« Selon que vous serez puissant ou misérable… »

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Monsieur Jean-Paul Delevoye écrit dans un communiqué : « Mon erreur est d’une légèreté coupable. Je la paie. C’est la dure loi de la responsabilité, de l’exemplarité et de la transparence qui doit s’appliquer à tous, et à moi en particulier. »

Tout cela va sans dire. La question qui se pose est pourquoi avoir enfreint un principe aussi évident et irréfutable que la responsabilité, l’exemplarité et la transparence ? Pourquoi l’erreur semble-t-elle aussi évidente à M. Delevoye aujourd’hui, alors qu’elle lui était encore impénétrable il y a seulement 48 heures ?

Il y a plusieurs explications possibles :

1. M. Delevoye souffrait jusqu’à récemment d’une arrogance de classe qui s’est soudain dissipée
2. M. Delevoye souffrait jusqu’à récemment d’un je-m’en-foutisme qui s’est soudain dissipé
3. M. Delevoye est la victime d’un désir inconscient d’être puni pour des fautes que quiconque a accès à Google découvrira en moins de 5 minutes
4. M. Delevoye est révulsé par l’injustice d’un monde où il lui suffit de prétexter une erreur de jugement passagère pour s’en tirer sans dommage alors que le Gilet jaune Pierre T. disposera d’un an en prison pour réfléchir à l’erreur de jugement passagère qui l’a conduit à dégrader la stèle du maréchal Juin.

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33 réflexions sur « « Selon que vous serez puissant ou misérable… » »

  1. 1.1 M. Delevoye transpire l’arrogance de classe à plein nez, ce qui lui octroie le droit de mentir aux citoyens comme bon lui semble, protégé qu’il est par la justice de classe.

    1. Entièrement d’accord.
      Je rajouterais que les autres membres du gouvernement étaient complices. Ils savaient.
      Ce comportement est malheureusement plus que répandu dans la bande d’inféodés à la macronie.

  2. Bonsoir M. Jorion et vous toutes et tous.

    Dans la quatrième proposition, M. Delevoye est-il seulement « révulsé par l’injustice d’un monde où il lui suffit de prétexter une erreur de jugement passagère », qu’il s’empresse de diluer sous la responsabilité de son épouse (qui gère les comptes), lorsque bien des Pierre T. mutilés à vie, auront une peine d’invalidité, d’incapacité, à vie, et encore si leurs femmes, familles, enfants, ne leurs tournent pas le dos…?

  3. Pierre T. devrait recevoir une récompense pour avoir dégradé le monument de ce sinistre boucher galonné. Qu’on débarrasse les villes de ces hommages de pierre et de bronze à ces généraux et ces maréchaux dont « l’héroïsme » n’a jamais consisté qu’à envoyer la piétaille au casse pipe. Déboulonnons, déboulonnons !

  4. Avec tout mon respect, Il a simplement servi, et ils en étaient tous conscients depuis quelques temps, de lubrifiant de premier choix à l’énorme suppositoire de la réforme des retraites. Il trouvera dans quelques temps une place haut perchée dans une entreprise quelconque. Avec pour sa confiance d’avoir fait le sale boulot nécessaire au bon fonctionnement de la T.I.N.A. Mais il est dépassé par cela sinon il s’est tiré une balle comme Bérégovoy.
    Cocorico

  5. Avec pour sa conscience d’avoir fait le sale boulot nécessaire au bon fonctionnement de la T.I.N.A.
    Mais il est dépassé par cela car il N’a pas assez de substances Pour intériorisé la dépravation du monde qu’elle provoque.
    Ce qui est bien c’est que plus rien ne passe en travers des mail du filet les Français sont aux aguets.

