COÛT DU TRAVAIL : ENFONÇONS LE CLOU !, par FOD

Billet invité

Après mon précédent billet « Compétitivité et coût du travail : le mauvais débat », je vous communique quelques graphiques (1) explicites, directement issus du résumé du dernier Rapport mondial sur les salaires de l’Organisation Internationale du Travail, un repère de dangereux marxistes, comme chacun le sait.

Au risque de vous paraître un tantinet trivial, je vous présente dans la famille « Bosse et ferme là ! » le père :

Et maintenant la mère :

Ces graphiques sont si éloquents que tout commentaire paraîtrait presque superflu.

Toutefois, reconnaissons une certaine lucidité aux  rédacteurs de ce rapport quand ils osent écrire – enfer et damnation ! – « la baisse de la part du travail est due au progrès technologique, à la mondialisation des échanges commerciaux, à l’expansion des marchés financiers et à la baisse du taux de syndicalisation, autant de facteurs qui ont miné le pouvoir de négociation des travailleurs. La mondialisation financière, en particulier, a peut-être joué un rôle plus important qu’on ne le pensait auparavant. » Vous noterez au passage le « peut-être » qui laisse planer un doute et offre une porte de sortie honorable aux distingués membres de cette noble institution, laquelle consciente des risques d’énervement de nos chères élites précise en fin de document que « Ce résumé ne constitue pas un document officiel de l’Organisation internationale du Travail. Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues de l’OIT. » Bizarre ! Bizarre ! aurait dit notre cher Jouvet s’il avait vu que ce document est téléchargeable sur le propre site de l’OIT. Passons.

À leur décharge, reconnaissons que d’autres remarques sont tout aussi explosives comme celles-ci : « ils [les pouvoirs publics] devraient mettre en œuvre des politiques qui facilitent une relation étroite entre la croissance de la productivité du travail et la croissance de la rémunération des travailleurs. », ou bien « Le “rééquilibrage interne” peut commencer par un renforcement des institutions servant à fixer les salaires. Comme il est difficile d’organiser les travailleurs, en particulier dans le contexte d’une segmentation croissante du marché du travail et d’une évolution rapide des technologies, il faut créer des environnements plus favorables et facilitateurs pour la négociation collective. ». Et j’en passe d’autres comme celles sur l’équilibre entre la taxation des revenus du capital et ceux du travail, l’inanité des politiques d’austérité et la nécessaire régulation des marchés financiers.

Un esprit révolutionnaire serait-il en train de planer sur nos plus hautes instances internationales ? Espérons que Mme Parisot entendra cet appel désespéré.

Wait and see…

(1) 2 seulement. Il en existe un 3ème tout aussi intéressant établissant un comparatif de la rémunération directe horaire du temps travaillé dans le secteur manufacturier entre les pays, mais il semblerait que les cotisations sociales n’aient pas été prises en compte ce qui relativise la comparaison.

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252 réflexions sur « COÛT DU TRAVAIL : ENFONÇONS LE CLOU !, par FOD »

  1. Hors sujet :

    Emission intéressante ce matin :

    http://www.franceinter.fr/emission-service-public-je-suis-coupable-et-j-assume

    La fin des coupables
    de Pierre-Henri Castel

    Exactement ce que j’avais dis à propos du malaise dans la civilisation il y a quelques temps… un “shifting” de la culpabilité vers d’autres motifs que la simple transgression de norme.

    Hegel écrase beaucoup de fleurs innocentes dans cette émission.

    http://www.iblogyou.fr/mferrandi/63542-ec1n28-hegel-les-grands-hommes.htm

  2. Bosse et ferme la le père, Laurence Parisot, la mère, Christine Lagarde la grand mère, Merkel c’ est la tata,et enfin Barroso, Van Rompuy, etc, les oncles.

    Quelle famille!! ^^

  3. Mercredi 13 décembre 2012

    @J. Alexandre, je ne sais pas interpréter la courbe décroissante « Part du travail ajustée dans le revenu dans les pays avancés 1970-2010 ».

