi comment et pourquoi dans ce monde de maisons.

  15. Suis d’accord avec Kerjean qui comme moi sans doute doit avoir compris un bout d’Histoire .
    C’est du mauvais style désolé . Les seuls points commun avec Rome sont la démographie et
    ok : la monnaie . Ces deux points sont fiables historiquement la baisse de l’un va avec celle de l’autre et sont significatives du déclin . Mais à l’empire nous n-y sommes pas , l’équivalent c’est le Gouvernement Mondial , tout au moins qui se croit et veut se faire croire comme tel . C’est à coup sur le ticket pour la décadence . Par analogie avec Rome nous sommes à la fin de la République avant la guerre dite civile . Et dans cette affaire le politique se subordonne la finance . Ce que vous faite est un contre sens , lourd de sens sans jeu de mots . On ne peut refaire l’histoire , mais bien des vérités sont contre-intuitives , peut étre eut-il mieux valu que la finance triomphe …? Pour la culture , mais alors nous n’aurions pas eu de Christianisme , faut-il le déplorer ? Pour quelqu’un comme Nietsche non . Pour moi non plus .

    1. Disons que la condition humaine est une petite musique qui finit toujours par s’insinuer. Même si elle y met du temps.
      Du premier délégué syndical de l’Histoire(supposée) , un certains Moïse, qui exige un jour de congé hebdomadaire pour tous, qui limite la servitude à 7ans qui interdit l’adoration du Veau d’Or(les paris sur la fluctuation des prix?) jusqu’au prophètes de demain qui sauront rappeler qu’une lutte prolétarienne ne s’envisage qu’en considérant toute l’humanité.

      La République Romaine et son citoyen sont morts de l’afflux d’esclaves et de richesse des conquètes monopolisés par une oligarchie sénatoriale et dont les miettes suffirent aux plébeiens pour ne pas comprendre qu’ils ne valaient guère mieux que les esclaves dans le monde qui s’avançaient.
      Haaa, si les romains pauvres et surtout si les grecs et hispaniques révoltés avaient fait leur jonction avec Spartacus….

      Il en va de même chez nous, dans notre époque qui voit les moins riches des riches raler pour rester accrochés aux wagons de leurs plus riches et s’en foutant comme de leur première chemise que leur misérable confort se paye par la misère de milliards.

      Marx avait dit « Porlétaires de tout pays ».
      Il n’avait pas dit « Prolos occidentaux, levons nous pour tirer à nos riches de quoi vivre vachement mieux que les damnés de la terre dont on a absolument rien à foutre du sort ».

      Voilà, je crois les cartes qui vont être rebattus dans les siècles à venir.

  16. Mmm, je préfère l’image que je tire de ma propre adaptation des propos de Reggie Middleton. A savoir un empire (Romain/US) qui vacille, tangue, joue avec son niveau de flotaison, en espérant faire chuter économiquement la civilisation dont il est issu (Grèce/EUROPE) pour sauver sa peau, ou en tout cas gagner du temps… mais cette fois son pouroir de nuisance est tempéré par la mondialisation, (càd les BRICS).

    La situasse est autre. L’histoire ne repasse jamais les plats.

  17. La cupidité, les Harpagons, les rapaces tueurs, cela a toujours existé. Ce qui est relativement nouveau, c’est le salarié dont parle Paul Jorion.

    Dans l’oeuvre de Wilhelm Reich on trouve un petit chapitre sur la psychologie des laquais. Les laquais adoptent l’identité sociale de leurs maîtres par une espèce de « participation mystique » dans le sens de Lévy-Bruhl: il se comportent comme eux, exhibent les mêmes allures……

    Ce mécanisme fonctionne toujours. Il n’y a pratiqement plus de laquais,mais il y a des salariés.

  18. Echec hautement prévisible:

    In other words, as Dow Jones reports, negotiations over participation of European banks in the Greek bailout at Eurofin meeting have broken down. That is all.

    Ok fine, here is some more:

    Euro-zone finance ministers have taken a break in their meeting in Brussels, after discussions revealed that a proposal mapped out for private-sector participation in Greece’s next bailout may face impossible hurdles.

    The ministers will reconvene after meeting with their country delegates.

    In the June 19 Luxembourg meeting, leaders agreed on private-sector participation in the rescue, so long as it’s voluntary, substantial and would not result in selective default.

    « The voluntary is basically dead, » said one euro-zone official.

    Another official said: « They now see all three are not possible. »
    He was already separating himself from the strategy, adding: « We never thought it was a good idea, » he said.
    ZH

  19. J’ai lu un certain nombre de commentaires et je trouve que tout cela est assez confus…

    Personnellement, je pense ces dernières années, la finance mondiale n’a obéit a aucune loi et qu’avec la mondialisation et l’accélération des échanges (grace a l’informatique), les états ont perdu tout contrôle sur la finance. Et aujourd’hui, c’est la finance qui gouverne le monde. Du coup. Les démocraties sont devenues des mirages qui nous donnent l’illusion qu’en votant nous contrôlons notre destin. C’était vrai autrefois, ça ne l’est plus aujourd’hui. La finance mondial n’a qu’un seul but, faire de l’argent quoi qu’il en coute humainement, sans étique. La finance achete tout ce qui rapporte et vend le reste. Aujourd’hui, ce sont des terres par millions d’hectares pour mieux spéculer sur les matières premières, demain, la Grèce sera vendu au plus offrant et l’ensemble des services publics seront privatisées, la finance mondiale, tels un vautour affamé se nourira des restes au detriment des peuples jusqu’à ce qu’il n’y ai plus rien a en tirer.
    La question finale est : Pourquoi ? Pourquoi la finance mondiale fait-elle cela ?
    Tout simplement parce que personne ne l’en empêche… Et nos hommes politiques, plus impuissants les uns que les autres, assistent sans rien comprendre a ce triste festin.

    1. Ben ouais, mais faut pas s´arrêter à la grande méchante finance et se demander si ce serait pas plus ancré et consubstantiel au capitalisme et pas laisser penser qu´il y a un bon capitalisme qui prend soin de ses enfants comme l´a si bien fait la France, la Hollande, les USA, les Anglais… au cours des XIXème et XXème siècle (et encore, j´vous épargne les féodalités and Co…). Non vraiment (sans se flageller plus que de raison, parce que les décisions des puissants ne sont que ce que les Peuples leur laisse faire, sans chercher à trop comprendre ni s´impliquer) le capitalisme est bien un horizon indépassable et y´a pas mieux, ça sert à rien de chercher mieux,c´est trop dangereux de toutes façons, faut pas toucher, ça semble un peu fragile ce truc. Manquerait plus que le ciel nous tombe sur la tête, pauvres gaulois aux braies marron derrière, fier coq sur son tas de fumier et chantant la Marseillaise les 2 pieds dans la merde.
      Et pis, ça va mieux, maintenant on fait que de3s guerres propres avec juste « quelques » victimes innocente, et en plus on les fait pour apporter la démocratie assurée dans le capitalisme et le marché libre. C´est presque des guerres humanitaires.
      Pendant ce temps, d´autres peuvent zigouiller en masse, on fronce un peu les sourcils et pis ça continue et on négocie, pour pas faire de vagues, trop complexe…
      non, vraiment, y´a pas à dire, je dois tout mélanger et jeter le bébé avec l´eau du bain, mais le point commun que je trouve toujours, ou presque, c´est une question de pouvoir mal géré, ou plutôt, comment remplacer le pouvoir par la compétence utile et orientée (ré-orientée) en permanence vers la recherche du bien commun et du respect des cultures variées et riches en enseignements pour chacun.
      Faut que j´me calme, moi, je me radicalise. ça doit être l´air de détachement estival autour de moi qui m´ incommode un peu.
      Mais ne soyons pas pessimistes, on peut tous voir que Paul et pas mal de blogueurs tiennent la barre

  20. Qui est-il cet inconnu qui jubile en empoignant sa lyre devant le spectacle et entonne un tonitruant et sinistre:
    « we are the woooorld
    we are the chiiiildren

    1. Le 11 / 7 / 11 deux colonnes du temple de la culture gréco latine commence leur effondrement programmé….. Médiatiquement du moins.
      Le tragique rend beau.

