LA CHUTE DE L’EMPIRE ROMAIN : EN DIRECT, GRÂCE À INTERNET !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

On a voulu étendre la logique du marché et de la marchandise à absolument tout. On a balayé du coup le domaine de l’éthique qui réglait jusque-là les affaires humaines. Le marchand – victime toute désignée selon Aristote de la fièvre de l’or – a cessé d’être un malade s’il succombe, pour être promu au rang de prototype de l’être humain rationnel ! Le salarié a cessé lui d’être la victime qui se contente des restes une fois que l’investisseur et le dirigeant d’entreprise se sont servis, pour être reconnu comme « Gestionnaire d’un Capital Humain », lequel n’est autre que… sa triste personne !

L’État est désormais une entreprise privée plus ou moins florissante dont la performance est évaluée par ces autres firmes privées que sont les agences de notation… dont le souci légitime est celui d’une part accrue du marché. Et ceci, quel que soit le prix à payer. Mais attention ! à condition que soit respectée la sacro-sainte loi de la concurrence parfaite !

Pendant ce temps-là les parieurs font monter la mise : quel est l’État qui prend le bouillon en premier ? « Si c’est l’Espagne, j’ai gagné ; si c’est l’Italie, c’est toi ! », dit l’un, « Mais pourquoi s’arrêter en chemin ? », ajoute l’autre, qui renchérit : « Si c’est Moody’s qui coule la zone euro, je gagne ; si c’est Standard & Poor’s, c’est toi ! »

Allons, allons, ne restez pas là à regarder, on n’attend plus que vous ! Ne soyez pas timides ! Parce qu’il y a GROS à gagner !

La chute de l’Empire romain… En direct ! … grâce à Internet ! Et vous y étiez !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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155 réflexions sur « LA CHUTE DE L’EMPIRE ROMAIN : EN DIRECT, GRÂCE À INTERNET ! »

  1. « On a voulu étendre la logique du marché et de la marchandise à absolument tout. On a balayé du coup le domaine de l’éthique qui réglait jusque-là les affaires humaines. »
    …Oui, balayage de l’éthique qui réglait les affaires humaines…Et bien rétablissons cette éthique en énonçant déjà les qualités à développées :
    L’intrépidité, la maîtrise de soi, l’étude, l’engagement, absence de colère, l’équanimité…l’altruisme (à compléter)…Il faut commencer par le commencement…Les choses ont un ordre…Comme aux premiers moments de la solidification de notre globe terrestre, la masse de matière impliquée atteignit une certaine fréquence déterminée de vibration, qui, à travers toutes les variations, se maintiendra dans toutes les parties du globe jusqu’à l’heure de la dissolution…Ce sont ces fréquences de vibration qui déterminent les différents cycles et à l’encontre des idées de la science occidentale, aussi j’avance l’idée que notre système solaire et le globe sur lequel nous sommes actuellement arriveront à leur terme lorsque conformément à la loi cyclique, la force qui soutient toute la masse de la matière visible et invisible aura atteint la limite de sa durée…Il n’y a donc pas la possibilité de croire que l’épuisement de la force soit dû au retrait de la protection d’un Dieu, ni même à la mise en action subite d’une autre force qu’il dirigerait contre notre globe, mais plutôt que la force en oeuvre déterminant le grand cycle est celle de l’homme lui-même…Considéré comme un être spirituel; lorsqu’il a finit de se servir de ce globe, il le quitte, et la force qui assurait la cohésion de l’ensemble disparaît avec lui; la dissolution par le feu, l’eau,etc, en est la conséquence, ces phénomènes étant simplement des effets et non des causes…Sur ce point, les spéculations scientifiques courantes sont, que la terre pourrait tomber dans le soleil, ou qu’une comète très dense pourrait détruire notre globe ou bien, que nous pourrions nous heurter à une planète plus grande connue ou inconnue…Pour le moment, ces rêves sont vains…D’autant que Fukushima est l’exemple parfait pour démontrer que toutes les fantasmagories de la pensée humaine, sont malheureusement détrônées par l’exploitation commerciale et technologique de connaissances et de probabilités mathématiques, visiblement mal étudiées, et mal contrôlées par l’espèce humaine au vu des résultats à ce jour.

    1. Harmonie contre « art money »……
      Le temps c’est de la musique, pas de l’argent !
      Le sirtaki commence lentement et va finir en speed métal……..

  2. Dans La Tribune :

    EDOUARD TÉTREAU, ASSOCIÉ-GÉRANT DE MEDIAFIN, CONSEIL EN STRATÉGIE, PROFESSEUR À HEC – 12/07/2011 | 08:48 – 706 mots
    « Une bande organisée de spéculateurs cherche à faire tomber les pays de la zone euro »

    Edouard Tétreau, associé-gérant de Mediafin, conseil en stratégie, professeur à HEC, estime que le moment est venu de mettre les spéculateurs hors d’état de nuire.

    Copyright Reuters
    Les écarts de taux entre l’Allemagne et l’Italie sont à des niveaux historiques. Pourquoi les marchés financiers s’attaquent-ils à ce pays ?

    D’abord, ce ne sont pas « les marchés financiers », mais une bande organisée de spéculateurs, mobiles, bien armés et à ce jour anonymes, qui cherchent à faire tomber les pays de la zone euro les uns après les autres. Grâce aux efforts de la BCE et de l’Eurogroupe, cette bande a, à ce jour, raté son coup. Elle a même perdu de l’argent sur la Grèce qui n’a pas fait défaut, contrairement à ce que certaines agences de ratings, étonnamment complices, voudraient nous faire croire. Aujourd’hui, cette bande s’attaque à l’Italie, l’Espagne. Demain, ce sera au tour de la France. Le moment est venu demettreces spéculateurs hors d’état de nuire.

    N’est-il pas un peu facile de désigner toujours les spéculateurs ?

