Spécial Bourse – Un autre jour de déprime (ou pire encore ?)

Mauvaise journée pour les boursicoteurs : des pertes partout et les détenteurs d’actions des banques allemandes ont tout particulièrement [souffert] : Commerzbank a perdu 9,49% de sa valeur et Deutsche Bank 9,5%.

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Trends – Tendances, La bonne santé des marchés boursiers : la leçon donnée par la Chine, le 28 janvier 2016

La bonne santé des marchés boursiers : la leçon donnée par la Chine

La Bourse chinoise n’est pas à la fête : elle avait perdu 40% au cours de l’été dernier, avait regagné ensuite 7%, avant de replonger de 20% au début du mois de janvier.

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La Bourse a la gueule de bois le 16 janvier 2016 – Retranscription

Retranscription de La Bourse a la gueule de bois le 16 janvier 2016. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le samedi 16 janvier 2016, et d’habitude je ne fais pas une vidéo le samedi, tout particulièrement parce que j’essaye d’en faire une tous les vendredis – et je crois que je l’ai pratiquement toujours fait –, et il y en a une, hier, que j’ai consacrée au dépôt du rapport du Haut comité pour l’avenir du secteur financier belge.

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Trends – Tendances, Est-il vraiment si difficile de déterminer si une opération est spéculative ?, le 17 décembre 2015

La spéculation était interdite en France jusqu’en 1885 par l’article 421 du Code pénal, qui portait le nom prédestiné de « 421 », celui d’un jeu de hasard également appelé « zanzibar ».

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Occident vs. Orient : la main invisible du marché vs. la main la plus visible possible de l’État

Le Shanghai composite index, l’indice boursier chinois le plus en vue se situait il y a un an au niveau 2.100. Vint la bulle qui lui fit prendre son envol. À la mi-juin, il valait plus de 5.100. Le 8 juillet, il retombait à 3.500. Ce soir il vaut 3.663. Il n’est tombé dans la journée que de 1,7%, après une chute lundi de 8,5%.

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Aïe ! Je ne connais pas l’explication mais je me renseigne !

5-1-15

© Dow Jones

Mise à jour à 18h18 : Enquête faite, ce sont ces stupides Grecs qui pourraient voter Syriza, et ces stupides Allemands qui ne sont pas fichus d’avoir une inflation d’un niveau décent : 0,2% ! et ils donnent des leçons aux autres alors qu’ils ne sont pas même capables de faire grimper leurs prix !

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Dans « manipulation » il y a « main », comme dans « main invisible »

Certains d’entre vous s’étonnent qu’alors que la panique s’est emparée aujourd’hui des marchés en raison de l’effondrement du rouble, le CAC 40 réalise en clôture un gain de 2,19 %.

Miracle

© Dow Jones Company

Bon d’accord, on a peut-être forcé un peu sur la « pompe à optimisme » et ces 2,19% sont un peu voyants. Mais que voulez-vous, tout cela, c’est une mécanique très délicate, et plutôt que de hurler à la manipulation (pour la bonne cause, bien entendu), souvenez-vous que dans « manipulation » il y a « main », comme dans « main invisible » et la véritable héroïne de la journée d’aujourd’hui (croyez-moi), c’est la « main invisible » de l’autorégulation (croix de bois, croix de fer…) !

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« La finance est-elle compatible avec la démocratie ? »

Avant-hier, un article dans le Wall Street Journal s’intitulait Greece Turns Triumph into Tragedy : la Grèce transforme un triomphe en tragédie. Le triomphe en question, c’est l’état dans lequel se trouve la Grèce en ce moment (je ne plaisante pas), et la tragédie qui la menace, c’est une éventuelle victoire du parti Syriza en Grèce aux prochaines élections (je ne plaisante pas non plus).

Les marchés ne sont pas vite gênés. Les marchés, nous le savons ont beaucoup de sympathie pour le fascisme en col blanc, encore appelé « néo-libéralisme », de MM. von Mises, von Hayek, Friedman et consorts. M. von Hayek qui, comme on s’en souvient – ou comme on devrait s’en souvenir, c’est important – du haut de son prix Nobel d’économie 1974 – déclarait à la presse chilienne, lors d’une de ses visites de courtoisie au général Augusto Pinochet, qu’il préférait une dictature libérale non-démocratique (description excellente du régime de son ami très cher) à un pays démocratique non-libéral (le Chili de Salvador Allende, qui n’était malheureusement plus là pour commenter). Croyez-vous que le comité de la Banque de Suède lui ait retiré son prix Nobel pour autant ? Poser la question, c’est malheureusement y répondre.

La perspective d’élections démocratiques en Grèce pouvant déboucher sur la victoire d’un parti socialiste – un vrai, pas les ersatz qui circulent sous ce nom dans des pays tout près de chez nous – a fait dégringoler les marchés aujourd’hui (-12,8 % à la Bourse d’Athènes).