    Au travers de ce que je crois savoir, mes revenus d’un point de vue comptabilité nationale ou économique, sont la somme de mon salaire pour le travail que je fais, de mes pensions, de mes revenus mobiliers, immobiliers, et des prestations sociales que je perçois. Si ma compréhension est la bonne, il n’est donc pas étonnant que la part Travail décroisse. Il manque des datas pour comprendre au profit de quoi, il décroit.

    Comme vous, je trouve que la compétitivité dans l’Industrie est le faux débat le plus insupportable du moment. Il ne se résoudra pas en cherchant à être plus compétitif que son voisin qu’il soit Allemand, Espagnol… Pousser à l’extrême, la compétitivité nous conduira immanquablement à aligner nos salaires dans l’Industrie sur les moins disant sociaux, ceux de la Chine, puis de l’Inde, et après demain de ceux de l’Afrique, 40 ans de galère..

    Si nous laissons les choses se faire, ce seront les salaires des services non exportables qui en feront les frais. A New York, on y est déjà, chez Mac Do, les employés ont manifesté récemment pour demander une hausse de leur salaire horaire, 8 dollars, parait-il ? Trop payés les américains ?

    D’expérience, car je le vis tous les jours, il n’y a pas de limite quand on est du côté de ceux qui dirigent. Ils ne savent que raisonner compétitivité, par décroissance des coûts (quel manque d’imagination et d’esprit d’entreprise) quitte à détruire les emplois de leurs salariés.

    Il faudrait aussi que nous prenions conscience individuellement que derrière toute baisse du prix des produits que nous achetons tous les jours, il y a le risque de perte d’emploi de notre voisin de pallier.

    Et si on faisait un peu de stratégie de premier niveau… veut-on protéger certains secteurs ? Lesquels ?
    A quelles conditions ? Certainement en exigeant que la Commission Européenne revienne sur quelques mesures qu’elle a prises pour augmenter la concurrence communautaire. Pourquoi continuer à ouvrir nos marchés publics sans réciprocité, mais surtout pourquoi les ouvrir tout court ? L’idée ne semble pas avoir été encore totalement prise en compte.

    Quand arrêterons-nous de nous auto-suicider, quand arrêterons nous le massacre ?
    L’ouverture sans limite à ses limites comme le protectionnisme a les siennes ? Mais nous sommes loin d’avoir atteint celles du protectionnisme par contre, celles de l’ouverture me paraissent avoir été atteintes.

    Mais la Science Economique ne sait que nous répéter que tout protectionnisme est inefficace. La Science Eco n’est plus à une contradiction près, elle est trop dogmatique, manque de recul et d’autonomie de réflexion, comme si elle était inféodée à…
    et oui, j’ai failli l’écrire.

    Le faux débat, c’est bien celui de la Compétitivité.

    Et le vrai débat ? la suppression ou la réorganisation des fonctions financières qui ont fait preuve de leur irresponsabilité globale (la crise, c’est eux non ?), le « capage » du patrimoine personnel (pas plus que tant puisque cela ne sert à rien), l’interdiction des hauts revenus (pas plus que tant puisque cela ne sert à rien), le revenu minimum pour tous (parce que c’est utile à tous) etc… ?

    1. @ Remy Wenost 12 décembre 2012 à 17:01

      Comme vous, je trouve que la compétitivité dans l’Industrie est le faux débat le plus insupportable du moment. Il ne se résoudra pas en cherchant à être plus compétitif que son voisin qu’il soit Allemand, Espagnol… Pousser à l’extrême, la compétitivité nous conduira immanquablement à aligner nos salaires dans l’Industrie sur les moins disant sociaux, ceux de la Chine, puis de l’Inde, et après demain de ceux de l’Afrique, 40 ans de galère

      Depuis le temps qu’on fait chanter « l’ Internationale » à des gens qui ne comprenaient pas tous le sens des paroles, certains vont peut-être finir par le découvrir à leurs dépens. Maintenant l’international règne partout et il nous est impossible de vivre comme nous vivons sans échanger avec d’autres pays. Il faut être inconscient pour ne pas s’en rendre compte.