    Ce qui est facile, c’est de ne pas nommer les choses et de laisser faire. A l’heure actuelle, certains fonds d’investissements et établissements bancaires, américains, britanniques mais aussi européens – c’est un comble – ont un intérêt financier à mettre des pays européens en faillite. Ils le font en achetant des CDS sur les dettes européennes, en vendant des titres à découvert, en alimentant le marché de rumeurs, qui font les choux gras et les gros titres d’une certaine presse financière. La première mesure des autorités de marché et des dirigeants politiques doit être, au nom de la transparence des marchés, de forcer l’identification de ces spéculateurs. Quels fonds ont intérêt à faire tomber l’Europe ? Quels établissements arment ces fonds avec des prêts, ou des titres – parfois à leur insu ? Après avoir rendu public ce listing, il faut –vite- se donner les moyens de blacklister ces institutions. Au nom de quel masochisme devrait-on continuer de les laisser opérer sur le marché européen ? [Nous sommes actuellement dans une guerre financière qui ne dit pas son nom. Elle réclame des mesures à la hauteur des enjeux. En résumé : une institution prise en flagrant délit d’attaque sur les dettes souveraines européennes doit se voir interdire l’accès aux marchéseuropéens. Ni plus, ni moins.Dans cette guerre, je suis pour le moins perplexe face à la myopie des marchés financiers, qui tirent quotidiennement sur la zone euro, oubliant que deux Etats souverains ont des finances publiques au moins aussi délabrées que la Grèce : la Grande-Bretagne (un déficit correspondant à 9% du PIB) et les Etats-Unis, qui pourraient faire défaut dans quinze jours sur leur dette, et qui ne savent pas s’ils vont faire 1.500 ou 1.700 milliards de dollars de déficits en 2011. La timidité des américaines agences de notation sur le sujet est aussi curieuse que leurs triple A sur les subprimesde 2008… ]

    (…)

    1. @Paul Jorion

      aux premiers jours de l’attaque contre l’euro, quand, ici même j’affirmais que tout ceci semblait bien trop organisé pour n’être que le fait d’une main invisible d’un marché mal délimité mais bel et bien d’une offensive impitoyable, qu’il fallait déterminer l’ennemi(car il s’agit d’un ennemi) pour le combattre sans pitié, je me faisais traiter d’hurluberlu et de complotiste.

      Par ailleurs, ça m’étonnerai qu’avec un ancien de Goldman Sachs à la tête de la BCE demain, les choses vont s’arranger.

    2. Qui était derrière la spéculation Enron,? Enron qui corrompait les banquiers avec de l’argent off-shore.
      Qui était derrière la spéculation du fond Paulson sur les titrisés subprime? Goldmansachs qui les a vendu et jouait la ruine de ces fonds ^par les CDS .
      Rien n’a été fait depuis 2007, peut-être parce-qu’il n’y a rien de mieux à faire pour ceux qui en profitent. Et Socgen et Bnpp en font partie soyez en sûr.
      De l’inflation pour tondre les assurances-vie et fonds de retraite et tout sera pour le mieux.
      Enfin les pauvres auront faim et résoudront leurs problèmes d’hypertension et de diabète.
      Les spéculations de la haute aristocratie en 1780-88 ont précipité la colère des petits bourgeois et paysans .
      En général il faut une guerre comme à Rome ou une révolution pour extraire les Oligarques de leurs combines et de leurs privilèges. Un vrai rapport de force en quelques sortes.

  3. Certes il s’agit d »une poignée de francs-tireurs , qui agissent pour leurs comptes (que pour leurs
    comptes ?) . De méme cet étrange comportement des agences de notation ! Pourquoi cette spéculation sur les variations de prix ? Une réponse s’impose , selon la régle : à qui profite le crime ; à l’état US évidemment , parie émergéé du complexe . Market-Maker en chef .
    Le mot finance opposé à politique ou à éthique séme la confusion si on ne garde pas à l’esprit qu’elle est biaisée actuellement (et depuis longtemps) le dollard est basé sur les obligations US ,
    l’or de la FED est détenu par le Trésor US depuis Roosevelt .(Sauf pour la trés singuliére ,
    reserve de New-York parce qu’il s’agit d’or de particuliers ou d’états étrangers , et ceci pése dans
    cet imbroglio , comme pourrait le dire Mario Draghi , mais ne saurait équivaloir, sinon il y a aussi la
    force …arret du forex le 15 juillet pour les particuliers sur les métaux précieux , à suivre …. )

  4. C’est l’état américain qui a donné aux agences de notation toutes l’importance qu’elles ont, en voulant tout réguler, c’est bien l’étatisme qui est le coupable.

    1. à ce niveau là, c’est incurable. Dire d’un état qui, depuis 30 ans fait tout pour se déréguler qu’il régule trop et que c’est ça le problème, c’est déjà un peu inquiétant.
      Mais dire en plus que les fautes commises par des agences PRIVEES de notation qu’un état a laissé prendre cette importance démesurée, sans responsabilité aucune, sont le fait d’un état maniaque de la régulation vous fait plonger en pleine maladie mentale.

      1. Uniform Net Capital Rule, Bale II, ça vous dit quelque chose ?

        Sans la réglementation étatique, l’influence des agences de notations serait bien moins importante, les faits sont là.

      2. @trogo

        Pur sophisme que votre « démonstration » et du reste grand classique de votre église, de ses grands « Pères » ou p’tits pères suiveurs, de ses théologiens du Marché tout puissant. C’est l’État, le grand Satan, qui dérégule le bel ordonnancement immanent de l’ordre naturel du Marché.
        Sauf que la régulation de l’activité financière – comme la monnaie d’ailleurs – était traditionnellement du domaine régalien de l’État et que c’est bel et bien, au contraire de vos assertions, la dérégulation des marchés financiers avec l’assouplissement de fait des contrôles du respect des derniers garde-fous réglementaires ou des normes comptables qui a donné les clefs du camion à des agences de notation privées et oligopolistiques,

    2. Non Trogo, La faute à l’état américain soudoyé par les grandes banques privées US dont Goldman Sachs et Citigroup et
      Dévoyé car il a largement dérégulé le secteur des produits dérivés sous l’influence de L .Summers et Robert Rubin (mentor de L.Summers) dans l’administration Clinton.

