37 réflexions sur « Arrêt sur images, GAMESTOP : “ILS SONT SUR UN TERRAIN BALISÉ PAR L’ADVERSAIRE”, le 5 février 2021 »

  1. Super ça !
    Je fais partie des abonnés alors je vais me dépêcher de voter pour rendre l’émission en accès libre !

  2. Je l’ai vu aussi et je l’ai particulièrement apprécié de bout en bout. Un excellent moment ! Pour la précision de M.Jorion qui a su traduire en mots abordables la complexité de l’affaire et le plateau toujours appréciable des intervenants avec M. Schneidermann et M. Midena . Je remercie M.Jorion pour son humour opportun – la casquette retournée ! – ce qui a donné de l’oxygène à la démonstration claire, humaine et cependant à juste titre sans illusion sur le phénomène si encensé par cet espace paradoxal que sont devenus les médias mainstream. La leçon fut effectivement tranchante, claire et nette : ” On ne renverse pas Wall Street de l’intérieur de Wall Street “. J’ai bien apprécié aussi l’intervention du second invité – Alexandre Delaigue, professeur à l’Université Lille 1 – surtout à la fin lorsque amicalement cuisiné par M.Schneidermann, il semblait qu’il n’avait pas lui-même réfléchi à une question lourde de conséquence où sa supposée ” neutralité professorale ” lui est apparue à la conscience comme un leurre.

    Complémentairement, après avoir vu l’émission en question sur le site ” Arrêt sur Images ” l’on peut voir ou revoir avantageusement cette autre excellente vidéo de Paul Jorion invité par l’ Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Notre méditation s’approfondira encore en qualité :
    https://www.pauljorion.com/blog/2020/01/03/video-institut-de-theologie-orthodoxe-saint-serge-crise-du-monde-de-leconomie-capitaliste-le-19-septembre-2019/

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    1. J’ai regardé l’émission moi aussi et tout en comprenant la position de Paul Jorion, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que l’insistance sur l’impossibilité de renverser Wall-Street de l’intérieur de Wall-Street a fait rater une occasion d’enfoncer certains clous.

      Nous le savons sur ce blog, Paul Jorion prêche pour l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix. Il a d’ailleurs rappelé à la fin de l’entretien que l’on pourrait bien, pour ce qui concerne la bourse, passer au fixing. Or, cette affaire GameStop met en lumière un épisode de paris sur les fluctuations de prix qui s’achève à la défaveur de l’establishment qui a toujours prétendu (comme Alexandre Delaigue à la fin) que c’est un casino pour gens sérieux, soit toute la différence entre un bon chasseur et un mauvais chasseur dixit les Inconnus.

      Il me semble donc que cet épisode peut contribuer à faire passer auprès du grand public mais également pour des élus dont certains ont manifesté un peu d’enthousiasme (je pense à AOC notamment), la nécessité de se pencher sur cette question des paris sur les fluctuations de prix.

      Je crains qu’il ressorte de l’échange que la bourse est une affaire de spécialistes qu’il faut décidément laisser aux spécialistes et que les paris sur les fluctuations de prix ce n’est pas le sujet. Naturellement, j’espère me tromper.

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      1. Il faut parer au plus pressé : dans le contexte de l’émission il m’a semblé que c’était d’attirer l’attention sur le fait que “les révolutionnaires qui allaient abattre Wall Street” n’étaient que la plus récente promotion de gogos qu’on s’apprêtait à plumer.

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  3. Est ce que P.J l’a fait exprès ?
    Si oui, c’est du troll qui frise le génie.
    Si non, c’est l’effet de l’ironie du sort… ou l’expression d’une loi d’airain de la stratégie (qui veut qu’on ne puisse volontairement détruire un système de l’intérieur).
    Dans tous les cas, le présentateur d’Arret sur Images a dû se remémorer quelques vieux souvenirs pas agréables du tout.

    Je parle de la brutale passe d’armes entre mr Bourdieu et mr Schneidermann, qui s’était fait vertement remettre à sa place par un “On ne critique pas la TV de l’intérieur”. De mémoire, longtemps après, Schneidermann avait dû se rendre à l’évidence (“arret sur image” illustrant à la perfection le propos de Bourdieu).

    1. Lisez La transmission des savoirs (1984) de Geneviève Delbos et Paul Jorion : un ouvrage tout entier bourdieusien. (Tout comme les Éditions du Croquant d’ailleurs où je publie depuis 12 ans).