      1. Depuis le temps qu’on fait chanter « l’ Internationale » à des gens qui ne

        comprenaient pas

        Cela fait penser à : les communards :”

        des têtes de pions, collets crasseux, cheveux luisants, des toqués, les éleveurs d’escargots, les sauveurs du peuple, les déclassés, les tristes, les traînards, les incapables ; pourquoi les ouvriers se sont-ils mêlés de politique”

        Alphonse Daudet (A.Dégeulasse du moulin)
        Versaillais, penchant vers Pétain, tendance un petit peu Fhaine, la France rance de la bourgeoisie criminelle, quoi !

  4. Pour ceux que cela intéresse, il y a sur le site race against the machine et notamment sur les comptes twitters de Andrew mcafee et de Erik brynjolfsson des liens vers des analyses assez proches concernant ce décrochage entre la productivité et le travail. Les liens renvoient aussi a Paul krugman qui semble aussi s’intéresser ou a se reinteresser a cette question depuis peu. Bref, il semblerait que les lignes commencent un peu a bouger aux USA dans l’analyse économique et que l’on ne se contente plus d’opposer l’argument de la luddite fallacy sans réfléchir a l’impact a long terme des progrès techniques.

  5. Je suis intrigué par le premier graphique, on voit une forte baisse de la productivité du travail au début de la crise? Je ne vois pas en quoi l’entrée en crise a pu réduire la productivité du travail une heure de travail produit x richesse et rapporte y salaire. Peut être est-ce du a la façon dont est conçu l’indice (heure de travail du terciaire commmerciaux qui bossent sans résultats ou traders qui passent des heures a perdre??) Peut on avoir plus de détail sur cet indice de productivité du travail? merci

  6. Actionnez les zygomatiques, lisez Marius Jacob, l’honnête cambrioleur, « bandit inconvertible ». Té, son dernier mot, en 1953 après une dose de morphine et un dernier sabotage, celui de son poêle à charbon, avant le grand départ avec son vieux clébard Négro :

    (…) Linge lessivé, rincé, séché, mais pas repassé. J’ai la cosse. Excusez. Vous trouverez deux litres de rosé à côté de la paneterie. À votre santé.

  7. Avec le premier graphique on a :

    1999 : 1 Travailleur a 1€/h produit 100€ en 1h ; Productivité=100€/1Travailleur=100 ; cout du travail= 1/100=0.01 soit 1%

    2010: 1 Travailleurs a 1,07€/h produit 114€ en 1h ; productivité=114€/1Travailleur=114 ; cout du travail= 1.07/114=0.009385 soit 0.9385%

    Le cout du travail pour produire 100 € a donc diminué de 0,0615% en 10ans, autant dire qu’il est stable, alors que se graphique laisse penser qu’il a fortement baissé????

    Quelqu’un peut il m’expliquer?

    1. @ Dup

      Je pense qu’il y a une erreur dans votre raisonnement.

      Si nous ramenons en base 100 les chiffres de 2011 à savoir 114,5 pour la productivité versus 106 pour le travail, nous obtenons alors pour une productivité de 100 (114,5×0,8733) un coût du travail de 92,5 (106×0,8733) soit une baisse de 7,5%, ou à l’inverse pour un coût du travail de 100 (106×0,9433) une productivité de 107,5 (114,5×0,9433).

      Vu sous cet angle, le gain de productivité gagne en significativité.