Dow 9-12-14 © Dow Jones

C’est qui qui a récemment fait une conférence sur un bateau, intitulée « La finance est-elle compatible avec la démocratie ? »

Ah ! Oui vous avez raison : c’est moi !

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CAC en berne

Si vous vous demandez pourquoi le CAC 40 a perdu un peu plus d’un pour cent aujourd’hui, la raison c’est, comme depuis quelques jours, la banque portugaise Espirito Santo, dont la principale unité, Rioforte Investments, domiciliée au Luxembourg (surprise ! surprise !) s’apprête à déclarer faillite. Cela ne risque pas d’arranger les choses puisque Rioforte doit 897 millions d’euros à la principale compagnie de telecom au Portugal, Portugal Telecom (disposant d’un quasi monopole affirme la rumeur), qu’elle ne sera très probablement pas en mesure de rembourser.

Par ailleurs, illustrant le principe hautement incestueux dont je vous expliquais la logique dans ma vidéo de vendredi, Rioforte détient une participation de 49% dans Espirito Financial Group, qui lui-même détient 20% de Banco Espirito Santo.

Pourquoi vous demandai-je vendredi, l’éternuement d’une banque portugaise menace-t-il l’ensemble de la finance mondiale ? Et la réponse que je vous donnais alors est toujours d’application quatre jours plus tard : parce que le système financier mondial est à ce point fragile aujourd’hui, parce que le réseau de contagion est désormais à ce point hyper-connecté, que tout éternuement à un endroit quelconque du réseau signifie la grippe espagnole (en l’occurrence plutôt portugaise) dans l’ensemble du système.

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Keynes : la genèse de A Treatise on Money (1930)

Les années 1918 à 1929 seront pour la planète une époque de calme relatif sur les plans économique et financier. Après avoir claqué la porte de la Conférence de Paris en 1919 et démissionné du même coup de son poste au Ministère des finances pour rédiger dans la foulée The Economic Consequences of the Peace (publié en décembre 1919 et qui sera un best-seller), John Maynard Keynes consacrera les deux années qui suivent à terminer l’ouvrage monumental qui mettra un point final à sa carrière de mathématicien : son Treatise on Probability (1921).

S’ouvre alors pour Keynes une période où il combine l’activité d’enseignant à Cambridge et celle de chroniqueur et polémiste : directeur de la rédaction de l’Economic Journal depuis déjà 1911, et président à partir de 1923 du magazine d’actualité politique The Nation and Athenaeum qui fusionnera en 1931 avec le New Statesman, un périodique qui demeure encore aujourd’hui la voix par laquelle s’exprime la gauche britannique dans la tradition fabienne.Parallèlement, fin 1924, Keynes entreprend d’écrire A Treatise on Money, une somme volumineuse avec ses 771 pages, qui paraîtra en octobre 1930, un an après qu’une nouvelle époque : « the Slump », la Dépression, s’est ouverte dans le sillage du krach boursier d’octobre 1929.

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NOS RETRAITES SONT EN CE MOMENT MÊME JOUÉES AU CASINO, MAIS QU’IMPORTE : LA FÊTE CONTINUE ! 

Observez bien ce diagramme : en rouge, vous avez le Produit Intérieur Brut (PIB) mondial : la richesse des nations ! En vert, vous avez la valeur boursière des compagnies de ce même monde.

Marchés boursiers

N’est-il pas curieux qu’alors que la richesse des nations est en baisse constante depuis deux ans, la valeur boursière des entreprises de ces mêmes nations soit elle en hausse constante ?

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PIQÛRE DE RAPPEL : Le fixing, arme contre la spéculation, par Jean-Pierre

Billet invité. Originellement publié le 12 juillet 2009.

LA SPECULATION CONTENUE : LE FIXING

La spéculation, cette vilaine qui fausse le fonctionnement des marchés, cette méchante qui attise la volatilité, cette malhonnête qui grossit les déséquilibres, cette satanée qui engendre la misère, aujourd’hui, elle est la cause de tous nos malheurs. Il n’y a pas longtemps pourtant, on n’avait qu’éloge pour sa présence. Elle apportait les liquidités nécessaires aux marchés, facilitait le déroulement des opérations, favorisait l’équilibre et l’obtention de prix justes. Elle figurait et figure toujours en bonne place dans les théories économiques.

Quand on parle de spéculation ou de spéculateurs, on mélange involontairement des acceptions différentes. Dans un cas, le spéculateur est ce malfaisant qui profite des écarts de cotation ou les attise, sans vergogne. Dans l’autre, c’est le bon samaritain qui fournit ses moyens pour résorber les déséquilibres temporaires et dont l’action a un effet de nivellement. Quand un économiste parle de spéculation, il désigne la bienfaitrice bien entendu. Mais comment distinguer l’une de l’autre ?

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