Archives par mot-clé : productivité

Le ralentissement de la croissance de la productivité, causes et conséquences, par Jean-Paul Vignal

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Un rapport récent de l’OCDE (Compendium des indicateurs de productivité ) constate que le ralentissement de la croissance de la productivité dans les pays industrialisés, amorcé avant la crise, et conjugué à la faiblesse des investissements – résultats financiers à court terme obligent – se poursuit ces dernières années et compromet de plus en plus l’augmentation de la production économique et l’amélioration des niveaux de vie. Il met aussi en évidence un découplage entre la croissance de la productivité et celle des salaires moyens réels dans de nombreux pays, d’où un déclin continu de la part du travail dans le revenu national.

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Productividad, competitividad, empleo y Estado social (IV) por Michel Leis

Billet invité. Traduction en espagnol par Myriam Fernández de Heredia. Texte en français, ici.

La reconstrucción de un Estado social

Después de esta inmersión en los mecanismos de la productividad y la competitividad, no puede quedar ninguna duda: el trabajo escasea, la máquina sustituye al hombre o el empleo se exporta a países donde los salarios no cuestan mucho. Esto no es una consecuencia inevitable del progreso tecnológico o la mundialización, se trata solo de tácticas implementadas en una lucha despiadada para imponer relaciones de poder. Continuer la lecture de Productividad, competitividad, empleo y Estado social (IV) por Michel Leis

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Productividad, competitividad, empleo y Estado social (II), por Michel Leis

Billet invité. Traduction en espagnol par Myriam Fernández de Heredia. Texte en français, ici.

Evolución de los aumentos de productividad por sector

Zebú evocaba en sus posts la desaceleración del crecimiento de la productividad observada recientemente. Hay una primera explicación general: con desaceleración de la actividad, el valor añadido disminuye o aumenta en menor medida, mientras que el número de horas de trabajo no se ajusta de manera lineal (tranquilos, no se trata de defender el discurso del MEDEF(1)). Además, hay que añadir el efecto de la variación de las existencias cuando la actividad disminuye. Continuer la lecture de Productividad, competitividad, empleo y Estado social (II), por Michel Leis

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Productividad, competitividad, empleo y Estado social (I), por Michel Leis

Billet invité. Traduction en espagnol par Myriam Fernández de Heredia. Texte en français, ici.

Los discursos oficiales justifican la erosión gradual del Estado de bienestar debido al peso que representa el déficit presupuestario. Al mismo tiempo, hacen del credo de la competitividad empresarial el único horizonte de la política económica. Estos dos aspectos de un discurso de gestión y dogmático que se han convertido en la norma política de hoy en día no son tan independientes como parece a primera vista. El mundo económico proclama desde el alba hasta el ocaso que no se puede subir los impuestos en nombre de la competitividad insuficiente. Como único remedio el Estado sueña con el regreso del crecimiento, la poción mágica que hará aumentar tanto los ingresos fiscales como el empleo. Ilusión peligrosa que ignora los avances históricos en la productividad y el empleo. Sin embargo, debemos mirar la situación actual en toda su complejidad y este largo post es en parte una respuesta y un complemento de dos posts ya viejos de Zebú (*) (27 de octubre y 30 de octubre) sobre la productividad y la automatización.

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La finance ne veut plus de nous, apprenons à vivre sans elle, par Jean-Paul Vignal

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La crise de 2008 est généralement attribuée, à fort juste titre, aux excès du capitalisme financier spéculatif. La logique aurait voulu que l’on en prenne acte et que l’on en revienne au plus vite à une conception moins acrobatique du financement de l’économie. Il n’en a rien été, ou presque, et les algorithmes spécialisés continuent joyeusement à faire varier le prix affiché de tout ce qui passe à leur portée au rythme endiablé de la milliseconde, comme si de telles variations avaient un sens économique.

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Europe : DES PARIS STUPIDES ET DES MESURES CONSERVATOIRES QUI NE LE SONT PAS, par François Leclerc

Billet invité.

Une nouvelle belle histoire nous est racontée, avec comme épisodes annoncés deux sommets européens successifs, en octobre et novembre prochains, qui devraient traiter successivement de la relance économique via l’investissement, et de l’assouplissement de la rigueur fiscale. Entre temps, la nouvelle Commission aura été constituée et les principaux postes de responsabilités européens pourvus.