    1. P.S. Vous croyez bien trop à l’intégrité des hommes de pouvoir. C’est une faiblesse. Ils sont les pires.

  6. Chaque jour, ou presque, nous apporte son lot de cynisme, d’arrogances et de visions surréalistes ne serait-ce que du point de vue de la cohérence et du respect de soi. Voilà, ce qu’ils nous infligent chaque jour un peu plus, ces hommes et ses femmes dont on aurait pu croire qu’ils étaient aux commandes de l’Etat.
    Dans ce jeu de chamboule-tout, le langage aussi a sa part de souffrance avec cette rhétorique toxique et à forte puanteur narcissique de notre président avec son « en même temps », histoire de nous enfumer et croire ainsi qu’il peut nous masquer le véritable décorum de sa casse organisée de l’Etat dit providence… mais au fait, serait-ce péché que d’œuvrer à l’épanouissement de son peuple ?

  7. Articles d’empêchement pour Macron ?

    Sur le site de « Nantes révoltée » :
    Macron 1er , Coupable ou Innocent
    Le 6 décembre 2019 , voici les crimes dont Macron c’est rendu coupable et desquels il devra répondre devant une cour populaire :
    1. Complicité de crimes contre l’Humanité , crimes de guerre par la vente d’armes à l’Arabie saoudite en guerre au Yémen .
    2. Usurpation du pouvoir , de la force public à des fin privés .
    3. Complicité d’homicide volontaire de Zineb Redouane , d’obstruction à la justice pour obtenir la vérité .
    4. Violence volontaire , complicité d’infirmité, mutilation permanente sur des membres du peuple exerçant leurs devoir d’ insurrection contre le pouvoir illégitime .
    5. Corruption , prise illégale d’intérêt .

  8. Monsieur Delevoye, que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors des premières consultations citoyennes en mai 2018, est une personne très affable et à l’écoute, je pense que beaucoup de ceux qui l’ont rencontré à cette occasion étaient loin de soupçonner ce qui a été dévoilé très récemment.
    Peut-être considérait-il que les deux activités, parmi les nombreuses autres, ne lui procuraient qu’un revenu dérisoire à son échelle de valeurs ?
    Autre hypothèse, oubliant sciemment de déclarer ces deux revenus à la HATVP, peut-être se conservait-il une porte de sortie assez brutale et justifiée, plutôt qu’une démission au cours du processus de discussion et d’élaboration du texte de loi définitif, sortie possible en réaction au comportement des autres ‘crabes du panier’ !
    Autre constat en rapport avec tout cela : le secrétariat général de l’Élysée, ou du premier ministre, ne sont pas composés que de neuneus, donc l’on peut supposer que c’est à dessein que l’on a aiguillé les journalistes sur le sujet des oublis de déclarations. C’est l’option « je reste droit dans mes bottes et j’impose » qui a été choisie: il fallait donc procéder à l’élimination de celui qui était censé être à l’écoute de tous et ouvert aux propositions.
    La date du 11 décembre n’a pas été choisie au hasard, elle est très proche des fêtes de fin d’année et il était clair que cela allait aboutir au clash avec les syndicats, lesquels bloqueraient le pays, il suffirait ensuite de susurrer ‘vous allez priver les français de leur Noël en famille’ et tabler ainsi sur une révolte de l’opinion publique, préjudiciable aux mouvements de grève.
    Il est à remarquer que le personnel des hôpitaux est en grève depuis plusieurs semaines, cela se traduit par l’affichage de banderoles ou de stickers ‘je suis en grève’, mais la tâche est assurée auprès des malades : ce mouvement est à peine considéré, alors que le blocage des moyens de transport, a lui, un impact certain.

  9. N’oublions pas non plus qu’à côté du « lubrifiant » Delevoye, ou plus exactement bien plus haut que lui car d’un calibre très supérieur, il faut compter le « lubrifiant » Macron.

    Lubrifiant qui applique quant à lui sans état d’âme les recommandations du pouvoir, lequel se trouve à Bruxelles et nulle part ailleurs. Et qui a bien d’autres objectifs que le simple équilibre des systèmes de retraite – sans parler de l’ « équité ». Voir https://www.leblogpatrimoine.com/strategie/la-commission-europeenne-demande-telle-de-baisser-les-retraites-en-france.html s’agissant des recommandations de la Commission européenne en 2018, et de leur objectif non pas d’équilibrer les retraites, mais bien de les baisser pour « contribuer à alléger la dette publique à moyen terme » (*)

    Macron, comme Delevoye à un niveau inférieur, n’est en ce domaine qu’un exécutant.