  8. La rareté du travail et les importantes inégalités de revenus ont aussi pour origine la robotisation et l’automatisation des productions dont la part de revenus dans leur Valeur Ajoutée a fortement augmenté en faveur des actionnaires d’Entreprises qui préfèrent investir dans des machines plus compétitives (Econome, disponibles, rapides, efficaces, dociles,..) dont elles sont propriétaires au détriment de salariés qui ne leur apparaissent plus que comme des loueurs de services contractualisés et des variables d’ajustement à la fluctuation de leurs productions.
    Aussi, pour diminuer le chômage et réduire les inégalités sociales, il conviendrait de diminuer la durée légale du temps de travail des salariés – à salaire égal pour en maintenir le pouvoir d’achat – et d’alourdir la fiscalité des revenus du capital pour la redistribuer plus équitablement entre tous les partenaires sociaux.

  9. Suite à un incident local sur le réseau Orange, je n’ai plus d’accès internet. Et répondre d’un iPhone n’est pas vraiment confortable. Dès que ma ligne sera rétablie, je répondrais directement à certains commentaires.

  10. un ami m’a conseillé ce blog alors que l’on repeignait le monde…comme je lui vantais les idées de banque mondiale de jacques Attali….

    ce fut un conseil bien avisé car sans doute monsieur Jorion ouvre des portes.

    mon ami entrepreneur fils de fonctionnaire et beau fils d’un banquier,est disons de gauche et moi, un grand père assureur l’autre contremaître, père dentiste mère juriste.Employé dans une grosse animalerie de province, caniche pour vieux ne sachant plus porter leurs aquariums marin ou leur sac de graines de tournesol ou autre chaux pour gazon dans leur véhicule.

    Dans ces commerces, on y sert le nantis, le notable et l’exécrable, le mal né, le parvenus et le mal éduqué, le juge, l’indépendant et le proxénète dealeur notable…

    évidemment on conseille chacun pour soigner son kiki, amphiprion, python, cadichon,poulain, poules et puis on écoute, la bile du peuple roule et enfle, mais alors le méchant capitaliste le gentil socialiste….apparaissent des vraies castes non pas des strates, hermétique, souvent revient le billet sur l’idéologie, prix, dirigeants, législation…

    tous savent qu’à notre époque c’est de l’anachronisme arriéré! car l’argent des lobbies corrompt la main gauche comme la droite, les deux raclent leur con-chiures de la même sorte en fin de compte.

    Churchill disait du socialisme:le socialisme c’est la philosophie de l’échec, le credo de l’ignorance, l’évangile de l’envie…et…il avait raison sur ces trois point.

    moi ici en Wallonie, le socialisme règne en baronnie, et les universités se gobergent des partenariats de mittal et monsanto et autre dans un festin où jamais les impôts que je paie ne serviront à réaliser un brevet utile au défis de notre temps pour une société belge à main d’oeuvre belge, des insultes aux cerveaux que l’on y fabrique, une arnaque pour le petit peuple comme moi, une raison de plus de désespérer, de fournir un effort pour cette collectivité qui n’ a jamais que les élus quelle mérite. c’est comme cotiser pour un Cilice à resserrer sans fin.

    Car elle veut acheter du made in Vietnam et des pralines Léonidas tchèques, se fout des lombaires de l’employé, ce fout du lendemain, après moi les mouches.

    un problème c’est la pyramide des ages inversée, ce “pic old” générationnel, la gérontocratie où celui qui mouille sa chemise gave tant de vieux bambin sans rêve que faire des enfants est un luxe que seule l’idiocratie et le fonctionnaire peut ce permettre…

    .et pourtant je les aime bien ces vieux farceursqui jouissent d’une retraite bien méritée de milord….ses fonctionnaires baba cool, l’indépendant réaliste….mais alors où et qui est le ver dans la Jonagold des Hespérides…

    comment un aéroport dans un pays des lumières comme la France devient le combat des indiens du Brésil contre le barrage de Belo-monté?

    comment et pas pourquoi -car moi j’aime le techno-hedonisme de ce 21 siècle- en arrive t on à privatiser l’eau, pour qui, par quels artifices?

    car enfin messieurs; il faut un pied gauche et un pied droit dans la vie pour avancer, un entrepreneur et un moralisateur philosophe qui donne des limites de territoire de pouvoir dans la sphère publique à chacun.