Elle ne débute pas sous les meilleures auspices, à considérer ces nominations. Que ce soit celle du Polonais Donald Tusk à la présidence du Conseil européen, ou bien celle de l’Espagnol Luis de Guindos à la tête de l’Eurogroupe, qui pourrait intervenir à la fin du mandat de Jeroen Dijsselbloem. Ces deux candidatures à des poste-clé ont le soutien d’Angela Merkel, mettant du plomb dans l’aile à la stratégie d’influence. La désignation de Pierre Moscovici au poste de commissaire à l’économie chère à François Hollande ne semblant acquise qu’à condition qu’il soit flanqué d’un adjoint finlandais, Jyrki Katainen, destiné à le serrer de près. La chancelière a bien verrouillé !

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LA PRODUCTIVITÉ EST SUR LA SELLETTE, par Jean Matouk

Billet invité

La productivité est sur la sellette. Elle baisserait depuis quelques années. Mais de quelle productivité s’agit-il ? Les économistes distinguent la productivité du travail, la productivité du capital et ce qu’ils dénomment la productivité globale des facteurs.

La productivité du travail s’explique d’elle-même. C’est le nombre de pièces, les quantités, produites par unité de temps. C’est facilement mesurable pour une activité donnée dans une usine ou un bureau ; pour les services, par exemple, combien de feuilles de maladie traitées par jour par telle personne dans un centre d’assurance maladie. Ça se complique évidemment, quand il s’agit de travailler sur l’usine ou le bureau tout entier, où l’on produit des biens et services fort différents. Et que dire aussi de la nation dont le PIB est constitué de millions d’activités. Pour mesurer la productivité nationale du travail, on prend le PIB en volume, c’est-à-dire à prix constants et on le divise par le nombre d’actifs.

On retrouve la question, déjà vieille, du prix Nobel (1987) Robert Solow s’étonnant qu’avec l’informatique, la productivité n’ait pas fait un bond spectaculaire. D’excellents confrères comme Patrick Artus proposent plusieurs explications. D’abord la comptabilité nationale ne sait pas valoriser la qualité des services, comme elle le fait pour les biens matériels. Le PIB, le numérateur de la productivité, est donc peut-être sous estimé. Un autre souligne que les services « offerts » gratuitement par les Google, Facebook et autres, ne sont logiquement pas comptés dans le PIB (comme d’ailleurs les services domestiques). Et l’OCDE souligne que la chute de la « productivité globale des facteurs » peut aussi s’expliquer par le fait que la crise de 2008 a fait chuter le PIB qui en est le numérateur.

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L’économie pour les neuneus : Chapitre 2 : La compétitivité, par Jean-Baptiste Auxiètre et Paul Jorion

Les nouveaux marchés

On rabâche aujourd’hui qu’il faut être plus compétitif. Pour cela, il faut offrir de meilleurs produits et de meilleurs services pour moins cher afin de pouvoir les exporter. Or pour la plupart des entreprises, leur marché est de fait national et leur périmètre est constant, de même que leurs moyens : il n’existe pas de « nouveau marché » et la dépense possible pour les clients est elle aussi constante : la part des moyens dont disposent les ménages pour tel ou tel besoin demeure constante. Ce qui fait qu’une entreprise plus compétitive ne fait qu’en remplacer une autre qui l’est devenue moins et on ne crée à l’arrivée aucun emploi, on en détruit au contraire puisqu’on aura remplacé tant de personnes par moins de personnes, pour effectuer la même opération de manière optimisée.

Le souhait serait bien sûr que ces entreprises (après avoir supprimé beaucoup d’emplois au niveau national) finissent par en créer dans un élan irrépressible d’exportation. C’est nier l’évidence que même une entreprise nationale qui exporte à l’étranger fait travailler aussi des personnes dans ces autres pays, il s’agit même d’une contrepartie exigée par ceux-ci dans pratiquement tous les cas. Donc non seulement on utilise moins de main-d’oeuvre dans le pays de départ mais aussi dans les pays clients où là aussi on remplace pour le même marché un nombre X de personnes par un autre nombre Y moins élevé.

La notion de « nouveau marché » n’existe que par rapport à une entreprise donnée, mais en fait son « nouveau marché » est le plus souvent celui qui était auparavant celui de sa voisine ou, si ce n’est pas le cas, comme pour un nouveau produit technologique, elle ira raboter les moyens dont disposent les clients potentiels sur les autres marchés, puisque ceux-ci n’ont pas accès globalement à davantage de moyens.