      La Bio de Rubin est édifiante:

      Robert Edward Rubin (born August 29, 1938) served as the 70th United States Secretary of the Treasury during both the first and second Clinton administrations. Before his government service, he spent 26 years at Goldman Sachs eventually serving as a member of the Board, and Co-Chairman from 1990-1992. His most prominent post-government role was as Director and Senior Counselor of Citigroup, where he performed ongoing advisory and representational roles for the firm.[1] From November to December 2007, he served temporarily as Chairman of Citigroup.[2][3] On January 9, 2009, Citigroup announced he was resigning after being criticized for his performance.[4] He received more than $126 million in cash and stock during his eight years at Citigroup.[4]

      Summers’s role in the deregulation of derivatives contracts
      (Article wikipedia Sur Lawrence SummersArticle wikipedia Sur Lawrence Summers)
      On May 7, 1998, the Commodity Futures Trading Commission (CFTC) issued a Concept Release soliciting input from regulators, academics, and practitioners to determine « how best to maintain adequate regulatory safeguards without impairing the ability of the OTC (Over-the-counter) derivatives market to grow and the ability of U.S. entities to remain competitive in the global financial marketplace. » [21] On July 30, 1998, then-Deputy Secretary of the Treasury Summers testified before congress that « the parties to these kinds of contract are largely sophisticated financial institutions that would appear to be eminently capable of protecting themselves from fraud and counterparty insolvencies. » Summers, like Greenspan and Rubin who also opposed the concept release, offered no proof that the contracts would not be misused by financial institutions. Instead, Summers stated that « to date there has been no clear evidence of a need for additional regulation of the institutional OTC derivatives market, and we would submit that proponents of such regulation must bear the burden of demonstrating that need. » [22] This argument suggests that the default position in the disagreement was that Summers, Greenspan, and Rubin were right, and that anyone (i.e., Brooksley Born) who disagreed with them bore the burden of proving their position. In fact, subsequent events have proven that Summers, Rubin, and Greenspan misjudged the dangers posed by derivatives. contracts.

      In 1999 Summers endorsed the Gramm-Leach-Bliley Act which removed the separation between investment and commercial banks, saying « With this bill, the American financial system takes a major step forward towards the 21st Century. »[23]

      The lack of regulation that allowed A.I.G. to sell hundreds of billions of dollars in credit default swaps on mortgage-backed securities was a direct result of efforts by the Treasury (first under Rubin and then under Summers), the Federal Reserve (under Greenspan), and the Securities and Exchange Commission (under Arthur Levitt) to deregulate the derivatives markets. The first response to the CFTC Concept Release was issued as a joint statement from Rubin, Greenspan, and Levitt who stated that they « have grave concerns about this action and its possible consequences. » [24] Levitt and Greenspan have admitted that their views on this issue were mistaken. Levitt told WGBH in Boston that « I could have done much better. I could have made a difference. » Greenspan told a congressional hearing that « I found a flaw … in the model that I perceived is the critical functioning structure that defines how the world works. » [25] [26] When George Stephanopoulos asked Summers about the financial crisis in an ABC interview on March 15, 2009, Summers replied that « there are a lot of terrible things that have happened in the last eighteen months, but what’s happened at A.I.G. … the way it was not regulated, the way no one was watching … is outrageous. »

      At the 2005 Federal Reserve conference in Jackson Hole, Raghuram Rajan presented a paper called « Has Financial Development Made the World Riskier? » Rajan pointed to a number of potential problems with the financial developments of the past thirty years. [27] The problems that Rajan considers include skewed incentives of managers, herding behavior among traders, investment bankers, and hedge fund operators who suffer withdrawals if they under-perform the market. Rajan also discusses (on pp. 337–40) the problems associated with firms that « goose up returns » by taking risky positions that yield a « positive carry. » This is how the infamous Joseph J. Cassano impressed his superiors at A.I.G. for a decade while sowing the destruction of the firm. [28] During the boom years of the housing market, the credit default swap contracts that A.I.G. Financial Products sold provided a stream of premium payments to the company with no expense stream. That’s an example of what Rajan calls « goosing up returns » with latent risk. Rajan asks (on page 388) « If firms today implicitly are selling various kinds of default insurance to goose up returns, what happens if catastrophe strikes? » This is a fair question.

      The flip side of the trade is equally problematic. Gregory Zuckerman in his book The Greatest Trade Ever about John Paulson’s hedge fund recounts the difficulties that Paulson and others had holding on to their bets against the housing market. Even Paulson, whose timing couldn’t have been better, spent a great deal of his time persuading investors to persist with the bet against the market. But month after month, millions of dollars were paid out on the credit default swap premia. The investors saw money spent and gone that could have been used to buy assets with rising prices, or at least held safely with a positive yield. As Rajan puts it (p. 338), « it takes a very brave investment manager with infinitely patient investors to fight the trend, even if the trend is a deviation from fundamental value. »

      Justin Lahart, writing in the Wall Street Journal in January 2009 about the response to Rajan’s paper at the conference recounts that « former Treasury Secretary Lawrence Summers, famous among economists for his blistering attacks, told the audience he found ‘the basic, slightly lead-eyed premise of [Mr. Rajan’s] paper to be largely misguided.' »[29]

      In a recent paper (on pages 285–87), Steven Gjerstad and Nobel laureate Vernon L. Smith describe more fully (1) the contribution of derivatives to the flow of mortgage funds that supported the housing bubble, (2) the concerns that Brooksley Born had raised about the dangers inherent in these contracts, (3) Summers’s contribution to their deregulation, and (4) how these contracts precipitated the collapse of the financial system in 2007 and 2008. [30]

      On April 18, 2010, in an interview on ABC’s “This Week” program, Clinton said Summers was wrong in the advice he gave him not to regulate derivatives.[31]

    3. Oui et non puis qu’au US l’état est littéralement possédé par la finance, l’extrême droit de l’argent indiscutable.

      1. Et c’est bien le problème.
        L’état finit TOUJOURS par s’associer aux puissants, et c’est pourquoi son pouvoir doit être limité. Prendre le problème par l’autre bout ne marche pas, si ce n’est plus les banques, ce sera quelqu’un d’autre.