    Parce qu’il l’a choisi ? En un sens oui, car un président de la République a en France de très grands pouvoirs. Mais ce « oui » il l’a prononcé lorsqu’il a choisi de défendre le maintien de la France dans l’UE telle quelle est. Sans envisager ni une sortie – qui casserait certes pas mal de vaisselle… – ni une renégociation « à la dure » avec les couteaux sortis – qui en casserait sans doute aussi, quoique peut-être moins.

    Il y a une option consistant à lutter contre les réformes d’inspiration néolibérale, ce qui suppose alors de choisir entre les stratégies « Frexit » et « Renégociation dure de la participation française à l’UE ». C’est une option « de rupture » non seulement par rapport à la politique française actuelle, mais surtout quant aux relations avec les institutions de l’UE et les autres pays européens
    ===> Ce sont respectivement les stratégies « Le Pen » et « Mélenchon », du moins dans leurs versions 2017 – le RN a changé depuis, après l’éviction de Philippot. Ces stratégies ont été refusées par le peuple français en 2017, au second et au premier tour respectivement

    Il y a une option consistant à accepter de payer une livre de chair aux institutions de l’UE, parce qu’on pense qu’elles sont un moindre mal comparées à ce qui arriverait en cas de dispersion des pays de l’UE, et que l’on souhaite se concentrer sur des problèmes perçus comme plus urgents, tels dépassement des limites notamment réchauffement climatique et stabilisation stratégique
    ===> C’est l’option d’Emmanuel Macron, choisie par 66% des votants en 2017. On peut critiquer sa mise en oeuvre bien évidemment, mais qu’il s’agisse de l’accord de Paris sur le réchauffement climatique, de l’objectif UE de neutralité carbone en 2050, de la défense de l’accord nucléaire avec l’Iran ou des propositions d’autonomie stratégique européenne, il ne fait guère de doute que c’est effectivement sa politique.

    Une stratégie autre que ces deux options est-elle pensable ? Je veux bien dire une STRATÉGIE, c’est-à-dire un chemin qui tienne compte des réalités, qui présente une chance au moins significative de succès, ceci après avoir pris en compte les obstacles prévisibles.

    Je ne le pense pas. En tout cas, je n’en vois pas.

    (*) Naturellement les pistes d’allègement de la dette publique du type « fiscalité sur l’ensemble des bénéfices, non pas seulement ceux qui n’ont pas été mis à l’étranger » ne sont pas envisagées…

    1. …  » Une stratégie autre que ces deux options est-elle pensable ? Je veux bien dire une STRATÉGIE, c’est-à-dire un chemin qui tienne compte des réalités, qui présente une chance au moins significative de succès, ceci après avoir pris en compte les obstacles prévisibles  » ….

      (( Un référendum? )) On pourrait tenter une tactique indirecte dont je ne vois pas les aspects pervers ( en tout cas jusqu’à démonstration contraire)…
      Au second tour des élections présidentielles:
      ++ décider de compter les votes  » Blancs ou Nuls »
      ++ en cas de victoire de la liste « B + N » … élimination des deux « finalistes »… interdits de candidature pour dix ans.
      ++ nouvelles élections présidentielles trois mois plus tard.
      ++ dans l’intervalle pouvoir donné à l’Administration avec unique mission d’assurer la bonne marche des « affaires courantes ».

    2. « que l’on souhaite se concentrer sur des problèmes perçus comme plus urgents, tels dépassement des limites notamment réchauffement climatique et stabilisation stratégique
      ===> C’est l’option d’Emmanuel Macron, choisie par 66% des votants en 2017. On peut critiquer sa mise en oeuvre bien évidemment, mais qu’il s’agisse de l’accord de Paris sur le réchauffement climatique, de l’objectif UE de neutralité carbone en 2050, de la défense de l’accord nucléaire avec l’Iran ou des propositions d’autonomie stratégique européenne, il ne fait guère de doute que c’est effectivement sa politique. »

      Macron n’a aucun cas allier les actes à la parole, il s’ai fait avoir par les Allemands ( le charme et les Allemands ça ne fait pas bon ménage en négociation) et n’a pas pu faire les Refondation qu’il escompté et qu’il mentionne dans son livre révolution, ce n’est donc que des promesses creuse et une atteinte à la substance même Du langage et de ses promesses.