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  4. Un peu hors sujet. Malheureusement, avec ces nouveaux types de courtiers en ligne, il faut faire attention de ne pas se brûler :

    https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/le-courtier-en-ligne-robinhood-poursuivi-suite-au-suicide-d-un-trader-amateur-20210209


    Alex Kearns, un étudiant de vingt ans, avait mis fin à ses jours le 12 juin dernier après avoir découvert que son compte sur Robinhood affichait un solde négatif de plus de 730.000 dollars.
    (…)
    Selon le document, le jeune homme ne devait pas cet argent mais était trop inexpérimenté pour comprendre le relevé envoyé par Robinhood.

  5. Bonjour à tous,
    Question: comment la plate-forme Robinhood peut-elle offrir des transactions boursieres gratuites ?
    Réponses dans le vidéo de Mr Mitteau.
    https://www.youtube.com/watch?v=EGs5kYYw6d8&t=138s
    Pour aider ce youtubeur je n’en dis pas plus que Mr Jorion dont la réponse large est “au détriments des gogos qui l’utilisent”, pour les détails techniques: Mr Mitteau !
    Comme la video est un peu longue et qu’une bonne partie n’apprendra rien aux lecteurs de ce blog, c’est dans le segment qui commence à 27mn 20 secondes…
    Cordialement.

  6. J’ai noté comme signifiant :

    ” ce n’est pas en s’attaquant à Wall Street qu’on se débarrassera du capitalisme” .

    1. J’ai dit “À Wall Street le terrain est balisé en défaveur des adversaires du capitalisme” (une tournure de phrase qui a plus à Schneidermann puisqu’il l’a reprise dans la discussion, et ensuite en sous-titre) et j’ai paraphrasé ensuite : “Wall Street, ce n’est pas l’endroit où attaquer le capitalisme pour s’en débarrasser”.

      1. Je n’étais pas trop loin de la paraphrase en la paraphrasant .

        Mais votre formulation ajoute , en le sous tendant , qu’il y a au moins un autre endroit pour s’attaquer plus efficacement au capitalisme . Le(s)quel(s) ?

          1. J’y ai bien aussi pensé ( 11 ans déjà , presque 12 ) mais c’est bien là aussi une solution qui “s’attaque à la bourse”, et pas que Wall Street .

            Certes de ” l’extérieur “.

            J’ai imaginé un instant que l’allusion pouvait viser autre chose . Si vous avez passé la modération , c’est que le taulier vous a fait son porte parole ( un comble pour un Grotroll) , et je vais donc rester sur l’action volontariste de puissance publique , via l’interdiction des paris relatifs à un prix , qui est totalement dans le sujet de l’émission d’arrêt sur images .

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            1. Je te rassure, mon surnom est en rapport avec les trolls tolkiennistes, hérité d’avant même l’avènement d’internet, et n’a aucun rapport avec les inventeurs du fil à couper le beurre qui mettent de l’animation sur les forums, même si je suis sûr d’avoir des prédispositions naturelles pour faire de même (la preuve, je me permets de te tutoyer alors que tu m’as vouvoyé ^^ ).

              Je t’avoue aussi que j’ai toujours eu le secret espoir enfantin que l’on trouve LE truc, la brique de base, qui permettrait d’amener toutes les autres briques naturellement à compléter le mur du changement qui aboutirait à un monde meilleur (utopistes de tous les pays, unifions-nous 😉 .

              Il y a quelques temps, quand le regretté François Leclerc était encore des nôtres, Paul avait lancé un fil de discussion sur ce qu’il faudrait mettre en place pour amorcer un changement, et j’avais naïvement proposé d’obliger les responsables politiques à la franchise. Comme quoi, je suis tout sauf une référence… ^^

  7. La Bourse est en train de battre ses records

    – le DAX allemand
    https://www.abcbourse.com/graphes/eod/DAXf/lc7

    – le WS 30
    https://www.abcbourse.com/graphes/eod/DJIAx/lc2

    – le Nasdaq Composite qui a doublé depuis le 23/03/21
    https://www.abcbourse.com/graphes/eod/IXICu/lc9