      1. Mouais La mort aussi, ou les thanatopracteurs sinon…
        J’crois qu’ça rend très con surtout, et le tragicomique ridicule au surplus. Surtout vu de loin.
        « Comediante, Tragediante ! » (Pissette sur La paille au nez number zwei)

  21. La promesse d’un monde meilleur pour après-demain.
    La certitude de la chute de l’Empire pour demain.

    Mon sentiment pour l’avenir ?
    Ça dépend des jours.

  22. Ce qui m’inquiète, c’est qu ‘ à la différence d’un tsunami ou d’un séisme, la tempête financière touchera d’abord le petit peuple dont je suis. Mais parmi nous, combien comprendront que le mal ne vient pas de l’ immigré d’à côté, du gamin des cités d’en face? Combien comprendront qu’il n’y avait déjà pas de travail pour tout le monde, et que ce sera pire ? Et surtout qui seront les malheureux boucs émissaires jetés en pâture à la colère populaire ?

    1. Et surtout qui seront les malheureux boucs émissaires jetés en pâture à la colère populaire ?

      Avis à tous les « malheureux boucs et misère » ! J’ai d’la place et suis prét à en accueillir un max : banquiers démonétisés, politiques vendus à découvert, spéculateurs-bulleurs à déambulateur, parieurs parias, technocrates zeuropéens débruxellisés, potentats variés zé impotents, oligarques avariés zé zauzabois , zélites zélimées zaéliminer, ultralibs néo-précaires, upper-class déclassifièe, gentry mondialisée personanongrataisée, nés-coiffés zà décoiffer, culs-dans -l’confit en déconfiture, rois de la jungle à oualpés, complotistes compotisés, trilatéraux tristes attérés zé à terrer, bildergerbes zhébêtés à héberger, milliardaires démignardisés, millionnaires déminotaurisés, experts désespérés, penseurs uniques désunis, politically corrects sévèrement corrigés, rentiers même plus entiers, sarkozystes sarkomisés, socialos désocialisés, francs-maçons francs-maçons, juifs rejuifisés, arabes réarabisés, roms roms,plombier polonais plombierpolonisés, pauvres pauvrisés, cons cons, vieux vieux, salauds salopés, etc, etc, etc.
      PS : La maison n’accepte pas les chiens, les canaris, les perruches, les lardons, les kalikobas, les silures de plus de 66 cm, les trotskistes à feuillage persistant, mélenchistes zé mélangistes, les marins d’eau douce, les Marine et Marini – faut pas pousser, Sainte Madeleine ni Saint Madelin, ni les trolls titularisés zou pseudo-tutellaires du blog Jorion – chacun sa m…

      1. Mais faites-en un roman bordel !!!! Un truc grandiose. Entre « la bourse » de Zola et Le Voyage…
        (et si vous en faites un faudra me le dédicacer ^^’)

  23. Allons, si l’on doit ne retenir qu’une chose des 3 ans que vous avez passé à prédire le pire au système, c’est bien la résilience de l’être humain.

    Je vous fiche mon billet qu’avant Lundi les bourses auront repris de la couleur.

  24. David Graeber studied 5,000 years of debt: real dirty secret is that if the deficit ever completely went away, it would cause a major catastrophe

    « On a deeper level, the analogy is even more absurd, because, the US needs to maintain a deficit, or catastrophe would ensue. The real secret of the system is that these IOUs basically are money. Modern money mainly consists of government debt.

    The current financial system – based on central banks – really goes back to 1694 when a group of London merchants made a loan to the King of England to fight some war in France, and he gave them the right to call themselves « the Bank of England » and loan the money he owed to them to other people in the form of bank notes. That’s what British money actually is – an IOU from the king, an uncashed check. »

    « What they’re effectively saying is, « In 2008, the financial elites let the cat out of the bag when they refused to let their banks fail like the textbooks say they were supposed to. As a result, we learned that the story about capitalism we’d been hearing for all these years wasn’t really true. Markets don’t really run themselves, and debts can be finagled out of existence if you really want them to be.

    « But if that’s true, if debt is just a promise and promises can be renegotiated, then if democracy is going to mean anything, it has to mean that it’s us, the public, that gets the ultimate say over how that happens – not some hedge fund manager.” »

    To Have Is to Owe

    « But if the welfare state must be destroyed in order, ostensibly, to settle our debts, we should ask ourselves: To whom, exactly, are those debts owed? And where did our creditors get the money that was loaned to us? (The answer, of course: We owe the very financial institutions we recently bailed out for making fraudulent and idiotic loans; they didn’t get the money anywhere, they just made it up.) « 

  25. Bonjour,

    Suite à la déclaration de Viviane Reding ( ici ), commissaire européenne à la justice, Luxembourgeoise d’origine, sur le démantellement des 3 agences principales de notation pour en gros abus de position dominante, je propose que nous commencions à spéculer sur elles pour parier sur :
    – laquelle des trois va tomber la première
    – laquelle des trois sera insolvable la première
    – laquelle des trois résiste le mieux à l’émission massive de CDS à position nue sur le non remboursement de sa dette
    😉

  26. Hum , sur internet on est pas vraiment seul : « Hadopi : 18 millions de constats d’infraction reçus »

    Méfions nous, après les ayant-droits, les ayant-du-pognon pourrait bien considérer qu’il est malsain de télécharger des articles et des commentaires sur http://www.pauljorion.com.

  27. « On a voulu étendre la logique du marché et de la marchandise à absolument tout. On a balayé du coup le domaine de l’éthique qui réglait jusque-là les affaires humaines. »
    …Oui, balayage de l’éthique qui réglait les affaires humaines…Et bien rétablissons cette éthique en énonçant déjà les qualités à développées :
    L’intrépidité, la maîtrise de soi, l’étude, l’engagement, absence de colère, l’équanimité…l’altruisme (à compléter)…Il faut commencer par le commencement…Les choses ont un ordre…Comme aux premiers moments de la solidification de notre globe terrestre, la masse de matière impliquée atteignit une certaine fréquence déterminée de vibration, qui, à travers toutes les variations, se maintiendra dans toutes les parties du globe jusqu’à l’heure de la dissolution…Ce sont ces fréquences de vibration qui déterminent les différents cycles et à l’encontre des idées de la science occidentale, aussi j’avance l’idée que notre système solaire et le globe sur lequel nous sommes actuellement arriveront à leur terme lorsque conformément à la loi cyclique, la force qui soutient toute la masse de la matière visible et invisible aura atteint la limite de sa durée…Il n’y a donc pas la possibilité de croire que l’épuisement de la force soit dû au retrait de la protection d’un Dieu, ni même à la mise en action subite d’une autre force qu’il dirigerait contre notre globe, mais plutôt que la force en oeuvre déterminant le grand cycle est celle de l’homme lui-même…Considéré comme un être spirituel; lorsqu’il a finit de se servir de ce globe, il le quitte, et la force qui assurait la cohésion de l’ensemble disparaît avec lui; la dissolution par le feu, l’eau,etc, en est la conséquence, ces phénomènes étant simplement des effets et non des causes…Sur ce point, les spéculations scientifiques courantes sont, que la terre pourrait tomber dans le soleil, ou qu’une comète très dense pourrait détruire notre globe ou bien, que nous pourrions nous heurter à une planète plus grande connue ou inconnue…Pour le moment, ces rêves sont vains…D’autant que Fukushima est l’exemple parfait pour démontrer que toutes les fantasmagories de la pensée humaine, sont malheureusement détrônées par l’exploitation commerciale et technologique de connaissances et de probabilités mathématiques, visiblement mal étudiées, et mal contrôlées par l’espèce humaine au vu des résultats à ce jour.