    3. Vous avez parfaitement raison: ‘Faut jamais rien faire pour la première fois’.
      D’ailleurs pourquoi changer, c’est-à-dire céder à une mode que rien ne justifie?
      Le monde n’est pas parfait, loin de là. Mais nous appartient-il seulement de vouloir l’amender?
      Reconnaissons franchement que s’aventurer sur un chemin mal balisé serait dangereux.

      Je crois que vous avez oublié une conclusion:
      Merci , M.r le Président. Nous savons que votre tache est difficile. Nous avons confiance que vous faites au mieux des contingences.

    4. Lisez (sans doute) Capital et Idéologie de Thomas Piketty, qui viendra bien à point dans votre état de raisonnement. Sans doute : je ne l’ai pas lu encore, mais entendu deux fois, chez Aude Lancelin et chez Kempf (Reporterre). Réflexion stratégique basée sur des chiffres dans une perspective historique…

  10. Monsieur Delevoye est bien sincère et bien gentil dans ses excuses. Dans son parcours sans faute (ministre de Chirac repêché par MAcron, et négociateur intelligent des principes d’une retraite qui serait « la même pour tous dans son système », donc « universelle »), il y a une chose qu’il n’a pas vu : sa participation à une domination. Les dominants sont dans le déni (le refus de voir, l’inconscience) de leur domination. Dès lors, les pratiques qui leur sont coutumières ne leur paraissent mériter aucune remise en question. Ils sont aveugles. Et ils sont dans le contentement de soi : indispensables, les meilleurs, les plus adroits, les plus manipulateurs mais aussi les plus moraux, ils agissent pour un mieux. On leur dirait qu’ils sont violents et avec un couteau entre les dents, ils tomberaient de leur nuage sans rien comprendre.
    Prenons d’autres dominants : les hommes n’ont, pour la plupart, jamais entendu parler de la « domination masculine » sérieusement (celles qui en parlent sont des folles, n’est-ce pas, le couteau entre les dents…), ils sont conscients et certains de leur haute moralité, et indispensables. Bon, avec les remous récents, ils doivent reconnaitre qu’il y aurait peut être un problème d’abus de certains hommes — mais il est encore loin le temps où ils devront faire aveu exact et transparent de leurs mauvais comportements à la « Haute Autorité pour la moralisation de la vie sociale entre les genres »…
    Je viens de lire des mémoires hautement nombrilistes de Yves Coppens, le paléo-anthropologue, « père » de Lucy. Les mandats hétéroclites acceptés par cet homme boulimique sont étonnants : il a été dans le jury de Miss France ! Il en fait une liste volontairement réduite et sans garantie d’exactitude.
    Ceci pour dire que « arrogance de classe » et « je m’en foutisme » me paraissent ne pas rendre compte précisément du phénomène. « On a toujours fait comme cela » et on n’a pas vu où était le problème. C’est l’affaire Cahuzac qui a amené le nouveau règlement — et Delevoye est tout simplement en infraction vis a vis de la Constitution (la Loi fondamentale endossée par le Peuple…). DE même Fillon a été pris soudain pour des pratiques ordinaires de financement des hommes politiques (bon il a été maître chanteur pour sa femme et ses enfants, receleurs obligés, mais c’est de la vie privée). Et les députés européens procurant au parti des attachés parlementaires européens payent pour « le Dentiste de Mme Edith Cresson ».
    ET Macron est groggy par cette affaire et cette de Alexandre Benhalla. Il est encore dans le déni, énervé par ces exigences inutiles d’un petit peuple. Comme tout dominant est énervé par les dominé(e)s.

  11. Sur le point d’être mis en examen, il joue, ou surjoue, le désormais célèbre « syndrome Cahuzac » : passer pour sa propre victime.