    Le débat schizoïde gauche droite est un fossile, un coprolithe intellectuel, un combat de vouivre et de manticore.
    On attend mieux de vous, avec votre faconde, votre beau phrasé à tous, cette belle orthographe. Et pourtant je suis sur que déjà certain veulent pendre Churchill au pommier et apparemment newton dans la battue.

    science sans conscience n’est que ruine de l’âme, vox populi vox dei; back to basis les gars.
    chantons donc du Germaine Sablon PUISQU’IL faut en arriver là…à la balle et au couteau.

    Le problème n’est pas si difficile science versus ressources renouvelables, toujours renouvelables d’après Lavoisier si on s’en donne “les moyens et une juste valeur”. un navire avec sept milliard d’être humain, on ne va pas tuer des anges tout de même?

    Gauchos, soyez cornucopiens , sinon c’est pas crédible! c’est votre devoir même!(voir Julian Lincoln Simon)
    on en attend pas moins des descendant de tycho brahe et gerbert d’aurilliac: il y a du tholin pas si loin et la géopolitique est quand même plus simple à gérer en airbus qu’à dos de cheval.

    Il faudrait aussi armer l’Europe dans le sens premier du terme car nos amis américain, dont bhl voudrait dans son american vertigo nous magnifier la diversité culturelle, ont chuté mutuellement en n’appliquant pas le conseil de benjamin Franklin “un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre, et finit pas perdre les deux”, que reste t-il alors sinon un puissant lobby mondial armé qu’est le complexe militaro-pharmaco-industriel totalement débridé, encapuchonné même, seul un coup de mord dans les crocs calmera cette bréheigne.

    lobbies et représentants politiques, gueule, azur, sinople. Humain donc faibles face aux pouvoir matériel.

    une solution c’est plus de loi votée sans référendum, jamais d’argent public sans référendum, et de sévère sanction pour les administrateurs falsifiant les décisions du peuple, je le répète vox populi vox dei.
    Ainsi toute décision préalablement médiatisée (indepépendants les merdias cela va de soi), les gens devront se concerter et ce convaincre mutuellement, chacun confrontant ses arguments pour l’avenir de la communauté…
    Si il n’y avaient les biens pensant qui se bercent doucement près du mur avec l’illusion qu’ils ferraient partie d’une élite et que le bon sens du petit peuple ne suffit pas pour s’autodéterminer, soyez sur qu’a la place du prozac je prescrit du praziquantel affin de curer la pomme.
    voyez nous déléguons nos pouvoirs, notre droit inné, à avoir autant à dire que Raoul sur cette terre…à des élus… et admirer ce gâchis. c’est pas un i phone que la techno doit vendre mais un i vote, universel . Au mieux une délégation d’expert sur le sujet du jour prendra en compte les résultats des sondages glané sur le net…mais non rien à faire…on va s’occuper de nous, nous faire crever oui , c’est sur sans notre consentement, et bien que notre avis soit bien connu sur toutes choses publique de ce monde.

    Sinon les malthusiens les nihilistes vont nous plonger dans l’obscurantisme et l’armageddon écologique et se faire du fric dessus en plus en privatisant le co2 et ces fats factureront nos flatulences sans doute.
    En cultivant les océans on pourrait nourrir bien plus que les sept milliard que nous sommes, en y déversant des tanker de sulfate de fer on pourrait faire baisser le c02 en dopant la photosynthèse;
    les solutions technologiques étaient là, sur papier bien avant Hilbert et Poincaré, depuis le dix neuvième siècle. Le ribaudequin, la sarbacane, n’ont jamais attendu le néolibéralisme techno-industriel pour prendre le bien d’autrui question de nature humaine, je ne crois personne plus catholique que le pape, soit-il bien éduqué, ou baron socialiste de père en fils…ce n’est pas l’argent et les possessions mais bien le pouvoir ce Thanatos qu’il faut à tout prix diluer dans la masse de l’humanité, l’argent et la politique ne devraient dans un futur le plus proche possible ne plus permettre de concentrer quelque emprise sur la société, ils doivent être émasculé sur la place publique par quelques procédés dont nous espérons nos éminences grises capable de transmuter de manière endothermique, sinon sablons germaine!