    1. Harmonie contre « art money »……
      Le temps c’est de la musique, pas de l’argent !
      Le sirtaki commence lentement et va finir en speed métal……..

  28. Dans La Tribune :

    EDOUARD TÉTREAU, ASSOCIÉ-GÉRANT DE MEDIAFIN, CONSEIL EN STRATÉGIE, PROFESSEUR À HEC – 12/07/2011 | 08:48 – 706 mots
    « Une bande organisée de spéculateurs cherche à faire tomber les pays de la zone euro »

    Edouard Tétreau, associé-gérant de Mediafin, conseil en stratégie, professeur à HEC, estime que le moment est venu de mettre les spéculateurs hors d’état de nuire.

    Copyright Reuters
    Les écarts de taux entre l’Allemagne et l’Italie sont à des niveaux historiques. Pourquoi les marchés financiers s’attaquent-ils à ce pays ?

    D’abord, ce ne sont pas « les marchés financiers », mais une bande organisée de spéculateurs, mobiles, bien armés et à ce jour anonymes, qui cherchent à faire tomber les pays de la zone euro les uns après les autres. Grâce aux efforts de la BCE et de l’Eurogroupe, cette bande a, à ce jour, raté son coup. Elle a même perdu de l’argent sur la Grèce qui n’a pas fait défaut, contrairement à ce que certaines agences de ratings, étonnamment complices, voudraient nous faire croire. Aujourd’hui, cette bande s’attaque à l’Italie, l’Espagne. Demain, ce sera au tour de la France. Le moment est venu demettreces spéculateurs hors d’état de nuire.

    N’est-il pas un peu facile de désigner toujours les spéculateurs ?

    Ce qui est facile, c’est de ne pas nommer les choses et de laisser faire. A l’heure actuelle, certains fonds d’investissements et établissements bancaires, américains, britanniques mais aussi européens – c’est un comble – ont un intérêt financier à mettre des pays européens en faillite. Ils le font en achetant des CDS sur les dettes européennes, en vendant des titres à découvert, en alimentant le marché de rumeurs, qui font les choux gras et les gros titres d’une certaine presse financière. La première mesure des autorités de marché et des dirigeants politiques doit être, au nom de la transparence des marchés, de forcer l’identification de ces spéculateurs. Quels fonds ont intérêt à faire tomber l’Europe ? Quels établissements arment ces fonds avec des prêts, ou des titres – parfois à leur insu ? Après avoir rendu public ce listing, il faut –vite- se donner les moyens de blacklister ces institutions. Au nom de quel masochisme devrait-on continuer de les laisser opérer sur le marché européen ? [Nous sommes actuellement dans une guerre financière qui ne dit pas son nom. Elle réclame des mesures à la hauteur des enjeux. En résumé : une institution prise en flagrant délit d’attaque sur les dettes souveraines européennes doit se voir interdire l’accès aux marchéseuropéens. Ni plus, ni moins.Dans cette guerre, je suis pour le moins perplexe face à la myopie des marchés financiers, qui tirent quotidiennement sur la zone euro, oubliant que deux Etats souverains ont des finances publiques au moins aussi délabrées que la Grèce : la Grande-Bretagne (un déficit correspondant à 9% du PIB) et les Etats-Unis, qui pourraient faire défaut dans quinze jours sur leur dette, et qui ne savent pas s’ils vont faire 1.500 ou 1.700 milliards de dollars de déficits en 2011. La timidité des américaines agences de notation sur le sujet est aussi curieuse que leurs triple A sur les subprimesde 2008… ]

    (…)

    1. @Paul Jorion

      aux premiers jours de l’attaque contre l’euro, quand, ici même j’affirmais que tout ceci semblait bien trop organisé pour n’être que le fait d’une main invisible d’un marché mal délimité mais bel et bien d’une offensive impitoyable, qu’il fallait déterminer l’ennemi(car il s’agit d’un ennemi) pour le combattre sans pitié, je me faisais traiter d’hurluberlu et de complotiste.

      Par ailleurs, ça m’étonnerai qu’avec un ancien de Goldman Sachs à la tête de la BCE demain, les choses vont s’arranger.

    2. Qui était derrière la spéculation Enron,? Enron qui corrompait les banquiers avec de l’argent off-shore.
      Qui était derrière la spéculation du fond Paulson sur les titrisés subprime? Goldmansachs qui les a vendu et jouait la ruine de ces fonds ^par les CDS .
      Rien n’a été fait depuis 2007, peut-être parce-qu’il n’y a rien de mieux à faire pour ceux qui en profitent. Et Socgen et Bnpp en font partie soyez en sûr.
      De l’inflation pour tondre les assurances-vie et fonds de retraite et tout sera pour le mieux.
      Enfin les pauvres auront faim et résoudront leurs problèmes d’hypertension et de diabète.
      Les spéculations de la haute aristocratie en 1780-88 ont précipité la colère des petits bourgeois et paysans .
      En général il faut une guerre comme à Rome ou une révolution pour extraire les Oligarques de leurs combines et de leurs privilèges. Un vrai rapport de force en quelques sortes.

  29. Certes il s’agit d »une poignée de francs-tireurs , qui agissent pour leurs comptes (que pour leurs
    comptes ?) . De méme cet étrange comportement des agences de notation ! Pourquoi cette spéculation sur les variations de prix ? Une réponse s’impose , selon la régle : à qui profite le crime ; à l’état US évidemment , parie émergéé du complexe . Market-Maker en chef .
    Le mot finance opposé à politique ou à éthique séme la confusion si on ne garde pas à l’esprit qu’elle est biaisée actuellement (et depuis longtemps) le dollard est basé sur les obligations US ,
    l’or de la FED est détenu par le Trésor US depuis Roosevelt .(Sauf pour la trés singuliére ,
    reserve de New-York parce qu’il s’agit d’or de particuliers ou d’états étrangers , et ceci pése dans
    cet imbroglio , comme pourrait le dire Mario Draghi , mais ne saurait équivaloir, sinon il y a aussi la
    force …arret du forex le 15 juillet pour les particuliers sur les métaux précieux , à suivre …. )

  30. C’est l’état américain qui a donné aux agences de notation toutes l’importance qu’elles ont, en voulant tout réguler, c’est bien l’étatisme qui est le coupable.

    1. à ce niveau là, c’est incurable. Dire d’un état qui, depuis 30 ans fait tout pour se déréguler qu’il régule trop et que c’est ça le problème, c’est déjà un peu inquiétant.
      Mais dire en plus que les fautes commises par des agences PRIVEES de notation qu’un état a laissé prendre cette importance démesurée, sans responsabilité aucune, sont le fait d’un état maniaque de la régulation vous fait plonger en pleine maladie mentale.

