Archives par mot-clé : Gilets jaunes

Réflexions sur Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité d’Aurélien Barrau, par Dominique Temple

Ouvert aux commentaires.

J’admire l’art avec lequel vous associez des informations d’origine très différente, montrez leur convergence et révélez l’ampleur de la tragédie promise à la nouvelle génération, comme la sirène avant les bombes, souvenir des années de la guerre mondiale : le but principal de votre essai est atteint. Et, mieux encore, dans la deuxième partie de votre texte, vous proposez des solutions pour écarter le danger. 

À la page 65 de votre livre vous écrivez : « Une des causes essentielles de l’inaction vient de la controverse sur les causes du désastre. Chacun a son analyse. L’origine évidente est pour les uns le capitalisme, pour les autres la démographie, pour d’autres encore la religion, etc. Le fait est que nous ne nous mettions jamais d’accord sur les causes. Autrement dit : si nous attendons que la grande cause (sachant que chacun pense avoir identifié ce qu’elle est) soit traitée en profondeur avant d’agir, nous n’agirons jamais. (…) Pour une fois, je crois qu’il faut renverser l’ordre usuel et s’attaquer aux conséquences – la négation de la vie et de l’avenir –  avant de s’attaquer aux causes. Agissons. Agissons maintenant en ciblant les effets et nous verrons bien quel système permet d’y parvenir. Commençons par la fin et cela éclaircira l’origine. Sans aucun doute, la mutation devra être profonde

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« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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« Que faire ? Que faire ? », le 5 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Que faire ? Que faire ? », le 5 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 5 mai 2019 et mon exposé d’aujourd’hui s’intitulera « Que faire ? Que faire ? ».

Vous l’avez vu – je commence par là – les listes pour le Parlement européen ont été déposées et sur aucune de ces listes, vous ne trouverez mon nom. Alors, la tentation de la nature humaine, c’est de dire : « Eh bien finalement, je n’ai pas vraiment essayé ! » mais là, vous me diriez : « Non, non, M. Jorion, vous avez essayé et vous avez consacré beaucoup d’énergie au cours des mois derniers à essayer de vous trouver sur une de ces listes et vous  n’avez pas réussi ! » et je vous dirai : « Monsieur ou Madame, vous avez parfaitement raison : je me suis donné beaucoup de mal ! ». J’ai essayé d’avoir un débat public avec M. Hamon dont vous vous souvenez peut-être, qui a été décommandé à la dernière minute – pas par moi. J’ai eu l’occasion de passer une soirée à discuter avec M. Hamon. J’ai eu l’occasion de plusieurs conversations assez longues avec M. Olivier Faure. J’ai eu M. Paul Magnette au téléphone, M. Di Rupo aussi et vous m’avez vu me joindre au mouvement Place Publique qui s’est créé en France. J’ai participé à l’échelon local, dans le Morbihan où j’habite. J’ai participé même à une réunion – je suis revenu spécialement un jour où j’étais à Bruxelles – pour participer à une réunion à Lille aux côtés de Claire Nouvian. Des amis à moi ont lancé une pétition que vous avez été nombreux, dans le cadre en question, à signer, appelant le Parti socialiste et Place Publique à me mettre en position utile sur leur liste.

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Piqûre de rappel : Les nervures de l’avenir, le 2 mars 2010

Ayant lu l’actualité d’aujourd’hui, j’entreprends d’écrire un billet, quand, au bout de deux phrases, je me dis que ce billet, je l’ai déjà écrit. Me mettant à sa recherche, je le retrouve en effet. Il date de près de dix ans. C’est dire si l’on avance ! Il y avait eu à l’époque, 128 commentaires. Premier post : Le capitalisme (I) – Les nervures de l’avenir. Ouvert aux commentaires.

Dans « La raison dans l’histoire » (1837), un ouvrage posthume composé à partir de notes de cours, Hegel observe que « … ce que l’histoire et l’expérience nous enseigne, c’est que ni les peuples ni les gouvernements n’ont jamais rien appris de l’histoire, et encore moins agi selon ses leçons ». C’est vrai : s’il en avait été autrement, aucune civilisation ayant gardé le souvenir de celles qui l’ont précédée ne serait jamais morte.

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Que faire ? Que faire ?

Elections européennes
Extinction du genre humain

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Manifestation du 1er mai à Paris : témoignage et commentaire, par Erx

Ouvert aux commentaires.

Attention, âmes sensibles s’abstenir :

Ce qui confirme, s’il en était besoin, que nous sommes dans l’inhabituel …!

Voici un petit témoignage et commentaire par rapport à la manifestation du 1er mai dernier à Paris. Et d’abord une première remarque sur la différence « d’ambiance » entre cette manifestation et celles qui ont eu lieu les deux dernières années par exemple, où par contraste, celles-ci étaient en général très bon enfant. La composition des manifestants m’a semblé beaucoup plus diversifiée, plus jeune aussi, moins centrée sur les syndicats. La tension m’a parue très palpable, et dès le départ à Montparnasse, j’avais senti que cela pouvait vite dégénérer.

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Salut & Fraternité, « Réciprocité et redistribution : la gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable » – Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin, N°105, avril-mai-juin 2019

« Réciprocité et redistribution : la gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable »

Partons du constat que les inégalités de répartition des richesses, la raréfaction du travail et la polarisation de la société, trois phénomènes liés, s’accélèrent et ne vont cesser de s’accélérer au cours du XXIe siècle avec l’automatisation des processus de production. Les réflexions se multiplient et les questions de société émergent : comment dissocier travail et subsistance décente ? Comment assurer un socle commun d’accès aux biens fondamentaux à la vie ? Certains proposent le revenu universel, nous proposons la gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable : alimentation, logement, vêtements, santé, éducation, transports et, aujourd’hui, connectivité.