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COÛT DU TRAVAIL : ENFONÇONS LE CLOU !, par FOD

Billet invité

Après mon précédent billet « Compétitivité et coût du travail : le mauvais débat », je vous communique quelques graphiques (1) explicites, directement issus du résumé du dernier Rapport mondial sur les salaires de l’Organisation Internationale du Travail, un repère de dangereux marxistes, comme chacun le sait.

Au risque de vous paraître un tantinet trivial, je vous présente dans la famille « Bosse et ferme là ! » le père :

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LE TONNEAU DES DANAÏDES (I), par Michel Leis

Billet invité.

L’image qui s’impose quand on prend un peu de recul sur les évènements actuels est celle du tonneau des Danaïdes. Dans l’enfer européen, les interventions publiques se limitent à vouloir remplir sans cesse une série de tonneaux percés, sans même mesurer l’absurdité de la tâche qu’ils accomplissent. Cette image du tonneau des Danaïdes nous renvoie à ces vieux problèmes de robinets et de baignoires qui fuient obstinément, l’un des grands classiques de l’école primaire. Dans la mécanique des fuites, le circuit BCE – Banques – États monopolise toute l’attention, tant le coût élevé de refinancement des États paraît insupportable. Alors que les divins plombiers essaient de s’entendre sur les problèmes de tuyauteries, envisagent de tordre le cou à la vieille légende (la création monétaire est systématiquement synonyme d’inflation), aucune des mesures annoncées ne semble en mesure de solutionner durablement les problèmes posés.

À trop se focaliser sur cet aspect des choses, on oublie que les mouvements violents induits par la finance sont aussi un phénomène de résonance qui amplifie les déséquilibres préexistants de l’économie réelle. Ils sont à même de détruire l’édifice (j’ai évoqué dans un commentaire récent l’histoire du pont de Tacoma), mais ils ne constituent pas la cause du problème. Si par miracle une solution se faisait jour, que ce soit un défaut ordonné ou un hypothétique retour de la confiance accompagné d’une baisse du coût des financements, les shadocks que nous sommes resteraient inévitablement mis à contribution.

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LE TRAVAIL : UN MODÈLE À REPENSER ?, par FOD

Billet invité

À l’encontre de certaines idées reçues ou discours remettant en cause la réduction du temps de travail, il est temps de faire le point sur cette épineuse question, d’autant plus importante que là encore un effort de réflexion devra être entamé pour penser les nouvelles formes et les nouvelles conditions du travail de demain.

Pour entrer dans le vif du sujet, un 1er constat s’impose. Comme le 1er graphique le démontre, nous assistons globalement depuis 30 ans à un mouvement quasi-général de réduction du temps de travail (tous emplois confondus : salariés et non salariés).

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Bonjour, on est dimanche…


Paul Jorion Bonjour on est dimanche…
envoyé par PaulJorion. – L'actualité du moment en vidéo.

EtatsGenerauxEmploiEcologie.net

Les retraites

Eva Joly

Les décroissantistes et la productivité

Le temps de travail : genre de travail, pénibilité, âge de la retraite

Notre système économique permet-il de traiter la question du travail de la manière qui convient ? La réponse est non.

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Marianne, « Renverser la loi de la jungle », le 21 août 2010

Un entretien que j’ai accordé à Hervé Nathan et Alexis Lacroix. On le trouve en facsimilé ici.

MARIANNE.- Deux ans après le début de la « grande crise » et trois mois après la crise grecque, c’est la question qui agite tous les acteurs politiques et économiques européens. Peut-on encore « moraliser » le capitalisme, c’est-à-dire concilier la morale et le capitalisme ?

Paul JORION. – Je ne le crois pas. Car, à partir du moment où l’éthique est introduite dans le capitalisme, on obtient un autre système que le capitalisme. Depuis que le capitalisme existe, de nombreuses crises auraient dû constituer des occasions de tout remettre à plat. Mais manifestement, l’animal résiste à toutes les tentatives d’instaurer de l’éthique. La logique sous-jacente au capitalisme échappe à ce que l’anthropologue Johann Friedrich Blumenbach a appelé le processus d’auto-domestication de l’espèce. Avec, comme conséquence, une disparition partielle de l’agressivité, par l’invention d’institutions nous permettant de domestiquer nos pulsions les plus dangereuses. L’élaboration de la notion de démocratie depuis l’antiquité grecque, par moments successifs, avec, entre autres, la Révolution anglaise et la Déclaration d’indépendance américaine, fut l’occasion d’un apaisement progressif de l’agressivité par l’auto-domestication de l’espèce.


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