      2. Trogo, vous nous prenez pour des cloches : voyez ce que donne l’Etat associé aux puissants, comme vous dites, et imaginez maintenant les puissants ne devant même plus se préoccuper de ce que pense l’Etat. Ils s’en donneraient à coeur joie ! Déjà qu’ils ne se gênent pas trop.

        Votre type de discours (voyez von Mises, von Hayek et Cie) n’a jamais qu’une finalité : la reconstitution d’une féodalité. Avec le marchand enrichi dans le rôle de l’ancien aristocrate, je veux bien. Pour moi, c’est kif-kif.

      3. N’importe quoi, les ‘puissants’ gagnent bien plus avec l’appui du gouvernement qu’avec un gouvernement qui laisse le marché libre.
        Énormément de grandes entreprises françaises tirent leur pouvoir des avantages et des monopoles que leur donne l’état. Sans, ce serait les consommateurs qui décideraient, et ça ne serait pas à leur avantage. Ils gagent bien plus en utilisant la violence étatique à leur propre fin.
        Il n’y à qu’à regarder le marché de la téléphonie mobile par exemple, si les prix restent haut et les ententes illicites possibles, c’est bien parce que le marché est complètement réglementé par l’état. Allez demander à Bouygues si il soutient une ouverture du marché.

        Pas pour rien que les « puissants » soutiennent les partis mainsteam mous (avec le moins de taxes possibles quand même), mais pas les plus libéraux.

      4. @ trogo

        Si je comprends bien votre propos, ce n’est pas une crise du libéralisme, mais une crise de « pas assez de libéralisme ».
        Il faudrait que le renard soit d’avantage libre au sein du poulailler libre?
        C’est Madelin qui se cache sous le pseudo « trogo », ou bien judac qui a changé de pseudo?

      5. Des phrases toutes faites bidons et des adhominem, le débat vole très haut.
        M’enfin on est en France, de l’extrême gauche à l’extrême droite, ça parle toujours du gentil état, de régulation, de réglementation, de « justice sociale », alors si on parle de réduire le pouvoir de l’état, on est forcément un extrémiste, rapellant surement les heures les plus sombres de notre histoire, et mangeant des petits enfants pauvres. On fait passer la la liberté pour un vice, qui de toute manière ne servirait qu’aux banquiers.
        Et tous les gens, malheureusement de bonne volonté que d’approuver, mais une fois qu’on se rend compte que ça ne marche pas et que ça produit même l’effet inverse, c’est surement un coup des méchants ultra-néoliberaux.
        C’est triste, dans le pays des Lumières, de Tocqueville, de Bastiat, de la DDHC (oui, vous pouvez la relire, la ddhc de 1789 c’est un texte purement libéral).

        Et oui, pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre qu’une dette des crises publiques n’est pas un crise du libéralisme.

      6. m’enfin, en 2008, il était troglodyte ; qu’est-ce que vous dîtes troglo, vous allez fâcher Paul, profitez-en, vigneron cuve…

      7. La crise ? En faire le libéralisme le coupable, c’est essayer de trouver un bouc émissaire. Quand les politiques sont main dans la main avec les banques, non, ce n’est pas le libéralisme. Les causes, et les réactions, sont tout sauf libérales. Vincent Benard a écrit un très bon bouquin sur le sujet, donc le titre devrait même vous plaire.

        Et les dettes publiques/pib d’à peu près tous les états occidentaux suivaient une courbe ascendante depuis 30 ans, crise ou non cela n’aurait pas duré indéfiniment.

      8. @Trogo,

        sauf qu’il ne s’agit pas d’une crise des dettes publiques, tout du moins cela n’en était pas une à l’origine. C’était bien une crise des dettes privées, et le fait que les créanciers privés en ont habilement transféré une bonne partie au bilan des états et des banques centrales en opérant un chantage détestable (si vous, les gouvernements, ne le faites pas, tout va exploser) ne fait que démontrer l’impuissance des gouvernements et non pas qu’il y a trop d’étatisme.

        Alors vous répondrez sans doute ce que tous les autrichiens et autres libertariens répondent, il fallait laisser les banques faire faillite, ça aurait fait mal pendant un petit moment et après, tout aurait été pour le mieux. Sauf que rien indique que cela aurait été le cas, « le petit moment » aurait pu durer très, très longtemps.

        Entre la solution stupide qui fut celle qui fut choisie (kick the can down the road) et la méthode autrichienne de la destruction créatrice qui détruit surtout les conditions de vie des plus défavorisés, il y avait bien une troisième voie, celle de la nationalisation temporaire du système bancaire pour un euro ou dollar symbolique, la liquidation des actifs toxiques sur le dos des créanciers séniors, et une refonte en profondeur du système bancaire.

        Ah, mais cela aurait signifié encore plus d’étatisme! Quelle horreur!

    4. @ Trogo

      Je parie que comme, Murray Rothbard, pour qui « l’État c’est le vol », vous êtes partisan de privatiser non seulement les rues mais aussi l’air.

    5. @Trogo

      Il n’y à qu’à regarder le marché de la téléphonie mobile par exemple, si les prix restent haut et les ententes illicites possibles, c’est bien parce que le marché est complètement réglementé par l’état. Allez demander à Bouygues si il soutient une ouverture du marché.

      En prenant un cas particulier pour en faire une généralité, vous utilisez un biais méthodologique qui invalide votre raisonnement. Il est très facile de vous opposer un contre exemple : les autoroutes par exemple. Avez-vous l’impression que depuis leur privatisation, on y circule mieux? Franchement faites vous une différence ? A part le prix des péages qui a augmenté, je n’y vois aucune différence. Un point partout, balle au centre…

      Le problème n’est pas plus ou moins d’Etat, car contrairement à ce que vous pensez, les libéraux adorent l’Etat et les néolibéraux encore plus, à la condition qu’il soit à leurs bottes et organise toute la société en une immense structure privée et marchande. Notre problème majeur vient du fait que l’Etat abandonne progressivement ses pouvoirs régaliens aux dépens de l’intérêt public, et plus particulièrement au profit d’une oligarchie économique. Ce n’est pas l’Etat en lui-même qui pose problème, c’est l’usage qu’en font ceux qui nous gouvernent, usage dévoyé dont la confirmation nous est apportée chaque jour par la multitude des conflits d’intérêts qui apparaissent au grand jour. Ce n’est pas l’Etat qui pose problème, mais le manque de renouvellement des élites politiques. Et par rapport à l’exemple que vous citez, il est possible de penser que la réglementation que vous évoquez concernant la téléphonie mobile est moins un problème d’Etat qu’un problème de collusion entre élites politiques et les dirigeants de SFR, Bouygues et Orange, encore une fois aux dépens de l’intérêt collectif des usagers.