      1. Uniform Net Capital Rule, Bale II, ça vous dit quelque chose ?

        Sans la réglementation étatique, l’influence des agences de notations serait bien moins importante, les faits sont là.

      2. @trogo

        Pur sophisme que votre « démonstration » et du reste grand classique de votre église, de ses grands « Pères » ou p’tits pères suiveurs, de ses théologiens du Marché tout puissant. C’est l’État, le grand Satan, qui dérégule le bel ordonnancement immanent de l’ordre naturel du Marché.
        Sauf que la régulation de l’activité financière – comme la monnaie d’ailleurs – était traditionnellement du domaine régalien de l’État et que c’est bel et bien, au contraire de vos assertions, la dérégulation des marchés financiers avec l’assouplissement de fait des contrôles du respect des derniers garde-fous réglementaires ou des normes comptables qui a donné les clefs du camion à des agences de notation privées et oligopolistiques,

    2. Non Trogo, La faute à l’état américain soudoyé par les grandes banques privées US dont Goldman Sachs et Citigroup et
      Dévoyé car il a largement dérégulé le secteur des produits dérivés sous l’influence de L .Summers et Robert Rubin (mentor de L.Summers) dans l’administration Clinton.

      La Bio de Rubin est édifiante:

      Robert Edward Rubin (born August 29, 1938) served as the 70th United States Secretary of the Treasury during both the first and second Clinton administrations. Before his government service, he spent 26 years at Goldman Sachs eventually serving as a member of the Board, and Co-Chairman from 1990-1992. His most prominent post-government role was as Director and Senior Counselor of Citigroup, where he performed ongoing advisory and representational roles for the firm.[1] From November to December 2007, he served temporarily as Chairman of Citigroup.[2][3] On January 9, 2009, Citigroup announced he was resigning after being criticized for his performance.[4] He received more than $126 million in cash and stock during his eight years at Citigroup.[4]

      Summers’s role in the deregulation of derivatives contracts
      (Article wikipedia Sur Lawrence SummersArticle wikipedia Sur Lawrence Summers)
      On May 7, 1998, the Commodity Futures Trading Commission (CFTC) issued a Concept Release soliciting input from regulators, academics, and practitioners to determine « how best to maintain adequate regulatory safeguards without impairing the ability of the OTC (Over-the-counter) derivatives market to grow and the ability of U.S. entities to remain competitive in the global financial marketplace. » [21] On July 30, 1998, then-Deputy Secretary of the Treasury Summers testified before congress that « the parties to these kinds of contract are largely sophisticated financial institutions that would appear to be eminently capable of protecting themselves from fraud and counterparty insolvencies. » Summers, like Greenspan and Rubin who also opposed the concept release, offered no proof that the contracts would not be misused by financial institutions. Instead, Summers stated that « to date there has been no clear evidence of a need for additional regulation of the institutional OTC derivatives market, and we would submit that proponents of such regulation must bear the burden of demonstrating that need. » [22] This argument suggests that the default position in the disagreement was that Summers, Greenspan, and Rubin were right, and that anyone (i.e., Brooksley Born) who disagreed with them bore the burden of proving their position. In fact, subsequent events have proven that Summers, Rubin, and Greenspan misjudged the dangers posed by derivatives. contracts.

      In 1999 Summers endorsed the Gramm-Leach-Bliley Act which removed the separation between investment and commercial banks, saying « With this bill, the American financial system takes a major step forward towards the 21st Century. »[23]

      The lack of regulation that allowed A.I.G. to sell hundreds of billions of dollars in credit default swaps on mortgage-backed securities was a direct result of efforts by the Treasury (first under Rubin and then under Summers), the Federal Reserve (under Greenspan), and the Securities and Exchange Commission (under Arthur Levitt) to deregulate the derivatives markets. The first response to the CFTC Concept Release was issued as a joint statement from Rubin, Greenspan, and Levitt who stated that they « have grave concerns about this action and its possible consequences. » [24] Levitt and Greenspan have admitted that their views on this issue were mistaken. Levitt told WGBH in Boston that « I could have done much better. I could have made a difference. » Greenspan told a congressional hearing that « I found a flaw … in the model that I perceived is the critical functioning structure that defines how the world works. » [25] [26] When George Stephanopoulos asked Summers about the financial crisis in an ABC interview on March 15, 2009, Summers replied that « there are a lot of terrible things that have happened in the last eighteen months, but what’s happened at A.I.G. … the way it was not regulated, the way no one was watching … is outrageous. »

      At the 2005 Federal Reserve conference in Jackson Hole, Raghuram Rajan presented a paper called « Has Financial Development Made the World Riskier? » Rajan pointed to a number of potential problems with the financial developments of the past thirty years. [27] The problems that Rajan considers include skewed incentives of managers, herding behavior among traders, investment bankers, and hedge fund operators who suffer withdrawals if they under-perform the market. Rajan also discusses (on pp. 337–40) the problems associated with firms that « goose up returns » by taking risky positions that yield a « positive carry. » This is how the infamous Joseph J. Cassano impressed his superiors at A.I.G. for a decade while sowing the destruction of the firm. [28] During the boom years of the housing market, the credit default swap contracts that A.I.G. Financial Products sold provided a stream of premium payments to the company with no expense stream. That’s an example of what Rajan calls « goosing up returns » with latent risk. Rajan asks (on page 388) « If firms today implicitly are selling various kinds of default insurance to goose up returns, what happens if catastrophe strikes? » This is a fair question.

      The flip side of the trade is equally problematic. Gregory Zuckerman in his book The Greatest Trade Ever about John Paulson’s hedge fund recounts the difficulties that Paulson and others had holding on to their bets against the housing market. Even Paulson, whose timing couldn’t have been better, spent a great deal of his time persuading investors to persist with the bet against the market. But month after month, millions of dollars were paid out on the credit default swap premia. The investors saw money spent and gone that could have been used to buy assets with rising prices, or at least held safely with a positive yield. As Rajan puts it (p. 338), « it takes a very brave investment manager with infinitely patient investors to fight the trend, even if the trend is a deviation from fundamental value. »

      Justin Lahart, writing in the Wall Street Journal in January 2009 about the response to Rajan’s paper at the conference recounts that « former Treasury Secretary Lawrence Summers, famous among economists for his blistering attacks, told the audience he found ‘the basic, slightly lead-eyed premise of [Mr. Rajan’s] paper to be largely misguided.' »[29]

      In a recent paper (on pages 285–87), Steven Gjerstad and Nobel laureate Vernon L. Smith describe more fully (1) the contribution of derivatives to the flow of mortgage funds that supported the housing bubble, (2) the concerns that Brooksley Born had raised about the dangers inherent in these contracts, (3) Summers’s contribution to their deregulation, and (4) how these contracts precipitated the collapse of the financial system in 2007 and 2008. [30]

      On April 18, 2010, in an interview on ABC’s “This Week” program, Clinton said Summers was wrong in the advice he gave him not to regulate derivatives.[31]

    3. Oui et non puis qu’au US l’état est littéralement possédé par la finance, l’extrême droit de l’argent indiscutable.

      1. Et c’est bien le problème.
        L’état finit TOUJOURS par s’associer aux puissants, et c’est pourquoi son pouvoir doit être limité. Prendre le problème par l’autre bout ne marche pas, si ce n’est plus les banques, ce sera quelqu’un d’autre.

      2. Trogo, vous nous prenez pour des cloches : voyez ce que donne l’Etat associé aux puissants, comme vous dites, et imaginez maintenant les puissants ne devant même plus se préoccuper de ce que pense l’Etat. Ils s’en donneraient à coeur joie ! Déjà qu’ils ne se gênent pas trop.