    – le S&P 500
    https://www.abcbourse.com/graphes/eod/SPXu/lc9

    – le NIKKEI
    https://www.abcbourse.com/graphes/eod/KKYp/lc9

    – le BOMBAY BSE30
    https://www.abcbourse.com/graphes/eod/BSESNp/lc9

  8. J’avoue être assez dubitatif après avoir vu cette émission.
    D’abord, le présentateur, vraiment un animateur et rien d’autre : il semble ne pas vraiment connaitre ce dont il parle (j’ai tiqué par exemple quand il a taxé les punks de faire partie de la mouvance d’extrême-droite) , et ne penser qu’à suivre le plan qu’il a établi sans jamais en dévier, en ne relevant que les formules qui lui semblaient punchy, et en laissant de côté tout le reste. Après, il m’a vraiment donné l’impression de ne pas beaucoup s’intéresser aux 2 invités, de ne leur laisser qu’un minimum de place, pour remplir les trous : est-ce seulement moi ?
    Ensuite, et peut-être est-ce du au peu de place accordée aux invités, je n’ai pas trouvé l’intervention de M. Jorion très performante, ni assez claire. Je détaille : pour moi, ça allait, je suis depuis assez longtemps ses propos sur ce blog et j’aime beaucoup son éclairage sur beaucoup de points, mais si je me mets à la place de gens qui ne le connaissent pas, j’ai l’impression que ça ne pouvait pas passer. A vouloir trop en dire avec un contenu trop dense, en parlant (un peu) trop vite, à cause d’un temps d’intervention trop limité, je crains que ce ne fut plus confus que clair (exemple, le parallèle avec la croisade des enfants) : là encore, c’est peut-être moi ? Et les esquives à certains moments ne m’ont pas paru avoir un résultat positif, même si les messages à délivrer à la place étaient plus importants que les réponses aux questions éludées (par exemple, quand le présentateur demande sur quoi Roaring Kitty pouvait être épinglé).
    Est-ce à cause du format TV ?

    1. Dans certaines de ces émissions, l’invité est juste un faire-valoir pour le présentateur. Si par accident il devient la vedette de l’émission, il n’est plus jamais invité (ou alors seulement onze ans plus tard).

      Certaines de ces émissions sont préparées de la manière que je vais dire. Un assistant appelle un spécialiste de la question et lui dit la chose suivante : “SI ON VOUS INVITAIT que diriez-vous ?” Après qu’il a bien expliqué, on lui dit : “On vous revient sans faute”, et on ne lui revient jamais. Si ce spécialiste a alors la curiosité de regarder l’émission, il s’apercevra que le présentateur ne fait que répéter ce qu’il avait expliqué lui à l’assistant.

      Mais il y a une chose très amusante, ce que les situs appelaient “détournement”. L’un ou l’autre de ces spécialistes, qui aura été situ à un moment de sa vie, souvent “contacté” mais rarement “invité” aura mis au point une tactique astucieuse qui lui permet de “forcer la main” de celui qui le “contacte” sans réelle intention de l’ “inviter”. Et le spectateur a le moyen de deviner quand il se trouve en face de ce genre de configuration : il y aura alors inévitablement des effets d’écho, parce que ce que l’invité dira sera aussi le texte qui a été préparé pour le présentateur par son assistant. Cela peut même devenir du plus haut comique, comme l’invité disant : “Une chose à laquelle vous n’avez pas pensé c’est ceci…” et des images apparaissent alors magiquement en fond qui illustrent en temps réel cette chose à laquelle le présentateur “n’a pas pensé”… Pourquoi ? parce que les images étaient prêtes pour le présentateur lui-même dont le texte préparé était évidemment identique 😀 .

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      1. Oh merci ! Merci, merci, merci !
        J’apprécie beaucoup que vous ayez pris le temps de répondre. Je doutais de ce que j’avais ressenti, surtout en lisant des commentaires positifs sur l’émission, mais grâce à votre singulière bienveillance, les choses reprennent sens (!) .

        Je n’avais osé écrire noir sur blanc qu’en regardant cette émission, j’avais été viscéralement rebuté par ce présentateur. Et en lisant seulement la première phrase de votre réponse, cela m’a rappelé que je devais plus souvent faire confiance à mon instinct pour ce genre de chose. Et par ricochet (marrant comme le cerveau fait des associations) j’ai même un souvenir qui est remonté à la surface, d’avoir naïvement essayé de vous prévenir que j’avais eu le même genre d’avertissement instinctif à propos de Raphaël Glucksmann, à l’époque de l’épisode Place Publique.

