Archives par mot-clé : Aristote

L’Écho, Paul Jorion : « La science économique fournit le discours ad hoc aux financiers », le 29 avril 2017

L’Écho, Paul Jorion : « La science économique fournit le discours ad hoc aux financiers », mon entretien avec Johan Frederik Hel Guedj

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Le texte complet de l’entretien : Continuer la lecture de L’Écho, Paul Jorion : « La science économique fournit le discours ad hoc aux financiers », le 29 avril 2017

Partager :

Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (V) L’échange chez Aristote

Billet invité. Cinquième et dernière partie d’un résumé par Madeleine Théodore du livre de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines, Paris : L’Harmattan, 1995.

         La justice dans l’échange

La théorie d’Aristote de la justice est une. La justice demande que soit respecté le principe de l’égalité proportionnelle. Selon la justice distributive, chacun reçoit en fonction de ce qu’il donne.

Continuer la lecture de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (V) L’échange chez Aristote

Partager :

Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (IV) La réciprocité chez Aristote

Billet invité. Quatrième partie d’un résumé par Madeleine Théodore du livre de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines, Paris : L’Harmattan, 1995.

         La réciprocité chez Aristote

Les vertus particulières comme le courage, la tempérance, peuvent toutes se définir par le ni l’un ni l’autre de deux extrêmes opposés. La vertu est juste milieu par rapport à deux vices, l’un par excès, l’autre par défaut. La justice est une vertu qui ne peut être définie sans faire intervenir un rapport de réciprocité par rapport à autrui. Continuer la lecture de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (IV) La réciprocité chez Aristote

Partager :

Qu’est-ce qui fait de nous qui nous sommes ? Nos penchants ou les impondérables ?

D’un événement, on peut dire, quelle que soit sa nature, qu’il est possible ou impossible, nécessaire ou contingent. La certitude s’attache au nécessaire (ce qui arrivera toujours) et à l’impossible (ce qui ne peut pas arriver), l’incertitude, au contingent (ce qui arrivera ou non) et au possible (ce qui peut arriver).

Continuer la lecture de Qu’est-ce qui fait de nous qui nous sommes ? Nos penchants ou les impondérables ?

Partager :

De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

Ouvert aux commentaires.

I- La « mentalité primitive »

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

Continuer la lecture de De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

Partager :

De l’anthropologie à la guerre civile numérique (X), Intérêt égoïste contre bonne volonté, entretien réalisé le 21 mars 2016

Jacques Athanase GILBERT

Alors qu’Adam Smith conçoit l’homéostasie en référence au seul intérêt individuel, votre analyse la réintègre pleinement au champ social.

Continuer la lecture de De l’anthropologie à la guerre civile numérique (X), Intérêt égoïste contre bonne volonté, entretien réalisé le 21 mars 2016

Partager :

De l’anthropologie à la guerre civile numérique (IX), La formation de l’ordre social suivant les prix, entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Depuis 2011, vous avez publié plusieurs ouvrages économiques dont Le capitalisme à l’agonie et Le prix. Les problématiques soulevées ne relèvent pas du seul secteur financier : elles engagent une anthropologie économique succédant à une anthropologie de la connaissance.

Continuer la lecture de De l’anthropologie à la guerre civile numérique (IX), La formation de l’ordre social suivant les prix, entretien réalisé le 21 mars 2016

Partager :

La cordialité, par Dominique Temple

Billet invité.

En grec ancien, il suffit d’un préfixe pour indiquer que l’action s’inscrit dans une relation de réciprocité. Le préfixe qui signifie qu’on entre dans une relation de face à face est le préfixe anti dont on connaît les dérivés dans notre langue (antithèse, antipathie, antagonisme…). On remarque immédiatement que la société moderne n’a retenu de l’expression anti qu’une idée d’affrontement hors de toute réciprocité. Anti en français veut dire contre. En grec, au contraire, anti voulait dire « de façon réciproque » : le verbe poiein précédé du préfixe anti ne veut pas dire défaire ou contrefaire mais « faire à son tour » ; antipaskein ne signifie pas s’opposer à la souffrance ou se réjouir mais « souffrir à son tour » (ce que l’on a fait souffrir à autrui) ; antidosis ne veut pas dire le refus de donner mais « donner en retour », la réciprocité du don.

Continuer la lecture de La cordialité, par Dominique Temple

Partager :

Du capital… Réponse à Hernando de Soto, par Dominique Temple

Billet invité.

Aristote distingue deux conceptions du capital. Selon la première, le capital est accumulé dans l’économie domestique, par le chef de la famille, en vue de la consommation de ses membres. Et de la même façon, dans l’économie politique, il est accumulé en vue de la redistribution entre tous les citoyens : son symbole quasi universel est le grenier ! qui donne naissance aux pyramides d’Amérique, d’Egypte, de Mésopotamie…

Continuer la lecture de Du capital… Réponse à Hernando de Soto, par Dominique Temple

Partager :

Le royaume des valeurs, par Dominique Temple

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Paul Jorion a dit :

« Je dirais qu’une valeur et un prix ça n’a aucun rapport, et qu’il faut rétablir, je dirais, le royaume, le royaume des valeurs » .

Le raccourci auquel nous inciterait l’habitus (l’habitude socialisée) d’une autre antienne risque de nous faire entendre “rétablir nos valeurs” ! Auquel cas nos cheveux se dresseraient sur la tête : quelles valeurs ? Nous penserions qu’une civilisation qui a mis des siècles à se libérer de la sujétion aux valeurs, et à faire triompher la raison (et à quel prix !) n’a que faire d’en revenir à la toute-puissance de l’absolu qui caractérise toute valeur et dont l’affrontement a meurtri suffisamment et meurtrit encore hors de nos murs l’humanité.

Continuer la lecture de Le royaume des valeurs, par Dominique Temple

Partager :

Propriété individuelle et propriété collective, par Dominique Temple

Billet invité.

Dans l’économie de réciprocité, Aristote distingue trois régimes de propriété, chacune définie par sa fonction sociale [1].

  • la propriété individuelle des moyens de production et la propriété d’usage collective,
  • la propriété collective des moyens de production et la propriété d’usage collective,
  • la propriété collective des moyens de production et la propriété d’usage individuelle.

Continuer la lecture de Propriété individuelle et propriété collective, par Dominique Temple

Partager :

Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

Continuer la lecture de Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

Partager :