        Votre type de discours (voyez von Mises, von Hayek et Cie) n’a jamais qu’une finalité : la reconstitution d’une féodalité. Avec le marchand enrichi dans le rôle de l’ancien aristocrate, je veux bien. Pour moi, c’est kif-kif.

      3. N’importe quoi, les ‘puissants’ gagnent bien plus avec l’appui du gouvernement qu’avec un gouvernement qui laisse le marché libre.
        Énormément de grandes entreprises françaises tirent leur pouvoir des avantages et des monopoles que leur donne l’état. Sans, ce serait les consommateurs qui décideraient, et ça ne serait pas à leur avantage. Ils gagent bien plus en utilisant la violence étatique à leur propre fin.
        Il n’y à qu’à regarder le marché de la téléphonie mobile par exemple, si les prix restent haut et les ententes illicites possibles, c’est bien parce que le marché est complètement réglementé par l’état. Allez demander à Bouygues si il soutient une ouverture du marché.

        Pas pour rien que les « puissants » soutiennent les partis mainsteam mous (avec le moins de taxes possibles quand même), mais pas les plus libéraux.

      4. @ trogo

        Si je comprends bien votre propos, ce n’est pas une crise du libéralisme, mais une crise de « pas assez de libéralisme ».
        Il faudrait que le renard soit d’avantage libre au sein du poulailler libre?
        C’est Madelin qui se cache sous le pseudo « trogo », ou bien judac qui a changé de pseudo?

      5. Des phrases toutes faites bidons et des adhominem, le débat vole très haut.
        M’enfin on est en France, de l’extrême gauche à l’extrême droite, ça parle toujours du gentil état, de régulation, de réglementation, de « justice sociale », alors si on parle de réduire le pouvoir de l’état, on est forcément un extrémiste, rapellant surement les heures les plus sombres de notre histoire, et mangeant des petits enfants pauvres. On fait passer la la liberté pour un vice, qui de toute manière ne servirait qu’aux banquiers.
        Et tous les gens, malheureusement de bonne volonté que d’approuver, mais une fois qu’on se rend compte que ça ne marche pas et que ça produit même l’effet inverse, c’est surement un coup des méchants ultra-néoliberaux.
        C’est triste, dans le pays des Lumières, de Tocqueville, de Bastiat, de la DDHC (oui, vous pouvez la relire, la ddhc de 1789 c’est un texte purement libéral).

        Et oui, pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre qu’une dette des crises publiques n’est pas un crise du libéralisme.

      6. m’enfin, en 2008, il était troglodyte ; qu’est-ce que vous dîtes troglo, vous allez fâcher Paul, profitez-en, vigneron cuve…

      7. La crise ? En faire le libéralisme le coupable, c’est essayer de trouver un bouc émissaire. Quand les politiques sont main dans la main avec les banques, non, ce n’est pas le libéralisme. Les causes, et les réactions, sont tout sauf libérales. Vincent Benard a écrit un très bon bouquin sur le sujet, donc le titre devrait même vous plaire.

        Et les dettes publiques/pib d’à peu près tous les états occidentaux suivaient une courbe ascendante depuis 30 ans, crise ou non cela n’aurait pas duré indéfiniment.

      8. @Trogo,

        sauf qu’il ne s’agit pas d’une crise des dettes publiques, tout du moins cela n’en était pas une à l’origine. C’était bien une crise des dettes privées, et le fait que les créanciers privés en ont habilement transféré une bonne partie au bilan des états et des banques centrales en opérant un chantage détestable (si vous, les gouvernements, ne le faites pas, tout va exploser) ne fait que démontrer l’impuissance des gouvernements et non pas qu’il y a trop d’étatisme.

        Alors vous répondrez sans doute ce que tous les autrichiens et autres libertariens répondent, il fallait laisser les banques faire faillite, ça aurait fait mal pendant un petit moment et après, tout aurait été pour le mieux. Sauf que rien indique que cela aurait été le cas, « le petit moment » aurait pu durer très, très longtemps.

        Entre la solution stupide qui fut celle qui fut choisie (kick the can down the road) et la méthode autrichienne de la destruction créatrice qui détruit surtout les conditions de vie des plus défavorisés, il y avait bien une troisième voie, celle de la nationalisation temporaire du système bancaire pour un euro ou dollar symbolique, la liquidation des actifs toxiques sur le dos des créanciers séniors, et une refonte en profondeur du système bancaire.

        Ah, mais cela aurait signifié encore plus d’étatisme! Quelle horreur!

    4. @ Trogo

      Je parie que comme, Murray Rothbard, pour qui « l’État c’est le vol », vous êtes partisan de privatiser non seulement les rues mais aussi l’air.

    5. @Trogo

      Il n’y à qu’à regarder le marché de la téléphonie mobile par exemple, si les prix restent haut et les ententes illicites possibles, c’est bien parce que le marché est complètement réglementé par l’état. Allez demander à Bouygues si il soutient une ouverture du marché.

      En prenant un cas particulier pour en faire une généralité, vous utilisez un biais méthodologique qui invalide votre raisonnement. Il est très facile de vous opposer un contre exemple : les autoroutes par exemple. Avez-vous l’impression que depuis leur privatisation, on y circule mieux? Franchement faites vous une différence ? A part le prix des péages qui a augmenté, je n’y vois aucune différence. Un point partout, balle au centre…

      Le problème n’est pas plus ou moins d’Etat, car contrairement à ce que vous pensez, les libéraux adorent l’Etat et les néolibéraux encore plus, à la condition qu’il soit à leurs bottes et organise toute la société en une immense structure privée et marchande. Notre problème majeur vient du fait que l’Etat abandonne progressivement ses pouvoirs régaliens aux dépens de l’intérêt public, et plus particulièrement au profit d’une oligarchie économique. Ce n’est pas l’Etat en lui-même qui pose problème, c’est l’usage qu’en font ceux qui nous gouvernent, usage dévoyé dont la confirmation nous est apportée chaque jour par la multitude des conflits d’intérêts qui apparaissent au grand jour. Ce n’est pas l’Etat qui pose problème, mais le manque de renouvellement des élites politiques. Et par rapport à l’exemple que vous citez, il est possible de penser que la réglementation que vous évoquez concernant la téléphonie mobile est moins un problème d’Etat qu’un problème de collusion entre élites politiques et les dirigeants de SFR, Bouygues et Orange, encore une fois aux dépens de l’intérêt collectif des usagers.

      En outre, vous vous contredisez dans votre raisonnement. En écrivant «Et les dettes publiques/pib d’à peu près tous les états occidentaux suivaient une courbe ascendante depuis 30 ans, crise ou non cela n’aurait pas duré indéfiniment. », vous reconnaissez implicitement que les dettes publiques sont une conséquence des décisions politiques de cette époque. Or, 30 ans de moins, cela nous ramène aux années 80, début de la grande phase de libéralisation et de démantèlement de l’Etat-Providence. Elles seraient donc la conséquence, si nous suivons votre raisonnement, non pas d’un excès d’Etat, mais au contraire d’un manque d’Etat.

      Copie à revoir…..

      1. @ FOD

        Ne perdez pas trop de temps avec un troll comme Trogo. Un peu plus et il va vous expliquer que c’est l’État qui mettait sur pied les réunions secrètes entre les 3 opérateurs de téléphonie mobile en France pour maintenir leurs parts de marché et s’entendre illicitement sur les prix, et que sans l’État, ils auraient enfin pu faire aboutir leur véritable projet : rogner leurs marges à travers une compétition pure et parfaite et offrir les prix les plus bas du monde !