        Rétrospectivement, le fait que la caméra revienne toujours sur le visage du présentateur me saute au visage comme un acte parfaitement narcissique de sa part. Purée, Pierre Carles avait vraiment raison sur toute la ligne…
        Et je sais maintenant pourquoi j’ai littéralement détesté ce moment où cet animateur est tout content de lui parce qu’il lance une séquence en croyant vous surprendre, alors même qu’il était évident que pour pouvoir préparer ce montage, il devait connaitre vos propos à l’avance : quelle arrogance !

        Quand vous dites “certaines de ces émissions”, j’imagine que vous voulez dire une majorité, ou est-ce moi qui vois le verre à moitié vide ?
        Sinon, j’ai retrouvé la référence à 11 ans plus tard ^^
        https://www.pauljorion.com/blog/2010/02/19/paul-jorion-ce-soir-a-arret-sur-images/
        En tout cas, j’aurai aussi appris une chose à laquelle je ne m’attendais pas : le présentateur ne s’abaisse même pas à prendre contact avec ses invités avant l’émission. Il vit dans sa tour d’ivoire ?
        Et encore une autre : les situs. J’ai encore découvert un autre courant de pensée grâce à vous ! Vous avez fait partie de l’internationale situationniste ?

        J’ai encore une question naïve : comment faites-vous ?
        Pour supporter aussi stoïquement (en public à tout le moins) de tels comportements. Pour prendre sur vous (parce qu’avec votre zébritude, je sais que vous ne pouvez pas vous empêcher de souffrir pour les assistants que vous savez maltraités, en tout cas au minimum exploités). Pour vous confronter à cette société du « spectacle [qui] est la religion de la marchandise » pour essayer de faire passer votre message. Pour espérer sortir indemne de ces confrontations.

        Et une vague suggestion : envisageriez-vous de participer à une émission d’encore plus spectacle, genre Quotidien ?

        PS : comme j’ai l’impression que pas grand monde ne viendra consulter ces commentaires ici, je me permets (non mais, quelle outrecuidance de ma part 🙂 d’ajouter ceci : je n’ai pas souvenir de vous avoir jamais vu évoquer le “cas” Mike Oldfield dans votre rubrique musicale (j’ai écrit ce commentaire en écoutant Hergest Ridge) ?

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        1. Le situationnisme. J’ai 12 ans quand sort le premier numéro de la revue Internationale situationniste. J’achèterai les anciens numéros 4 ans plus tard. Par contre, je lis un exemplaire de De la misère en milieu étudiant au moment de sa sortie en 1966. Le situationniste Constant Nieuwenhuys (1920-2005), préalablement membre fondateur de CoBrA est également revendiqué par Provo, auquel je participe marginalement en 1966 et 1967 (j’ai alors 20 ans).

          1. Ah oui, vous êtes tombé dans la marmite très jeune, un peu comme Obélix, sauf que vous, vous avez pu continuer à vous en abreuver toute votre vie ^^
            Je dois avouer que je vous envie un peu d’avoir eu la chance de connaitre toutes ces choses très jeune ;p
            Mais de manière positive, hein ! J’adore pouvoir découvrir toujours de nouvelles choses grâce à vous, de mettre mes croyances et illusions en perspective et en question, un exercice sain s’il en est !
            Continuez comme cela, à vous abreuver ET surtout à partager avec nous toute cette culture, toutes ces informations, ces réflexions, avec un éclairage intelligent et pertinent (un vrai luxe de nos jours, vraiment !)
            Merci

        2. Ben Grotroll, c’est le pied pour un anthropologue, ce genre d’émission, non ?

          Pas besoin de faire du scoutisme exotique post-Bronisławien (Malinowski) pour voir des tribus à rites très parlants, et le tout très… “castesque” .

          Sinon, pour Oldfield, seulement tangenté via le frangin qui m’avait fait plus plonger dans d’autres facettes du “jazz-rock progressif” (King Crimson, Fripp, Eno, ces deux derniers qui ont d’ailleurs pas si mal tournés en combinant leur fond british et leur perceptions “avant-guardistes”, Eno surtout je dois dire).

