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Bourses : un vigoureux rebond, mais qui s’essouffle

À 16h30.
Le Financial Times a encore en titre dans sa version en ligne « Les actions américaines ont repris 4% après une chute historique », alors que le rebond en question n’est plus que de l’ordre de 1%. La raison : l’information qui se diffuse relative au degré d’impréparation de pays devant la pandémie. « Pire que l’Iran ! » affirment certains experts à la télévision. La pire insulte !

À 16h30.

En Europe, le rebond est plus solide, même s’il s’effrite en séance.

… Et finalement, en clôture, il ne reste pas grand-chose du rebond :

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Bourses : de la catastrophe au cataclysme

Les bourses américaines ont ouvert en très forte baisse alors que les bourses européennes s’enfonçaient toujours davantage au cours de la journée : la finance évalue les pertes économiques qui se profilent. Nous sommes entrés dans le rarement vu en matière de plongée sur les marchés boursiers.

Et apparemment, on n’avait encore rien vu. La clôture des marchés européens :

En clôture.

De son plus haut (6.110), le 19 février (il y a moins d’un mois) à aujourd’hui (4.044), le CAC 40 a perdu 33,8%, soit un peu plus du tiers de sa valeur. Ce sont là des chiffres qui font très mal.

P.S. C’était seulement avant-hier que la question m’était posée : « Est-on déjà dans une crise financière ? ». Le temps passe décidément à vive allure ces jours-ci !

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Bourse : la vraie déroute !

En clôture.

Le pétrole ayant perdu 30% de sa cote, entraîne le reste à sa suite. Sauf l’or bien sûr.

La baisse à la Bourse conduit les investisseurs à se précipiter vers les obligations, américaines en particulier : les Treasury Bonds. En effet comme les obligations sont les reconnaissances d’une dette remboursable, leur prix ne peut pas tomber à zéro – comme c’est effectivement le cas pour une action – à moins que l’État ne fasse défaut sur sa dette (ne soit plus en état de rembourser à l’échéance). D’où l’intérêt pour les obligations américaines, à partir du sentiment que les États-Unis ne feront jamais défaut sur leur dette (encore qu’avec Trump ! …). Du coup le rendement des Treasury Bonds à 10 ans est tombé à 0,4% ce matin, menaçant d’aller rejoindre les taux négatifs européens.

Rappel : pourquoi le rendement des obligations tombe-t-il quand la demande est forte ? Parce que l’État émetteur trouvant plus facilement preneur pour sa nouvelle dette va pouvoir l’émettre à un taux plus bas. Selon le même mécanisme – mais cette fois-ci en sens inverse – quand les taux baissent, le prix des obligations croît : parce que celles qui sont déjà en circulation, ayant un coupon (= taux) plus élevé que celles que l’on va émettre sont plus précieuses par rapport à elles *.

* Retenez bien cette explication : elle est connue à l’intérieur des banques, mais on ne la voit mentionnée nulle part ailleurs.

Mise à jour à 14h : Une petite note sur The Guardian, rappelant aux détenteurs de retraites privées qu’ils viennent de perdre … 10% de leurs sous, alors que les retraites garanties par l’État sont bien entendu intactes … même si les événements de ces jours-ci, ajoute le texte, inciteront l’État à relever un jour les charges.

Mise à jour à 15h10 : Les bourses américaines ouvrent là aussi avec des pertes du même ordre, – 6%.

À 19h20.
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