      2. l’heure est grave, Julien vous dénoncez les réunions secrètes, le parfum d’un complot se diffuse sous votre plume, cet aveu est historique, il deviendra une caricature. Ce soir vous êtes le patron, de diou !

      3. Normal pour les autouroutes, il n’y a pas de concurrence possible et les économies ne peuvent se faire que sur une meilleure gestion, mais c’est le cas d’une très petite minorité des secteurs occupés par l’état.
        La collusion est inévitable, ça s’appelle la politique. Et plus l’état a de pouvoirs, plus elle est présente. Et quand c’est plus les banquiers ou les patrons du cac 40, c’est les commissaires du partis.
        Et c’est les politique « néolibérales » de Reagan et Thatcher (et en France, c’était pas ça du tout, je crois pas que Mitterand soit grand fan de Hayek ou Friedman) sont la réaction à la fin du modèle keynésien d’après guerre, pas la cause.

      4. Ha, et forcément, quand on est pas étatiste, on est un troll. Fiou…
        Sans la régulation de l’état, free et peut être d’autres serait déja sur le marché, les prix seraient probablement plus bas, et les ententes beaucoup plus difficiles à mettre en œuvre.
        Et protips, pour votre culture, la concurrence pure et parfaite, c’est néo-classique, pas « affeux ultra-libéral » (aka école autrichienne).

      5. moi, troll ou pas troll, ce que je retiens c’est que le 13 juillet à 21h00 est une heure historique sur le blog de Paul Jorion ; ave Paul !

  31. Un article passionnant de Jean Quatremer :

    « La zone euro rongée de l’intérieur.

    Pour dire les choses crument, la zone euro est attaquée, pour l’essentiel, non de l’extérieur par de mystérieux fonds spéculatifs américains ou chinois, mais de l’intérieur, par ses propres banques, assurances, fonds de pension, gérants de patrimoine, établissements financiers divers qui gèrent l’épargne des particuliers (votre assurance-vie, par exemple, ou votre livret A), des entreprises et leurs propres fonds.

    Ce sont eux qui, en effet, possèdent la très grande majorité de la dette européenne et ce sont donc eux qui font grimper les taux d’intérêt, acculant certains pays de la zone à la faillite.

    Prenons le cas irlandais : fin 2009, selon des statistiques de la Banque centrale européenne (1), sa dette publique était de 64 % du PIB (elle est maintenant de 98 %), soit 104 milliards d’euros. Sur cette somme, 75 milliards étaient possédés par des non-résidents.

    Mais là où cela devient intéressant, c’est que sur ces 75 milliards, 15 milliards seulement appartiennent à des établissements qui ne sont pas dans la zone euro (pour l’essentiel, des banques britanniques).

    En clair, l’Irlande a été déstabilisée par les établissements de la zone euro et par personne d’autre.

    La Grèce, ce n’est pas un hasard, est dans la même situation : 78 % de sa dette souveraine est possédée par des non-résidents, ces non-résidents étant à 85 % domiciliés dans la zone euro.

    Au Portugal, manifestement le prochain domino, la proportion est respectivement de 78 % et de 80 %…

    L’Espagne, elle, est moins exposée, ce qui fait douter d’une contagion : seulement 55 % de sa dette est possédée par des non-résidents, dont 65 % sont des résidents de la zone euro.

    On ne peut manquer de remarquer que ce sont les pays qui ont le plus internationalisé leur dette, même au sein de la zone euro, qui sont les plus fragiles : en vendant leur dette hors de leurs frontières, les États ont renoncé à exercer un quelconque contrôle.

    Est-ce un hasard si l’Italie, dont la dette était pourtant, fin 2009, de 115 % du PIB, reste à l’abri des turbulences ? De fait, seule 34 % de sa dette est possédée par des non-résidents.

    De même, la dette britannique, qui explose pourtant, n’est internationalisée qu’à hauteur de 28 %, et, hors UE, l’américaine à 50 % et la japonaise (plus de 200 % du PIB) à moins de 5 %…

    Et la France ? Sa dette n’est détenue qu’à 55 % par des non-résidents, mais elle possède la dette la plus internationalisée, puisque 45 % de celle-ci appartient à des établissements hors zone euro.

    Autrement dit, les « marchés » qui déstabilisent la zone euro, ce sont, pour l’essentiel, nos propres banques qui ont pourtant été sauvées par l’endettement des États qu’elles leur reprochent désormais.

    Ce sont elles qui mettent en péril, au nom de la défense de l’épargne qu’elles collectent, l’économie de ces pays, voire la survie de la monnaie unique.

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/11/la-zone-euro-rong%C3%A9e-de-lint%C3%A9rieur.html

    1. Est-ce un hasard si l’Italie, dont la dette était pourtant, fin 2009, de 115 % du PIB, reste à l’abri des turbulences ? De fait, seule 34 % de sa dette est possédée par des non-résidents.

      Niéh?
      Comment ça l’Italie hors des turbulences???? (d’où sort cette affirmation???)

      1. Cette affirmation date du 28 novembre 2010 !

        C’était le bon vieux temps, à l’époque !

        On pensait que l’Italie ne serait jamais entraînée dans le cyclone.

    2. Ces informations et ce point est intéressant et non négligeable il y a un manque : les CDS , qui
      à ce que je crois préoccupent beaucoup nos amis Américains .

    3. Ce sont elles (les banques européennes) qui mettent en péril, au nom de la défense de l’épargne qu’elles collectent, l’économie de ces pays, voire la survie de la monnaie unique.

      + Quatre Points pour Quatremer…

  32. Olivier Delamarche sur BFM TV ce matin :
    « Vendez vos actions, liquidez vos assurances-vie en euro, elles ne contiennent que des dettes de Pigs -(sic), liquidez tous vos actifs en $ ou €, achetez un peu de corporate court terme et du franc suisse ou de l’or »

    No comment.

    1. Oui, ça devient n’importe quoi ce catastrophisme économique. On se croirait dans un mauvais film de science fiction sur la fin du monde en 2012.

      Bien plus de peur que de mal.

      Mais rêver du grand soir permet de se dédouaner de faire évoluer le monde en y étant actif.

  33. A mon avis , il n’est pas nécessaire qu’il y ait régulation , si  » l’ éthique’ est suffisamment forte .
    Quelques mots là dessus pour la mettre à jour . Puisqu’il est au départ question de chute de l’Empire je rappelle que pour Montesquieu (et à mon avis çà s’impose ) la cause de la chute c’est la concentration de la propriété , m’est avis que cela en est aussi l’origine !
    L’Empire ne revient pas à Rome , par sa force mais par la faiblesse des autres . Plus précisément les autres oligarchies se mettent sous la protection de Rome pour échapper à leurs peuples .
    Nous avons assisté au méme processus au travers du litige USA/URSS qui en recouvrait un autre tout intérieur , lui . Maintenant l’Urss n’existe plus , le prolétariat non plus (tout au moins à l’intérieur) , il semblerai que la societé n’ai plus plus de pb , sauf que le prolétariat n’a pas vraiment disparu il a suivi la production …ailleurs . Comme pour Rome . L’axe a tourné d’ un demi tour , mais notre  » éthique » elle est restéé en place , elle a quelque retard .
    Je n’ ai aucun doute là dessus finance et politique Européens vont se coucher devant leur protecteur avec fortes protestations , d-ailleurs le nouveau proconsul a été nommé , il
    s’appelle Mario Draghi , bientot nous entendrons la voie du Maitre .