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« Sommes-nous dans le très inhabituel ? »

Hier j’étais à Paris, j’ai signé 150 exemplaires de « Mes vacances à Morro Bay », à envoyer à des journalistes, tâche épuisante mais signe de confiance très appréciable de la part de l’éditeur.

J’avais invité quelqu’un à déjeuner. Nous avons mangé dans le quartier, au boulevard Montparnasse (les bureaux de Fayard sont dans la rue du Montparnasse), on nous a placés à une table jouxtant la devanture. La vitre en avait été brisée la veille, et le trou avait été comblé par un montage assez astucieux de menus du restaurant. La dame expliquait que pendant que ça castagnait à quelques mètres, les clients s’étaient massés devant la vitrine, inconscients du danger. Les mammifères sont des animaux « scopiques » comme disent les savants. Cela nous intrigue quand il s’agit d’une biche ou d’un lapin dans les phares d’une auto, curieux de voir ce qui va se passer.

Dans le train du retour, j’ai rédigé un papier intitulé du titre que vous voyez en haut : « Sommes-nous dans le très inhabituel ? », revenant en particulier sur le pseudo-assaut de la Pitié-Salpêtrière. Je l’ai terminé tôt ce matin et l’ai envoyé à L’Écho en Belgique qui, jusqu’ici, a toujours publié ce que je lui envoie, et à un journal français – je ne dis pas lequel parce que j’aurais l’air de vouloir faire pression. Pour la première fois, j’ai voulu me prévaloir du fait d’être rattaché à un département d’éthique : j’ai signé « Paul Jorion, professeur associé au département d’Éthique de l’Université catholique de Lille », parce que le jour où l’on ne croira plus à rien, on continuera de croire à des symboles. On va bien voir.

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Gilets jaunes : protestataires et techniciens, le 25 avril 2019 – Retranscription

Retranscription de Gilets jaunes : protestataires et techniciens, le 25 avril 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le jeudi 25 avril 2019 et mon billet va s’appeler « Gilets jaunes : protestataires et techniciens ». Et, bizarrement, ce billet, c’est le billet par lequel je vais vous remercier, comme vous allez l’entendre, pour le soutien que vous m’avez apporté à cette idée, un peu folle a posteriori, que je me présente quelque part sur une liste pour me faire élire, si possible, grâce à vos votes, au Parlement européen.

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Gilets Jaunes : protestataires et techniciens

Merci pour votre soutien à ma campagne pour les élections européennes !

Andrew Feenberg, Technosystem. The Social Life of Reason, Harvard University Press 2017

Greg Jaffe, Capitalism in crisis: U.S. billionaires worry about the survival of the system that made them rich, The Washington Post, le 20 avril 2019

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Macron et les Gilets Jaunes – II. L’éveil, par Dominique Temple

Première partie : Macron et les Gilets Jaunes – I. L’Autre et le Tiers. Ouvert aux commentaires.

II. L’éveil

 Qui du capital ou du travail doit mettre l’autre à son service ? Le capital, répond l’idéologie libérale, parce qu’il est du travail accumulé sous forme de savoirs matérialisés dans les machines : le capital est donc capable de produire la richesse en réduisant la participation de l’ouvrier qui n’est ici considéré que comme de la main d’œuvre. Le capitalisme est même capable de substituer à l’homme la machine à moins de traiter l’ouvrier lui-même comme une part de la machine voire d’en faire un robot humain, mais pour cela la machine doit absorber par la technologie tous les savoir-faire, sauf, du moins pour le moment, l’intelligence qui décide des innovations ou des inventions qui mettent la machine au service de l’homme. C’est aux compétences qu’appartient la création de la valeur pourvu que la valeur soit elle-même soumise à la production de valeur d’échange, et que ces compétences soient ordonnées à l’organisation de la puissance industrielle du capital. Il suffit donc de maîtriser le capital pour être investi de la responsabilité de l’avenir humain. Quel avenir ? La croissance du capital en décidera… répondent les capitalistes.

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Macron et les Gilets Jaunes – I. L’Autre et le Tiers, par Dominique Temple

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I. L’Autre et le Tiers

Lors du “Grand débat” réservé aux intellectuels[1] qu’il avait invités, Emmanuel Macron, Président de la République, estimait que dans une société libérale la question du choix individuel est oblitérée du fait de la tension entre la liberté de chaque individu et la liberté de l’autre lorsqu’il n’y a pas de contrainte collective qui en limite l’arbitraire car dès lors on ne peut juger les choix d’autrui que comme attentatoires à l’idée du commun que l’on se fait de ce qui doit être partagé.  À moins que ces intérêts soient identiques, les définitions du commun sont l’enjeu de forces divergentes en fonction de la différence de ces intérêts. Il veut, assure-t-il, l’épanouissement de la liberté de chacun, normé par la vérité objective. Son projet est la coordination des efforts des uns et des autres, aussi différents soient-ils, pourvu qu’ils contribuent au destin commun en raison de leur complémentarité pour réaliser des objectifs identifiés collectivement. Le commun doit assurer le développement d’un destin individuel dans un destin collectif. Admettons ! Mais se pose la question de savoir qui peut s’approprier légitimement la définition du commun pour pouvoir lui imposer des limites collectives ?

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