    résumons….malthusien, démocratie que même Rome aurait foutue au cirque, un continent complexe militaro-pharmaco-industriel, la pyramide des âges inversée, une guérilla de philosophie coprolithe entre deux taxons disparus, l’eau le co2 privatisé avec le grain en bourse, les assurances qui décident si il est rentable de saler ses frites pour avoir une assurance vie….mais nom didjuu! de coureur de dahu! autant tirer une brique du mur et se claquer la tête dedans.

    boire manger, arrêter de consommer quoi que soit d’autre foutre ça en faillite, à genoux et caillassons au patator il est bien trop tard pour se pavaner avec des solutions triboluminescentes Irma, je le crains .Ils sont parvenu les mangeurs d’acacia, tout occupé dans leur loges à nous asservir.

    Et oui cela me navre que l’on jette les Érinyes sur la technologie, violant Ada Lovelace ou hypatie d’alexandrie avec leur main gauche et lubrique en plus…la solution pour l’écologie passe par la technologie et l’intégration des réserves dans le milieu urbain c’est la systémique ou une science sans laquelle un écolo ferrait bien de retourner faire son nid dans les arbres et broyer son obscurantisme tout seul ..

    Maintenant je pense effectivement que cet aéroport n’a rien à faire là, mais qui me dira “oui” à “peut on installer un aéroport sur votre parvis?” sans me retourner “quelles compensations?” et de décliner si elles s’avèrent insuffisantes. Et je suis convaincus que les protagonistes se foutent éperdument des grenouilles ou des nappes phréatiques! bref on se secoue le bas des rein et font coin coin dans la marre aux….
    La seule intrigue dans cette histoire reste la justification de la violence policière alors que le débat public n’a pas encore aboutit à un verdict clair quant à la réalité juridique du projet.

    Quoi qu’il en soi, tant que vous aurez des élus si brillant soient-ils vous l’aurez dans le bayou.

    Et pourquoi pas un élu de dieu tant qu’on y est…

  11. @ lou
    “La barbarie consiste en une relation sociale organisée par un pouvoir non plus symbolique mais réel. […] Est-ce que vous connaissez une seule des grandes manifestations récentes d’exercice du pouvoir dans notre monde qui ne soit pas une manifestation de la barbarie.” Charles Melman, L’homme sans gravité.

    Celui-ci s’interroge sur la possibilité d’un retour à un pouvoir symbolique sans revenir à un pouvoir théocratique: “Je ne saurais répondre à cette question.”

    Il y a, je crois, trois pouvoirs dans nos sociétés “modernes”:
    le pouvoir de la force (police, armée);
    le pouvoir économique et financier;
    le pouvoir symbolique.

    Je pense que dans une société démocratique il doit y avoir un pouvoir symbolique suffisamment fort, ie ayant suffisamment l’adhésion des citoyens, pour s’imposer aux deux autres.

    Le symbole “Liberté, Egalité, Fraternité” est sorti du chapeau à la révolution française pour tenter d’occuper la place occupée précédemment par la religion dans un état dorénavant laïque.

    Dans un billet récent http://www.pauljorion.com/blog/?p=44270 PJ nous dit ne pas croire au libre-arbitre. Si son affirmation se trouve avérée et étayée elle a l’avantage de disqualifier le libéralisme ambiant. Mais elle disqualifie également notre devise nationale et impose à mon avis d’en trouver une autre. Ce dont parle d’ailleurs PJ dans l’interview précitée.