    1. À moins d’établir une éthique d’État, ce qui serait impossible, on ne peut pas en faire un remplacement de la régulation. En effet il y a une éthique par être humain. Comme pour la morale d’ailleurs.

      «Je n’ ai aucun doute là dessus finance et politique Européens vont se coucher devant leur protecteur avec fortes protestations»

      Oui, vous aurez également constaté qu’il n’est nullement question de remettre en cause le système actuel, mais d’assurer sa survie et sa prolongation. Tout le reste, c’est du blalba.

      D’ailleurs, c’est bien ce que propose Paul Jorion en voulant interdire certains paris : assurer la pérennité du système actuel. Point.

  34. Etrange sensation que celle d’assister en temps réel au spectacle d’un château de cartes qui s’écroule au ralenti. Que faire? Rester spectateur? Lecteur du blog depuis plus de deux ans, je sors de ma réserve pour vous faire part de mes impressions tout à fait subjectives:
    – l’argent est devenu un bien privé.
    – l’argent pourrait être un bien commun.
    – l’argent créé par l’usure (le remboursement des taux d’intérêts) ne correspond à aucun bien tangible, c’est une fiction.
    – cette fiction privée impose aux populations des mesures bien réelles (expulsion du logement, coupes dans les budgets sociaux, …).
    Que faire? Rester spectateur? Comment démocratiser l’argent? Finalement, j’ai le sentiment que l’argent tel que nous le connaissons actuellement arrive au bout de son histoire. Je crois qu’assistant à l’effondrement du château de cartes, nous sommes en train de nous réveiller, comme d’un cauchemar. « En fait, cet argent, c’était du vent! Des bulles de savons! Dangereuses, certes, empoisonnées, tant que nous croyions qu’elles avaient une valeur, somnambules que nous étions! Maintenant nous savons que rien ne vaut le boire le manger le dormir le vêtir l’habiter… Maintenant on prend un marteau et des clous, et on recommence tout! »

      1. En fait, je pensais à ça: http://1libertaire.free.fr/SLatouche63.html
        Et à un article que je ne retrouve pas dans lequel Latouche raconte le fonctionnement de l’argent en banlieue de Dakar, dans le cadre d’une économie informelle. Il a calculé le taux de rotation des billets de banque, qui là-bas passent de main en main mille fois plus vite qu’ici. Dans ce quartier du Grand Yoff, dit-il, l’économie est enchâssée dans le social, l’argent est un outil parmi d’autres au service du collectif.

    1. L’argent n’est pas un bien, c’est un moyen d’échange, il doit retrouver cette place après l’escapade de l’intérêt qui se termine aujourd’hui.
      On ne recommencera pas tout, il faut simplement bifurquer en prenant ce qui sera le plus adéquat maintenant que nous savons que rien ne vaut le boire le manger le dormir le vêtir l’habiller.

      1. D’accord, on garde le marteau et les clous, et de l’argent qui serait un outil pour faciliter le manger le dormir le vêtir l’habiter.

  35. Il y a toujours une réponse sereine à tous les problèmes.
    J’ai trouvé un business juteux de location vente de parachutes dans les tours des quartiers d’affaires, au dessus du 5eme étage (« Prenez l’ascenseur si l’envie vous prend, c’est efficace seulement à partir de 100 mètres… »)

  36. Effectivement on peut étre serein . Pour les patrimoines et les revenus l’équivalent c’est l’or et l’argent . Contrairement aux parachutes pour saut d’immeubles çà marche d’autant mieux qu’on est moins haut . Dommage pour ceux qui sont trés haut , mais la plupart d’entre nous sommes beaucoup plus bas …

  37. Est-ce que le système financier fonctionne grâce à de l’argent bon marché ou de l’énergie bon marché ? Et si l’argent bon marché n’était autre qu’un reflet de l’énergie bon marché ? Ben tiens, c’est tellement criant. Pour vous en convaincre imaginez ce qu’un nouveau Ghawar sorti de derrière les fagots aurait comme impact sur toute cette histoire. Aucun ? Vraiment ?

    En tous cas un grand merci aux spéculateurs pour nous montrer que leur perte de repère actuelle est le signe d’un problème bien plus profond que la seule spéculation. Leur désorientation nous montre dans quelle direction regarder, celle de la limite infranchissable. Conclusion, la spéculation sonne l’alarme et on devrait s’en féliciter.

    Pour ceux qui veulent comprendre la désorientation actuelle à l’aulne du pic pétrolier.
    http://www.energybulletin.net/stories/2011-07-12/countdown-100-oil-date-history

      1. Je vivrais heureux si cet arbre n’était ni à moi ni à un autre et que bien que n’appartenant à personne sa valeur serait reconnue de tous, ce serait le signe que l’homme a toute sa place au sein du vivant.

    1. @arkao

      🙂 Pikole, c’est le Roi des aulnes ! Le pic épeiche (Dendrocopos major), le Woody Woodpecker qui tambourine non-stop ses théories en bois. L’idiot utile des spéculateurs, aussi, mais ça ya longtemps qu’on le sait.
      Pas simplement l’idiot utile, un rêve d’idiot utile de spéculateur, la figure parangonique de l’idiot utile, l’idiot utile ultime, une authentique définition pour article « Idiot Utile » d’Encyclopedia Universalis édition 2050 !

      Idiot utile : (…)
      Exemple d’idiot utile : Peakole pour les spéculateurs sur les marchés pétroliers dans les années 2000/2010. (…)
      Exemple d’expression courante (universellement partagée) contenant les termes « idiot utile » : « Idiot utile comme Peakole » (…)
      Synonymes : Peakole,…

      1. @ vigneron

        On ne peut pas être spécialiste de tous les liquides !
        Si les bankster s’affolent depuis 3 ans, c’est qu’ils savent qu’il n’y a plus de croissance possible car il n’y a plus de pétrole, que le pic est passé, et que donc ils ne récupèreront jamais leurs fonds placés en risque.
        En fait, Peak.oil.2008 a raison sur le fond.
        Alors si vous êtes troublé par le passage du pic, vert vous pouvez être (Picus viridis) !

        Vous pouvez dès lors oublier pour vous soigner, ou vous soigner pour oublier, par forte consommation du fruit de votre production renouvelable.
        Mais n’oubliez pas : toutes les réalités ne sont pas dans le vin ! même si le vin est votre grande spécialité, avec le français, la rhétorique, l’agriculture, et tant d’autres choses – et je le pense vraiment.

        Reconnaissez vos petites faiblesses en Physique !
        Ainsi, alors que je suis certain que vous savez qu’une bouteille de 75 cl ne peut pas contenir 1 litre de votre excellent brevage, il faut que vous sachiez que la Terre ne peut contenir tout le pétrole de l’Univers.

        J’aime vos écrits mais pas forcemment tout ce qu’ils expriment.

      2. Quand Tintin est là… Après le Roi des aulnes, le Prince. « Dans la famille Peak vert je demande le fils… Banco ! » Manque que le grand-père Jduc…
        Une vraie pépinière…

      3. A choisir entre zombie et idiot utile je choisis sans détour l’idiot utile qui même si il n’éclaire pas l’avenir laisse tout de même une chance à l’avenir. En plus l’idiot utile n’est pas contre se remettre en question à l’inverse du zombie qui ne tolère l’autre que si il est exactement à son image. Et puis dans ce contexte de confusion croissante, prendre position sur quoi que ce soit c’est déjà être le con d’un autre ou le faire valoir d’un autre, dans tous les cas on est vu. Même le sage qui se tait se verra un jour accusé d’avoir pris une telle position. C’est aussi ça un contexte révolutionnaire.