          L’époque avait aussi l’avantage de goûter au son électronique sans avoir saturé ses oreilles (Autre exemple : Atom Hear Mother des pink floyds, on imaginer la même dynamique que les Bach (JS Bach et les autres) mis aux claviers d’orgues de plus en plus riches en sonorité, à Leipzig et ailleurs). Et aussi sans avoir saturé sur la rythmique à 128 la noire, l’unique sur laquelle, semble-t-il, on “tienne” une boite de nuit ou un dance floor (quand ça existait).

          1. Oui, avec tout cet éclairage, je me rends compte qu’il y a un vrai travail d’anthropologie à réaliser au travers de ce microcosme. Je n’y aurais jamais songé sinon.

            Côté musical, oh oui, je suis tellement d’accord avec toi : quand je vois comment ça a tourné pour Jean-Michel Jarre (“à 128 la noire” comme tu le dis si bien), alors qu’initialement il était parti sur une autre utilisation du synthétiseur…
            Pour Mike Oldfield, as-tu jamais essayé l’album “Platinum”, par exemple ?

            Par ailleurs, merci à toi pour tes interventions pertinentes sur le blog 😉

            1. Ah, non, Oldfield ça fait longtemps.

              De fait, je suis fâché avec les casques et ça limite mes doses de zique (sauf qu’en j’en joue un peu) aux lives maintenant pulvérisés.

              Mais ça passe assez bien à l’instant sur des petites enceintes !

              J’ai plus généralement avec le confinement retrouvé avec plaisir des bons youtube , par exemple de la Rhapsodie in Blue,
              et ce qui m’a étonné et que c’était avec des vastes variations de style d’interprétation, autrement que ce que je “pensais”.
              Avant, j’attribuais ces variations à une sorte d’évolution historique “1950 vs 2000”, le style Oïstrakh (violon) ou Horowitz (piano) ne peut pas se comparer à
              celui des gens modernes parce que les oreilles ont évoluées d’une certaine façon, comme le parler “année 50” dans les films français.

              Mais là, non, on se rend compte avec tout ce que le web fournit de la gamme d’interprétation réellement possible.
              Et c’est étonnant car un autre credo disait que depuis qu’on a plein d’enregistrements, un gros biais est de se caler
              sur “le meilleur” et de ne plus tolérer les autres, ni les débuts de fausses notes dans les passages difficiles parce que tels maestro maestrissime a fait un zéro faute.
              Richard Sennett en parle, il a rate de peu d’être violoncelliste, il s’est fait faire une opération pour “mobiliser” un doigt qui a foiré très classiquement semble-t-il).
              Le cas de la Rahpsodie in Blue rend bien la question d’une “dynamique d’affect”, reliant, comment dire, le sublime et le vécu.

              Le démontage musical de ce morceau est aussi assez intéressant (moi qui n’ai jamais réussi à me couler dans des lots de 4×4 mesures…): ici
              https://www.youtube.com/watch?v=vv6GcsLxMiQ
              Et cette version polonaise d’étudiants est chouette aussi :

              https://www.youtube.com/watch?v=bK8jihRMFWw

    2. Je ne partage pas votre appréciation sévère sur la “mise en page” de l’émission par “l’animateur” , et si la multiplication des intervenants ne facilite pas la cohérence d’un entretien , j’ai trouvé qu’ici les temps et occasions de parole étaient correctement distribués , pour peu que les interviewés se mettent dans le rythme , ce qu’ils ont globalement réussi .

      De fait , étant deux “experts avérés” , ils ont tenu des discours assez voisins , en tous cas pas violemment antagonistes . On a par contre senti que l’un et l’autre ” enfermait” leurs réponses dans le schéma imposé de la bourse et du système financier tels qu’ils sont , ce qui a pu introduire une forme de ” non exposé ” de la bourse et des comportements ” souhaitables” .

      Je vous rejoindrai par contre pour dire qu’un ” non initié ” débarquant sur l’émission , ne l’a sans doute pas reçue comme les lecteurs du blog ou comme les étudiants de Monsieur Delaigue l’ont entendu . Il serait d’ailleurs intéressant de connaitre et estimer les retours sur émission que les abonnés habituels d’Arrêt sur images ont pu retournés sur ce média .

      1. Je tiens à le préciser, je ne compte pas utiliser le tutoiement comme une arme dans nos échanges. J’espère seulement que cela permettra d’augmenter la cordialité de ceux-ci. Mais si cela te perturbe d’une quelconque manière, n’hésite pas à me le préciser. Et merci de m’avoir proposé ton ressenti sur le visionnage de cette émission, parce que j’avoue m’être pas mal interrogé à sa suite, sur comment les autres l’avaient perçu. J’apprécie ton geste.