    Dans un article tout récent

  12. Attention Fod, les revenus de l’épargne salariale ne semblent pas pris en compte par l’Oit alors que l’Insee les comptabilise dans les revenus du W. Pour indication, en 2007 c’était 1,7% de la VA des SNF soit 7% des profits bruts.

    la participation des salariés aux bénéfices est classée, en comptabilité nationale, du côté de la rémunération du travail, et représente environ 1,5% de la VA. On peut s’intéresser à sa part au sein d’un concept de profit brut qui inclut cette participation, mais qui exclut les impôts, charges d’intérêts et autres transferts (figure 7). Avec cette convention, on conclurait qu’environ 7% des profits vont actuellement aux salariés -en sus de leur salaire-, avec une forte concentration sur les grandes entreprises, contre environ 36% aux détenteurs du capital. Le reste va à l’autofinancement de l’investissement et, éventuellement, à l’accroissement du matelas de trésorerie.

    http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=9&ved=0CFgQFjAI&url=http%3A%2F%2Fwww.tetedequenelle.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2010%2F12%2Finsee_partage_VA.pdf&ei=ZuLJUOmKD6Wx0AXk_YDoBg&usg=AFQjCNEd6-_isBoG2sAv3AkcHC97ol3fHA

    1. @ Vigneron

      Sur le fond que veux-tu que cela change ? La courbe bleue intègre 16 pays dont la France. Attendons d’avoir le rapport complet pour en savoir davantage sur les méthodes de calcul de l’OIT, probablement confrontée à des différences dans les statistiques nationales des différents pays. Même dans l’hypothèse où ces revenus ne seraient pas compris dans ses calculs, il est peu probable, voire impossible, que cela inverse la tendance historique.

      Pour en revenir au poids des dispositifs de participation, il varie pour la France de 1,46% (2009) à 1,78% (2007). Quant aux 15 autres pays, pas eu le temps de faire des recherches pour en apprécier l’importance relative.

      1. Euhhh c’que ça change ? Ben et d’une participation et/ou intéressement et/ou épargne salariale concernaient par exemple en 2010 plus de la moitié des salariés des entreprises de plus de 10 employés et la prime totale représentait 7% de la masse salariale de ces salariés concernés (16 milliards d’euros pour 8 millions de bénéficiaires avec une prime moyenne de 2300 euros).
        Et de deux je subodore que le salarié français n’est pas, et de loin, le plus terriblement exposé à cette progression de la part de rémunération hors salaire parmi les salariés Ocdéesques.
        Tu saisis ?
        http://gesd.free.fr/dares5512.pdf

      2. @ Vigneron

        Yes je saisis. Mais tu sais très bien que les calculs se font en comparaison des grands agrégats (masse salariale totale, VAB pour chaque agent économique ou PIB).

        Sur cette base, 16 milliards en 2011 comparés à 652 de la masse salariale des SNF, ça ne fait que 2,43% et non pas 7, et 1,6 de la VA.
De plus, comme on ne connaît pas exactement l’assiette des rémunérations prise par l’OIT, si tu rajoutes l’ensemble des rémunérations versées par les SF, les ménages et les institutions sans but lucratif, ça tombe à 2,05. Et si en plus tu y ajoutes celui des administrations publiques – tout en ignorant si ces salaires sont pris en compte ou pas dans les calculs de l’OIT – ça tombe à 1,53 de la masse salariale comptable totale. Dans tous les cas, très loin des 7% que tu annonces.


        Tout ça ramené au PIB, ça correspond pour la France à 0,8%. Donc pas en mesure de modifier radicalement la tendance des courbes du graphique 2.

        Pour le point 2, je n’en sais rien donc subodore, subodore. 🙂

      3. Ah parce que tu t’imagines que la part de l’intéressement, participation, épargne salariale et cie dans le secteur fi représentent moins que les 7% de la masse salariale des employés bénéficiaires dans les Snf de plus de 10 salariés (16 milliards en 2010 qui représentaient plus de 4% de la masse salariale totale des Snf de plus de 10 salariés) ? T’es sérieux là ?
        Sur la situation française par rapport aux autres pays de l’Ocde je subodorai mal, comme l’Angleterre grâce à Thatcher puis Blair, la France est plutôt en tête de peloton sur les systèmes de rémunérations hors-salaires, au moins en Europe et surtout bien plus anciennement. De Gaulle dès 59 pour l’intéressement facultatif, 67 pour la participation obligatoire dès 50 salariés. Puis Pompidou avec les stocks-options dès 70, puis Giscard, puis Balladur, puis Jospin en 2001, puis Chirac/Fillon enfin, et bien sûr la prime Sarko…