        Définition du Zombie : Etre qui peut manifester tous les aspects d’une intelligence profonde alors qu’il est profondément stupide. Etre qui manie le langage avec une telle agilité qu’il s’enfume et sombre dans l’illusion. Etre qui est convaincu d’avoir toujours raison à tel point que son égo se fossilise et qu’il lui devient pratiquement impossible de reconnaître qu’il puisse se tromper à quelque niveau que ce soit. Ce réfère particulièrement aux désabusés sceptiques de la fin du XXème début du XXIème qui sont incapables de reconnaître les limites à la croissance car cela serait quelque part se renier.

        Exemple de zombies très célèbres : VignOle, miniTACHE
        Exemple d’expression courante avec les termes « zombies » : « Borné comme un zombie », « Hurler comme un zombie », « Terreplatiste comme un zombie », « Quand le zombie parade l’homme s’efface » (…)

      4. @ vigneron

        C’est un peu court comme réponse.
        Mais bon, vous m’avez fait rire car vous avez répondu à coté de la plaque. Donc, faux banco !

        Mais vous ? C’est quoi votre famille ? Huluberlu ?

      5. Cher Peak.Oil.2008,

        Admettons tout de même que vigneron ne peut être comparé à Minitax, ou alors qu’un petit peu, sur le point de certaines lacunes en Physique.

      6. Cher écodouble,

        Vous avez raison, Vigneron s’exprime avec bien plus de talent que miniTAX et il participe à des discussions qui ne se limitent pas à une propagande anti écolo. Cela dit ils ont en commun cet anti écologisme primaire presque histérique qui tend à les décridibiliser complètement quand ils s’expriment sur l’écologie. C’est dommage car ils pourraient sans doute apporter bien plus au débat.

      7. @ ecodouble et peak oil 2008

        Si les bankster s’affolent depuis 3 ans, c’est qu’ils savent qu’il n’y a plus de croissance possible car il n’y a plus de pétrole, que le pic est passé, et que donc ils ne récupèreront jamais leurs fonds placés en risque.

        Le peak oil ne signifie pas la fin du pétrole mais que la croissance de pétrole est dorénavant nulle, il reste à peu de chose près la moitié de ce que possède la planète, ce n’est pas rien mais ne permet plus le mode de vie actuelle et par conséquent nous demande de nous remettre en question, ce que j’essaye de réaliser avec mes modestes moyens.
        Je ne pense pas que Vigneron ait des vues antiécologiques, il me semble que l’écologie n’est pas sa priorité et lorsqu’il dit que la production agricole est capable de nourrir l’humanité, il a raison. (il faudrait retrouver le fil)
        C’est évidemment le gaspillage du à la spéculation et le fonctionnement même du système industriel qui provoque le manque de nourriture, un tiers de la nourriture est gaspillée.
        Ceci dit, à mon point de vue, cette agriculture industrielle n’ est pas durable et n’existera plus dans un siècle car dépendante du pétrole.
        @ tous,
        Je ne vois pas l’utilité de jugement sur la personne, quel qu’il soit, nous ne sommes pas sur cet excellent blog pour participer à des joutes de cet ordre.
        C’est contre productif.
        Nous sommes là pour défendre nos avis en les argumentant en toute cordialité, je pense qu’il est toujours très intéressant d’apprendre des autres même si nous ne sommes pas de leur avis.

      8. @l’ombrageux sévèrement ombragé par l’aulne du pic vert pétrolier.

        Arrétez de chouiner un peu siouplait. Il me semble que je vous laisse gentiment ici tapoter de votre petit bec votre marronnier toutes saisons, votre idée fixe et zombiesque autant que stupide et inutile – tant elle est universellement répandue – sans donc et pour autant vous interpeller plus que très très très èpisodiquement.
        Mais quand je lis :

        En tous cas un grand merci aux spéculateurs pour nous montrer que leur perte de repère actuelle est le signe d’un problème bien plus profond que la seule spéculation. Leur désorientation nous montre dans quelle direction regarder, celle de la limite infranchissable. Conclusion, la spéculation sonne l’alarme et on devrait s’en féliciter.

        pardon mais votre eau tiède et verdâtre, elle me devient un tantinet stressante à l’épiderme et concevez qu’elle finisse par agacer itou mon système neuro-sympathique et provoque subséquemment quelque décharge d’adrénaline, contenue par toute l’aimablerie contrainte dont l’injuste mère nature m’a si chichement doté.

    2. @Vigneron : désolé mais je trouve que vos saillies ne valent pas argument et que le pic pétrolier dont vous vous gaussez ne me semble pas si improbable. En tous les cas je ne serais pas aussi catégorique que vous : êtes-vous dans les puits pour savoir s’ils sont pleins ? Je n’y suis pas, donc je ne m’avancerais pas autant si j’étais vous. Pourquoi serait-il si impossible et inconcevable qu’une ressource naturelle s’épuise ? Ce que l’on peut constater, c’est que le prix du brut monte depuis des années, petit à petit, spéculation ou pas, que la demande mondiale augmente et que pour produire la même offre les saoudiens sont obligés de forer beaucoup plus les mêmes champs.

      Si le pétrole était si abondant, serait-on obligé d’aller le chercher si profondément, de le raffiner à partir de sables bitumineux ou d’huile de schistes ? Convainquez, donnez des arguments : pour être franc je préfère tout-à-fait que vous ayez raison, mon confort actuel me convient à peu près.

  38. rares sont ceux qui dans les affaires dépensent sans attendre un bénéfice .
    c’est la logique des affaires, direz vous . pas nécessairement .
    untel investit pour accroitre sa fortune , qui lui sert à accroitre sa fortune .
    un autre investit à fonds perdus , pour sauver une forêt, un espace, ou des gens , ou promouvoir tel type de produits, tels modes de travail, sans en retirer une plus-value .
    l’un est vain , avare gonflé d’orgueil , l’autre fait œuvre utile .
    mais si le premier existe, quelles sont ses motifs inconscients ? par le mal qu’il fait aux innocents , et aux moins malins , il les oblige presque à des miracles , ou à faire des choix , s’il veut vivre sans tuer . parce que ces injustices soulèvent toutes formes de haines, de ressentiments, et sont une tentation néfaste ., et d’où l’aspect métaphysique n’est pas exclu : il faut bien trouver un coupable . Or dans cette logique admise, et qui fait loi, le bénéfice est chose couramment admise , comme allant de soi .
    on ne se pose pas la question de savoir qui est lésé dans l’histoire , ni dans l’éternité ( parce que je pars du présupposé que les hommes ont aussi leur éternité ) , ni comment ces deux peuvent s’articuler sans tomber dans l’illusion, le mensonge .
    pas simple.

    1. rectification : s’ils veulent vivre sans tuer .
      ( ce sont bien ceux qui subissent qui sont poussés au crime , et/ou à la guerre.) .
      le malin ( ses légions , disons) le font symboliquement, par la monnaie ou tout autre moyen , comme l’humiliation , l’indignité , etc.

  39. Certaines questions ménent à une problématique genre de la poule et de l’oeuf qui est premier ?
    Trogo a raison , un bon coup d’accordéon çà ferait du bien ; mais Paul Jorion aussi , ce libéralisme est étrange .
    Pareil pour le rapport monnaie/énergie , dernier avatar en date du Peak Oil , la crackage des roches à Gaz , bas prix mais horreur écologique et sociale dans les zones habitées .
    Il y a quelque chose de pourri dans ces alternatives infernales , mais quoi ?

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