      En outre, vous vous contredisez dans votre raisonnement. En écrivant «Et les dettes publiques/pib d’à peu près tous les états occidentaux suivaient une courbe ascendante depuis 30 ans, crise ou non cela n’aurait pas duré indéfiniment. », vous reconnaissez implicitement que les dettes publiques sont une conséquence des décisions politiques de cette époque. Or, 30 ans de moins, cela nous ramène aux années 80, début de la grande phase de libéralisation et de démantèlement de l’Etat-Providence. Elles seraient donc la conséquence, si nous suivons votre raisonnement, non pas d’un excès d’Etat, mais au contraire d’un manque d’Etat.

      Copie à revoir…..

      1. @ FOD

        Ne perdez pas trop de temps avec un troll comme Trogo. Un peu plus et il va vous expliquer que c’est l’État qui mettait sur pied les réunions secrètes entre les 3 opérateurs de téléphonie mobile en France pour maintenir leurs parts de marché et s’entendre illicitement sur les prix, et que sans l’État, ils auraient enfin pu faire aboutir leur véritable projet : rogner leurs marges à travers une compétition pure et parfaite et offrir les prix les plus bas du monde !

      2. l’heure est grave, Julien vous dénoncez les réunions secrètes, le parfum d’un complot se diffuse sous votre plume, cet aveu est historique, il deviendra une caricature. Ce soir vous êtes le patron, de diou !

      3. Normal pour les autouroutes, il n’y a pas de concurrence possible et les économies ne peuvent se faire que sur une meilleure gestion, mais c’est le cas d’une très petite minorité des secteurs occupés par l’état.
        La collusion est inévitable, ça s’appelle la politique. Et plus l’état a de pouvoirs, plus elle est présente. Et quand c’est plus les banquiers ou les patrons du cac 40, c’est les commissaires du partis.
        Et c’est les politique « néolibérales » de Reagan et Thatcher (et en France, c’était pas ça du tout, je crois pas que Mitterand soit grand fan de Hayek ou Friedman) sont la réaction à la fin du modèle keynésien d’après guerre, pas la cause.

      4. Ha, et forcément, quand on est pas étatiste, on est un troll. Fiou…
        Sans la régulation de l’état, free et peut être d’autres serait déja sur le marché, les prix seraient probablement plus bas, et les ententes beaucoup plus difficiles à mettre en œuvre.
        Et protips, pour votre culture, la concurrence pure et parfaite, c’est néo-classique, pas « affeux ultra-libéral » (aka école autrichienne).

      5. moi, troll ou pas troll, ce que je retiens c’est que le 13 juillet à 21h00 est une heure historique sur le blog de Paul Jorion ; ave Paul !

  5. Un article passionnant de Jean Quatremer :

    « La zone euro rongée de l’intérieur.

    Pour dire les choses crument, la zone euro est attaquée, pour l’essentiel, non de l’extérieur par de mystérieux fonds spéculatifs américains ou chinois, mais de l’intérieur, par ses propres banques, assurances, fonds de pension, gérants de patrimoine, établissements financiers divers qui gèrent l’épargne des particuliers (votre assurance-vie, par exemple, ou votre livret A), des entreprises et leurs propres fonds.

    Ce sont eux qui, en effet, possèdent la très grande majorité de la dette européenne et ce sont donc eux qui font grimper les taux d’intérêt, acculant certains pays de la zone à la faillite.

    Prenons le cas irlandais : fin 2009, selon des statistiques de la Banque centrale européenne (1), sa dette publique était de 64 % du PIB (elle est maintenant de 98 %), soit 104 milliards d’euros. Sur cette somme, 75 milliards étaient possédés par des non-résidents.

    Mais là où cela devient intéressant, c’est que sur ces 75 milliards, 15 milliards seulement appartiennent à des établissements qui ne sont pas dans la zone euro (pour l’essentiel, des banques britanniques).

    En clair, l’Irlande a été déstabilisée par les établissements de la zone euro et par personne d’autre.

    La Grèce, ce n’est pas un hasard, est dans la même situation : 78 % de sa dette souveraine est possédée par des non-résidents, ces non-résidents étant à 85 % domiciliés dans la zone euro.

    Au Portugal, manifestement le prochain domino, la proportion est respectivement de 78 % et de 80 %…

    L’Espagne, elle, est moins exposée, ce qui fait douter d’une contagion : seulement 55 % de sa dette est possédée par des non-résidents, dont 65 % sont des résidents de la zone euro.

    On ne peut manquer de remarquer que ce sont les pays qui ont le plus internationalisé leur dette, même au sein de la zone euro, qui sont les plus fragiles : en vendant leur dette hors de leurs frontières, les États ont renoncé à exercer un quelconque contrôle.

    Est-ce un hasard si l’Italie, dont la dette était pourtant, fin 2009, de 115 % du PIB, reste à l’abri des turbulences ? De fait, seule 34 % de sa dette est possédée par des non-résidents.

    De même, la dette britannique, qui explose pourtant, n’est internationalisée qu’à hauteur de 28 %, et, hors UE, l’américaine à 50 % et la japonaise (plus de 200 % du PIB) à moins de 5 %…

    Et la France ? Sa dette n’est détenue qu’à 55 % par des non-résidents, mais elle possède la dette la plus internationalisée, puisque 45 % de celle-ci appartient à des établissements hors zone euro.

    Autrement dit, les « marchés » qui déstabilisent la zone euro, ce sont, pour l’essentiel, nos propres banques qui ont pourtant été sauvées par l’endettement des États qu’elles leur reprochent désormais.