        Je ne pensais pas avoir émis une appréciation sévère sur le formatage de l’émission. En effet, je me dois de constater que l’homme a 25 ans (!) d’expérience rien que sur cette émission. Il me semble donc évident qu’il en connait tous les rouages pour en faire un produit bien ficelé (si je puis me permettre). Je ne questionne pas non plus le rythme. La marchandise délivrée est carrée, coche toutes les cases de ce qu’on peut attendre de ce genre de produit, bref c’est pro !

        Non, là où j’ai viscéralement eu du mal, c’est sur le dirigisme extrêmement rigide du présentateur. Et je comprends mieux pourquoi après les éclaircissements de notre MAT (Maitre à Tous ;p ). L’animateur suit ses fiches (préparées par ses esclaves) à la virgule près, le temps d’intervention de chaque personne est minuté à la seconde, ce qu’ils vont dire est prévu à l’avance, avec interdiction de sortir du cadre des propos retenus par les assistants qui ont pris la peine de contacter les invités au préalable, le présentateur coupe la parole sans vergogne quand il croit pouvoir briller en disant quelque chose qu’il croit intelligent (ou son plaisir malicieux à casser du Jorion sur le coup du “charognard”, attaque gratuite sur la forme sans s’intéresser au fond), en ne leur permettant même pas de terminer le fil de pensée qu’ils ont entamé et surtout ne laisse aucune possibilité de développement aux propos des invités.
        Bref, c’est avec l’utilisation du format, même si celui-ci est maitrisé, que j’ai du mal : la forme, telle qu’elle est utilisée ici, torpille le fond et me donne l’impression de ne servir qu’à glorifier le présentateur. Je n’ai même pas eu l’impression de ressortir du visionnage en ayant les idées plus claires sur le sujet !

        Pour le professeur d’économie Delaigue, je compatis à son sort. Ses étudiants qui auront visionné cette émission n’auront pas acquis une meilleure image de lui, loin de là, à mon sens en tout cas.
        Pour les lecteurs du blog, ils connaissent les pensées de notre MAT et n’auront pas retiré (là aussi à mon sens) grand chose de son intervention. J’ai l’impression qu’il n’y a que le fait qu’il a été invité à une émission ayant une certaine renommée qui sera retenu, même si j’ai apprécié qu’il précise comment Robinhood se faisait de l’argent, les médias mainstream n’ayant pas évoqué ce point à ma connaissance. Mais je me trompe peut-être.

        Oui, toute la problématique me semble être : cela a-t-il servi son propos que notre MAT se fasse violence (en tout cas y consacre du temps et de l’énergie) et soit utilisé dans cette émission ? Je sais qu’il n’y a pas de mauvaise publicité, seulement de la publicité, mais le message a-t-il pu passer clairement auprès des spectateurs classiques de l’émission ? Et là, j’avoue avoir un gros doute. Auront-ils retenu l’image d’un intervenant qui était intéressant à suivre, je suis à peu près sûr que ce n’est pas le cas, le formatage de l’émission desservant les invités.

        Pour les quelques commentaires d’abonnés, si ça t’intéresse :
        https://www.arretsurimages.net/discussions/gamestop-ils-sont-sur-un-terrain-balise-par-ladversaire

        J’espère en tout cas avoir réussi à être assez clair, je n’ai évidemment pas les capacités de notre MAT (^^) à formaliser ma pensée. Alors s’il y a un doute sur ce que j’ai voulu dire, n’hésite pas à m’interpeller sur la forme que j’ai utilisée pour déterminer si le fond était bien mis en évidence.

        1. Les commentaires (que j’ai lu à l’instant) me confortent que c’est une bonne idée de passer dans ce genre d’émission. Ça permet de voir aussi l’opinion commune : “La bourse n’est plus un moyen de financement des entreprises depuis longtemps”, ce qui est complètement faux bien entendu : GameStop et les autres ont eu besoin de l’argent que leur a procuré leur entrée en Bourse.

          1. J’ai lu aussi et effectivement ,il y a encore du boulot pour expliquer les ressorts et réalités du système financier et économique actuel .
            Dans la mesure où l’ignorance ou l’illusion font les délices du système , la naïveté crasse autocentrée de certains effarouchés , qui croient faire mal là où ils font rire , promet de longs jours heureux au capitalisme .
            A quoi qu’ils s’attaquent ( et en particulier Wall Street ) , ceux là jouent contre leur camp sans le savoir . On ne part pas en guerre sans juger correctement l’adversaire .