      4. Ben oui, mon cher Vigneron ! Je confirme.
        Les 16 milliards distribués au titre des dispositifs d’épargne salariale incluent aussi les sommes versées dans les entreprises financières. Relis le rapport de la Dares.
        Faut pas confondre bonus et participation. Les 1ers sont soumis à cotisations sociales, et donc intégrés à la masse salariale comptable, pas les seconds.

      5. Bonus soumis à cotisations ? Sans parler de la prime exceptionnelle de max 1 000 euros exonérée, je cite « les services » :

        Primes hors salaire
        Les primes et gratifications ne constituent pas un élément du salaire dès lors que l’employeur décide en toute liberté de la possibilité de les verser ou non, et d’en fixer librement le montant. C’est le cas, par exemple, d’une prime de résultats ou d’un bonus au montant variable à la discrétion de l’employeur.

        On dit dans ces cas là « libéralités »…
        http://vosdroits.service-public.fr/F2301.xhtml#N100F4

      6. @ vigneron

        Directement copier-coller de l’Urssaf

        Eléments non soumis à cotisations
        Il s’agit de :
        – certaines indemnités comme : les indemnités journalières versées par la Sécurité Sociale, les primes liées à l’intéressement des salaries aux résultats de l’entreprise, les gratifications versées à l’occasion de la remise de la médaille d’honneur du travail dans la limite du salaire mensuel de base. les indemnités considérées comme des dommages et intérêts, les primes liées à la participation des salariés aux résultats de l’entreprises lorsqu’elles sont versées dans le cadre d’un accord collectif,
        – contributions patronales de retraite supplémentaire et de prévoyance complémentaire (régimes obligatoires et collectifs, pour en savoir plus consultez notre dossier réglementaire : régimes complémentaires de retraite et de prévoyance),
        – frais professionnels pouvant être justifiés.

        Toutes les autres primes sont soumises à cotisations, y compris les primes de résultats et bonus.
        Je suis d’autant bien plaçé pour le savoir que j’ai travaillé pendant 20 ans dans de grandes multinationales qui me versaient des primes de résultats et autres bonus toujours soumis à cotisations sociales. Si elles avaient pu s’en exonérer, elles l’auraient fait deux fois plutôt qu’une. Tous ces bonus figuraient sur mon bulletin de salaire.

        A toi de me prouver que j’ai tort et de nous apporter une preuve qui confirmerait que les bonus ne sont pas soumis à cotisations sociales et donc comptabilisés dans la masse salariale comptable.

      7. On te parle pas de rémunérations variables comprises dans le salaire mais de primes hors salaire, évidemment inscrites sur les fiches de paye mais exonérées. Mais si t’avais fait par exemple dans le transport international plutôt que dans la multinationale tu comprendrais…

  13. Si la part du travail baisse ….quelle est l’ autre part ?
    Ce là signifie que l’autre part provient de l’exploitation
    – d’autres pays
    -de plus pauvres dans notre pays
    de mon petit niveau économique , je présuppose qd meme que le truc est a somme nulle

    A regarder ces courbes , on peut aussi dire que cette part de travail concerne (au pif) 20 % de production de biens essentiels ou utiles …..ce qui fait que le reste est acquis sur le gain de productivité de cette production d’ essentielle ….. et qu ‘il serait tres facile de réduire les dégats ecolo et economiques en restreignant nos activités a ces productions ……ce que de ttes les façons , nous serons amenés a faire .

  14. Bon , “il n’y a plus qu’à ” préparer un rapport pour les parlementaires français et européens .

    En France , c’est Bercy qui planche en principe . Quelqu’un y connait il une taupe ?

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