    Ce sont elles qui mettent en péril, au nom de la défense de l’épargne qu’elles collectent, l’économie de ces pays, voire la survie de la monnaie unique.

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/11/la-zone-euro-rong%C3%A9e-de-lint%C3%A9rieur.html

    1. Est-ce un hasard si l’Italie, dont la dette était pourtant, fin 2009, de 115 % du PIB, reste à l’abri des turbulences ? De fait, seule 34 % de sa dette est possédée par des non-résidents.

      Niéh?
      Comment ça l’Italie hors des turbulences???? (d’où sort cette affirmation???)

      1. Cette affirmation date du 28 novembre 2010 !

        C’était le bon vieux temps, à l’époque !

        On pensait que l’Italie ne serait jamais entraînée dans le cyclone.

    2. Ces informations et ce point est intéressant et non négligeable il y a un manque : les CDS , qui
      à ce que je crois préoccupent beaucoup nos amis Américains .

    3. Ce sont elles (les banques européennes) qui mettent en péril, au nom de la défense de l’épargne qu’elles collectent, l’économie de ces pays, voire la survie de la monnaie unique.

      + Quatre Points pour Quatremer…

  6. Olivier Delamarche sur BFM TV ce matin :
    « Vendez vos actions, liquidez vos assurances-vie en euro, elles ne contiennent que des dettes de Pigs -(sic), liquidez tous vos actifs en $ ou €, achetez un peu de corporate court terme et du franc suisse ou de l’or »

    No comment.

    1. Oui, ça devient n’importe quoi ce catastrophisme économique. On se croirait dans un mauvais film de science fiction sur la fin du monde en 2012.

      Bien plus de peur que de mal.

      Mais rêver du grand soir permet de se dédouaner de faire évoluer le monde en y étant actif.

  7. A mon avis , il n’est pas nécessaire qu’il y ait régulation , si  » l’ éthique’ est suffisamment forte .
    Quelques mots là dessus pour la mettre à jour . Puisqu’il est au départ question de chute de l’Empire je rappelle que pour Montesquieu (et à mon avis çà s’impose ) la cause de la chute c’est la concentration de la propriété , m’est avis que cela en est aussi l’origine !
    L’Empire ne revient pas à Rome , par sa force mais par la faiblesse des autres . Plus précisément les autres oligarchies se mettent sous la protection de Rome pour échapper à leurs peuples .
    Nous avons assisté au méme processus au travers du litige USA/URSS qui en recouvrait un autre tout intérieur , lui . Maintenant l’Urss n’existe plus , le prolétariat non plus (tout au moins à l’intérieur) , il semblerai que la societé n’ai plus plus de pb , sauf que le prolétariat n’a pas vraiment disparu il a suivi la production …ailleurs . Comme pour Rome . L’axe a tourné d’ un demi tour , mais notre  » éthique » elle est restéé en place , elle a quelque retard .
    Je n’ ai aucun doute là dessus finance et politique Européens vont se coucher devant leur protecteur avec fortes protestations , d-ailleurs le nouveau proconsul a été nommé , il
    s’appelle Mario Draghi , bientot nous entendrons la voie du Maitre .

    1. À moins d’établir une éthique d’État, ce qui serait impossible, on ne peut pas en faire un remplacement de la régulation. En effet il y a une éthique par être humain. Comme pour la morale d’ailleurs.

      «Je n’ ai aucun doute là dessus finance et politique Européens vont se coucher devant leur protecteur avec fortes protestations»

      Oui, vous aurez également constaté qu’il n’est nullement question de remettre en cause le système actuel, mais d’assurer sa survie et sa prolongation. Tout le reste, c’est du blalba.

      D’ailleurs, c’est bien ce que propose Paul Jorion en voulant interdire certains paris : assurer la pérennité du système actuel. Point.

  8. Etrange sensation que celle d’assister en temps réel au spectacle d’un château de cartes qui s’écroule au ralenti. Que faire? Rester spectateur? Lecteur du blog depuis plus de deux ans, je sors de ma réserve pour vous faire part de mes impressions tout à fait subjectives:
    – l’argent est devenu un bien privé.
    – l’argent pourrait être un bien commun.
    – l’argent créé par l’usure (le remboursement des taux d’intérêts) ne correspond à aucun bien tangible, c’est une fiction.
    – cette fiction privée impose aux populations des mesures bien réelles (expulsion du logement, coupes dans les budgets sociaux, …).
    Que faire? Rester spectateur? Comment démocratiser l’argent? Finalement, j’ai le sentiment que l’argent tel que nous le connaissons actuellement arrive au bout de son histoire. Je crois qu’assistant à l’effondrement du château de cartes, nous sommes en train de nous réveiller, comme d’un cauchemar. « En fait, cet argent, c’était du vent! Des bulles de savons! Dangereuses, certes, empoisonnées, tant que nous croyions qu’elles avaient une valeur, somnambules que nous étions! Maintenant nous savons que rien ne vaut le boire le manger le dormir le vêtir l’habiter… Maintenant on prend un marteau et des clous, et on recommence tout! »

      1. En fait, je pensais à ça: http://1libertaire.free.fr/SLatouche63.html
        Et à un article que je ne retrouve pas dans lequel Latouche raconte le fonctionnement de l’argent en banlieue de Dakar, dans le cadre d’une économie informelle. Il a calculé le taux de rotation des billets de banque, qui là-bas passent de main en main mille fois plus vite qu’ici. Dans ce quartier du Grand Yoff, dit-il, l’économie est enchâssée dans le social, l’argent est un outil parmi d’autres au service du collectif.

    1. L’argent n’est pas un bien, c’est un moyen d’échange, il doit retrouver cette place après l’escapade de l’intérêt qui se termine aujourd’hui.
      On ne recommencera pas tout, il faut simplement bifurquer en prenant ce qui sera le plus adéquat maintenant que nous savons que rien ne vaut le boire le manger le dormir le vêtir l’habiller.

      1. D’accord, on garde le marteau et les clous, et de l’argent qui serait un outil pour faciliter le manger le dormir le vêtir l’habiter.