  12. Le pourquoi sur le comportement de « Monsieur Retraites » réside dans les deux termes accolés, pas dans l’une des 4 conjectures comportementales proposées.
    Incarner ces 2 termes a été interprété par lui comme un rôle à tenir dans une pièce en 5 actes apparentée à la tragédie. Ce rôle lui a été proposé sur la base de son CV technique, pas de sa probité. Et lui l’a accepté dans le même esprit, habillant/oubliant pour l’occasion ce que tous considérait comme des détails. Son communiqué indiquerait alors que nous en sommes au 3ème acte, celui de la crise. Il en reste encore 2.
    La cause de son déraillement, de sa sortie tragique, est plutôt à rechercher auprès du metteur en scène et du producteur. Show must go on .!

  13. Il est très clair que, comme sous l’ancien régime, il y a deux mondes : ceux qui travaillent et ceux qui font travailler et imposent les autres en essayant de lâcher le moins possible de ressources en directions de ces derniers afin d’en conserver le plus possible pour eux. A partir du moment ou votre vision de la vie c’est : il y a un troupeau à exploiter sans état d’âme afin que ma caste vive bien, il ne faut rien attendre de ces gens.

  14. À quoi ça sert d’être dotée d’une intelligence supérieure à la moyenne pour se prendre les pieds dans le tapis aussi bêtement ?
    Les IA supérieures seront telles aussi corrompues quand elles se compareront aux IA moins bien dotées ?
    PS :oui révoltant ces injustices

  15. Que vous inspire la nomination du successeur au poste de M. Delevoye : Laurent Pietraswzewki ?
    « Il était, jusqu’au moment de son élection en 2017, responsable de la gestion des carrières, du recrutement et de l’évaluation au sein du groupe Auchan, groupe de grande distribution dans lequel il est entré en 1990 »
    Source : Wiki
    https://la-feuille-de-chou.fr/wp-content/photos/15781813_1198246446926140_5713528258480840277_n-768×768.jpg

    Passage en force ?

    1. Laurent Pietraswzewki, après avoir été le sicaire de l’Establishment a été le député rapporteur du texte qui a mené à la casse du code du travail, code qui était un instrument universel s’imposant à tous, pour en faire un instrument adaptable à chaque entreprise, disloquant ainsi son universalité.
      Il est donc quelque peu étrange que cet homme ait été choisi pour défendre une future loi établissant la ‘retraite universelle’…
      L’on a plutôt l’impression qu’en matière de négociation, de la part du pouvoir en place, c’est : ‘TOUT ce que tu possèdes est négociable’ !

      1. Bien plus grave….(?)…. un extrait « Médiapart ».. :
        …  »  »  » Laurent Pietraszewski peut s’honorer d’être un bon caporal de la majorité dans sa politique qui attaque depuis un demi-mandat présidentiel les protections sociales. Du fait de son passé de DRH, il a tout de suite eu un rôle pivot au sein de la commission des affaires sociales de l’Assemblée après les législatives de 2017. Dès le 5 juillet, nommé rapporteur de la loi sur le « renforcement du dialogue social », il présente en son propre nom un amendement permettant, par ordonnance, de modifier « les règles de prise en compte de la pénibilité au travail » .

        Alors que c’est aujourd’hui un point d’achoppement avec les syndicats réformistes, la CFDT en tête qui souhaite une meilleure prise en compte de ladite pénibilité dans la réforme du système de retraite, le nouveau secrétaire d’État a été, comme député, moteur dans le détricotage du dispositif de réparation.

        L’ordonnance du 22 septembre 2017, suite du travail législatif mené par Laurent Pietraszewski, a ainsi écarté quatre facteurs de pénibilité qui permettaient à certains salariés d’être formés pour changer de métier ou de partir plus tôt à la retraite : les postures pénibles, les manutentions manuelles de charges, ainsi que l’exposition aux vibrations mécaniques et aux agents chimiques dangereux . Drôle de paradoxe pour ce nouveau membre du gouvernement qui doit désormais convaincre que, oui, il est important de regarder au plus près les métiers pénibles pour mettre en œuvre une  » réforme juste «   »  » « ….

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