            @ Grotroll :

            Me tutoie ou me vouvoie ou m’ignore qui veut , ça ne change pas trop ma perception des arguments .
            De mon côté , je vouvoie systématiquement tout le monde et ne tutoie que les êtres qui mes sont chers et amis ( éprouvés) ou , a contrario , les gens que je hais assez pour le leur faire comprendre ( rarissime) . Pour ceux qui me semblent être des dangers irrécupérables , je passe mon chemin et garde une main sur le révolver . Deux ou trois fois dans ma vie , c’est allé jusqu’au combat avec l’intention de tuer , mais heureusement il y a eu du monde pour éviter le pire . La première fois j’avais 4 ans , la seconde 17 ans en taupe , la troisième 30 ans et ça c’est fini à l’hosto pour moi et pour l’autre ( on n’était pas dans la même chambre ) . Rien depuis .
            Mais j’avais bien compris votre sentiment sur l’émission .

            1. Bon, et bien j’espère que je n’aurais jamais l’honneur d’être tutoyé par votre personne, pour ne pas prendre le risque de finir sur le carreau ^^

          2. En quoi la Bourse serait un moyen de financement des entreprises, quand vu globalement les flux financiers (investissements monétaires, dividendes) seraient plutôt négatifs ?
            Pour ce qui est de l’innovation elle se finance par des start-up hors de la Bourse, l’introduction permettant au contraire aux financiers initiaux de s’en extraire et d’extraire un résultat financier : tout le contraire !
            Quand la capitalisation boursière de Tesla dépasse celle de Toyota, celà correspond il à de l’argent réel ? à un financement réel de l’industrie automobile ?

  9. Bonjour

    Pour compléter l’information sur le GameStop short squeeze

    https://en.wikipedia.org/wiki/GameStop_short_squeeze

    “Causes possibles :
    Parmi les facteurs suggérés, mentionnons la culture de prendre des paris massifs sur le marché boursier dans l’espoir de faire de l’argent rapidement, la colère de certains investisseurs à l’égard des hedge funds de Wall Street pour leur rôle dans la crise financière de 2007 et 2008 ou la démocratisation générale du marché boursier couplée à la capacité des retail traders à communiquer instantanément à travers les médias sociaux .”

    Les pertes sur les positions courtes dans les entreprises américaines ont dépassé les 70 milliards de dollars. Les données de la société d’analyse d’actions Ortex ont montré qu’au 27 janvier, il y avait des positions courtes à perte sur plus de 5 000 entreprises américaines:
    https://www.reuters.com/article/us-retail-trading-shortbets-idUSKBN29X1SW?taid=6012f37e9ac87d000147d4e3

    Le positionnement de Robinhood :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Robinhood_(company)#2021_short_squeeze

    D’autres conséquences:
    https://en.wikipedia.org/wiki/Koss_Corporation

    Au cours de la Gamestop Short Squeeze2021 , les dirigeants et les administrateurs de Koss ont gagné 45 millions de dollars en vendant des actions de la société. C’est plus que la valeur de la Société Koss à la fin de 2020

  10. @Ruiz : bah seul le marché primaire, donc l’émission initiale d’actions à l’introduction de l’entreprise en Bourse, ou une émission supplémentaire d’actions lors d’une augmentation de capital contribue effectivement au financement de l’entreprise.

    Le marché secondaire, non, de ce que je comprends.

    Donc si Tesla émet pour 1 milliard de $ d’actions lors de son introduction en bourse, quand des types se les revendent sur le marché secondaire de sorte que la cotation augmente et que la capitalisation boursière atteigne 30 milliards de $, les 29 miyards de différence ne rentrent pas du tout dans les comptes de Tesla selon ma compréhension. – et même cette somme n’a pas eu besoin d’être échangé dans sa totalité.

    Dans un monde “rationnel”, la cotation ne devrait refléter que l’espérance des dividendes à venir, je pense, mais dans la réalité… Par exemple quand des industriels ou des financiers se précipitent pour acheter des actions de journaux, vu l’état financier de la presse en France, c’est certainement pas pour les dividendes que ça va leur rapporter.

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