  9. Il y a toujours une réponse sereine à tous les problèmes.
    J’ai trouvé un business juteux de location vente de parachutes dans les tours des quartiers d’affaires, au dessus du 5eme étage (« Prenez l’ascenseur si l’envie vous prend, c’est efficace seulement à partir de 100 mètres… »)

  10. Effectivement on peut étre serein . Pour les patrimoines et les revenus l’équivalent c’est l’or et l’argent . Contrairement aux parachutes pour saut d’immeubles çà marche d’autant mieux qu’on est moins haut . Dommage pour ceux qui sont trés haut , mais la plupart d’entre nous sommes beaucoup plus bas …

  11. Est-ce que le système financier fonctionne grâce à de l’argent bon marché ou de l’énergie bon marché ? Et si l’argent bon marché n’était autre qu’un reflet de l’énergie bon marché ? Ben tiens, c’est tellement criant. Pour vous en convaincre imaginez ce qu’un nouveau Ghawar sorti de derrière les fagots aurait comme impact sur toute cette histoire. Aucun ? Vraiment ?

    En tous cas un grand merci aux spéculateurs pour nous montrer que leur perte de repère actuelle est le signe d’un problème bien plus profond que la seule spéculation. Leur désorientation nous montre dans quelle direction regarder, celle de la limite infranchissable. Conclusion, la spéculation sonne l’alarme et on devrait s’en féliciter.

    Pour ceux qui veulent comprendre la désorientation actuelle à l’aulne du pic pétrolier.
    http://www.energybulletin.net/stories/2011-07-12/countdown-100-oil-date-history

      1. Je vivrais heureux si cet arbre n’était ni à moi ni à un autre et que bien que n’appartenant à personne sa valeur serait reconnue de tous, ce serait le signe que l’homme a toute sa place au sein du vivant.

    1. @arkao

      🙂 Pikole, c’est le Roi des aulnes ! Le pic épeiche (Dendrocopos major), le Woody Woodpecker qui tambourine non-stop ses théories en bois. L’idiot utile des spéculateurs, aussi, mais ça ya longtemps qu’on le sait.
      Pas simplement l’idiot utile, un rêve d’idiot utile de spéculateur, la figure parangonique de l’idiot utile, l’idiot utile ultime, une authentique définition pour article « Idiot Utile » d’Encyclopedia Universalis édition 2050 !

      Idiot utile : (…)
      Exemple d’idiot utile : Peakole pour les spéculateurs sur les marchés pétroliers dans les années 2000/2010. (…)
      Exemple d’expression courante (universellement partagée) contenant les termes « idiot utile » : « Idiot utile comme Peakole » (…)
      Synonymes : Peakole,…

      1. @ vigneron

        On ne peut pas être spécialiste de tous les liquides !
        Si les bankster s’affolent depuis 3 ans, c’est qu’ils savent qu’il n’y a plus de croissance possible car il n’y a plus de pétrole, que le pic est passé, et que donc ils ne récupèreront jamais leurs fonds placés en risque.
        En fait, Peak.oil.2008 a raison sur le fond.
        Alors si vous êtes troublé par le passage du pic, vert vous pouvez être (Picus viridis) !

        Vous pouvez dès lors oublier pour vous soigner, ou vous soigner pour oublier, par forte consommation du fruit de votre production renouvelable.
        Mais n’oubliez pas : toutes les réalités ne sont pas dans le vin ! même si le vin est votre grande spécialité, avec le français, la rhétorique, l’agriculture, et tant d’autres choses – et je le pense vraiment.

        Reconnaissez vos petites faiblesses en Physique !
        Ainsi, alors que je suis certain que vous savez qu’une bouteille de 75 cl ne peut pas contenir 1 litre de votre excellent brevage, il faut que vous sachiez que la Terre ne peut contenir tout le pétrole de l’Univers.

        J’aime vos écrits mais pas forcemment tout ce qu’ils expriment.

      2. Quand Tintin est là… Après le Roi des aulnes, le Prince. « Dans la famille Peak vert je demande le fils… Banco ! » Manque que le grand-père Jduc…
        Une vraie pépinière…

      3. A choisir entre zombie et idiot utile je choisis sans détour l’idiot utile qui même si il n’éclaire pas l’avenir laisse tout de même une chance à l’avenir. En plus l’idiot utile n’est pas contre se remettre en question à l’inverse du zombie qui ne tolère l’autre que si il est exactement à son image. Et puis dans ce contexte de confusion croissante, prendre position sur quoi que ce soit c’est déjà être le con d’un autre ou le faire valoir d’un autre, dans tous les cas on est vu. Même le sage qui se tait se verra un jour accusé d’avoir pris une telle position. C’est aussi ça un contexte révolutionnaire.

        Définition du Zombie : Etre qui peut manifester tous les aspects d’une intelligence profonde alors qu’il est profondément stupide. Etre qui manie le langage avec une telle agilité qu’il s’enfume et sombre dans l’illusion. Etre qui est convaincu d’avoir toujours raison à tel point que son égo se fossilise et qu’il lui devient pratiquement impossible de reconnaître qu’il puisse se tromper à quelque niveau que ce soit. Ce réfère particulièrement aux désabusés sceptiques de la fin du XXème début du XXIème qui sont incapables de reconnaître les limites à la croissance car cela serait quelque part se renier.

        Exemple de zombies très célèbres : VignOle, miniTACHE
        Exemple d’expression courante avec les termes « zombies » : « Borné comme un zombie », « Hurler comme un zombie », « Terreplatiste comme un zombie », « Quand le zombie parade l’homme s’efface » (…)

      4. @ vigneron

        C’est un peu court comme réponse.
        Mais bon, vous m’avez fait rire car vous avez répondu à coté de la plaque. Donc, faux banco !

        Mais vous ? C’est quoi votre famille ? Huluberlu ?

      5. Cher Peak.Oil.2008,

        Admettons tout de même que vigneron ne peut être comparé à Minitax, ou alors qu’un petit peu, sur le point de certaines lacunes en Physique.

      6. Cher écodouble,

        Vous avez raison, Vigneron s’exprime avec bien plus de talent que miniTAX et il participe à des discussions qui ne se limitent pas à une propagande anti écolo. Cela dit ils ont en commun cet anti écologisme primaire presque histérique qui tend à les décridibiliser complètement quand ils s’expriment sur l’écologie. C’est dommage car ils pourraient sans doute apporter bien plus au débat.

      7. @ ecodouble et peak oil 2008

        Si les bankster s’affolent depuis 3 ans, c’est qu’ils savent qu’il n’y a plus de croissance possible car il n’y a plus de pétrole, que le pic est passé, et que donc ils ne récupèreront jamais leurs fonds placés en risque.

        Le peak oil ne signifie pas la fin du pétrole mais que la croissance de pétrole est dorénavant nulle, il reste à peu de chose près la moitié de ce que possède la planète, ce n’est pas rien mais ne permet plus le mode de vie actuelle et par conséquent nous demande de nous remettre en question, ce que j’essaye de réaliser avec mes modestes moyens.
        Je ne pense pas que Vigneron ait des vues antiécologiques, il me semble que l’écologie n’est pas sa priorité et lorsqu’il dit que la production agricole est capable de nourrir l’humanité, il a raison. (il faudrait retrouver le fil)
        C’est évidemment le gaspillage du à la spéculation et le fonctionnement même du système industriel qui provoque le manque de nourriture, un tiers de la nourriture est gaspillée.
        Ceci dit, à mon point de vue, cette agriculture industrielle n’ est pas durable et n’existera plus dans un siècle car dépendante du pétrole.
        @ tous,
        Je ne vois pas l’utilité de jugement sur la personne, quel qu’il soit, nous ne sommes pas sur cet excellent blog pour participer à des joutes de cet ordre.
        C’est contre productif.
        Nous sommes là pour défendre nos avis en les argumentant en toute cordialité, je pense qu’il est toujours très intéressant d’apprendre des autres même si nous ne sommes pas de leur avis.

      8. @l’ombrageux sévèrement ombragé par l’aulne du pic vert pétrolier.

        Arrétez de chouiner un peu siouplait. Il me semble que je vous laisse gentiment ici tapoter de votre petit bec votre marronnier toutes saisons, votre idée fixe et zombiesque autant que stupide et inutile – tant elle est universellement répandue – sans donc et pour autant vous interpeller plus que très très très èpisodiquement.
        Mais quand je lis :

        En tous cas un grand merci aux spéculateurs pour nous montrer que leur perte de repère actuelle est le signe d’un problème bien plus profond que la seule spéculation. Leur désorientation nous montre dans quelle direction regarder, celle de la limite infranchissable. Conclusion, la spéculation sonne l’alarme et on devrait s’en féliciter.

        pardon mais votre eau tiède et verdâtre, elle me devient un tantinet stressante à l’épiderme et concevez qu’elle finisse par agacer itou mon système neuro-sympathique et provoque subséquemment quelque décharge d’adrénaline, contenue par toute l’aimablerie contrainte dont l’injuste mère nature m’a si chichement doté.

    2. @Vigneron : désolé mais je trouve que vos saillies ne valent pas argument et que le pic pétrolier dont vous vous gaussez ne me semble pas si improbable. En tous les cas je ne serais pas aussi catégorique que vous : êtes-vous dans les puits pour savoir s’ils sont pleins ? Je n’y suis pas, donc je ne m’avancerais pas autant si j’étais vous. Pourquoi serait-il si impossible et inconcevable qu’une ressource naturelle s’épuise ? Ce que l’on peut constater, c’est que le prix du brut monte depuis des années, petit à petit, spéculation ou pas, que la demande mondiale augmente et que pour produire la même offre les saoudiens sont obligés de forer beaucoup plus les mêmes champs.

      Si le pétrole était si abondant, serait-on obligé d’aller le chercher si profondément, de le raffiner à partir de sables bitumineux ou d’huile de schistes ? Convainquez, donnez des arguments : pour être franc je préfère tout-à-fait que vous ayez raison, mon confort actuel me convient à peu près.

  12. rares sont ceux qui dans les affaires dépensent sans attendre un bénéfice .
    c’est la logique des affaires, direz vous . pas nécessairement .
    untel investit pour accroitre sa fortune , qui lui sert à accroitre sa fortune .
    un autre investit à fonds perdus , pour sauver une forêt, un espace, ou des gens , ou promouvoir tel type de produits, tels modes de travail, sans en retirer une plus-value .
    l’un est vain , avare gonflé d’orgueil , l’autre fait œuvre utile .
    mais si le premier existe, quelles sont ses motifs inconscients ? par le mal qu’il fait aux innocents , et aux moins malins , il les oblige presque à des miracles , ou à faire des choix , s’il veut vivre sans tuer . parce que ces injustices soulèvent toutes formes de haines, de ressentiments, et sont une tentation néfaste ., et d’où l’aspect métaphysique n’est pas exclu : il faut bien trouver un coupable . Or dans cette logique admise, et qui fait loi, le bénéfice est chose couramment admise , comme allant de soi .
    on ne se pose pas la question de savoir qui est lésé dans l’histoire , ni dans l’éternité ( parce que je pars du présupposé que les hommes ont aussi leur éternité ) , ni comment ces deux peuvent s’articuler sans tomber dans l’illusion, le mensonge .
    pas simple.

    1. rectification : s’ils veulent vivre sans tuer .
      ( ce sont bien ceux qui subissent qui sont poussés au crime , et/ou à la guerre.) .
      le malin ( ses légions , disons) le font symboliquement, par la monnaie ou tout autre moyen , comme l’humiliation , l’indignité , etc.

  13. Certaines questions ménent à une problématique genre de la poule et de l’oeuf qui est premier ?
    Trogo a raison , un bon coup d’accordéon çà ferait du bien ; mais Paul Jorion aussi , ce libéralisme est étrange .
    Pareil pour le rapport monnaie/énergie , dernier avatar en date du Peak Oil , la crackage des roches à Gaz , bas prix mais horreur écologique et sociale dans les zones habitées .
    Il y a quelque chose de pourri dans ces alternatives infernales , mais quoi ?

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